Citations

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mercredi 10 juillet 2019

« Three Girls » par Philippa Lowthorpe


« Three Girls » (Trois Filles ; Warum glaubt uns niemand?) est un film en trois parties réalisées par Philippa Lowthorpe. « Âpre et émouvante, cette minisérie chronique du point de vue de trois victimes le retentissant scandale de trafic sexuel d’adolescentes organisé par des hommes d’origine pakistanaise à Rochdale, dans le nord de l’Angleterre. » Le 5 juillet 2019, le militant Tommy Robinson a été condamné par une Cour londonienne pour avoir couvert le procès de  gangs musulmans pédocriminels (grooming gangsayant prostitué, drogué, battu des filles, généralement chrétiennes, parfois sikhes. Il a demandé l'asile politique au Président américain Donald Trump.
  
La géostratégie et l’islam au cœur du colloque du Gatestone Institute
« Three Girls » par Philippa Lowthorpe

Voici quelques années, a éclaté le scandale du gang de neuf proxénètes pédocriminels musulmans, d’origine pakistanaise, pères de famille, chauffeurs de taxis ou employés, ayant violé, prostitué, battu en 2008 et 2009 à Rochdale 47 Britanniques chrétiennes blanches vulnérables âgées de 13 à 15 ans.

Des gangs similaires ont sévi à Nelson, Oxford, Telford, High Wycombe, Londres… L'âge de la plus jeune victime s'élevait à onze ans.

Au nombre d'environ 1 500, ces jeunes chrétiennes blanches britanniques fragiles, issues de milieux pauvres, n’ont pas bénéficié de la protection des lois britanniques, car les services sociaux, le Procureur et la police craignaient d’être taxés de racistes s’ils intervenaient pour mettre un terme aux crimes commis par ces gangs pédocriminels.

Ces gangs pédocriminels musulmans, dont les membres, souvent mariés et pères de familles, faisaient partie de la petite ou moyenne bourgeoisie, ont infligé, dans un pays européen au régime démocratique, à ces filles et (pré)adolescentes le sort des femmes dhimmis, celui des chrétiennes ou Yazédies esclaves sexuelles, vendues, violées par les terroristes de l’Etat islamique (ISIS).

La situation de ces services et autorités en France est-elle si différente ? Le 5 mai 2015, la juge des libertés de Melun a remis en liberté un individu ayant tenté, dans la nuit du 28 au 29 avril 2015, de tuer une prostituée et ne cachant pas son intention de réitérer son crime. Le 7 mai 2015, le tribunal de Mâcon a condamné Florian Lapalus, 18 ans, et Adrian Pazola, 19 ans, tous deux soupçonnés d’avoir voulu incendier la mosquée turque de cette ville préfecture dans la nuit du 25 au 26 avril, à une peine de 30 mois d’emprisonnement, dont six mois fermes. Curieuse hiérarchie des peines selon la justice française où la vie d’un être humain chrétien vaut moins qu’une mosquée.

Le 13 mars 2018 Spiked Online a publié l'article The #MeToo set’s silence on the rape of working-class girls is deafening, de Joanna Williams : à Telford, pendant plus de quarante ans, mille filles blanches chrétiennes ont été droguées, violées, forcées à la prostitution, et certaines assassinées ainsi que leurs proches, par des gangs musulmans "asiatiques", soit indiens, pakistanais ou bangladais. Les autorités publiques informées de ces faits n'ont pas agi pour y mettre fin de crainte d'être qualifiées de racistes, d'islamophobes. Cette journaliste est indignée par le silence médiatique sur cette affaire tragique.

« De cette effroyable affaire de Rochdale, qui a impliqué des dizaines d’adolescentes blanches et vulnérables, la réalisatrice Philippa Lowthorpe et la scénariste Nicole Taylor ont tiré une chronique scrupuleusement documentée et âprement réaliste ».

« Centrée sur le point de vue de trois jeunes filles abusées, cette minisérie aux accents loachiens retrace le supplice qu’elles ont enduré, victimes à la fois d’un gang de violeurs et de la faillite générale du système – social, policier et judiciaire ».

« Elle évoque aussi, dans son dernier tiers, l’onde de choc du procès, qui a ébranlé le multiculturalisme britannique et déclenché une réflexion sur la prise en compte des victimes de viol ».

« Portée par de jeunes actrices sobrement bouleversantes et des comédiens confirmés (Maxine Peake, impressionnante de ténacité dans le rôle de Sara Rowbotham, Paul Kaye, poignant dans celui du père aimant mais désarmé d’Holly…), Three Girls a reçu le prix spécial du jury catégorie « Fiction européenne » au dernier festival de La Rochelle ».

Curieusement, le film présente des (pré-)adolescentes, et non des petites filles comme sont certaines victimes de ces gangs pédocriminels « Asians », un terme qui désigne les « Asiatiques » de l’ancien Empire britannique, en fait les Indo-Pakistanais . Ce qui évite de s’interroger sur les raisons, notamment liées à la « culture » de ces pédocriminels, du choix d’enfants.

L'affiche de la série britannique s'avère "politiquement correcte".

Premier épisode
« Rochdale, 2008. Holly Winshaw, 15 ans, vient d’emménager dans cette ancienne cité ouvrière avec sa famille, qui traverse une mauvaise passe financière. En pleine révolte contre l’autorité de son père Jim, elle multiplie les virées avec ses nouvelles copines, Amber et Ruby Bowen, deux sœurs de 15 et 13 ans livrées à elles-mêmes ».

« Les adolescentes passent la majeure partie de leur temps dans des fast-foods pakistanais où le livreur, Shabir Ahmed, dit « Daddy », les abreuve de kebabs, de cigarettes et de vodka. Un jour, ce dernier exige une contrepartie et viole Holly. La jeune fille le dénonce à la police, qui l’arrête puis le libère aussitôt ».

« Sous la menace de Daddy et l’influence d’Amber, Holly plonge alors dans l’enfer de la prostitution ».

« Sara Rowbotham, employée du centre local de prévention sur la sexualité, qui a compilé des preuves contre ce qu’elle soupçonne être un vaste réseau pédophile, alerte les autorités, sans résultat. Alors que Holly est tombée enceinte, elle la persuade de témoigner à nouveau… »

Deuxième épisode
« Suite à la déposition de Holly, Amber est brièvement arrêtée pour incitation à la prostitution. Ruby, enceinte elle aussi, subit une IVG » (Interruption volontaire de grossesse).

« Désormais maman d’une petite Ella, Holly a repris sa scolarité avec succès grâce au soutien de ses parents ».

« Mais ce fragile équilibre se rompt le jour où les Winshaw apprennent l’abandon des poursuites contre Shabir Ahmed, faute de preuves suffisantes ».

« Quinze mois plus tard, la police du Grand Manchester, qui a pris conscience de l’ampleur du trafic, rouvre l’enquête. Neuf hommes d’origine indo-pakistanaise sont arrêtés ».

« Chargés de convaincre Amber, Ruby et Holly de témoigner, Maggie Oliver et ses collègues se heurtent à leur ressentiment vis-à-vis des autorités. À force de patience et de détermination, la policière parvient peu à peu, avec l’aide de Sara Rowbotham, à gagner la confiance des trois filles ».

Dernier épisode
« Le témoignage d’Amber, qui a à son tour donné naissance à une petite fille, a été écarté par le procureur, au grand désespoir de Maggie Oliver, qui milite pour que celle-ci soit reconnue comme une victime à part entière ».

« Le procès des neuf hommes, jugés pour trafic en vue d’une exploitation sexuelle et viols d’enfants, s’ouvre dans un déchaînement de haine raciste ».

« Malmenées par les avocats de la défense, qui ne reculent devant aucune stratégie pour les déstabiliser, Holly et Ruby racontent successivement leur calvaire ».

« Alors que le verdict vient de tomber, quel avenir les trois jeunes filles peuvent-elles désormais espérer ? Comment Maggie Oliver et Sara Rowbotham, qui se sont battues pour que justice leur soit rendue, accueilleront-elles ce dénouement ? Quelles conséquences le procès aura-t-il pour la communauté pakistanaise ? »

Cette série s'achève par une scène donnant la parole à des Britanniques d'origine pakistanaise qui se plaignent d'être stigmatisés. Un chauffeur de taxi pakistanais déplore la baisse de son activité professionnelle : les clients refusent de monter dans son véhicule quand ils prennent conscience de son origine. Alors, se lève une trentenaire qui souligne la responsabilité des Pakistanais dans la situation actuelle : pour ne pas s'être interrogés sur la raison de ces scandales de pédocriminalité dans leur groupe ethno-religieux, ils ont incité les Britanniques à des généralisations.

Puis un épilogue souligne l'impunité judiciaire de nombreux fonctionnaires ayant refusé d'intervenir pour mettre un terme à l'activité de ces gangs et de sauver ces adolescentes vulnérables ainsi que leurs familles. Car la série télévisée apparaît en-deçà de la réalité : par refus du voyeurisme, le réalisatrice ne montre pas la violence physique contre ces enfants contraintes de se droguer et devenues alcooliques, les tortures infligées, les assassinats d'adolescentes et de leur famille, etc. Le comble : les agents publics ayant alerté sur ces crimes ont été marginalisés...

Lors du procès, un membre du gang fustige l'inactivité des services sociaux, ces familles britanniques qui laissent leurs filles sortir la nuit, arborer certains vêtements... On peut regretter que la réalisatrice n'ait pas donné davantage la parole aux prévenus, à des psychologues, etc. Aucun d'eux n'a exprimé de remord.

"Quel prix ces fonctionnaires ont-ils payé d'avoir fermé les yeux sur ces atrocités modernes ? Quelle peine encourent-ils pour les avoir laissés se poursuivre sans lever le petit doigt ? Paieront-ils un jour ? Certaines familles de filles violées ont raconté qu'elles avaient tenté à de multiples reprises d'alerter sur le sort de leurs filles. Mais l'État leur a claqué toutes les portes au nez. Si la Grande-Bretagne doit remédier à la honte de cette culture de « gangs pédophiles », elle devrait commencer par modifier le rapport risque-bénéfice entre ceux qui paient pour avoir commis ces crimes monstrueux et ceux dont il est prouvé qu'ils ont aidé à les dissimuler", a écrit Douglas Murray, écrivain britannique (Gatestone Institute, 4 juin 2018).

Et d'expliquer : "La carrière post-gang pédophile d'un seul de ces fonctionnaires peut apporter un embryon de réponse. Son nom est Joanna Simons. En 2013, elle était directrice générale du conseil départemental d'Oxfordshire. C'est elle qui a piloté le programme « care » (aide sociale, soins) de l'Oxfordshire pendant près d'une décennie, c'est-à-dire toute la période où les viols de masse (l'enquête menée ultérieurement portera le nom d' « opération Bullfinch (Bouvreuil) ») ont été perpétrés. Parmi les actes de barbarie commis par ces hommes décrits à tort comme étant « d'origine asiatique », il y a eu cette fille dont le corps a été marqué d'un «M». M pour « Mohammed », le Mohamed en question exigeant que tout le monde sache que cette fille lui « appartenait », qu'elle était sa propriété... Après que des détails tels que ceux relatés ci-dessus aient été rendus publics, Joanna Simons a fait une vidéo qui a été mise en ligne par le conseil départemental d'Oxford. En cinq ans, moins de 2 000 personnes ont regardé ces 48 secondes d'excuses, lesquelles méritent pourtant un plus large public. Dans le film, Mme Simons fait face à la caméra et présente ses excuses aux personnes que le Conseil a laissé tomber, ce qui en dit long sur l'attitude qui a prévalu pendant des années en Grande-Bretagne. De la première image à la dernière, tout sonne faux... Ainsi, pour toute la peine qu'elle se donnait au sein du conseil départemental de l'Oxfordshire, Mme Simons percevait un salaire considérablement plus élevé que celui du premier ministre et plus de six fois le salaire moyen national... Bien qu'elle ait réussi à se maintenir en poste envers et contre tout en 2013, les révélations ont continué. Un audit de l'affaire a mis en évidence que les travailleurs sociaux et la police connaissaient les violences commises contre des centaines de jeunes filles de l'Oxfordshire depuis 2005 mais qu'ils n'ont ni enquêté ni même enregistré cela comme un crime... La démission de Simons a finalement eu lieu en 2015, événement qui lui a valu une prime de départ du Conseil départemental d'un montant de 259 000 £ (296 300 €)... On aurait pu croire qu'une telle personne éviterait de réapparaître en public, profiterait de son pactole et se ferait discrète. Mais l'Oxfordshire n'a pas égaré Simons trop longtemps. En juillet dernier, l'organisme qui s'occupe de promouvoir le tourisme régional - « Faites l'Expérience de l'Oxfordshire » - a annoncé la nomination de Joanna Simons à la direction du conseil d'administration. Le communiqué de presse annonçant sa nomination la citait elle-même entre guillemets. Simons parlait d'elle-même en affirmant que son expérience à la tête des services sociaux de l'Oxfordshire County Council la qualifiait pour assumer ce nouveau rôle."

Tommy Robinson
D'origine irlandaise, Stephen Christopher Yaxley-Lennon, connu sous le nom de “Tommy Robinson”, a fondé l'English Defence League (EDL). Il milite contre l'immigration massive et critique l'islam.

Pour avoir couvert l'ouverture du procès du gang de Telford malgré les limitations imposées par la justice, il a été condamné en 2018 à dix mois d'emprisonnement pour "atteinte à l'ordre public" - une peine à laquelle se sont ajoutés trois mois d'emprisonnement. "Dans son jugement, le juge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés... « Il n’y a aucune identité à protéger, aucun trouble à l’ordre public et les faits sont déjà connus. Il s’agit d’une arrestation politique », confie Raheem Kassam à Valeurs actuelles".

Ayant interjeté appel, Tommy Robinson a été libéré sous caution après trois mois de détention. Il est soutenu notamment par le Middle East Forum, fondé par Daniel Pipes au nom de la liberté dans le combat contre l'islamisme, et le Gatestone Institute.

La pétition "Free Tommy Robinson" (Libérez Tommy Robinson) a revêtu 632 645 signatures :
"Tommy Robinson a été arrêté et emprisonné pour avoir parlé des gangs pédophiles musulmans. Un travail qu’il choisit de faire au détriment de sa propre sécurité pour informer le public des horreurs commises au nom d’Allah. Envers et contre tout, il fait le travail d’information que les médias de masse refusent de faire. Tommy parle de problèmes affectant toutes les communautés, mais qui sont pourtant passés sous silence et cachés du grand public. Il est temps que nous soyons forts et solidaires, et que nous le soutenions.
LIBÉREZ TOMMY ROBINSON"
Le 5 juillet 2019, la cour londonienne de l'Old Bailey a confirmé une peine d'emprisonnement ferme.

Le 8 juillet 2019, dans une vidéo diffusée sur le site d'Infowars, Tommy Robinson, âgé de 36 ans, sollicite du Président Donald Trump qu'il lui accorde l'asile politique. Il insiste sur les menaces de mort pesant sur lui, sur son amour des Etats-Unis et sur sa condamnation consistant à violer la liberté d'expression garantie par le premier amendement de la Constitution américaine. "Sa condamnation met directement sa vie en danger, les prisons de son pays étant d'après lui «contrôlées par des gangs djihadistes». Le militant estime que le gouvernement britannique tente de le «faire taire» par tous les moyens, et qu'il n'a par conséquent «pas d'avenir» au Royaume-Uni. « Nous n'avons plus de liberté. Le pays est tombé », a-t-il ajouté désabusé".


« Three Girls » par Philippa Lowthorpe
Royaume-Uni, 2017
Image : Matt Gray
Montage : Una Ní Dhonghaíle
Musique : Natalie Holt
Production : BBC
Producteur/-trice : Simon Lewis
Scénario : Nicole Taylor
Acteurs : Molly Windsor, Ria Zmitrowicz, Liv Hill, Maxine Peake, Paul Kaye, Jill Halfpenny, Rupert Procter, Ross Anderson, Simon Nagra, Antonio Aakeel, Qas Hamid, Wasim Zakir
Costumes : Emma Fryer
Décors de film : Melanie Allen
Chargé(e) de programme : Virginie Padilla
Son : Tim Fraser
Sur Arte:
- 1ère partie : le 14 juin 2018 à 20 h 55 ;
- 2e partie : le 14 juin 2018 à 21 h 50 ;
- 3e partie : le 14 juin 2018 à 22 h 40.

Visuels :
(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

(de gauche à droite) RIA ZMITROWICZ, MOLLY WINDSOR, NAOMI RADCLIFFE

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR (à gauche de dos) et PAUL KAYE (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

MOLLY WINDSOR
Credit : BBC/Sophie Mutevelian

Nick Moss (à gauche) et Maggie Oliver (à droite)

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

LIV HILL (à gauche) et MOLLY WINDSOR (à droite)
Credit : BBC/Parisa Taghizadeh

KERRIE HAYES

Credit : BBC/Sophie Mutevelian

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Les citations sur le film sont d'Arte. Cet article a été publié le 14 juin 2018.

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