Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

dimanche 4 août 2024

Mohamed Ali (1942-2016)

Mohamed Ali (1942-2016) était un champion de boxe américain, proche de la Nation of Islam et opposant à la guerre au Vietnam. Ses positions envers les Juifs et l'Etat d'Israël étaient complexes. 
Arte rediffusera le 09 août 2024 à 13 h 35 « Ali » de Michael Mann avec Will Smith, Jamie Foxx, Jon Voight, Mario Van Peebles, Ron Silver, Jeffrey Wright, Mykelti Williamson, Nona Gaye, puis le 25 août 2024, dans le cadre du "Summer of Champions", « Mohamed Ali », série documentaire de Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon « consacrée au destin du plus célèbre boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, né Cassius Clay, héraut afro-américain musulman devenu un symbole mondial de liberté et de courage ».  

« Les sirènes de l’Hakoah » de Yaron Zilberman

Cassius Clay, renommé en Mohamed Ali, est devenu célèbre par ses victoires de boxeurs, ses engagements politiques et ses déclarations contribuant à son mythe : "« Je suis le plus grand », « Vole comme le papillon, pique comme l’abeille, et vas-y cogne mon gars, cogne » - attribuée aussi à Drew Bundini Brown, un de ses entraîneurs -, et « Il [Dieu] m’a donné la maladie de Parkinson pour me montrer que je n’étais qu’un homme comme les autres, que j’avais des faiblesses, comme tout le monde. C’est tout ce que je suis : un homme. »

« Mohamed Ali »
Arte rediffusera, dans le cadre du "Summer of Champions", le 25 août 2024 « Mohamed Ali », série documentaire de Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon « consacrée au destin du plus célèbre boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, né Cassius Clay, héraut afro-américain musulman devenu un symbole mondial de liberté et de courage ».  

« Né Cassius Clay Jr., Ali est passé de boxeur amateur à médaillé d'or olympique et champion du monde poids lourds. Il choisira de ne suivre que ses propres règles – sur le ring et dans la vie – exaspérant ses critiques, déconcertant ses adversaires et captivant des millions de supporters. Triple champion du monde poids lourds, Mohamed Ali a captivé des millions de fans fascinés autant par sa grâce, sa vitesse et sa puissance sur le ring que par son charme et ses joutes verbales percutantes. »

« Vole comme un papillon, pique comme une abeille, et vas-y cogne mon gars, cogne », avait-il dit. Sur un ring, il se déplaçait avec grâce, bondissant avec vivacité grâce à son jeu de jambes souple, dynamique comme un ressort. 

Autres spécificités : le « Shuffle Ali », le « rope-dope », ainsi que, en amont du combat, le « trash-talking »... Des tactiques orales visant à déstabiliser psychologiquement, humilier l'adversaire avant le combat, réduire sa confiance en ses capacités à vaincre ce champion.

« Mohamed Ali fut-il, comme l'écrivit Norman Mailer, "la plus parfaite incarnation de l’esprit du XXe siècle" ? » 

« Sa personne, et le destin qu'il s'est forgé de ses poings et de son verbe, ont en tout cas cristallisé certains des changements culturels majeurs qu'a connus l'Amérique à partir des années 1960 ». 

« Dans cette fresque magistrale, portée par de formidables archives, dont certaines inédites, comme les images du combat de Manille, Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon nous offrent huit heures dans l'intimité solaire de l'athlète et héraut iconique du Black Power, pour le faire revivre dans toute sa complexité ». 

« Tissant la parole de dizaines de témoins – dont les filles du champion, Rasheda et Hana, leurs mères respectives, Khalilah Ali et Veronica Porché Ali, ses biographes David Remnick et Jonathan Eig, le promoteur du combat de Kinshasa, le très controversé Don King, ou encore le boxeur Larry Holmes, qui pleure de chagrin au souvenir du combat qu'il remporta contre son héros, affaibli par l'âge et, déjà, la maladie… –, ce portrait multidimensionnel, intensément humain, explore toutes les facettes, parfois contradictoires, du parcours extraordinaire de Mohamed Ali et de son héritage, sur le ring et en dehors. »

« Un récit rythmé par de fabuleux combats, qui rappellent combien la boxe, davantage peut-être qu'aucun autre sport, relève de l’épopée. »

« Avec de fabuleuses archives, dont certaines inédites, Ken Burns (Vietnam, The War) déroule le destin du plus célèbre boxeur de tous les temps, né Cassius Clay en 1942, héraut afro-américain musulman devenu un symbole mondial de liberté et de courage ».

Il était estimé par des personnalités juives célèbres, "dont le comédien Billy Crystal, qui avait imité Cassius Clay, et le journaliste sportif Howard Cosell, qui avait été un des premiers à appeler le boxeur par son nom musulman et l'avait défendu quand il avait été déchu de son titre à la fin des années 1960 pour avoir refusé d'entrer dans l'armée américaine en raison de sa foi musulmane."

En 1970, à son retour sur un ring après trois ans et demi d'interruption de carrière en raison de son insoumission, Muhammad Ali avait désigné "les promoteurs juifs et le contrôle sioniste du monde". Interrogé par un journaliste du New York Times après le combat au sujet d'un prochain combat avec le champion poids lourd Joe Frazier, Ali avait répondu : "Pour ceux qui le veulent, le combat viendra. Tous ces promoteurs juifs - ils veilleront à ce qu'il ait lieu". Le journaliste avait déclaré que l'athlète souriait en disant cela.

En 1980, "lors d'un séjour en Inde, émissaire spécial du président Jimmy Carter, Mohamed Ali avait accusé les Sionistes de "contrôler" l'Amérique et le monde, selon une interview rapportée dans une publication de premier plan en Inde, dont le texte avait été obtenu par JTA. Dans le bihebdomadaire India Today daté du 1er au 15 février 1980, Ali avait parlé des sionistes quand il avait été interrogé sur le "réveil militant" de l'Islam en Iran et la prise en otage de "vos compatriotes". Affirmant que "ces gens en Iran sont des fanatiques" et que "les autres musulmans du monde ont condamné leur action", Ali avait  déclaré que "la religion n'est pas mauvaise ; ce sont les gens qui sont mauvais". Il avait ajouté : "Vous savez que toute la structure du pouvoir est sioniste. Ils contrôlent l'Amérique, ils contrôlent le monde... Ils sont vraiment contre la religion musulmane. Ainsi, dès qu'un musulman fait quelque chose de mal, ils accusent la religion."

En 1985, Ali s'était rendu en Israël pour organiser la libération de quelque 700 prisonniers musulmans chiites dans le camp de détention d'Atlit."

En janvier 2002, Muhammad Ali avait imploré les terroristes musulmans pakistanais à libérer le journaliste américain juif Daniel Pearl : "Je vous demande de faire preuve de compassion et de bonté envers Daniel Pearl... Traitez-le comme vous souhaiteriez que tous les musulmans soient traités par les autres. Daniel ne doit pas devenir une autre victime du conflit actuel. Ma prière la plus sincère est que Daniel Pearl puisse retourner sain et sauf auprès de sa famille. Qu'Allah ait pitié de nous tous." Ali avait assisté à l'office à la mémoire de Daniel Pearl en mars 2002.

En 2012, Mohamed Ali avait aussi assisté, à la synagogue Congregation Rodeph Shalom de Philadelphie, à la bar-mitsva de son petit-fils Jacob Wertheimer, le fils de Khaliah Ali-Wertheimer et Spencer Wertheimer. La fille d'Ali, qui a été élevée dans la religion musulmane, avait alors déclaré : "Personne n'a exercé de pression sur Jacob pour qu'il croie d'une manière ou d'une autre. Il a fait ce choix de lui-même parce qu'il se sentait proche du judaïsme et de la culture juive", et que la présence d'Ali "signifiait beaucoup pour Jacob".

« Premier épisode : comment Cassius gravit les échelons des compétitions amateur et remporte, à 18 ans, la médaille d’or aux JO de 1960. »

« Né en 1942 à Louisville, Kentucky, dans une famille chrétienne de la petite classe moyenne noire, Cassius Marcellus Clay Junior découvre la boxe par hasard, à 12 ans, et sa fascination est immédiate ». 

« En 1955, le lynchage dans le Sud d'un garçon de son âge, Emmett Till, attise sa révolte contre la ségrégation ». 

« Il croit aussi dur comme fer à son destin sur le ring ("Je serai le plus grand"). » 

« S'il a un don pour attirer les micros et les caméras, le jeune Cassius s'avère aussi un sportif acharné et déterminé, qui gravit les échelons des compétitions amateur et remporte, à 18 ans, la médaille d’or aux JO de 1960 dans la catégorie mi-lourds ». 

« Désormais professionnel, il part s’entraîner à Miami avec Angelo Dundee, qui restera son entraîneur pendant deux décennies. C’est là qu’il affine ses talents de boxeur et de "danseur" sur le ring, et démontre son génie pour l’autopromotion ».
 
« Parallèlement, il découvre le mouvement Nation of Islam et devient l'ami de Malcolm X, l'une de ses figures montantes ». 

« En 1964, à tout juste 22 ans, il crée la surprise en remportant le titre de champion du monde des poids lourds contre Sonny Liston, pourtant donné grand favori. »


« Deuxième épisode : Cassius Clay rejoint la Nation of Islam et prend pour nom Mohamed Ali. Pendant trois ans, il domine le monde de la boxe dans la catégorie poids lourds… »

« Elijah Muhammad, le leader de Nation of Islam, veut faire fructifier la popularité du jeune champion si apte à capter la lumière ». 

« Pour l'éloigner de Malcolm X, qu'il vient de congédier pour dissidence, il "offre" à Cassius Clay le nom de Mohamed Ali en l'accueillant au sein du mouvement ». 

« Durant les trois années qui suivent, Ali, qui révulse une partie de l'Amérique blanche en proclamant son appartenance au mouvement musulman séparatiste, reste inégalé sur le ring, dominant de ses fulgurances le monde de la boxe poids lourds ». 

« Il n’hésite pas à humilier cruellement certains de ses adversaires, tels Floyd Patterson ou Ernie Terrell, qui refusent de l'appeler par son nom musulman et qu’il traite avec mépris d’"Oncles Tom". 

« Appelé sous les drapeaux pour aller combattre au Viêtnam, il refuse au nom de sa foi et réclame le statut d'objecteur de conscience. Une partie du pays l'acclame, l'autre le vilipende ». 

« Privé de son titre et de sa licence de boxe, il est jugé coupable d'insoumission et proscrit des circuits professionnels ». 

« Trois ans et demi plus tard, en 1970, il remonte sur le ring pour battre Jerry Quarry et se lancer à la reconquête de son titre. »

« Troisième épisode : Mohammed Ali affronte Joe Frazier lors du "combat du siècle". Malgré la défaite, Ali devient un héros... »

« Le 8 mars 1971, le Tout-New York se presse au "combat du siècle", au Madison Square Garden, pour voir Mohamed Ali et Joe Frazier s'affronter ». 

« Avant le match, retransmis dans le monde entier, Ali, jouant sur son statut de star, a multiplié les quolibets sur le physique et la supposée bêtise de son adversaire ». 

« Trop sûr de lui et mal entraîné, il perd l'avantage après deux rounds, et Frazier, qu'il affrontera encore deux fois, remporte le titre ». 

« Défiguré par une mâchoire brisée, Ali apparaît en héros déchu, mais aussi vulnérable ». 

« Il se retire alors dans son ranch, avec sa femme Khalilah – qui s'éloigne de lui en raison de ses infidélités incessantes – et de leurs filles, déterminé à redevenir "le plus grand". 

« Le 28 juin 1971, la commission d’appel de la Cour suprême annule sa condamnation et lui accorde le statut d’objecteur de conscience. Il est à nouveau libre de boxer comme il veut. »


« Dernier round : Mohammed Ali bat George Foreman au Zaïre, remporte de nouveau le titre de champion du monde des poids lourds et devient ainsi mondialement célèbre. »

« À l’automne 1974, le monde retient son souffle alors qu'il affronte George Foreman à Kinshasa, au Zaïre ». 

« À 32 ans, si son talent est sur le déclin, sa popularité reste immense, en Afrique comme en Amérique ». 

« Contre toute attente, il gagne le combat et devient champion du monde pour la deuxième fois ». 

« L’année suivante, il bat Joe Frazier lors d'une troisième rencontre à Manille, qui restera dans l’histoire pour son extrême violence ». 

« Ali monte encore sur le ring pendant cinq ans, mais même s'il remporte un troisième titre de champion du monde – un record inégalé dans l'histoire de la boxe – face à Leon Spinks, en 1978, il paie le prix fort de ses combats de trop, arrangés par des managers peu scrupuleux, dont Herbert Muhammad, le fils d'Elijah. »


« En 1984, on lui diagnostique la maladie de Parkinson ». 

« Il n'en continue pas moins à voyager dans le monde pour partager sa foi. » 

« Lors des JO de 1996 à Atlanta, il bouleverse le public en portant la flamme olympique, malgré sa faiblesse visible. » 

« Il meurt en 2016, et ses obsèques à Louisville sont dignes de celles d’un chef d’État. »


« Ken Burns et sa fille Sarah, avec le compagnon de celle-ci David McMahon, ont mis plusieurs années à coréaliser cette riche biographie de Mohamed Ali, à partir d'un énorme fonds d'archives publiques et privées et de dizaines de témoignages. À deux voix, ils évoquent quelques-unes des facettes de "leur" Ali. Propos recueillis par Laura Jung ».
 
Ken Burns : Il existe des douzaines de documentaires, dont quelques-uns excellents, sur Mohamed Ali. Pourtant, selon nous, aucun n'avait jusque-là embrassé tous les aspects fondamentaux de sa vie.Ce qui nous a poussés à réaliser cette série, c'est avant tout le fait que, pour nous, il n'est pas seulement le plus grand athlète du XXe siècle, mais la personnalité américaine la plus captivante de son temps. Nous voulions comprendre son cheminement d'être humain dans toutes ses dimensions : sportive, politique, spirituelle, affective... 
Sarah Burns : Cet homme constamment sous le regard des objectifs, que nous avons regardé vivre au fil des plus de cinq cents heures d'archives vidéo et 15 000 photos rassemblées pour la série, est-il l'authentique Mohamed Ali, ou l'image qu'il souhaitait donner ? Nous avons compris peu à peu que la représentation, le jeu font intrinsèquement partie de lui. C'est un showman né. On le voit quand il fait l'acteur, enfant. Il a toujours voulu se trouver au centre de l'attention et cela a modelé une grande part de ses choix.

EN LIBERTÉ
K. B. : Nous rappelons aussi combien il a été haï à une certaine époque. Une grande part de l'Amérique blanche a jugé intolérable sa célébration de l'identité noire, son refus de partir au Viêtnam, et même sa capacité à mettre les médias de son côté. Il ne s'est jamais conformé, même à ses débuts, à la soumission alors attendue d’un athlète noir. Quand Mohamed Ali proclame tranquillement son indépendance et son droit absolu à faire ses propres choix, c’est pour lui-même, bien sûr, et en même temps pour tous les autres : c'est l'une des clés de sa personnalité. Dans les années 1960, cette liberté constitue en soi une provocation. Elle a fait de lui l'un des catalyseurs d'un combat qui constitue l'un des principaux moteurs de l'histoire américaine : celui des Afro-Américains pour obtenir la liberté qui leur était déniée, et qui, dans une certaine mesure, l'est toujours, dans un pays qui place pourtant cette liberté au-dessus de tout.

K. B. : Il s'est montré parfois irréfléchi et cruel, comme envers Joe Frazier, ce qu'il a regretté par la suite. Mais en racontant ce qu'on peut appeler son voyage spirituel, nous avons été confrontés à des questions existentielles auxquelles on préfère souvent éviter de répondre : qu'est-ce que le courage, la liberté ? Pourquoi met-on sa vie en jeu ?
S. B. : J'ai découvert son aptitude à toucher autrui et à se laisser toucher en retour. Son côté fanfaron, cette façon de clamer toujours qu'il est le meilleur, le plus beau, avec ce que cela implique de narcissisme, ont pu éclipser la générosité hors du commun avec laquelle il se donnait aux autres. Spontanément, il se dépouille un jour de son manteau neuf, une autre fois de tout l'argent qu'il a en poche, parce que quelqu'un en a besoin. Surtout, il savait voir les gens et les aimer, et ils le lui ont rendu dans le monde entier. »

« Ali »
Arte rediffusera le 09 août 2024 à 13 h 35 « Ali » réalisé par Michael Mann avec Will Smith, Jamie Foxx, Jon Voight, Mario Van Peebles, Ron Silver, Jeffrey Wright, Mykelti Williamson, Nona Gaye.

« Cassius Clay, alias Mohamed Ali, a vécu plusieurs vies. Signé Michael Mann, porté avec émotion par Will Smith, un portrait du plus célèbre boxeur de tous les temps, nimbé de mystère et de solitude. »

« 1964, Miami. Cassius Clay, 22 ans, devient champion du monde de boxe poids lourds contre le tenant du titre, Sonny Liston. Beau gosse, hâbleur, fulgurant sur le ring, il devient instantanément une star dont l’aura déborde la rubrique sportive. Mais tandis que la ségrégation raciale reste en vigueur pour quelques mois encore, la vedette révulse une partie de l’Amérique blanche en se convertissant à l’islam sous l’égide du mouvement nationaliste noir Nation of Islam, et en proclamant son refus de porter un nom hérité de l’esclavage pour adopter celui de Mohamed Ali. Ami proche de Malcolm X, il s’en écarte lorsque ce dernier est chassé de l’organisation par le leader Elijah Muhammad. Peu après, Malcolm X est assassiné… »

« Comment bâtir une fiction autour d’une figure aussi célèbre et célébrée que celle de Mohamed Ali sans donner une impression de redite ? » 

« Avec son sens de la mise en scène et son souci maniaque du détail véridique, Michael Mann s’attache à montrer, en creux, la solitude et la vulnérabilité d’un homme que son éblouissant art du combat et la fidélité à ses idéaux ont consacré en icône mondiale. » 

« Rythmée par de trépidantes musiques soul et interprétée avec finesse (Will Smith est secondé par une impressionnante armée de seconds rôles, Jamie Foxx et John Voight en tête), l'évocation de ce qui fut l’âge d’or du boxeur – jusqu’à l’apogée du match-show de Kinshasa, en 1974, lorsque, donné perdant, il parvient à conquérir une deuxième fois le titre de champion du monde face à George Foreman – est voilée de mystère et de mélancolie. » 

« Il fait ainsi du "Greatest", avec toute sa superbe, sa force et sa verve, un véritable héros de cinéma, intensément humain. »
 
"Mohamed Ali : le combat de l'image"
Arte diffuse sur son site Internet "Mohamed Ali : le combat de l'image". 

"Mohamed Ali avait conscience du pouvoir de son image. Boxeur de génie et roi de la communication, il a su s’entourer des meilleurs photographes de son époque et s’attirer l’intérêt de la presse, participant ainsi à la création de son propre mythe. Alors comment Mohamed Ali a-t-il su gagner le combat de l’image ?"



« Mohamed Ali » de Ken Burns, Sarah Burns et David McMahon
Etats-Unis, 2021, 4 x 2 h
Coproduction ARTE GEIE, Florentine Film 
Sur Arte :
- Round 1 : Le plus grand (1942-1964) (123 min) : les 11 janvier 2022 à 20 h 50 et 3 février 2022 à 1 h 00, 25 août 2024 à 5 h 10
Sur arte.tv du 16/12/2021 au 11/03/2022, du 26/04/2024 au 29/09/2024
Visuels :
© Robert Haggins
© DR
© Courtesy of Michael Gaffney

- Round 2 : Comment je m'appelle ? (1964-1970) (1 h 48 mn) : le 11 janvier 2022 à 22 h 55. Sur arte.tv du 16/12/2021 au 11/03/2022
Visuels :
© Getty
© Monte Fresco/Mirropix via Getty Images

- Round 3 : La rivalité (1970-1974) (104 min) : les 12 janvier 2022 à 20 h 55 et 10 février 2022 à 23 h 35. Disponible du 16/12/2021 au 12/03/2022
Visuels :
© DR
© Charles Trainor

- Round 4 : Une destinée (1974-2016) (94 min) : le 12 janvier 2022 à 22 h 40. Disponible du 16/12/2021 au 12/03/2022
Visuels :
© DR
© Michael Gaffney

« Ali  » de Michael Mann 
Etats-Unis, 2001, 148 min
Scénario : Stephen J. Rivele, Christopher Wilkinson
Production : Columbia Pictures, Forward Pass, Initial Entertainment Group, Overbrooks Film, Peters Entertainment, Picture Entertainment
Producteurs : Paul Ardaji, A. Kitman Ho, James Lassiter, Michael Mann, Jon Peters
Image : Emmanuel Lubezki
Montage : William Goldenberg, Lynzee Klingman, Stephen Rivkin
Musique : Pieter Bourke, Lisa Gerrard, Bill Brown
Avec Will Smith (Cassius Clay/Mohamed Ali), Jamie Foxx (Drew "Bundini" Brown), Jon Voight (Howard Cosell), Mario Van Peebles (Malcolm X), Ron Silver (Angelo Dundee), Jeffrey Wright (Howard Bingham), Mykelti Williamson (Don King), Nona Gaye (Belinda Ali), Jada Pinkett Smith (Sonji), Michael Bentt (Sonny Liston)
Sur Arte 09 août 2024 à 13 h 35, 20 août 2024 à 13 h 35
Sur arte.tv du 04/08/2024 au 07/08/2024
Visuels :
Will Smith (Cassius Clay/Mohamed Ali) dans " Ali" de Michael Mann
Nona Gaye (Belinda Ali) et Will Smith (Cassius Clay/Mohamed Ali) dans " Ali" de Michael Mann
Will Smith (Cassius Clay/Mohamed Ali) dans " Ali" de Michael Mann
© 2001 Initial Entertainment Group, Inc

"Mohamed Ali : le combat de l'image"
France, Allemagne, 2021, 5 min
Disponible jusqu'au 09/05/2026

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English 
Les citations sur l'émission sont d'Arte. Cet article a été publié le 11 janvier 2022

jeudi 1 août 2024

Richard Josefsberg (1955-2024)

Richard Josefsberg (1955-2024) a été éducateur pendant une quarantaine d'années, dont vingt ans comme directeur dès 2000 de la Maison Elie Wiesel (Château de Vaucelles) de l'OSE (Oeuvre de Secours aux Enfants), qui accueillait 44 enfants à Taverny (Val d'Oise). Il avait aussi lancé une recherche sur le parcours des enfants placés à l'OSE des années 1970 aux années 2000. « Qu’est-ce qui lie ceux qui choisissent de travailler en internat ? Qu’est-ce qui fait dans leur biographie personnelle qu’ils ne pensent pas travailler ailleurs ? » Ces questions sont au centre de sa thèse Educateurs en internat. soutenue brillamment, sous la direction du professeur Michel Corbillon. 

« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre 
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama 

Vous défendez le métier d’éducateur en internat…
J’ai décidé d'écrire il y a environ dix ans agacé par les psychologues et les sociologues qui tentaient de rendre compte de notre pratique et blessé par les attaques contre l'institution Internat. Cela a donné lieu à un premier travail sur la séparation. 
Etre éducateur, c’est choisir de s'engager pour et avec l'autre, au travers du quotidien. C’est souvent une recherche métaphysique, une manière de donner du sens à sa vie. 
Etre éducateur c'est aussi s’appuyer sur des valeurs et l'OSE, notamment Simon Both, m'ont aidé à charpenter certaines modalités de travail : accueillir celui qui est différent, essayer de ne pas renoncer, être habité par l'idée que chacun est perfectible. 
J'ajouterais que c'est la raison qui doit guider l’action collective et que maintenir vivante la capacité de réflexion dans une institution permet qu’une équipe d’éducateurs demeure debout. 

Pourquoi avoir choisi ce sujet ?
Cette thèse prolonge d'autres travaux dont celui sur la séparation.
Il y a de nombreuses recherches sur les raisons pour lesquelles les éducateurs quittent l’internat. Ceux qui m’intéressent, ce sont ceux qui y restent. 

Quelle a été votre méthode ?
J’ai envoyé un questionnaire à plus de 500 éducateurs dans toute la France. J’ai reçu 173 réponses. Le défi a été d'effectuer une lecture clinique de résultats statistiques et d'essayer un nouage entre la biographie des acteurs et l'histoire de l'Internat. 

Quels sont les principaux résultats ?
Les pratiques parentales sont valorisées par les éducateurs dont certains ont été victimes d’accidents de la vie. On reste en internat s'il existe une corrélation entre valeurs personnelles et valeurs institutionnelles. Beaucoup d’éducateurs ont vécu en internat ou ont des parents militants. Certains ont vécu auprès de personnes dites « handicapées ». Les motivations des éducateurs paraissent s’articuler autour des notions de dette, de culpabilité et le désir de transmettre de la vie. 


REPERES BIOGRAPHIQUES

1955 : Il naît à Paris.
1977 : Diplômé d’Etat d’éducateur spécialisé, il débute à Taverny.
1996 : Il obtient le Diplôme supérieur de Travail social (DSTS).
1997 : Il écrit Internat et séparations (Eres).
2004 : Il soutient sa thèse avec la mention très honorable et les félicitations du jury.
2019 : La médaille de l'Ordre national du Mérite lui est remise par Michel Yahiel, inspecteur général des Affaires sociales, en présence du grand rabbin de France Haïm Korsia.


Educateurs en internat, Tentative d’élucidation d’une rencontre entre des hommes et une institution. Thèse de doctorat du Centre de recherche Education et Formation de l’Ecole doctorale Connaissance et Culture de l’université Paris X-Nanterre. Diffusion ANRT. 567 pages. Le jury de soutenance de la thèse était composé de Michel Corbillon, Professeur à l’université Paris X-Nanterre, Huguette Desmet, Professeur à l’université de Mons-Hainaut (Belgique), Charles Gardou, Professeur à l’université Lyon-2, et Paul Durning, Professeur à l’université Paris X-Nanterre. Celui-ci présidait le jury.

Articles sur ce blog concernant :
Cet article a été publié dans le n° 13 (janvier-mars 2007) d'Osmose, revue alors trimestrielle de l'OSE.

Eddie Constantine (1917-1993)


Eddie Constantine (1917-1993) était un acteur, chanteur et écrivain juif américain, dont l’essentiel de la carrière s’est déroulée en France. Dans les années 1950, il devient célèbre en interprétant l'agent secret Lemmy Caution - un personnage qu'il incarnera sous la direction de Jean-Luc Godard -, et par des chansons de crooner. Son fils, Lemmy Constantine, est acteur et chanteur. Arte diffusera le 7 août 2024 à 15 h 00 "Lucky Jo" de Michel Deville avec Eddie Constantine, Pierre Brasseur, Claude Brasseur, Georges Wilson, Christiane Minazzoli, Jean-Pierre Darras, Françoise Arnoul.

Zabou Breitman, comédienne, scénariste et réalisatrice
Les Enfants du Paradis, l’exposition 
Eddie Constantine (1917-1993)
Lemmy Constantine
Sami Frey 
« 1940 - Main basse sur le cinéma français » de Pierre-Henri Gibert
Serge Gainsbourg (1928-1991)  
« La graine et le mulet » d'Abdellatif Kechiche
Diane Kurys
Jean-Pierre Mocky (1929-2019)
Bernard Natan (1886-1942)
« Charles Pathé et Léon Gaumont. Premiers géants du cinéma » par Emmanuelle Nobecourt 
Des studios Pathé-Albatros à l’Espace Albatros
Les Studios Éclair de 1907 à 2007
Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939

Né Israel Constantine, Eddie Constantine (1917-1993) a des parents d'origine russe et polonaise.

Désirant embrasser une carrière de chanteur, il étudie à Vienne. 

De retour aux Etats-Unis, il gagne sa vie comme figurant, puis incarne un personnage dans Egypt by three de Victor Stoloff (1953). 

Dans les années 1950, n'ayant pas rencontré le succès espéré, il retourne en Europe. A Paris, il chante dans des cabarets. Grâce à Édith Piaf, il tourne dans La P'tite Lili, une comédie musicale. Il traduit en anglais les paroles de chansons de son répertoire dont La Vie en rose et Hymne à l'amour.

Il prête sa démarche nonchalante, son accent américain et son charme à des films de série B mêlant action et humour, et incarne l'agent secret Lemmy Caution qui assure son succès dès La Môme vert-de-gris de Bernard Borderie (1953), adapté d'une série noire de Peter Cheyney. Eddie Constantine joue ce personnage dans une série de films de série B : Cet homme est dangereux (1953), Ça va barder (1953), Je suis un sentimental (1955), Lemmy pour les dames (1961) et À toi de faire… mignonne (1963). 

"En 1955, Eddie Constantine se racontait au micro de l'émission "La Parole est à la nuit" de Luc Bérimont. Après son enfance, sa jeunesse, la figuration à Hollywood, sa venue en France, il évoquait avec humour sa filmographie et insistait sur son horreur de la bagarre... "Je bois 240 whiskies par film, les coups qu'on donne c'est déjà fatiguant mais ceux qu'on reçoit... 50, 60 par bobine ça compte à la fin de la journée. Évidemment c'est bien payé, ça vaut mieux que de laver des voitures à Los Angeles.", confiait-il, amusé.

Eddie Constantine demeure une vedette européenne dans les années 1950 et 60, en poursuivant une carrière d'acteur et de chanteur. 


Au répertoire musical de crooner d'Eddie Constantine : « L'enfant de la balle », « Cigarettes, whisky et p'tites pépées », « Et bailler et dormir », « Noël blanc », « Old Man River », « Ça bardait », « Ah ! Les femmes », « Je vais revoir ma blonde », « C'est si bon », « Ma p'tite folie », « Le scaphandrier »...

Avec Juliette Gréco, Eddie Constantine interprète "Je prends les choses du bon côté".

Il écrit des romans, en particulier Votre dévoué Blake (1955, Presses de la Cité, collection Un Mystère n° 226) et Le Propriétaire (1975, J.C. Lattès.)

Et il s'occupe de son écurie de courses. 

Vers le milieu des années 1960, il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard, un des auteurs de la "nouvelle vague"  le film de science fiction "Alphaville. Une étrange aventure de Lemmy Caution" (1965) avec Anna Karina, "Lucky Jo", de Michel Deville avec Pierre Brasseur et Christiane Minazzoli, "À tout casser" de John Berry (1968) avec Johnny Hallyday et "Le Couple témoin" de William Klein (1977).

C'est en Allemagne, où il s'installe, qu'il oriente sa carrière et intéresse de jeunes réalisateurs : Rainer Werner Fassbinder ("Prenez garde à la sainte putain", 1971), Lars von Trier ("Europa", 1991), et Mika Kaurismäki ("Helsinki-Napoli", 1987). 

Il ré-endosse le costume de Lemmy Caution, qui le rendit célèbre, pour Jean-Luc Godard dans Allemagne Année 90 Neuf Zéro (1991).

Avec sa première épouse, la danseuse Helene Musil (1942-1976), Eddie Constantine a trois enfants : Tanya Constantine, née en 1943, a chanté avec son père "L'homme et l'enfant" (1956), est photographe et l'auteur de "Out of My Father's Shadow: Sinatra of the Seine, My Dad Eddie Constantine", Barbara Constantine, née en 1955, a été scripte, puis une romancière primée - "Allumer le chat" (2007), "À Mélie sans mélo", "Et puis, Paulette..." traduit en 22 langues (2012) - et Lemmy Constantine, né en 1957, est chanteur et acteur.

Après avoir divorcé, il épouse Dorothea Gibson en 1977. Une union d'un an qui s'achève en divorce. Son mariage avec la productrice allemande Maya Faber-Jansen dure jusqu'au décès de l'acteur d'un infarctus du myocarde (1979-1993).  Leur fille Mia Constantine, née en 1981, est metteur en scène.

« Des frissons partout »
Arte diffusa le 17 septembre 2020 « Des frissons partout » (FBI-Agent Eddie) de Raoul André (1964). « Un agent du FBI tente d’arrêter un voleur insaisissable, au cœur d’une guerre des gangs où même les visages s’avèrent trompeurs... Avec Eddie Constantine. »

« Paris, 1963. Deux bandes de gangsters se disputent le butin du plus fabuleux hold-up du siècle : un demi-milliard de diamants, volés place Vendôme. C'est Grégori, dit "l'Insaisissable", qui a mis la main sur le magot. Jeff Gordon, agent du FBI, se lance à sa poursuite et se retrouve pris au beau milieu d’une guerre de gangs ». 

« Aidé par Lisa, une enquêtrice privée, Jeff se rend dans une maison de repos où il pense retrouver la trace du voleur. »

« L’établissement dispose d’une salle d’opération clandestine, dans laquelle un certain docteur Mercier pratique la chirurgie esthétique sur des gangsters pour modifier leur visage et leurs empreintes digitales... »

« Entre comédie et action, un réjouissant film de série B datant de la grande époque des coproductions franco-italiennes, avec la star du genre, Eddie Constantine. »

"Lucky Jo"
Arte diffusera le 7 août 2024 à 15 h 00 "Lucky Jo" de Michel Deville (1964) avec Eddie Constantine, Pierre Brasseur, Claude Brasseur, Georges Wilson, Christiane Minazzoli, Jean-Pierre Darras, Françoise Arnoul.

"Après plusieurs coups qui ont mal tourné, Jo est considéré dans le milieu comme un porte-poisse. Une comédie mélancolique de Michel Deville, avec Eddie Constantine en tendre bagarreur face à des flics pour rire, campés par les Brasseur père et fils."

"Si Jo n’est jamais à court d’inspiration, les cambriolages et autres détournements d’argent qu’il échafaude ont une fâcheuse tendance à conduire ses trois associés derrière les barreaux."

"Lorsqu'il sort lui-même de prison après une peine de cinq ans, personne n’est là pour l’accueillir : Gabriel et Napo le fuient, tandis que sa Mimi, danseuse dans un cabaret, fricoterait avec un Gitan. Seul Simon, désormais garagiste et marié, lui ouvre les bras. Mais dès le lendemain, un braquage est commis avec la voiture que celui-ci lui a prêtée. Tandis que Simon est appréhendé par la police, Jo se met en quête des vrais coupables afin de tirer son ami d’affaire. Bientôt pris en chasse par les autorités, il embarque dans sa cavale un cocker abandonné…

"Michel Deville et sa coscénariste Nina Companeez s’amusent avec les codes du genre dans cette adaptation d’un polar de Pierre-Vial Lesou paru dans la mythique collection de la Série noire. Tout en parodiant les films policiers de l’époque, cette comédie au casting séduisant (Georges Wilson, Françoise Arnoul, Pierre et Claude Brasseur dans les rôles drolatiques d’un commissaire et de son fils…) charrie une profonde nostalgie dans le sillage d’un Eddie Constantine à la fois bagarreur et délicat. L’acteur américain, vedette de la série des Lemmy Caution, s’y révèle étonnamment émouvant en gangster poissard bousculé par la fuite du temps et des sentiments."




« Des frissons partout » de Raoul André
France, Italie, 1963
Scénario : Michel Lebrun
Production : Productions J. Roitfeld, Belmont Films, Fida Cinematografica, Les Films Jean Manzon, Producteur/-trice : Jacques Roitfeld
Image : Henri Persin
Montage : Gabriel Rongier
Musique : Michel Magne, Avec Perrette Pradier (Lisa Lambert), Daniel Emilfork (Yanakos), Eddie Constantine (Jeff Gordon), Jean Galland (le commissaire), Clément Harari (Lorenz), Paul Bonifas (le notaire), Daphné Dayle (Barbara), Janine Vila (Liliane), Nando Gazzolo (docteur Mercier), Victor Beaumont (Grégori)
Sur Arte le 17 septembre 2020 à 13 h 35
Disponible du 17/09/2020 au 23/09/2020

"Lucky Jo" de Michel Deville
France, 1964
Auteur : Pierre-Vial Lesou
Production : Belmont Films, Eléfilm, Les Productions Jacques Roitfeld
Scénario : Michel Deville, Nina Companéez
Image : Claude Lecomte
Montage : Nina Companéez
Musique : Georges Delerue
Avec Eddie Constantine (Christopher Joett dit Lucky Jo), Pierre Brasseur (le commissaire Loudéac), Claude Brasseur (Loudéac Fils dit Junior), Georges Wilson (Simon Archambault), Christiane Minazzoli (Adeline), Jean-Pierre Darras (Napo), Françoise Arnoul (Mimi Perrin)
Sur Arte les 7 août 2024 à 15 h 00, 16 août 2024 à 15 h 05,  21 août 2024 à 15 h 10
Sur arte.tv du 07/08/2024 au 05/10/2024 
Visuels : © 1964 Productions J. Roitfeld / Claude Lecomte

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Cet article a été publié le 12 septembre 2020.
Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 12 septembre 2020.