Depuis quelques décennies, des historiens, chercheurs ou essayistes se sont intéressés à l'Allemagne nazie face aux Noirs* : habitants de son ancien empire colonial en Afrique, soldats noirs de l'Armée française, métis, artiste, etc. Il en ressort que des persécutions n'ont jamais fait partie d'un projet d'extermination, que des déportés Noirs étaient souvent des opposants, etc. Arte diffusera le 5 mai 2026 à 22 h 40 « Les Noirs au temps des nazis - Des victimes oubliées » de Stefanie Daubek et Jermain Raffington.
L’Austrasie, un royaume mérovingien oublié
« Les chevaliers Teutoniques » de Krzysztof Talczewski
« Un âge de fer - La Guerre de Trente Ans » par Philippe Bérenger et Henrike Sandner
« Frédéric II - La splendeur du Saint-Empire » par Markus Augé
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« Le pacte Hitler-Staline » par Cédric Tourbe
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« Drôle de guerre » par Cédric Gruat
« Pologne 1939 - La métamorphose des soldats en criminels de guerre » par Alexander Hogh et Jean-Christoph Caron
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« War Story, 1995-1996 » de Mikael Levin
« 1945. L'ouverture des camps en Allemagne », par Serge Viallet
« Images de la libération des camps. Chronique d’un film inachevé », par André Singer
Filmer la guerre : les Soviétiques face à la Shoah (1941-1946)
« Shoah, les oubliés de l’histoire », par Véronique Lagoarde-Ségot
Cinéma et Shoah, de l’affiche au dossier de presse
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Albert Göring (1895-1966)
« Magda Goebbels, la première dame du IIIe Reich » d’Antoine Vitkine« Descendants de nazis. L’héritage infernal » de Marie-Pierre Raimbault et Michael Grynszpan
« Les studios Babelsberg ou le Hollywood allemand » de Alexander Lück et Daniel Finkernage
Tournages Paris-Berlin-Hollywood 1910-1939
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« L’affaire Klimt » de Jane Chablani et Martin Smith
« Leeuwarden - Georges-Arthur Goldschmidt – Enquête sur un tableau »
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Sous le IIIe Reich, les Noirs* avaient plusieurs origines et statuts : ils avaient un lien avec l'ancien empire colonial allemand en Afrique avant la Première Guerre mondiale, étaient des métis nés de soldats français des troupes coloniales pendant l'occupation de la Rhénanie, des soldats de l'Armée française, des Afro-Américains capturés pendant la Deuxième Guerre mondiale...
Des lois racistes édictées à Nuremberg ont visé la majorité des Noirs vivant en Allemagne - passeport et certains droits refusés -, mais, contrairement aux juifs, ces personnes ont vécu normalement en étant discrets.
Né au Cameroun, scolarisé dans son enfance dans une école allemande à Douala, Louis Brody (1892-1952) semble être arrivé en Allemagne entre 1907 et 1914. Il était un acteur populaire, musicien, danseur, lutteur et militant d'origine camerounaise. Débutée dans les années 1910, sa carrière cinématographique se poursuivit, du cinéma muet au cinéma parlant, sous la République de Weimar puis sous le régime nazi - son nom figurait sur une liste de comédiens « approuvés » par la Reichfilmkammer -, enfin, après 1945, en Allemagne de l'Ouest - ile ne semble pas avoir été inquiété lors de la dénazification. Parallèlement à "sa carrière d'acteur, notamment avec la DEFA. Parallèlement, il gagnait sa vie comme artiste de cirque et musicien de jazz".
"En 1915, Louis Brody décroche son premier rôle dans le film policier de Joe May, « Das Gesetz der Mine » (La Loi des mines), inaugurant ainsi une carrière artistique remarquable et prolifique, au cours de laquelle il participe à plus de 80 films. Acteur très recherché dès la fin des années 1910, Brody est cantonné, sous la République de Weimar, à des rôles d'exotisé, de démoniaque ou de raciste. D'abord ignoré au générique, il voit progressivement ses rôles gagner en importance". Il "a cofondé l'Organisation d'aide à l'Afrique (1918) à Hambourg. En tant que porte-parole, il a dénoncé la discrimination raciale ainsi que la violence et les mauvais traitements infligés aux Noirs." Un "moment fort de sa carrière fut sa revue « Lever de soleil en Orient », créée en décembre 1930 aux salles de festival Kliem, dans le quartier Hasenheide de Neukölln. Ce spectacle examinait de manière critique le colonialisme européen sur le continent africain et les représentations stéréotypées des Noirs."
Louis Brody "tourna en particulier sous la direction de Fritz Lang et Robert Wiene, notamment dans Calais-Douvres de Jean Boyer et Anatole Litvak (1931) avec Lilian Harvey, André Gabriello et Sinoël. Il a obtenu la nationalité française. Il a aussi joué au moins 23 films (1933-1945), parfois véhiculant la propagande nazie dont Le Juif Süss, oeuvre antisémite réalisée par Veit Harlan (1940). Le "cinéma nazi l'a contraint à interpréter des rôles dépeignant une Afrique colonisée, domestiquée et simpliste, destinée à souligner la supériorité nazie". En 2024, une plaque commémorative en porcelaine en hommage à Louis Brody a été inaugurée, en présence de ses petits-enfants, dont son petit-fils Roy Adomako, à l'adresse où avait vécu cet artiste : Kurfürstenstraße 40, 10785 Berlin-Tiergartena.
En 1937, le régime nazi a promulgué une loi instituant la stérilisation forcée des métis allemands : la moitié de ceux-ci sont effectivement stérilisés.
En 2005, les Éditions Serpent à plumes ont publié "Noirs dans les camps nazis", réédité en 2016 par les éditions du Rocher et signé par Sergé Bilé. Journaliste à France Télévisions, Serge Bilé est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, parmi lesquels des essais à succès tels La légende du sexe surdimensionné des Noirs, Et si Dieu n'aimait pas les Noirs : enquête sur le racisme au Vatican, Quand les Noirs avaient des esclaves blancs, et Poilus nègres. Soldats créoles et africains en 14-18."
"Serge Bilé dévoile dans ce livre un aspect totalement méconnu de la Seconde Guerre mondiale : la déportation des Noirs dans les camps de concentration et d'extermination de l'Allemagne hitlérienne. Africains, Antillais, Américains ont eux aussi été pris dans la tourmente, arrêtés et envoyés dans ces camps où ils étaient sujets à toutes les humiliations… Outre les témoignages hallucinants collectés auprès des survivants ou de leurs compagnons d'infortune, ce livre révèle des faits méconnus : savait-on que les fameuses lois de Nuremberg concernaient également les Noirs installés à l'époque dans le pays ? Ces Afro-Allemands, stérilisés de force, formèrent d'ailleurs les premiers contingents de déportés expédiés par Hitler dans les camps, bien avant la guerre. Savait-on que ces camps de concentration n'étaient pas l'oeuvre des nazis, mais que les premiers avaient été construits dès 1904, en Namibie, pour éliminer le peuple herero opposé à la colonisation allemande et aux armées du chancelier Bismarck ? Autant de pages d'histoire inédites où l'on apprend aussi, au fil des chapitres, les faits d'armes de ceux qui deviendront par la suite les grands leaders de la cause noire : Nelson Mandela, Martin Luther King, Léopold Sédar Senghor ou encore Aimé Césaire."
Le 19 mars 2005, Le Monde a publié la tribune "Les nazis n'ont pas déporté les Noirs" signée par Joël Kotek, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles, Tal Bruttman, historien, et Odile Morisseau, professeure d'histoire et géographie au lycée Henri IV :
"Etonnant ouvrage que Noirs dans les camps nazis. Dans la déferlante qui a accompagné les commémorations, celui-ci se détache singulièrement par le large écho qu'il a reçu. Or, dépourvu d'introduction et de conclusion, on ignore à la fois quel est le point de départ de l'auteur et les leçons de ses recherches. Il faudrait donc s'en référer au titre pour en connaître l'objet. Mais des Noirs dans les camps nazis, il n'est que peu question. Moins du tiers de l'ouvrage aborde cette question ; la majeure partie est consacrée à tout autre chose (génocide des Hereros, crimes coloniaux, violence nazie). Et parmi les points portants sur les camps, peu de chose, en fait. (...)La méthode est bien peu historienne, et l'ensemble bâti sur ce modèle : des faits parfois sans rapport, accolés et largement délayés, un tissu d'anecdotes, voire de rumeurs, glanées ici et là, sans souci scientifique : pas la moindre statistique ni référence d'archives. Tout est au premier degré, à la première personne, à l'esbroufe. L'auteur, Serge Bilé, préfère assener des faits trop spectaculaires, extraordinaires. Le problème est qu'ils se révèlent le plus souvent faux ou approximatifs.En témoigne l'improbable chapitre sur le génocide des Hereros,que nous connaissons bien. Contrairement à ce qu'il affirme, l'expression "camp de concentration" n'a pas été créée dans la colonie allemande sud-africaine (l'actuelle Namibie), mais six ans plus tôt, à Cuba (1896). Lors du génocide des Hereros, Heinrich Goering n'était plus gouverneur de la colonie depuis quatorze ans. Ils ne furent pas tatoués, mais bien obligés de porter autour du cou un collier immatriculé. On pourrait multiplier les exemples d'erreurs, comme la confusion entre Rudolf Hess, second d'Hitler, et Rudolf Hœss, commandant d'Auschwitz.Le génocide herero ne méritait pas ces exagérations. La réalité suffit amplement : il fut bien le premier génocide du siècle. C'est en Namibie qu'on créa les premiers camps de travaux forcés, là que furent effectuées les premières "études" raciales sur les bâtards et les jumeaux. Eh oui, les Noirs furent persécutés dans le Grand Reich. Oui, ils furent victimes de la violence nazie. A elle seule, la politique nazie de stérilisation forcée mériterait un ouvrage. Mais, s'agissant de la thèse principale du livre, l'historien se doit de l'infirmer complètement. Les Noirs ne furent pas déportés en raison de leur couleur dans les camps nazis, ni même l'objet d'une attention particulière des nazis. Les lois de Nuremberg ne s'adressent qu'aux juifs.S'il en fallait une seule preuve, il suffit de rappeler que les nazis ne leur consacrèrent pas un triangle de couleur, contrairement aux juifs (jaune), tziganes (brun), droits communs (vert), "asociaux" (noir), témoins de Jéhovah (violet), homosexuels (rose) ou résistants (rouge). Ils ne procédèrent à aucune rafle ni déportation de populations noires des territoires occupés.Il y eut bien des Noirs dans les camps nazis, mais arrêtés pour diverses raisons : résistants, victimes de représailles ou même... juifs. Mais le IIIe Reich n'a pas eu de plan de déportation des Noirs d'Europe. Rappelons que l'écrasante majorité des juifs fut exterminée hors des camps de concentration : près de 1,3 million tombèrent sous les balles des Einsatz-gruppen, 2,7 millions dans les chambres à gaz des quatre centres d'extermination installés en Pologne (comme Treblinka) et des deux camps mixtes (extermination et concentration) de Birkenau (Auschwitz) et Majdanek. Seuls les Tziganes partagèrent en partie ce sort.Cette spécificité du destin des juifs explique l'extraordinaire accueil réservé au livre de Bilé. En mettant l'accent sur les Noirs dans les camps, a-t-on cru trouver l'occasion d'en terminer enfin avec l'insupportable face-à-face judéo-européen ? Et notre propos s'inscrirait-il dans ce que certains appellent ¬ à tort ¬ la "concurrence des victimes", au détriment des Noirs ? Certes non. Mais que dire, sinon qu'une belle occasion a été gâchée ?La "question noire", à l'instar de la question dite "juive", hante, à juste titre, les consciences européennes. C'est en Afrique qu'eurent lieu le premier et le dernier génocide du XXe siècle (Namibie 1904, Rwanda 1994). D'Afrique que partirent, dans le cadre des traites "orientales" et atlantique, près de 32 millions d'humains pour ne plus revenir. En France, l'évocation de ces persécutions reste encore très faible. Mais pourquoi s'en référer à l'horreur nazie pour que les victimes noires trouvent enfin leur place dans le champ médiatique ? Cinq siècles de persécutions suffisent, nul besoin d'exagérer une histoire aussi tragique."
En 2010, Cambridge University Press a publié Hitler's African Victims: The German Army Massacres of Black French Soldiers in 1940. "Au cours de sa campagne contre la France en 1940, l’armée allemande a massacré plusieurs milliers de prisonniers de guerre noirs appartenant à des unités recrutées dans les colonies françaises d’Afrique de l’Ouest. Cet ouvrage, publié pour la première fois en 2006, documente ces crimes de guerre à partir de recherches approfondies menées dans les archives françaises et allemandes. Une vaste offensive de propagande nazie, approuvée par Hitler et ravivant les images traditionnelles des soldats noirs présentés comme des sauvages mutilateurs, a constitué la toile de fond de ces massacres. L'ouvrage montre toutefois que le traitement réservé aux prisonniers de guerre français noirs était très inégal et que les exactions étaient souvent déclenchées par certaines situations de combat. Il relie les massacres de soldats français noirs aux débats sur la nazification de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale et les replace dans le contexte du traitement réservé aux « combattants illégitimes » non blancs lors des guerres coloniales."
Directeur de l’Office national des combattants et des victimes de guerre (ONACVG) pour le département de la Loire, auteur d’un premier ouvrage couvrant la période de la Deuxième Guerre mondiale, Les Tirailleurs sénégalais – Les soldats noirs entre légende et réalité – 1939-1945 (Taillandier, 2012), Julien Fargettas a ensuite orienté ses recherches sur le temps de la décolonisation, ce qui a donné lieu à une nouvelle publication : La fin de la « Force Noire » – Les soldats africains et la décolonisation française (Les Indes Savantes, 2019).
En 2020, les éditions du Poutan ont publié "Juin 1940 – Combats et massacres en Lyonnais" de Julien Fargettas et Baptiste Garin. "Juin 1940. Le 10, sur la Somme et l’Aisne, les dernières lignes de défense française ont cédé, le gouvernement a fui Paris et, le 17, Pétain a demandé à l’armée de cesser le combat… Les 19 et 20 juin pourtant, le 25e régiment de tirailleurs sénégalais reçoit l’ordre de « résister sans esprit de recul même débordé » pour tenter d’endiguer le déferlement des troupes allemandes sur les nationales 6 et 7, au nord de Lyon."
"Quatre-vingts ans plus tard, l’historien Julien Fargettas, ancien officier de l’armée de terre, spécialiste des soldats noirs auxquels il a notamment consacré sa thèse de doctorat, revient pour nous sur les combats de Chasselay, objets de ses premières recherches. Avec rigueur et clarté, il nous donne les éléments permettant de comprendre le pourquoi de cet engagement et de ces décennies de présence africaine en Lyonnais. Non sans émotion, il nous fait ensuite le récit des combats et des terribles massacres qui s’ensuivirent. Il s’interroge enfin sur les mémoires de cette tragédie et les manques du légitime hommage qui doit être rendu à ces hommes.
Aucun Noir n'a été déporté en raison de la couleur de sa peau. Les motifs de déportation de Noirs : leur appartenance au Parti communiste, la commission d'actes de résistance et d'espionnage. Les Noirs dans divers camps de concentration (et non d'extermination), tel celui à Buchenwald, ont subi des humiliations liées à leur couleur de peau.
« Les Noirs au temps des nazis »
Arte diffusera le 5 mai 2026 à 22 h 40 « Les Noirs au temps des nazis - Des victimes oubliées » de Stefanie Daubek et Jermain Raffington.
« Retour sur le destin de Lionel Romney, marin afro-caribéen déporté au camp de Mauthausen, en Autriche. Une enquête familiale fouillée, qui raconte les doubles persécutions subies par les prisonniers de guerre noirs, persécutés par les SS et discriminés par d'autres détenus. angle mort de l’histoire européenne. »
« Né en 1912 en République dominicaine dans une famille afro-caribéenne, Lionel Romney s’engage à l’âge de vingt-deux ans dans la marine marchande, porté par un désir de découvrir le monde. En 1940, son navire est pris dans les combats de la Seconde Guerre mondiale et finit par sombrer. Rescapé du naufrage, Lionel est fait prisonnier en Italie, où il restera plusieurs années avant d’être déporté en 1944 au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche. Il y survit pendant onze mois, jusqu’à la libération du camp par les troupes américaines en mai 1945. Après la guerre, il reconstruit sa vie en gardant longtemps le silence sur cette expérience, dont l’ampleur ne sera révélée que plusieurs décennies plus tard. »
« Nourri de témoignages et de reconstitutions historiques, ce documentaire retrace le parcours de Lionel Romney, mort en 2004, en s’appuyant sur les entretiens qu’il avait accordés à sa fille Mary et qui ont peu à peu permis de reconstituer le fil de son itinéraire, des Caraïbes à l’Autriche, en passant par l’Italie. »
« Au-delà d’un destin singulier, le documentaire met en lumière une réalité longtemps occultée par l’historiographie : celle des Noirs dans les camps nazis, persécutés par les SS, mais également confrontés à des formes de discrimination de la part de certains autres détenus. »
« En donnant voix à ces vécus longtemps tus, à l’intersection de l’idéologie nazie et des héritages coloniaux, les réalisateurs Stefanie Daubek et Jermain Raffington révèlent un pan encore méconnu de l’histoire européenne et interrogent la place de ces mémoires dans le récit collectif. »
* J'ai repris la terminologie d'Arte.
Julien Fargettas, "Juin 1940 – Combats et massacres en Lyonnais". Editions du Poutan. 250 pages, format 16,5 x 23 cm. 21,00 € – ISBN 978-2-37553-075-7
« Les Noirs au temps des nazis » de Stefanie Daubek et Jermain Raffington
Allemagne, Autriche, 2025, 43mn
Coproduction : BR/ARTE, Dots & Circles, ORF
Sur Arte les 5 mai 2026 à 22 h 40, 12 mai 2026 à 3 h 30
Sur arte.tv du 28/04/2026 au 26/04/2028
Visuels : © Stefanie Daubek
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