mardi 9 juin 2015

Theo Tobiasse (1927-2012)


La galerie Perahia présentera "Tobiasse intime" (12-27 juin 2015). "Bien plus qu'une exposition, une incursion dans l'atelier de l'artiste, au cœur de son domaine réservé !  Près de cent cinquante œuvres - huiles sur toiles, gouaches, pastels dessins, gravures, céramiques, sculptures - inédites sortiront du silence de l'atelier de Théo Tobiasse, à Saint-Paul de Vence. Pour la première fois, à Paris". Vernissage le 11 juin 2015 à 18 h. La ville de Mougins et le Musée d'Art classique de Mougins ( MACM) présentent l'exposition Mougins monumental (4 avril-30 juin 2015), avec notamment une sculpture de Theo Tobiasse (1927-2012). Une "exposition à ciel ouvert : sur terre, dans les jardins, dans les airs, à travers les ruelles ! Cette agréable balade vous invite à voyager dans le temps pour mieux comprendre les évolutions du monde artistique. Des années 60 avec les Nouveaux Réalistes, à la relève contemporaine, Mougins Monumental est un parcours initiatique original". 


Né en 1927 à Jaffa, en Palestine sous mandat britannique (Eretz Israël) dans une famille originaire de Lituanie.

Quittant cette Terre promise, la famille Tobiasse retourne en Lituanie. Le jeune Theo Tobiasse y reste jusqu’à ses cinq ans, puis sa famille s’installe en France en 1931.

Sous l’Occupation, la famille Tobiasse subit les persécutions antisémites, se cache, mais une partie des membres est décimée par la Shoah.

A la Libération (1944), Theo Tobiasse recherche la lumière, le soleil, le ciel vaste.

Il emménage à Nice, puis à Saint-Paul de Vence où il vit et travaille.

Ce village provençal, c’est son lieu d’élection. Là, découvrant le paysage lunaire du plateau de Saint-Barnabé, au col de Vence, Theo Tobiasse peint sa première toile.

Le « Rijksmuseum d’Amsterdam lui procure une seconde révélation : la Fiancée Juive de Rembrandt lui fait découvrir le mystère de la matière et de la couleur. Il comprend alors tous des glacis, des jus et des clairs-obscurs ».

Theo Tobiasse travaille comme graphiste dans la publicité.

Il est distingué en 1961 par le Prix de la jeune peinture méditerranéenne en 1961.


Au fil d’une carrière qui le mène en Amérique du Nord, en Europe, au Japon, cet artiste sculpte, crée des vitraux, des poteries, des gravures. Parmi ses œuvres monumentales : le Palais des Congrès de Nice, la Chapelle Saint-Sauveur-Le Cannet et le Centre communautaire israélite de Strasbourg.

De New York à Jérusalem, via Saint-Paul de Vence et Venise, Theo Tobiasse tient un « journal intime artistique » composé de cinq Carnets qui couvrent huit ans, de 1993 à 2001.

Des inédits - écrits, gouaches, pastels et dessins, natures mortes (« Festin bleu ») et portraits (« Reine de théâtre aux désirs errants ») - y traduisent les impressions et préoccupations de l’artiste qui a signé et daté chaque page.

On y retrouve ses thèmes d’inspiration : l’exil, la Bible, des femmes aux courbes sensuelles, corps aériens, la Shoah (« Le ciel le plus noir à la lumière des brasiers »), le désir, l’amour fou, l’enfance, les baladins disproportionnés souriants, les jeux de la représentation (« Les Ménines » inspirées de Velasquez), le Lituanie de son enfance – « la datcha dans la verdoyante campagne de Kaletova, les lumières des bateaux à roue pavoisés sur le Niémen, les traîneaux dans les rues enneigées de Kovno, mais aussi les théières rondes et les samovars ventrus, symboles de la chaleur familiale » - et les scènes de bonheur familial en couleurs sépia.


Privilégiant les rouges et bleus, Theo Tobiasse y exprime la détresse et l’espoir - « Il faut courir pour écarter les parois des ténèbres, attendre que le jour se lève pour imaginer une autre vie » -, ainsi que l’humour par la présence d’animaux improbables entre les barreaux d’une échelle (« L’amour au temps du Sinaï»).

Il décède le 3 novembre 2012

Au printemps 2013, la Chapelle Saint-Elme au cœur de la Citadelle de Villefranche-sur-Mer a présenté l'exposition Intime/Ultime de Theo Tobiasse (1927-2012). "Une plongée en plein cœur de l’univers créatif de l’artiste qui a permis aux amateurs et aux collectionneurs de découvrir dessins, tableaux, poteries, bronzes, carnets, sculptures".


La ville de Mougins et le Musée d'Art classique de Mougins ( MACM) présentent l'exposition Mougins monumental (4 avril-30 juin 2015)avec notamment une sculpture de Theo Tobiasse (1927-2012). Une "exposition à ciel ouvert : sur terre, dans les jardins, dans les airs, à travers les ruelles ! Cette agréable balade vous invite à voyager dans le temps pour mieux comprendre les évolutions du monde artistique. Des années 60 avec les Nouveaux Réalistes, à la relève contemporaine, Mougins Monumental est un parcours initiatique original".

La galerie Perahia présentera "Tobiasse intime" (12-27 Juin 2015). "Bien plus qu'une exposition, une incursion dans l'atelier de l'artiste, au cœur de son domaine réservé !  Près de cent cinquante œuvres - huiles sur toiles, gouaches, pastels dessins, gravures, céramiques, sculptures - inédites sortiront du silence de l'atelier de Théo Tobiasse, à Saint-Paul de Vence. Pour la première fois, à Paris, C'est à la galerie Perahia que Catherine Faust-Tobiasse, fille de l'artiste, confie le privilège de présenter ces travaux de Tobiasse dont la planète des arts, elle-même, ignorait en partie l'existence ! L'événement devrait diffuser bien de nouvelles lumières sur l'ensemble d'une oeuvre mondialement reconnue. La Lituanie, l'errance, Paris, Saint-Paul de Vence, les vibrations de New-York, l'envoûtement pour Venise, la sensualité des femmes, des amantes de passage, certes, mais aussi de l'incontournable, de la femme-mère, mère de l'Humanité ! De tendres confidences sur l'essence d'une oeuvre. A mille lieux de toute indiscrétion mais comme autant de tendres confidences sur l'essence même du travail de son père, Catherine ouvre de nouvelles voies d'entrée dans l'épopée onirique de Théo.

"Tobiasse, qui vouait un amour éternel à Jérusalem, cette terre qu'on lui avait promise mais qu'il dut quitter pour l'Europe centrale, avec sa famille, aux toutes premières lueurs de ses jours ! Depuis les ténèbres de l'exil jusqu'à l'ancrage éblouissant dans les lumières de la Méditerranée, le flux de ses multiples vies, nourri des sédiments de la mémoire, a ciselé un art aux infinies facettes. Théo Tobiasse, le peintre-sculpteur, le passionné de dessin, l'émouvant créateur de correspondances poétiques entre les visuels et les mots, entre les formes et les couleurs. Tobiasse le luxuriant, dont la toile côtoie les étoiles, le céramiste-conteur, l'artiste  qui ne cesse de nous faire voyager dans l'imaginaire chatoyant de son parcours en lignes courbes. Tobiasse, foisonnant de sensibilité, dont tant d'émotions ou de drames, tant de passions, aussi, ont abreuvé la palette et la glaise, la plume, le crayon, le ciseau !"
La

Du 12 au 27 juin 2015
A la Galerie Perahia
24 rue Dauphine. 75006 Paris
Tel : 01 43 26 56 21
Du mardi au samedi de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h 30. Vernissage le 11 juin 2015 à 18 h.


Theo Tobiasse, Les carnets de Saint-Paul de Vence. Biro Editeur, 2007. Coffret 25x17 cm de 5 volumes facsimilé, relié toile, 40 pages couleurs chacun, édition de tête : 140 ex. avec une gravure originale signée et numérotée par l'artiste, en vente chez Biro éditeur au prix de 580 €, édition courante en vente chez Biro éditeur au prix de 200 €. ISBN : 978-2351190227


Du 12 juillet au 30 septembre 2013
A la Galerie Ada Loumani
Place de l’Eglise, 06500 Valbonne
Tél. : 04 93 12 97 04
Tous les jours de 10 h à 13 h et de 15 h 30 à 20 h

Du 8 avril au 2 juin 2013
A la Chapelle Saint-Elme au coeur de la Citadelle de Villefranche-sur-mer
Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 16 h., et le week-end pour groupes sur réservation. Entrée libre
Vernissage le 11 avril 2013 à 18 h

Visuel :
Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié en une version concise par L'Arche en 2007, et sur ce blog le 6 novembre 2012, puis les 11 avril, 19 mai, 27 juillet et 24 septembre 2013, 2 avril 2015.

1 commentaire:


  1. lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news
    En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les
    quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

    35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


    Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
    Interview du 26 mars 2012 sur radio-alpes.net

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