Bella Ariel (1912-1943) était une Juive turque, mannequin chez Jeanne Lanvin, faubourg Saint-Honoré (Paris). Durant la Deuxième Guerre mondiale, elle vivait et travaillait pour la haute couture à Paris, et a été photographiée par les plus grands artistes : les frères Séeberger, madame d'Ora, Man Ray... Victime d'une vengeance sur fond d'antisémitisme et de cupidité, elle a été dénoncée en juin 1943, déportée et assassinée au camp nazi d'Auschwitz (Pologne). En mai 2026, les éditions Eyrolles ont publié "Bella, un destin brisé" d'Arnaud Nemet, avec une préface de Laurent Joly.
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Bella Ariel était née en 1912 à Constantinople, alors dans l'empire ottoman. Au début des années 1920, sa famille juive sépharade turque et déjà francophone s'installe à Paris. En 1928, Nissim Ariel, père de Bella Ariel, meurt prématurément, et son frère Maurice, commerçant aisé, veille sur sa belle-sœur et ses neveu et nièces. La famille Ariel fréquente parfois la synagogue rue Saint-Lazare dont un grand nombre de fidèles sont alors des judéo-espagnols.
Brune, élancée, distinguée, Bella Ariel gagne sa vie comme mannequin chez Jeanne Lanvin faubourg Saint-Honoré à Paris. Sur le site de l'INA (Institut national de l'audiovisuel), deux vidéos sur Jeanne Lanvin et ses ateliers montrent Bella Ariel. Elle a les qualités requises : elle est photogénique, a des mensurations idéales et sait mettre en valeur les créations de la haute couture parisienne. Brune, le teint mat, elle représente une beauté rare, distincte des nombreux mannequins d'origine russe qui peuplent les salons de maisons de haute couture. Pour ses vêtements, Jeanne Lanvin s'inspire souvent de l'Orient.
Sur son site Internet, l'agence photographique Roger Viollet montre des photographies de Bella Ariel, portant des vêtements signés Jeanne Lanvin, et photographiée par Boris Lipnitzki (1887-1971).
Durant la Deuxième Guerre mondiale, Bella Ariel continue de travailler pour Jeanne Lanvin qui tente d'attirer une clientèle allemande. Cette jeune femme indépendante est la compagne d'un Français marié non-juif, Edouard Merlé. Les amants travaillent dans deux boutiques se faisant face rue du faubourg Saint-Honoré : la principale boutique à Paris de Jeanne Lanvin, la chemiserie de luxe Leinen-Peuch dirigée jusqu'à son aryanisation par les frères Edouard et Camille Wormser, nés dans une famille juive d'origine alsacienne.
Bella Ariel habite rue de Varenne, dans le VIIe arrondissement de Paris. Elle y loue un appartement.A partir de 1942, le réseau de résistance, organisé par Marcelle Douglas, au sein de la maison de haute couture parisienne Jeanne Lanvin, après avoir aidé des dizaines d'employés juifs à quitter la zone occupée pour la zone libre en franchissant la ligne de démarcation, doit cesser son activité.
L'étau se resserre autour de Bella Ariel.
Le 5 juin 1942, pour la Journée de l'Elégance à bicyclette, Bella Ariel est photographiée souriante au bois de Boulogne en train de circuler à vélo. Cette photographie est publiée en Une de la presse. Est aussi annoncée par cette presse l'obligation pour les juifs de plus de six ans de porter l'étoile jaune en zone occupée.
Bella Ariel est dénoncée en juin 1943. La lettre la dénonçant est ainsi rédigée : Bella Ariel « est donc en contact constant avec la clientèle. Elle se vante de sa race, injurie les antisémites et fait de la propagande gaulliste. Le numéro de téléphone de son domicile est Littré 45.28 mais les renseignements du téléphone ont instruction de ne pas indiquer l’adresse ».
Le 21 juin 1943, l’inspecteur Victor Arrighi, né dans le département de Constantine (en Algérie française) « se rend chez Jeanne Lanvin ; il y trouve Bella Ariel, née en 1912 à Constantinople, qui prétend « ne travailler qu’en studio et de ce fait ne pas se trouver en contact avec le public ». Comme elle loue un appartement près de son travail, sans autorisation, elle se trouve en infraction avec les ordonnances allemandes 3 et 6, et est consignée au poste de police de l’Opéra". Elle est internée au camp de Drancy sous le contrôle du SS Alois Brunner - Les internés y assurent la gestion interne sous le contrôle des SS. Edouard Merlé s'efforce d'obtenir la libération de Bella Ariel, notamment en contactant le consulat de Turquie. Celui-ci demeure inactif vraisemblablement en raison de l'attitude de la Turquie qui persécute ses ressortissants juifs sur son territoire et de l'alliance entre dirigeants nazis et musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al-Husseini...
Nièce de Bella Ariel, Simone Cohen se réfugie en Ariège après l'arrestation de la mannequin.
Bella Ariel est déportée [vers Auschwitz] le « 18 juillet 1943 dans le convoi 57. Elle n’est pas revenue ». Elle a été vraisemblablement été assassinée dès son arrivée dans ce camp nazi.
L’historien Laurent Joly précise : « Les renseignements semblent émaner d’un administrateur provisoire. Sur cette missive, on reconnaît l’écriture » de Joseph Antignac, entrepreneur et directeur du cabinet de Louis Darquier de Pellepoix, Commissaire général aux Questions Juives (CGQJ) où il est chargé de l' « aryanisation économique » : « Faire faire une enquête. Renseignements fournis par de Fontréault. » Le dossier est transmis le 26 mai 1943 à la SEC. Le délateur à l’origine de cette affaire n’est autre que Marcel de Font-Réaulx, futur président de l’Association française des propriétaires de biens aryanisés. Font-Réaulx avait été l’associé de l’ami de Bella Ariel au sein de la société Line Peuch. Notons qu’interrogé en 1949 (Font-Réaulx est, lui, décédé en 1948), ce dernier avoue son incrédulité : « Je ne pense pas qu’il soit le dénonciateur. Je précise que lorsque cette dernière était internée à Drancy, j’avais également chargé De Font-Réaulx d’intervenir auprès d’ANTIGNAC pour la faire libérer. Il m’a dit ne pas avoir obtenu satisfaction. » (Centre des archives contemporaines (CAC), 890158/13, audition d’Édouard M., 18 juin 1949) Mais il est plus que probable que Font-Réaulx ait fait à peu près l’inverse, alimentant Antignac des ragots et informations précises que l’on peut lire dans une lettre adressée par le directeur de cabinet du CGQJ à la Gestapo : « Je vous confirme que les renseignements qui viennent de me parvenir m’indiquent que l’amant de cette juive, M. M. Édouard […] ne cesse de faire des démarches en vue de faire libérer sa maîtresse. […] En conséquence, je vous demande de vouloir bien maintenir la juive ARIEL à DRANCY et de la faire déporter le plus rapidement possible à moins que son pays d’origine ne la réclame. Je vous signale enfin qu’une liaison est établie entre M. M et sa maîtresse et, grâce à la complicité du personnel de DRANCY, cette dernière reçoit des lettres et des paquets tous les jours et qu’il lui est possible de pouvoir écrire à son amant quotidiennement. » (CAC, 890158/13, copie d’une lettre de Joseph Antignac à Heinz Röthke, 1er juillet 1943) » (Laurent Joly, La délation antisémite sous l'Occupation, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2007/4, n° 96)
Quels sont les principaux coupables de l'arrestation et la déportation de Bella Ariel ? Et quelles ont été leurs motivations ? Citons ces trois personnages : Joseph Antignac, directeur du cabinet du Commissariat général aux Questions Juives (CGQJ), Marcel de Font-Réaulx dont l'épouse Marcelle Bartholomé achète le 5 août 1941 à un prix dérisoire le bail, le fonds de commerce et l'appartement au-dessus de la boutique de l'enseigne Leinen-Peuch dans un quartier huppé, et Victor Arrighi.
Les motivations des coupables s'avèrent difficiles à déterminer, tout comme les relations entre Font-Réaulx et Merlé. L'antisémitisme,, vraisemblablement. Souci de l'épouse d'Edouard Merlé de se venger ? Des dissensions entre Font-Réaulx et Merlé, alors associés dans Leinen-Peuch ?
Mais il y a un quatrième coupable : le régime d'Ankara qui n'a pas protégé tous ses ressortissants hors de son territoire, et a persécuté ses citoyens juifs sur le territoire turc. A cet égard, la lecture du numéro 203 (2015/2) de la Revue d’Histoire de la Shoah éditée par le Mémorial de la Shoah et intitulé "Les neutres d'Europe face au génocide, 1941-1945" s'avère éclairante. Dirigé par l'historien Georges Bensoussan, il publie notamment l'article "La politique de la Turquie pendant la Shoah" par Corry Guttstadt (traduction de l’allemand par Olivier Mannoni, pages 195 à 231). Cette historienne décrit avec précision l'évolution, des années 1930 à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, de l'attitude de la Turquie envers les juifs turcs vivant dans des territoires contrôlés par les Nazis :
"Dès l’automne 1940, après l’introduction des premières mesures antisémites en France, les représentations de plusieurs États intervinrent contre la violation des droits de leurs citoyens juifs. Le consulat général turc à Paris protesta ainsi, dans une lettre du 28 décembre 1940, contre la mise en œuvre du décret prévoyant l’enregistrement des entreprises dirigées par des Juifs et la mise en place d’administrateurs provisoires...Après d’assez longues négociations, les entreprises et les biens des Juifs citoyens d’États neutres ne furent pas confisqués par les Allemands ou le gouvernement de Vichy, mais placés sous l’autorité d’administrateurs non juifs des consulats en question. Ce fut le cas pour de nombreuses entreprises appartenant à des Juifs turcs, pour lesquels le consulat de Turquie nomma des administrateurs.Plus de 4 000 Juifs furent arrêtés lors de la rafle menée contre les Juifs étrangers à Paris, en août 1941. Des diplomates de plusieurs pays protestèrent contre l’interpellation de leurs ressortissants. Le consul de Turquie réclama lui aussi, dès le 21 août, la libération de seize Juifs turcs arrêtés. Dans un premier temps, les autorités allemandes ne jugèrent pas nécessaire de s’arrêter sur ces protestations. Il fallut les interventions réitérées des consulats concernés pour que les Juifs des États neutres soient relâchés.L’importance qu’accordait l’Allemagne à la Turquie dans sa politique étrangère procura aux autorités turques d’immenses possibilités de protéger leurs Juifs vivant en Europe. Ses diplomates en poste en France, en Italie et en Grèce le firent à plusieurs reprises et avec succès. Pour les seules années 1942-1943, on a gardé la trace d’interventions de diplomates turcs en faveur d’environ cinquante Juifs turcs qui avaient été arrêtés. Dans la plupart des cas, les consuls turcs purent obtenir la libération de ces personnes et les sauvèrent ainsi de la déportation.Nous avons mentionné plus haut que le consulat turc à Paris avait obtenu la libération de seize des Juifs arrêtés pendant la rafle d’août 1941. Mais plusieurs centaines de Juifs turcs avaient été pris en même temps, pour lesquels le consulat n’intervint pas. À la mi-octobre 1941, on comptait, dans les trois camps de Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande, 365 personnes que les Allemands considéraient comme des « Juifs turcs ». Lorsque le RSHA (Reichssicherheitshauptamt, Bureau principal de la sécurité du Reich) et l’Auswärtiges Amt se furent entendus, début 1942, sur les règles d’exception pour les Juifs ressortissants d’États neutres et alliés, les autorités allemandes envoyèrent aux consulats concernés des listes contenant les noms des citoyens juifs arrêtés, en leur demandant de confirmer leur nationalité. Ce fut aussi le cas pour les représentations turques. Paul Zuckermann, qui fit office de secrétaire à Drancy, signale dans une lettre avoir établi, à la demande de divers consulats, des listes de citoyens juifs détenus.Beaucoup des Juifs turcs emprisonnés à Drancy ou à Compiègne pourraient avoir seulement appris au cours de leur détention que la Turquie ne leur reconnaissait plus leur nationalité. C’est ce qui ressort de quelques lettres désespérées dans lesquelles ils demandent à leurs proches de leur envoyer enfin les papiers nécessaires et précisent que d’autres Juifs ressortissants d’États neutres ont déjà été libérés de Drancy.Le 17 juin 1942, le directeur de la « police aux questions juives », Jacques Schweblin, posa la question suivante dans une lettre à Dannecker : « À Drancy se trouvent encore à peu près 250 internés, dont 150 aptes au travail attendent toujours la reconnaissance de leur nationalité turque par le consulat concerné. Quelle attitude doit-on avoir envers ces personnes pour le transport du 20 juin 1942 ? » Cinq jours plus tard, le troisième train de déportation quittait Paris. Il partit avec 57 hommes nés en Turquie, avec la mention « nationalité non établie »...Au cours de l’été 1942, les autorités turques ne pouvaient pas savoir quelle conséquence mortelle auraient pour les Juifs turcs leur rejet et la non-reconnaissance de leur nationalité. La politique de déchéance de la nationalité fut mise en œuvre par le gouvernement d’Ankara ; une commission du ministère de l’Intérieur décidait en dernière instance de la reconnaissance ou du refus de reconnaissance de la nationalité. Le gouvernement turc poursuivit toutefois cette politique après que l’extermination systématique des Juifs par les nazis et, donc, le risque qu’entraînait la déportation eurent été connus, fin 1942. La Turquie ne priva pas seulement des milliers de Juifs turcs vivant dans la zone de pouvoir national-socialiste de la protection que leur apportait leur nationalité : elle leur refusa aussi le voyage de retour en Turquie, qui aurait pu les sauver......Les Juifs turcs constituaient le plus grand groupe ; pour la seule zone nord de la France, les instances nazies partaient d’un nombre de 4 000 à 5 000 Juifs turcs."
Le 13 mai 1944, Victoria, autre sœur de Bella, a été arrêtée avec son fils adolescent, Maurice à Paris ; le 5 mai 1944, son époux Mentech avait été interpellé lors de la rafle du Bosphore rue Sedaine.
Arrêté en novembre 1944, Antignac a été condamné à mort en 1949 - peine commuée en travaux forcés à perpétuité. In fine, amnistié, il est libéré en 1954. Arrighi entre dans la résistance en... juillet 1944, et en avril 1945, près de Duren (Allemagne), il est mortellement touché lors d'affrontements avec des soldats allemands. Après guerre, le spoliateur Font-Réaulx travaille dans un Comité régional interprofessionnel chargé de l'épuration dans les entreprises. Il démissionne en mars 1946, et décède en 1947 sans avoir eu à répondre de ses actes durant l'Occupation.
Jacques Ariel, frère de Bella Ariel, est détenu dans un Stalag - il retrouve Paris en 1945. Sa sœur Lucie rejoint Paris à la Libération. Veuve - son époux Youmtov Lévy a été déporté et assassiné dans un camp nazi -, elle se remarie avec Gabriel Dassa, rescapé des déportations organisées par Alois Brunner à Salonique (Grèce), et dont l'épouse ainsi que la fille de trois ans avaient été tuées au camp nazi d'Auschwitz.
Dans Les Violons du Bal, Michel Drach avait filmé une scène au cours de laquelle Marie-José Nat, qui incarnait sa mère juive, se rendait dans une maison de couture pour convaincre sa fille ainée, mannequin qui participait à un défilé de mode, de quitter Paris occupé par les Nazis.
"Bella, un destin brisé"
En mai 2026, les éditions Eyrolles ont publié "Bella, un destin brisé" d'Arnaud Nemet, avec une préface de Laurent Joly et de magnifiques photographies en noir et blanc sophistiqué notamment de Man Ray, de la mannequin.
"Paris, 5 juin 1942. Dans les allées du bois de Boulogne, une jeune femme radieuse prend la pose, juchée sur une bicyclette. Mannequin vedette de la prestigieuse maison de haute couture Jeanne Lanvin, elle participe à la Journée de l’élégance. Le lendemain, sa photographie fait la une de la presse. Mais qui sait que derrière ce cliché se cache une autre réalité, beaucoup plus sombre ? Bella Ariel est juive et, en zone occupée, le port obligatoire de l’étoile jaune entre tout juste en vigueur. À l’aube de ses 30 ans, sa vie s’apprête à basculer brutalement."
"Ce livre est le fruit d’une longue et minutieuse enquête de l’auteur sur les traces de son arrière-grand-tante, des rives du Bosphore à la rue du Faubourg-Saint-Honoré. À travers de nombreuses photographies et grâce à la parole des derniers témoins, il nous plonge au cœur de la France des années trente et de l’Occupation, et nous entraîne dans les prestigieux salons de la haute couture parisienne. De manière implacable, il révèle les circonstances révoltantes qui ont conduit au tragique destin d’une jeune femme originaire de Constantinople, devenue une égérie de la mode."
"Après un parcours dans le journalisme, Arnaud Nemet est aujourd'hui chargé de communication.
En 1996, ce passionné par l'histoire et la photographie avait trouvé un carton de photographies retraçant la carrière de mannequin de Bella Ariel. Il avait aussi retrouvé un parapluie où sont gravées "BA", les initiales de Bella Ariel.
"Il avait participé à l'ouvrage de l'historienne Anne Grynberg Sur nos traces : récits de persécution, spoliation, réparations (La Documentation française, 2023). A partir de ses recherches et d’archives familiales, l'auteur avait déjà rédigé un chapitre du livre d’Anne Grynberg consacré à Bella Ariel : "Bella Ariel. L’étoile de la mode venue des rives du Bosphore"
"Les éditions La Documentation française, en partenariat avec la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations, avaient publié cet ouvrage singulier par son traitement unique : le croisement des récits de vie des témoins et les éclairages de l’historienne, dans une logique de complémentarité et de dialogue entre victimes directes et jeunes générations".
Hommages
Dans le cadre de la Journée judéo-espagnole, une manifestation était organisée par Aki Estamos et la Fédération des associations sépharades de France, avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (FMS) et de la Fondation du judaïsme français (FJF). Le 25 juin 2024 à 14h, à l'Institut Cervantès, dans le cadre du Festival des Cultures Juives (FCJ), Arnaud Nemet évoqua Bella Ariel, sa grand-tante. "Née à Constantinople au sein d’une famille sépharade émigrée en France, Bella Ariel devint mannequin vedette chez Jeanne Lanvin dans l’entre-deux-guerres et l’égérie des plus grands photographes. Poursuivant malgré les risques son travail sous l’Occupation, elle sera dénoncée et arrêtée en juin 1943 puis déportée sans retour à Auschwitz."
En 2025, l'exposition « La mode en modèles. Photographies des années 1920-1930 » au musée des Arts décoratifs a évoqué le destin tragique de « Bella Ariel (1912-1943), mannequin de cabine pour Jeanne Lanvin à partir de 1934, puis mannequin vedette, [qui] pose parallèlement pour Man Ray, D’Ora ou Lipnitzki. Sous l’Occupation, elle défile toujours mais en 1943, à la suite d’une dénonciation, elle est arrêtée par la police anti-juive et est assassinée dans le camp d’extermination d’Auschwitz ».
Arnaud Nemet,"Bella, un destin brisé". Préface de Laurent Joly. Eyrolles, 2026. 256 pages. 215 x 134 mm. EAN13 9782416022432. 19,9 €
Le 25 juin 2024 de 14h à 18h
11, avenue Marceau 75116 Paris. 7, rue Quentin Bauchart, Paris 8e
Tél. : (+33) 01 40 70 92 92
Entrée était libre sur réservation auprès du Festival des Cultures juives.
La soirée se prolongea à 20h avec les concerts de Laetitia Marcangeli et Éléonore Fourniau aux Trois Baudets
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