Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 11 septembre 2026

Les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001

Au matin du 11 septembre 2001 (9/11 en anglais), de 
8 h 14 à 10 h 30, quatre attentats terroristes islamistes ont été perpétrés, par des islamikazes du réseau djihadiste Al-Qaïda, à Manhattan à New York, à Arlington en Virginie et à Shanksville en Pennsylvanie (États-Unis). Leur bilan : 2 977 morts. Etaient visés des lieux symboliques du nord-est des États-Unis, dont les "tours jumelles". du World Trade Center (WTC) déjà visé par un attentat en 1993. Ces attentats sont survenus deux jours après l'attentat-suicide d'al-Qaïda assassinant le commandant anti-taliban et ancien ministre de la Défense Ahmed Chah Massoud en Afghanistan. Ils ont suscité la réjouissance chez des musulmans, notamment palestiniens qui ont crié "Allah Akbar". Diverses cérémonies sont prévues pour le 25e anniversaire de cet attentat.


Le 9 septembre 2001 à Darqad (Afghanistan), le commandant anti-Talibans et ancien ministre de la Défense Ahmed Chah Massoud est tué lors d'un attentat-suicide commis par les Tunisiens Dahmane Abd el-Sattar, époux l'islamiste Malika El Aroud, et Rachid Bouraoui el-Ouaer - deux terroristes habitant à Bruxelles (Belgique) et qui ont pu le rencontrer car ils bénéficiaient d'une lettre de recommandation du Centre d'observation islamique, organisation située à Londres. Munis de faux passeports belges, utilisant une caméra volée à France 3 à Grenoble, ces djihadistes se sont présentés comme des journalistes.

Le mardi 11 septembre 2001 - 9/11 en anglais -, en moins de deux heures, entre 8 h 14 et 10 h 30, des islamikazes du réseau djihadiste Al-Qaïda commettent quatre attentats-suicides terroristes islamistes aux États-Unis, dans le centre de Manhattan à New York, à Arlington et à Shanksville en Pennsylvanie. Ils visent des bâtiments symboliques du nord-est du pays, dont le World Trade Center déjà attaqué en 1993. 

"Au matin du 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center (WTC) à Manhattan (New York) et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, D.C., tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles."

"Quinze des 19 hommes responsables étaient saoudiens. Et si l’Arabie saoudite a toujours nié avoir soutenu les terroristes, les familles des victimes demandent depuis des années le droit de poursuivre en justice le riche royaume pétrolier pour le rôle que des responsables saoudiens pourraient avoir eu dans la tragédie." (France 24, 25/09/2016)

"Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles". 

Le quatrième avion, qui se dirige vers Washington, s'écrase dans la campagne de Shanksville (Pennsylvanie). Informés par téléphone des attentats, ses passagers et membres d'équipage semblent avoir tenté de contrer les terroristes. Malheureusement en vain.

"Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2 977 morts et 6 291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le décès de 2 753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1 643 victimes sont formellement identifiées". 

"Le 17 octobre 2001, Mary Robinson, chargée du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, qualifie ces attentats de crimes contre l'humanité, alors qu'ils font par ailleurs l'objet de multiples théories du complot, dénoncées comme des théories « révisionnistes », voire « négationnistes ». 

"La Commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis est créée en 2002 pour expliquer comment ces attentats peuvent se produire et surtout éviter que cela ne se reproduise. Dans son rapport publié fin juillet 2004, elle établit la responsabilité du réseau Al-Qaïda, en affirmant que les dix-neuf terroristes auteurs de ces attentats-suicides en sont membres et que le commanditaire en est Oussama ben Laden, qui les revendique à plusieurs reprises. "Khalid Cheikh Mohammed est désigné comme le principal organisateur de ces attaques et reconnaît les faits, lors d'interrogatoires préliminaires à son procès, qui s'ouvre le 11 janvier 2021. Le rapport final de la commission nationale sur les attaques terroristes contre les États-Unis estime que le coût pour Al-Qaida de la préparation et de l'exécution des attentats du 11 septembre est de 400 000 à 500 000 dollars". 

"Les attentats du 11 septembre 2001 sont vécus presque en temps réel par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde et provoquent un choc psychologique considérable, les images de l'avion heurtant la deuxième tour du World Trade Center, ainsi que celles de l'effondrement complet en quelques secondes des tours jumelles, étant diffusées en direct." 

"Plusieurs lieux sont évacués par précaution à travers le pays, dont le siège des Nations unies, la statue de la Liberté, les parcs Disney et Universal en Floride et Californie, mais aussi la tour CN à Toronto et le Parlement du Canada".

"Le gouvernement fédéral des États-Unis et celui de nombreux autres pays réagissent en renforçant leur législation antiterroriste. L'administration américaine lance ensuite une « guerre contre le terrorisme », notamment en Afghanistan dès octobre 2001 (dont le régime taliban favorable à Al-Qaïda héberge Ben Laden et oppose une fin de non recevoir aux demandes américaines de le leur livrer) et en Irak en mars 2003, dont le régime baasiste est désigné par l'administration américaine comme un soutien du terrorisme international et détenteur d'armes de destruction massive". 

"Oussama Ben Laden est finalement repéré au Pakistan et tué par un commando américain le 2 mai 2011. Le Pentagone est réparé en un an, tandis que six nouvelles tours, dont le One World Trade Center (la plus haute des États-Unis), un mémorial et musée installé sur l'emplacement des tours jumelles et une nouvelle gare sont construits et en service, ou en cours d'achèvement, sur le site du World Trade Center" (WTC).

Pour les services de renseignement américains, l'opération Bojinka, découverte en janvier 1995, est un plan précurseur de ces attentats.

Art Spiegelman
Art Spiegelman est traumatisé par les attentats terroristes islamistes du 11 septembre 2001 fomentés par Ben Laden pour al-Qaïda. 

Son épouse le force alors à l’accompagner pour chercher leur fille Nadja, future auteur de BD, alors scolarisée dans un lycée proche des Twin Towers (World Trade Center) à New York. 

Pour The New Yorker, Art Spiegelman dessine cette couverture sobre et sombre sur les deux tours jumelles new yorkaises. Il publie aussi In the Shadow of no Towers (A l’ombre des tours mortes) en 2004 sur son stress post-traumatique causé par cet événement tragique et traumatisant, déclaration de guerre jihadiste visant la superpuissance mondiale.

« Les enfants du 11-Septembre »
Arte rediffusa le 26 juin 2024 à 01 h 45 « Les enfants du 11-Septembre » (Generation 9/11), documentaire en deux parties de Liz Mermin, diffusé en 2021 dans le cadre de « THEMA - La grande soirée documentaire d’ARTE » (THEMA - ARTEs großer Dokumentarfilmabend).

« Vingt ans après les attentats qui ont endeuillé les États-Unis en 2001, ce documentaire en deux parties donne la parole à sept jeunes dont les pères y ont trouvé la mort. Le portrait d’une Amérique résiliente, malgré sa profonde division. » 

« Si les pères sont physiquement absents, leurs photos trônent dans les salons sous la bannière étoilée ».

« Ces jeunes adultes, marqués par la grande histoire, évoquent avec une confondante maturité la manière dont un homme qu’ils n’ont jamais rencontré ni vu a pu influer sur leur comportement, leurs choix de vie et le regard qu’ils portent sur le monde ». 

« Nés au cœur d’une tragédie à l’onde de choc internationale, ils racontent la façon dont ils vivent aujourd’hui dans un pays traversé par le mouvement Black Lives Matter, le Covid-19 ou encore l’attaque du Capitole, faisant ainsi entendre la voix de toute une génération. Réalisé par la documentariste primée Liz Mermin (First Ladies, Team Qatar, The Beauty Academy of Kabul…), Les enfants du 11-Septembre explore à travers témoignages, archives privées et images d’actualité des vingt dernières années la question du caractère national d’un deuil a priori intime. 

« Deux décennies après les attentats, se pose aussi celle du devoir de mémoire dans un pays de plus en plus désuni, où ces jeunes victimes collatérales de la tragédie portent l’espoir d’un avenir meilleur ». 


« À Fort Worth, au Texas, Luke, 20 ans, s’apprête à s’engager dans l’armée et à suivre les pas de son père, militaire de carrière, qui a péri dans le crash de l’avion qui a frappé le Pentagone en 2001. Vivant dans l’un des États les plus touchés par les tueries de masse, Luke ne cache pas qu’il se prépare toujours au pire, cherchant néanmoins à faire preuve d’un contrôle total de ses émotions ».

« Nick, dont le père travaillait le jour du drame au 90e étage de l’une des Tours jumelles, a quant à lui pris part à la "Marche pour nos vies", en 2018, en réaction à la fusillade de Parkland en Floride et réclamant un contrôle accru des armes à feu dans le pays… »


« La classe du 11-Septembre 20 ans après »
Arte diffusa le 7 septembre 2021 « La classe du 11-Septembre 20 ans après » (Die Klasse von 09/11. 20 Jahre danach), documentaire réalisé par Elizabeth St. Philip.

« Lorsqu’on l’a informé des attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush se trouvait dans l’école d’un quartier défavorisé de Sarasota en Floride. Vingt ans plus tard, portraits sensibles d’une dizaine des élèves qui l’avaient accueilli ». 

« Cette rencontre avec le président George W. Bush, porteuse d’espoir et promesse de reconnaissance, ces élèves de CE1, membres de la communauté noire oubliée de Newtown, à Sarasota, en Floride, se souviennent l’avoir attendue avec impatience ». 

« Mais ce 11 septembre 2001, l’onde de choc des attentats terroristes frappe l’Amérique en plein cœur, et l’inimaginable déflagration emporte tout. » Le communiqué d'Arte omet de qualifier ces attentats d'islamistes et les lieux : New York et Washington, la capitale américaine.

"Le président a relevé la tête, il avait l’air complètement perdu", témoigne l’un des anciens écoliers qui l’avaient accueilli ce jour-là. »

« Aujourd’hui âgés d'une vingtaine d'années, ils racontent leur parcours, dramatique pour certains d’entre eux, et partagent leurs espoirs pour l’avenir. »

« Après un retour en images et en témoignages sur la visite de George W. Bush à l’école Emma E. Booker le 11 septembre 2001, Elizabeth St. Philip promène sa caméra dans les rues de Sarasota pour dresser le portrait d’une dizaine des anciens élèves présents au moment où le président américain a été informé de l’attaque sur les tours jumelles ».

« Partageant les souvenirs de leurs camarades, ils confient leurs rêves d'enfants d'hier et leurs cruelles désillusions. Garçon brillant et sportif, Tyler Radkey, fragilisé par la séparation de ses parents, a ainsi succombé à la tentation de l’argent facile et risque aujourd’hui la prison. »

« Sorte de fil rouge entre leurs histoires croisées, Ronnie Phelps, l’animateur d’une radio locale, évoque l'environnement social de cette cité du sud des États-Unis en abordant la thématique des tensions raciales. »

« Documentaire sensible, La classe du 11-Septembre scrute l’impact des attentats terroristes, à travers le prisme de la génération la plus jeune à les avoir vécus, pour éclairer la psyché de l’Amérique contemporaine ».

Le documentaire a été suivi à 22 h 15 d'un entretien avec le politologue Gilles Kepel.


« Court-circuit »
Arte diffusa le 12 septembre 2021, dans le cadre de « Court-circuit» (Kurzschluss), « Attentats du 11-Septembre » (9/11 und die Folgen).

« Défricheur de talents et de tendances, magazine du court métrage, Court-circuit explore le cinéma court, tous les samedis autour de minuit. Fictions récentes, films d’animation du monde entier, œuvres à la frontière de l’expérimental... »

« Trois courts métrages reviennent d'une manière ou d'une autre sur les attentats du 11 septembre 2001 :

- « Un état d'urgence », court métrage allemand de Tarek Roehlinger avec Rémy Ferreira, Moussa Sylla, Julien Courbey et Ridwane Bellawell. 

« Deux soldats en faction dans les rues de Paris, une valise abandonnée, des piétons curieux et un sans-abri qui vocifère - une situation à priori normale qui, pourtant, va basculer. » 
Le film sera suivi d'une rencontre à Berlin avec le réalisateur.

- « Les dernières cinq minutes » (The Last Five Minutes of the World ; Die letzten fünf Minuten der Welt), court métrage allemand de Jürgen Heimüller avec Konstanze Dutzi, Jürgen Heimüller, Christine Klein et Martin Muliar.
« Cinq personnes sont assises sur un banc et attendent la fin du monde. Deux couples et un célibataire se partagent des canettes de bière en se chamaillant. 
« Qu’est-ce qui est vraiment important lorsque le temps s’arrête ? Cinq personnes durant les cinq dernières minutes avant la fin du monde. Deux couples et un solitaire. La dernière bière. Dernières confessions, jalousies. Querelles et conciliations. Mais la fin imminente les rassemble à nouveau ».
« Tourné en une seule prise et en plan fixe, Les dernières cinq minutes a remporté le Prix du court métrage allemand 2019. » Le film sera suivi d'une rencontre avec le réalisateur et comédien Jürgen Heimüller ».


- « La valise » (The Suitcase), court métrage américain d'Abi Damaris Corbin, avec Mojean Aria, Joseph Reitman et Charley Rossman. 

« Joe Franek travaille comme bagagiste à l'aéroport de Boston. Fauché, il décide de fouiller une valise en espérant y trouver de quoi arrondir sa fin de mois. Mais en ce 11 septembre 2001, le bagage de Mohammed Atta, contient quelque chose de beaucoup plus important ».


2026
En 2006, Zacarias Moussaou,  surnommé le "20e pirate de l'air", avait été condamné à une peine de prison à vie aux Etats-Unis pour sa participation aux attentats du 11 septembre 2001. "Membre revendiqué d'Al-Qaida, il avait été arrêté en août 2001, quelques semaines avant les attentats. Dans une requête de 12 pages, que RMC a pu consulter et adressée au Garde des Sceaux, l'avocat de Zacarias Moussaoui, âgé de 58 ans, demande aux autorités judiciaires françaises de solliciter son transfèrement en France. Ce terroriste islamiste purge sa peine dans une prison de très haute sécurité du Colorado."

Une pétition en ligne, des familles de victimes et d'anciens élus américains réclament que Zohran Mamdani, maire musulman de New-York, membre du parti Socialistes démocrates d'Amérique (Democratic Socialists of America ou DSA), en raison de ses positions politiques favorables aux islamistes, s'abstienne de participer aux cérémonies prévues vendredi 11 septembre 2026, en mémoire des près de 3 000 victimes des attentats perpétrés par Al-Qaïda voici 25 ans. Le 7 septembre 2026, Zohran Mamdani a confirmé qu'il se rendrait à la cérémonie prévue vendredi à Ground Zero, le site de l'ancien World Trade Center, où des attaques terroristes islamistes avaient fait plus de 2 700 morts.

Le 8 septembre 2026, Zohran Mamdani, maire de New York, a annoncé la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la municipalité sur la toxicité de l'air après les attentats du 11 septembre 2001. "Ces documents montrent ce que la Ville savait de la présence d'air toxique autour de 'Ground Zero', à quel moment elle en a eu connaissance et comment elle a agi pour limiter sa responsabilité juridique", a déclaré Zohran Mamdani lors d'une conférence de presse. Il a imputé des maladies dont le cancer, de Newyorkais aux gaz, poussières et pollution induits par ces attentats.

Le 9 septembre 2026, «Tribute in Light.», un "spectacle de drones a illuminé le ciel de New York dans le cadre d’une grande répétition pour les commémorations des 25 ans des attentats du 11 Septembre. Selon un communiqué de presse de ses créateurs, le spectacle-hommage sera composé de 2 977 lumières, « soit une lumière pour chaque victime des attaques du 11 septembre 2001 ». Les familles des victimes et les survivants ont également participé à la conception du spectacle.  

Le président conservateur américain, Donald Trump, se recueillera au Pentagone plutôt qu’à New York. "Selon le New York Times, il a renoncé à se rendre sur le site de «Ground Zero» notamment parce qu’il lui était impossible d’y prononcer un discours, seules les familles des victimes étant autorisées à s’exprimer lors de cette cérémonie. Une histoire «inventée» par le journal, selon le président. Son vice-président, JD Vance, représentera le gouvernement à New York pour les commémorations."


« Les enfants du 11-Septembre  » de Liz Mermin
France, Royaume-Uni, Etats-Unis, 2021, 2 x 56 min
Coproduction : ARTE France, Arrow Pictures, PBS, Channel 
Sur ARTE 
1ère  partie : les 31 août 2021 à 20 h 50, 9 septembre 2021 à 9 h 25, 26 juin 2024 à 01 h 45
2e  partie : les 31 août 2021 à 21 h 50, 9 septembre 2021 à 10 h 20, 26 juin 2024 à 02 h 45
Disponible sur arte.tv du 24/08/2021 au 28/12/2021
Sur arte.tv du 14/05/2024 au 02/08/2024
Visuels : @ArrowPictures

« La classe du 11-Septembre 20 ans après » d’Elizabeth St. Philip
Canada, 2020, 1 h 20mn
Sur Arte les 7 septembre 2021 à 20 h 50 et 10 septembre 2021 à 9 h 25
Visuels :
© G.W.Bush Presidential Library
© 2018 9/11 Kids Productions Inc
© Doug Mills/AP Photo
© 2018 9/11 Kids Productions Inc

Allemagne, 2021, 56 min
Sur Arte le 12 septembre 2021 à 00 h 35
« Un état d'urgence » de Tarek Roehlinger (Allemagne, 2016, 12 mn)
« Les dernières cinq minutes » de Jürgen Heimüller (Allemagne, 2019, 8 mn)
« La valise  d'Abi Damaris Corbin (Etats-Unis, 2017, 21 mn)
Disponible sur arte.tv du 11/09/2021 au 10/10/2021

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur les films sont d'Arte. Cet article a été publié le 20 août 2021.

jeudi 10 septembre 2026

« Histoire du judaïsme » par Sonia Fellous

La Documentation française a publié en 2008, après un fascicule sur l'islam et avant celui sur le christianisme, une Histoire du judaïsme, par l'historienne Sonia Fellous, chercheur au CNRS-IRHT. Destinée à un public enseignant, cette publication assortie de visuels demeure problématique par certaines explications, minorations et omissions. Article republié à l'approche de Roch HaChana 5787 (Nouvel an juif), ce vendredi 11 septembre 2026 au soir ce qui correspondra à l'entrée de chabbat. En Israël, les juifs célèbrent la fête un seul jour, alors qu'en diaspora les juifs la célèbrent sur deux jours. Lexique des fêtes et prières en fin d'article.

La circoncision
Poussin et Dieu
« La Bible » par John Huston
Chagall et la Bible
Interview de Laurence Sigal, directrice du MAHJ, sur l'exposition « Chagall et la Bible »
« Histoire du judaïsme » par Sonia Fellous
« Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433) » de Sonia Fellous
« Les religions » par Sylvie Deraime
Il était plusieurs fois… et Kuehn Malvezzi House of One au 104
Lieux saints partagés. Coexistences en Europe et en Méditerranée
Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l’esquisse au vitrail 
Zurbarán's Jacob and His Twelve Sons: Paintings from Auckland Castle
Poussin et Moïse, histoires tissées
« Moïse et Aaron » par Arnold Schönberg 
« Mehitza. Ce que femme voit » de Myriam Tangi 

L’enseignement du judaïsme est marginal dans l'enseignement secondaire français qui traite très brièvement des Hébreux au collège et l’extermination des Juifs (Shoah) au collège puis au lycée. En 2008, le judaïsme ou les Juifs sont évoqués dans la Méditerranée au XIIe siècle, le Proche-Orient et le fait religieux depuis 1850.

Après L’histoire de l’islam, la Documentation française et l’IESR (Institut européen en sciences des religions) présidé par Dominique Borne publient une Histoire du judaïsme composée d’un dossier illustré signé Sonia Fellous, chercheur au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), et de huit pages de propositions de travaux sur transparents réalisées par Hélène Lefevre, professeur de lettres-histoire en lycée.

Ce « numéro souhaite donner aux enseignants une histoire scientifique et critique de cette religion ». Auteur de la remarquable Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433), Sonia Fellous « analyse les évolutions du judaïsme dans le temps et l'espace ».

Pourtant, malgré un style clair, ce fascicule rédigé par Sonia Fellous se révèle problématique.

D’autant plus qu’il s’adresse à des professeurs et  à des élèves et que Sonia Fellous a signé la remarquable « Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433) » 

Quelques exemples.

« A priori, le sionisme (de Sion, un mont de Jérusalem), qui visait la constitution d’un Etat en Palestine, ne répondait pas à la définition d’un mouvement de libération nationale », écrit Sonia Fellous. Peut-être que cette constitution a été envisagée aussi en Eretz Israël (la terre d’Israël)... De plus, « Palestine » s’avère un terme piégé historiquement, idéologiquement et à la géographie évolutive.

Retracer « le judaïsme au XXe siècle » (pp.14-15) sans évoquer la collaboration entre dirigeants nazis et arabes, dont le grand mufti de Jérusalem al-Husseini, ainsi que l’exode d’environ un million de Juifs des pays arabes, de Turquie, d’Iran et d'une partie de Jérusalem, essentiellement des années 1940 aux années 1970 surprend.

Sonia Fellous distingue « Ashkénazes et sépharades » (p. 48) par un seul critère géographique. Lors de la conférence de la Fraternité judéo-noire (FJN) du 9 janvier 2011, le professeur Shmuel Trigano a indiqué que les Juifs Noirs, omis par Sonia Fellous (p. 62), étaient des Juifs sépharades, la distinction Ashkénazes/Sépharades étant liée à une application de la Halakha (loi juive), généralement plus rigoureuse par les Juifs Ashkénazes

Evoquer des « sciences juives » (p. 46) et associer la « Terre promise » (p. 58) à l’Amérique laissent pour le moins perplexe.

« Juifs en Afrique du Nord : une disparition progressive » (p. 50) ? C’est masquer que l’exode essentiellement forcé des Juifs de « terre d’islam » s’est effectué souvent rapidement, a constitué une mesure de rétorsion de dirigeants musulmans refusant la recréation de l’Etat Juif et a concerné aussi les Juifs au Moyen-Orient (Turquie, Iran, Yémen, etc.) Sans parler des demandes de dédommagements pour les spoliations et autres exactions subies par ces Juifs, devenus pour une partie des réfugiés. Quid de l’attentat islamiste du 11 avril 2002 contre la synagogue de la Ghriba à Djerba (Tunisie) ?

Quant au « statut de dhimmi (protégés, mais aussi soumis) », l’auteur élude, par cette définition lacunaire, le caractère cruel, avilissant, de ce régime imposé aux non-musulmans - Juifs, chrétiens, etc. - en « terre d’islam ». Quand Sonia Fellous revient sur la dhimmitude, elle en précise certaines caractéristiques – « ils sont tenus d’habiter un quartier particulier – le mellah au Maroc, la hâra en Tunisie -, d’où ils ne peuvent sortir que déchaussés. Ils doivent porter un vêtement spécial, il leur est interdit de monter à cheval » (p. 50) -, mais elle occulte l’impôt dénommé la jizya perçu avec humiliation (Coran, 9, 29), l’insécurité permanente, l’exploitation économique, les pogroms, les conversions forcées, les esclavages, etc. ainsi que ses pires éléments constitutifs, notamment le fait que la notion de « tolérance », provisoire et concédée aux vaincus du djihad s’oppose à celle de droits.

La mort du shtetl (agglomération, petite ville Juive en Europe centrale et orientale) n’est pas expliquée (p. 54), n’est pas liée à la Shoah (Holocaust)…

Navrant.

LEXIQUE

La Mishna (« répétition », en hébreu) est la transcription par écrit de la loi juive orale, et donc de la littérature rabbinique. 
Elle a été écrite, essentiellement en hébreu, sauf des versets en araméen, sous la direction de Rabbi Juda Hanassi entre 200 et 220 de l'ère commune. 
Elle réunit des normes éthiques ou religieuses, ainsi que des prescriptions rituelles ou juridiques, en six ordres divisés en 63 traités. Ces six ordres sont :
- Zéraïm (semences), qui évoque les lois agricoles ;
- Moëd (rendez-vous / fête) ;
- Nachim (femmes), qui traite de la législation de la famille ;
- Nézikin (dommages), qui concerne la législation civile ;
- Kodachim (sainteté), qui liste les lois du Temple, notamment celles concernant l'abattage rituel (che'hita) ;
- Taharot (puretés), qui est relatif aux lois de purification.

Le Tanakh est la Bible hébraïque. C'est l'acronyme de l’hébreu « תּוֹרָה - נביאים - כתובים », en français : « Torah (la Loi ou Pentateuque) - Nevi'im (les Prophètes) - Ketouvim » (les Écrits saints ou Hagiographes), formé par l'initiale du titre de ces trois parties constituant la Bible hébraïque. 
Il contient vingt-quatre livres, dont les cinq livres de la Torah.
La Torah comprend :
1. Bereshit (בראשית, « Au commencement » / Genèse) ;
2. Shemot (שמות, « Noms » / Exode) ;
3. Vayiqra (ויקרא, « Et Il appela » / Lévitique) ;
4. Bamidbar (במדבר, « Dans le désert » / Nombres) ;
5. Devarim (דברים, « Paroles » / Deutéronome).

Les Nevi'im (נביאים, « Prophètes ») sont :
Neviim rishonim (נביאים ראשונים, « Premiers prophètes ») :
6. Yehoshoua (יהושע, Josué) ,
7. Shoftim (שופטים, Juges) ,
8. Shemouel (שמואל, Livres de Samuel – I et II) ,
9. Melakhim (מלכים, Livres des Rois - I et II) ;
Neviim aharonim (נביאים אחרונים, « Derniers prophètes ») :
10. Yeshayahou (ישעיהו, Isaïe) ,
11. Yrmeyahou (ירמיהו, Jérémie) ,
12. Yehezqel (יחזקאל, Ézéchiel) ,
13. Trei Assar (תרי עשר) :
I. Hoshéa (הושע, Osée) ,
II. Yoël (יואל, Joël) ,
III. Amos (עמוס, Amos) ,
IV. Ovadia (עובדיה, Abdias) ,
V. Yona (יונה, Jonas) ,
VI. Mikha (מיכה, Michée) ,
VII. Nahoum (נחום, Nahum) ,
VIII. 'Havaqouq (חבקוק, Habacuc) ,
IX. Tsephania (צפניה, Sophonie) ,
X. Haggaï (חגי, Aggée) ,
XI. Zekharia (זכריה, Zacharie) ,
XII. Malakhi (מלאכי, Malachie).

Les Ketouvim (כתובים, « Écrits ») consistent en :
14. Tehilim (תהילים, « Louanges » / Psaumes) ;
15. Mishlei (משלי, « Paraboles » / Proverbes) ;
16. Iyov (איוב, Job) ;
17. Shir Hashirim (שיר השירים, Cantique des cantiques) ;
18. Routh (רות, Ruth) ;
19. Eikha (איכה, « Où » / Lamentations) ;
20. Qohelet (קהלת, « Prédicateur » / Ecclésiaste) ;
21. Esther ((אסתר ;
22. Daniel (דניאל) ;
23. Ezra-Nehemia (עזרא ונחמיה, Ezra wuNekhem'ya, Esdras et Néhémie) ;
24. Divrei Hayamim (דברי הימים, Chroniques - I et II).

La Torah comprend l’enseignement de Dieu transmis par Moïse dans cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. 
Le Sefer Torah, ou rouleau de la Torah, est composé de 54 parties, nombre de semaines de l'année solaire. Il est lu dans les synagogues durant l'année liturgique, à raison d'une section par semaine, durant le chabbat - le samedi, matin et après-midi -, ainsi que le lundi matin et le jeudi matin, soit un écart maximal de trois jours. On dénomme "paracha" (ce qui est extrait, séparé) ou "sidra" (ce qui est ordonné) cet extrait hebdomadaire qui porte comme nom le premier mot de cette section.
Lors de Simh'at Torah (joie de la Torah), ultime fête du mois de Tichri, les fidèles lisent les dernières lignes du rouleau de la Torah qui évoque la mort de Moïse. Ce rouleau est ensuite rembobiné, puis on recommence la lecture au commencement, avec la Genèse (Béréchit).
Cette lecture remonte à Moïse, et a été instituée par Ezra, guide religieux des Hébreux de retour de l'exil de Babylone.
Le Sefer Torah (livre, rouleau de la Torah) est protégé par un "manteau" en velours brodé en fils, souvent d'or. Il est surmonté par deux rimonim, grenades métalliques ornées de clochettes.
Les fidèles lisent le Sefer Torah à l'aide d'un Yad (main, en hébreu), un objet pointeur en forme de main afin d'éviter de toucher directement le parchemin.


Quelques fêtes juives

- Les fêtes de Tichri en septembre-octobre. Le mois hébraïque de Tichri réunit trois fêtes juives majeures : Rosh HaShana (Nouvel an juif), Yom Kippour (Jour du Grand pardon) et Souccot.

       - Roch HaChana, littéralement "Tête de l'Année" est le Nouvel An juif. Il "rappelle :
- La création d'Adam et Eve, créés à l'image divine, et dont descend l'humanité tout entière.

- La ligature d'Isaac, quand l'Eternel refusa le sacrifice humain pour le sacrifice animal.

La leçon de Roch Hachana est double : L'humanité dans son ensemble, peuples, individus, est jugée par le Juge suprême, afin de souligner le partenariat irréversible qui existe entre le Créateur et ses créatures. Ce jugement divin fait écho à la liberté et à la responsabilité des hommes, les uns par rapport aux autres.
Comme Adam puis Caïn, chaque personne doit répondre à Roch Hachana à deux questions : « Où es-tu ? » et « Où est ton frère ? »
En refusant le sacrifice d'Isaac, l'Eternel a enseigné que le service divin ne pouvait passer que par le sacrifice de son animalité intérieure et non par l'assassinat de l'homme.
En écoutant la corne de bélier (chofar), nous nous rappelons ces leçons, afin de revenir vers notre Père et d'accepter sa volonté".

   - Kippour, "appelé communément « jour du grand Pardon » est le jour de la ferveur juive par excellence". 
"Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir vers l’Éternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec son prochain. Pour le prophète Isaïe (LVIII), Kippour n'a de sens que si chacun comprend qu'il vit pendant 25 heures la condition de l'indigent, pour ensuite s'investir pour aider les plus démunis".
La Neʿila (תפילת נעילה) est la cinquième et ultime prière juive. Elle est  entonnée par les fidèles à la synagogue.
« Le juif de Kippour » ressemble à un fils parti en voyage qui revient plein de nostalgie vers la maison paternelle. Kippour souligne que l'Eternel, tel un père miséricordieux, pardonne à ceux qui font amende honorable, qu'elle que soit leur religion, leur culture et leur passé, comme les habitants de Ninive à l'époque du prophète Jonas."

  - Souccot. C'est la fête des Cabanes. Elle rappelle :
"La protection particulière que l'Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël, depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée en terre promise.
Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s'exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d'Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires".

- Hanoucca vers décembre. Hanouca - orthographiée aussi Hanoucca, Hanouka, Hanoukka, Ḥānukkāh, Chanukah - est une fête rabbinique qui rappelle le souvenir d’un évènement historique jugé important par les rabbins qui ont voulu en perpétuer les enseignements.
Hanouca, fête des Lumières, commémore la victoire en l'an -165 avant l’ère commune des Hasmonéens, dirigés par Juda Macchabée – fils du grand prêtre Matatiahou -, sur la dynastie hellénistique séleucide qui dominait la Judée et voulait que les Juifs adoptent l'hellénnisme, et donc rejettent le Judaïsme.
Le roi Antiochos IV visait à helléniser la Judée. Surnommé « épimane » (insensé), il persécute les Juifs : il place l’auteur du dieu Baal Shamen dans le Temple de Jérusalem, veut offrir des porcs en holocauste (sacrifice religieux), prohibe la brith mila (circoncision) et le chabbat, tue des Juifs, etc. Moins nombreux, les courageux Juifs révoltés parviennent miraculeusement à vaincre les soldats Grecs aguerris d’Antiochos IV et à libérer Eretz Israël du joug grec. Ils prient et allument alors une ménorah (chandelier à sept branches) avec une fiole d’huile consacrée dans le Temple de Jérusalem. Au lieu de durer un jour, l’huile brûle miraculeusement pendant huit jours.
La fête de Hanouca « rappelle cette victoire spirituelle et militaire ainsi que le renouvellement de l'huile consacrée qui, selon la tradition, a accompagné la restauration du culte juif dans le Temple de Jérusalem ».
Les Juifs célèbrent cette fête en allumant à la tombée de la nuit, pendant huit jours - du 25 kislev au 2 tevet (mois de novembre ou décembre du calendrier grégorien) -, de gauche à droite, une lampe ou une bougie supplémentaire de la hanoukia (hanoukiot, pluriel en hébreu), candélabre à neuf branches placé près d’une fenêtre. Ils allument chacune des huit bougies par le chamach (serviteur), neuvième branche placée au centre de la hanoukia.
Cet allumage symbolise la victoire de la lumière sur l’obscurité, de la Torah.
Les enfants jouent avec des toupies. Ils reçoivent des cadeaux. Dès le XIIe siècle, le Rambam évoque la coutume de leur donner des pièces de monnaie. 'Hanouka a la même racine que 'hinoukh (éducation). Car après leur victoire, les Judéens ont effectué un travail éducatif envers les Juifs hellénisés. Cet aspect pédagogique perdure dans les cadeaux incitatifs orientés vers le spirituel, et notamment la tsedaka (don d'un dixième de la valeur monétaire reçue). L'enfant doit percevoir le potentiel en lui, comme celui de la fiole d'huile.

- Tou Bichvat signifie "15 (du mois) de chévat", ou nouvel an des arbres car il correspond à la période de montée de la sève dans l'arbre. Les Juifs consomment "des fruits d'abondance et, en particulier, les 7 espèces que la Torah énumère en louange de la Terre d'Israël : « un pays de blé, d'orge, de vin, de figues et de grenades, d'olives et de miel », le vin renvoyant biensûr au raisin et le miel étant de dattes. De l'homme, la Torah nous dit qu'il est « tel l'arbre des champs ». L'arbre est un végétal, en hébreu, tsoméa'h, celui qui pousse. D'abord graine, il devient un arbuste et, envers et contre tout, s'efforce de grandir jusqu'à être un arbre portant ses fruits".

- Pourim "rappelle la délivrance de la communauté juive exilée en Perse (vers - 520), grâce au courage d'Esther et de son cousin Mardochée pour contrecarrer le décret d'extermination d'Aman. Le mot Pourim est un mot perse qui signifie " tirage au sort ", car Aman tira au sort la date du 14 adar pour exterminer la communauté. Par reconnaissance à l'Eternel, nous nous réjouissons en accomplissant quatre mitsvot.
Les quatre mitsvot de Pourim sont :
- la lecture de la méguilat (Livre) d'Esther le soir et le matin ; 
- le repas de Pourim (michté) ;
- l'envoi de mets entre voisins, michloah manot ;
- les dons aux pauvres (matanot laévionim)".
Cette fête est marquée aussi par le jeûne d'Esther (11 Adar, 21 février 2013, 4 mars 2015).

- Jeûne du 10 Tevet. Il rappelle le début du siège de Jérusalem avant la destruction du Temple par Nabuchodonosor en 586 avant l'ère commune. Le "10 tévet - 587, le roi de Babylone commença le siège de Jérusalem, ce siège s'acheva par la destruction du Temple et de la ville" le 9 av de l'an 586 avant l'ère commune. Le "jeûne du 10 Tevet est lié au traumatisme de la destruction (hourban) des deux Temples et de Jérusalem. Le choc fut terrible, non seulement à cause des nombreuses victimes (Flavius Joseph évalue à près d'un million, le nombre de Judéens massacrés par les légions de Titus), mais parce que cette catastrophe, et l'exil qui en découla, sapèrent toute la vision du messianisme biblique que l'on avait reçue depuis Abraham. En effet, le message spirituel d'Israël devait obligatoirement émaner du peuple ayant reçu la Torah à partir de la terre des promesses".

Pessah, Chavouot et Soukot sont des fêtes de pèlerinage : elles rappellent "les trois étapes de la sortie" des Hébreux d'Egypte.

- Pessah (Pâque juive, 14-22 Nissan) commémore la sortie d'Egypte ancienne des Hébreux où ils y étaient tenus en esclavage, leur libération, leur errance dans le désert du Sinaï pendant 40 ans. Seuls leurs enfants, qui n'ont pas connu l'état d'esclaves, entrent dans la Terre Promise. Cette fête juive est aussi appelée fête de la liberté. Une liberté liée à Eretz Israël ;

Chavouot rappelle le don de la Torah, sur le mont Sinaï, au peuple Juif et le début de la saison de la moisson du blé. Une fête juive au cours de laquelle les Juifs prient, lisent le Livre de Ruth - un personnage biblique Moabite convertie au judaïsme - , consomment des laitages
Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l'alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s'était installé dans l'Irak pro-nazi, et qui a contribué à l'exode des Juifs irakiens de leur terre natale depuis des siècles.  

PRIERES

Trois prières rythment la journée (moyen mnémotechnique pour se souvenir de leur ordre Chéma, première lettre des trois prières et signifiant "Ecoute") :
- Cha'harith est la prière du matin instituée par le premier patriarche Abraham ;
- Min'ha est celle de l'après-midi instituée par Itzhak ;
- Arvith est celle du soir instituée par Jacob.



Le Judaïsme respecte l'animal.
Parmi les animaux terrestres, peuvent être consommés les ruminants ayant des sabots fendus, comme la vache. Des bêtes "dénuées de griffes, poursuivies, et non poursuivantes", donc non prédatrices. "La chair de ces animaux permettra assurément à ceux qui en consomment de s'imprégner de ce tempérament si cher aux yeux de D.ieu, qui n'attend de l'homme qu'effacement et humilité" (Hamodia, 7 avril 2010). Ces trois critères sont cumulatifs. Sont interdits notamment le cheval, le porc ou l'âne.
Parmi les oiseaux, la Torah liste 24 volailles prohibées car prédatrices ou oiseaux migrateurs.
Les poissons peuvent être mangés s'ils ont écailles et nageoires.
La Torah interdit toute consommation de sang "car le sang est l'âme" (Deutéronome, ch. 12 v. 23).
Pour être consommables, ces animaux doivent être tués de manière rituelle (shehita), en réduisant leur souffrance et après vérification de l'état des voies respiratoires, dont les bronches. Après avoir été lavée et salée, la viande cacher "repose". La viande ne peut être cuite et consommée avec le lait : "Tu ne feras pas cuire le chevreau dans le lait de sa mère" (Exode ch. 23 v.19). Le fidèle juif ne doit pas tirer un profit quelconque de ce mélange interdit.


Histoire du judaïsmeDocumentation française et IESR,  Documentation photographique, septembre-octobre 2008, n° 8 065. Dossier de Sonia Fellous, 64 pages : 10,80 euros. Dossier et projetables d'Hélène Lefevre : 20,50 €. Réf. : 3303331280651

Visuel :
Ce rouleau d'Esther de 1746 est conservé par la Bibliothèque Gottfried Wilhelm Leibniz de Hanovre. L'artiste de ce rouleau est Wolf Leib Katz Poppers, scribe Juifs et  illustrateur né à Hildesheim. Rouleau manuscrit dans un étui en bois, avec un cahier explicatif signé Falk Wiesemann, Taschen. Edition multilingue: allemand, anglais, français, hébreu. 642 x 33,5 cm, 194 pages. 

Articles sur ce blog concernant :

  Cet article a été commandé et non publié par L'Arche. Il a été modifié pour la dernière fois le 16 mai 2013.
Il a été publié sur ce blog le 16 septembre 2012, et republié les 25 janvier, 20 février, 25 mars, 26 avril, 14 mai et 4 septembre 2013 à l'approche de la fête de Rosh Hashana (Nouvel an juif) 5774,
- 13 septembre 2013 à l'approche de la fête de Kippour 5774, 29 septembre 2013 en cette fête de Hanoucca 5774 ;
- 15 janvier 2014 en cette fête de Tou Bichvat (nouvel an des arbres).
- 14 avril 2014 ;
- 3 juin 2014. Le Livre de Ruth est lu lors de la fête juive de Chavouot (3 juin au soir au 5 juin 2014 au soir, du 5 au 7 Sivan 5774) au cours de laquelle sont célébrés le don de la Torah sur le mont Sinaï et le début de la saison de la moisson du blé ;
- 24 septembre 2014. Rosh HaShana (Nouvel an juif) 5775 débute ce 24 septembre 2014 ;
- 4 février 2015, en ce jour de Tou Bichvat (Nouvel an des arbres) ;
- 13 septembre 2015 à l'approche de Rosh HaChana 5776 (nouvel an juif) ;
- 11 octobre 2016 à l'approche de Yom Kippour 5777 (Jour du Grand Pardon) ;
- 20 septembre 2017 à l'approche de Roch HaChana 5778 (Nouvel an juif) ;
- 11 septembre 2018 à l'approche de Roch HaChana 5779 (Nouvel an juif) ;
- 1er octobre 2019 à l'approche de Roch HaChana 5780 (Nouvel an juif) ;
- 24 septembre 2020 à l'approche de Roch HaChana 5781 (Nouvel an juif) ;
- 6 septembre 2021 à l'approche de Roch HaChana 5782 ;
- 22 septembre 2022 à l'approche de Roch HaChana 5783 ;
- 2 octobre 2024 à l'approche de Roch HaChana 5785 ,
- 22 septembre 2025 à l'approche de Roch HaChana 5786.