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vendredi 1 octobre 2021

Christoph Waltz

Christoph Waltz est un acteur germano-autrichien polyglotte et oscarisé 
né en 1956, à la carrière internationale : "Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino (2009), "Carnage" de Roman Polanski (2011), "007 Spectre" de Sam Mendes (2015), "Mourir peut attendre" (2021)... Arte diffusera le 3 octobre 2021  « Big Eyes » de Tim Burton, puis « Christoph Waltz - Un méchant bien charmant » (Christoph Waltz - Der Charme des Bösen) de Kurt Mayer.

Ruth Beckermann, documentariste
Christoph Waltz
  
Christoph Waltz est né en 1956 à Vienne (Autriche). Ses parents travaillent dans le monde théâtral : son père allemand, Johannes Waltz était décorateur, et sa mère Elisabeth Urbancic costumière d'origine slovène dont la mère  Maria Mayen était une actrice du cinéma muet. 

Ses grands-parents paternels ? Des acteurs. Et la génération précédente, d'origine allemande, s'était illustrée dans un théâtre viennois. 

Quant au grand-père maternel de Christoph Waltz, c'est le psychanalyste Rudolf von Urbantschitsch. 

Christoph Waltz et le réalisateur  Michael Haneke ont un beau-père commun : le compositeur et chef d'orchestre Alexander Steinbrecher. 

Agé de onze ans, Christoph Waltz est enthousiasmé par l'opéra "Turandot" avec Birgit Nilsson.

Au Max Reinhart Seminar (Universität für Musik und darstellende Kunst Wien ou University of Music and Performing Arts) de Vienne, Christoph Waltz étudie le chant et l’opéra.

À la fin des années 1970, il passe une audition à New York et étudie la comédie au Lee Strasberg Theatre and Film Institute, où il a pour professeurs Lee Strasberg et de Stella Adler. Christoph Waltz a reconnu que la technique d'Adler relative à l’interprétation du scénario lui a servi dans son approche analytique du personnage dans le film "Inglourious Basterds" de Quentin Tarantino (2009).

Christoph Waltz débute une carrière de comédien au Schauspielhaus de Zurich, à Vienne, Salzbourg, Cologne et Hambourg.

Christoph Waltz apparait aussi dans des téléfilms - "Der Einstand" de Reinhard Schwabenitzky (1977),  "Das andere Leben" de Nicolas Gessner (1987), "Jacob" de Peter Hall (1994), "Catherine la Grande" (Catherine the Great) de Marvin J. Chomsky et John Goldsmith (1995) - et séries télévisuelles : "Un cas pour deux" (Ein Fall Für Zwei) en 1985,  "Inspecteur Derrick" (Derrick)  en 1986, "Le Renard" (Der Alte)  en 1986, "Tatort" en 1987, "Inspecteur Derrick" (Derrick) en 1988, "Le Renard" (Der Alte) en 1990 et "Rex, chien flic" (Kommissar Rex) en 1996. 

La carrière de cet acteur polyglotte - allemand, américain et français - devenu autrichien en 2010 prend une dimension internationale lors de la sortie du film américain "Inglourious Basterds" présenté en compétition officielle lors du festival de Cannes 2009. Christoph Waltz y interprète, aux côtés de Brad Pitt, Mélanie Laurent, Michael Fassbender et Diane Kruger, le colonel SS Hans Landa, "The Jew Hunter" ("Chasseur de Juifs"). Pour ce rôle, il est distingué notamment par le Prix d'interprétation masculine à Cannes, le Golden Globe, le Screen Actors Guild Award, le Critic's Choice Award, le BAFTA et l'Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle. 

Citons aussi dans sa filmographie : "
Carnage" de Roman Polanski (2011), "The Zero Theorem" de 
Terry Gilliam (2013), "007 Spectre" de Sam Mendes (2015), "Downsizing" d'Alexander Payne (2017), "Rifkin's Festival" de Woody Allen (2020), "No Time to Die" de Cary Joji Fukunaga (2021).

Son interprétation du chasseur de primes King Schultz dans "Django Unchained", western de Quentin Tarantino (2012) avec Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson et  Kerry Washington  vaut à Christoph Waltz le Golden Globe, le BAFTA et l'Oscar du meilleur second rôle.

De son premier mariage avec Jacqueline (née Rauch), thérapeute par la danse, Christoph Waltz a trois enfants : deux filles et un fils. Une union fixée à Londres et qui a duré dix-sept ans. Ce fils a étudié dans une yeshiva le judaïsme orthodoxe en Israël afin de devenir rabbin. En mars 2013, Christoph Waltz s'est rendu en Israël pour assister à Jérusalem au mariage de sa fille Miriam avec son compagnon Pinhas. Il a été filmé par l'équipe de l'émission télévisée de divertissement "Erev Tov avec Guy Pines". En 2009, Christoph Waltz, Quentin Tarantino et le producteur Lawrence Bender avaient présenté en Israël "Inglourious Basterds".

Divorcé, Christoph Waltz s'est remarié avec la créatrice allemande de costumes  Judith Holste. Le couple a une fille, et vit entre Berlin, Vienne et Los Angeles.

« Christoph Waltz - Un méchant bien charmant »

« De Tarantino (deux films) à James Bond (deux films également), Christoph Waltz, le plus doux des "bad guys", retrace son itinéraire d'acteur polyglotte et polymorphe ». 

« Viennois né sous le signe du théâtre, Christoph Waltz, fils d’une costumière autrichienne et d’un décorateur allemand, petit-fils d’une actrice du prestigieux Burgtheater, aura attendu l’âge mûr pour connaître une notoriété mondiale ». 

« À 53 ans, le rôle du nazi polyglotte Hans Landa, le “chasseur de Juifs” suave, raffiné et sadique de Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino, lui vaut entre autres un Oscar et une Palme à Cannes, et la reconnaissance immédiate de Hollywood, où il obtient son étoile sur le Walk of Fame. »

« De Vienne à Londres en passant par l'Allemagne, ce comédien formé, entre autres, par Lee Strasberg, et qui parle couramment l’anglais et le français, a beaucoup joué au théâtre avant de commencer à tourner pour les petits écrans autrichien et allemand ». 

« Django Unchained, qui lui apporte son deuxième Oscar dans un rôle de chasseur de primes à l'amoralité ambiguë, spécialement écrit pour lui par Tarantino, consacre le talent de cet homme réservé et charmant pour composer d'insondables méchants ». 

« Il le confirme en endossant avec jubilation le costume de l'un des meilleurs ennemis de 007 dans Spectre, puis Mourir peut attendre, qui sort en salles le 6 octobre ». 

« Dans ce portrait, Christoph Waltz, proverbialement discret sur sa vie privée, revient sur son parcours, commentant les extraits de ce qu'il considère comme ses rôles clés depuis ses débuts de jeunesse, et livrant sa conception de son art ».  

Il y exprime son refus de l'improvisation, son souci de respecter le texte - il peut discuter avec le réalisateur ou le producteur de certains dialogues, mais après ce dialogue, il demeure fidèle au texte -, d'être vrai, juste, dans son interprétation.


« Big Eyes »
Arte diffusera le 3 octobre 2021 « Big Eyes » (Les Grands Yeux) de Tim Burton (2014), film inspiré du couple Margaret et Walter Keane à l'origine d’une des plus importantes impostures de l’histoire de l’art.

« Dans les années 1960, Walter Keane, peintre raté, se fait passer pour l’auteur des toiles que réalise sa femme et rencontre un succès fulgurant... D’après des faits authentiques, un conte féministe signé Tim Burton. Avec Christoph Waltz et Amy Adams. »

« Californie, 1958. Margaret, qui vient de quitter son mari, s’installe avec sa fille à San Francisco, où elle peint des enfants aux yeux immenses qui sont, dit-elle, "les reflets de l’âme". Certain de ses talents de commercial et arguant qu’il sera plus facile à un homme qu’à une femme de rencontrer le succès, Walter Keane, son nouvel époux, lui-même peintre, se fait passer pour l’auteur des œuvres et commence à les vendre. Presque immédiatement, les toiles font fureur et l’argent afflue. Margaret, qui vit la situation avec une frustration croissante, passe ses journées enfermée dans son atelier pendant que son mari reçoit tous les honneurs. Un jour, la coupe est pleine... » 

« Tim Burton transpose dans un film à la narration classique, mais qui porte sa marque, l'authentique et édifiante histoire des époux Keane, qui avait défrayé la chronique cinquante ans plus tôt ».
 
« L’esthétique kitsch aux teintes pastel des années 1960, qu’il ressuscite avec une délectation féroce, la BO et le sens du cadre, également réjouissants, enferment Margaret dans le cauchemar doucereux d’un patriarcat brutal, déguisé en rêve américain ». 

« Vulnérable et sentimentale, à l’image de ses peintures, soucieuse de se conformer au modèle en vigueur de la femme au foyer, celle qui a subi la violence d’un premier mari semble une proie facile pour le deuxième, manipulateur à l’ego surdimensionné, auquel Christoph Waltz confère une terrifiante bonhomie. »

« La revanche de la prisonnière, interprétée tout en finesse par Amy Adams (Her, Vice), récompensée d’un Golden Globe pour le rôle, n’en sera que plus éclatante. Un manifeste féministe en forme de conte, entre drame et comédie grinçante. » 

Meilleure actrice dans un film musical ou une comédie (Amy Adams), Golden Globes 2015.

En 1880, Emile Zola avait écrit Madame Sourdis, une nouvelle relatant l'histoire d'un couple de peintres : peintre talentueux, le mari Ferdinand Sourdis manque d'inspiration et mène une vie de débauche. Son épouse Adèle Sourdis achève un tableau de son mari. Devant le succès, elle poursuit son activité et vend ses toiles signées du nom de son mari... En 1979, Caroline Huppert avait adapté cette nouvelle pour réaliser un téléfilm interprété par Nathalie Baye, Adèle Sourdis, Pierre Clémenti, Michel Auclair, Françoise Brion et Christine Murillo.




Autriche, 2020, 51 min
Coproduction : ORF/ARTE, Kurt Mayer Film   
Sur Arte les 3 octobre 2021 à 22 h 35, 15 octobre à 23 h 20, 31 octobre 2021 à 3 h 50
Sur arte.tv du 02/10/2021 au 01/11/2021
Visuels :
© WEGA Film
© Österreichischer Rundfunk

« Big Eyes » de Tim Burton
Etats-Unis, Canada, 2014, 1 h 39
Scénario : Scott Alexander et Larry Karaszewski
Production : Silverwood Films, Tim Burton Productions, Electric City Entertainment, The Weinstein Company
Producteurs : Scott Alexander, Larry Karaszewski, Lynette Howell Taylor, Tim Burton
Image : Bruno Delbonnel
Montage : JC Bond
Musique : Danny Elfman et Lana Del Rey
Avec Danny Huston (Dick Nolan), Christoph Waltz (Walter Keane), Amy Adams (Margaret Keane), Krysten Ritter (Dee-Ann), Jason Schwartzman (Ruben), Terence Stamp (John Canaday), Jon Polito (Enrico Banducci), James Saito (Juge), Delaney Raye (jeune Jane), Madeleine Arthur (adulte Jane)
Sur Arte les 3 octobre 2021 à 20 h 55 et 4 octobre 2021 à 13 h 35
Visuels : © 2014 The Weinstein Company

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