Citations

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mercredi 29 juillet 2026

Ruth Orkin (1921-1985)

Ruth Orkin (1921-1985) était une photographe et réalisatrice - Le Petit Fugitif (1953) et Lovers and Lollipops (1955) - juive américaine. Membre de la Photo League, célèbre pour son cliché American Girl in Italy (1951), fascinée par le mouvement, elle a photographié des stars hollywoodiennes et New York au fil des saisons. Pour le 75e anniversaire de cette icône réalisée à Florence (Italie), Ruth Orkin Photo Archive édite un coffret en édition limitée retraçant son histoire.


"Si mes photographies font ressentir au spectateur ce que j'ai fait quand je les ai prises pour la première fois, alors j'ai atteint mon objectif." -Ruth Orkin

Ruth Orkin (1921-1985) était née dans une famille juive - Mary Ruby, actrice, et Samuel Orkin - à Boston. Elle vit à Hollywood où sa mère joue dans des films muets. 

En 1931, elle reçoit son premier appareil photo, un Univex à 39 cents, et photographie son entourage amical. Agée de 17 ans, pour visiter l'exposition universelle de 1939, elle parcourt les Etats-Unis à vélo, de Los Angeles à New York, en trois semaines, et photographie tout au long de son périple.

En 1940, Ruth Orkin étudie le photojournalisme au Los Angeles City College, puis, en 1941, devient la première coursière des studios MGM : elle aspire à un emploi de directrice de la photographie. Elle découvre les discriminations du syndicat hostile à l'adhésion de femmes, et démissionne. Durant la Deuxième Guerre mondiale, en 1941, elle rejoint le Women's Army Corps afin de se former à la technique cinématographique. En 1943, elle est libérée, sans avoir bénéficié de cette formation.

En 1943, Orkin se fixe à New York pour continuer sa carrière de photojournaliste indépendante dans un milieu plutôt masculin. Elle débute comme photographe de boîte de nuit. En 1947, elle photographie Leonard Bernstein pour le New York Times. Pour des commandes notamment de Life, Look13, Ladies' Home Journal, elle voyage dans le monde : ainsi, elle se rend en 1951 en Israël pour Life. On attribue à Orkin le mérite d'avoir percé dans un domaine essentiellement masculin.

Elle photographie des célébrités : Lauren Bacall, Doris Day, Ava Gardner, Tennessee Williams, Marlon Brando et Alfred Hitchcock.

Sa photographie la plus célèbre ? American Girl in Italy (1951) de la série Don't Be Afraid to Travel Alone. Le cliché représente Ninalee Craig (connue alors sous le nom de Jinx Allen), étudiante en art âgée de 23 ans, déambulant avec assurance à Florence devant des hommes italiens la regardant avec insistance. Selon Ninalee Craig, l'image n'a pas été mise en scène et cette photo, comme les autres prises ce jour-là, visait à montrer le plaisir de voyager seul.

En 1952, Orkin épouse le photographe, cinéaste et membre de la Photo League Morris Engel ; le couple a deux enfants : Andy et Mary Engel. 

Ruth Orkin et Morris Engel collaborent - écriture, production, réalisation, montage - sur deux grands films indépendants - Le Petit Fugitif (Little Fugitive, 1953), nommé aux Oscars en 1953, et Lovers and Lollipops (1955) - qui rencontrent le succès. 

Ruth Orkin revient à la photographie, prenant des clichés en couleur de Central Park vu à travers la fenêtre de son appartement. Les photographies qui en résultent sont rassemblées dans deux livres, A World Through My Window (1978) et More Pictures from My Window (1983).

Ruth Orkin est décédée en 1985 à New York.

Dans sa biographie "Ruth Orkin" (Actes Sud, PhotoPoche), Anne Morin remarque : "Ce qui passionne Ruth Orkin, c’est le cinéma, c’est l’image en mouvement, c’est le temps. Face à la difficulté de s’établir en tant que femme cinéaste aux États-Unis dans les années 1940, elle invente un langage visuel très particulier, à l’intersection de la photographie et du cinéma. Du road movie au roman photo en passant par de nombreux reportages, ses séries emblématiques sont empreintes de théâtralité, de rythme et de narration."

"Ruth Orkin. Una Nuova Scoperta"
En 2023, les salles Chiablese des musées royaux de Turin ont proposé l'exposition "Ruth Orkin. Una Nuova Scoperta" (Ruth Orki. Une nouvelle découverte). 

"La plus grande rétrospective jamais organisée en Italie de Ruth Orkin (Boston 1921 – New York 1985), photojournaliste, photographe et réalisatrice américaine, l'une des plus importantes du XXe siècle."

Sous le commissariat d'Anne Morin, organisée par diChroma, produite par Società Ares srl avec les Musei Reali et le patronage de la municipalité de Turin, l'exposition "rassemble 156 photographies, pour la plupart originales, qui retracent le parcours de l'une des personnalités les plus importantes de la photographie du XXe siècle, en particulier entre 1939 et la fin des années 1960, à travers des œuvres clés telles que VE-Day, Jimmy Tells a Story, American Girl in Italy, l'un de ses clichés les plus emblématiques de l'histoire de la photographie, des portraits de personnalités telles que Robert Capa, Albert Einstein, Marlon Brando, Orson Welles, Lauren Bacall, Vittorio De Sica, Woody Allen et d'autres."

« En tant que conservatrice et historienne de la photographie », explique Anne Morin , « j’ai toujours pensé que l’œuvre de Ruth Orkin n’avait pas reçu la reconnaissance qu’elle méritait. Pourtant, si cette photographe a un destin fascinant, son travail l’est tout autant. Cette exposition vise à redécouvrir le travail de cette femme qui aspirait à devenir réalisatrice et qui, confrontée à un monde du cinéma dominé par les hommes, a dû trouver sa place ailleurs. Elle n’a pas renoncé à son rêve, mais l’a abordé différemment, créant un langage photographique singulier, d’une richesse extraordinaire et novateur. L’œuvre photographique de Ruth Orkin parle d’images, de cinéma, de récits et, en fin de compte, de vie. Cette exposition est l’hommage définitif rendu à cette jeune femme qui a réinventé la photographie. »

« Suite au succès retentissant de l'exposition Vivian Maier », déclare Edoardo Accattino , PDG d'Ares srl, « nous présentons à Turin une nouvelle exposition consacrée à Ruth Orkin, photographe élégante et raffinée. Il s'agit de la plus vaste anthologie jamais réalisée sur l'une des photographes les plus importantes du XXe siècle, dont l'œuvre reste encore méconnue aujourd'hui. C'est pourquoi nous avons souhaité créer un parcours immersif qui guidera les visiteurs à la découverte de cette artiste sensible dont l'œuvre extraordinaire ne manquera pas de captiver le public turinois. »

« L’exposition monographique consacrée à Ruth Orkin », explique Enrica Pagella, directrice des Musées royaux , « s’inscrit dans la continuité des expositions dédiées à la photographie, élément fondateur de la Sale Chiablese, un espace que les Musées royaux réservent principalement à l’art contemporain et à la réflexion sur les moyens de communication qui ont contribué à transformer le visage de l’histoire et de la société. Après Vivian Maier. Unpublished et Focus on Future. 14 photographes pour l’Agenda 2030 des Nations Unies, cette anthologie propose une réflexion approfondie sur les différents langages qui ont permis à l’artiste d’être reconnue et de s’imposer sur la scène photographique mondiale, témoignant de la primauté et du caractère visionnaire d’un regard qui mérite encore d’être exploré, fidèle au récit d’une époque où l’affirmation des genres était une conquête lointaine, même dans le domaine artistique. »

L'exposition "aborde son œuvre sous un angle inédit, à la croisée de l'image fixe et de l'image animée. Fascinée par le cinéma, Ruth Orkin rêvait de devenir réalisatrice, notamment grâce à l'influence de sa mère, Mary Ruby, actrice du cinéma muet, qui l'a propulsée sous les feux de la rampe hollywoodienne dans les années 1920 et 1930. Cependant, durant la première moitié du XXe siècle, le chemin vers cette carrière était semé d'embûches. Ruth Orkin fut ainsi contrainte d'abandonner son rêve de devenir cinéaste, ou du moins de le réinventer et de le transformer. Grâce à un cadeau, son premier appareil photo, un Univex à 39 cents, elle se tourna vers la photographie, sans jamais renoncer à sa fascination pour le cinéma."

"C’est précisément cette occasion manquée de réaliser sa vocation qui l’a contrainte à inventer un langage à la confluence de ces deux arts sœurs, entre l’image fixe et l’illusion de l’image animée, un langage qui induit une correspondance constante entre deux temporalités non parallèles. À travers une analyse très précise de l’œuvre d’Orkin, l’exposition nous permet de comprendre les mécanismes déployés pour évoquer le fantôme du cinéma dans son travail. Cela se produit dès son premier Road Movie, en 1939, lorsqu’elle traverse les États-Unis à vélo, de Los Angeles à New York. À cette occasion, Ruth Orkin tient un journal qui se transforme en une séquence cinématographique, un reportage relatant ce voyage et dont la linéarité temporelle se déploie chronologiquement. Inspirée par les carnets et albums dans lesquels sa mère documente le tournage de ses films, et utilisant le même type de légendes manuscrites, l’artiste insère l’image photographique dans un récit qui suit le schéma de la progression cinématographique, comme si les photographies étaient des images fixes d’un film jamais tourné et dont 22 pages sont exposées."

"L'itinéraire comprend également des œuvres telles que Les Joueurs de cartes ou Jimmy raconte une histoire , de 1947, dans lesquelles Ruth Orkin utilise la caméra pour filmer, ou plutôt pour capturer des moments, laissant au regard du spectateur le soin de composer la scène et de reproduire le mouvement, mais aussi les images et le film Le Petit Fugitif (1953), nominé pour l'Oscar de la meilleure photographie et lauréat du Lion d'argent à la Mostra de Venise, qui raconte l'histoire d'un garçon de sept ans nommé Joey (Richie Andrusco) qui s'enfuit à Coney Island après avoir été trompé et avoir cru avoir tué son frère aîné Lennie, et que François Truffaut considérait comme fondamental pour la naissance de la Nouvelle Vague."

"Au début des années 1940, Ruth Orkin s'installe à New York, où elle devient membre de la Photo League, une coopérative de photographes new-yorkais, et établit des collaborations prestigieuses avec d'importants magazines, à tel point qu'elle devient l'une des principales photographes féminines de l'époque."

"C’est durant cette période qu’elle réalisa certaines des photographies les plus intéressantes de sa carrière. Avec « Vue d’en haut », Orkin capturait des scènes de rue perpendiculairement depuis une fenêtre, saisissant des personnes totalement inconscientes d’être l’objet de son regard : un groupe de femmes nourrissant des chats errants ; un père qui, après avoir acheté une tranche de pastèque, l’offre à sa fille devant l’étal d’un vendeur ambulant ; deux policiers encerclant un matelas usé abandonné dans la rue ; deux fillettes jouant à tournoyer l’une sur l’autre ; un groupe de marins marchant d’un pas rapide, reconnaissables à leurs chapeaux qui se détachaient comme des disques blancs sur l’asphalte gris."

"Bien des années plus tard, elle est revenue à ce type de photographie : depuis une fenêtre donnant sur Central Park, l'artiste a répété le même geste et le même cliché, à différentes saisons, enregistrant la physionomie des arbres, les teintes de leurs feuilles : le sujet est précisément le temps et son flux, sous la forme d'une séquence qui évoque l'élasticité du temps cinématographique."

L'exposition "retrace également le reportage réalisé pour le magazine LIFE en 1951 en Israël, suivant l'Orchestre philharmonique israélien, ainsi que son voyage en Italie, avec des visites à Venise, Rome et Florence. C'est dans cette dernière ville qu'elle rencontra Nina Lee Craig, une étudiante américaine, à qui elle demanda de poser pour un reportage visant à illustrer, par l'image, l'expérience d'une femme voyageant seule à l'étranger. Ce reportage devint « American Girl in Italy », l'une de ses photographies les plus emblématiques et célèbres de l'histoire de la photographie. La scène immortalisant Nina Lee Craig arpentant les rues de Florence, entourée d'hommes qui lui font des clins d'œil, inspira Ruth Orkin et la poussa à créer le reportage photographique qu'elle recherchait depuis longtemps."

« Ruth Orkin - Bike Trip, USA, 1939 »
En 2023-2024, la Fondation Henri Cartier-Bresson a proposé l’exposition « Ruth Orkin - Bike Trip, USA, 1939 ».

« Pour la première fois en France, la Fondation Henri Cartier-Bresson a présenté une exposition entièrement consacrée à la photographe américaine Ruth Orkin (1921-1985). Reconnue internationalement pour la photographie intitulée American Girl in Italy (1951), image iconique d’une femme qui voyage seule, Ruth Orkin réalise, alors qu’elle est adolescente, un projet avant-coureur : la traversée des États-Unis d’Ouest en Est. »

« En 1939, alors qu’elle est âgée de 17 ans et vit chez ses parents à Los Angeles, Ruth Orkin entreprend de traverser seule les États-Unis, du Pacifique à l’Atlantique. Elle voyage à vélo… ou, pour être plus précis, avec celui-ci. Elle parcourt les longues distances en voiture, en train ou en bus, utilisant surtout sa bicyclette pour visiter les grandes villes : Chicago, Philadelphie, Washington, New York, Boston et San Francisco. »

« Durant quatre mois, la jeune femme réalise près de 350 photographies : des vues urbaines, beaucoup d’autoportraits et d’étonnantes compositions à travers le cadre de son vélo. Dans chacune des villes qu’elle traverse, la presse locale s’intéresse à son histoire, l’interviewe et la photographie. Grâce à cette publicité inattendue, elle est conviée partout, reçoit des invitations pour des spectacles et même un nouveau deux-roues. »

« Le but déclaré d’Orkin à son départ était de visiter l’Exposition universelle de New York. Mais l’aventure transcontinentale se révèlera beaucoup plus décisive. Ce sera pour elle un moment déterminant de formation et d’émancipation, vérifiant ainsi le dicton populaire selon lequel : l’important n’est pas la destination, mais bien le voyage lui-même. »

« L’exposition rassemblait une quarantaine de photographies et des documents d’archives, dont le manuscrit de Ruth Orkin sur cette aventure. »

Le commissaire de l’exposition était Clément Chéroux, directeur, Fondation HCB, auteur du catalogue "Ruth Orkin - Bike Trip, USA, 1939". "L’extraordinaire voyage inaugural d’une des grandes photographes du XXe siècle révélé pour la première fois. En 1939, à 17 ans, Ruth Orkin traverse seule les États-Unis avec son vélo, son appareil photo et seulement 25 $ en poche. Ce « bike trip » à travers les États-Unis, la mène de Los Angeles à New York où elle compte visiter l’exposition universelle. Sa traversée et son audace, exceptionnelles pour l’époque, suscitent la curiosité de la presse locale qui lui consacre de nombreux reportages lors de son passage. C’est au cours de cette épopée vélocipédique que Ruth Orkin esquisse les prémices de son écriture photographique. Ses photographies de scènes de rue, de bâtiments découpés par des jeux subtils de lumière, ses images poétiques et touchantes, dans lesquelles elle n’hésite pas à mettre en scène son destrier de métal, seront montrées pour la première fois en France à l’occasion d’une exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson. En 1951, devenue photographe professionnelle (après avoir été coursière pour les studios MGM !), Ruth Orkin réalisera son image la plus célèbre, American Girl in Italy, montrant une femme qui voyage seule, sous les regards des hommes qui l’entourent et occupent l’espace public, comme un clin d’œil à son expérience personnelle".

Dans l'introduction, Anne Morin souligne : "Ce qui passionne Ruth Orkin (1920-1985), c’est le cinéma, c’est l’image-mouvement, c’est le temps. Face à la difficulté de s'établir en tant que femme cinéaste aux États-Unis du début du XXe siècle, elle invente un langage visuel à la croisée de la photographie et du cinéma. Du road movie (**Bicycle Trip**, 1939) au roman photo (**American Girl in Italy**, 1951) en passant par des nombreux reportages et le montage du célèbre film **Little Fugitive** (précurseur de la Nouvelle Vague), ses séries emblématiques sont empreintes de théâtralité, de mouvement et de narration. Au-delà de l’image en mouvement et en deçà de l’image fixe, son écriture photographique imbrique constamment ces deux temporalités."
 
« Ruth Orkin, photographe oubliée hantée par le cinéma »
Arte diffuse sur son site Internet « Ruth Orkin, photographe oubliée hantée par le cinéma ».

« 40 ans après sa disparition, l’héritage de la photographe Ruth Orkin sort de l’ombre dans une exposition tournante en Europe consacrée à son héritage et le rêve de toute sa vie : le cinéma. Présenté à Stockholm Kulturhuset Stadsteatern jusqu’au 16 mars 2025 avant d’autres dates européennes, l'événement dévoile une grande artiste oubliée de l’Histoire, comme tant de ses consœurs. »

75 ans d'une icône
La célèbre photographie American Girl In Italy a été prise le 22 août 1951 à Florence. Pour son 75e anniversaire, Ruth Orkin Photo Archive édite un coffret en édition limitée, et distille des informations sur ce cliché : "l’image icône et huit images supplémentaires (dont une variante inédite d’American Girl in Italy) qui révèlent toute l’histoire de ce matin d’août dans l’Italie d’après-guerre. Le coffret comprend en outre deux photographies bonus et un essai commémoratif de Mary Engel. Avec une édition de 75 exemplaires, c’est la seule fois que ces tirages seront produits sous forme de collection dans ce format.
L’ensemble a été imprimé par LTI Lightside et a été organisé par Mary Engel et Stephen McCamman.
PHOTOGRAPHIES DU COFFRET
Tirages pigmentaires noir et blanc, 35,5 × 45,7 cm (14 × 18 po)
1. American Girl in Italy
2. American Girl in Italy (Variation) — jamais tirée auparavant
3. Couple in MG
4. Jinx in Goggles
5. Jinx and Carlo on Scooter
6. Jinx Sitting with the Locals
7. Jinx Staring at Statue
8. Jinx at American Express Office
9. Jinx and Justin at Cafe
10. Jinx Through the Beads
Photographies bonus
11. Ruth and Jinx on Balcony (photographe inconnu)
12. Planche-contact d’American Girl in Italy
 
DÉTAILS DU COFFRET
Tirage total : 75 exemplaires, plus épreuves d’artiste
Coffret portfolio de qualité muséale
Étiquette personnalisée portant le titre de la collection
Catalogue American Girl in Italy — DÉTAILS DES TIRAGES
Tirages pigmentaires d’archive sur papier Canson Baryta
Certificat d’authenticité signé par Mary Engel, directrice du Ruth Orkin Photo Archive
Signature de Ruth Orkin gaufrée à sec sur chaque tirage
Tampon de la collection du 75e anniversaire, au verso"
 
CONTACT
Mary Engel
Directrice, Ruth Orkin Photo Archive
Courriel : Orkinphoto@aol.com
www.orkinphoto.com
@ruthorkinphoto


Du 18 juillet au 18 octobre 2025
Au Centro de Documentación de la Imagen de Santander (CDIS) 
Espagne

France, Allemagne, 2025, 3 min
Image : Paul Rhys
Journaliste : Alexia Luquet
Disponible jusqu'au 15/01/2026

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