Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer ! » (Nahman de Bratslav)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 2 octobre 2026

Paris en 1970

En 1970, la Ville de Paris et la Fnac ont organisé un concours destinés à des amateurs chargés de photographier Paris. Sur les 15 000 inscrits, environ 2 800 candidats ont adressé 91 655 photographies : un tiers de diapositives en couleurs et deux tiers de tirages noir et blanc. Une sélection de ces archives visuelles est proposée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) dans l’exposition, nostalgique, parfois émouvante et à l’entrée gratuite, « C’était Paris en 1970 », ainsi que par le hors-série inédit du Parisien intitulé « Paris 1970 ». Apparait une image contrastée de la capitale diurne. D’une part, une ville belle, animée et bien entretenue, encore populaire, aux Parisiennes élégantes, aux enfants sages jouant dans des squares ou dans les rues, aux magasins aux enseignes variées, à l’affichage sauvage politisé, à la circulation intense d’automobiles et de bus parfois à plateforme arrière ouverte, aux travaux liés au RER. Et, d’autre part, des quartiers, insalubres ou en ruines, en pleine rénovation urbaine. Bref, le Paris d’avant…

« Au milieu des années 1950, Pierre Sudreau initie la "Reconquête de Paris" (1954-1975), une politique visant à reconstruire une ville accusée de souffrir d'un retard urbain et architectural. Les grands travaux suscitent une nouvelle prise de consciences patrimoniale. »

Du point de vue urbanistique, sous l’impulsion du ministre des Affaires culturelles (1958-1969) André Malraux, la rénovation urbaine - ravalements d’immeubles - a été initiée, des secteurs ont été sauvegardés, des espaces publics embellis, mais des quartiers insalubres perdurent en 1970.

Administrativement et politiquement, Paris n’a pas en 1970 de maire élu. La ville-département est alors géré(e) par l’Etat via la préfecture de Paris et par un Conseil d’élus alors majoritairement gaullistes ainsi que centristes.

Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac « lancent un grand concours "C'était Paris en 1970" dans le but de constituer des archives photographiques de la capitale aussi précises et complètes que possibles. »

1970, c’est une année charnière : débute la dernière décennie du Paris d’avant les grands travaux mitterrandiens des années 1980, d’avant sa gentrification ou boboïsation, d’avant l’implantation en centres villes d’enseignes par exemples de mini-markets ou de fast food, d’avant l’uniformisation à la stalinienne de la municipalité socialo-écolo-gaucho-communiste et, sous prétexte de végétalisation, avec des carrés de verdure dans des rues devenues piétonnes et aux trottoirs élargis parfois « dealers-compatibles » près d'écoles. D'avant sa tiers-mondisation.

Succès du concours
« Le 3 mars 1970, la Ville de Paris renoue avec un genre qu’elle avait débuté avec succès au début du siècle et annonce, lors d’une cérémonie à l’Hôtel de Ville, la tenue d’un grand concours de photographie amateur intitulé « C’était Paris en 1970 ». Une initiative de Claude Gourbeyre, maire du 20e arrondissement, Henry de Surirey de Saint-Rémy, directeur de la Bibliothèque historique, et des dirigeants » de la Fnac (Fédération nationale d'achats des cadres), Max Théret et André Essel, co-fondateurs de cette chaîne de magasins de vente de produits culturels et électroniques.

« Paris est alors découpée en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres : un photographe amateur tire au sort un de ces carrés et effectue un reportage dans le quartier correspondant à ce carré. »

« L’objectif est de constituer des archives photographiques, aussi précises et complètes que possible, dans chaque quartier, voire dans chaque rue, de la capitale. L’opération est très largement promue et financée par la Fnac, qui n’hésite pas à commander pour l’occasion une chanson à Juliette Gréco, » interprète de « Sous le ciel de Paris », « Paris Canaille », « Paris couleur Novembre », « A Saint Germain des Près », « Paris se rêve... »…

« Le 25 avril, près de 15 000 personnes se rendent aux Halles pour s’inscrire au concours. C’est là que les candidats tirent au sort le carré qu’ils devront documenter par un reportage photographique ».

« Sur les 15 000 inscrits, environ 2 800 candidats rendent leur copie. La masse documentaire ainsi obtenue s’élève à 91 655 photographies dont un tiers (30 000) de diapositives en couleurs et deux tiers (70 000) de tirages noir et blanc. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) est désignée pour recevoir la riche production du concours, suscitée en quelques semaines ». 

« Ces photographes présentent une sociologie et une origine géographique plutôt contrastée. La moitié seulement réside à Paris, 40 % en banlieues limitrophes et 10 % sont venus d’autres régions. »

« La publicité du concours a donc largement débordé les limites de la capitale, preuve de la vivacité des réseaux de photographes amateurs (les années 1970 voient se multiplier les clubs-photos) et aussi de l’intérêt pour ce grand projet. Loin de rassembler une population âgée tenante du « c’était mieux avant », le concours a attiré la jeunesse : les deux tiers des candidats ont moins de 30 ans. Cette jeunesse est majoritairement masculine : seulement 13 % sont des femmes ».

« Quels appareils ont utilisé les concurrents ? La fin des années 1960 est un moment de transition où s’affirme, avec la diffusion grandissante d’appareils comme le Minolta SRT 101, le choix du reflex 24x36 par les amateurs avertis. Il faut cependant être prêt à débourser au moins 2 000 francs, soit plus de trois fois un SMIC, pour se l’offrir. Des appareils 24x36 plus simples et compacts, moins chers sans être bon marché, comme le Rollei 35 (1 200 francs), connaissent aussi un succès croissant. »

« Mais tous les concurrents ne sont pas équipés d’appareils coûteux ou dernier cri. Pour les plus petites bourses, le géant Kodak perfectionne chaque année sa gamme abordable et très populaire d’Instamatic, fabriquée en Europe, comme le 233-X, sorti en 1970 au prix d’environ 150 francs, qui produit des vues de format carré. Dans les années 1960, Kodak proposait aussi au grand public, pour 300 francs environ, une excellente déclinaison de son fameux Rétina : la Rétinette. Vendue à plus d’un million d’exemplaires, elle est encore très courante en 1970. L’entreprise française Foca propose également jusqu’en 1967 une belle alternative à la Rétinette, le Focasport, en métal puis partiellement en plastique dans un design du célèbre Roger Tallon ».

L’exposition propose les interviews de quelques uns de ces photographes amateurs passionnés et souvent autodidactes. L’un d’eux s’étonne du choix du vainqueur car il n’a pas, selon lui, correspondu aux critères du concours.

Ce concours et « le travail de la Commission du Vieux Paris, témoignent des mutations urbaines à travers la photographie. »

Ont puisé dans ce fonds photographique, la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP) pour l’exposition nostalgique, parfois émouvante, « C’était Paris en 1970 » à l’entrée libre, et Le Parisien pour son hors-série inédit Paris 1970.

Pour paraphraser Charles Aznavour, cette exposition photographique et le hors-série du Parisien montrent le Paris que les « moins de… soixante ans n’ont pas connu... »

« C’était Paris en 1970 » 
L’exposition présentée à la BHVP, notamment dans sa cour, « met à l’honneur ce fonds pléthorique, instructif et émouvant, à la fois nostalgique des années 1960 et annonciateur de la modernité des Seventies. »

« Elle est une invitation à se plonger dans ces archives visuelles, témoins d’un Paris en partie disparu : des rues où les enfants sautent à l’élastique et jouent librement au gendarme et au voleur, où les vieux se retrouvent sur un banc le temps d’une belote, où l’on rencontre des boulistes dans chaque square et terrain vague. » « Vieux » ? Plutôt personnes âgées.

La Commissaire de l'exposition est Juliette Eyméoud, Conservatrice au département de la Photographie et de l’Iconographie à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Sur Instagram et Facebook, la BHVP offre une visite virtuelle et partielle de cette exposition qui suscite nostalgie et attendrissement. Chaque semaine jusqu'à la fin de l'été, elle proposait de gagner une affiche de l’exposition en identifiant le lieu d'une photo.

Une invitation à la découverte de la capitale et de Parisiens, badauds, touristes, provinciaux ou étrangers, et banlieusards.

Les photographes amateurs ont saisi le Paris chanté par Yves Montand et Jacques Dutronc. Et celui immortalisé par les photographes humanistes : Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Willy Ronis, Brassaï, Izis, André Kertesz, Sabine Weiss…

Le noir et blanc de photographies de ruines dramatise le caractère désolé de certains quartiers. « Paris est « une ville en chantiers, tout en démolition, construction et restructuration, dans laquelle on s’inquiète de l’expropriation comme du temps d’Haussmann, et sous laquelle un dédale de souterrains accueille les lignes du Métro et du récent RER. »

De ces photographies, émerge surtout l’image d’un Paris éternel avec sa butte Montmartre, la Tour Eiffel. Une belle capitale ensoleillée, arpentée par des personnes bien habillées, des femmes arborant parfois des mini-jupes et de rares hippies.

Une ville vivante, belle, propre. Avec des enfants bien vêtus, jouant dans des squares sous la surveillance de leurs mères et non de nounous immigrées. Des garçons en patins à roulettes et non en trottinettes dans une rue, des petites filles à socquettes blanches et chaussées de babies en cuir jouant dans un square. Des devantures de magasins divers – quincaillier ou droguiste, magasins de prêt-à-porter -. Des quartiers spécifiques. Des immeubles sans interphone, où artisans et ouvriers pouvaient encore y vivre, où des passants pouvaient entrer dans la cour intérieure pavée et découvrir une fontaine, des ateliers de confection. Une cité touristique saisie sous des angles surprenants : des enfants assis sur et dans une voiture. Un mobilier urbain en bon état : bancs en bois verts où nos ainés aimaient observer le spectacle de la rue, grilles métalliques protégeant la base des arbres. Une ville diurne où règnent la voiture, sous l’œil vigilant de « contractuels », et des bus à plateforme arrière ouverte.

Une ville « enfin où l’information et la politique se lisent dans la presse imprimée, distribuée partout, et sur les murs, couverts d’affiches et de graffitis ». 

Une vitrine de l’exposition rappelle la rivalité entre deux quotidiens populaires France-Soir et Le Parisien libéré. Beaucoup de graffitis du Parti communiste français (PCF) ou de la Confédération générale du travail (CGT) et d’affiches sur la guerre au Vietnam. 

Aucun graffiti « Free Palestine » ou « Free Gaza ».

« Paris 1970 »
Le 23 septembre 2026, Le Parisien a publié son hors-série  inédit « Paris 1970 » : « 113 photos inédites d'une capitale en pleine transformation » sont commentées par la rédaction du journal.

Des auteurs de ces photographies et Antoine de Caunes témoignent sur leur vécu.

« Au printemps 1970, Paris est en pleine effervescence : chantiers et grands travaux  métamorphosent la capitale. La ville de Paris et la Fnac organisent alors « le plus grand concours photo du monde » ! L’objectif : documenter une ville en pleine mutation. »

« Plongez dans un Paris où s’entrechoquent les générations, où se croisent encore Parisiens d’avant-guerre et hippies des 70’s. Redécouvrez une ville populaire chargée d’histoire bousculée par un vent de modernité. »

Le « Paris d’avant »
On est épaté par la beauté d’une ville vivante, sans camps de migrants, avant l’immigration de masse « chance pour la France » et marqueur de la « diversité ». Les clochards ou vagabonds n’étaient pas encore dénommés « SDF » (Sans domicile fixe), acronyme réapparaissant dans les années 1980, dès le premier septennat du Président socialiste François Mitterrand.

Un tel concours serait-il envisageable en 2026 ? S'imposeraient le floutage des visages par respect pour la vie privée et le droit à l’image, la censure de certains lieux squattés par des drogués ou des étrangers en situation irrégulière. On verrait des piétons aux godasses moches, des adolescentes ou jeunes femmes aux vêtements amples dissimulant la silhouette, des boutiques "Bail à céder", une rue de Rivoli quasi-morte le matin vers 9 heures avec ses doubles allées pour de rares cyclistes et la file des voitures et camions...

En un peu plus d’un demi-siècle, Paris s’est métamorphosé. Pas en bien ni en beau. L’exposition et le hors-série montrent le « Paris d’avant  »… 

Avant sa gentrification, sa boboïsation, son uniformisation, et l'instrumentalisation du logement social devenu un moyen d’éviction de la classe moyenne et permettant le basculement politique de circonscriptions et la conquête de la Mairie de Paris.

Avant la politique de la municipalité socialo-écolo-gaucho-communiste depuis un quart de siècle. Le Paris où les touristes pouvaient visiter une belle ville sans risque pour leur sécurité. 


Du 1er juin au 7 octobre 2026 
24, rue Pavée, 75004
Tél. : 01 44 59 29 40
Entrée libre du lundi au samedi de 10h à 18h 
Visuels :
© BHVP - André Papet

© BHVP - Michel Fromont

© BHVP - Raymond Pages

« Garagistes rue de Sèvres »
Vincent Fournier

© BHVP – Rameaux

« De tout…un peu »
© BHVP Photographe non identifié

© BHVP - Camille Henry

« Travaux rue de la Paix »
Manuel Cruz Serna

2-DP-012-0117-01 (13)
« Enfants et chantier »
Ezio Magnabosco

© BHVP - Michel Perruchot Dupleix


Paris 1970
Hors-série de 100 pages
Disponible pendant 3 mois
6,90 € 
Disponible à la commande sur la boutique leparisien.fr


Articles sur ce blog concernant :

jeudi 1 octobre 2026

Javier Milei, Président de l'Argentine

Né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires (Argentine), économiste libéral, député libertarien élu en 2021, est Président de l'Argentine depuis 2023. Hostile au socialisme, il a redressé de manière spectaculaire l'économie argentine en appliquant son programme visant à réduire les interventions de l'Etat dans la vie économique. En un an, le bilan s'avère positif. Intéressé par le judaïsme, Javier Milei soutient l'Etat d'Israël dans sa guerre existentielle. Il entame un voyage officiel en France tiers-mondisée par des politiques de gauche, dont le macronisme, afin d'attirer des investissements économiques dans son pays riche notamment en lithium, et bénéficie du Mercosur, traité de libre-échange entre l'Union européenne (UE)  favorisant notamment ses agriculteurs.

Le périple des Juifs allemands du « Saint-Louis »

Né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires (Argentine), est un économiste libéral argentin. 

Professeur d’économie à l’université pendant une vingtaine d’années, il est médiatisé et exprime son adhésion au libéralisme. Son attachement aux libertés lui inspire des critiques envers la politique liberticide durant la pandémie de coronavirus.

En 2019, il adhère au Parti libertarien (Partido Libertario, PL), fondé en 2018.

En 2021, il est élu député.

Le 19 novembre 2023, avec 55,65 % des suffrages exprimés, il est élu Président de la Nation argentine après une campagne électorale où il campe avec une tronçonneuse pour illustrer son programme de réduire l’Etat, dont il se méfie, à ses compétences régaliennes et diminuer le nombre des fonctionnaires. Son slogan : « Afuera ! » (« ça dégage ! ») résume les coupes budgétaires qu'il prévoyait d'effectuer.

Le 10 décembre 2023, au Congrès de la Nation argentine, Javier Milei est investi Président de la Nation. Son mandat est de quatre ans.

Rapidement, il applique son programme économiquement libéral pour favoriser la libre entreprise dans un contexte d’hyperinflation (140% par an), de dette élevée, et malgré l’opposition du monde culturel : réduction du nombre de membres du gouvernement et de fonctionnaires, de réglementations dans l’immobilier pour inciter les propriétaires à remettre dans le marché leurs biens en location, etc.
 
En un an, les résultats sont positifs : inflation jugulée, premier excédent budgétaire depuis 2008. La pauvreté (40%) persiste.

L’administration Trump, notamment Elon Musk, a rencontré Javier Milei pour dialoguer sur son action.

Très intéressé par le judaïsme, Javier Milei considère Shimon Axel Wahnish, grand rabbin de la communauté juive marocaine-argentine, comme son « guide spirituel ». Il s’est rendu, ému, au Kotel, à Jérusalem, lors de sa visite officielle en Israël qu’il soutient dans son combat existentiel contre les djihadistes. Il a annoncé le déplacement de l’ambassade d’Argentine à Jérusalem.

Non "politiquement correct", il nie le "dérèglement ou réchauffement climatique".

Doué de bon sens, Javier Milei représente l’opposition aux politiques économiques qui ont induit les déclins de nombre de pays européens, dont la France, et à la médiocrité des « experts » ainsi que des politiciens français. Il incarne le libéralisme honni par l'"économiquement correct" qui loue l'interventionnisme étatique, source de surrèglementations, de gaspillages et d'irresponsabilités, imprègne les manuels scolaires de socialisme, et conduit inéluctablement à la pauvreté généralisée, au chômage de masse et à la décroissance.

Il insuffle l’espoir qu’une alternative rapide existe pour redresser des pays appauvris par des politiques socialistes vouées à l’échec. Il redonne la confiance, à des électeurs déçus, en des nouveaux politiciens qui appliquent leur programme et obtiennent le succès promis.

"Depuis son apparition sur la scène politique argentine et internationale, Javier Milei a provoqué de vives réactions chez de nombreux responsables de gauche, particulièrement en France. Sur X, Olivier Faure (PS) dénonçait un « feu d’artifice réactionnaire en Argentine. Le libéralisme chimiquement pur ». Yannick Jadot (EELV) qualifiait pour sa part Javier Milei de figure inquiétante en affirmant que « l’internationale de l’extrême-droite a produit son pire monstre politique ». Sandrine Rousseau (EELV) ajoutait : « pour ne pas agir nous sommes prêts à mettre les pires au pouvoir. Bientôt la France ? ». Et Clémentine Autain (ex-LFI) avait apporté son « soutien aux Argentin.es qui lui résisteront. Même Stéphane Séjourné, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services (membre de Renaissance et ancien du PS), écrivait sur X : « L’Argentine a fait démocratiquement le choix de l’aventure populiste d’extrême-droite. […] Mais répétons-le encore et encore : à chaque fois, ces expériences se soldent par un échec et de la souffrance ».», a écrit Lorenzo Delpech dans "L’Argentine de Milei atteint 4,4 % de croissance : la gauche étatiste à court d’arguments !" (Contrepoints, 25 février 2026).

Et l'auteur a poursuivi : "Pourtant, la gauche, qui se présente comme le défenseur des plus démunis, ne peut pas nier les faits. Le taux de pauvreté en Argentine est aujourd’hui au plus bas depuis 2010, et les données économiques publiées par l’INDEC (Instituto Nacional de Estadística y Censos) le 24 février 2026 sont tout aussi encourageantes. L’estimation mensuelle de l’activité économique (EMAE) pour décembre 2025 enregistre une croissance de 3,5 % par rapport à décembre 2024 et de 1,8 % par rapport à novembre en données désaisonnalisées. Sur l’ensemble de l’année, la moyenne annuelle de l’EMAE progresse de 4,4 % par rapport à 2024. En décembre 2025, l’indice qui mesure le niveau d’activité économique corrigé des variations saisonnières (base 100 en 2004) atteint 155,5 – soit son niveau le plus élevé depuis 2022. Onze secteurs d’activité composant l’EMAE ont affiché des hausses en décembre, avec en tête le secteur agricole (+32,2 % en glissement annuel), porté par une production historique de blé, et l’intermédiation financière (+14,1 %). Si l’industrie manufacturière (-3,9 %) et le commerce (-1,3 %) ont légèrement reculé, l’ensemble de l’économie présente un rebond généralisé, contrastant fortement avec les années de gestion péroniste".

Et Lorenzo Delpech a conclu : "En 2025, le bilan économique de Javier Milei apparaît donc remarquable, surpassant largement ce que la gauche péroniste a produit dans des conditions comparables. Inflation maîtrisée, pauvreté en recul et croissance soutenue : la logique interventionniste et centrée sur des programmes de gauche-marxiste, qui n’a jamais permis une prospérité durable, continue de se heurter à des faits indiscutables".

Le Président Javier Milei est le vainqueur des élections législatives de mi-mandat en 2025.

Les résultats économiques sont élogieux : en 2026, l'inflation devrait avoisiner 25 %, le taux de pauvreté a chuté de 20 points en un an à 31,6 % au premier semestre 2025. Le FMI prévoit une hausse du PIB de 3,5 % cette année. Le budget devrait été équilibré et dégager un excédent en 2027. Les finances publiques devraient afficher cette année un excédent primaire (NDLR : hors paiement des intérêts de la dette et du principal) de 1,4 % du PIB.

Par son libéralisme économique expliqué de manière didactique par Sarah Knafo, Reconquête ! paraît le parti le plus proche de Javier Milei.

Le Marché commun du Sud, Mercosur ou Mercosul, est une zone de libre-échange réunissant l'Union européenne (UE) et des pays de l'Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay. Le Venezuela en a été suspendu dès décembre 2016. Par cet accord appliqué provisoirement, l'UE a ainsi sacrifié ses agriculteurs soumis à des normes bureaucratiques ou sanitaires non appliquées par les pays sudaméricains cocontractants.

Le Président Javier Milei conteste la souveraineté britannique sur les iles Falklands ou Malouines (Malvinas) visées par des projets pétroliers.

« Milei : le documentaire à la tronçonneuse »
Dans la série « Le dessous des images. Regarder pour mieux voir », « Sonia Devillers raconte avec passion l’histoire d’une photo, d’une image. De sa construction à son impact sur notre vision du monde, comment expliquer sa viralité et ses pouvoirs ? Le magazine “Le dessous des images” propose une interprétation qui nous apprend à voir au-delà du premier regard. »

Arte diffusa le 15 janvier 2025 à 19 h 30, dans le cadre de la série « Le dessous des images », « Milei : le documentaire à la tronçonneuse ».

« Un homme présenté en héros, un montage partisan et une musique épique, voici la bande-annonce d’une série documentaire, retraçant l’ascension politique du président argentin Javier Milei. Démarche documentaire ou outil de communication, à qui profite vraiment ce type d’images ?  »  

« La bande-annonce de cette série événement a été publiée sur X le 27 août 2024. Digne d’une production Netflix, elle a été réalisée par l’équipe du président argentin pour écrire sa légende »

« Pour la correspondante en Argentine Anaïs Dubois, cette série s’inscrit dans la stratégie de communication de Javier Milei. »

« Filmer l’ascension d’un homme politique n’est pas nouveau, c’est même devenu un genre depuis les années 1960. Mais le spécialiste du cinéma et de l’audiovisuel Martin Goutte nous explique qu’avec sa série, Milei brouille les codes pour en faire un outil de pure propagande. »


France, 2024, 11 min
Présentation : Sonia Devillers
Sur Arte le 15 janvier 2025 à 19 h 30
Sur arte.tv du 15/01/2025 au 16/12/2029



Les citations sur le film proviennent d'Arte. Cet article a été publié le 13 janvier 2025.