mardi 27 juin 2017

Henri Touitou, peintre

  
La galerie Mediart présentera une exposition de tableaux récents de Henri Touitou, auteur de peintures non figuratives et du livre Ce temps qui me sépare de Biskra (éditions d'écarts, 2013), récit inspiré de son enfance en Algérie, alors composée de départements françaisDes compositions souvent structurées en ouvertures rectangulaires  et au style fluide, léger. Des acryliques d’où émanent allégresse, légèreté, humour, harmonie et quiétude. Vernissage le 29 juin 2017 de 18 h à 21 h.


« Je pratique une peinture du non-récit qui dissimulerait, presque malgré moi, les souvenirs d’un passé, comme dissimulé dans les tréfonds de toutes mes interrogations, de ma mémoire. En travaillant par transparence, strates successives jusqu’à l’effacement parfois, je m’acharne à produire un travail épidermique dans le seul but d’installer l’émotion. J’explore des murs pour tenter mettre au jour des traces enfouies au plus profond de la matière et de la surface de la toile », explique Henri Touitou.

Henri Touitou est né en 1946, dans une famille juive traditionaliste à Biskra (Algérie). Il réunit ses souvenirs dans un livre publié en 2013 par les éditions d'Ecart sous le titre Ce temps qui me sépare de Biskra.

Vers 13 ans, cet « amoureux des images découvre » la photographie.

Il arrive en France en 1962. « On est du pays de son enfance » (Saint-Exupéry), une citation parmi d’autres qui indique l’effet boomerang de ce départ.

Après des études de photographie à l’INEP (Marly le Roi), il débute comme photographe expérimental et réalisateur de courts métrages. Il s’intéresse alors aux vieux murs, sur lesquels demeuraient des marques du passé : affiches déchirées, graffitis, etc.

Il suit les cours du graveur Zwy Milsthein et s’oriente vers la peinture dans les années 1980.

Son style, cet autodidacte l’a trouvé dès ses débuts. Des tableaux abstraits, sans narration, sans message. Une gamme chromatique qui affectionne le bleu ciel quadrillé de lignes verticales et horizontales. Des touches vives – rouge, jaune – et sombres (bleu foncé, noir) ponctuent l’ensemble qui inspire l’apaisement, la légèreté. Rarement le marron et le vert : « Je n’ai pas trouvé un beau vert », confie cet homme ironique. A l’image des couches fines, témoignages du travail successif du peintre. Son refus d’être directif s’exprime dans l’absence de titres.

« L’abstraction, tout comme la nature, est riche de tous les possibles. La vision globale de la nature, passée au crible de l’imagination de l’artiste, se trouve sublimée et non plus assujettie. L’abstraction produit, mais ne reproduit pas. Elle est une sorte de rébus figuratif inscrit dans la nature. A nous de l’en abstraire. On trouve souvent dans mes tableaux les traces d’un passé outre-mémoire. Traces comme des signes gravés sur de vieux murs où se seraient fossilisées des histories de vie. Pour l’artiste, l’enfance est indéniablement le premier substrat », explique Henri Touitou.

Henri Touitou expose en France, en Belgique, Grande-Bretagne, aux Pays-Bas, en Israël, aux Etats-Unis et à Hong-Kong.

Ses œuvres figurent dans des collections publiques (Ville de Clichy, Aéroport de Paris, etc.) et privées. En 1997, une d’elles, au style de Mondrian, décore les bouteilles d’une cuvée spéciale de Lalande-de-Pomerol du Domaine de Viaud en 1997.

Henri Touitou est tenté par un retour à la photographie.

Des allures de palimpsestes
« Je cherche avant tout l’émotion, la vibration... Ma peinture est faite de renoncements successifs, de va-et-vient incessants entre le visible et l’invisible. L’abstraction est riche de tous les possibles. Je produis. Je ne reproduis pas. On trouve souvent dans mes tableaux les traces d’un passé outre-mémoire. Comme des signes gravés sur de vieux murs où se seraient fossilisées des histoires de vie », explique cet artiste non directif, qui refuse les titres à ses œuvres.

L’inspiration, c’est Rothko, ou Nicolas de Staël, dans des tonalités et des subtilités graphiques différentes, et Matisse dont Henri Touitou admire le talent de coloriste.

Cet artiste peint, efface, corrige, etc. Il « travaille vite, mais incube longtemps ». Son « écriture » est ordonnée, équilibrée, suggestive et légère, dans un nuancier chromatique doux. Ce sont de petits signes, des renoncements successifs et des restes précisés, des sédiments ou strates mémoriels et de minuscules reliefs. Telle une archéologie de souvenirs, les couches très fines superposées révèlent les repentirs de cet artiste. C’est son « tonneau des Danaïdes », ironise ce mélomane...

Les caractéristiques de ses œuvres aux allures de palimpsestes ? Sur un fond azuré, des fenêtres, des espaces rectangulaires, verticaux ou horizontaux. Des rayures verticales et horizontales strient l’espace. L’ensemble est composé de minuscules formes variées. De l’insertion délicate de l’infiniment petit flottant dans l’immensité naît une grâce et une délicatesse touchante. En fait, c’est une incitation à des aller-et-retour entre le général et le particulier dont on remarque des détails, des formes de taille variée, et interprétables à volonté. Henri Touitou invite à l’imagination. Ce qui est souligné par le refus des titres. Ces grands carrés cachent-ils ou révèlent-ils ? Percent-ils un brouillard ou s’enfoncent-ils dans la brume, tels des souvenirs émergeant des tréfonds de la mémoire ? Dialoguent-ils ?

Ses œuvres abstraites privilégient une gamme chromatique douce, apaisante. L’artiste recherche « l’émotion, la vibration, l’équilibre » en une « écriture légère, ordonnée et toute de suggestion ». Émanent de ses œuvres le calme, l’harmonie, l’équilibre et l’impression d’un temps suspendu.

Les coulures ? Henri Touitou « les laisse quand elles s’intègrent. Il n’y a pas d’œuvre d’art sans la participation du hasard ».

Henri Touitou semble amorcer une double évolution. D’une part, il élargit sa gamme chromatique en nuances de bleu profond, plus chaud, plaisant. D’autre part, il insuffle plus d’espaces entre les formes démultipliées, et les distribue en cercle, créant ainsi des volutes fleuries épanouies, animées. Dans des œuvres à la limite du figuratif et de l’abstraction, on croit distinguer des danseurs, une avenue bordée d’arbres, un voilier voguant sur la mer…

Invité par Sylvie Hauser, conseillère en communication artistique, dans cet espace parisien clair, mais vitré, Henri Touitou, actif sur Facebook, était présent tous les samedis de 15 à 18 h.

En octobre 2012, la Galerie Mediart Art du vivant a présenté l'exposition Anti-Mémoire - Peintures, des nouveaux tableaux – petits et moyens formats - non figuratifs d'Henri Touitou. En 2013-2014, ele présentera une exposition de tableaux d'Henri Touitou. Ce peintre a publié en 2013 Ce temps qui me sépare de Biskra, un récit inspiré de son enfance en Algérie. Lors du vernissage le 22 décembre 2013 à 15 h, Henri Touitou y a signé son livre dont des extraits ont été lus par la comédienne Marie Matin. L'artiste est présent tous les jours dans la galerie.

En 2013-2014, la Galerie Mediart L'Art du vivant  a présenté une exposition de nouveaux tableaux – petits et moyens formats - non figuratifs d'Henri Touitou. Le 26 janvier 2014 à 16 h, Henri Touitou y signera son livre dont des extraits seront lus par la comédienne Marie Matin.

L'Espace Beaujon a présenté jusqu'au 28 mars 2014 une exposition de près de vingt tableaux -  petits et moyens formats - non figuratifs d'Henri Touitou. Aux côtés des œuvres "classiques", l'artiste s'est amusé à modifier la disposition de ses créations colorées, s'est plu à jouer avec le rythme des motifs colorés. Parfois, il rompt cette sarabande de formes en affirmant un grand rectangle, tel un volume imposant d'une série qui se poursuit dans un autre tableau. Allégresse, légèreté, élégance, bonheur, humour - Henri Touitou s'est diverti, et nous divertit en nous adressant des clins d'yeux. La maîtrise d'un style qui semble se parodier pour mieux se renouveler, nous surprendre et nous ravir. Un régal pour les yeux et l'esprit ! Un bonheur rare et communicatif.

Cet artiste a déclaré : "Les recherches, dans l’abstraction, sont sans doute, moins visibles immédiatement.  Mais tout aussi essentielles et significatives pour moi.  J’aime ce principe d’incertitude du geste et de la forme.  En fait, là où l’on pense qu’il n’y a rien, se dissimule pour moi, toute la mémoire du monde.  De mon monde.  Je pratique une peinture du non-récit qui  dissimulerait, presque inconsciemment,  les souvenirs  d’un passé, comme dissimulé dans les tréfonds de toutes mes interrogations, de ma mémoire.  En travaillant par transparence, strates successives jusqu’à l’effacement parfois.  Je m’acharne à produire un travail épidermique dans l’espoir d’installer l’émotion.  J’explore, je m’aventure sur la toile comme je le ferai sur des murs, pour tenter de mettre au jour des traces enfouies au plus profond de la matière et de la surface de la toile".

Le peintre Henri Touitou a présenté et signé Ce temps qui me sépare de Biskra (éditions d'écarts, 2013), récit inspiré de son enfance en Algérie, à la galerie Mediart L'art du vivant, le 30 avril 2014, de 18 h à 21 h.

Le 28 septembre 2014, à 6 h 33, 13 h 33 et 19 h 33,  le peintre Henri Touitou a été interviewé sur son livre "Ce temps qui me sépare de Biskra" par Corinne Mandjou de RFI (89 FM)

Du 22 au 30 janvier 2015, la Galerie Médiart a présenté une exposition de peintures non figuratives d'Henri Touitou et son livre Ce temps qui me sépare de Biskra (éditions d'écarts, 2013), récit inspiré de son enfance en Algérie".

La 14e édition d'Art-Cité présenta, à Fontenay-sous-bois, une exposition collective de 104 artistes, dont Henri Touitou. "La thématique retenue pour cette édition est : Les Sources qui ont inspiré les œuvres et instruit les artistes. « Voilà l’affaire ! On ne sait pas d’où ça vient, mais ça coule de source au bout d’un temps, ça fait fluide, sang dans les artères, poche, glande et flux, la vie quoi… On y croit sans preuve ! C’est là ! », suppose le poète Patrice Cazelles. En effet, comment remonter à la genèse qui a fait œuvre ? Existe-t-il une mémoire des artistes de cette impérieuse nécessité ? La naissance du processus créatif ne s’érode-t-il pas dans le temps avec lequel les techniques et les savoir-faire se superposent ?" Réception de clôture le 31 octobre 2015, 17 h à la Maison du citoyen.  

La  Galerie Mediart présenta une exposition de collages, de petits formats papier ainsi que d'objets de Henri Touitou.

La maison A.C. Meukow proposa une exposition de tableaux récents de Henri Touitou.


La galerie Mediart présenta une exposition de tableaux récents de Henri Touitou, L'oeuvre illustrant le carton d'invitation fait penser à une sarabande, aux danseurs de Matisse. Une allégresse en mouvements que semblent observer des personnages immobiles peints dans la partie inférieure du tableau. Le tout, sur un fond lumineux bleu.

Henri Touitou "présente régulièrement son travail à la galerie Médiart depuis 1989. Depuis ses débuts il pratique une peinture informelle. Sa technique est basée sur la superposition de couches, strates où se révèlent des formes et couleurs que chacun interprétera à sa guise. Il travaille patiemment sa toile où rien n’est du au hasard". « Les recherches, dans l’abstraction, sont sans doute, moins visibles immédiatement, mais tout aussi essentielles et significatives pour moi. J’aime ce principe d’incertitude du geste et de la forme. En fait, là où l’on pense qu’il n’y a rien, se dissimule pour moi, toute la mémoire du monde. De mon monde. Je pratique une peinture du non-récit qui dissimulerait, presque inconsciemment, les souvenirs d’un passé, comme enfouis dans les tréfonds de toutes mes interrogations, de ma mémoire. En travaillant par transparence, strates successives jusqu’à l’effacement parfois. Je m’acharne à produire un travail épidermique dans le but de susciter l’émotion. J’explore, je m’aventure sur la toile comme je le ferai sur des murs, pour tenter de mettre au jour des traces enfouies au plus profond de la matière et de la surface de la toile », a déclaré  Henri Touitou.

La galerie Mediart présentera une exposition de petits et moyens formats de Henri Touitou, Des éléments vifs ou sombres semblent affleurer, remonter vers une surface qui se fissure pour les laisser apparaître.


Henri Touitou, Ce temps qui me sépare de Biskra. Editions d'Ecart, 2013. 123 pages. 15 euros. EAN :  9 782919 121137

Du 8 au 30 septembre 2016
A la maison Meukow
26, rue Pascal Combeau. 16100 Cognac
Tél. : 0033 (0)545823210
Vernissage le 8 septembre 2016 de 18 h à 21 h.

Du 29 juin au 29 juillet 2017. Vernissage le 29 juin 2017 de 18 h à 21 hOuverture exceptionnelle uniquement les jeudi,vendredi,samedi de 15 h à 20 h
Du 20 avril au 6 mai 2017. Finissage le 6 mai 2017 de 16 h à 19 h.
Du 1er au 31 octobre 2015. Réception de clôture le 31 octobre 2015, 17 h à la Maison du citoyen.
Du 27 avril au 7 mai 2016. Vernissage le 27 avril 2016 de 18 h à 21 h.
Du 22 au 30 janvier 2015. Vernissage le 24 janvier 2014 à partir de 16 h.
109, rue Quincampoix. 75003 Paris
Tous les jours,  sauf le dimanche 1er mai, de 14 h à 19 h

Le 30 avril de 18 h à 21 h, nouvelle séance de présentation et de signature de Ce Temps qui me sépare de Biskra (éditions d'écarts).Du 22 décembre 2013 au 4 janvier 2014
Du 23 octobre au 10 novembre 2012
A la galerie Mediart L'art du vivant
109, rue Quincampoix, 75003 Paris
Tél. : 01 42 78 44 93
Tous les jours de 14 h à 19 h, sauf les 25 et 29 décembre 2013 et 1er janvier 2014
Vernissage les 22 décembre 2013 de 15 h à 19 h, 23 octobre 2012 de 18 h à 21 h 30

Du 17 au 28 mars 2014
A l'Espace Beaujon
208, rue du faubourg Saint-Honoré. 75008 Paris
Tél. : 01 42 89 17 32
Les lundi, mardi, jeudi de 10 h à 21 h 30. Les mercredi et vendredi de 9 h à 21 h 30. Les soirs de spectacles le centre ferme ses portes à 23 h.
Vernissage le 19 mars 2014 de 18 h à 21 h


Du 8 au 17 mai 2011
A La Petite Galerie
35/37, rue de Seine. 75006 Paris
Tél. : 01 40 51 85 54
Du lundi au dimanche de 13 h à 19h
Vernissage le 12 mai 2011 à partir de 18 h 30

Jusqu’au 16 octobre 2010
A l’hôtel Méridien Montparnasse
Serre Aragon (niveau A)
19, rue du Commandant Mouchotte, 75014 PARIS
Entrée libre

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié pour la première fois le 2 octobre 2010, republié les 7 mai 2011, 1er novembre 2012, 18 octobre et 19 décembre 2013, 14 janvier, 18 mars, 29 avril et 27 septembre 2014, 20 janvier et 7 octobre 2015, 25 avril et 8 septembre 2016, 5 mai 2017.

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