Né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires (Argentine), est un économiste libéral argentin.
Professeur d’économie à l’université pendant une vingtaine d’années, il est médiatisé et exprime son adhésion au libéralisme. Son attachement aux libertés lui inspire des critiques envers la politique liberticide durant la pandémie de coronavirus.
En 2019, il adhère au Parti libertarien (
Partido Libertario, PL), fondé en 2018.
En 2021, il est élu député.
Le 19 novembre 2023, avec 55,65 % des suffrages exprimés, il est élu Président de la Nation argentine après une campagne électorale où il campe avec une tronçonneuse pour illustrer son programme de réduire l’Etat, dont il se méfie, à ses compétences régaliennes et diminuer le nombre des fonctionnaires. Son slogan : « Afuera ! » (« ça dégage ! ») résume les coupes budgétaires qu'il prévoyait d'effectuer.
Le 10 décembre 2023, au Congrès de la Nation argentine, Javier Milei est investi Président de la Nation. Son mandat est de quatre ans.
Rapidement, il applique son programme économiquement libéral pour favoriser la libre entreprise dans un contexte d’hyperinflation (140% par an), de dette élevée, et malgré l’opposition du monde culturel : réduction du nombre de membres du gouvernement et de fonctionnaires, de réglementations dans l’immobilier pour inciter les propriétaires à remettre dans le marché leurs biens en location, etc.
En un an, les résultats sont positifs : inflation jugulée, premier excédent budgétaire depuis 2008. La pauvreté (40%) persiste.
L’administration Trump, notamment Elon Musk, a rencontré Javier Milei pour dialoguer sur son action.
Très intéressé par le judaïsme, Javier Milei considère Shimon Axel Wahnish, grand rabbin de la communauté juive marocaine-argentine, comme son « guide spirituel ». Il s’est rendu, ému, au Kotel, à Jérusalem, lors de sa visite officielle en Israël qu’il soutient dans son combat existentiel contre les djihadistes. Il a annoncé le déplacement de l’ambassade d’Argentine à Jérusalem.
Non "politiquement correct", il nie le "dérèglement ou réchauffement climatique".
Doué de bon sens, Javier Milei représente l’opposition aux politiques économiques qui ont induit les déclins de nombre de pays européens, dont la France, et à la médiocrité des « experts » ainsi que des politiciens français. Il incarne le libéralisme honni par l'"économiquement correct" qui loue l'interventionnisme étatique, source de surrèglementations, de gaspillages et d'irresponsabilités, imprègne les manuels scolaires de socialisme, et conduit inéluctablement à la pauvreté généralisée, au chômage de masse et à la décroissance.
Il insuffle l’espoir qu’une alternative rapide existe pour redresser des pays appauvris par des politiques socialistes vouées à l’échec. Il redonne la confiance, à des électeurs déçus, en des nouveaux politiciens qui appliquent leur programme et obtiennent le succès promis.
"Depuis son apparition sur la scène politique argentine et internationale, Javier Milei a provoqué de vives réactions chez de nombreux responsables de gauche, particulièrement en France. Sur X, Olivier Faure (PS) dénonçait un « feu d’artifice réactionnaire en Argentine. Le libéralisme chimiquement pur ». Yannick Jadot (EELV) qualifiait pour sa part Javier Milei de figure inquiétante en affirmant que « l’internationale de l’extrême-droite a produit son pire monstre politique ». Sandrine Rousseau (EELV) ajoutait : « pour ne pas agir nous sommes prêts à mettre les pires au pouvoir. Bientôt la France ? ». Et Clémentine Autain (ex-LFI) avait apporté son « soutien aux Argentin.es qui lui résisteront. Même Stéphane Séjourné, Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services (membre de Renaissance et ancien du PS), écrivait sur X : « L’Argentine a fait démocratiquement le choix de l’aventure populiste d’extrême-droite. […] Mais répétons-le encore et encore : à chaque fois, ces expériences se soldent par un échec et de la souffrance ».»,
a écrit Lorenzo Delpech dans "
L’Argentine de Milei atteint 4,4 % de croissance : la gauche étatiste à court d’arguments !" (
Contrepoints, 25 février 2026).
Et l'auteur
a poursuivi : "Pourtant, la gauche, qui se présente comme le défenseur des plus démunis, ne peut pas nier les faits. Le taux de pauvreté en Argentine est aujourd’hui au plus bas depuis 2010, et les données économiques publiées par l’INDEC (Instituto Nacional de Estadística y Censos) le 24 février 2026 sont tout aussi encourageantes. L’estimation mensuelle de l’activité économique (EMAE) pour décembre 2025 enregistre une croissance de 3,5 % par rapport à décembre 2024 et de 1,8 % par rapport à novembre en données désaisonnalisées. Sur l’ensemble de l’année, la moyenne annuelle de l’EMAE progresse de 4,4 % par rapport à 2024. En décembre 2025, l’indice qui mesure le niveau d’activité économique corrigé des variations saisonnières (base 100 en 2004) atteint 155,5 – soit son niveau le plus élevé depuis 2022. Onze secteurs d’activité composant l’EMAE ont affiché des hausses en décembre, avec en tête le secteur agricole (+32,2 % en glissement annuel), porté par une production historique de blé, et l’intermédiation financière (+14,1 %). Si l’industrie manufacturière (-3,9 %) et le commerce (-1,3 %) ont légèrement reculé, l’ensemble de l’économie présente un rebond généralisé, contrastant fortement avec les années de gestion péroniste".
Et Lorenzo Delpech
a conclu : "En 2025, le bilan économique de Javier Milei apparaît donc remarquable, surpassant largement ce que la gauche péroniste a produit dans des conditions comparables. Inflation maîtrisée, pauvreté en recul et croissance soutenue : la logique interventionniste et centrée sur des programmes de gauche-marxiste, qui n’a jamais permis une prospérité durable, continue de se heurter à des faits indiscutables".
Le Président Javier Milei est le vainqueur des élections législatives de mi-mandat en 2025.
Les résultats économiques sont élogieux : en 2026, l'inflation devrait avoisiner 25 %, le taux de pauvreté a chuté de 20 points en un an à 31,6 % au premier semestre 2025. Le FMI prévoit une hausse du PIB de 3,5 % cette année. Le budget devrait été équilibré et dégager un excédent en 2027. Les finances publiques devraient afficher cette année un excédent primaire (NDLR : hors paiement des intérêts de la dette et du principal) de 1,4 % du PIB.
Par son libéralisme économique expliqué de manière didactique par Sarah Knafo, Reconquête ! paraît le parti le plus proche de Javier Milei.
Le Marché commun du Sud, Mercosur ou Mercosul, est une zone de libre-échange réunissant l'Union européenne (UE) et des pays de l'Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay et Uruguay. Le Venezuela en a été suspendu dès décembre 2016. Par cet accord appliqué provisoirement, l'UE a ainsi sacrifié ses agriculteurs soumis à des normes bureaucratiques ou sanitaires non appliquées par les pays sudaméricains cocontractants.
Le Président Javier Milei conteste la souveraineté britannique sur les iles Falklands ou Malouines (Malvinas) visées par des projets pétroliers.
« Milei : le documentaire à la tronçonneuse »