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jeudi 14 juin 2018

« Three Girls » par Philippa Lowthorpe


Arte diffusera le 14 juin 2018 « Three Girls » (Warum glaubt uns niemand?), film en trois parties réalisées par Philippa Lowthorpe. « Âpre et émouvante, cette minisérie chronique du point de vue de trois victimes le retentissant scandale de trafic sexuel d’adolescentes organisé par des hommes d’origine pakistanaise à Rochdale, dans le nord de l’Angleterre. »
  
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« Three Girls » par Philippa Lowthorpe

Voici quelques années, a éclaté le scandale du gang de neuf proxénètes musulmans, d’origine pakistanaise, pères de famille, chauffeurs de taxis ou employés, ayant violé, prostitué, battu en 2008 et 2009 à Rochdale 47 Britanniques chrétiennes blanches vulnérables âgées de 13 à 15 ans.

Des gangs similaires ont sévi à Nelson, Oxford, Telford, High Wycombe, Londres… L'âge de la plus jeune victime s'élevait à onze ans.

Au nombre d'environ 1 500, ces jeunes chrétiennes blanches britanniques fragiles, issues de milieux pauvres, n’ont pas bénéficié de la protection des lois britanniques, car les services sociaux, le Procureur et la police craignaient d’être taxés de racistes s’ils intervenaient pour mettre un terme aux crimes commis par ces gangs.

Ces gangs musulmans, dont les membres, souvent mariés et pères de familles, faisaient partie de la petite ou moyenne bourgeoisie, ont infligé à ces filles et (pré)adolescentes le sort des femmes dhimmis, celui des chrétiennes ou Yazédies esclaves sexuelles, vendues, violées par les terroristes de l’Etat islamique (ISIS).

Le situation de ces services et autorités en France est-elle si différente ? Le 5 mai 2015, la juge des libertés de Melun a remis en liberté un individu ayant tenté, dans la nuit du 28 au 29 avril 2015, de tuer une prostituée et ne cachant pas son intention de réitérer son crime. Le 7 mai 2015, le tribunal de Mâcon a condamné Florian Lapalus, 18 ans, et Adrian Pazola, 19 ans, tous deux soupçonnés d’avoir voulu incendier la mosquée turque de cette ville préfecture dans la nuit du 25 au 26 avril, à une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont six mois fermes. Curieuse hiérarchie des peines selon la justice française où la vie d’un être humain vaut moins qu’une mosquée.

Le 13 mars 2018 Spiked Online a publié l'article The #MeToo set’s silence on the rape of working-class girls is deafening, de Joanna Williams : à Telford, pendant plus de quarante ans, mille filles blanches chrétiennes ont été droguées, violées, forcées à la prostitution, et certaines assassinées ainsi que leurs proches, par des gangs musulmans "asiatiques", soit indiens, pakistanais ou bangladais. Les autorités publiques informées de ces faits n'ont pas agi pour y mettre fin de crainte d'être qualifiées de racistes, d'islamophobes. Cette journaliste est indignée par le silence médiatique sur cette affaire tragique.

On ne peut qu'espérer que ce sort n'a pas été réservé à Shana Tubiana. A l'automne 2016, cette adolescente française juive de 14 ans a fugué. Bien que sa mère ait communiqué à la police des noms et coordonnées de relations de Shana, l'enquête n'a pas progressé.

« De cette effroyable affaire de Rochdale, qui a impliqué des dizaines d’adolescentes blanches et vulnérables, la réalisatrice Philippa Lowthorpe et la scénariste Nicole Taylor ont tiré une chronique scrupuleusement documentée et âprement réaliste ».

« Centrée sur le point de vue de trois jeunes filles abusées, cette minisérie aux accents loachiens retrace le supplice qu’elles ont enduré, victimes à la fois d’un gang de violeurs et de la faillite générale du système – social, policier et judiciaire ».

« Elle évoque aussi, dans son dernier tiers, l’onde de choc du procès, qui a ébranlé le multiculturalisme britannique et déclenché une réflexion sur la prise en compte des victimes de viol ».

« Portée par de jeunes actrices sobrement bouleversantes et des comédiens confirmés (Maxine Peake, impressionnante de ténacité dans le rôle de Sara Rowbotham, Paul Kaye, poignant dans celui du père aimant mais désarmé d’Holly…), Three Girls a reçu le prix spécial du jury catégorie « Fiction européenne » au dernier festival de La Rochelle ».

Curieusement, le film présente des (pré-)adolescentes, et non des petites filles comme sont certaines victimes de ces gangs pédocriminels « Asians », un terme qui désigne les « Asiatiques » de l’ancien Empire britannique, en fait les Indo-Pakistanais . Ce qui évite de s’interroger sur les raisons, notamment liées à la « culture » de ces pédocriminels, du choix d’enfants.

Premier épisode
« Rochdale, 2008. Holly Winshaw, 15 ans, vient d’emménager dans cette ancienne cité ouvrière avec sa famille, qui traverse une mauvaise passe financière. En pleine révolte contre l’autorité de son père Jim, elle multiplie les virées avec ses nouvelles copines, Amber et Ruby Bowen, deux sœurs de 15 et 13 ans livrées à elles-mêmes ».

« Les adolescentes passent la majeure partie de leur temps dans des fast-foods pakistanais où le livreur, Shabir Ahmed, dit « Daddy », les abreuve de kebabs, de cigarettes et de vodka. Un jour, ce dernier exige une contrepartie et viole Holly. La jeune fille le dénonce à la police, qui l’arrête puis le libère aussitôt ».

« Sous la menace de Daddy et l’influence d’Amber, Holly plonge alors dans l’enfer de la prostitution ».

« Sara Rowbotham, employée du centre local de prévention sur la sexualité, qui a compilé des preuves contre ce qu’elle soupçonne être un vaste réseau pédophile, alerte les autorités, sans résultat. Alors que Holly est tombée enceinte, elle la persuade de témoigner à nouveau… »

Deuxième épisode
« Suite à la déposition de Holly, Amber est brièvement arrêtée pour incitation à la prostitution. Ruby, enceinte elle aussi, subit une IVG » (Interruption volontaire de grossesse).

« Désormais maman d’une petite Ella, Holly a repris sa scolarité avec succès grâce au soutien de ses parents ».

« Mais ce fragile équilibre se rompt le jour où les Winshaw apprennent l’abandon des poursuites contre Shabir Ahmed, faute de preuves suffisantes ».

« Quinze mois plus tard, la police du Grand Manchester, qui a pris conscience de l’ampleur du trafic, rouvre l’enquête. Neuf hommes d’origine indo-pakistanaise sont arrêtés ».

« Chargés de convaincre Amber, Ruby et Holly de témoigner, Maggie Oliver et ses collègues se heurtent à leur ressentiment vis-à-vis des autorités. À force de patience et de détermination, la policière parvient peu à peu, avec l’aide de Sara Rowbotham, à gagner la confiance des trois filles ».

Dernier épisode
« Le témoignage d’Amber, qui a à son tour donné naissance à une petite fille, a été écarté par le procureur, au grand désespoir de Maggie Oliver, qui milite pour que celle-ci soit reconnue comme une victime à part entière ».

« Le procès des neuf hommes, jugés pour trafic en vue d’une exploitation sexuelle et viols d’enfants, s’ouvre dans un déchaînement de haine raciste ».

« Malmenées par les avocats de la défense, qui ne reculent devant aucune stratégie pour les déstabiliser, Holly et Ruby racontent successivement leur calvaire ».

« Alors que le verdict vient de tomber, quel avenir les trois jeunes filles peuvent-elles désormais espérer ? Comment Maggie Oliver et Sara Rowbotham, qui se sont battues pour que justice leur soit rendue, accueilleront-elles ce dénouement ? Quelles conséquences le procès aura-t-il pour la communauté pakistanaise ? »

Cette série s'achève par une scène donnant la parole à des Britanniques d'origine pakistanaise qui se plaignent d'être stigmatisés. Un chauffeur de taxi pakistanais déplore la baisse de son activité professionnelle : les clients refusent de monter dans son véhicule quand ils prennent conscience de son origine. Alors, se lève une trentenaire qui souligne la responsabilité des Pakistanais dans la situation actuelle : pour ne pas s'être interrogés sur la raison de ces scandales de pédocriminalité dans leur groupe ethno-religieux, ils ont incité les Britanniques à des généralisations.

Puis un épilogue souligne l'impunité judiciaire de nombreux fonctionnaires ayant refusé d'intervenir pour mettre un terme à l'activité de ces gangs et de sauver ces adolescentes vulnérables ainsi que leurs familles. Car la série télévisée apparaît en-deçà de la réalité : par refus du voyeurisme, le réalisatrice ne montre pas la violence physique contre ces enfants contraintes de se droguer et devenues alcooliques, les tortures infligées, les assassinats d'adolescentes et de leur famille, etc. Le comble : les agents publics ayant alerté sur ces crimes ont été marginalisés...

Lors du procès, un membre du gang fustige l'inactivité des services sociaux, ces familles britanniques qui laissent leurs filles sortir la nuit, arborer certains vêtements... On peut regretter que la réalisatrice n'ait pas donné davantage la parole aux prévenus, à des psychologues, etc. Aucun d'eux n'a exprimé de remord.


« Three Girls » par Philippa Lowthorpe
Royaume-Uni, 2017
Image : Matt Gray
Montage : Una Ní Dhonghaíle
Musique : Natalie Holt
Production : BBC
Producteur/-trice : Simon Lewis
Scénario : Nicole Taylor
Acteurs : Molly Windsor, Ria Zmitrowicz, Liv Hill, Maxine Peake, Paul Kaye, Jill Halfpenny, Rupert Procter, Ross Anderson, Simon Nagra, Antonio Aakeel, Qas Hamid, Wasim Zakir
Costumes : Emma Fryer
Décors de film : Melanie Allen
Chargé(e) de programme : Virginie Padilla
Son : Tim Fraser
Sur Arte:
- 1ère partie : le 14 juin 2018 à 20 h 55 ;
- 2e partie : le 14 juin 2018 à 21 h 50 ;
- 3e partie : le 14 juin 2018 à 22 h 40.

Visuels :
(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR (à gauche de dos) et PAUL KAYE (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

Nick Moss (à gauche) et Maggie Oliver (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

LIV HILL (à gauche) et MOLLY WINDSOR (à droite)
Credit : BBC/Parisa Taghizadeh

KERRIE HAYES

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

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