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samedi 29 août 2026

« Chaïm Kaliski. Jim d'Etterbeek »

Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ) présente l’exposition « Chaïm Kaliski. Jim d'Etterbeek ». « Double graphique de l’artiste, Jim d’Etterbeek est le titre d’une monumentale œuvre dessinée sur l’Occupation à Bruxelles (Belgique), constituée de plus de cinq mille dessins de Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015), être singulier dont l’existence fut à jamais marquée par la Shoah. »


« Cette première exposition monographique en France consacrée à Chaïm-Charles Kaliski (1929-2015) rassemble 120 dessins, photographies et archives. Son parcours chronologique met en lumière la trajectoire d'un artiste singulier, à jamais marqué par la Shoah. Double graphique de l’auteur, « Jim d’Etterbeek » est au cœur d’une œuvre monumentale sur l’Occupation à Bruxelles, constituée de plus de cinq mille dessins. »

« Ainé de quatre enfants, Chaïm Kaliski nait à Bruxelles en 1929 entre la gare du Midi et les abattoirs, dans une famille juive polonaise. Son père, Abram, est maroquinier, sa mère, Fradla, couturière. L’occupation de la Belgique en mai 1940 bouleverse leur existence. »

« Après avoir fui en France devant l’avancée de la Wehrmacht, les Kaliski reviennent dans la capitale belge, faute de ressources. Commence alors une survie qui tient du miracle puisqu’ils échappent aux contrôles, aux dénonciations et à la grande rafle du quartier juif de Cureghem, le 3 septembre 1942. Mais Abram est arrêté le 12 février 1944. Fradla parvient alors à placer ses plus jeunes enfants et se cache avec Chaïm, jusqu’à la Libération en septembre 1944. »

« Pour Chaïm, la vie s’arrête le jour de l’arrestation de son père, dont il revivra le traumatisme toute son existence. C’est à l’âge de soixante ans, en 1989, sur les conseils de sa sœur Sarah, elle-même artiste, qu’il entreprendra de dessiner leur histoire, à laquelle il se consacrera pendant dix-huit années, produisant des milliers de dessins. »

« Le trait, au premier abord enfantin, n’en est pas moins sûr : scènes d’arrestations, de rafles qui obsèdent l’artiste, resté à jamais « enfant caché », marqué par la peur et l’angoisse liées aux images imprimées sur sa rétine. Essentiellement tracées à l’encre de Chine, ces scènes déchirantes allient le texte et l’image. Elles consistent en des dessins « très sonores », qui évoquent les cris d’épouvante, les hurlements, le bruit des moteurs des camions ou le cliquetis des armes lors des rafles, formant un tourbillon auquel s’ajoutent des refrains récurrents, telles d’obsédantes litanies. Le lecteur découvre une communauté juive en voie d’anéantissement à travers les conversations entre le père de l’artiste et les connaissances qu’il croise lors de ses déambulations. »

« Les dessins réalisés par Chaïm Kaliski constituent la chronique bouleversante d’une enfance juive et un témoignage d’une infinie précision sur les juifs bruxellois sous l’Occupation. Parfait exemple d’art brut, son œuvre est celle d’un homme hyper mnésique, doté d’une immense culture historique, et d’un artiste encore méconnu en France. »

La commissaire est Virginie Michel, attachée de conservation au mahJ.
 
Les conseillers scientifiques sont Joël Kotek, historien des génocides, professeur à l’Université libre de Bruxelles et président de l'Institut Jonathas, et Laurence Schram, historienne, senior researcher à Kazerne Dossin, à Malines. 

Un dossier pédagogique est disponible pour les enseignants. Curieusement, le terme "antisémitisme" apparaît une seule fois en lien avec les représentations des commerçants juifs par Hergé (p. 19), pas avec celui des Nazis ou de Belges. Le vocable "juif" a 82 occurrences, et les termes "ashkénaze" et "sépharade" aucune - le dossier est illustré notamment par un rouleau de la Torah d'Espagne ou de l'empire Ottoman semble-t-il du XVIe siècle (p. 16). Le glossaire ignore ces trois mots. Quant au judaïsme, ignoré du lexique, il est lié au "Chema Israël" ("Ecoute Israël", en hébreu), "considéré comme la profession de foi du judaïsme" (p. 15). Trois objets juifs sont souvent représentés par Chaïm Kaliski : l'étoile juive associée à la couleur jaune aurait mérité des explications historiques, la Ménorah, candélabre ou chandelier à sept branches, aurait justifié l'indication de son sens ainsi que de son symbolisme, et la toupie, draydel ou sevivon, aurait du être associée à la fête juive de Hanouca. Le dossier pédagogique indique "les points d'entrée dans les programmes scolaires", notamment les "liens avec les programmes scolaires" dont l'"Enseignement moral et civique : Acquérir et partager les valeurs de la République : les libertés fondamentales, l'égalité des droits et la notion de discrimination". Le terme "antisémitisme" n'apparait pas, réduit à une "discrimination" ? Pour le moins décevant, voire choquant.

Autour de l’exposition, le mahJ a organisé une rencontre à l'auditorium avec Joël Kotek et Laurence Schram, conseillers scientifiques de l’exposition, et William Henne, éditeur (La 5e Couche), animée par Jonathan Hayoun.

Il propose aussi des visites guidées et un atelier de gravure adultes « Mémoire gravée, mémoire calligraphiée » par Yaële Baranes, conférencière du mahJ et plasticienne : « L’œuvre monumentale de Chaïm Kaliski (1929-2015) constitue la chronique d’une enfance juive et un témoignage d’une infinie précision sur les juifs bruxellois sous l’Occupation. Son œuvre à l’encre de Chine mêle dessin et texte d’une densité et d’une intensité bouleversantes. Les participants créent une gravure accompagnée de sa « bande sonore » calligraphiée à la manière de Kaliski. L’atelier se déroule en 3 séances ».

Edité par La Cinquième Couche en 2024, « Jim d'Etterbeek est le premier livre présentant les planches de Chaïm Kaliski, auteur prolifique d'une œuvre monumentale : plus de 6 000 dessins et planches à la plume et à l'aquarelle, le plus souvent sur de grandes feuilles de Canson A3, qu’il recouvrait jusqu’au carton du bloc, ou ce qu'il avait sous la main. Bien que souvent montrée dans de grandes collections, elle n'avait encore jamais été rassemblée en album (hormis une petite monographie confidentielle en 2002 : Un siècle de génocides de Chaïm Kaliski, chez Didier Devillez). »

Focus sur l'œuvre monumentale de Chaïm Kaliski

Une œuvre unique au service des morts et des vivants
« C’est très tardivement, dans les années 1980, que la conscience publique de la Shoah émerge véritablement en Belgique, en grande partie grâce au travail solitaire et acharné de l’historien Maxime Steinberg.

Dans ce contexte de remémoration surgit, au début des années 1990, l’œuvre de Chaïm Kaliski (1929-2015), alias Jim d’Etterbeek : une voix singulière qui témoigne, par le dessin, de la tragédie des juifs de Belgique. Poussé par sa sœur, Sarah Kaliski, elle-même artiste, Chaïm produit alors des milliers de dessins qui forment une œuvre unique, pour comprendre le destin des siens. A la fois considérable et profondément intime, ce corpus relève moins de l’autobiographie classique que de l’écriture mémorialiste, dont le but n’est pas seulement de raconter une vie, mais de préserver la mémoire collective. »

« Tout en explorant son expérience traumatique, Chaïm reste, en effet, par pudeur, à distance de son propre drame : sa famille est peu évoquée, hormis le traumatisme central : l’arrestation du père adulé, figure tutélaire omniprésente en creux. A l’instar des grandes œuvres liées à la Shoah – Primo Levi, Elie Wiesel ou Imre Kertesz – son témoignage s’impose, bien que non littéraire mais graphique : Chaïm n’écrit pas l’Histoire, il la dessine. Doté d’une grande culture, hyper mnésique, probablement atteint d’une forme d’autisme, il fait du dessin son mode d’expression privilégié. »

« A travers ses images, il rappelle la puissance de l’art comme langage, comme mémoire et comme mode de résilience. »

Avant la catastrophe : les Kaliski à Bruxelles, entre espoir et montée des périls
« Chaïm Kaliski n’idéalise pas l’avant-guerre. Il rappelle la précarité de ces immigrés juifs polonais qui, loin d’être des « rois de la finance », vont investir à Cureghem, un quartier d’Anderlecht à proximité de la gare du Midi, les métiers qui étaient les leurs en Europe centrale : tailleurs, fourreurs, cordonniers, confectionneurs et maroquiniers, à l’exemple d’Abram Kaliski qui fuit sa Pologne natale dès l’âge de 17 ans. Cureghem, qu’il surnomme la « Jérusalem de Bruxelles », est une terre d’asile avec ses commerces juifs, ses écoles complémentaires où les cours se donnent en yiddish ou hébreu et la synagogue de la rue de la Clinique, inaugurée en 1933. Mais un « antisémitisme d’atmosphère » gagne du terrain, marqué notamment par des refus de louer aux juifs, et les violences de bandes rexistes et flamingantes. Chaïm décrit la mobilisation juive : manifestations contre Rex (parti nationaliste et antisémite), contre les entraves à l’émigration vers la Palestine. Son œuvre restitue, au-delà du drame familial, la montée des périls de l’avant-guerre et l’espoir obstiné qui subsiste malgré tout. Dans cette brèche d’espoir naissent les trois enfants d’Avram et Fradla Kaliski : Haïm-Charles, dit « Chaïm » (1929), Ida (1933) et René (1936). »

Un livre du souvenir
« L’œuvre de Chaïm Kaliski s’apparente aux livres du souvenir, les Memorbücher. Dans la tradition juive, le rappel des martyrs est central : ces livres énumèrent les communautés massacrées et les noms des disparus. Apres la Shoah, la tradition renait avec les Yizker-bikher consacrés aux villes et villages anéantis du Yiddishland. Chaïm s’inscrit dans cette lignée : ses dessins fixent noms, lieux, martyrologes, tout en portant une demande de justice, voire de châtiment. »

Le récit de survie de Chaïm Kaliski
« A travers le drame familial – la perte du père adulé – Chaïm Kaliski veut donner une voix aux sans-voix, aux disparus, en faisant revivre leurs dialogues qui disent les peurs et les espoirs parfois absurdes de ces juifs immigrés. Son écriture, obsessionnelle et répétitive mais d’une minutieuse précision, s’appuie sur une mémoire exceptionnelle lui permettant d’assembler un récit en quatre langues, où aucun détail de la clandestinité, de la peur ou des tragédies familiales n’est oublié. Chaïm raconte notamment la terreur inspirée par le « Gros Jacques », alias Mousso (muser signifie dénonciateur en yiddish), qui traque ses coreligionnaires dans Bruxelles, la lâcheté de certains voisins, mais aussi la générosité d’inconnus qui, au péril de leur vie, cachent des enfants, à l’exemple des Kaliski. Ce qu’il nous livre est un grand récit de survie et de mort, où la vie tient davantage du hasard qu’à une stratégie rationnelle. »

Une rue épargnée…
« Chaïm et son frère René, alors âgé de six ans, échappent à la grande rafle des 3 et 4 septembre 1942, que ses dessins reconstituent rue après rue : nuit d’épouvante, cris, hurlements, vrombissement des camions, tandis que, par un incroyable miracle, leur propre rue, celle du Docteur Meersman, pourtant au cœur du quartier juif, est épargnée. »

… UN père perdu
« Mais la chance tourne pour Abram, le père aimé de tous, amateur d’airs d’opéra, démasqué malgré ses faux papiers à Etterbeek, où la famille s’est refugiée. Ainsi, l’œuvre de Chaïm Kaliski dépasse le simple récit intime : elle restitue la traque impitoyable des juifs de Belgique et laisse sentir la fragilité d’une communauté qui disparut pour moitié dans la Shoah. »

Repères chronologiques

« 1929 Naissance à Etterbeek de Chaïm-Charles Kaliski.

1932 Mariage à Anderlecht de ses parents Abram et Fradla, tous deux nés en Pologne.

1933 Naissance à Bruxelles d’Ida Kaliski.

1936 Naissance de René Kaliski.

1940
Mai : Invasion de la Belgique par la Wehrmacht. La famille Kaliski se réfugie à Revel, à quelques kilomètres de Toulouse. Faute de ressources, elle revient à Bruxelles au bout de quelques semaines.
28 octobre : promulgation par le gouvernement d’occupation de la première des 17 ordonnances contre les juifs.

1941
14 avril : à Anvers, projection du film de propagande antisémite Le Juif éternel [Der ewige Jude]. A l’instigation du mouvement Volksverwering (« La Défense du Peuple »), des spectateurs et militants dévastent le quartier juif : ils jettent le mobilier et les objets de culte dans la rue, incendient deux synagogues et la maison d’un rabbin. Les vitrines de dizaines de magasins sont brisées.
Septembre : naissance de Sarah Kaliski.
25 novembre : création par l'Occupant de l’Association des Juifs en Belgique pour faciliter la déportation. Son « but » est prétendument d’« activer l’émigration ». Tous les juifs doivent en devenir membres.

1942 27 mai : la dernière ordonnance contre les juifs impose le port d’un signe distinctif à tout juif âgé de plus de 6 ans paraissant en public. Pour la première fois, cette mesure suscite l’indignation d’une grande partie de la population.
27 juillet : entrée en fonction du SS-Sammellager für Juden [camp SS de rassemblement pour juifs], à Malines, dans la caserne Dossin, ancien cantonnement de l’armée belge. Entre le 4 aout 1942 et le 31 juillet 1944, les nazis déportent 25 490 juifs et 353 Tsiganes.
4 aout : départ du premier convoi pour Auschwitz-Birkenau.
15-16 aout : première grande rafle nocturne à Anvers, menée par la Sipo-SD, avec l’aide de la Feldgendarmerie et de la police anversoise. Aucun des 845 déportés, hommes, femmes et enfants n’a survécu.
3-4 septembre 1942 : dans la nuit, grande rafle à Bruxelles, Saint-Gilles et Anderlecht, autour de la gare du Midi. La rue du Dr Meersman, où vit la famille Kaliski, est oubliée lors de la rafle.

1943 Avril : L'ancien propriétaire d’Abram Kaliski lui donne sa carte d’identité. La famille se cache rue de Limauge à Ixelles ; un voisin trouve une étoile jaune perdue par Chaïm, mais ne dénonce pas la famille.
Mai : Ida est cachée avec plusieurs autres fillettes au couvent du Saint-Sauveur à Anderlecht ; débusquées par « Jacques Mousso », elles sont sauvées par des partisans armés du Comité de défense des juifs, qui simulent leur enlèvement. Ida rentre dans sa famille.
Août : René et Ida, sous les pseudonymes de Caillet, sont cachés séparément chez plusieurs logeurs.
3-4 septembre : Aktion Iltis, rafle menée dans la nuit par la Sipo-SD, visant les juifs de nationalité belge, jusque-là protégés de la déportation. Les 593 citoyens juifs belges et 50 juifs étrangers ou apatrides arrêtés sont déportés.

1944
12 février : arrestation d’Abram Kaliski par la Sipo-SD. Incarcéré a la prison Saint-Gilles, il est torturé afin qu’il dénonce sa famille, avant d’être transféré à la caserne Dossin le 22 février.
Avril : départ de la caserne Dossin du 24e transport pour Auschwitz-Birkenau. Abram Kaliski, inscrit sur la liste, ne figure pas parmi les déportés qui ont survécu. Sarah rejoint René chez Mme Debecker dont ils prennent le nom (Joseph et Madeleine) ; Mme Debecker donne sa carte d’identité à Fradla. Fradla et Chaïm trouvent une cachette rue des Boers chez les Vanderlinden, dans l’annexe de leur logement.
Mai : Chaïm et sa mère échappent à un contrôle de la Sipo-SD, puis à des dénonciateurs.
31 juillet : départ du dernier transport de la caserne Dossin.
3-4 septembre : les SS quittent précipitamment la caserne Dossin, abandonnant plus de 550 détenus juifs dans le bâtiment. Livrés à eux-mêmes, certains d'entre eux tentent de rentrer par leurs propres moyens, d’autres trouvent de l’aide auprès des religieuses d’un couvent voisin. Les plus nombreux restent dans le bâtiment, n’ayant nulle part ou aller.
Décembre : assassinat d’Abram Kaliski à Auschwitz.

1945 Avril : les premiers survivants des camps sont rapatriés en Belgique. On dénombre 261 survivants d’Auschwitz-Birkenau et 148 parmi les 218 juifs déportés vers d’autres camps.
Ensemble, ils représentent à peine 5 % de l’ensemble des déportés partis de la caserne Dossin.
Chaïm commence à découper des photographies de la Seconde Guerre mondiale, qu'il colle dans des cahiers noirs.

Années 1950 Chaïm travaille dans la maroquinerie.

1989 Sur les conseils de sa sœur Sarah, Chaïm commence à raconter son histoire par le dessin.

1999 Chaïm Kaliski publie Un siècle de génocides chez Didier Devillez à l’ occasion de l’exposition éponyme à La Maison du Livre de Saint-Gilles.

2007 Exposition « Sarah et ses frères. Les Kaliski, une famille d’artistes témoins de l’histoire », musée juif de Belgique, commissaire Jacques Sojcher.

2015 12 septembre : décès de Chaïm Kaliski dit Jim d’Etterbeek. »

Le musée d'art et d'histoire du Judaïsme

« Installé dans le cadre prestigieux de l’hôtel de Saint-Aignan, au cœur du Marais à Paris, le mahJ retrace l’histoire des juifs de France, d’Europe et de Méditerranée à travers la diversité de leurs formes d’expression, de leur patrimoine et de leurs traditions, de l’Antiquité à nos jours.

Inauguré en 1998, il s’impose aujourd’hui comme l’un des musées les plus vivants de la capitale. En proposant au plus large public de découvrir l’ancrage très ancien des juifs dans la nation, et l’universalité de leurs productions artistiques et culturelles, le mahJ illustre deux mille ans de « cultures en partage ».

Depuis son ouverture, le mahJ a présenté plus de cent-vingt expositions, dont dernièrement « Alfred Dreyfus. Vérité et justice », « Le Dibbouk. Fantôme du monde disparu », « Joann Sfar. La vie dessinée », « Marcel Proust. Du côté de la mère », « Patrick Zachmann. Voyages de mémoire », « Chagall, Modigliani, Soutine... Paris pour école, 1905-1940 », ainsi que des installations d’art contemporain comme C’est un petit chemin de Jérôme Zonder, Miqlat de Sigalit Landau, Shadow Procession de William Kentridge, L’Erouv de Jérusalem de Sophie Calle ou Big Bang de Kader Attia.

Sa collection s’enrichit régulièrement, notamment dans le champ de l’art contemporain et de la photographie. Elle compte plus de 12 000 œuvres, dont plus de 3 500 acquises par dons et legs.

L’auditorium propose une centaine de séances par an, pour appréhender les dimensions multiples des cultures du judaïsme à travers la musique, la littérature, le théâtre ou le cinéma.
De nombreuses activités pédagogiques – visites guidées, conférences et ateliers – permettent d’accueillir chaque année des milliers de visiteurs – enfants, familles, groupes scolaires, étudiants et enseignants.

La bibliothèque ouverte à tous conserve plus de 27 000 volumes sur l’art et l’archéologie du judaïsme, et sur l’histoire des juifs de France, ainsi qu’une vidéothèque de plus de 3 000 œuvres audiovisuelles. Et avec prés de 6 000 titres, la librairie du mahJ offre un fonds de référence pour l’art, l’histoire et les littératures du judaïsme.

Le mahJ est engagé dans un ambitieux projet d’extension, avec le soutien du ministère de la Culture, de la Ville de Paris, de la Région Ile-de-France et de la fondation Pro mahJ. Doté d’un budget de 22,5 M€, il permettra d’augmenter de 35 % des surfaces du parcours permanent (passant de 907 à 1 226 m2) et de 34 % celles des expositions temporaires (passant de 455 à 609 m2). Il soulignera la longue histoire de la présence juive en France, de l’Antiquité à nos jours, et permettra la découverte du judaïsme comme culture vivante. Il s’enrichira de salles sur les juifs des marges du royaume à l’époque moderne, l’apogée du franco-judaïsme, l’immigration juive dans l’entre-deux-guerres, le sauvetage de juifs de France sous l’Occupation et les résistances juives, l’après-guerre et l’arrivée des juifs d’Afrique du Nord en Métropole, ainsi que sur la présence en France aujourd’hui de la troisième judaïcité du monde. Un effort important portera sur la médiation pour tous les publics.

Après des études préparatoires, le musée devrait fermer ses portes pour travaux en mars 2028, et rouvrir en 2030. »


"Jim d'Etterbeek, Chaïm Kaliski". Introduction de Joël Kotek et Didier Pasamonik. Préface de Jonathan Zaccai. La Cinquième Couche, 2024. 352 pages. 50,00 €


Du 22 janvier au 13 décembre 2026
Hôtel de Saint-Aignan
71, rue du Temple. 75003 Paris
Tél. : 01 53 01 86 65
Visuels :
Affiche
La Terreur, 1942-1944 – Anne d'Amsterdam, 1997 (détail) ; Encre de Chine et aquarelle de couleur ; collection particulière

Anderlecht, 1939-1940, Rue de la Clinique
1996
Encre de Chine

Le Tram 35
1990
Encre de Chine
Collection particulière

Chaïm Kaliski, dit Jim, photographié par sa sœur Sarah Kaliski
2007

Yidden in Brussels, mai-juin 1942
1998
Encre de Chine et aquarelle

Anderlecht, juin 1942
1990
Encre de Chine

La Terreur, 1942-1944 – Anne d'Amsterdam
1997
Encre de Chine et aquarelle

Bruxelles, octobre 1943
1997
Encre de Chine et aquarelle
Collection particulière

Pogrom à Anvers, 14 avril 1941
1990
Encre de Chine et aquarelle
Collection particulière

Spoliations
1997
Encre de Chine et aquarelle

Le jour fatal du 12 février 1944 ce fut le matin d’un samedi
1990
Encre de Chine et aquarelle


dimanche 26 avril 2026

« Geluck expose Le Chat »

Le musée Maillol propose l’exposition « Geluck expose Le Chat ».
 Le parcours du belge Philippe Geluck, comédien, chroniqueur dans des émissions radiophoniques et télévisées, dessinateur et auteur du personnage Le Chat, qui se veut drôle et a été popularisé par la presse ainsi que par des albums de BD. Un auteur aux dessins et prises de position politiques parfois problématiques.
 
« Three With A Pen: Lily Renée, Bil Spira, And Paul Peter Porges »

Situé dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, le musée Maillol a été créé par Dina Vierny, muse du sculpteur Aristide Maillol. Il est dirigé par la Fondation Dina Dina Vierny-Musée Maillol, reconnue d'utilité publique par l'État français. On aurait pu s'attendre à des exposition mettant davantage en valeur Aristide Maillol et les sculpteurs de son époque. Thèmes jugés peu intéressants pour le public ?  Or, si ce musée expose des œuvres de Maillol, il a délégué son exploitation à des sociétés privées : société Tecniarte en 2009, puis l'entreprise Culturespaces, filiale du groupe Engie (ancien GDF-Suez). jusqu'en 2020, et depuis sa réouverture en 2021 l'opérateur culturel belge Tempora. Et ce, avec plus ou moins de bonheur et d'intérêt pour les visiteurs. 

« Geluck expose Le Chat » résulte d'un partenariat entre le musée Maillol et Tempora, « agence belge spécialisée dans la conception, la réalisation, la promotion et la gestion de musées, d’expositions et d’équipements culturels. Forte d’une équipe intégrée – historiens, scientifiques, commissaires, architectes, scénographes, graphistes et spécialistes des multimédias, ingénieurs et techniciens – la société assure l’ensemble de la chaîne, de la conception à la gestion en passant par la fabrication dans son studio bruxellois ». Et les produits dérivés aussi ?

Tempora et le musée Maillot savent qu'on n'est jamais si bien servi que par soi-même. Aussi, le commissaire de l'exposition « Geluck expose le Chat au musée Maillol est...  Philippe Geluck himself. D'où un discours lissé, où l'on a gommé certaines aspérités pour présenter un dessinateur sympa auteur du Chat sympa et populaire. Bref, une exposition fédératrice. Pour preuve, le livret-jeu pour le jeune public. Et « une exposition passionnante et joyeuse ! »  Moi, Philippe Geluck et son Chat ne m'ont jamais fait rire. 

La biographie de Philippe Geluck est expurgée de certains faits, dont sa participation à Siné hebdo (2008-2009), journal créé par Siné, son "ami et maitre", après avoir été licencié de Charlie hebdo par Philippe Val. "Siné avait été licencié après une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, dans laquelle il ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy : "Il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !" C'est dans les pages de l'hebdomadaire que le caricaturiste apprenait le 16 juillet son renvoi. Le directeur de la publication, Philippe Val, justifiait alors la fin de la collaboration en arguant que les propos de Siné "pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n'était ni acceptable ni défendable devant un tribunal. Siné avait alors assigné Charlie Hebdo en justice pour rupture abusive de contrat. Il réclamait 148 000 euros de dommages et intérêts. Dans un jugement rendu le 30 novembre 2010, la 3e chambre civile du Tribunal de Grande Instance de Paris" a condamné "les Éditions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à Siné 40 000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration. En décembre 2012, la Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation de Charlie Hebdo et augmenté le montant des dommages et intérêts à 90 000 euros". Nulle trace non plus dans cette biographie du psychanalyste Gérard Miller, son collègue dans l'émission On a tout essayé de Laurent Ruquier (2000-2007).

C'est le même Philippe Geluck qui n'a pas manifesté le 12 novembre 2023 contre l'antisémitisme et pour la République, mais a marché pour la paix de l'Institut du monde Arabe (IMA) au musée d'art et d'histoire du Judaïsme (mahJ) à Paris, le 19 novembre 2023, à l’appel de la comédienne Lubna Azabal et avec la ministre de la Culture Rima Abdul-Malak, les actrices Isabelle Adjani, Ariane Ascaride, Nadia Farès, Macha Méril, Emmanuelle Béart et Julie Gayet, la chanteuse Yael Naim, Yamina Benguigui, l’écrivaine Elsa Wolinski, Laure Adler, Jack Lang... "Pas de slogans, pas de chants, pas de banderoles. Juste le silence, et une bannière blanche en tête de cortège. « On aimerait que ce soit le symbole d’un avenir qui reste à écrire ensemble », commente Philippe Geluck" qui a expliqué : "Je ne choisis pas. Les déclarations vont dans tous les sens d'où qu'elles viennent. Si vous dites votre empathie pour le martyr des innocents palestiniens qui se font bombarder, on vous dit, "Quoi, vous êtes antisémites ?". Non, évidemment ! Si vous parlez de l'horreur du 7 octobre, quelqu'un vous répondra : "Et alors ? À Gaza, depuis 50 ans, qu'est-ce qu'ils vivent ? Est-ce que ce n'est pas un martyr ?"... J'espère qu'il y aura beaucoup de monde pour dire notre indignation devant ce conflit, devant ces massacres d'innocents"... A la question "Emmanuel Macron a appelé à l'arrêt des bombardements qui "tuent des femmes et des enfants à Gaza sans aucune justification et aucune légitimité". Vous soutenez cette position ?", Philippe Geluck a répondu : "Il ne peut pas faire autrement. Ce qui se passe est effrayant. Les chemins de la paix n’ont pas été empruntés, ont été sabotés par les attaques du Hamas, mais au-delà de ça, l'assassinat de Rabin et la prise de pouvoir par l'extrême droite en Israël. Tout cela est tellement complexe, que nous ne pouvons de loin que lancer des appels à l'apaisement, au dialogue, car il n'y a que ça qui peut fonctionner dans la relation entre tous."

Plus gênant, et choquant : lors de l'
émission "28 Minutes Samedi" sur Arte, le 8 février 2025, Philippe Geluck commente l'actualité par un dessin à propos du "projet israélien de déplacement des Gazaouis". Son titre :"Faut-il déplacer les Gazaouis ?" Au centre du dessin, le Chat encadré par deux bulles où est inscrit ce texte : "Et pourquoi pas vers Madagascar ? Comme l'Allemagne nazie avait projet de le faire avec les juifs d'Europe jusqu'en 1941 avant d'y renoncer pour adopter le sinistre projet de la Solution finale". Ni le journaliste présentant l'émission ni aucun invité n'exprimèrent la moindre indignation. Pourtant, des Israéliens/juifs nazifiés, des Palestiniens qui risqueraient d'être victimes d'un génocide comme les juifs l'ont été par les Nazis, il y avait là matière à s'indigner, à refuser ces parallèles infondés. Que dirait Philippe Geluck si ses voisins immédiats étaient des tortionnaires, des violeurs, des assassins, des djihadistes qui auraient commis les pires actes barbares dans sa famille ? Il continuerait de les accepter comme voisins ? Doit-on lui rappeler les milliers de Gazaouis qui ont violé, tué, kidnappé, torturé, brûlé vifs enfants et personnes âgées, des familles entières avant de rentrer chez eux avec leur butin en yahoud et en marchandises ? Doit-on lui rappeler les Gazaouis qui ont séquestré des femmes et des homme et les ont violées, des enfants qu'ils ont torturés ? Pourquoi l'Egypte et les autres pays Arabes ont-ils refusé d'accueillir les Gazaouis, voire édifié un mur pour les empêcher d'entrer illégalement dans leurs territoires ? La France a accueilli des Gazaouis dont l'un a agressé un rabbin...

Philippe Geluck est aussi l'auteur de La Bible selon Le Chat. « Dieu est humour ! », proclame le dessinateur de BD belge Philippe Geluck qui publie une Bible parodique et irrévérencieuse, sans craindre de choquer les bonnes âmes car « il faut oser rire de tout ». « À mon âge, je peux prendre certains risques », s'amuse à 59 ans le créateur du Chat, le gros matou philosophe le plus populaire de la BD. Philippe Geluck s'est donc lancé il y a trois ans [en 2010] dans « une nouvelle version » illustrée de la Bible car « après 2000 ans, il était temps de dépoussiérer ce livre qui est quand même très rasoir à lire ». Quel mépris, quelle bêtise et quelle vanité en une seule phrase. La Bible a suscité des civilisations exceptionnelles, des œuvres artistiques, des régimes politiques... Juifs et chrétiens la lisent, la relisent, mais Môssieur Philippe Geluck la trouve ennuyante !? On attend le Coran selon Le Chat par Philippe Geluck... Selon l'AFP, ""Le Chat connait un certain succès au delà des pays francophones, notamment dans le monde anglo-saxon et jusqu'en Iran où il est publié par un magazine humoristique".

En 2020, Philippe Geluck confiait : le jour de l'attentat contre la rédaction de Charlie hebdo, "j’étais dans mon atelier, et avant de m’effondrer en larmes, j’ai dit une chose à mes collaborateurs : le temps de l’insouciance est terminé. En dehors du chagrin effroyable que cela représentait, de l’indignation, et la constatation qu’on avait assassiné des génies irremplaçables, je me suis dit qu’il ne fallait pas se laisser bâillonner et qu’il fallait continuer à exercer son métier comme avant. Je n’ai rien changé dans ma façon de m’exprimer. Je dirais presque « au contraire ». Mais il y a une limite que je ne franchirai jamais, c’est de représenter le prophète de l’islam. J’ai toujours trouvé ça vain et dangereux. Ce serait se suicider que de le refaire. Je trouve qu’il faut prendre garde à ne pas blesser des gens pacifiques et sincères qui n’ont pas forcément la même culture, la même formation à la liberté d’expression, à une époque où Internet diffuse tout et n’importe quoi à travers la planète en trois secondes. Par contre, je représente toujours des femmes en burqas qui se confrontent à des problèmes X ou Y, je continue à parler de toutes les religions".

Philippe Geluck a aussi déclaré : "L’humour permet de traverser les moments les plus épouvantables que les humains puissent connaître. Nous étions deux familles dans la même maison, il y avait deux filles du même âge que mon frère et moi. Leur mère a été élevée au rang de Juste, car elle avait sauvé 700 enfants juifs pendant la guerre. Tous les amis de mes parents étaient des juifs progressistes, athées, beaucoup de rescapés des camps. L’un d’eux m’a dit que rire de leurs tortionnaires en les ridiculisant, entre eux, dans les camps, était l’une des choses qui les avaient fait tenir et que ceux qui avaient perdu cette faculté avaient lâché la rampe. Je trouve cela bouleversant. Avec mes pitreries, je ne me compare pas à ça, mais la démarche est forcément identique. L’humour aide à vivre, à survivre. C’est une des façons de réfléchir le monde, c’est peut-être l’une des branches de la philosophie." Et c'est le même homme qui, enfant a côtoyé des rescapés de la Shoah, a créé ce dessin choquant.

Qu'en pense Elie Barnavi dont l'interview de Philippe Geluck conclut le parcours de l'exposition ?

« L’exposition aurait très bien pu s’intituler Le Chat expose Geluck tant la destinée de ces Laurel et Hardy de l’art est intimement liée. « Geluck expose le Chat nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures : les moyens d’expression semblent sans limites. »

« Nous proposons de vous emmener en balade à travers une vie d’artiste peu commune, celle de celui qui deviendra le papa du chat le plus connu de la bande dessinée et du monde de l’art. Avant de pénétrer dans la première salle, Philippe Geluck nous accueille et remercie Maillol, Tempora et les filles du photographe de nous avoir offert une si belle rétrospective de l’oeuvre infinie de Robert Doisneau. Il accroche côte à côte le mythique Baiser de l’Hôtel de Ville et la photo de Thomas Van Den Driessche intitulée Le baiser de l’Arc de Triomphe où l’on voit Philippe et Dany Geluck s’embrasser sur le toit du célèbre monument dominant les Champs-Élysées au printemps 2021 lorsqu’ils sont occupés à installer 20 sculptures monumentales du Chat entre Concorde et le Rond-Point… »
« En une heure et demie, le visiteur découvre le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles (Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser...). Cela le mènera tout naturellement à devenir... comédien et à monter sur les planches durant 10 ans, à se muer en animateur ou chroniqueur radio et télé, d’abord en Belgique et puis en France, notamment aux côtés de Laurent Ruquier et Michel Drucker. Mais cela n’est rien à côté de ce qui va lui arriver en 1983, lorsqu’il invente Le Chat qui deviendra en quelques années une icône de la bédé, le chouchou des galeries d’art et le sujet de nombreuses expositions, notamment sous forme de sculptures monumentales en bronze sur les Champs-Élysées en 2022. »

« Dans la deuxième partie de l’exposition, Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux « confrères » comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’oeuvre. Dans cette liste des grands prédécesseurs, Courbet n’est pas cité par hasard car une  salle sera consacrée à L’origine du monde (non pas celle peinte par Gustave mais une copie scrupuleuse attribuée à René Magritte (tableau jamais exposé jusqu’ici) dont l’histoire est à elle seule surréaliste ! »

« Une exposition passionnante et joyeuse ! » 

Il aurait été judicieux que le service de presse propose une planche avec les dessins avec leurs légende et copyright.


L’ENFANCE
« La visite peut commencer : vous découvrirez que le petit Philippe a toujours dessiné. Sans doute les goûts artistiques du père Geluck n’y sont pas étrangers : peu enclin aux sports et autres spectacles télévisuels, Didier Geluck, lui-même dessinateur de presse de 1946 à 1953, a toujours mis des pinceaux dans les mains de ses deux fils. Il les a initiés aux merveilles de l’art, de Rembrandt à Soulages, de Brueghel à Mondrian. Et ça a marché puisque Jean-Christophe est devenu graphiste puis peintre et Philippe, dessinateur et bien d’autres choses. Très jeune il se passionne pour le dessin humoristique et nous montre ici plusieurs exemples du travail de ceux qui l’éblouissaient Chaval, Bosc, Reiser, Sempé, Siné ou Tetsu… »

LES PREMIERS DESSINS D’HUMOUR
« Dès ses 13 ans, il se met à dessiner des horreurs. Nous voulons dire par là que les cartoons qu’il produit, jeune adolescent, vont surprendre par leur noirceur, leur cynisme et leur drôlerie. Son père voyant ça lui dira « Tu tiens quelque chose. Ne le lâche pas et ne t’arrête jamais ». Et il en fut ainsi. Philippe ne s’arrêtera plus jamais, il publiera des dessins à l’âge de 16 ans et exposera ses premières aquarelles dès ses 18 ans. »

LES AQUARELLES
« Et ce sont justement les aquarelles que nous découvrons dans les salles suivantes. Avec la découverte de la couleur, l’on perçoit comme le jeune artiste est impressionné par le travail de Folon, de Tomi Ungerer et de l’immense Saul Steinberg. Cependant, il ne copie ni ne parodie ses aînés, il s’invente un univers à la fois poétique, un brin cruel et ne soit permis sur qui est qui, il fait porter au mâle une paire de lunettes rondes, pareilles aux siennes. Le carton fait rire tout le monde. Cependant que Geluck poursuit son métier de comédien et joue Un certain Plume au théâtre, anime Lollipop à la RTBF (émission devenue culte pour une génération), Madame Geluck met au monde leur premier bébé et Philippe dessine un carton annonçant la naissance d’Antoine, mettant en scène les deux chats du mariage et un bébé chat emmailloté. Et l’histoire va s’accélérer : le mois suivant, Luc Honorez, journaliste au Soir propose à Geluck de participer à une sorte de casting de dessinateurs auprès de la rédaction. Grand admirateur de ses aquarelles, il lui propose d’essayer d’inventer un personnage qui illustrerait chaque mardi le supplément Temps-Libres. Le dessinateur s’exécute, invente Le Chat le soir du 3 mars 1983, apporte ses croquis à la rédaction et se trouve être l’heureux élu. La grande aventure va commencer. »

« Le début de la publication a lieu le 22 mars 1983 et ne suscite pas l’enthousiasme immédiat. Il faut bien avouer que la place allouée au nouveau venu est réduite et que le style de l’auteur est un peu sommaire. Mais les progrès sont fulgurants : le style se précise tandis que le propos gagne en pertinence et en drôlerie. En quelques mois, Le Chat devient la mascotte du quotidien. Et, loin de se douter de la suite des événements, Geluck — il le racontera bien plus tard — se dit à lui-même « Là, mon pote, j’ai l’impression que tu as inventé un truc qui risque de t’accompagner un bon moment ».

« Lors de la célébration des 10 ans du Chat dans Le Soir, plusieurs journalistes m’avouent qu’au début, ils retenaient leurs articles jusqu’au lendemain de ma venue à la rédaction pour qu’ils ne se retrouvent pas affublés d’un de mes dessins navrants jusqu’à ce qu’une étude révèle que les articles illustrés par Le Chat étaient lus cinq fois plus que les autres. À partir de ce jour, ils m’attendaient, papier à la main, en me disant qu’ils avaient écrit un truc qui, normalement, devrait m’inspirer. Nous en avons bien ri ! »

ET LA COULEUR FUT
« Jean-Paul Mougin, rédacteur du mensuel (À SUIVRE), tombe sous le charme du Chat et demande à Geluck de créer cinq planches entières de bande dessinée. L’auteur se régale et s’exécute. Lorsqu’il montre le résultat à Mougin, ce dernier rit beaucoup en les lisant, puis les rend au dessinateur en joliment surréaliste. Les œuvres sont douces et plaisantes au regard, mais lorsqu’on s’approche, on découvre un bossu coupant la langue d’un manchot ou un type sur son tracteur labourant un champ de têtes humaines. Au milieu de ces ambiances inquiétantes apparaît soudain, toujours à l’aquarelle, un chat se cachant derrière un masque d’oiseau pour approcher trois volatiles. Un chat, certes, mais pas celui qu’on croit. Nous ne sommes qu’en 1976. Plusieurs années avant l’autre ! »

LA NAISSANCE DU CHAT
« Et, un jour Geluck créera Le Chat. C’est un concours de circonstances inénarrable qui verra apparaître l’animal dans les pages du journal Le Soir en 1983. Premier geste : le carton de mariage. En 1980, Dany (la jolie femme du Baiser de l’Arc de Triomphe) et Philippe se marient. Pour remercier ceux qui leur ont fait un cadeau, Philippe dessine un petit carton sur lequel il représente les jeunes mariés sous la forme de deux chats faisant un câlin. Et pour qu’aucun doute lui disant « J’adore ! Tu peux les mettre en couleur. » Ce à quoi Geluck répond « Ben, non. Le Chat c’est du noir et blanc ! » Et Mougin de lui rétorquer « En noir et blanc, je ne les publierai pas donc c’est toi qui vois. Soit en couleur, soit pas. » Et, devinez ce que fit Geluck ? Il fit quelques essais à l’aquarelle, pas terribles. Il eut ensuite la bonne idée de solliciter la coloriste Françoise Procureur qui lui proposa ce gris qui ira si bien au teint du minet et Le Chat fit son entrée dans le temple de la BD, aux côtés de Pratt, Tardi, Schuiten, Boucq et autres immenses. »

« Comme on l’imagine, Le Chat occupe largement la vie de notre dessinateur-humoriste. Au-delà des frontières, plusieurs journaux français ou suisses, européens et même iraniens, le réclament. Mais, soucieux de ne pas se laisser réduire à ce héros solitaire, Geluck poursuit l’aventure dans les médias en participant activement à La semaine infernale (où naîtra Le Docteur G. répond à vos questions), au Jeu des Dictionnaires à la RTBF. Il tourne des sketches pour la télévision en remporte le prix de l’émission la plus drôle à la Rose d’or de Montreux. Invité par Laurent Ruquier à France Inter, il devient très vite un des piliers de la « bande à Ruquier » et à partir de 1999, de la « bande à Drucker » sur les canapés rouges du dimanche. »

LE CHAT DEVIENT UNE STAR
« En 20 ans, Le Chat acquiert le statut de star et chacun de ses albums est un best-seller. Mais Geluck, ne cédant jamais à la facilité, se diversifie artistiquement et plastiquement en introduisant dans ses livres des dessins « autres que Le Chat », en détournant des gravures anciennes, en réalisant des toiles de grand format, des objets surréalistes et des sculptures… mais nous en reparlerons. »

« En octobre 2003, pour les 20 ans du héros, l’École nationale des beaux-arts à Paris accueille Le Chat s’expose, une mise en scène immersive du travail de l’artiste. L’exposition attirera 350 000 visiteurs. »

« Dans les années qui suivront, on ne compte plus les participations de Geluck et son Chat à des salons d’art et des expositions en galerie. Le bonhomme continue à dessiner, mais s’est aussi mué en peintre et sculpteur. Ses réalisations plaisent autant au grand public qu’aux amateurs chevronnés. Fait assez rare pour être mentionné. L’art pourrait donc aussi faire rire ! Télérama lui consacre un Hors-Série. »

LE CHAT DÉAMBULE
« C’est en repensant au succès considérable de la grande exposition de 2003 que l’idée de la création d’un musée du dessin d’humour emmené par Le Chat fait son apparition quelques années plus tard. C’est Michel Draguet, directeur des Musées Royaux d’art et d’histoire à Bruxelles qui en suggère l’idée à Philippe Geluck. Il serait trop long ici de raconter ce cheminement-là. Le projet est en cours et, pour le mener à bien, Geluck et son équipe sollicitent des partenaires, mécènes et sponsors, car ils doivent apporter un budget de 7,7 millions d’euros au projet. Le Musée du Chat et du dessin d’humour sera locataire d’un bâtiment construit par la Région de Bruxelles Capitale et créera 25 emplois en fonctionnant d’une façon autonome (non subsidiée). »

« C’est pour financer une partie de ce projet que Geluck, en 2019 à l’idée de produire une exposition de 20 sculptures monumentales du Chat en bronze dans l’espace public. Il en assure la production et annonce que les oeuvres sont mises en vente au profit intégral du budget du futur musée. Le Chat déambule est un succès considérable que 10 millions de visiteurs ont déjà pu apprécier (à Paris, Bordeaux, Caen, Genève, Monaco, Montreux, Bruxelles, Guérande, Lyon…).

« De nombreux collectionneurs, sociétés ou municipalités se sont déjà portés acquéreurs d’exemplaires de ces géants de bronze. Il en reste cependant quelques-uns qui attendent encore l’adoption (ce serait bête de ne pas en parler). La salle qui suit rappellera quelques souvenirs à certains. Le plancher du Musée Maillol ne pouvant supporter la charge des statues monumentales, nous nous sommes permis d’aligner les sculptures au format original… »

L’ART ET LE CHAT
« L’exposition se poursuit au rez-de-chaussée avec L’Art et Le Chat, un principe que le Musée en herbe avait présenté en 2016 dans lequel Geluck et Le Chat dialoguaient avec de prestigieux « confrères » comme Andy Warhol, Vermeer, Soulages, Picasso ou Mondrian. L’idée est d’accrocher côte à côte une oeuvre de l’artiste en question et l’hommage, admiratif, poétique ou insolent du Chat. L’exposition de 2016 eut tant de succès qu’elle fut prolongée de six mois. »

« En 2025, ce son bien entendu d’autres oeuvres et d’autres hommages qui seront proposés. Une sorte d’Art et Le Chat, chapitre 2. »

L’ORIGINE DU MONDE
« La salle suivante est entièrement dédiée à L’origine du monde et cela tombe à pic, car le nouvel album du Chat, sorti le 15 octobre 2025 s’intitule… L’origine du Chat ! » 

« Bien sûr, il sera question de Courbet, mais le tableau exposé ne sera pas le sien, mais une copie dont certains spécialistes de l’art croient fermement qu’elle est l’œuvre de René Magritte. L’histoire du tableau de Gustave Courbet est connue et l’on se souvient qu’il a été la propriété de plusieurs collectionneurs successifs jusqu’à Jacques Lacan et sa femme. Il sera exposé au public (et photographié) seulement en 1988 à New York avant de finalement rejoindre le Musée d’Orsay. » 

« Jusqu’en 1970 (?) les livres ou revues d’art n’en présentent qu’une reproduction en noir et blanc (la photo avait été prise dans les années 20), or dès 1965 (?), apparaît une reproduction de L’origine du monde en couleurs sous-titrée L’origine du monde Gustave Courbet 1819-1877. C’est la photo du tableau présenté dans l’exposition Geluck qui fut utilisée plusieurs fois dans ces années-là et non celle du véritable Courbet. S’il est un jour avéré que cette copie est véritablement de la main de Magritte (qui a notoirement réalisé plusieurs faux, notamment Picasso ou Max Ernst pendant la guerre 40-45), l’événement sera considérable. »

« Wait and see. Dans cette salle dédiée, Geluck nous présente plusieurs hommages qu’il a lui-même rendus à Courbet comme L’homme à la touffe, L’origine du monde par Fontana, L’origine du monde vue par le bébé, etc. »

SUITE ET FIN
« La visite se poursuit avec des dessins d’actualité, une installation dans laquelle Le Chat a étalé devant son fils tous les objets des années 60 à 90 que « contient » un smartphone (caméra, appareil photo, radio, encyclopédie, journaux, télévision, tourne-disque, 33 tours, etc.), une série de cadres aux vitres cassées et des toiles d’hommage à Michel-Ange et Da Vinci. »

« Et la visite se termine par un entretien entre Elie Barnavi et Philippe Geluck au milieu d’une salle décorée d’affiches punaisées, de sérigraphies encadrées et de vitrines contenant des objets absurdes et tellement drôles. »

L’ARTISTE PHILIPPE GELUCK

« Véritable homme-orchestre, dessinateur, humoriste, comédien, homme de radio et de télévision, Philippe Geluck est né à Bruxelles en 1954 dans une famille amoureuse des arts. En 1976, il fonde le Théâtre Hypocrite et mène une carrière de comédien dans les principaux théâtres belges pendant une dizaine d’années. De 1979 à 2006, il crée, anime ou participe à des milliers d’émissions de radio et de télévision, à la RTBF, sur France 2, France Inter, Europe 1 ou RTL. Il est chroniqueur régulier chez Michel Drucker et chez Laurent Ruquier. Parallèlement, il dessine et expose ses dessins et aquarelles loufoques en galerie à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague, Neuchâtel et Dallas. »

« En 2003, la grande expo Le Chat s’expose, qui célèbre les 20 ans du héros, attire plus de 350.000 visiteurs à Paris, Bruxelles, Bordeaux et Rennes. En 2016, L’art et Le Chat initie petits et grands aux oeuvres emblématiques de l’histoire de l’art avec cette drôlerie si caractéristique. Depuis lors, les dessins, toiles et sculptures de Philippe Geluck sont exposés dans de nombreuses galeries et salons d’art contemporain. »

« Aujourd’hui, Philippe Geluck prépare activement l’ouverture du Musée du Chat et du dessin d’humour qui ouvrira ses portes à Bruxelles en 2027. »

PRINCIPALES EXPOSITIONS

« La Vénus de Milo ou les dangers de la célébrité », exposition collective pour le « Ready Museum » présentée à Bruxelles, Paris, Londres, Milan, Copenhague… Philippe Geluck y expose ses dessins et aquarelles aux côtés de Folon, Dali, Man Ray…
1972.

Exposition personnelle, Galerie Maya, Bruxelles. Aquarelles, 1974.
Première exposition personnelle avec des oeuvres du Chat à la Galerie Van De Weghe à Bruxelles. Dessins, planches, gouaches, sculptures et toiles acryliques, 1991.

La Grande Expo : dessins, aquarelles, planches, gouaches, objets, sculptures, toiles acryliques, mur vidéo et bornes sonores. Le Chat s’expose dans la cour vitrée de l’École des beaux-arts de Paris, puis à Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire, 2003 à 2008.

Depuis 2010, Philippe Geluck expose chaque année une sélection d’oeuvres originales à la BRAFA à Bruxelles, avec la complicité de la galerie Huberty&Breyne.

« Le Chat et les Droits de l’Homme », exposition dans le hall de la Cour européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg, en France, 2015.

Exposition de toiles à la Galerie Petits Papiers lors de Affordable Art Fair à Hong-Kong, en Chine, 2015.

Exposition de sculptures « Le Chat au journal », customisées par de grands artistes contemporains en vue d’une vente aux enchères au profit du Fonds Erasme, à Art Brussels, en Belgique, 2015.

Exposition « L’Art et Le Chat » au Musée en Herbe, à Paris, 2016.

« Le Chat visite le Musée Soulages », vingt-cinq toiles et dessins originaux de Philippe Geluck parmi les oeuvres de la collection permanente du Musée Soulages à Rodez, 2020-2021.

« Picasso et la bande dessinée », Musée Picasso, Paris. 3 toiles de Geluck rendent hommage au maître du cubisme, 2020.

PETITE HISTOIRE DU CHAT

« Pif, paf pouf. C’est un bon début ». C’est en tout cas ceux du Chat dans Le Soir le 22 mars 1983. C’était tellement crétin que cela a fait rire tout le monde. En 1986, Le Chat est édité en album, aux éditions Casterman, au départ un peu sceptiques quant aux chances de réussite en librairie d’un recueil de cartoons, pourtant le succès est immédiat en Belgique et en Suisse. Lorsque, un an plus tard, l’auteur leur proposera un second volume, l’éditeur n’hésitera plus. »

« Depuis, Le Chat a conquis la France et toute la francophonie et il apparaît toujours avec le même bonheur dans de nombreux quotidiens et magazines. En 2003, pour célébrer en grand les 20 ans du personnage, Philippe Geluck conçoit Le Chat s’expose à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. L’exposition passera ensuite par Bruxelles, Bordeaux, Rennes, La Charité-sur-Loire. En 2008, le prestigieux magazine Télérama consacre un numéro hors-série complet au Chat et à son créateur (cet honneur est d’habitude réservé à des artistes disparus : Giacometti, Béjart, Monet…). Les deux dessinateurs à qui Télérama avait déjà dédié un numéro étaient Walt Disney et Hergé. Quelques années auparavant, le 23 mars 2003, le journal belge Le Soir avait choisi de sortir un numéro spécial à l’occasion des 20 ans du Chat, sans une seule photo. L’édition fut entièrement dessinée par Geluck et les publicités par des amis dessinateurs (Siné, Schuiten, Moebius, Goffin, Loustal, Dehaes...). Geluck a réalisé pour cette édition 80 dessins inédits. »

« En 2016, L’Art et Le Chat, présentée au Musée en Herbe de Paris, rend un hommage ludique aux plus grands de l’Histoire de l’art (de Vermeer à Jeff Koons, en passant par Van Gogh, Picasso, Warhol…), dont les oeuvres originales sont exposées, à chaque fois, vis-à-vis d’un clin d’oeil du Chat. »

« Le Chat est devenu en 40 ans l’animal le plus populaire de la BD franco-belge. 25 albums ont été publiés chez Casterman, plusieurs best of, catalogues et livres de textes. Il est traduit en 17 langues dont l’anglais, le néerlandais, l’italien ou le coréen. »

… LE 15 OCTOBRE 2025 EST PARU... LE 25ÈME ALBUM DU CHAT

« Après Tout est vrai, en 2024, revoici un Chat 100 % pur Chat. Si on croit à la numérologie, un 25e album en 2025, ça veut dire plein de choses. Si on n’y croit pas, ça ne change rien et ça veut juste dire de jolis moments de régalade en perspective. »

« Ce nouvel opus est bien sûr truffé de gags hilarants, de réflexions aussi profondes que désarmantes et d’inventions graphiques plus drôles les unes que les autres. »

« Mais la grande nouveauté de cet album est le récit en planches de bande dessinée (une première pour Geluck) de la rencontre entre l’auteur et son personnage.

« Personne ne pouvait imaginer, et Geluck nous en apporte la preuve irréfutable, qu’un héros de BD ait pu exister avant d’être inventé. »

« Et il ne s’agit pas, comme dans certains romans historiques, de mettre en scène la vie d’une personne ayant vécu il y a plusieurs siècles. Non, ici, c’est différent : nous apprenons que Le Chat est né bien avant 1983, d’un père chat de gouttière et d’une mère siamoise (et qu’il a été bébé, enfant, puis adolescent, ce que nous ignorions jusqu’ici). »

« Dès ses premières années, il rêve d’un jour devenir héros de bande dessinée. Et même si ses gags de jeunesse ne suscitent pas l’enthousiasme de ses camarades, sa détermination est grande et il se met à rechercher un dessinateur de talent pour lui proposer une collaboration qu’il pressent porteuse de lendemains qui chanteront… »

« On utilise parfois un peu abusivement le terme d’album majeur ou de meilleur de tous. Il n’empêche qu’avec ce 25e tome, l’auteur frappe un grand coup qui ravira ses lecteurs les plus fidèles et séduira définitivement ceux qui n’ont pas encore découvert Le Chat. »

« Plusieurs pages de L’origine du Chat sont une sorte de préquel qui, en plus de nous faire marrer, nous emmènent dans un récit haletant que l’on ne peut lâcher avant d’en avoir découvert la résolution. »


Du 14 novembre 2025 au 3 mai 2026
59-61, rue de Grenelle. 75007 Paris. France
Tél. : +33 1 42 22 59 58
Ouvert tous les jours de 10h30 à 18h30
Nocturne le mercredi jusqu’à 22h00
Visuels
Philippe Geluck, 2018 et 2023_©StudioFiftyFifty 

Vues des salles, 2025 
© Tempora-18

© Frédéric Latinis


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Les citations sont extraites du dossier de presse