L’Aube, une histoire juive exceptionnelle
« Au cœur de l’Aube, l’ancien comté de Champagne a compté de prestigieuses communautés juives du XIe au XIIIe siècles. »
« Rachi, Rabbi Salomon fils d’Isaac, immense commentateur des textes sacrés du judaïsme, y naît à Troyes en 1040. Il donne une impulsion inattendue à la créativité intellectuelle des Juifs de Champagne. »
« Après lui, de nombreux érudits qui se réclament de son École champenoise, influencent les autres communautés juives dans l’interprétation de la Bible et du Talmud. Le nom de l’illustre comté de Champagne se propage alors dans tout l’Occident. »
Leurs commentaires et leurs décisions juridiques sont les uniques témoignages de cette époque, attestant d’une activité intellectuelle intense et d’une vie juive locale florissante. »
La Champagne, carrefour intellectuel du Moyen Âge
« Au XIe siècle, la Champagne est un territoire dirigé par les comtes de Champagne et de Brie, puissants vassaux du roi de France. Les Juifs y vivent depuis plusieurs siècles et jouissent de conditions de vie plutôt favorables. »
« De nombreux échanges animent les relations entre les communautés juives et chrétiennes qui parlent la même langue, pratiquent les mêmes métiers et vivent dans les mêmes quartiers. »
« Dès le XIIe siècle, les comtes Thibaud II de Champagne puis Henri Ier le Libéral, favorisent l’effervescence intellectuelle du comté. Ils partagent la compagnie de nombreux érudits tels que Bernard de Clairvaux, Chrétien de Troyes, Pierre le Mangeur (Petrus Comestor) ou Abélard, et communiquent avec les Sages des communautés juives de Champagne dans une certaine convivialité. »
« Jusqu’au XIIIe siècle, les familles juives produisaient le vin nécessaire à leur consommation courante. On ignore si Rachi était vigneron de métier, mais la vigne faisait partie de son quotidien : il décrit abondamment la plante et ses maladies, les outils et techniques de la récolte et de la production de vin, l’ambiance des vendanges ou encore le goût du vin. Il est attesté que Rabbenou Tam percevait des revenus commerciaux liés aux produits de ses vignes. Cette proximité avec la vigne et le vin s’illustre par de nombreux mots techniques en champenois qui figurent dans leurs écrits. »
Les autres communautés juives médiévales de Champagne
« Au XIIIe siècle, la Champagne riche et puissante, regroupe près de 50 communautés juives prospères : Troyes, Ramerupt*, Dampierre, Villenauxe-la-Grande, Lhuître, Ervy-le-Châtel, Chappes, St-Mardsen-Othe, Bar-sur-Aube, Mussy-sur-Seine, Briennele-Château, Plancy-l’Abbaye, Trannes... En dehors de l’actuel Département de l’Aube, l’ancien comté de Champagne et de Brie comptait d’autres communautés juives à Vitry, Provins, Joinville, Sens ou Château-Thierry… »
« A Troyes, la vie juive s’organise dans le quartier de la Broce-aux-Juifs, aujourd’hui Quartier Saint-Frobert. Un autre quartier a probablement existé près de l’actuelle église Saint-Pantaléon (rue de la Synagogue). »
« Les conditions changent sous Louis IX qui limite drastiquement les droits des Juifs. Puis, Philippe le Bel et Charles VI expulsent les Juifs du royaume de France respectivement en 1306 puis à nouveau en 1394 pour une période de quatre siècles. La Champagne va progressivement oublier ces temps de partage féconds avec les Juifs qui y vivaient depuis des siècles. »
« Aujourd’hui, les élèves des Yeshivot du monde entier (Ecoles talmudiques) apprennent toujours les noms de ces villages de l’Aube, que les Sages portaient fièrement accolés à leur prénom. »
* « La prétendue tombe de Rabbenou Tam n’est pas avérée historiquement ni reconnue par le Consistoire Israélite de Paris. »
« La vie champenoise médiévale mise à l’honneur dans les textes juifs »
« La langue natale des Juifs de Champagne est le champenois, dialecte de la langue d’oïl. Ils parlent et connaissent mal l’hébreu. Aussi, dans leurs commentaires, les Sages des communautés juives traduisent souvent des mots hébreux en champenois et y décrivent des situations de la vie quotidienne. Une méthode qui facilite l’accès à la lecture et à l’étude des textes sacrés.
Les commentateurs nous transmettent ainsi les mots d’une langue vivante oubliée et de très nombreux témoignages sur la vie locale de l’époque : métiers, vêtements, faune, flore, relations entre Juifs et Chrétiens, organisation du comté,... »
« Ne maîtrisant pas l’alphabet latin, les commentateurs juifs transcrivent ces nombreux mots champenois en lettres hébraïques. Voici quelques mots retrouvés dans leurs commentaires. Devinez leur sens aujourd’hui : kalve sorits, viz, menusière, faldestole, esterles, loche, bevrone, bot, garove, paveil, déintière, chout... Réponses : « chauve-souris, escalier en colimaçon, couper en petits morceaux, chaise pliante, lacets, lampe, castor, crapaud, loup, jonc, friandises, chut »
L’incroyable destin de Rachi dans la petite ville de Troyes en Champagne
« Rachi quitte Troyes pour parfaire ses études religieuses en Rhénanie. De retour dans sa ville natale, il fonde un cercle d’étude dans lequel il formera une vingtaine d’élèves à une méthode d’exégèse* révolutionnaire. »
« Depuis Troyes, il consacre toute sa vie à commenter le Talmud et la Bible hébraïque. »
« Érudit accompli, il est consulté par de nombreuses communautés. »
« Ses trois filles lui assurent une descendance nombreuse. Il meurt à 65 ans, le 13 juillet 1105. Enterré à Troyes avec tous les honneurs, sa tombe a disparu, le cimetière juif du quartier Preize ayant été détruit au XVIe siècle pour agrandir la ville. Rachi reste aujourd’hui lu et étudié par les Juifs du monde entier qui le considèrent comme le « commentateur par excellence ».
L’école des Tossafistes, pur produit champenois
« A la suite de Rachi, ses gendres et ses petits-fils, tels que Rabbenou Tam et Rachbam, fondent l’école des Tossafistes, « ceux qui rajoutent ». L’école rayonne d’abord depuis le village de Ramerupt jusqu’en 1146. Dampierre avec Isaac, arrière-petit-fils de Rachi, puis Sens, alors situé dans le comté ecclésiastique voisin, en reprennent ensuite le flambeau. »
« Lorsque le comté entre dans le royaume de France entre 1285 et 1305, Paris en devient l’épicentre. Présents en France du Nord, en Angleterre et en Rhénanie, les Tossafistes s’inspirent de la méthode d’exégèse de Rachi pour produire de manière collective, un brillant commentaire du Talmud. Il va traverser les siècles pour devenir une référence jusqu’à nos jours, complétant le commentaire de Rachi. »
« Rachi et les Tossafistes sont de grands pédagogues. Ils utilisent parfois des dessins et décrivent leur quotidien pour mieux expliquer les lois et les concepts des textes sacrés. Ainsi ils donnent de nombreuses informations sur les outils et les techniques permettant de travailler la vigne et de produire du vin, mais aussi de fabriquer du pain, de travailler le verre ou de construire des maisons ou des puits. Ils sont de véritables passeurs d’histoire ! »
La synagogue de Troyes et la Maison Rachi
« Les synagogues médiévales n’existent plus en Champagne. »
« Depuis 1960 une synagogue est installée rue Brunneval à Troyes dans un ancien immeuble aristocratique du XVIIe siècle. Les 2000 m2 de bâtiments ont été magnifiquement restaurés en 2016.
Depuis 2017, parallèlement au culte, la synagogue offre dans ses murs, un parcours muséographique audacieux pour découvrir Rachi, son histoire et son oeuvre grâce à une scénographie immersive et numérique innovante, « la Maison Rachi ».
"Premier diplômé de l'institut Rachi, présidé par le grand rabbin Sirat, et de l'université de Bourgogne", Abel Lamauvinière est "professeur, puis docteur d'histoire médiévale. Après une période comme formateur doctoral à l'EHESS, il mène des recherches sur la foi et les pratiques religieuses au Moyen Âge classique au sein d'une équipe de médiévistes, labellisée par l'Agence nationale de la recherche (COL&MON).
Il est l'auteur du livre
Les juifs et le judaïsme à Troyes du XIe au XIVe siècle (L'Harmattan, 2021, 264 pages) : "Dans ce monde très chrétien, où vivent les juifs et comment vivent-ils leur foi à Troyes au Moyen Âge ? Y a-t-il des échanges entre chrétiens et juifs du temps de l'illustre rabbin Rachi ? Quel est le rôle des comtes de Champagne et du roi de France sur la vie des juifs champenois ? À une période où les comtes gouvernent depuis leur palais princier, permettant l'essor d'un genre littéraire et des célèbres foires de Champagne, cet ouvrage restitue l'histoire d'un vécu individuel mais également collectif. Troyes offre des singularités politiques pour les juifs, expliquant en partie leur rayonnement spirituel communautaire."
Il a aussi œuvré pour des colloques portant sur le judaïsme champenois :
- Lyon II, Du concile de Latran IV à l’autodafé de 1288 : l’exclusion des Juifs en Champagne méridionale
- Sedan, Pouvoir se défendre en tant que Juif en Champagne méridionale
- Helsinki, Les juifs et le traité sur l’usure de Robert de Courçon: prolégomènes autour du prêt numéraire au XIIe siècle en Champagne méridionale. In: XIV International Economic History Congress, Helsinki 2006 4e session, “Le Crédit au Moyen Âge”,
« Les juifs de Champagne au cœur de la vie médiévale »
Journée d'études
Dans ce cadre, le 21 mai 2026, de 09h30 à 17h30, le
musée d'art et d'histoire du Judaïsme (mahJ) accueille le colloque «
Les juifs en Champagne au Moyen Âge. Enjeux et héritages d’une présence pluriséculaire ». Une Journée d'étude organisée sous la direction scientifique de Claire Soussen (Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université).
Claire Soussen est "professeure d’histoire du Moyen Âge à Sorbonne Université. Elle est spécialiste des relations entre juifs et chrétiens à la fin du Moyen Âge en Occident, et en particulier en péninsule Ibérique. Ses recherches portent sur la polémique religieuse, l’histoire politique et sociale de la présence juive en chrétienté, les relations entre les juifs et les pouvoirs. Après avoir dirigé pendant 4 ans un programme ANR consacré à la visibilité et l’invisibilisation des minoritaires en péninsule Ibérique à travers l’évolution des quartiers juifs, les orientations actuelles de sa recherche portent sur l’histoire des juifs en Champagne et les modalités de leur insertion, ainsi que sur les juifs et/dans l’iconographie médiévale."
Elle dirige la thèse de Benjamin Grigis intitulée "
Quartiers juifs en Champagne médiévale : étude archéologique et topographique". "A partir du XIe siècle, la province de Champagne est témoin d'un essor culturel majeur. Le Sage connu sous le surnom de Rachi de Troyes instigue un mouvement appelé « tossaphisme ». Il
s'agit de savants juifs qui se sont consacrés à l'étude de la Torah et du Talmud et qui ont fondé de nombreux cénacles d'étude fréquentés par des disciples originaires de tout le royaume de France et au-delà. Les historiens, philologues et théologiens reconnaissent largement que la Champagne à cette période devient une capitale de la culture juive à l'échelle européenne. De plus, l'abondance de toponymes liés à la présence juive comme les « Rue des Juifs », « Juiverie » et « Champs des Juifs », dans cinquante-quatre communes de la région témoigne d'une présence juive répartie sur l'ensemble de la région. Vingt-deux « écoles talmudiques », cinq synagogues et six cimetières sont également attestés au Moyen-âge en Champagne, ce qui indique la présence de communautés peuplées, pouvant disposer d'édifices communautaires. L'absence d'étude archéologique et topographique contraste fortement avec cette hypothèse. Le caractère central des communautés de Champagne dans la vie intellectuelle du judaïsme médiéval est ainsi très bien documenté, mais pas les lieux de culte, de vie, ou de sépulture de ses représentants. Les indices qui permettent d'étudier les quartiers juifs au Moyen âge sont discrets mais loin d'être absents. Cette étude nécessite néanmoins une réelle interdisciplinarité. Elle débutera par l'étude complète des vestiges archéologiques des communautés juives, notamment deux bassins rituels (mikveh) et deux synagogues potentielles. Dans un second temps, une étude de la documentation archivistique aidera à dresser une topographie des quartiers juifs en Champagne médiévale. Cette définition topographique permettra de comprendre comment les juifs s'intègrent dans la ville, comment ils interagissent avec les différentes composantes de la société urbaine médiévale. Cette étude permettra donc d'appréhender la vie quotidienne des juifs du Comté. Notre étude portera sur les principales cités de cet espace : Troyes et Provins (les deux capitales du comté) Reims, Châlons-en-Champagne, Château-Thierry, Bar-sur-Aube, Chaumont, Epernay et Meaux. L'étude d'une multitude de villes permettra de confronter la situation de plusieurs quartiers juifs et d'y repérer des différences ou des similitudes, afin d'en déduire une dynamique empirique ou systématique. Dans un troisième temps, les implantations juives seront analysées à l'échelle de la région. L'articulation des communautés urbaines avec des implantations rurales permettra de comprendre les interactions à une échelle plus large. La confrontation des lieux de la présence juive avec les routes commerciales et les grandes communautés hors du Comté permettra également de compléter l'analyse."
Journée d'études en partenariat avec la Nouvelle Gallia Judaica, équipe de recherche du Laboratoire d'études sur les monothéismes (LEM, UMR 8584), et le Centre Roland Mousnier, UMR 8596, Sorbonne Université ».
« Les juifs semblent avoir été bien plus présents dans les campagnes qu’on ne l’a longtemps pensé. Et en ville, loin de vivre en vase-clos derrière les murs de leurs quartiers, ils échangeaient de manière quotidienne avec leurs contemporains non-juifs dont ils partageaient la langue, les conditions et les modes d’existence, ou dans le cadre des échanges intellectuels et commerciaux qui animaient cet espace ouvert aux circulations européennes qu’était le comté de Champagne au Moyen Âge. »
« Les aspects matériels, économiques et politiques de la présence des juifs en Champagne et leur inscription dans le monde médiéval seront examinés à travers la relecture de sources connues au prisme de questionnements renouvelés, à la faveur de documents inédits ou de témoignages matériels, tel que le miqveh découvert à Châlons-en-Champagne. »
« Alors que l’héritage religieux et intellectuel de Rachi et
de sa postérité, l’école des Tossafistes, a fait l’objet de travaux nombreux et approfondis depuis des décennies – voire des siècles
si l’on inclut la discussion talmudique et le commentaire biblique – les aspects concrets,
matériels, économiques et politiques de la présence juive en Champagne
médiévale et son inscription dans le monde social, méritent d’être examinés à
nouveaux frais. »
« Dans le sillage des travaux impulsés dans
les années 1970 par Bernhard Blumenkranz cherchant à faire une histoire
décloisonnée des juifs médiévaux, des études plus récentes ont contribué à
réévaluer les espaces et les modalités d’insertion de la présence juive à toutes les
échelles et dans tous les espaces de la chrétienté latine, notamment en Champagne.
À rebours des impressions laissées par l’étude ancienne de quelques types de sources
textuelles, les juifs semblent avoir été plus présents dans les campagnes qu’on ne l’a longtemps pensé.
En ville, loin de vivre en vase clos derrière les murs de leurs quartiers qui,
le plus souvent, consistaient dans le regroupement de quelques maisons ou
infrastructures communautaires, ils échangeaient de manière quotidienne avec
leurs contemporains non-juifs dont ils partageaient la langue, les conditions et
les modes d’existence, ou dans le cadre des échanges intellectuels et commerciaux
qui animaient cet espace ouvert aux circulations européennes qu’était le comté de
Champagne au Moyen Âge. »
« Sur le plan politique, si leur qualité de
sujets des princes chrétiens avait pour corollaire une tutelle fiscale et
juridique, s’apparentant parfois à l’extorsion pure et simple de fonds, l’exercice d’une certaine autonomie leur était reconnue
notamment pour gouverner leurs communautés et juger les affaires internes ou
ressortissant à la loi juive. »
« De même, il semble qu’avant le dernier quart
du xiie siècle, synonyme de durcissement de la situation des juifs, certaines
personnalités juives ont été présentes dans l’entourage des comtes de Champagne, à l’instar de Rabbenu Tam,
sollicité par Henri le Libéral, selon des modalités qui restent à explorer. »
« La relecture de sources connues au prisme
de questionnements renouvelés, la découverte de nouveaux documents textuels ou
de témoignages matériels, tel le miqveh médiéval découvert à Châlons-en-Champagne, les tendances récentes de la
recherche historique appliquées à l’histoire des juifs en Occident, seront ainsi exposées aux spécialistes
et non-spécialistes. »
9h30
Introduction
Paul Salmona (mahJ) et Claire Soussen (Sorbonne Université)
Matinée présidée par Pierre Savy (Université Gustave Eiffel)
10h-10h30
Les juifs de Champagne au Moyen Âge : entre Tsarfat et Ashkénaze, tutelle comtale et pouvoir royal
Claire Soussen (Sorbonne Université)
10h30-11h
Les sources hébraïques de la présence juive en Champagne
Judith Kogel (IRHT-CNRS)
11h-11h30
Discussion et pause
11h30-12h
Le miqveh de Châlons-en Champagne et son contexte archéologique
Claude de Mecquenem (Inrap)
12h-12h30
Juifs et juives à Provins, XIIe-XVe siècles
Marie Fontaine-Gastan (Institut historique allemand)
12h30-13h
Discussion
Après-midi présidée par Claire Soussen (Sorbonne Université)
14h30-15h
Circulations exégétiques entre savants juifs et théologiens chrétiens en Champagne (XIe-XIIIe siècles) : état de la question et pistes exploratoires
Axelle Neyrinck (Université de Reims Champagne-Ardenne)
15h-15h30
Cartulaires de chancellerie, cartulaires ecclésiastiques et censiers des XIIIe-XIVe siècles : des sources pour documenter la présence des juifs dans les campagnes champenoises ?
Thomas Lacomme (Université Lyon 3)
15h30-16h
Discussion et pause
16h-16h30
L’exploitation financière de « leurs » juifs par les comtes et comtesses de Champagne au xiiie siècle
Marie Dejoux (université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)
16h30-17h
Les communautés juives du comté de Champagne. Enjeux de mémoire et de valorisation patrimoniale, culturelle et touristique
Arnaud Baudin (Archives départementales de l’Aube) et Delphine Yagüe (Groupement d’intérêt public Rachi - Troyes et l’Aube en Grand Est)
Conférences et visites guidées
Trois conférences sont proposées pour « comprendre les dynamiques politiques, économiques et sociales d’un territoire majeur du royaume de France. Un focus inédit sur la vie des communautés juives entre protections et contraintes fiscales » :
- Le 15 avril 2026 à 14h00, « L’implantation des communautés juives en Champagne médiévale » par Judith KOGEL, Directrice de recherches émérite à l’IRHT, présidente de la Société des Etudes Juives, Présidente du Conseil scientifique du Groupement d’Intérêt Public Rachi.
- Le 04 juin 2026 à 15h00 « Le statut des juifs en Champagne médiévale et les rapports au pouvoir temporel » par Claire SOUSSEN, Professeure en histoire médiévale à Sorbonne Université, Directrice de la Nouvelle Gallia Judaica, Présidente du Conseil scientifique de la Route médiévale de Rachi en Champagne.
Réservation obligatoire.
Sont aussi organisées des visites guidées avec Delphine Yagüe, co-commissaire de l’exposition, cheffe de projet de la Route médiévale de Rachi en Champagne (portée par Aube en Champagne Attractivité et intégrée à l’Itinéraire européen du Patrimoine Juif du Conseil de l’Europe) et directrice du Groupement d’Intérêt Public « Rachi-Troyes et l’Aube en Grand Est ». « A partir de documents d’archives, la visite guidée vous invite à comprendre la place des communautés juives du comté de Champagne, au cœur du monde social, agricole et économiques de l’époque, et à rencontrer des personnages phares dont Rachi de Troyes et ses disciples, célèbres exégètes, témoins de l’effervescence intellectuelle de la Renaissance du XIIe siècle. » Rendez-vous dans le Hall du Caran, tarif 10 €, 1 h de visite.
Du 25 mars au 30 juin 2026 Salle Albâtre
11, rue des Quatre-Fils – 75003 Paris
Visite libre et gratuite du lundi au samedi de 9h00 à 16h45
Visuels :
Crédit de l’image de l’affiche Passavant : Statue de Jeanne, reine de France et de Navarre, comtesse de Champagne, en fondatrice du Collège de Navarre (Paris, vers 1310). Berlin, Staatliche Museen zu Berlin, Skulpturensammlung und Museum für Byzantinische Künst, inv. M 296. © Anthe Voigt-SMB-Skulpturensammlung
Le jeudi 21 mai 2026
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple. 75003 Paris
Visuel :
Scène d’entrainement d’un chevalier sous la représentation d’une Menorah, au bas d’une page de Mishneh Torah.
Mishneh Torah, MS 77A fol. III. 3v., collection David Kaufmann,
Bibliothèque de l’Académie hongroise des sciences, Budapest À retrouver sur Akadem et sur la médiathèque du mahJ
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