Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

lundi 6 janvier 2014

« Le port d’Espérance » de Magnus Gertten

Arte diffusera les 7 et 21 janvier 2014 « Le port d’Espérance  » (Harbour of Hope, Hoppet Hamn), documentaire de Magnus Gertten. Au printemps 1945, 30 000 rescapés des camps de concentration, dont des survivants de la Shoah, sont accueillis à Malmö, en Suède. Témoignages sur cet épisode méconnu de la la Seconde Guerre mondiale.

Ce documentaire retrace un pan méconnu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, en l’illustrant par des images d'archives et les “témoignages de Suédois, habitants de Malmö ou volontaires de la Croix-Rouge de l'époque”.  Il présente des images tournées le 28 avril 1945, quand des milliers de survivants des camps nazis arrivèrent par bateaux de Copenhague (Danemark). Nombre d’entre eux venaient en particulier du camp de Ravensbrück.

Au printemps 1945, 30 000 rescapés des camps nazis de concentration et d’extermination trouvent refuge à Malmö (Suède). Ils sont acheminés par la Croix-Rouge vers ce port méridional. Un “havre de paix où ils commenceront une nouvelle vie loin de leur Europe centrale natale”.

Ewa Kabacinska Jansson, alors bébé, Irène Krausz-Fainman, alors âgée de huit ans, et Joe Rozenberg sont trois de ces 30 000 survivants sauvés de l’extermination et amenés vers la ville alors paisible de Malmö.

Ils se souviennent de la mobilisation des habitants de Malmö pour les aider. “Qu'ils aient fait de la Suède leur terre d'adoption, comme Ewa, ou qu'ils aient préféré émigrer pour refaire leur vie par la suite, chacun d'entre eux se remémore avec nostalgie cette parenthèse enchantée, retour à la vie après plusieurs années dans l'enfer des camps”.

Ewa Kabacinska Jansson est née dans le camp de Ravensbrück. Sa mère était enceinte d’elle juste avant le soulèvement de Varsovie en 1944. Vivant à Ystad (Suède), Ewa Kabacinska s’interroge sur l’identité de son père.

Quant à Joe, il est né dans une famille Juive de Lodz  (Pologne). C’est un jeune homme en colère et affligé qui arrive à Malmö : sa famille est décimée par la Shoah. Il sympathise avec Stig Kinnhagen, volontaire adolescent de la Croix-Rouge : “Stig m’a invité à diner chez lui. Voir une famille normale m’a incité à dédier ma vie à construire une nouvelle famille”. Joe immigre aux Etats-Unis et vit à Minneapolis.

Le réalisateur cherche d’autres survivants  arrivés à Malmö entre mars et mai 1945 afin de recueillir leurs témoignages. Lors de la projection du film à Jérusalem  (Israël) en janvier 2012, une spectatrice s’est reconnue dans la petite fille débarquant à Malmö.

Troisième plus grande ville suédoise, secouée par des émeutes, Malmö est devenue une cité que fuient les Juifs  - 700 Juifs suédois y vivent - victimes de l’antisémitisme d’immigrants musulmans - 50 000 musulmans originaires d’Irak, de Bosnie, de « Palestine » (1/6e de la population).

« Le port d’Espérance  » de Magnus Gertten
Auto Images AB , 2011, 59 min
Diffusions les 7 janvier à 23 h et 21 janvier 2014 à 9 h 55
Visuels : © Ernst Henriksson/Sydsvenskan/SCANPIX

  A lire sur ce blog :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire