Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 2 août 2022

Banquet

La Cité des sciences et de l’industrie présente l'exposition « Banquet »« Le succès actuel des émissions culinaires, tout comme l’intérêt des Français pour leur patrimoine gastronomique, montrent combien la cuisine est un art populaire, fédérateur et intergénérationnel. »

« Une femme d'exception. Le royaume d’Anna » par Beate Thalberg
« Le savant, l'imposteur et Staline. Comment nourrir le peuple » par Gulya Mirzoeva
« OGM - Mensonges et vérités » de Frédéric Castaignède 

« La profusion et le succès actuel des émissions culinaires, à la télévision et sur les réseaux sociaux, tout comme l’intérêt et la fierté des Français pour leur patrimoine gastronomique, montrent combien la cuisine est un art populaire, fédérateur et intergénérationnel. Inventer, goûter, partager... cette discipline se nourrit d’influences culturelles diverses et se renouvelle inlassablement par ses produits, recettes et techniques. Classé au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, le « repas gastronomique des Français » est un héritage vivant, accessible à tous et que chacun peut enrichir. »

« La Cité présente Banquet, sa nouvelle exposition temporaire qui se savoure à tout âge, mettant à l’honneur les multiples plaisirs que procure la gastronomie. Une véritable fête pour tous les sens ! »

« Inventer, goûter, partager... la gastronomie se nourrit d’influences culturelles multiples et se renouvelle inlassablement par ses produits, recettes et techniques ». 
« Au fil d’un parcours immersif conçu avec la complicité du chef Thierry Marx et l’expertise de scientifiques de renom, l’exposition explore les sciences qui se cachent derrière la confection, la dégustation et le partage d’un repas d’exception. »

« Ludique et conviviale, servie par une scénographie de Frédérique Paoletti et Catherine Rouland, l’exposition Banquet propose aux visiteurs de vivre des expériences multisensorielles et immersives aussi gourmandes que festives. Tous les sens du public sont stimulés car tous participent à la perception du goût : manger, c’est voir mais aussi sentir, goûter, toucher, entendre. »

« Trilingue (français, anglais, espagnol), cette exposition s’inscrit dans la ligne éditoriale « Chemins de traverse / La science là où on ne l’attend pas ». Cette ligne éditoriale regroupe des expositions dont le sujet n’est pas à première vue scientifique ou technique mais qui permet d’y conduire, d’une manière ou d’une autre, en ligne droite ou, plus souvent, par des chemins détournés. Il s’agit ainsi de montrer la science où on ne l’attend pas, en invitant à sa table la grande famille des créateurs. »

« Pour sa première exposition temporaire de la saison 2021-2022, Universcience vous invite à un grand banquet, après un voyage de la cuisine à la table, où sciences et gastronomie ne font qu’un. Pour le plus grand plaisir de vos papilles comme celui de vos neurones, la Cité des sciences et de l’industrie a conçu un parcours immersif inédit avec la complicité du chef Thierry Marx et l’aide de scientifiques de renom. Moment universel de célébration et de partage, le banquet est aussi une expérience sensorielle intime qui mobilise autant le goût que la vue, l’odorat, l’ouïe ou le toucher. Banquet, qui fête le onzième anniversaire de l’inscription du repas gastronomique français au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, propose de savourer un moment inoubliable, aux ressorts multiples, sociologiques et anthropologiques mais aussi chimiques et physiques : une occasion appétissante de rappeler la joie d’être et de bien manger ensemble », a écrit Bruno Maquart, président d’Universcience.

Une exposition en partenariat avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), et avec le soutien de V. Mane Fils, Valrhona, Mademoiselle Desserts et Obvious.





Du 16 novembre 2021 au 7 août 2022
30, avenue Corentin-Cariou. 75019 Paris
Tel. :+33 1 85539974
Tous les jours, sauf le lundi, de 10 h à 18 h, et jusqu’à 19 h le dimanche.

« Hiroshima, la véritable histoire » par Lucy Van Beek


Arte rediffusera le 2 août 2022 à 20 h 50 « Hiroshima, la véritable histoire » (Count-Down in ein neues Zeitalter: Hiroshima ; Hiroshima : The Aftermath) est un documentaire réalisé par Lucy Van Beek. « Soixante-douze ans après la déflagration d'Hiroshima, cette enquête de grande ampleur éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Un regard indispensable sur un événement qui a provoqué tant d’aveuglement ». 

Arte a réuni une collection de  documentaires sous le titre "Comment la bombe atomique changea le monde". "En août 1945, les États-Unis larguent deux bombes atomiques sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki. Depuis lors, les armes nucléaires, puissance de destruction massive, pèsent dans les rapports de forces politiques mondiaux. De catastrophes en accidents, avérés ou évités de peu, aux risques actuels d’escalade nucléaire, retour sur l’histoire de l’arme atomique."

Dès 1943, le président américain Franklin D. Roosevelt et le Premier ministre britannique Winston Churchill ont convenu d’exiger la capitulation inconditionnelle des forces de l’Axe constituées du IIIe Reich, de l’Italie fasciste et du Japon impérial.

La bombe atomique américaine était destinée à l’origine à être larguée en Allemagne, leader des forces de l’Axe. Mais l’Allemagne nazie avait déjà capitulé en juillet 1945 quand cette bombe a été prête à l’emploi.

Restait un seul Etat membre des forces de l’Axe encore engagé dans la Deuxième Guerre mondiale : le Japon.

« Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait « Manhattan Project », la bombe, « Little Boy », et l’avion qui a ouvert sa soute, « Enola Gay ». 

« Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. « Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant, un scintillement de couleurs. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique », confie un des survivants. « L’aube d’une ère nouvelle », assurent certains scientifiques ». « Quatre vingt mille Japonais paient de leur vie sur-le-champ ce basculement de l’histoire de l’humanité, au moins cent quarante mille au total trouveront la mort ». 

« Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet ». 

« Grâce à la révélation d’étonnants secrets, « Hiroshima, la véritable histoire » dissipe les écrans de fumée qui ont, en grand partie à cause de l’habile désinformation occidentale, détourné le monde de la réalité des faits ».

Le documentaire souligne combien les autorités japonaises, au plus haut niveau, ont su que des bombardiers américains se dirigeaient vers Hiroshima, puis Nagasaki, et n'ont rien fait pour les intercepter, alors qu'ils disposaient de plusieurs heures pour le faire.

Test grandeur nature
« Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre ». 

« Little Boy était-elle un « mal nécessaire » pour forcer les Japonais à capituler ? Le film démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier ». 

« Les objectifs de Truman étaient autres : tester « in vivo » l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement ». 

« Même duplicité après la seconde explosion atomique, à Nagasaki, le 9 août : les Américains coupent du monde les zones japonaises dont ils ont pris le contrôle, font des études scientifiques mais ne soignent personne ». 

« Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains ». 

« Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de légitimer les bombes et de rendre populaire le recours au nucléaire ». 

« Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux  témoignages, notamment japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu ».

"The Horrors of Hiroshima in Context" 
En 2016, Victor Davis Hanson a écrit l’article The Horrors of Hiroshima in Context dans lequel il indiquait le nombre de victimes des deux bombes américaines à Hiroshima et Nagasaki, environ 140 000 Japonais, et rappelait ces faits essentiels :  
« Japan had just demonstrated with its nihilistic defense of Okinawa -- where more than 12,000 Americans died and more than 50,000 were wounded, along with perhaps 200,000 Japanese military and civilian casualties -- that it could make the Americans pay so high a price for victory that they might negotiate an armistice rather than demand surrender.
Tens of thousands of Americans had already died in taking the Pacific islands as a way to get close enough to bomb Japan. On March 9-10, 1945, B-29 bombers dropped an estimated 1,665 tons of napalm on Tokyo, causing at least as many deaths as later at Hiroshima.
Over the next three months, American attacks leveled huge swaths of urban Japan. U.S. planes dropped about 60 million leaflets on Japanese cities, telling citizens to evacuate and to call upon their leaders to cease the war.
Japan still refused to surrender and upped its resistance with thousands of Kamikaze airstrikes. By the time of the atomic bombings, the U.S. Air Force was planning to transfer from Europe much of the idle British and American bombing fleet to join the B-29s in the Pacific.
Perhaps 5,000 Allied bombers would have saturated Japan with napalm. The atomic bombings prevented such a nightmarish incendiary storm.
The bombs also cut short plans for an invasion of Japan -- an operation that might well have cost 1 million Allied lives, and at least three to four times that number of well-prepared, well-supplied Japanese defenders.
There were also some 2 million Japanese soldiers fighting throughout the Pacific, China and Burma -- and hundreds of thousands of Allied prisoners and Asian civilians being held in Japanese prisoner of war and slave labor camps. Thousands of civilians were dying every day at the hands of Japanese barbarism. The bombs stopped that carnage as well.
The Soviet Union, which signed a non-aggression pact with Japan in 1941, had opportunistically attacked Japan on the very day of the Nagasaki bombing.
By cutting short the Soviet invasion, the bombings saved not only millions more lives, but kept the Soviets out of postwar Japan, which otherwise might have experienced a catastrophe similar to the subsequent Korean War.
World War II was the most deadly event in human history. Some 60 million people perished in the six years between Germany's surprise invasion of Poland on Sept. 1, 1939, and the official Japanese surrender on Sept. 2, 1945. No natural disaster -- neither the flu pandemic of 1918 nor even the 14th-century bubonic plague that killed nearly two-thirds of Europe's population -- came close to the death toll of World War II.
Perhaps 80 percent of the dead were civilians, mostly Russians and Chinese who died at the hands of Nazi Germany and Imperial Japan. Both aggressors deliberately executed and starved to death millions of innocents.
World War II was also one of the few wars in history in which the losers, Japan and Germany, lost far fewer lives than did the winners. There were roughly five times as many deaths on the Allied side, both military and civilian, as on the Axis side.
It is fine for Secretary of State Kerry and President Obama to honor the Hiroshima and Nagasaki victims. But in a historical and moral sense, any such commemoration must be offered in the context of Japanese and German aggression.
Nazi Germany and Imperial Japan started the respective European and Pacific theaters of World War II with surprise attacks on neutral nations. Their uniquely barbaric war-making led to the deaths of some 50 million Allied soldiers, civilians and neutrals -- a toll more than 500 times as high as that of Hiroshima.
This spring we should also remember those 50 million -- and who was responsible for their deaths ».
"6 août 1945 : Hiroshima"
Arte diffusa le 7 avril 2018 à 16 h 55, dans le cadre de "Quand l'histoire fait dates" (Zahlen schreiben Geschichte), "6 août 1945 : Hiroshima" (6. August 1945 - Hiroshima), réalisé par Lucie Cariès (France, 2017, 27 min.) "Patrick Boucheron revisite l’histoire à travers le prisme des grandes dates. Hiroshima n’est plus seulement le nom d'un lieu, mais un symbole universel pour dire la peur atomique. Car la ville n’a plus d’autre histoire que celle de son anéantissement. Dès lors se pose une question propre à la modernité : comment commémorer une catastrophe ? Il faut passer au-delà des images, ou plutôt de la guerre d’images que se sont livrée Américains et Japonais pour approcher ce moment où l’humanité a pris conscience de la possibilité de sa propre fin.



« Hiroshima, la véritable histoire » par Lucy Van Beek
2014, 95 min
Sur Arte les 8 août 2017 à 20 h 50, 14 août 2020 à 09 h 25, 2 août 2022 à 20 h 50, 4 août 2022 à 9 h 25, 07 septembre 2022 à 9 h 25
Disponible du 28/07/2020 au 10/08/2020, du 26/07/2022 au 08/08/2022
Visuels
Survivant couché sur la paille
Vue d'Hiroshima, peu après le bombardement
Bâtiment détruit après le bombardement atomique
Dégâts dans le centre d'Hiroshima après le bombardement atomique à Hiroshima
Soldat japonais marchant parmi les ruines
© NARA

Champignon atomique à Hiroshima, le 6 août 1945
Genre : Documentaire
© Bob Caron/NARA

Lanternes pour la paix
Koko Kondo lors du jour commémoratif des lanternes flottantes
Tetsushi Yonezawa priant lors du jour commémoratif du bombardement atomique sur le Japon
Yoshie Oka priant lors du jour commémoratif du bombardement atomique sur le Japon
© Brook Lapping

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English
Les citations sont extraites d'Arte. Cet article a été publié le 7 août 2017, puis les 5 avril 2018, 7 août 2019, 7 août 2020.

lundi 1 août 2022

« Mariées… ou presque » de Shirel Peleg

Arte diffusera le 5 août 2022 à 20 h 55, dans le cadre d’« Un été en comédies », « Mariées… ou presque » (« Kiss Me Before It Blows Up » ; Kiss Me Kosher) de Shirel Peleg. « À Jérusalem, Shira et Maria, l’une israélienne, l’autre allemande, décident de se marier... Une comédie grisante et pleine d’humanité, sur fond de culpabilité et de secrets familiaux. »


Né en 1985 au Venezuela, Shirel Peleg a grandi en Israël. Diplômée en 2010 en cinéma et télévision au Collège Sapir en Israël, elle réalise des films pour la chaîne d’information israélienne et produit pour le journal israélien Haaretz.
 
En 2012, cette scénariste et réalisatrice emménage à Berlin. Là, elle réalise Tagesmaul (2016), Wir sind wieder da (2018) et Kiss Me Kosher (2020) - deux films dont elle signe le scénario -, distingué par le Prix du Jury au Miami Jewish Film Festival en 2021.

« Israélienne, Shira a grandi au sein d’une famille juive pratiquante aussi aimante qu’envahissante ». 

« Maria est allemande, et ne sait rien de ses grands-parents ni de leurs positions sous le régime hitlérien – ce que la famille de Shira ne manquera pas de lui demander ». 

« Lorsque les deux femmes emménagent ensemble à Jérusalem et décident de se marier, la joie est très vite ternie par les complications familiales ». 

« Si l’orientation sexuelle de Shira ne pose aucun problème, son entourage peine à accepter qu’elle ait choisi une femme non juive – et allemande de surcroît. » 

« Survivante de la Shoah, Berta, l’impitoyable grand-mère adorée de Shira, montre son hostilité à ce mariage de façon particulièrement virulente ». 

« Allusions au passé nazi de l’Allemagne, remarques cinglantes et tentatives de sabotage ne manquent pas de fuser ». 

« Sur ce tableau déjà bien complexe, les parents de Maria décident de se rendre à Jérusalem afin de faire la connaissance de la future belle-famille de leur fille… »

« Personnages touchants aux paradoxes multiples, énergie pétillante, reparties effrontées et scènes dramatiques, la réalisatrice allemande Shirel Peleg, d’origine israélienne, signe une comédie tout en finesse inspirée de sa propre histoire ». 

« Explorant avec délicatesse les sujets complexes de la culpabilité, de la haine et des non-dits familiaux qui se poursuivent parfois sur plusieurs générations, un long métrage plein d’humour et d’humanité, ancré dans une société israélienne aux contradictions marquées. »



« Mariées… ou presque » de Shirel Peleg
Allemagne, 2020, 1 h 39
Scénario : Shirel Peleg
Production : Fireglory Pictures, Erfttal Film, SWR, ARTE
Producteurs : Christine Günther et Chevy K. Chen
Image : Giora Bejach
Montage : Heike Parplies
Musique : Jasmin Reuter
Costumes : Rachel Ben Dahan
Décors de film : Ido Dolev
Chargées de programme : Brigitte Dithard, Barbara Häbe
Son : Antje Volkmann
Avec : Moran Rosenblatt (Shira Shalev), Luise Wolfram (Maria Müller), Rivka Michaeli (Berta Posnansky), Eyal Shikratzi (Liam Shalev), Juliane Köhler (Petra Müller), Bernhard Schütz (Hans Müller), John Carroll Lynch (Ron Shalev), Irit Kaplan (Ora Shalev), Salim Daw (Ibrahim Hamati), Aviv Pinkas (Ella Shalev)
Sur Arte les 5 août 2022 à 20 h 55 et 24 août 2022 à 13 h 35
Sur arte.tv du 05/08/2022 au 02/11/2022
Visuels : © SWR/Fireglory Pictures

Charles Trenet (1913-2001)

Surnommé « Le fou chantant », Charles Trenet (1913-2001) était un auteur-compositeur-interprète, poète et acteur français. Arte rediffusera le 2 août 2022 à 5 h « Charles Trenet au Printemps de Bourges » (Charles Trenet beim Festival Printemps de Bourges) de Dominique Masson. 

Le siècle du jazz 
Musique & cinéma : le mariage du siècle ?

« Le premier auteur-compositeur-interprète français que l'on puisse dire vraiment inspiré par le jazz est ce garçon du nom de Charles Trenet. […] Cette pulsation nouvelle, cette extraordinaire joie de vivre apportée par les chansons que ce garçon ébouriffé lançait à la douzaine, étaient nées de la conjoncture d'un remarquable don poétique et de la vitalité du jazz assimilé pleinement par une fine sensibilité. » Boris Vian (En avant la zizique… et par ici les gros sous, 1958)

La Mer, Y'a d'la joie, L'Âme des poètes, Revoir Paris, Ménilmontant, Douce France, Je chante, La Romance de Paris, Le Soleil et la Lune, Fleur bleue, Le Jardin extraordinaire, Que reste-t-il de nos amours ?, Boum !, Nationale 7, La Folle Complainte, Bonsoir Jolie Madame, J'ai connu de vous... Toutes ces chansons sont signées par  Charles Trenet (1913-2001), auteur-compositeur-interprète, poète et acteur français surnommé « Le fou chantant »,. 

Adepte des jeux de mots – Le Débit de lait -, il débute dans un duo avec Johnny Hess dans les années 1930 – Charles et Johnny -, insuffle dans la variété française la légèreté d’airs de jazz camouflant parfois la part sombre de son caractère (Je chante)

Sous l’Occupation, il doit justifier n’être pas juif. Condamné à trois mois d’inactivité pour avoir chanté en Allemagne sous le régime de Vichy, il se rend au Canada, puis aux Etats-Unis, puis revient en France en 1954. 

Malgré des périodes d'éclipses, il connait un succès durable. Distingué par de nombreux Prix, il a exercé une influence sur plusieurs générations d’artistes : Georges Brassens, Jacques Higelin, Alain Souchon...

« Charles Trenet au Printemps de Bourges »

Arte diffusera le 2 août 2022 à 5 h « Charles Trenet au Printemps de Bourges » (Charles Trenet beim Festival Printemps de Bourges) de Dominique Masson. 

« Hommage au "fou chantant" Charles Trenet dont les chansons courent encore les rues, comme au Printemps de Bourges où il interpréta ses plus beaux titres en 1987 ».

« 2021 marquera les vingt ans de la disparition d’une grande figure de la chanson française : Charles Trenet, sa gouaille facétieuse et ses refrains immortels ». 

« En 1987, le "fou chantant" donnait un concert devant 4 000 personnes, sous le grand chapiteau du Printemps de Bourges ». 

« Cinquante ans après ses débuts, l’artiste remportait un triomphe avec ses plus beaux titres : "Que reste-t-il de nos amours ?", "La mer", "Le soleil et la lune" et "Y’a d’la joie", face à un public jeune et conquis ». 

« Interviewé à l’époque sur la persistance de son succès, Trenet répondait, avec le sourire, par cette belle formule : "La sincérité peut s’habiller comme elle veut, elle peut même être un peu désuète... »

« Charles Trenet, l'ombre au tableau »

« Charles Trenet, l'ombre au tableau » est un documentaire de Karl Zéro et Daisy d'Errata.

« Qui se cachait derrière le masque du "fou chantant" ? Karl Zéro raconte la part d'ombre de Charles Trenet à travers des archives oubliées et les témoignages de ses amis proches – Charles Aznavour, Jean-Jacques Debout... »

« Pour Charles Trenet, tout semblait si facile, tout était léger, fugace, rêvé… "La mer", griffonnée en quelques minutes dans un train entre Narbonne et Carcassonne, fit le tour du monde et le transforma en milliardaire ». 

« Mais derrière l’insolente réussite, derrière le chapeau cloche et les yeux qui riboulent, derrière le génie poétique se cachait un autre Charles : un petit pensionnaire abandonné par sa mère, un homme secret, un "pédéraste" à une époque où l'homosexualité n’était pas tolérée ». 

« Alors, il se réfugiait dans le monde des rêves, avant d’être durement ramené à la réalité ». 

« C’est ce Charles Trenet-là que le film raconte, ce Trenet blessé, mystérieux, solitaire ». 

« Celui qui traversa le siècle sans jamais vouloir se livrer, par élégance, par désinvolture, par horreur d’avoir à se justifier ». 

« Car, sa vie durant, l'homme a été poursuivi par les ragots. Collabo pour les uns, pédophile pour les autres, Trenet n’a jamais daigné répondre. Il a souffert en silence et chanté sans relâche pour faire taire les grincheux ». 

« Karl Zéro et Daisy d’Errata font revivre ce vieux galopin sulfureux, poète dont le masque joyeux cachait mal les désespoirs, artiste solaire qui dédaignait toute forme de conventions, à travers des archives inédites et oubliées, et les témoignages de ses amis proches, parmi lesquels Charles Aznavour, Jean-Jacques Debout et Georges El Assidi ».


« Charles Trenet au Printemps de Bourges » de Dominique Masson

France, 1987, 43 min

Production : INA

Sur Arte les 18 octobre 2020 à 18 h 55 et 27 octobre 2020 à 5 h, 2 août 2022 à 5 h

Disponible du 11/10/2020 au 27/11/2020

Sur arte.tv du 26/07/2022 au 02/08/2022

Visuels : © DR

« Charles Trenet, l'ombre au tableau » de Karl Zéro et Daisy d'Errata

France, ARTE France, La Mondiale de Productions, 2012, 53 minutes

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont extraites du site d'Arte. Cet article a été publié le 14 octobre 2020.