Citations

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mercredi 15 juillet 2026

Incendies de forêts

A chaque été, des incendies ravagent des forêts. Des commentateurs ou experts allèguent comme cause unique le "changement ou réchauffement climatique". Or, c'est faire fi de décisions politiques catastrophiques - bureaucratie ignorante, absence de prévisions, insuffisance de moyens techniques, maintien d'essences de bois (résineux) particulièrement inflammables (pins), etc. -, souvent inspirées par la doxa écologique - absence de débroussaillage des chemins ruraux au nom de la préservation de la biodiversité, inflation de normes freinant le travail de sapeurs-pompiers, octroi de permis de construire de maisons en bordure de forêts sans protection de pares-feux -, et de l'origine humaine - imprudence, intention criminelle - de 90% des feux de forêt. Arte diffusa le 25 juillet 2026 à 22 h 25 « Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle.

« Une femme d'exception. Le royaume d’Anna » par Beate Thalberg

Au fil des siècles, la superficie des forêts a progressé en France.

En France, l'Office national des forêts (ONF) préconise la “forêt mosaïque”, une nouvelle sylviculture face au "changement climatique". Pour l’ONF, réussir l’adaptation des forêts au "changement climatique" passe par l’introduction d’un nouveau concept : "la forêt mosaïque". L’objectif : renforcer la diversification des essences, par des expérimentations menées dans des îlots d’avenir, et varier les modes de sylviculture".

Certains imputent la responsabilité d'incendies au "changement climatique". Ce qui évite de s'interroger sur des causes relevant de décisions politiques françaises : choix d'essences d'arbres dans les forêts avec un objectif de rentabilité devant se concilier avec la variété d'essences, réduction du personnel de l'Office national des forêts (ONF) - son directeur Bernard Munch a été limogé en conseil des ministres et l'ONF est resté plusieurs mois sans directeur pour lui succéder car la candidate de l'Elysée, Valérie Metrich-Hecquet, responsable de la disparition de 500 emplois à l'ONF, devait être auditionnée par le Parlement qui vote ensuite pour ou contre sa nomination hâtive par le Président de la République Emmanuel Macron (
Le Canard enchaîné, 10 août 2022) -, répression de manifestations de pompiers réclamant plus de moyens, matériel insuffisant - Canadair - et en maintenance en été (!?), métier de pompiers peu attractif en raison de sa faible rémunération et des traquenards tendus dans des "zones sensibles", refus dogmatique et injustifié de réintégrer les pompiers non-vaccinés contre le coronavirus suspendus sans rémunération depuis l'automne 2021 mais recours à des pompiers d'Etats européens sans attestation de leur vaccination, intervention d'écologistes ignorants, insuffisant débroussaillage et entretien de chemins ruraux, reconnaissance de l'accès pastoral pour garantir l'accès des éleveurs-bergers et de reconnaissance du pastoralisme comme acteur préventif des incendies dans les bois et garrigues - des pompiers ne parviennent pas à pénétrer dans les sous-bois car les voies sont bouchées, les maires doivent entretenir les territoires par des éleveurs-bergers, comme Jean Liander, de chèvres ou brebis qui,  comme au Portugal, réduisent la fréquence et la gravité des incendies -, subventions étatiques aux vignerons qui arrachent des vignes précieuses pourtant pour ralentir la propagation des incendies, etc. 

Ajoutons que des maires ont accordé des permis de construire des maisons en bordure de forêts, sans imposer des pares-feux à proximité.

Durant l'été 2026, des incendies ont ravagé des forêts en Gironde, dans le Var et dans la forêt de Fontainebleau (Ile-de-France)

"Le colonel Jérôme Boulanger a détaillé, pour Public Sénat, l'effectif de la flotte anti-incendie : « La flotte aérienne française est composée de 12 Canadair, mais aussi de 8 Dash qui sont capables de larguer 10 tonnes d’eau d’un coup. Nous louons 10 hélicoptères qui permettent d’opérer des frappes plus ciblées, dont 6 bombardiers d’eau et 4 plus légers, sans oublier des petits avions bombardiers d’eau, les Air Tractor », dit-il. Malheureusement, comme le confiait, voilà un mois, le directeur général de la Sécurité civile à l’AFP, à propos des Canadair : « On les sollicite beaucoup et, donc, ils sont régulièrement confrontés à des avaries, mais ils sont réparés. » Après les dramatiques incendies de La Teste-de-Buch, dans le bassin d’Arcachon, et Landiras, dans les Landes, en 2022, Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur, avait promis « d’étudier la création d’une base de Canadair dans le sud-ouest » pour compléter les forces stationnées à Nîmes. C’est resté à l’état de promesse. Deux Canadair ont été commandés à la société canadienne De Havilland, la seule qui les produit, ce qui portera le nombre à 14 en 2028 et 16 en 2032. L’Espagne en compte actuellement 21 et l’Italie 18…" Il faut environ quatre ans pour former un pilote de Canadair...

Les Canadair et les Dash, les camions citernes et les véhicules logistiques qui roulent au diesel doivent se conformer à une régulation bureaucratique ubuesque : l'adjonction d’AdBlue, "liquide composé d’eau déminéralisée et d’urée qui a vocation à transformer une partie des oxydes d’azote (produits par les moteurs diesel) en azote et en eau avant leur échappement. Autrement dit, l’AdBlue permet à ces véhicules de moins polluer. Le système n’est pas obligatoire, mais il est généralisé depuis 2015, depuis que la norme environnementale européenne Euro 6, qui a drastiquement baissé les seuils d'émission de particules fines et d’oxydes d'azote autorisés, est entrée en vigueur. Concrètement, les propriétaires des véhicules concernés ont un réservoir supplémentaire réservé à l'AdBlue et doivent le remplir régulièrement. Si ce n’est pas fait, un message d’alerte s’affiche. Dans certains cas, les performances du véhicule sont limitées ou, pire, son redémarrage est bloqué jusqu’au remplissage. Ce qui est vrai pour les voitures est aussi vrai pour les poids lourds et… les camions de pompiers. Cette règle s’applique de la même manière, qu’ils soient en intervention ou non. Si bien que lorsqu’ils sont sur le terrain en train de lutter contre les flammes qui ravagent des milliers d'hectares de végétation, ils doivent, en plus d’accomplir leur mission première, penser à approvisionner leur fourgon en AdBlue, comme l’explique à BV un cadre des sapeurs-pompiers : « C’est une contrainte supplémentaire car, en plus d’avoir des réserves de carburant, il faut aussi des réserves d’AdBlue. »

Le 11 juillet 2026, "près de 2 000 personnes, pour la plupart des militants d’extrême gauche du Nord de la France, se sont rassemblées dans le Pas-de-Calais, autour d’Oisy-le-Verger, pour protester contre le chantier du canal Seine-Nord Europe, contre l'artificialisation des sols. La manifestation a dégénéré lorsqu’une partie du cortège, constituée en black bloc, s’est dirigée vers le chantier afin de couper des clôtures et d’arracher des piquets délimitant la zone de travaux. 900 membres des forces de l’ordre, présentes pour encadrer un rassemblement, ont dû intervenir et ont essuyé des tirs de mortiers d’artifice et des jets de projectiles de la part du black bloc. Ces tirs de mortiers d’artifice ont provoqué un incendie de chaume qui a parcouru 4,4 hectares de cultures. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement et ont réussi à préserver un champ de colza voisin de plusieurs hectares. La police a ensuite riposté avec du gaz lacrymogène."
"Les préfets du Nord et du Pas-de-Calais, Bertrand Gaume et François-Xavier Lauch, ont condamné « avec la plus grande fermeté » ces faits, sans évoquer explicitement la responsabilité de l’extrême gauche. De nouveaux rassemblements ont été annoncés pour les prochains mois".

Le 14 juillet 2026, Le Point a publié l'article "Incendies : des agriculteurs ou des écologistes, il faudra choisir !" de Jean-Paul Pelras. "Face aux contraintes environnementales, le monde paysan se retrouve impuissant ou empêché d’agir là où le feu menace..." L'auteur dénonce "ces territoires où il ne faut surtout pas faucher le bord des routes tant que l’herbe n’a pas épépiné, tout comme il ne faut surtout pas enlever les troncs dérivant dans les cours d’eaux pour ne pas perturber la nidification des oiseaux, et encore moins creuser des retenues (désormais appelées bassines) car elles pourraient impacter la biodiversité. Sans oublier cette propension à laisser s’exprimer la nature pour que la ronce et le genêt colonisent l’arpent « outrageusement » cultivé. Résultat des courses : quand les embâcles envahissent les retenues d’eau, les canadairs gênés par les troncs dérivants ne peuvent pas écoper. Quand une réserve idéalement située peut permettre de noyer un départ de feu, c’est à des kilomètres de là qu’il faut se transporter. Quand les cultures servaient de rempart aux incendies, c’est la friche qui part désormais en fumée... Incendies : des agriculteurs ou des écologistes, il faudra choisir !"

Le 16 juillet 2026, le Président de la République Emmanuel Macron a posté sur X, ex-Twitter :
"
Le constat en 2017 était sans appel : quinze ans sans nouveau Canadair, dix ans sans nouveau Dash" - avion civil -, "une flotte aérienne vieillissante et une chaîne de production à l’arrêt.
Depuis 2017, nous avons changé d’échelle en investissant plus d’1,5 milliard d’euros pour renforcer les moyens de la sécurité civile.
Dès 2017, plus de 400 millions d’euros ont permis l’acquisition de six Dash 8 MRBET pour remplacer les anciens Tracker et renforcer la lutte contre les feux de forêt.
À partir de 2022, plus d’un milliard d’euros supplémentaire a été engagé pour renouveler la flotte d’hélicoptères, acquérir de nouveaux Canadair, renforcer les moyens aériens et financer plus de 1000 camions-citernes supplémentaires.
Jamais la Nation n’avait autant investi dans la sécurité civile. Cet effort se poursuivra."

Le 21 juillet 2026, "deux pompiers professionnels d'une trentaine d'années sont morts en Gironde, "piégés" dans leur camion durant une intervention sur un feu près de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Le 22 juillet 2026, des syndicats alertent sur le manque d'effectifs et la fatigue des personnels éprouvés par les multiples incendies depuis le début de l'été."

"Plus de 42.000 hectares ont brûlé en France entre janvier et mi-juillet, dépassant le précédent record de 2022, selon les données satellitaires du système européen Effis. Les pompiers se battent encore ce mercredi contre un virulent incendie dans le Var, qui a parcouru 2.550 hectares sur un secteur où environ 500 personnes ont dû être évacuées".

Sollicité par l'AFP, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Éric Brocardi, pointe une situation de "tensions permanentes" face à la "surcharge opérationnelle" des sapeurs-pompiers. "À chaque fois qu'il y a des morts, il y a des hommages, mais le problème de fond des moyens n'est pas traité", déplore Sandy Leroy, délégué CGT du SDIS des Landes, qui craint que cette saison de feux "démarrée très tôt" ne se solde par "d'autres drames". "On parle beaucoup de matériel, mais les plus grosses difficultés sont sur les ressources humaines. Certains sont lessivés, ils sont envoyés en renfort d'un département à l'autre, dorment sur des lits picots entre les camions dans un hangar. Voire, entre deux interventions, repartent travailler chez leur employeur", renchérit Bruno Ménard, porte-parole national du syndicat des pompiers volontaires, qui représentent 80 % des effectifs."

Après avoir affirmé que la France disposait de moyens suffisants contre ces incendies, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a le 23 juillet 2026 été contraint de recourir à l’armée, à l’Union européenne (UE)  et à  l’avion militaire A400M. Grâce au mécanisme de protection civile européen, la France bénéficiera « rapidement » de renforts aériens européens pour lutter contre les incendies, a précisé dans la nuit de jeudi à vendredi 24 juillet le Président Emmanuel Macron sur X : « Nous allons pouvoir compter rapidement sur le renfort de deux Canadair croates, de deux Air Tractor portugais ainsi que de deux hélicoptères lourds Black Hawk tchèque et slovaque... La situation reste sous très forte tension face aux incendies qui frappent le pays, en particulier en Gironde ». Après le déni de la réalité, le pouvoir politique national a du réagir, mais tardivement. 
L’avion A400M n’a été déployé que le 25 juillet 2026 en Gironde à la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu.

Créé en 2001, le mécanisme européen de protection civile (MEPC) vise à organiser une coopération entre les autorités nationales de protection civile des pays européens. En plus des 27 pays de l’UE, y participent l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, l’Islande, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Norvège, la Serbie, la Turquie, l’Ukraine et la Moldavie. Le pays demandeur s'adresse au Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC) qui évalue la situation, et attribue les moyens dans les zones du sinistre.

L'Etat d'Israël, en guerre existentielle sur sept fronts depuis l'agression djihadiste du 7 octobre 2023, a proposé son aide à la France. 
Le Dr Joel Hanhart a écrit sur LinkedIn le 31 juillet 2026 :
"Plus de 250 000 hectares ont brûlé dans l'Union européenne, ce qui en fait la deuxième saison la plus destructrice jamais cartographiée.  Pour la seule France dépasse: 116 000 hectares pour plus de treize mille départs, un sinistre record. En Espagne, les foyers à l'ouest de Madrid ont fusionné en un front unique de 80 000 hectares, celui d'Ávila devenant le plus vaste jamais enregistré dans le pays. Le tableau américain est du même ordre.
Lorsque les moyens d'extinction sont saturés et les fronts simultanés, la variable décisive n'est pas la puissance de la réponse mais bien le délai de détection. Un départ repéré dans les premières minutes se traite avec une équipe au sol ; le même feu, repéré une heure plus tard, mobilise des flottes entières. 
C'est cette latence que vise le système testé le mercredi 29 juillet 2026, en Israël, fruit d'un consortium associant le ministère de la Sécurité nationale, Israel Aerospace Industries, le Technion, l'Autorité de l'innovation et les pompiers.
Le dispositif est embarqué sur l'APUS 25, un drone tactique à décollage vertical, ce qui autorise un déploiement sans piste, au plus près des zones vulnérables. Sa motorisation à combustion interne, dépourvue de batteries, lui conserve une endurance que les architectures électriques n'atteignent pas encore. La chaîne de traitement combine imagerie diurne et nocturne, infrarouge capable de percer une fumée dense, algorithmes spectraux et détection d'anomalies. 
Avant le décollage, un pompier trace sur la carte le polygone à surveiller ; l'appareil balaie ensuite le secteur en autonomie pendant quatre à cinq heures et transmet ses alertes au centre de commandement.
Restent les inconnues que les essais devront lever : le taux de fausses alertes par vents forts, l'intégration effective aux procédures d'engagement, le coût d'une mise à l'échelle".

Le 25 juillet 2026, sur FranceInfo, Grégory Prats, commandant de bord Canadair et chef de noria (nom donné à un groupement de Canadair), récemment en exercice à Fontainebleau, en Corse et la veille dans le Var, a déploré : "Sur les douze Canadair que la France possède, nous n'en avons que cinq disponibles, c'est juste scandaleux. À chaque fois qu'il y a un feu, il faut diviser nos forces par le nombre de feux, puisqu'on essaye d'intervenir sur chacun des feux. Et on se retrouve avec des norias, des patrouilles d'avions, qui sont insuffisantes, c'est-à-dire deux avions pour un feu et c'est très insuffisant". En effet, selon lui, ce manque d'avions rend "pratiquement totalement inefficace" l'action des Canadair. Sur un feu, il faudrait au moins quatre Canadair, quand ils se sont que deux actuellement."

"L'industriel privé qui s'occupe de la maintenance n'arrive pas à suivre le rythme, les pièces détachées n'arrivent pas en temps et en heure" pour réparer les avions Canadair qui ne peuvent pas être actuellement utilisés par les sapeurs-pompiers, relate le commandant de bord de Canadair. Ces avions sont "sont entretenus correctement durant une année normale, mais là nous avons une année exceptionnelle, certaines pièces cassent et il faut les remplacer" et "malheureusement, elles arrivent trop tard", détaille Grégory Prats. Il souligne que la flotte française est "vieillissante", avec des premiers Canadair qui sont "arrivés en France en 1995". Le pilote est par exemple intervenu à Fontainebleau et "mesure le tragique de situation. J'étais en train d'écoper sur la Seine, j'étais en train de prendre de l'eau qui avait coûté 2 milliards d'euros aux Français pour une dépollution, alors qu'avec 2 milliards d'euros on peut acheter quinze Canadair et dix ans de maintenance", se désole Grégory Prats.

"On change un peu de de logiciel mental à ce moment là. Quand on voit qu'on ne sert pas à grand chose, on va éviter d'aller larguer sur le feu et on se raccroche au principe de base. La protection des personnes, la protection des biens et loin derrière la protection de la végétation. Donc on va garder cette eau pour des largages de sécurité sur des pompiers qui seraient en difficulté ou sur des maisons qui seraient menacées par les flammes. On en est réduits à faire ça", déplore le pilote.

"À propos de la mobilisation de l'avion de transport militaire Airbus A400M, déployé le mercredi 29 juillet en France pour lutter contre les incendies, "c'est un pansement sur une jambe de bois", estime Grégory Prats. "Effectivement, au niveau des chiffres, au niveau des annonces politiques, c'est exceptionnel. Vous avez un avion qui qui emporte 20 tonnes d'eau ou de retardant, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut qu'il faut raisonner", balaie-t-il".

"Il faut raisonner en nombre de tonnes délivrées sur un sinistre à l'heure. Cet avion, il ne pourra se poser qu'à Orléans, à Mont de Marsan ou à Istres. Il n'y aura trois bases pour couvrir toute la France, c'est à dire qu'il aura des rotations de plus de 45 à 1 heure. Il va délivrer 20 tonnes sur un chantier toutes les heures ou toutes les heures et demie, alors que quatre Canadair avec un plan d'eau qui en général se situe aux alentours de de 20 kilomètres du début du chantier, nous on est capable de délivrer 120 tonnes à l'heure", conclut le pilote qui se dit "désabusé".

LeDindonFiscal a posté sur X :
"🚨 Les élus EELV ont une responsabilité directe dans l’ampleur des incendies.
Pendant des années, la France maîtrisait les feux de forêt.
Les départs restaient limités. Les pompiers intervenaient vite grâce à un travail de prévention en amont : entretien, pistes, pare-feu.
Depuis 10 ans, tout a changé.
Les Associations écologistes et élus EELV bloquent systématiquement : 
• l’entretien des forêts
• la création et l’élargissement des pistes d’accès
• les travaux demandés par la DFCI
Leur argument ? Couper un arbre mort ou créer une coupure de combustible, c’est déjà trop.
On l’a DÉJÀ vu en 2022 en Gironde justement 🤡 
Ils se sont opposés à l’élargissement des pistes, au débroussaillement lourd et aux abattages nécessaires.
Résultat : les pompiers ont mis plus de temps à accéder au cœur du massif au moment critique.
Et ça continue partout en France.
Des gens qui ne connaissent pas le terrain veulent tout contrôler.
Puis, quand le feu devient incontrôlable, ils pointent uniquement le « réchauffement climatique ».
La réalité est plus simple : beaucoup de ces incendies sont criminels ou accidentels.
Ce qui les transforme en catastrophes, c’est l’absence d’entretien et de préparation du massif.
Alors on fait quoi maintenant ?"

David Lisnard, Maire de Cannes, Président de Nouvelle Énergie, a posté sur X :
"En direct de Ponteves, où l’incendie repart violemment, après Cotignac, en soutien aux maires, habitants, pompiers, protection civile et tous les bénévoles mobilisés. 
Le diagnostic est posé depuis l’été 2022 : commissions, rapport du Sénat, propositions des forestiers; les solutions sont connues. Il faut agir sur les trois temps du feu : avant, pendant, après.
La prévention bute sur cinq verrous.
Premier verrou : la contradiction de l’État avec lui-même. Le code forestier impose le débroussaillement, le code de l’environnement le limite au nom des espèces protégées. L’arrêté du 29 mars 2024 présumait les débroussaillements conformes non attentatoires à ces espèces, mais le Conseil d’État, le 6 février 2026, a jugé qu’une dérogation reste nécessaire en cas de risque caractérisé. Il faut sécuriser juridiquement les propriétaires et consolider par la loi la présomption de conformité.
Deuxième verrou : les moyens des maires, qui assument la police du débroussaillement et la défense incendie parfois sans ingénierie technique, et pour qui créer une réserve d’eau coûte souvent plus en études qu’en travaux. Le modèle des Alpes-Maritimes (ingénierie mutualisée à l’échelle départementale) doit se généraliser, tout comme l’arrêt de l’urbanisation diffuse aux interfaces habitat-forêt.
Troisième verrou : le financement. Les SDIS (services départementaux d’incendie et de secours, financés par les départements et les intercommunalités) manquent de ressources propres, alors qu’une part de la taxe sur les conventions d’assurance (environ 1,1 milliard d’euros) va à la CNAF plutôt qu’aux départements. Le Parlement a préféré créer une taxe nouvelle sur l’assurance auto plutôt que flécher autrement l’existant. Il faut l’inverse : aucun impôt supplémentaire, mais la réaffectation de ce qui est déjà collecté.
Quatrième verrou : une sanction inappliquée. 90 % des maisons détruites étaient sur des terrains mal débroussaillés, mais l’amende de 50 €/m² reste théorique. À défaut, l’assurance peut faire ce que la loi n’a pas fait, en conditionnant primes et franchises à la conformité.
Cinquième verrou : les incendiaires. 90 % des feux sont d’origine humaine. Fauchage des bords de route, extincteurs obligatoires, interdiction réelle d’accès aux massifs à risque extrême : l’administration contrôle plus les travailleurs légaux que les imprudents. En Gironde, le parquet de Bordeaux a requalifié des infractions en mise en danger de la vie d’autrui. Cette fermeté doit devenir la norme.
La lutte se joue dans les premières minutes, avec l’eau au bon endroit. Or, on puise encore dans l’eau potable de communes rurales sous-dimensionnées. Il faut un plan de stockage pluriannuel et la réduction du recours à l’eau potable. Les moyens aériens (du ressort de l’Etat) resteront insuffisants avant 2028, la flotte ne passant de douze à seize appareils qu’en 2033 : l’effort des prochaines saisons se joue donc au sol.
La reconstitution est le grand oublié : une forêt brûlée devient source de carbone plutôt que puits, et pénaliser le renouvellement forestier en pleine sécheresse, c’est préparer les incendies suivants.
Les forestiers ne demandent pas des milliards, mais du bon sens : une piste DFCI n’est pas une blessure à la nature, un débroussaillement raisonné n’est pas un recul écologique. La vraie menace pour la biodiversité et le carbone, c’est le feu. Le feu, lui, ignore les délais de recours et les études d’impact. À chaque niveau, les moyens de ses obligations ; et à l’État, sa mission première : sanctionner ceux qui détruisent, non entraver ceux qui protègent."

Le 26 juillet 2026, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a posté sur X :
"Face aux incendies qui frappent la Gironde et le Var, des milliers d’agriculteurs venus de nombreux territoires se mobilisent une nouvelle fois aux côtés des sapeurs-pompiers. 
Avec leurs tracteurs, leurs tonnes à eau et leur connaissance du terrain, ils apportent un soutien logistique indispensable pour la création de pare-feux ou la sécurisation des accès, avec un engagement exemplaire. 
Solidarité ! Fraternité ! 
Merci à tous."  
Quelques heures plus tard, Sophie Brocas, préfète de Gironde, conseillère spéciale (2019-2020) d'Élisabeth Borne alors ministre de la Transition écologique et Solidaire, a déclaré : "Nous ne souhaitons pas que les agriculteurs prennent des initiatives individuelles. Il y a un fichier pour s'inscrire à la Chambre d'agriculture de l'Aveyron, puis sur la page des inscriptions, des volontaires se déclarent Il y a une organisation avec les sapeurs-pompiers. On doit pouvoir apporter de l'eau aux sapeurs-pompiers de manière ordonnée et sécurisée... La générosité c'est très bien, à condition que ce soit organisé". 

Sans ces initiatives spontanées, combien de maisons auraient pu être préservées par les seuls sapeurs-pompiers ? 

Une préfète critiquée pour son manque de professionnalisme : impréparation de conférences de presse, discours hésitant, tenue vestimentaire (T-shirt) ne révélant pas sa haute fonction, sourire aux lèvres, etc.

Contre les feux de forêts, se renforce la France de la ruralité dont les revendications, notamment en matière de revenu et d'allègement de normes, avaient été ignorées par le pouvoir macronien prônant la mondialisation à leurs dépens et réprimant durement leurs manifestations. 

La Macronie a préféré offrir des milliards d'euros en aides au développement (AFD), même à la Chine et à l'Algérie, ainsi qu'au régime corrompu ukrainien, et se ruiner par une immigration massive, et la mairie socialo-écolo-communiste-LFI a privilégié offrir aux bobos une plongée dans la Seine plutôt que de miser sur la prévention, mieux rémunérer les sapeurs-pompiers et augmenter la flotte de Canadair et autres appareils afin d'éviter les feux de forêts.

Le "réchauffement climatique" et la nécessité de "sauver la planète" sont assénés depuis des décennies. l'Etat et des collectivités locales ont misé sur des "énergies renouvelables", difficilement pilotables et intermittentes, et ont investi dans des entreprises fabriquant de la farine d'insectes destinée aux êtres humains avec des résultats financiers déficitaires. L'Etat disposait notamment d'un Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan et des organismes publics l'ayant précédé. A la différence de la Chine ou la Russie, il n'a pas favorisé une industrie aéronautique nationale, voire européenne, produisant des bombardiers d'eau, et s'est trouvé dépendant d'entreprises étrangères aux intérêts induisant parfois l'arrêt des chaines de fabrication faute de commandes publiques.

Ajoutons que le Code forestier et le Code de l'environnement contiennent des prescriptions parfois contradictoires, et l'absence de mise en vigueur du rapport sur la Sécurité civile déposé en septembre 2025.

Résultats de cette incurie politique : trois sapeurs-pompiers tués en juillet 2026 dans l'exercice de leur métier, des centaines de milliers d'habitants contraints de fuir leurs maisons souvent en partie ou totalement calcinées, près de 20 000 entreprises impactées, souvent par l'arrêt de leur activité, dans 22 villes, des milliers d'annulations de réservations estivales de chambres d'hôtels ou dans des campings, des maisons aux habitants évacués en urgence cambriolées par des pillards, des agriculteurs amenant citernes aux sapeurs-pompiers et une solidarité de commerçants, d'ouvriers, de chasseurs, d'artisans et autres entrepreneurs, sans masques ni tenues de protection, bien accueillis par les sapeurs pompiers appréciant leur aide tandis que le Président Emmanuel Macron et les ministres concernés multiplient les conférences de presse et réunions sans exprimer aucun mea culpa, la dégradation de la "qualité de l’air dépassant le seuil d’alerte selon l’ATMO France" en juillet 2026 en raison de "fumées engendrées par les incendies dans les Landes et en Gironde, la Région Nouvelle-Aquitaine" - l'ARS (Agence régionale de la santé) Nouvelle-Aquitaine, "afin de protéger les patients les plus vulnérables et les professionnels de santé de notre région, a acheminé sur ses plateformes régionales 2,5 millions de masques FFP2, issus des stocks stratégiques. Dès le week-end du 25 juillet 2026 les officines de garde des zones limitrophes à l’incendie en Gironde et dans les Landes seront approvisionnées afin de pouvoir mettre à disposition 2 masques aux personnes fragiles" -, des animaux assoiffés, asphyxiés ou brûlés, des dizaines de milliers d'hectares et leur flore détruits par les incendies, une flore disparue, des modèles économiques forestiers à revoir, etc.

"Le coût des incendies en 2026, dépassera sans doute les 2 milliards d’euros. Je vous laisse calculer le nombre de Canadair que cela représente, au prix unitaire de 50 ou 60 millions, parce que des crétins au pouvoir ont préféré dilapider des dizaines de milliards dans une guerre qui n’est pas la nôtre ou dans une immigration sous-qualifiée qui nivelle le pays par le bas. Le pouvoir responsable de notre ruine a fait des choix budgétaires catastrophiques, limitant les investissements dans la Sécurité civile en misant tout sur la mutualisation des moyens avec l’Europe. C’est typiquement macronien. La France ne sait plus rien faire sans l’Europe", a estimé Jacques Guillemain, ancien officier de l'air.

Et ce pilote de ligne retraité poursuit : "Actuellement, sur nos 12 Canadair, seulement 7 sont opérationnels, dont 2 stationnés en Corse. Il en reste 5 pour opérer sur le continent, sachant que les feux sont cette année très précoces, multiples et  intenses. Il est donc impossible de traiter efficacement plusieurs feux simultanés. Par ailleurs, avec 258 000 sapeurs pompiers, l’épuisement gagne vite les forces sur le terrain. Il manque 150 000 pompiers au niveau national.
"Voici l’état de nos moyens aériens actuels (IA)
En France, la lutte aérienne contre les incendies repose sur une flotte diversifiée d’avions et d’hélicoptères gérée principalement par le Groupement des Moyens Aériens (GMA) de la Sécurité civile, basée à Nîmes-Garons. Ce dispositif national est complété par des appareils loués par l’État ou les départements, ainsi que par des renforts militaires et européens.
Les avions bombardiers d’eau (ABE)
– 12 Canadair vieux de 30 ans, pouvant écoper en 12 secondes et larguer 6 000 litres d’eau
– 8 Dash 8, transportant 10 000 litres d’eau ou de produit retardant
– 6  Air Tractor emportant 3 100 litres d’eau ou de retardant
– Une quarantaine d’hélicoptères légers Dragon
– Des hélicoptères Super Puma et Condor loués pour l’été (4 000 et 1 000 litres largués)
Trois  avions de reconnaissance et de coordination + des drones.
De plus, un Airbus A400M a effectué sa première mission feu, équipé d’un kit capable de larguer 20 tonnes d’eau ou de retardant. La France a commandé 2 Canadair en 2024 et deux autres en urgence en juin 2026 ! Mais les premiers arriveront en 2028 et les deux autres en 2032 si tout va bien... Tout cela relève d’un amateurisme et d’une irresponsabilité consternants après les mégafeux de 2022. "

Jacques Guillemain a rappelé quelques statistiques : « Le budget de la Sécurité civile  est passé de 450 millions en 2017 à 800 millions aujourd’hui." De 2017 à 2025, le taux d'inflation s'élève à 20,4% selon l'INSEE. Donc, en 2025, en tenant compte de l'inflation, le montant initial a atteint 541,8 millions d'euros. Restent donc 258,2 millions d'euros pour d'éventuelles augmentations de salaires des sapeurs-pompiers non-bénévoles, l'achat d'équipements, le renchérissement du coût de l'énergie, etc. Les manifestations des sapeurs-pompiers ont révélé le manque cruel d'équipements et de salaires décents.

Et Jacques Guillemain a poursuivi : "De 2022 à ce jour, la France s’est engagée pour 47 milliards en faveur de l’Ukraine, dont 9 milliards de dons bilatéraux... Nous avons 258 000 pompiers. 17 % de professionnels, 5 % de militaires et 78 % de volontaires. C’est insuffisant face aux incendies simultanés (13 566 feux déjà traités cette année)... En 2022, après le terrible incendie des Landes, le Président Emmanuel Macron promettait de renouveler la totalité de la flotte des Canadair et de la porter à 16 appareils neufs en 2027.  Cette promesse d’atteindre 16 Canadair neufs d’ici 2027 n’a pas été tenue. La flotte actuelle de la Sécurité civile reste limitée à 12 appareils vieillissants. En 2028 nous aurons 2 avions neufs supplémentaires et toujours 12 rossignols vieux de 30 ans, dont 7 sont en état de voler, compte tenu d’une maintenance de plus en plus difficile à observer. Et en 2032, si tout va bien, deux autres appareils porteront la flotte à 16. Ce qui signifie que les 3/4 de nos Canadair auront 36 ans de service. En milieu marin, voilà qui fait beaucoup. Or, au sein de la panoplie de moyens évoqués, le Canadair reste le meilleur outil pour combattre les feux, y compris s’il y a du relief. »

Il a évoqué des "alternatives françaises au Canadair :
1. Positive Aviation et le projet « FF72 » (image ci-dessus)
Fondée en 2024 et basée à Toulouse-Blagnac, la start-up Positive Aviation a choisi de modifier un avion de ligne régional existant, l’ATR 72, pour le transformer en bombardier d’eau amphibie. 
Le concept : L’avion conserve son fuselage d’origine mais ses trains d’atterrissage sont remplacés par deux gigantesques flotteurs écopeurs. L’entreprise vient d’ailleurs de franchir une étape majeure en juillet 2026 avec la livraison de son tout premier flotteur fabriqué à Vannes par le chantier naval Multiplast. 
Performances visées : Le FF72 pourra écoper et larguer 8 tonnes d’eau en une seconde (contre un peu plus de 6 tonnes pour un Canadair). 
Avantages : Repartir d’un avion déjà éprouvé et certifié permet de diviser le prix par deux par rapport au modèle canadien et d’accélérer le calendrier. 10 appareils ont déjà été précommandés par l’opérateur américain Bridger Aerospace. 
Calendrier : Les essais en vol débuteront début 2027 pour une mise en service opérationnelle visée en 2029. 
2. Hynaero et le projet « Frégate-F100 » 
.Installée à Istres, la start-up Hynaero a choisi de concevoir un tout nouvel hydravion bombardier d’eau en partant d’une feuille blanche. 
Le concept : Le Frégate-F100 est un appareil à coque centrale nativement conçu pour la lutte incendie du XXIe siècle, développé en partenariat technique avec Airbus Defence and Space. 
Performances visées : Il surclassera nettement le Canadair avec une capacité d’écopage de 10 tonnes d’eau et une vitesse de croisière de 450 km/h. Grâce à sa rapidité, il pourra effectuer deux fois plus de rotations qu’un Canadair traditionnel sur une mission de 3 à 4 heures. 
Avantages : L’avion intègre des technologies modernes de largage de précision et une meilleure résistance à la corrosion. La Sécurité civile française et deux exploitants étrangers ont déjà signé des lettres d’intérêt pour un total de 27 appareils. 
Calendrier : S’agissant d’un programme entièrement neuf estimé à un milliard d’euros, le temps de développement est plus long. Les premiers vols d’essai sont prévus pour 2031, visant une entrée en service fin 2032. 
3. Kepplair Évolution et la modification des Dash ou ATR 72
.Une troisième start-up toulousaine, Kepplair Evolution, travaille quant à elle sur un système de largage amovible par gravité (baptisé KREWS) adaptable sur des avions de transport régionaux comme les ATR ou d’anciens Dash. Contrairement aux deux autres, cet avion ne serait pas amphibie (pas d’écopage sur l’eau) mais ravitaillé au sol en aérodrome (pélicandrome), à l’image des Dash 8 de la Sécurité civile." 

Animée par l'idéologie de la décroissance, la galaxie écologique s'est décrédibilisée, a révélé son incompétence  - profusion de textes normatifs, absence de mesures préventives, instauration d'un climat de peur accentué par les sanctions draconiennes, etc. -, son cynisme, son ignorance, son idéologie dangereuse fondée sur l'idée que l'action de l'Homme, par essence mauvais, serait néfaste sur la Nature dont il faut favoriser la diversité fût-elle celle logée dans des broussailles - ces incendies ont détruit la diversité de la faune et de la flore -... Ces feux de forêts ont momentanément occulté le scandale de l'absence de climatisation, honnie par les écologistes, dans les EHPAD, les écoles et les hôpitaux, et les "bouilloires thermiques" même bien classées (A ou B) dans le DPE (Diagnostic de performance énergétique). Les électeurs sanctionneront-ils les candidats se réclamant de l'écologie lors des élections en 2027 ? 

Sur les réseaux sociaux, des élus La France Insoumise (LFI) s'efforcent de justifier leur refus de voter des mesures législatives destinées à protéger davantage les forêts des incendies. 

A l'heure où l'association Trait d'union publie le bilan du Président Emmanuel Macron (2017-2026) en faisant l'impasse sur la protection des forêts, ces incendies destructeurs de patrimoines naturels et familiaux - économies de toute une vie pour acquérir une maison - rappellent la réalité à une Macronie déconnectée. Ainsi, lors d'une réunion filmée avec des sapeurs-pompiers, le Chef  de l'Etat élu en 2017 a appris que les Canadair ne volaient pas la nuit.  Même après les incendies gigantesques de 2022, le Président Emmanuel Macron ignorait cette information essentielle.

Edouard Philippe et surtout Gabriel Attal, anciens Premiers ministres sous les deux mandats du Président Emmanuel Macron, voient leur candidature à la magistrature suprême être affaiblie : impréparation, suppression de crédits budgétaires destinés à l'achat de Canadair, etc.

Selon Le Canard enchainé, Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, ancienne Présidente du WWF France, "est partie dans sa maison du Var juste après avoir annoncé qu'elle ne démissionnait pas de son poste. Depuis, Monique Barbut n'a pas pointé son nez sur les lieux des incendies, et se contente de participer en visio aux réunions de crise en direct de son transat… Après l’adoption, le 21 juillet 2026, de la loi d’urgence agricole actant la réintroduction de dangereux pesticides, l’acéta­mipride et le flupyradifurone, la très discrète Monique Barbut était sortie de ses gonds, dénonçant « le recul environnemental de trop ». Mais la ministre de la Transition écologique, contrairement à ce qu’elle avait annoncé, n’a pas ­démissionné, jurant qu’elle restait ministre pour faire face à l’« urgence d’agir face au réchauf­fement climatique ». Une profession de foi qui ­n’aura tenu… que quelques heures." Après avoir déjeuné avec les membres de son cabinet, elle s'est rendue à la gare de Lyon le mercredi 22 juillet à 16 h pour rejoindre sa villa dans la huppée Sainte-Maxime, dans le Var, où elle est demeurée jusqu’au lundi 27 juillet... alors que des incendies ravageaient plusieurs régions. "Déjà surnommée « Madame Transat » au ministère, elle a participé aux réunions de crise en visioconférence. Chargée notamment de préparer un plan pour gérer les milliers de tonnes de déchets toxiques produits par les incendies, elle a répondu : « Il faut mettre les sites d’incinération en sécurité. » Une réponse laconique qui a créé le malaise, rapporte le palmipède. Ajoutée à sa vraie-fausse démission, cette séquence achève de lui faire perdre le peu de crédit politique qui lui restait et révèle, en creux, la déliquescence de cette fin de mandat…"

Le 26 juin 2026, la ministre Monique Barbut avait déclaré : "Je suis horrifiée par les gens qui me disent qu'il n'y a qu'à mettre la clim' partout (...) Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt, la mort des animaux ? Ça n'est pas de l'adaptation, c'est une mesure d'urgence".

Le 31 juillet 2026, Patrick Pouyanné, PDG de Total Energies, a écrit sur X:
"TotalEnergies prendra en charge les carburants terrestres et aériens nécessaires aux services de sapeurs-pompiers partout en France métropolitaine du 1er juillet au 31 août. #France #Incendies #Solidarité #Totalenergies".

A Porge (Gironde), 185 maisons sur 1 600 ont été détruites par les incendies. La commune de 3400 habitants "concentre les trois quarts (242) des destructions de logements causées par le mégafeu en Gironde". Des Porgeais reprochent aux autorités d'avoir procédé à des évacuations trop tardives et de les avoir abandonnés. Certains ont protégé seuls des habitations et pensent avoir été sacrifiés pour préserver la presqu'île du Cap-Ferret où se trouvent des villas de VIP. Ce que nient la préfète Sophie Brocas et le Premier ministre Sébastien Lecornu qui a estimé dans la Tribune du Dimanche : la "douleur est aujourd'hui instrumentalisée par des complotistes sur les réseaux sociaux. Les pompiers prennent leurs décisions selon un seul critère : sauver des vies humaines". Un collectif de 700 habitants songe à initier des actions judiciaires, civiles et pénales, ainsi qu'administratives pour connaitre les stratégies et tactiques mises en places et déterminer des responsabilités en cas d'éventuelles fautes professionnelles.

Le 29 juillet 2026, "Sébastien Berger, référent feux de forêt de l’UNSA Sapeurs-Pompiers, qui avait révélé que seuls 5 Canadair sur 12 étaient opérationnels, a affirmé que le ministère de l’Intérieur ne lui fournit désormais PLUS d’informations sur les moyens déployés et disponibles. « On nous bloque les informations qui pourraient nous être utiles sur le terrain parce qu’on a dit la vérité », dénonce-t-il sur CNEWS.

Rares sont les médias ayant analysé toutes les causes de ces incendies. La quasi-totalité se cantonnent ad nauseam à ânonner le discours "écologiquement correct" sur le réchauffement climatique, la diffusion d'images de paysages rougeoyants dévorés par les feux, d'interviews de personnes ayant du fuir leurs habitations, de bénévoles venus aider des pompiers valeureux subissant l'incompétence de dirigeants politiques. Les rares qui imputent aux décideurs politiques une part de responsabilité, éludent l'idéologie écologiste. Peur de l'ARCOM, autorité de régulation des radios et chaines de télévision ?

En outre, les origines des incendies ne sont pas suffisamment précisées. Certes des pyromanes ont été arrêtés, et des conseils de prudence sont adressés au public : "évitez les barbecues", "ne jetez pas de mégots sur les routes"... Par ailleurs, des médias ont indiqué que certains incendies avaient été causés par des voitures, mais sans préciser si ces voitures étaient thermiques ou électriques. Des bornes électriques auraient-elles causé des incendies ? Les véhicules électriques sont dotés de batteries au lithium, sensibles comme les bornes électriques à la chaleur, hautement inflammables et suscitant des incendies très difficiles à éteindre. Comment expliquer ce silence et cette insuffisance d'enquête ? Peur de contrer le discours politique hostile aux voitures thermiques et prônant des voitures électriques. Des questions essentielles demeurent sans réponse. 

Hasard ? Des projets de production d'énergies renouvelables sont prévus dans des zones ravagées par des feux de forêts : "il y a bien un projet de centrales solaires là où ça a brûlé dans l’Aude, le journal local L’Indépendant en a parlé en 2024, évoquant même les Corbières comme « un nouvel Eldorado » des marchands de panneaux solaires. Deux centrales photovoltaïques au sol d’environ 40 ha chacune, sont effectivement prévues, limitrophes, sur les communes de Tournissan et Ribaute, là donc où ça a brûlé. Les collectivités et la société Investis un portent ce projet, avec pour objectif d’augmenter la part de la production d’énergie renouvelable. Rappelons que ces énergies renouvelables sont largement subventionnées par de l’argent public et qu’elles produisent une énergie plus chère que celle d’EDF et de ses centrales nucléaires. Des voix s’élèvent pour s’inquiéter de leur impact écologique dans des zones préservées." 

Le compte Myriam🕊️Sauvons L’humanité🕊️@CelebritesSM a posté :
"Et si ce n’était pas une simple coïncidence ? Pendant que la Gironde brûle, 19 000 hectares partent en fumée, que 110 000 personnes fuient et que les pompiers se battent contre un feu « XXL », le projet Horizeo d’Engie et Neoen continue de traîner dans les cartons. 680 hectares de forêt à raser pour un parc solaire géant. Et si certains regardaient ces flammes avec un sourire en coin ? Une forêt déjà fragilisée, des pins morts ou brûlés, un massif affaibli… et soudain le défrichement nécessaire devient plus facile à justifier, les oppositions s’essoufflent, les compensations se négocient à la baisse. Business avant tout : on laisse le feu faire le sale boulot, on pleure hypocritement la nature, puis on plante les panneaux sur les cendres. Une hypothèse cynique. Mais dans un monde où le profit passe avant les arbres, la nature, les animaux et les habitants, cette hypothèse a le goût amer du possible. ~ https://lefigaro.fr/bordeaux/gironde-engie-et-neoen-presentent-leur-projet-ambitieux-de-parc-solaire-geant-prevoyant-de-raser-700-hectares-de-foret-20240306Site ~ https://horizeo-saucats.fr"

Alors que les braises sont encore fumantes, des promoteurs de panneaux solaires contactent des propriétaires victimes d'incendies et des maires pour installer leurs panneaux sur des parcelles aux bois brûlés, coupés.

La consommation d'électricité en France a diminué, et est constituée essentiellement d'une énergie nucléaire déjà décarbonée.

Bordeaux mise sur la construction d'un supercalculateur et de centres de data (données). Un projet énergivore... Nécessitant la destruction de forêts ?

"Cet été, des colonnes de renfort de pompiers venues de toute la France luttent contre les grands incendies, de la Gironde au Var. Mais des sapeurs professionnels s'indignent de ne pas en faire partie, écartés au profit de volontaires notamment pour des raisons budgétaires, selon plusieurs syndicats."

"De la Gironde au Var, les sapeurs-pompiers professionnels estiment qu'ils sont sous-utilisés dans la lutte contre les grands feux de forêts en France, comme celui de Saumos, pour des questions de moyens. Neuf organisations syndicales de la profession alertent et dénoncent cette situation dans un communiqué publié lundi 3 août. D'après elles, l'État privilégie les pompiers volontaires pour des raisons budgétaires, notamment car ils sont moins rémunérés que les pompiers de métier. Une situation frustrante pour les sapeurs-pompiers professionnels, dont beaucoup estiment ne pas avoir la place qu'ils méritent".

"Dans plusieurs services départementaux d’incendie et de secours, des sapeurs-pompiers professionnels sont contraints de poser des congés s’ils souhaitent partir sur les colonnes de renfort. Dans le même temps, l’État appelle les employeurs à libérer les sapeurs-pompiers volontaires afin de renforcer les dispositifs de lutte contre les incendies. Comment expliquer qu’un sapeur-pompier professionnel doive utiliser ses jours de congé pour exercer son métier et protéger la population ?", s'interrogent ces neuf syndicats de la profession". 

"En cette saison d'incendies d'une ampleur historique, avec 120.000 hectares brûlés selon les autorités, l'État a facilité le déploiement des pompiers volontaires en demandant aux employeurs de libérer les salariés concernés. Ces derniers représentent 80% des effectifs hors militaires. Les volontaires sont plus de 200.000, pour 44.000 professionnels, selon le ministère de l'Intérieur."

"C'est simplement scandaleux. Les sapeurs-pompiers professionnels, c'est leur métier aussi, et à ce jour, on refuse de les envoyer sur le front des incendies ou en colonne de renfort parce qu'on privilégiera toujours la ressource humaine pompiers volontaires", s'indigne Guillaume Millet, secrétaire fédéral de la CFDT des SDIS, et sapeur-pompier en Gironde, sur franceinfo. Outre une rémunération moins élevée que les professionnels, le temps de travail des pompiers volontaires n'est pas limité, contrairement à leurs homologues fonctionnaires territoriaux, dont le nombre de jours travaillés à l'année est plafonné. "Quand nos édiles mettent ça côte à côte, ils se disent : 'C'est sûr, ça coûte moins cher d'envoyer des pompiers volontaires, ils sont formés de la même manière donc ils peuvent faire la même chose, et en plus de ça, nous on se garde notre ressource humaine, pour le courant, le quotidien'", développe le pompier girondin Guillaume Millet."

"Selon les syndicats, c'est pour cela que les sapeurs-pompiers professionnels ne sont pas prioritairement envoyés sur le front des grands incendies. Leur direction rechigne, de peur de vider des casernes qui souffrent d'un "manque chronique d’effectifs", comme le constate aussi la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (FNSPF), qui plaide pour davantage de recrutements."

"Lorsqu'on engage des renforts, on ne sait pas sur quel statut les gens interviennent, répond le colonel Jérôme Boulanger, porte-parole de la Sécurité civile. Ce sont les états-majors de zone et les Sdis qui font ce travail de prospection et qui remontent la disponibilité des personnels. Ce qui compte, c'est qu'on ait un sapeur-pompier à l'instant T qui soit disponible."

"Les sapeurs-pompiers professionnels "sont sur des emplois permanents du service public", rappelle de son côté Bruno Ménard, secrétaire général du Syndicat des sapeurs-pompiers volontaires, en s'interrogeant : "S'ils partent de l'autre côté de la France pour faire du feu de forêt, qui va les remplacer ?" dans leur département."

"Guillaume Millet, secrétaire fédéral de la CFDT des SDIS, rappelle à l'AFP qu'intervenir sur un incendie est une forme de "récompense" pour les sapeurs-pompiers, qui passent la majorité de leur temps à faire du secours à la personne. Il assure qu'en Gironde, la direction du Sdis 33 a même "demandé à tout le monde" de rentrer de vacances pour "se rendre disponible" pour l'incendie parti de Saumos. Mais selon le syndicaliste, une partie d'entre eux n'a pas été envoyée sur ce mégafeu qui a brûlé 42.000 hectares depuis le 22 juillet. Sollicité par l'Agence France-Presse, le Sdis 33 n'a pas souhaité commenter."

"L'arrivée en Gironde, en début de semaine, de sapeurs-pompiers ukrainiens, lituaniens et polynésiens, sur le mégafeu de Saumos (Gironde) a renforcé l'incompréhension de certains syndicats. "Alors que les départements limitrophes sont encore pleins de pompiers [...] C'est un sketch", s'agace Xavier Boy, de la FA/SPP-PATS, première force syndicale des Sdis, auprès de l'AFP.

Les syndicats de pompiers ont dénoncé le manque de « personnel » et d’« engins à feux de forêt ». 

Le 13 août 2026, Laurent Nuñez, au siège de son ministère, a reçu les neuf organisations de sapeurs-pompiers professionnels qui "espéraient des réponses concrètes, après plusieurs semaines d’alerte sur les difficultés des services de secours, dans le sillage des mégafeux de cet été. Elles repartent avec un calendrier législatif, mais sans annonce nouvelle sur les moyens et le financement." 

Laurent Nuñez a affirmé n’ignorer « aucune des difficultés qui m’ont été remontées... Le temps est désormais celui de l’action », a poursuivi le ministre de l’Intérieur en évoquant « de longs échanges très francs » au cours desquels chacun des syndicats « a pu exprimer ses préoccupations ». Selon lui, le « projet de loi de modernisation de la sécurité civile est désormais arbitré par le Premier ministre  Il s’agit notamment de mieux définir les missions des sapeurs-pompiers pour qu’ils se consacrent à leur cœur de métier, comme les organisations syndicales le revendiquent de longue date ». L’ancien préfet de police de Paris « entend poursuivre le dialogue dans un esprit constructif et respectueux ». Il a rappelé les cinq demandes de l’intersyndicale au gouvernement : une loi de modernisation de la Sécurité civile, le recrutement de 21 000 sapeurs-pompiers professionnels, le déblocage d’un budget pour garantir la santé des agents, des négociations sur les conditions d’exercice et une loi de financement de la Sécurité sociale « juste ».

Laurent Nuñez a posté sur X :
"J’ai reçu ce jour, à sa demande, l’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels, composée des 9 organisations syndicales. 
Chacune d’entre elle a pu exprimer ses préoccupations. S’en sont suivis de longs échanges très francs. Les constats sont partagés, et je n’ignore aucune des difficultés qui m’ont été remontées. Le temps est désormais celui de l’action. 
A cet égard, j’ai précisé que le projet de loi de modernisation de la sécurité civile était désormais arbitré par le premier ministre, et leur sera présenté début septembre par mes services. Il s’agit notamment de mieux définir les missions des sapeurs-pompiers pour qu’ils se consacrent à leur cœur de métier, comme les organisations syndicales le revendiquent de longue date. 
La mission parlementaire lancée par le premier ministre viendra enrichir ce projet de loi avec un titre dédié a la réponse aux feux de forêt, avec des conclusions attendues fin septembre. 
Parallèlement, les discussions se poursuivent sur l’évolution du financement des services d’incendie et de secours et aboutiront rapidement et concrètement dès le projet de loi de finances 2027 avec l’augmentation des ressources des SDIS.
Le ministre de l’Interieur que je suis, avec le gouvernement, entend poursuivre le dialogue dans un esprit constructif et respectueux avec la volonté ferme de répondre aux enjeux de protection de nos concitoyens comme aux attentes légitimes des femmes et hommes qui assurent chaque jour cette mission essentielle."
Le ministre de l’Intérieur a donc "promis de présenter un projet de loi issu d’un « Beauvau de la Sécurité civile », dans les cartons depuis mi-2024, aux syndicats le 8 septembre". 

À 14 heures, sous un soleil de plomb, place Beauvau, Xavier Boy, porte-parole de l’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels composée de neuf syndicats, a pris la parole avec gravité. Il a commencé par rendre hommage à Baptiste, Anthony, Wilfried et Laurent, les quatre sapeurs-pompiers morts en service ces dernières semaines : « Si la sécurité civile tient aujourd’hui, c’est grâce au dévouement exceptionnel de ses agents. La solidarité honore notre pays, mais elle ne peut pas compenser indéfiniment les insuffisances d’un système arrivé à saturation.... Les crises se multiplient, mais les moyens ne suivent pas... La solidarité ne peut pas remplacer une véritable politique publique. L’État et les élus locaux ont leur part de responsabilité... Le bla-bla politique, c’est terminé : on est très, très déçu. » 

« Il a manqué de tout sur les feux en Gironde : du personnel, d'engins phosphoriques - plus de mille engins phosphoriques ont disparu en dix ans - (...) Avant il y avait le feu dans le sud de la France et un peu dans le sud ouest. Maintenant, le feu est généralisé jusqu'au centre et on a des exceptions... Il a manqué surtout d’anticipation, donc pas assez de camions, pas assez de pompiers... Pour pouvoir être engagé, on doit être en congé ou sur des temps de repos car notre employeur ne veut pas que un temps de travail soit dédié à une autre collectivité », a souligné  Xavier Boy.

L’intersyndicale des pompiers prévoit « une manifestation statique les 26, 27 et 28 septembre, place de la République à Paris (…) Ça va s’appeler les colonnes de la révolte », a indiqué à l’AFP David Saquet, d’Unsa sapeurs-pompiers. De plus, elle appelle à la mobilisation à Paris le 29 septembre 2026 : « l’ensemble des sapeurs-pompiers » et « les agents techniques administratifs » sont appelés à « rejoindre la capitale pour manifester. 

Dans son numéro de 13 août 2026, l'hebdomadaire Paris-Match a mis en couverture la photographie du Président Emmanuel Macron, le regard fixé vers le photographe et caché par ses lunettes de soleil, assis sur un scooter des mers, lors de ses vacances estivales comme chaque année au Fort de Brégançon (Var). Un cliché qui a suscité des critiques sur X : « Pendant la canicule, quand la France brûle, quand une partie des Français n’a pas pu partir en vacances, le président s’amuse en Jet-Ski à Brégançon. C’est ça le message ? C’est très réussi », s’est indigné le patron du Parti socialiste. Pour Marine Tondelier, secrétaire nationale des Ecologistes et candidate à la présidentielle, les Français subissent un « été apocalyptique » et « notre président s’offre donc un publireportage sur ses vacances dans Paris Match ». « Emmanuel Macron : “vous avez vu mon gros Jet-Ski comme il va vite ?” », a-t-elle moqué vendredi sur X en mettant en parallèle la photo avec les « morts à cause de cinq canicules, une sécheresse et des incendies historiques, une crise agricole, le chômage et la pauvreté qui explosent, une crise du logement, une dette abyssale… » Pour elle, ce cliché est « un gigantesque doigt d’honneur à l’écologie, [Emmanuel Macron] le sait ».

Dans un enregistrement révélé le 16 août  2026 par « Mediapart », le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez a reconnu "que les discours officiels sur les moyens suffisants face aux incendies relèvent de la « posture » politique. Des documents inédits révèlent l’ampleur de ces carences. Dans un moment de sincérité qu’il n’imaginait pas enregistré, Laurent Nuñez a fini par avouer. Ce jeudi 13 août, place Beauvau, à Paris, le ministre de l’intérieur encaisse les reproches des représentants des pompiers professionnels, épuisés par un été au cours duquel quatre de leurs collègues ont trouvé la mort, et ulcérés que le gouvernement ne veuille pas reconnaître l’insuffisance des moyens déployés pour lutter contre les feux qui se multiplient en France... Le média en ligne revient heure par heure sur la réaction des pompiers et des autorités aux premiers instants de l'incendie de Saumos, et met en évidence le temps qu'ont mis les Canadair à arriver sur place, car partis du Gard." Quatre pompiers étaient morts en interventions et plus de 230 avaient été blessés dans la lutte contre les incendies.

"Mensonges sur les incendies : Nuñez plaide la « maladresse », Lecornu s’attaque à « Mediapart ». Au lendemain de nos révélations sur le double discours du gouvernement quant aux moyens manquants, les ministres se sont embourbés dans leurs explications lors d’un déplacement en Gironde. Oui, il l’a bien dit. Mais ce n’est pas ce qu’il voulait dire. Et de toute façon, ça ne devait pas se savoir. Laurent Nuñez est apparu bien emprunté au moment de justifier les propos qu’il avait tenus aux représentants de pompiers le jeudi 13 août, révélés par Mediapart" (Mediapart, 17 août 2026).

Le 17 août 2026, le ministre de l'Intérieur a expliqué qu'il parlait à ce moment-là des réponses aux "accusations qui sont faites [contre le gouvernement] sur les insuffisances des moyens aériens". Laurent Nuñez a reconnu une "maladresse" pour l'emploi du terme "posture politique". "Je leur ai dit en début de réunion que lorsque nous disons que les moyens sont suffisants, nous répondons à des attaques qui nous sont faites sur l’insuffisance des moyens aériens. Nous n’avons eu de cesse d’être interpellés au Parlement, dans les médias, sur ce sujet... Je leur ai dit que ma posture était aussi celle d'une posture politique, de rabâcher, de ressasser sans cesse que ces moyens aériens sont suffisants", a déclaré Laurent Nuñez, niant dans une formule alambiquée avoir dit aux représentants des sapeurs-pompiers que les moyens aériens étaient en réalité insuffisants... Dans ma carrière administrative et un peu politique, quand j’étais secrétaire d’État, je n’ai jamais vu ça. Je n’ai jamais vu que l’on m’enregistre comme cela, sans me le dire, de manière sauvage".

"La flotte aérienne a été multipliée par deux depuis 2022, a souligné le ministre de l'Intérieur. La Sécurité civile est dotée aujourd'hui de 23 avions bombardiers d’eau et de transport, dont 12 Canadair, 8 Dash et 3 Beechcraft, de 40 hélicoptères Dragon répartis sur 23 bases et d'une base aérienne, située à Nîmes-Garons, comme on peut le lire sur son site. L'armée de l'Air appuie ponctuellement le dispositif avec l'utilisation de l'A400M Atlas, configuré pour le largage de retardant."

"Laurent Nunez est revenu sur le pacte capacitaire des SDIS de 150 millions d'euros, mis en place en 2022. "L'État est venu abonder le budget des services départementaux d'incendie et de secours. Je l'ai rappelé aux syndicats de pompiers. On est passé d'un budget qui était de 4,9 milliards d'euros en 2017, on est à plus de 6 milliards pour les SDIS" (Services départementaux d'incendie et de secours)... [Les discussions engagées sur le financement des Sdis] "aboutiront rapidement et concrètement, dès le projet de loi de finances 2027, avec l'augmentation des ressources" de ces services".
 

Sébastien Lecornu "a parlé de "recel douteux" de la part de Mediapart, qui crée un "précédent très grave en termes de qualité de dialogue social et de confiance.. Que l’on puisse enregistrer des conversations de cette nature (.) en termes de qualité de dialogue social et de confiance, c’est un précédent très grave. On peut aussi tout trumpiser, je peux aussi donner instruction aux ministres d’enregistrer toutes les conversations qu’ils ont avec les gens de l’extérieur, comme ça on pourra aussi les diffuser pour se protéger. C’est un autre pays, c’est un autre monde, c’est une autre culture... Nous appartenons à des gouvernements qui ont considérablement augmenté les moyens. Donc la polémique sur les moyens aériens, terrestres, civils ou militaires, m’est un peu étrangère. Puis quelque part, on a envie de dire aussi aux Françaises et aux Français : sur un déficit public important aujourd'hui, c'est bel et bien parce qu'on a augmenté beaucoup les moyens. D'ailleurs, le sujet, ce serait plutôt de nous dire : "Comment vous le financez ?"

"Nous n'avons strictement rien à cacher sur le déroulé des opérations de protection incendies de ces dernières semaines. Ça vaut pour les Landes, pour la Gironde", a déclaré depuis Mérignac le chef du gouvernement en introduction de la réunion sur les réponses à apporter après l'incendie en Gironde. Les choix tactiques faits lors de l'incendie en Gironde "ne sont pas des choix décidés depuis Paris. Pour être honnête, la plupart des choix des premières heures n'ont pas non plus été décidés depuis Bordeaux. On est véritablement sur une approche tactique très déconcentrée de la prise de décision." Certes, mais avec des moyens matériels et humains décidés depuis des années par Paris.

"Il y a de la colère, il y a de l’émotion, et c’est normal: des gens ont parfois tout perdu. Mais je veux aussi que l’on rétablisse la vérité sur ce qu’il s’est passé, en s’appuyant sur des faits. On ne peut pas dire qu’on a confiance en nos pompiers et, à côté, laisser prospérer parfois certaines dérives un peu complotistes", a ensuite déploré Sébastien Lecornu. Certains avaient par exemple déclaré que la défense du Cap Ferret avait été priorisée par rapport aux autres villages.

"Juste avant cette prise de parole, l'entourage du Premier ministre a confirmé à BFMTV que Sébastien Lecornu s'est entretenu avec le maire du Porge et des habitants sinistrés ce matin. Il leur a promis "une transparence totale" sur le déroulé de la crise et que "l'État ne cacherait rien". "Ils ont pu échanger sur la douleur et les problématiques que rencontre la population du Porge", a ajouté l'entourage de Sébastien Lecornu, notamment en termes de reconstruction, d'assurances, des aides importantes pour les activités économiques impactées, et de la sylviculture.

Le "gouvernement reconnait néanmoins que la question des moyens humains pour les services départementaux de secours et d'incendie est quant à elle sur la table. "C'est une discussion que nous avons avec les associations d'élus et qui devrait trouver son aboutissement dans le projet de loi de finances pour 2027", a conclu le Premier ministre sans en dire davantage".

Le 17 août 2026, accompagné par sept ministres dont Laurent Nuñez, le Premier ministre Sébastien Lecornu "a essuyé des sifflets lors de sa visite au Porge, commune sinistrée par les feux de forêt en Gironde. Selon BFM TV, des habitants qui attendaient son passage ont conspué son cortège, tandis que d’autres avaient choisi de l’accueillir en silence pour exprimer leur colère face à la gravité de la situation. « Merci, Monsieur le Premier ministre », a pu entendre ironiquement la chaîne d’information sur place, ou encore : « Bravo ! Minable ! » « Honteux ! Honteux ! », ont également lancé des Porgeais, rapporte Le Parisien
'Le Porge est la commune qui a payé le plus lourd tribut au mégafeu de Gironde, avec près de 200 habitations détruites. Parti de Saumos le 22 juillet, cet incendie a brûlé 42 000 hectares et contraint plus de 220 000 personnes à évacuer. Avec près de 100 000 hectares déjà ravagés, la France connaît en 2026 sa pire année depuis le début des relevés satellitaires il y a 20 ans, selon les données du système européen de surveillance des feux (Effis)."

"Selon son entourage, le Premier ministre s’est entretenu dans la matinée avec le maire du Porge et des sinistrés, parmi lesquels des commerçants et des sylviculteurs. Ils ont pu échanger sur la douleur et sur les problématiques qu’ils rencontrent à présent : reconstruction, assurances ou encore aides pour les activités économiques impactées. Le chef du gouvernement leur a assuré que la transparence de l’État serait faite sur le déroulé de la crise, minute par minute. Sébastien Lecornu a par la suite recueilli le témoignage et les attentes des sapeurs-pompiers du Porge. Il doit également se rendre aujourd’hui à Mérignac, près de Bordeaux, pour une table ronde avec les « élus locaux et les acteurs de la reconstruction ». 

Le Président Emmanuel Macron "a promis pour le Var « les mêmes dispositifs » d'aide qu'en Gironde : « Les mêmes mécanismes d'accompagnement pour les communes, pour les forces économiques, pour nos compatriotes » seront débloqués, a-t-il déclaré afin de « venir en aide à ceux qui ont été touchés ». Il se trouvait dans le département, à Bormes-les-Mimosas, pour la cérémonie de commémoration de la Libération."

"Le tourisme en Gironde a enregistré, sur un an, une baisse d'environ 50 % de sa fréquentation entre le début du mégafeu qui a parcouru 42 000 hectares et la mi-août, ont indiqué le 17 août 2026  la chambre de commerce et d'industrie et le Medef du département, confirmant une information de franceinfo. « Sur les deux premières semaines des feux - qui ont commencé le 22 juillet, ndlr - la baisse a été bien plus marquée », a fait savoir le président du Medef Gironde, Mathias Saura. Il a toutefois noté « presque un retour à la normale » ces derniers jours, avec un recul de la fréquentation désormais limité à 3 % à 5 %. Ces pertes de fréquentation pèsent lourdement sur l'économie locale, le secteur touristique représentant « entre 7 et 10% du PIB » de la région Nouvelle-Aquitaine, a souligné auprès de l'AFP le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) départementale, Patrick Seguin."

Le 21 août 2026, le Journal du Dimanche (JDD) a publié la tribune "Incendies : pourquoi il faut une écologie de l’enracinement et remettre l’homme au centre de la nature" de Florian Gérard-Mercier, directeur adjoint des études du Millénaire, et Lilian Guignard, analyste du Millénaire, auteur de la note : « Incendies, quelle stratégie pour retrouver une souveraineté environnementale ? » "Il faut tourner la page de l’écologisme et adopter une écologie de l'enracinement, affirment Florian Gérard-Mercier et Lilian Guignard. L'inaction de l'Homme alors que le combustible s’accumule et que les zones forestières s’étendent ne peut, selon eux, que conduire à un grand embrasement" :
"Si la France n’a jamais autant brûlé, c’est en réalité avant tout car elle n’a jamais eu autant de forêts. Avec un tiers du territoire couvert de forêts, nous avons ainsi aujourd’hui quasiment le double de forêts par rapport au début du XXe siècle. Or, des forêts laissées à l’abandon en raison des contraintes environnementales, sont autant de combustibles qui alimentent les incendies. L’écologie politique ne permettra pas de nous sauver face aux incendies, elle a créé les conditions des catastrophes que nous avons vécues.
La fabrique du brasier : plus de densité, moins de gestion
Cette tendance s’accélère, avec environ 50000 hectares de forêts supplémentaires par an au siècle dernier, contre 90000 par an sur la dernière décennie. Pire, comme le démontre l’inventaire forestier annuel mené par l’IGN cette croissance forestière s’est particulièrement concentrée dans le Sud : les dix départements les plus boisés sont tous dans le Sud, et plus de la moitié de leur surface est boisée maximisant ainsi les zones forestières contiguës et donc les chances de voir de « mégafeux » se former. Ainsi, si l’on veut véritablement comprendre les causes profondes des incendies forestiers de plus en plus intenses que notre pays connaît, ce n’est pas vers l’aléa climatique qu’il faut se tourner, mais bien vers l’usage que l’on fait de nos terres et de l’entretien de nos forêts.
La reforestation de la France métropolitaine, qui s’accélère, est saluée comme un « progrès écologique » par certains, mais c’est en réalité le symptôme d’un abandon. C’est l’abandon de terres agricoles qui fait l’avancée silencieuse du taillis puis des forêts sur les terres que l’homme a cessé de cultiver ou d’entretenir. Au moins les deux tiers de l’extension forestière est en effet le fruit de la déprise agricole. Ces terres nouvellement boisées restent ensuite bien souvent toujours à l’abandon : si trois quarts des forêts métropolitaines sont privées, un quart seulement de cette forêt privée dispose d’un plan de gestion. Le résultat est tragique : en 40 ans le volume de bois sur pied a crû de moitié (c’est-à-dire qu’il y a 50 % de plus de bois par hectare), et le bois mort (combustible par excellence) a plus que doublé sur la dernière décennie. Le bois s’accumule donc sans être prélevé. En croyant gagner une forêt, nous avons surtout laissé pousser une réserve de combustible.
La lourde responsabilité de l’écologie politique
Les causes de ces mouvements de fond sont multiples, mais le rôle des contraintes environnementales imposées par l’écologie politique est central. La première cause de la faillite des exploitations et donc de la déprise agricole, est la sape méthodique de la rentabilité des activités agricoles, à coups de matraquage réglementaire et d’entraves aux besoins des agriculteurs comme l’irrigation. De même, les contraintes environnementales sur l’exploitation forestière et la sylviculture portent également une lourde responsabilité dans l’état d’abandon où se trouvent nos forêts. Si peu de nos forêts sont entretenues correctement, c’est que leur exploitation économique n’est pas assez rentable. Lorsqu’une forêt est une source de coût plutôt que de revenu, il est logique que les propriétaires ne fassent pas le nécessaire.
La prévention des incendies est ainsi peut-être l’exemple le plus clair de l’impasse où nous mène l’écologie politique
Mais c’est peut-être sur l’entrave aux obligations légales de débroussaillement que la responsabilité de l’idéologie écologiste de la « sanctuarisation » de la nature est la plus directe. En effet, dans les départements à risque d’incendie, chaque propriétaire doit théoriquement supprimer tout bois dans les 50 mètres autour de son habitation et sur 10 mètres de part et d’autre des voies d’accès, sous peine d’amende. En 2023, par suite d’une année de grands incendies (quasiment 60 000 hectares brûlés), le législateur avait ainsi érigé le débroussaillement en « travaux d’intérêt général de prévention des risques d’incendie », et significativement simplifié la réglementation et les autorisations nécessaires pour opérer ces travaux.
Or, le Conseil d'État a, à la demande de trois associations « environnementales », dans sa décision du 6 février 2026, rétabli les obstacles réglementaires au débroussaillement notamment, si une espèce protégée est susceptible d’être hébergée par la broussaille à supprimer. Désormais, il faut à nouveau faire mener un audit environnemental et demander une dérogation avant de pouvoir procéder à tout débroussaillement. Autant dire qu’il est redevenu impossible de le faire dans nombre de zones à haut risque d’incendie. Ceci est d’autant plus absurde qu’un incendie majeur en août 2021 dans le massif des Maures dans le Var, où le débroussaillement avait cruellement fait défaut, avait coûté la vie à 40 % des tortues Hermann (une espèce protégée) de la zone, d’après les relevés des scientifiques de la réserve naturelle. On a ainsi la démonstration que l’écologisme conduit directement au résultat opposé à son objectif affiché.
La prévention des incendies est ainsi peut-être l’exemple le plus clair de l’impasse où nous mène l’écologie politique. Elle soutient que pour sauver la nature, il faudrait en extraire l’homme, érige ainsi le retrait en principe, et l’inaction en vertu, et ce faisant réunis les ingrédients nécessaires à l’émergence de mégafeux. En effet, puisque le combustible s’accumule et les zones forestières s’étendent et se rejoignent les unes les autres, il ne manque plus que l’étincelle pour que tout s’embrase.
C’est pourquoi il faut tourner la page de l’écologisme, et adopter une écologie de l’enracinement, qui fait de l’homme le premier gardien de sa terre, en rappelant simplement qu’une forêt gérée est une forêt protégée. Cette écologie de l’enracinement affirmerait ainsi la primauté de l’usage humain de nos terres, par l’agriculture, l’élevage, l’exploitation forestière, et les aménagements type bassines pour l’irrigation, sur la préservation d’une nature fantasmée, dénuée d’intervention de l’homme. À l’inverse du principe de précaution, qui n’est en pratique qu’un principe d’irresponsabilité par l’inaction, l’écologie de l’enracinement postule qu’il revient aux hommes de rendre leurs écosystèmes plus résilients. Cela s’opère par l’optimisation des usages, le renouveau du pastoralisme et la remise en culture de terres qui n’auraient jamais dû partir à la friche, mais aussi par la substitution et la diversification des essences d’arbres et par une exploitation et un entretien forestiers accrus.
Reprendre ainsi la main sur nos terres serait la meilleure des préventions, et coûterait infiniment moins que la lutte anti-incendie une fois les mégafeux déclarés, et les pertes économiques qui en découlent. L’écologie de l’enracinement est ainsi également une promesse économique, celle du réarmement de nos filières du bois, du pastoralisme et de l’agriculture. Souvenons-nous ainsi que chaque hectare qui part en forêt est un impôt silencieux prélevé sur le compte de la Nation, payé une première fois en emplois et en production agricoles perdus, et une seconde fois en forêts brûlées. La France doit donc reprendre le contrôle de sa forêt, si elle veut arrêter de la regarder partir en fumée."

Le 22 août 2026, Christophe de Balorre, Président (LR) du Conseil départemental de l'Orne, a annoncé la mise en place des "Assises départementales des sapeurs pompiers de l'Orne". en septembre 2026. Par ailleurs Président du Conseil d'administration du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), estime qu'il y aura "un avant et un après été 2026. (...) S'agissant des pompiers, des financements supplémentaires s'imposent autant qu'une remise à plat de leur prise en charge." Dans l'Orne, le SDIS est financé à 60% par le Département - contre 50% au niveau national, précise la collectivité - et 40% par les communes et intercommunalités. "Un tel schéma atypique, devenu obsolète, est sans aucun doute à revoir. Les difficultés d’ordre structurel, d’ailleurs soulevées depuis des années sans obtenir de réponse des gouvernements successifs, c’est au plan national qu’elles doivent être durablement résolues. Une remise à plat des financements et un engagement fort sur leur pérennisation sont indispensables. L’État doit, enfin, prendre ses responsabilités !", a estimé Christophe de Balorre.

A ces « Assises départementales des sapeurs-pompiers de l’Orne », "volontaires et professionnels, élus et partenaires y seront naturellement associés. Ensemble, face à un état des lieux chiffré et factuel, nous alignerons des pistes d’actions concrètes, envisageables rapidement et en local, tout en formulant des propositions que nous ferons remonter à l’État. Nous pourrons nous appuyer sur nos associations d’élus, que je sais également mobilisées sur ce sujet crucial de l’avenir de l’organisation de la Sécurité civile dans notre pays", a conclu cet élu. "La contribution du Département au budget du SDIS est de 10,7 millions d'euros cette année - contre 10,2 millions en 2025 - sans compter les 200 000 euros indispensables au financement du Centre départemental d'appels d'urgence."

Le 28 août 2026, l’intersyndicale des pompiers professionnels a adressé un préavis de grève au ministre de l’Intérieur. Ce préavis a été signé par huit des neuf organisations représentatives.

"L'intersyndicale des pompiers a déposé un préavis de grève du 8 septembre 2026, date de la présentation aux soldats du feu du projet de loi de modernisation de la Sécurité civile, au 20 octobre 2026 - date prévue du vote des députés sur le projet de budget pour 2027 -, afin d'obtenir davantage de moyens, des recrutements massifs de sapeurs-pompiers professionnels - ils sont environ 44.000 actuellement, sans compter les volontaires -, et l'adoption rapide d'un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile." "Quelques 3 000 pompiers volontaires sont déjà titulaires du concours et pourraient être titularisés très rapidement, relèvent les syndicats. Autre revendication : faire de la santé et de la sécurité des personnels une « priorité nationale », « en intégrant notamment la reconnaissance de l’exposition aux agents toxiques et cancérogènes, la prise en charge de l’usure physique et psychique liée aux missions ».

Elle "est déjà certaine que le texte ne sera pas à la hauteur : "Ça fait plus d'un an que le rapport sur le Beauvau de la Sécurité civile a été transmis au ministre pour justement élaborer ce projet de loi, nous n'avons été associés à aucune écriture dans ce texte législatif", rappelle Xavier Boy.

"Aujourd'hui, nous n'avons toujours pas plus de réponse que le 13 août", déplore sur Franceinfo le 29 août 2026 Xavier Boy, porte-parole de l'intersyndicale. La grève des sapeurs-pompiers représente "le seul moyen pour se faire entendre", dénonce le représentant CFDT des services d'incendie et de secours

L'intersyndicale "ne veut pas d'un texte qui se concentre essentiellement sur les feux de forêt, après un été marqué par des incendies hors normes, en premier lieu celui de Gironde, qui a ravagé 42 000 hectares à la mi-juillet, du jamais vu depuis 1949. "Nous, la souffrance dans la Sécurité civile, chez les sapeurs-pompiers, c'est au quotidien. Nous n'avons pas suffisamment d'effectifs, nous n'avons pas le temps de maintenir nos acquis techniques et professionnels et également nos capacités physiques, parce qu'à chaque heure de garde, nous sommes en intervention. Nous avons explosé les chiffres opérationnels, nous n'avons plus le temps de nous entraîner. Il y a de plus en plus de collègues pompiers professionnels qui quittent la profession par dégoût. On a exactement ce que les soignants ont vécu durant la période du Covid-19... La toute première des priorités, c'est le financement, parce que l'argent, c'est le nerf de la guerre, sans le financement, on n'aura pas la possibilité de faire autre chose", souligne le porte-parole des neuf syndicats.

"Il va falloir que les textes qu'ils vont nous présenter soient à la hauteur. Il faut aussi que le gouvernement ne mette pas n'importe quoi dans cette loi de finances pour qu'on se retrouve entre la peste et le choléra", a averti le 28 août 2026 Xavier Boy, porte-parole de l'intersyndicale, lors d'une conférence de presse au siège du parti des Écologistes à Paris. 

 "La Direction générale et le ministère travaillent dans leur coin et il semble qu'il y ait une réunion interministérielle conclusive pour valider les dernier arbitrage avec Bercy, avant le 8 septembre", précise Frédéric Monchi, président du SNSPP-PATS, un des syndicats de la profession.

« Ce qui s’est passé en Gironde et en France cet été était tout à fait prévisible et l’État était évidemment au courant », a martelé le représentant de la CGT-Sdis Peter Gurruchaga. « Il va falloir que ceux qui se présentent à la présidentielle prennent leurs responsabilités », a renchéri Stéphane Lessire (Sud-Sdis), fustigeant des dirigeants qui « ont des bouchons d’oreille ».

Marine Tondelier, candidate des Écologistes à l'élection présidentielle, et Sandra Regol, députée de la 1ère circonscription du Bas-Rhin, ont reçu au siège des Ecologistes quatre représentants de l'intersyndicale des pompiers "pour soutenir leurs revendications !" Certains syndicalistes semblaient gênés d'être là et dubitatifs en écoutant le discours long, creux, voire indigeste, carencé en réflexions, et au registre lexical pauvre, de Marine Tondelier. 

Marine Tondelier a appelé "à plus de moyens pour des pompiers « qu’on laisse souvent bien seuls », après un été d’incendies dévastateurs. « Ma crainte, c’est qu’à la rentrée le syndrome de l’autruche reprenne. On doit revendiquer de maintenir cette actualité sur la table », a lancé la patronne des Écologistes lors d’une conférence de presse. Elle a décliné plusieurs mesures de sa candidature comme le doublement des moyens matériels de la sécurité civile ou encore la création d’une « réserve civile climatique ».  Elle a aussi posté sur X : 
"Cet été, ils étaient en première ligne face à des incendies historiques. Ils ont affronté les flammes, la chaleur, l’épuisement et les conséquences toujours plus violentes du dérèglement climatique. Et pourtant, leurs alertes restent encore ignorées. Manque d’effectifs, manque de moyens, maladies professionnelles : nos pompiers ne peuvent pas continuer à être maltraités face à des catastrophes qui, elles, ne cessent de s’aggraver. On doit investir dans nos services de secours, renforcer les effectifs, renouveler les équipements. Et donner enfin à la prévention les moyens d’être à la hauteur des risques d’aujourd’hui, pas ceux d’il y a plusieurs décennies. Avec la taxation des plus gros héritages présentée cette semaine par les Écologistes, on sait trouver les financements. Aujourd’hui, on a écouté et poussé les revendications des pompiers. À la rentrée, on soutiendra leur mobilisation. Pour que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités."
L'aveu d'un programme marxiste, hostile à la propriété privée, incapable de créer de la croissance pourvoyeuse d'emplois et d'ascension sociale, et refusant de reconnaitre la responsabilité de mesures écologistes dans la propagation d'incendies.

Incendies à Los Angeles
"Bouches d’incendie à sec, réserves d’eau insuffisantes, absence de débroussaillage, réduction du budget des pompiers, urbanisation anarchique", réseau ancien, dense de lignes à haute tension traversant des forêts, mauvaise gestion du gouverneur démocrate Newsom… Telles étaient les causes des incendies à Los Angeles en 2025. "La région de Los Angeles est connue pour ses paysages escarpés, ses collines arides et ses forêts de chaparral, un écosystème particulièrement propice aux incendies. Mais l’urbanisation effrénée, la gestion peccamineuse des réserves d’eau et l’utilisation de matériaux très inflammables, combinées à une végétation dense, accroissent grandement le risque de propagation des flammes. Les choix urbanistiques amplifient la vulnérabilité des habitations face aux flammes. À Los Angeles, le marché immobilier est l’un des plus florissants du pays. Les promoteurs n’hésitent pas à exploiter chaque parcelle de terrain, construisant des habitations au plus près des zones boisées. Ces zones résidentielles, appelées « Wildland-Urban Interface », sont particulièrement vulnérables. Selon le département californien des forêts et de la protection, près de la moitié des habitations en Californie sont situées dans ces zones à risque. Quand on sait que plus de neuf maisons sur dix sont construites en bois, selon le paradigme écolo-woke de retour à la nature et de culte à Gaïa, très en vogue dans l’électorat démocrate local, on ne peut s’étonner des conséquences. Ce matériau, qui coûte en moyenne 15 à 30 % moins cher que d’autres, permet une construction rapide et accroît donc l’anarchie urbanistique."

Djihad par le feu
Ajoutons l'Intifada par le feu en Israël : des "Palestiniens" incendient des forêts représentant, par excellence, l'oeuvre sioniste. Naftali Bennet a dit que "la terre d’Israël ne peut appartenir à des gens qui la ravagent".

Le 25 avril 2024, Cambridge University Press a publié “Hot Forests”: Spatial Concentration of Forest “Pyro-Terrorism” in Israel" de Simon Perry et Shai Amram. "L’un des domaines de la recherche sur le terrorisme qui n’a pas été suffisamment examiné est la concentration géographique des attaques pyro-terroristes (PT). La littérature relative à la répartition géographique de la terreur se concentre généralement sur les macro-lieux : continents, pays, régions et micro-lieux – « points chauds ». Cependant, à notre connaissance, la répartition géographique de la terreur dans les forêts reste encore à étudier. Les résultats des études sur les « points chauds » sont d’une grande importance pour les praticiens de l’application des lois. Cette étude examine les caractéristiques spatiales de la forêt PT et s’il y a une concentration d’. Attaques PT dans un nombre limité de « forêts chaudes » stables dans le temps. Cette étude a examiné l’ensemble de la population forestière suspectée de PT. en Israël entre 2008 et 2022 (hors 2016), totalisant 2 297 attaques. La recherche a révélé un regroupement spatial élevé des forêts PT attaques concentrées dans des « forêts chaudes » spécifiques et qu’elles étaient stables dans le temps. En conclusion, la concentration de PT attaques nécessitent une réponse antiterroriste spécialisée, équivalente à une « surveillance des points chauds », basée sur les caractéristiques des forêts chaudes potentiellement terroristes."

Etat islamique
La "propagande de l'État islamique avait cherché à exploiter les incendies dévastateurs de Los Angeles en 2025, incitant ses partisans à déclencher d'autres incendies tandis que des organes de propagande non officiels amplifiaient le message".

Le 28 août 2026, LBC a révélé avoir "infiltré un forum en ligne utilisé par des partisans de l'État islamique (ISIS) pour partager des instructions détaillées sur la manière de déclencher des feux de forêt, d'épuiser les services d'urgence et d'éviter d'être repérés par la police et les enquêteurs médico-légaux, quelques semaines seulement après que des millions de personnes à travers la Grande-Bretagne ont reçu un avertissement d'urgence concernant le risque extrême d'incendies de forêt dans le pays.

Le forum "héberge un mélange de contenus extrémistes arabes et anglais, notamment de la propagande de l'État islamique et des discussions entre partisans de cette organisation terroriste. Des posts incite les sympathisants à profiter des conditions dans lesquelles les feux de forêt sont particulièrement dangereux et où les services d'urgence sont déjà soumis à une forte pression. Parmi les autres discussions visibles sur le forum, on trouve des pages traduites comme « Enquêtes médico-légales sur les incendies criminels », « Surveillance et moyens de la contourner », « Dissimulation - Trompez les ennemis d’Allah » et « Arbre dangereux - Trompez les ennemis d’Allah ». Un utilisateur du forum de discussion affirme que déclencher délibérément un incendie de forêt pourrait entraîner la mobilisation des pompiers, de la police et des enquêteurs, provoquer l'évacuation des populations de leurs domiciles et causer des dommages économiques considérables. Ils décrivent leur objectif comme étant d'épuiser les autorités sur une période prolongée et d'exploiter efficacement la nature contre les ennemis du groupe. D'autres utilisateurs débattent ouvertement de différentes cibles potentielles. L'un d'eux suggère d'incendier des maisons en raison du risque accru de tuer des personnes, avant de proposer un tribunal comme autre cible potentielle, puisque des policiers et des membres du public s'y trouveraient".

"Parmi les documents consultés par LBC figure un long guide intitulé « Brûlez votre première forêt et épuisez les ouvriers du tyran », qui donne aux potentiels assaillants des conseils détaillés sur la manière de se préparer et de déclencher délibérément des feux de forêt. Il contient également des instructions détaillées destinées à aider un agresseur à éviter la surveillance, à dissimuler son identité et ses déplacements et à contrecarrer les tentatives des enquêteurs médico-légaux pour établir qui a déclenché un incendie. Le guide sur les feux de forêt recommande à plusieurs reprises aux auteurs potentiels d'attaques de réfléchir à la manière dont les enquêteurs pourraient les identifier ultérieurement, en évoquant la surveillance, les appareils électroniques et les traces physiques qui pourraient potentiellement relier une personne aux lieux. Son auteur exhorte également les partisans à dissimuler toute indication selon laquelle un incendie aurait été déclenché par un sympathisant de l'État islamique, voire toute preuve qu'il aurait été déclenché délibérément par une personne."

En réponse à cette enquête, "un porte-parole du ministère de l'Intérieur a déclaré : « Nous prenons très au sérieux toutes les menaces qui pèsent sur les intérêts et les vies britanniques. Nos services de police et de sécurité bénéficient du soutien de certaines des forces antiterroristes les plus importantes au monde et travaillent sans relâche pour défendre le Royaume-Uni contre les nombreuses menaces hostiles auxquelles nous sommes confrontés. » Le ministère a indiqué que les services de police et de sécurité avaient déjoué 19 projets d'attentats terroristes en phase finale depuis début 2020 et a souligné que la législation antiterroriste britannique fait l'objet d'un examen constant en fonction de l'évolution des menaces. Il a également souligné les obligations imposées aux services en ligne par la loi sur la sécurité en ligne, indiquant que les plateformes sont légalement tenues de lutter contre les contenus illégaux, notamment ceux qui incitent à la violence et au terrorisme".

Moustafa Ayad, directeur exécutif pour l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Asie à l'Institute for Strategic Dialogue et titulaire de sa Research Chair en Global Islamism and Counter-Terrorism, a déclaré à LBC "que les appels aux partisans à recourir à l'incendie criminel étaient une caractéristique récurrente de la propagande de l'État islamique depuis des années. Il a affirmé que cette tactique remontait au moins à 2017, lorsque le magazine Rumiyah de l'État islamique a publié des documents encourageant les attaques incendiaires dans le cadre de sa série « Just Terror Tactics ». Plus récemment, a-t-il déclaré, le bulletin officiel du groupe, al-Naba, a appelé en avril dernier à incendier des églises et des synagogues aux États-Unis et en Europe pendant les fêtes de Pâques."

M. Ayad a averti : « Je crois que la stratégie ne consiste pas seulement à épuiser les capacités des forces de l'ordre ou des secouristes à répondre à une crise, mais aussi à encourager des attaques plus complexes, où l'incendie criminel n'est qu'une partie de l'attaque... L’incendie criminel est considéré comme un acte à faible seuil, en termes de capacités nécessaires pour le perpétrer, et à fort potentiel de violence et de chaos terroristes ; c’est pourquoi le groupe souhaite inciter ses partisans du monde entier à participer à ces attaques chaque fois qu’ils en ont l’occasion. » Il a ajouté que des groupes affiliés à l'État islamique ont eux-mêmes utilisé le feu lors de campagnes de violence ailleurs dans le monde, notamment en incendiant des villages, des églises et des zones marécageuses."

M. Ayad "a déclaré que les contenus publiés sur les forums gérés par des sympathisants ne devraient pas être rejetés simplement parce qu'ils ne proviennent pas directement d'une publication officielle de l'État islamique. « Ces menaces doivent être prises au sérieux », a-t-il déclaré à LBC. « Il s’agit d’un groupe terroriste international qui a déjà incité des sympathisants du monde entier à commettre des attentats. » Il a déclaré que la question était en fin de compte de savoir si des sympathisants individuels seraient capables de traduire la propagande en une attaque réussie, ajoutant que les forums extrémistes sont étroitement surveillés par les chercheurs, la police et les agences de renseignement. Mais il a averti : « Ces publications pourraient inciter des sympathisants situés à différents endroits à se procurer facilement du matériel pour mener des attaques de faible envergure, comme des incendies criminels ; elles doivent donc être prises au sérieux. » M. Ayad a déclaré que la relation entre les réseaux sociaux traditionnels et les sites web extrémistes indépendants plus petits restait fluide, les contenus circulant entre les deux plutôt que de disparaître. « Nous ne constatons pas de diminution du matériel terroriste facilement accessible », a-t-il déclaré".

"Cette découverte de LBC survient à un moment particulièrement critique pour la Grande-Bretagne. Il y a à peine deux semaines, des millions de personnes en Angleterre et au Pays de Galles ont reçu une alerte d'urgence leur enjoignant de s'abstenir de toute activité susceptible de déclencher un nouvel incendie de forêt, notamment l'utilisation de barbecues jetables, de braseros, d'incinérateurs de jardin ou de feux d'artifice. L'alerte a commencé à apparaître sur les téléphones portables, ce que les ministres ont décrit comme « l'utilisation la plus intensive » du système d'alerte d'urgence britannique en réponse à un incident en cours. Elle faisait suite à un incendie de forêt dévastateur à Stourbridge, dans les West Midlands, qui a détruit 19 maisons et ravagé plus de 500 acres lors de la journée la plus chaude de l'année jusqu'à présent. Les pompiers des West Midlands ont indiqué avoir été appelés à intervenir sur « des centaines et des centaines d'incidents » dans toute la région, alors que les températures grimpaient en flèche et que des dizaines d'incendies continuaient de couver ailleurs dans le pays. L’alerte d’urgence du gouvernement avertissait que « même une petite flamme peut rapidement se transformer en un important feu de forêt, mettant en danger des vies, des habitations, des entreprises et les secouristes », tandis qu’une interdiction temporaire des barbecues jetables a été instaurée en Angleterre, au Pays de Galles et en Écosse."

"Le Premier ministre Andy Burnham, qui s'est rendu à Stourbridge après l'incendie, a décrit la Grande-Bretagne comme « une poudrière », avertissant qu'il y avait encore 37 incendies qui couvaient à ce moment-là dans tout le pays."

La "pression est devenue si forte que des renforts ont été nécessaires. Une centaine de soldats du Queen's Own Gurkha Logistic Regiment, appuyés par le 22e régiment du génie, ont été déployés dans le sud du Pays de Galles pour participer aux opérations de sauvetage et de déblaiement, notamment avec quatre camions-citernes militaires d'une capacité de 20 000 litres chacun."

"Une source gouvernementale a déclaré à LBC qu'il n'y avait aucune preuve reliant les messages du forum à la vague d'incendies de forêt, mais que 97 millions de livres sterling étaient investis dans ce qui a été décrit comme la plus grande modernisation des capacités de résilience nationale en près de 20 ans. Ce programme comprend des équipements spécialisés, des véhicules tout-terrain dédiés, des capacités de gestion des incidents renforcées et une formation supplémentaire aux feux de forêt pour les pompiers, ainsi qu'un nouveau projet pilote spécialisé sur les feux de forêt impliquant des équipes dédiées capables de réagir rapidement aux incidents à travers l'Angleterre. Les ministres prévoient également de convoquer un sommet avec les services d'incendie et de secours à la fin de l'été afin d'évaluer s'ils disposent des ressources nécessaires pour les prochaines saisons de feux de forêt."

Comme LBC 'l'a déjà rapporté, la propagande de l'État islamique s'est également révélée remarquablement difficile à éradiquer d'Internet. Une étude menée par l'ISD en février a révélé des niveaux d'engagement plus élevés avec le contenu terroriste de l'État islamique sur les plateformes grand public, notamment Facebook, Instagram et TikTok'.

M. Ayad a déclaré 'que la différence avec les forums marginaux résidait dans la nature du contenu partagé. « La différence réside dans le matériel pédagogique et les appels directs et spécifiques à la violence, que l'on trouve facilement sur des plateformes marginales ou isolées comme celle que vous mentionnez », a-t-il déclaré. M. Ayad a déclaré que la surveillance de l'ISD n'avait jusqu'à présent rien révélé incitant spécifiquement les partisans à exploiter les incendies actuels au Royaume-Uni. Mais il a averti que des conditions de sécheresse exceptionnelles pourraient offrir une opportunité évidente à une personne déjà radicalisée. « Il suffit d'un seul partisan inspiré pour perpétrer un attentat, et c'est sur cela que misent ces appels », a-t-il déclaré'.

"Bien que le forum découvert par LBC diffuse du contenu de l'État islamique et compte des utilisateurs exprimant ouvertement leur soutien à l'organisation terroriste, LBC n'a pas établi que le site web lui-même soit exploité ou contrôlé directement par l'État islamique. Il n'existe actuellement aucune preuve reliant les matériaux observés par LBC à l'un des feux de forêt qui ravagent la Grande-Bretagne."

« Il est toujours possible qu'un sympathisant radicalisé sur l'un de ces forums décide que c'est une occasion en or, mais à ce jour, nous n'avons rien constaté dans notre système de surveillance concernant spécifiquement les incendies au Royaume-Uni. » Il a ajouté : « L’idée qu’un sympathisant au Royaume-Uni puisse y voir une opportunité de mener une attaque de ce type, à faible seuil et à fort rendement, est toujours présente. » 

"Les citoyens qui découvrent en ligne des contenus suspects à caractère terroriste peuvent les signaler anonymement via le service de signalement du terrorisme du gouvernement. Un porte-parole d'Ofcom a déclaré à LBC : « En vertu de la loi sur la sécurité en ligne, les fournisseurs de forums de discussion doivent prendre les mesures appropriées pour protéger les personnes au Royaume-Uni contre les contenus ou activités illégaux, et nous avons montré que nous prendrons des mesures si des preuves suggèrent que les fournisseurs ne respectent pas leurs obligations. Toutefois, si le fournisseur d’un site est potentiellement une organisation terroriste, une réponse des forces de l’ordre est plus appropriée qu’une réponse réglementaire, pour des raisons potentielles de sécurité opérationnelle. »

« Incendies géants : enquête sur un nouveau fléau »
Arte diffusa « Incendies géants : enquête sur un nouveau fléau » (Megafeuer: Der Planet brennt) de Cosima Dannoritzer. « À l'image de la tragédie qui touche le Canada et la Turquie, des incendies d’une violence inédite dévorent les forêts partout dans le monde. Comment expliquer l'apparition de ces mégafeux ? Pourquoi sont-ils incontrôlables ? Comment s'en protéger ? » Par des décisions politiques rompant avec la doxa écologique.

« Australie, Californie, Sibérie, Suède, Portugal, Grèce, Amazonie… : depuis plus d'une décennie, la litanie des "mégafeux" rythme l'actualité, si fréquemment désormais qu'une catastrophe chasse la précédente dans les esprits ». 

Cette liste de pays ou régions induit en erreur le lecteur. Par exemple, l'Australie est un pays-continent-île dont la superficie est de 7,688 millions km², et la France est un Etat continental dont la superficie s'élève à 543 940 km². Les incendies n'ont pas embrasé toute l'Australie, mais ont été localisés dans deux Etats de la fédération australienne.

« Beaucoup ont oublié qu'en 2016, dans la ville pétrolière de Fort McMurray (Canada), des incendies de forêts incontrôlables ont atteint l'agglomération, entraînant l'évacuation de la quasi-totalité des 100 000 habitants et la destruction de milliers de maisons ». 

« Cette fois-là, les secours sont parvenus à sauver toutes les vies, mais depuis, des dizaines de personnes ont trouvé la mort dans l'un de ces incendies géants ». 

« S'ils anéantissent déjà chaque année plus de 350 millions d'hectares de forêts, soit six fois la France, et se propagent de plus en plus souvent aux zones habitées, le pire est à venir ». Il convient d'indiquer que des habitants, favorables au retour à la nature, ont choisi d'habiter dans des forêts, difficiles d'accès pour les véhicules de pompiers.

« Dans cette enquête planétaire, Cosima Dannoritzer (Prêt à jeter) part à la rencontre de pompiers, de scientifiques et d’experts du feu, de l'Europe à l'Indonésie en passant par les États-Unis et le Canada, et montre que la plupart des forêts du globe constituent de véritables "bombes à retardement", susceptibles de se déclencher à la moindre étincelle. » La plupart des incendies (90%) sont d'origine criminelle, parfois causés par des individus imprudents.

« Hausse des températures, et donc de la sécheresse, en raison du changement climatique, fragilisation des arbres, extension constante des zones habitées, défaut d'entretien des campagnes, défrichage sauvage par feux de tourbière pour la production d'huile de palme… : l'enquête détaille aussi bien les causes que le fonctionnement de ces brasiers géants, semblables à des "centrales nucléaires en mouvement", qui aggravent à leur tour le changement climatique, consumant l'oxygène et libérant le carbone dans l'atmosphère ». 

Ce film évoque aussi la fragilisation d'arbres attaqués par des insectes et par le manque d'eau, ainsi que la différence de paysages boisés en un siècle : les forêts anciennes comprenaient des espaces quasi-vides, constitués de bois morts, brûlés par des "feux modérés", ce qui freinait ou arrêtait l'avancée des feux et s'avérait "nécessaire à l'équilibre des forêts", alors que celles actuelles, plus denses, sans espace dénudé, causent des "méga-incendies" car le feu rencontre toujours des combustibles-arbres. 

Le feu est désormais conçu comme un élément de l'écosystème des forêts avec lequel des scientifiques invitent à "faire avec", pour leur régénérescence, à utiliser comme "un outil" à l'instar des pratiques traditionnelles des Amérindiens.

Ce choix partial du documentaire se poursuit par la sélection d'experts alarmistes. « Les cataclysmes auxquels nous assistons constitueraient les signes avant-coureurs de notre entrée dans une nouvelle ère, celle du "pyrocène". "Il nous reste vingt ans pour réagir", estime Paul Hessburg, l'un des spécialistes mondiaux des feux de forêt ». 

« Si, entre technologies de pointe et réactivation de méthodes oubliées, on s'efforce de concevoir de nouveaux moyens de lutte, cet état des lieux très fouillé, qui substitue l'explication à l'alarmisme, souligne que le remède passe aussi par de nouveaux comportements collectifs : il nous faut apprendre à vivre avec le feu, processus naturel qu'on ne peut espérer contrôler par la seule technique. » 

« Une prévention plus aisée à mettre en œuvre que la lutte contre le changement climatique. » Le climat a toujours changé, et, grâce à son intelligence, l'homme s'est adapté à ces changements.


« Incendies, innover pour mieux lutter »
« Comment se préparer ? Plus d'un million d'hectares sont partis en fumée dans l'Union européenne à l'été 2025. Un record, que l'année 2026 pourrait bien surpasser... Le changement climatique rend plus fréquent et plus intense les épisodes de canicule, allongeant ainsi la saison des feux, ainsi que leur fréquence et leur intensité. Au-delà de l'Europe, des régions du monde jusqu'ici épargnées ne le seront plus forcément. Face à ce sombre tableau, comment se préparer ?


Arte diffusera le 25 juillet 2026 à 22 h 25 « Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle.

« Alors que le dérèglement climatique augmente chaque été les risques d'incendies en Europe, des stratégies innovantes sont mises en œuvre pour lutter plus efficacement contre le feu. »

« À Ispra, dans le nord de l'Italie, le Centre commun de recherche de la Commission européenne exploite les données météorologiques et satellitaires pour publier des analyses et recenser tous les feux de forêt en Europe. Il a ainsi suivi les incendies dévastateurs du continent en 2025 ».

« Violemment touché, le massif des Corbières, dans l'Aude, tente depuis de se réinventer : alors que la vigne domine le paysage, la région implante de nouveaux cépages et des arbres plus résistants à la chaleur. Dans le nord-ouest montagneux de l'Espagne, les incendies meurtriers de cet été ont notamment été imputés aux anciennes surfaces agricoles envahies par les broussailles, et un entretien plus rigoureux des terres tente désormais d'être appliqué, alors que l'endroit se vide de ses habitants. En Grèce, la région de l'Attique mise, quant à elle, sur des patrouilles de volontaires. Ils scrutent l'horizon sans relâche durant l'été et donnent l’alerte au moindre départ de feu. Mais de telles initiatives peuvent-elles suffire pour lutter contre les méga-feux ? »

« Si l'Europe se révèle de mieux en mieux armée face au phénomène récurrent des incendies de forêt, la crise climatique exige des actions plus vigoureuses, notamment en matière de prévention et de formation. »

« Aujourd'hui, des chercheurs expérimentent des techniques innovantes comme le déploiement de drones permettant de surveiller les feux en temps réel, mais aussi plus anciennes comme le brûlage dirigé en hiver pour éliminer la végétation morte. »

« La construction de réservoirs d'eau et le réaménagement des paysages en une mosaïque de terres agricoles, de pâturages et de forêts de différentes densités font aussi partie des solutions préconisées. »

« Accompagnant des équipes de pompiers professionnels et bénévoles en intervention, ce documentaire dresse, avec des chercheurs, un état des lieux de ces avancées. »


« Incendies, innover pour mieux lutter », documentaire d’Eberhard Rühle
France, 2026, 52 min
Production : Apollofilm, en association avec ZDF/ARTE
Sur Arte les 25 juillet 2026 à 22 h 25, 16 août 2026 à 7 h 20
Sur arte.tv du 05/05/2026 au 31/10/2026
Visuels : © Eberhard Rühle und Nikolaus Tarouquella, DR

France, 2019, 94 min
Coproduction : ARTE France, Georama
Auteurs : Cosima Dannoritzer et Nicolas Koutsikas
Sur Arte les 16 août 2022 à 20 h 50, 19 août 2022 à 9 h 25, 15 septembre 2022 à 9 h 25
Disponible du 09/08/2022 au 14/10/2022
Visuels :
Banlieue aux Etats-Unis entourée de feux de forêts
© Jack Cohen / USDA Forest Serv

Burnt suburb

Pompier avec enfant
© Istock / Getty Images

Pompiers professionnels français s' entraînant à éteindre des incendies
© Cosima Dannoritzer / Georama T

Canadair essayant d' étouffer un feu de forêt
© Kari Greer/ USFS

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Les citations proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 15 août 2022.

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