Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 3 août 2023

« La résistance, au service de Sa Majesté » de Cécile Coolen

Arte diffusera le 8 août 2023 à 21 h 45, dans le cadre de la série documentaire « Les coulisses de l'histoire », « La résistance, au service de Sa Majesté » de Cécile Coolen. « En 1941, l'Angleterre, dernière grande puissance européenne à résister à l'Allemagne nazie, est convaincue qu'elle peut mener le combat en poussant les peuples vaincus à la révolte. Le service des opérations spéciales est créé pour coordonner les réseaux clandestins d'une Europe occupée que Churchill voulait voir mise "à feu et à sang".


Diffusée par Arte dès 2019, « Les coulisses de l'Histoire » est « la collection documentaire d'Olivier Wieviorka et David Korn-Brzoza. Une nouvelle lecture de notre passé récent. »

« L’Histoire n’est pas une science exacte, elle n’est jamais gravée dans le marbre : au fil du temps, la connaissance du passé s’affine et évolue. Mais les idées reçues ont la peau dure et les aprioris restent tenaces. Pour saisir les vérités du monde, il faut parfois bousculer les certitudes et décrypter les faits en proposant un autre regard ».

A l’été 2023, « la série documentaire "Les coulisses de l'Histoire" revient avec 4 épisodes inédits. Cette collection documentaire nuance certaines idées ancrées dans la mémoire collective, en restituant les faits dans toute leur complexité. Avec le temps, la connaissance du passé s'affine, mais les idées reçues restent parfois tenaces. 
»

« De la responsabilité de l'Autriche dans les atrocités du nazisme à la faillite européenne engendrée par la crise des subprimes, du rôle joué par l'Angleterre dans la résistance à Hitler à la création de l'État d'Israël, fruit des rapports de force entre grandes puissances, cette passionnante collection documentaire porte un nouveau regard sur l'histoire récente en bousculant les certitudes et en décryptant les faits. Une lecture revue et corrigée, déroulée dans des récits limpides tissés de saisissantes archives. »

« Le SOE (pour
Special Operations Executive) recrute à tour de bras têtes brûlées, électrons libres et autres profils atypiques dénichés dans les pubs fréquentés par la pègre ou dans les hauts cercles de l'aristocratie britannique, ainsi que parmi l'afflux massif de réfugiés qui rejoignent l'île. »

« À la tête du service de renseignements de Churchill, Colin Gubbins, général versé dans les techniques de guérilla depuis sa participation à la guerre d'indépendance irlandaise de 1919, est persuadé que des actions stratégiques, localisées et menées par de petits commandos, peuvent déstabiliser les troupes d'occupation. »

« Anticonformiste pour son grade et l'époque, il juge également les femmes "plus fiables que les hommes" et leur donnera une part importante à jouer dans le conflit, à l'instar de Lise de Baissac, française mauricienne parachutée en Normandie pour recruter des agents, assurer la liaison entre différents groupes clandestins et organiser des sabotages. »

« En France - où seront notamment visés les U-Boot de la base sous-marine de Bordeaux et où le maquis lancera plus de 900 actions de sabotages à la veille du Débarquement - mais aussi en Belgique, au Danemark (où l'action de la résistance retardera fortement les plans de Hitler pour se doter de l'arme atomique) ou en Yougoslavie, l'armée des ombres jouera un rôle déterminant sur l'issue du conflit. Et - préalable indispensable à toute action - restaurera l'espoir auprès des populations occupées. »




France, 2021, 52 mn
Coproduction : ARTE France, Cinétévé
Sur Arte les 8 août 2023 à 21 h 45, 11 août 2023 à 10 h 20, 30 août 2023 à 3 h 50
Sur arte.tv du 01/08/2023 au 13/10/2023
Visuels :
Un mouchoir codé dans Les coulisses de l' Histoire La résistance, au service de sa Majesté (2021) réalisé par Cécile Coolen.
© Fonds Christine Wendelen

Formation des agents du SOE à Milton Hall (Angleterre) dans Les coulisses de l' Histoire La résistance, au service de sa Majesté (2021) réalisé par Cécile Coolen.
© CINETEVE

Le Groupe G en Belgique dans Les coulisses de l' Histoire La résistance, au service de sa Majesté (2021) réalisé par Cécile Coolen.
Credit
© CINETEVE

Lise de Baissac, agent du SOE en France dans Les coulisses de l' Histoire La résistance, au service de sa Majesté (2021) réalisé par Cécile Coolen.
© Fonds Pierre de Baissac

Un mouchoir codé dans Les coulisses de l' Histoire La résistance, au service de sa Majesté (2021) réalisé par Cécile Coolen.
© Fonds Christine Wendelen


mardi 1 août 2023

Dalida (1933-1987)

Née au Caire (Egypte), Dalida (1933-1987) était une chanteuse - Come prima, Gondolier, Les Enfants du Pirée, Itsi bitsi petit bikini, La Danse de Zorba, Les Grilles de ma maison,  Le Temps des fleurs, Darla dirladada, Paroles... Paroles... - duo avec Alain Delon -, Gigi l'amoroso, Il venait d'avoir 18 ans, Parle plus bas, Salma Ya Salama, Laissez-moi danser, Gigi in paradisco, Mourir sur scène et actrice italienne, naturalisée française, talentueuse et populaire. Arte diffusera le 4 août 2023 à 22 h 30 « Dalida et Orlando, les âmes sœurs » de François Chaumont, puis à 23 h 25 « Dalida - Ses plus grands tubes en quatre décennies » de Michael Leupold.


Iolanda Cristina Gigliotti, dite Dalida (1933-1987) est née dans une famille catholique italienne au Caire (Egypte) ; elle est la seule fille : Orlando (1930-1992) est son aîné et Bruno (né en 1936) le benjamin qui, comme manager de la carrière de Dalida, adoptera le prénom de son ainé. Son père Pietro Gigliotti est premier violon à l'Opéra du Caire. 

En 1934, un mauvais conseil d'un médecin rend Dalida atteinte d'un strabisme.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, Pietro Gigliotti est interné dans le camp de Fayed, près du Caire, en Egypte, alliée du Royaume-Uni depuis 1936. Il est libéré en 1944, affaibli, aigri, violent. Il décède l'année suivante.

En 1954, élue Miss Egypte, elle tourne dans des films : Un verre, une cigarette de Niazi Mostafa, Le Masque de Toutankhamon de Marco de Gastyne... Sur les conseils de ce dernier, elle décide de tenter sa chance en France.

Elle arrive à Paris à l’hiver 1954. S'inspirant de "Dalila", elle décide de prendre comme nom d'artiste Dalida. Pour gagner sa vie, elle s'oriente vers une carrière de chanteuse, prend des cours de chant et est recrutée à la Villa d'Este. Elle fait la connaissance d'Alain Delon.

Le 9 avril 1956, à l’Olympia dirigé par Bruno Coquatrix, elle participe à l'émission de variétés, "Les Numéros un de demain". Elle est repérée par Eddie Barclay, producteur de disques qui a importé en France le disque microsillon en vogue aux États-Unis, et Lucien Morisse (1929-1970), né Lucien Trzesmienski dans une famille juive d'origine polonaise, talentueux directeur des programmes de la jeune radio Europe 1, découvreur de vedettes - Petula Clark, Michel Polnareff - et un Pygmalion qui l’épouse en 1961. Peu après le mariage, Dalida quitte son époux pour Jean Sobieski.

La chanteuse espagnole Gloria Lasso (1922-2005) - Etranger au Paradis (1955) - est une vedette. Eddie Barclay et Lucien Morisse décident de lancer une chanteuse "à accent", plus jeune : Dalida. D'abord, il convient de lui trouver un titre à succès pour que le public l'identifie, s'y attache et en fasse une vedette. Ce sera « Bambino », version française de la chanson napolitaine Guaglione (1956) destinée à l'origine à Gloria Lasso, mais Eddie Barclay et Lucien Morisse s'arrangent pour que Dalida enregistre son premier album, Son nom est Dalida (1957), avec ce titre en face A.

Lucien Morisse diffuse, voire matraque - système de la playlist - sur les ondes d'Europe 1, « Bambino » interprétée par Dalida. Un premier succès commercial - 300 000 exemplaires - d’un répertoire de plus de 700 chansons, en plusieurs langues, dans une carrière internationale couronnée par la vente de 120 millions de disques jusqu'à son décès en 1987 et 20 millions de 1987 à 2017.

Parmi ces titres, dont des "chansons de scène" magnifiées par un talent d'interprète excellant dans le registre dramatique, citons Come prima, Les Gitans, Gondolier, Les Enfants du Pirée, Itsi bitsi petit bikini, La Danse de Zorba, Bonsoir mon amour, Les Grilles de ma maison,  Le Temps des fleurs, Darla dirladada, Paroles... Paroles... - duo avec Alain Delon -, Gigi l'amoroso, Il venait d'avoir 18 ans, Parle plus bas, Salma Ya Salama, Laissez-moi danser, Gigi in paradisco et Mourir sur scène

Dalida a aussi chanté des chansons en hébreu, folkloriques : Hava Naguila et Inématov oumanaim.

Conseillée par ses proches, Dalida a su évoluer physiquement - chevelure éclaircie -, artistiquement, du yé yé au raï, du twist à la pop et le disco (J'attendrai, Bésame mucho). Suivant la mode, tout en restant fidèle à l'élégance, souvent signée Pierre Balmain. Alliant exigence, d'abord envers elle-même, et respect du public. 

Marquée par les destins tragiques de compagnons, dont le chanteur Luigi Tenco - déçu de n'avoir pas gagner le Prix au Festival de San Remo avec sa chanson Ciao amore, ciao (1967) - et Richard Chanfray, ainsi que sa stérilité consécutive à un avortement en Italie (1967), elle traverse des phases de dépression et tente de se suicider peu après la mort de Luigi Tenco. Après la tentative de suicide du chanteur israélien Mike Brant en 1974, Dalida lui apporte son soutien affectueux.

Une psychothérapie et la lecture, en particulier de Teilhard de Chardin et de Freud, lui apportent un réconfort.

En 1970, Dalida découvre grâce à son compagnon Arnaud Desjardins la philosophie orientale, et séjourne un mois par an dans un ashram du Bengale. 

En plus de grands paroliers - Dréjac, Delanoë, Lemesle, Michaële née à Alexandrie (Egypte) Jacqueline Mizrahi de Ferreiro, Brel, Gainsbourg -, elle oriente son répertoire vers des chansons fortes magnifiée par ses talents d'interprète et sa gravité : Avec le temps de Léo Ferré, Je suis malade de Serge Lama... Et en 1979, elle se lance dans un spectacle dansé et chanté dans une chorégraphie signée par Lester Wilson.

Un temps compagne de François Mitterrand, elle refuse d'être étiquetée politiquement, et subit une désaffection du public ainsi que de médias. Pour prouver son apolitisme, elle se fait photographier auprès de Jacques Chirac, leader de l'opposition. Elle soutient la cause des homosexuels, des radios libres...

Dalida se suicide peu après la sortie du film dramatique égyptien « Le Sixième Jour », film dramatique égyptien de Youssef Chahine (1986), adapté du roman éponyme d'Andrée Chedid (1960), et interprété notamment par Mohsen Mohieddin. Un rôle où Dalida apparaît sans maquillage, les cheveux cachés et un film bien accueilli par la critique...

Dans une lettre destinée à ses proches, Dalida écrit : « La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi. » 

Son frère cadet Orlando est parvenu, grâce aux nouvelles technologies et à ses initiatives, à maintenir vivant le personnage de Dalida et son patrimoine artistique.

« Dalida et Orlando, les âmes sœurs »
« Summer of Brothers and Sisters », c’est « du 7 juillet au 20 août, chaque dimanche et vendredi à l'antenne, et à toute heure sur arte.tv, rendez-vous avec la crème des fratries. »

Arte diffusera, dans ce cadre, Arte diffusera le 4 août 2023 à 22 h 30 « Dalida et Orlando, les âmes sœurs » de François Chaumont.

« Si Dalida est restée au sommet tout au long de sa prolifique carrière, c'est aussi grâce à son frère, qui fut son protecteur et producteur. Avec le témoignage d'Orlando lui-même, ce documentaire raconte leur histoire, entre amour infini, succès et tragédies. »

« En un peu plus de trois décennies, Dalida a vendu 140 millions d'albums à travers le monde. »

« Derrière ce succès spectaculaire se cache un homme qui lui a consacré toute sa vie : son frère Orlando, de trois ans son cadet. »
 
« Nés Iolanda et Bruno Gigliotti, ils grandissent avec leur frère aîné au sein de la communauté italienne du Caire. »

« Devenue reine de beauté à 17 ans, la jeune femme fait quelques apparitions à l'écran avant de s'envoler pour Paris fin 1954. »

« Lors d'une audition à l'Olympia, elle est repérée par le producteur Eddie Barclay et le directeur d'Europe n° 1 Lucien Morisse, son futur mari, qui matraque ses chansons sur la station et la propulse à l'international... »

« Bruno, qui a tenté de marcher dans les pas de Dalida sous le pseudonyme d'Orlando, renonce bientôt à la scène pour devenir son directeur artistique, association qui les conduit à créer leur propre label. » 

« Forte de cette indépendance artistique et grâce au flair de son frère, Dalida s'est alors essayée à tous les styles, du raï au disco, enchaînant les tubes année après année... Mais ce triomphe est obscurci par des drames - la découverte de sa stérilité, puis les suicides successifs des hommes qui ont partagé sa vie. »

"Tu ne mourras jamais", promit Orlando à Dalida alors qu'elle venait à son tour d'attenter à ses jours, le 3 mai 1987. »

« Entre biopics, remixes et expositions, le fringant octogénaire déploie toujours toute son énergie pour faire vivre l'héritage de sa soeur adorée. »
 
« Mêlés à de riches archives et aux témoignages d'amis et de collaborateurs (l'ex-PDG d'Universal Pascal Nègre, Amanda Lear, l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë...), ses souvenirs recomposent la trajectoire de la chanteuse, entre joies et tragédies, et éclairent la relation fusionnelle qu'il continue d'entretenir avec celle dont il dit qu'elle aurait pu être sa jumelle. »


« Dalida - Ses plus grands tubes en quatre décennies »
Arte diffusera le 4 août 2023 à 23 h 25 « Dalida - Ses plus grands tubes en quatre décennies », documentaire de Michael Leupold.

« Entre clips vintage ("Come Prima") et prestations télévisées tout en paillettes ("Laissez-moi danser"), une délicieuse compilation de dix-huit des plus grands succès de la diva. »

« De la fin des années 1950 à sa disparition en 1987, Dalida aura laissé d'innombrables témoignages filmés de ses prestations, issues d'un répertoire de plus de sept cents chansons interprétées en plusieurs langues. »

« Elles se découvrent et se redécouvrent avec un plaisir nostalgique : les vidéoclips en noir et blanc de ses suaves premiers succès, "Gondolier" (1957) et "Come Prima" (1958), laissent place, dès la fin des années 1960, à d'extravagants shows télévisés tout en paillettes ». 

« De "Salma ya Salama", air traditionnel égyptien, au "Lambeth Walk", qui revisite un succès swing des années 1930, en passant par la performance délicieusement kitsch de "Laissez-moi danser", sorti au plus fort de la vague disco, Dalida s'essaiera à tous les styles. »

« Les dix-huit tubes ici réunis se dégustent comme autant de bonbons acidulés, parmi lesquels se cachent quelques trésors, à l'image des versions allemandes d'"Il venait d'avoir dix-huit ans" ou du "Jour où la pluie viendra", son plus grand succès outre-Rhin. »


« Dalida et Orlando, les âmes sœurs » de François Chaumont
France, 2023, 53 mn
Coproduction : ARTE GEIE, ITV Studios France
Sur Arte les 4 août 2023 à 22 h 30, 06 août 2023 à 15 h 35, 27 août 2023 à 20 h 05
Sur arte.tv du 28/07/2023 au 01/11/2023
Visuels : © Getty Images, © DR

Allemagne, 2023, 59 mn
Production : SWR/ARTE
Sur Arte les 4 août 2023 à 23 h 25, 06 août 2023 à 16 h 30, 24 août 2023 à 6 h 10
Sur arte.tv du 04/08/2023 au 01/11/2023
Visuels : © SWR

« Le nazisme, une aventure autrichienne » de Barbara Necek

Arte diffusera le 8 août 2023 à 20 h 50, dans le cadre de la série documentaire « Les coulisses de l'histoire », « Le nazisme, une aventure autrichienne » de Barbara Necek. « La postérité a fait du nazisme une affaire allemande, occultant le rôle joué par l'Autriche, terre natale du Führer et laboratoire des politiques antijuives du IIIe Reich. Fin 1918, l'Empire austro-hongrois, vaincu, est dépecé. En proie à la misère, au chômage et à l'instabilité politique, la jeune République autrichienne cède aux sirènes du pangermanisme, courant pétri d'antisémitisme et de xénophobie. »

Ruth Beckermann, documentariste

Diffusée par Arte dès 2019, « Les coulisses de l'Histoire » est « la collection documentaire d'Olivier Wieviorka et David Korn-Brzoza. Une nouvelle lecture de notre passé récent. »

« L’Histoire n’est pas une science exacte, elle n’est jamais gravée dans le marbre : au fil du temps, la connaissance du passé s’affine et évolue. Mais les idées reçues ont la peau dure et les aprioris restent tenaces. Pour saisir les vérités du monde, il faut parfois bousculer les certitudes et décrypter les faits en proposant un autre regard ».

A l’été 2023, « la série documentaire "Les coulisses de l'Histoire" revient avec 4 épisodes inédits. Cette collection documentaire nuance certaines idées ancrées dans la mémoire collective, en restituant les faits dans toute leur complexité. Avec le temps, la connaissance du passé s'affine, mais les idées reçues restent parfois tenaces. »

« De la responsabilité de l'Autriche dans les atrocités du nazisme à la faillite européenne engendrée par la crise des subprimes, du rôle joué par l'Angleterre dans la résistance à Hitler à la création de l'État d'Israël, fruit des rapports de force entre grandes puissances, cette passionnante collection documentaire porte un nouveau regard sur l'histoire récente en bousculant les certitudes et en décryptant les faits. Une lecture revue et corrigée, déroulée dans des récits limpides tissés de saisissantes archives. »

« Fondé en 1920, dans le sillage de son grand frère allemand, le Parti national-socialiste attire de plus en plus de sympathisants et multiplie les coups de force, au point d'être interdit en juillet 1933. »

« Le 12 mars 1938, lorsque Hitler annexe l'Autriche - dans la ferveur populaire -, les nazis sortent de leur clandestinité. »

« Des personnalités comme Ernst Kaltenbrunner ou Arthur Seyss-Inquart enclenchent la machine de répression avec un zèle terrifiant. »

Le camp de concentration de Mauthausen est construit dès le mois d'août, tandis que les handicapés mentaux et physiques sont assassinés. »

« Adolf Eichmann, nazi autrichien de la première heure, est envoyé à Vienne pour vider la ville de sa population juive. »

« La nouvelle province du Reich devient pionnière en la matière, à travers un système fondé sur la spoliation et l'émigration forcée, qui conduira aux premières déportations - Berlin n'expédiera ses premiers convois que deux ans plus tard. »

L'Autriche s'avère un laboratoire pour la spoliation des Juifs, l'euthanasie des personnes handicapées, etc.

« De la France à la Pologne en passant par les Pays-Bas, les cadres du régime sont bientôt envoyés dans les territoires occupés pour mettre à profit leur expérience. » L'un d'eux sera à l'origine de l'arrestation de la famille d'Anne Frank, aux Pays-Bas.

« Une fois la guerre terminée, l'Autriche sera pourtant auréolée du statut de "première victime du nazisme".

Et de fervents nazis poursuivront une carrière brillante, tel Kurt Waldheim (1918-2007), officier de renseignement de la Wehrmacht ayant participé à l'opération Kozora contre les partisans et la population au Monténégro et en Macédoine, Ministre fédéral des Affaires étrangères (1968-1970), Secrétaire général des Nations unies (1972-1981), et élu par ses concitoyens, attachés au mythe de l'Autriche victime, Président fédéral d'Autriche (1986-1992).

Et le Viennois Konrad Lorenz (1903-1989), biologiste et éthologue-zoologiste récipiendaire du Prix Nobel de physiologie ou médecine (1973). Membre du parti nazi en 1938, il devient deux ans plus tard professeur à l'université de Königsberg où il occupe la chaire d'Emmanuel Kant.

Sans oublier le chef d'orchestre Herbert von Karajan (1908-1989) partageant des idées pangermanistes dès sa jeunesse. Dès 1933, il demande à adhérer au parti nazi, et l'obtient en 1935.

« Il faudra attendre 1991 pour que le chancelier Franz Vranitzky mette fin au déni, en reconnaissant la responsabilité de son pays dans les crimes commis. »




« Le nazisme, une aventure autrichienne  » de Barbara Necek
France, 2022, 52 mn
Coproduction : ARTE France, Cinétévé 
Sur Arte les 8 août 2023 à 20 h 50, 11 août 2023 à 9 h 25, 02 septembre 2023 à 2 h 15
Sur arte.tv du 01/08/2023 au 13/10/2023
Visuels :
Adolf Hitler dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
© GPA

Annexion de l’Autriche dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
© CINETEVE

Arthur Seyss-Inquart dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
© CINETEVE

Adolf Eichmann dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
Credit
© CINETEVE

Ernst Kaltenbrunner dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
Credit
© CINETEVE

Parti nazi dans Les coulisses de l' histoire Le nazisme, une aventure autrichienne (2022) réalisé par Barbara Necek.
Credit
© Bundesarchiv-Bildarchiv