Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

mardi 4 octobre 2011

La peintre Véronique Kaplan

 
Du 16 mai au 15 juin 2013, le Point Conseil Espace Talent présente l'exposition d'œuvres de Véronique Kaplan. Formée aux Etats-Unis et en France, cette peintre à l'aise dans le figuratif et dans l'abstraction, et créatrices de tableaux au fort pouvoir évocateur.



Née dans une famille d’artistes, Véronique Kaplan a suivi une formation de peintre et d’illustratrice à l’Academy of Art de San Francisco (Etats-Unis), puis aux Beaux-arts de Paris.
 
Elle a voyagé en Grèce, Afrique du Nord et Israël à la recherche d’une lumière qui « enveloppe la forme sans trop la raconter ».

Elle a exposé à Paris, notamment au Palais de Tokyo (2004), au Toit de la Grande Arche de la Défense (2005), au Salon d’Automne de la peinture contemporaine (2006), à la Villa des artistes (2006-2007), et à l’étranger (Tunisie).

Elle enseigne le dessin et la peinture, aux enfants et aux adultes.

Elle illustre aussi des livres pour enfants et la littérature étrangère, dont des contes maliens de Dombi-Fakoly publiés aux éditions L’Harmattan : « A la conquête de la fontaine magique » et « On a volé la coupe d’Afrique » (2003).

En 2004, au Centre Valeyre, elle avait montré ses acryliques, aquarelles et techniques mixtes essentiellement figuratives. Cette peintre réfutait la distinction figuratif/abstrait, tant ses deux modes d’expression « se complètent et constituent des apports équilibrant ». De grands formats étaient influencés par le peintre japonais Hiroshige (1797-1858). Comme Mary Poppins, le visiteur aimait bondir dans ces paysages calmes de rives et de montagnes. Les « Menines » de Vélasquez ont inspiré d’autres œuvres. Véronique Kaplan n’emplissait pas entièrement le support et joue avec les gouttes, volontaires ou fruits du hasard. Elle suggère et intrigue. Des encres et lavis représentaient des scènes prises sur le vif, accompagnées de phrases en partie énigmatiques…

Une implication totale de l’être
Au Salon d’Œdipe, en cet automne 2010, elle a présenté 38 œuvres, en des formats petits - la plupart sont des encres avec quelques lavis - et grands.

Véronique Kaplan « travaille essentiellement à l’acrylique », mais ses œuvres les plus récentes « sont des techniques mixtes, figuratives et abstraites, voire semi-abstraites ».

A l’Académie d’Art de San Francisco, un de ses « professeurs avait dit que peu d’artistes ont une palette de style aussi large. J’ai eu une période japonisante où je fus très inspirée par Hokusai et Hiroshigué. (Hypervitaminé, Infini, La Maison Rouge). Je ressens une grande plénitude à travers ces paysages, à la fois synthétiques et minutieux, très purs », nous confie Véronique Kaplan qui fait évoluer son style via une kyrielle d’interrogations. Innove. Explore de nouveaux terrains artistiques.

Actuellement, elle « aspire à une peinture plus abstraite et tactile, à l’aide de matériaux variés (Apeusanteur, Dans les airs comme un elfe, Où est-tu ?). Certaines toiles sont cousues (Enigme, phi) ».

Son travail créatif, résultant de recherches et d’interrogations variées, s’apparente aussi à une introspection. « Ce n’est probablement pas le hasard si je me retrouve à exposer au Salon d’Œdipe », ironise cette peintre choisie comme l’artiste de l'année pour offrir le prix du Salon d'Œdipe. Et d’ajouter : « Lors d’un travail pictural, il peut y avoir un décalage entre la visualisation de l’œuvre et sa réalisation concrète. Une part méconnue de soi émerge alors et peut me surprendre. Lorsqu’on peint, notre être entier est impliqué : notre énergie vitale, nos émotions, notre ressenti. A cela s’ajoute une part de rationnel et de réflexion, sans oublier la part d’inconscient qui nous anime. Le hasard et l’inattendu ont aussi leur rôle. Ne pas tout maitriser est pour moi une respiration qui évite de tomber dans la rigidité. J’affectionne particulièrement les coulures pour leur sensualité, mais surtout car elles mènent leur propre danse. On ne les contrôle que partiellement. A l’image de la vie… »

« Toucher à l’essentiel des êtes »
Son travail ? « J’aime travailler sur le vif, dans la nature ou dans un café, pour capter la vie. J’ai besoin de ressentir les vibrations d’un lieu pour toucher à l’essentiel des êtres et des choses, à leur essence, au-delà des apparences. Quand je peins, la danse, qui fait partie de ma vie depuis ma tendre enfance, et la musique sont là, indissociables. La danse est un dessin dans l’espace et la peinture trouve son rythme (Rythme endiablé, Danse de vie) », nous a expliqué Véronique Kaplan.

Ses sources d’inspiration : « La nature, l’exotisme et les voyages ».

Parmi les nombreux artistes et mouvements artistiques qui la « font vibrer », Véronique Kaplan cite d’abord les expressionnistes abstraits (Willem de Kooning, Jackson Pollock) dont elle aime la vitalité et spontanéité : « leurs œuvres sont un témoignage du corps vivant, en action et en mouvement. Peindre est alors un moment existentiel irréfléchi et pulsionnel. On est au cœur de l’acte de peindre ».

Véronique Kaplan apprécie également « le jaillissement rapide et spontané de la calligraphie chinoise. Beaucoup d’autres artistes me fascinent et m’attirent par leur travail, leur vivacité, leur matière, leur concept : Zao Wou Ki, Hartung, Hantaï, Mathieu, Tàpies, Fontana... »

De Bacon, Schiele et Munch, elle loue « la force et la profondeur », de Gilbert et George leur humour, de Magritte « les concepts », de Klee « le coté joyeux et musical ». De Landau, de Matisse et des impressionnistes la beauté de leurs œuvres. Chez Lautrec, la vie. De Klimt, les motifs. De Nicolas de Staël, les espaces. De van Gogh, « la matière, sans oublier la fougue des éléments naturels chez Turner »…

Et Véronique Kaplan de conclure : « Christo ne me laisse pas indifférente. Le Land Art avec Andy Goldsworthy me touche particulièrement : des œuvres éphémères, qui captent la fragilité de la vie, l’imprévu et la beauté de la nature. Je suis également très marquée par la beauté et la richesse artistique des diverses civilisations à travers le monde - Asie, Afrique, Amérique du sud, Océanie -, et à diverses périodes. Les grottes de Lascaux et les ruines archéologiques me fascinent. Je suis très passionnée d’ethnologie et d’anthropologie. Je trouve extraordinaire qu’à travers l’art, on puisse accéder à une connaissance quasi complète de l’homme à travers les âges, voire même percevoir sa spiritualité ».

Le 4 octobre 2011, à 20 h 30, a été remis le Prix Œdipe 2011 à cette artiste. Véronique Kaplan a été choisie artiste de l’année pour offrir une de ses œuvres au récipiendaire. Les invités : Colette Soler (Les affects lacaniens), Erik Porge (Lettres du symptome), et Malvine Zalcberg (Qu'est-ce qu'une fille attend de sa mère ?) 
Site de Véronique Kaplan : http://artmajeur.com/veroniquekaplan

Du 16 mai au 15 juin 2013
Au Point Conseil Espace Talent
25, rue Vignon, 75008 Paris
Cocktail le mercredi 12 juin 2013 à partir de 18h30
Remise du Prix Œdipe 2011 le 4 octobre 2011 à 20 h 30
A la librairie Lipsy
15 rue Monge. 75005 Paris
 
Jusqu’au 10 décembre 2010
Au Salon d'Oedipe chez Delia Kohen
40 bis, rue Violet. 75015 Paris
Visite uniquement par rendez-vous auprès de l’artiste contactée via son site


Visuels de haut en bas : © Véronique Kaplan – All rights reserved
La cité
2010
Acrylique marouflé sur toile
115 cm x 105 cm

Hypervitamine
Acrylique
150 cm x 140 cm

La Maison Rouge
2010
Acrylique
121 cm x 142 cm

L'Emprise
2010
Acrylique
130 cm x 100 cm

Aquarium
2010
135 cm x 56 cm

La Tourmente

Rêveuse
2010
Acrylique
106 cm x 94 cm

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 Cet article a été publié pour la première fois le 26 novembre 2010, puis le 4 octobre 2011 à l'occasion de la remise du Prix Œdipe 2011. Il a été modifié en 2013.

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