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dimanche 24 mai 2026

Barbra Streisand

Née le 24 avril 1942, Barbra Streisandcélèbre et talentueuse chanteuse, réalisatrice, productrice, compositrice, militante démocrate et philanthrope, Juive américaine alterne comédies musicales et drames, devant et derrière la caméra. Elle a interprété des standards de Broadway et de Hollywood dans son dernier album. Le 23 mai 2026, le festival de Cannes lui a rendu hommage par une Palme d'honneur. L'artiste est demeurée aux Etats-Unis où elle se rétablit d'une blessure au genou. Le 24 mai 2026 à 20 h, Arte rediffusera Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984, documentaire de Nicolas Maupied.

Fred Astaire (1899-1987)

Barbra Streisand est née en 1942, dans une famille Juive de Brooklyn, à New York.

Son père, Emmanuel Streisand, professeur estimé, meurt quand Barbra a 15 mois. Sa mère, Diana, se remarie en 1949 avec Louis Kind. Elle n'est pas une mère très aimante. Ce dont souffre sa fille, qui grandit aussi... dans la rue.

« Une actrice qui chante »
Adolescente, Barbra Streisand débute comme chanteuse de nightclub.

En 1960, elle se produit dans un club gay The Lion à Greenwich Village (Manhattan).

Elle chante aussi au Canada, puis revient aux Etats-Unis en 1961.

La télévision s’intéresse à cette jeune chanteuse.

1962 marque ses débuts à Broadway.

En 1963, son premier disque The Barbra Streisand Album reçoit deux Grammy Awards. Barbra Streisand obtient le contrôle artistique total sur ses disques. Exceptionnel à l'époque.

Barbra Streisand chante en duo avec Judy Garland à la télévision.

Retour à Broadway en 1964 en interprétant le rôle de Fanny Brice dans Funny Girl, aux côtés de Sydney Chaplin, avec des titres phares : People, composée par Jule Styne et Bob Merrill (“A feeling deep in your soul/says you were half, now you’re whole”), et Don't Rain on My Parade. Deux semaines après la première, Barbra Streisand fait la couverture d'un grand magazine américain. 


Quatrième album studio de l'artiste, People occupe le 7 novembre 1964 la  première place du Billboard, et y reste pendant cinq semaines. Avec plus d'un million de disques vendus, il devient disque de platine.


Un succès mondial qui l’amène à Londres et lui vaut ses premières émissions télévisées centrées sur elle. En 1965, Barbra Streisand a son show sur CBS. Son contrat stipule dix émissions en dix ans pour cinq millions de dollars.


En 1966, naît Jason Gould, le fils de Barbra Streisand et de son mari, le comédien Elliott Gould.


Barbra Streisand reprend le rôle de Fanny Brice dans le film Funny Girl réalisé par William Wyler (1968) avec Omar Sharif. La relation amoureuse entre l'actrice Juive et l'acteur égyptien, chrétien converti à l'islam, crée une polémique.


Je suis arrivée à Hollywood sans avoir fait modifier la forme de mon nez, sans avoir fait poser de couronnes sur mes dents, ou sans avoir changé mon nom. C'est très gratifiant pour moi”, a déclaré Barbra Streisand.

Ses deux films suivants sont tirés eux aussi de comédies musicales : Hello Dolly! de Gene Kelly (1969) avec Walter Matthau et Louis Armstrong, et On a Clear Day You Can See Forever (Melinda) de Vincente Minelli (1970) avec Yves Montand.

"Hello Dolly!"
"Hello, Dolly!" est une comédie musicale américaine réalisé par Gene Kelly (1969) avec Barbra Streisand, Walter Matthau, Michael Crawford et Louis Armstrong. 

A l'origine : "The Merchant of Yonkers", pièce de théâtre de Thornton Wilder (1938) que l'auteur a réécrite et retitrée en 1955 " The Matchmaker". Michael Stewart l'adapte pour la comédie musicale "Hello Dolly!" dont la musique et les lyriques sont signés par Jerry Herman.

La comédie musicale est créée au Fisher Theater de Detroit le 18 novembre 1963, dans une mise en scène et une chorégraphie de Gower Champion et une production de David Merric. En 1964, elle est présentée à Broadway et remporte 10 Tony Awards, dont celui du Best Musical.

"Seule depuis le décès de son époux, Dolly Levi a décidé de consacrer son existence à parfaire celle des autres femmes. C'est ainsi qu'elle s'est trouvée une vocation de marieuse. Un jour, un séduisant millionnaire sollicite ses services pour sa nièce. Dolly décide de lui trouver une épouse : elle-même..."


Comédies dramatiques 
Barbra Streisand intègre la pop culture, et entame un premier virage avec Stoney End.

De sa filmographie émergent des comédies, comme What’s Up, Doc ? (On s'fait la valise, Docteur ? 1972) avec Ryan O’Neal, The Way We Were (Nos plus belles années) avec Robert Redford (1973), une comédie dramatique sur fond de guerre froide et maccarthysme, et un remake de A Star Is Born (Une étoile est née, 1976) de Frank Pierson avec Kris Kristofferson.

"Nos plus belles années"
Le 16 avril 2017, Arte diffusa Nos plus belles années (The Way We Were), de Sydney Pollack. "De milieux et de tempéraments contraires, Hubbell et Katie s'aiment mais ne s'entendent pas... Un somptueux mélodrame de Sydney Pollack, sur fond de maccarthysme, avec Robert Redford et Barbra Streisand".

"New York, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Fervente militante de gauche et employée à la radio, Katie n'a pas une minute à elle. Un jour, elle croise Hubbell, qu'elle a connu à la fac en 1937. À l'époque, cet étudiant doué pour l'écriture faisait partie d'une clique fortunée et frivole que Katie, prise entre son job, ses cours et le Parti communiste, réprouvait. Mais elle n'en pinçait pas moins pour le jeune homme. Aujourd'hui, elle est décidée à ne pas le laisser filer. Une liaison orageuse s'engage entre eux. Katie, par ses convictions et sa détermination, force l'admiration de Hubbell, en même temps qu'elle l'épuise".

"Ce film raconte à la fois une passion sans issue, une ségrégation sociale insidieuse et la dérive maccarthyste, le tout empaqueté dans une fresque nostalgique, en quête de l'Amérique perdue, thème récurrent chez Sydney Pollack. Le cinéaste nous entraîne d'un campus en automne (inventif générique qui embrasse en montage alterné les jeunesses parallèles de Katie et Hubbell) à un Hollywood veule qui se plie mollement à la délation. Ce mélo flamboyant repose aussi sur un casting en or : la rencontre entre le beau gosse Wasp (Robert Redford, remarquable de sensibilité) et la pasionaria juive, vif-argent au cœur de midinette, rôle à la mesure de l'explosive Barbra Streisand, qui offre au film une bande-son aux somptueux trémolos".

Nos plus belles années (The Way We Were, 1973) de Sydney Pollack "compte parmi les réussites de Pollack, cinéaste néo-classique attaché à prolonger un certain glamour hollywoodien – il a toujours cherché à travailler avec les grandes stars de son époque – tout en y ajoutant certaines notes critiques.
Ainsi, Nos plus belles années s’inscrit dans la tradition des mélodrames et des grandes histoires d’amour du cinéma américain des années 40 ou 50, avec aussi l’ambition d’évoquer le climat politique des Etats-Unis de 1937 à 1950. Nos plus belles années est en effet la première fiction sortie d’un studio à traiter de la sombre période du maccarthysme à Hollywood, lorsque Hubbell Gardiner, aspirant romancier, est invité à écrire pour le cinéma, en pleine « chasse aux sorcières ». Dalton Trumbo, l’une des victimes de cette page noire de Hollywood, a participé au scénario sans être crédité au générique. Cet épisode fut pourtant très réduit au montage par Pollack, au grand regret de Barbra Streisand qui souhaitait que le film reste une œuvre engagée. C’est sans doute la limite du cinéma de Pollack, cinéaste soucieux de ne pas faire de vagues, préoccupé par le succès au point d’accepter parfois trop de compromis", a écrit Olivier Père.

Et d'observer : "Mais le film gagne en romanesque ce qu’il a perdu en acuité politique, et baigne dans une touchante mélancolie. De leur rencontre sur les bancs de l’université jusqu’à des retrouvailles impromptues devant l’Hôtel Plaza à New York, le film suit la romance contrariée entre Katie (Barbra Streisand) et Hubbell (Robert Redford) que tout oppose au début de leur relation. Elle est juive, militante communiste, exaltée et issue d’un milieu modeste. Il est WASP, apolitique, flegmatique et appartient à la jeunesse dorée. Leur passion amoureuse souffrira de l’idéalisme de l’une et du carriérisme de l’autre".

"La scène au début du film où Katie observe lors d’une fête pendant la Seconde Guerre mondiale Hubbell en uniforme de la marine, d’un blanc immaculé, assoupi debout au comptoir indifférent à la foule autour de lui résume bien l’originalité de Nos plus belles années. C’est l’homme qui est transformé en icône inaccessible, objet de désir, beauté passive et presque irréelle, tandis que la femme joue le rôle de la combattante en perpétuel mouvement, aimante, maladroite mais forte de ses convictions. Les deux acteurs sont très à l’aise dans leurs personnages. Pollack encourage la nonchalance de Redford, tandis que Barbra Streisand déploie son énergie habituelle. Un beau couple de cinéma".


Réalisatrice
Productrice – Barbra Streisand cofonde First Artists Production Company en 1969 avec Paul Newman, Sidney Poitier et Steve Mc Queen -, elle devient réalisatrice en 1983 avec Yentl, inspiré par une nouvelle d’Isaac Bashevis Singer, The Prince of Tides (Le Prince des marées, 1991), avec son fils Jason Gould né de son mariage avec l’acteur Elliott Gould, et The Mirror Has Two Faces (Leçons de séduction, 1996).

Le 26 mai 2016, à 15 h 15, le Cercle Bernard Lazare a projeté Yentl de et avec Barbra Streisand (1983, 132 minutes), Inspiré de la nouvelle d'Isaac Bashevis Singer : Yentl, the Yeshiva Boy (1962), ce film a pour interprètes principaux : Mandy Patinkin, Amy Irving. La musique est signée de Michel Legrand. Les paroliers des chansons sont Alan et Marilyn Bergman. Barbra Streisand a du se battre quinze ans pour trouver le financement du film dédié à son défunt père.

Le 12 décembre 2018, est ressorti, notamment au cinéma Max Linder Panorama en une version restauré Yentl.


Disques
Barbra Streisand excelle à surfer sur les vogues – disco -, multipliant les duos avec Johnny Mathis, Donna Summer, Tony Bennett ou Neil Diamond – tout en restant fidèle à son style et attirant des compositeurs de mélodies (Guilty produit par Barry Gibb contient Woman in Love). Lors de ce concert, elle chante avec le quatuor Il Divo notamment Somewhere.

Sa carrière décrite sur son site Internet s’apparente au tableau d’honneur de la première de la classe.

« Une actrice qui chante ». C’est ainsi que se définit Barbra Streisand dont la vocation la destinait à la comédie.

Arte a rediffusé Barbra Streisand Live in Concert de Barbra Streisand et Gary Smith (2009). La célèbre et talentueuse chanteuse, réalisatrice, productrice, compositrice, militante démocrate et philanthrope, Juive américaine interprète des standards de Broadway et de Hollywood devant le public conquis d’un concert en Floride en 2006. Eblouissante.

Naturel, professionnalisme, sensibilité, humour, lyrisme, élégance… Barbra Streisand déploie tous ses talents de chanteuse devant un public enthousiaste lors de sa tournée en 2006.

En Floride, accompagnée magnifiquement par son orchestre admirablement dirigé par Bill Ross, entre deux anecdotes teintées d'humour, elle enchaine Starting Here, Starting Now, Come Rain Or Come Shine, Funny girl, My man, The Way We Were, titre-phare du film realise par Sydney Pollack (1973) avec Robert Redford, People, Somewhere ou Don't Rain On My Parade.

Le coréalisateur Gary Smith capte les enthousiasmes des spectateurs, célèbres ou anonymes, les préparatifs, l’activité dans les coulisses, la relation d’amour partagé entre une artiste exigeante, distinguée par de nombreux prix – Oscar, Tony Award, Emmy Award, Golden Globe, Légion d’Honneur - et son public au cours d’une carrière couronnée par 51 disques d’or et 30 de platine.

La perfection.

En 2012, est sorti l'album Release Me de Barbra Streisand, suivi par la tournée Back to Brooklyn.

Israël
Le 17 juin 2013, lors de son séjour en Israël, Barbra Streisand a reçu un diplôme docteur en philosophie honoris causa de l'université hébraïque de Jérusalem qui abrite The Emanuel Streisand Building for Jewish Studies.  Elle a rencontré le Président Shimon Peres qui a fêté son 90e anniversaire.

Cette chanteuse a donné ses deux premiers concerts en Israël, au Bloomfield Stadium à Tel-Aviv les 20 et 22 juin 2013, devant 16 000 spectateurs. Elle a notamment interprété Avinu Malkeinu et Peoplepuis a entonné la HaTikva.

"Hello, Gorgeous!"
En 2013, le Museum of Jewish Heritage à New York a présenté le festival cinématographique Hello, Gorgeous! centré sur Barbra Streisand.

"Partners"
Le 16 septembre 2014, est sorti Partners36e album de Barbra Streisand, Douze standards américains interprétés en duos avec notamment Stevie Wonder, Michael Bublé (It Had to Be You), Blake Shelton (I’d Want It to Be You), Billy Joel (New York State of Mind) et Lionel Richie (The Way We Were) et en virtuel avec Elvis Presley (Love Me Tender). Selon la firme discographique Warner, il pourrait se vendre à plus de 150 000 exemplaire en une semaine, soit avant le 21 septembre prochain. Barbra Streisand a vendu 72 millions de disques aux Etats-Unis et 140 dans le monde.

Dans le cadre de la programmation Du Shtetl à Broadwayle cinéma Le Balzac projeta le 10 février 2015, à 20 h, Funny Girl  de William Wyler, avec Barbra Streisand et Omar Sharif. Le film était  précédé d'une présentation par le journaliste Denis Jeambar.

Médaille de la liberté
Le 24 novembre 2015, à la Maison Blanche (Washington), le Président Barack Obama a remis en particulier à Barbra Streisand et au réalisateur Steven Spielberg la Médaille présidentielle de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine. Celle-ci est distingue  des personnalités qui "ont contribué de manière particulièrement méritante  à la sécurité ou aux intérêts nationaux des Etats-Unis, à la paix mondiale, ou aux efforts culturels ou d'autres apports privés ou publics".

Le 16 mai 2016, Barbra Streisand a annoncé la sortie de son prochain album, intitulé Encore: Movie Partners. Elle y interprète des airs de Broadway où elle a débuté avant d'entamer une carrière cinématographique. Sorti les 26 août 2016, cet album réunit Alec Baldwin, Antonio Banderas, Jamie Fox, Anne Hathaway, Hugh Jackman, Seth MacFarlane, Melissa McCarthy, Chris Pine, Daisy Ridley, Patrick Wilson, et un duo "spectaculaire virtuel avec Anthony Newley". Ce disque s'est rapidement hissé à la première place des classements de meilleures ventes aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie.

Barbra Streisand a publié la liste des dates des récitals lors de sa prochaine tournée.

Elle n'a pas apprécié la manière dont "l'application de commande vocale Siri de l'iPhone prononçait son nom. Elle a appelé Tim Cook, PDG d'Apple, pour réclamer une modification". Elle lui a expliqué vers le 20 août 2016: « [Siri] a mal prononcé mon nom. (...) C’est Streisand avec un "S" doux, comme du sable sur la plage. C’est comme cela que je l’ai prononcé toute ma carrière », et non comme un « z ».  Elle a relaté son intervention lors d'une interview sur la station musicale NPR, radio publique des États-Unis. Tim Cook s'est engagé à rectifier cette erreur "lors de la prochaine mise à jour du logiciel, prévue le 30 septembre".

Elle présidera le Centre d'arts qui sera édifié sur le site des attentats terroristes islamistes commis le 11 septembre 2001 par al-Qaïda à New York. Ce Centre devrait être inauguré en 2020.

Donald Trump
Barbra Streisand illustre ces Américains juifs fidèles au Parti démocrate.

Lors du premier concert de sa tournée, elle a décoché des flèches visant Donald Trump, candidat du Parti républicain à l'élection présidentielle de novembre 2016. Elle a participé à de nombreux événements en faveur d'Hillary Clinton, alors candidate du Parti démocrate à l’élection présidentielle américaine.

Fin août, dans « The Tonight Show », elle a chanté en duo avec Jimmy Fallon incarnant Donald Trump. Tous deux ont interprété « Anything You Can Do » où ils "ont critiqué un grand nombre de déclarations de Trump faites pendant la campagne électorale, y compris son intention de construire un mur le long de la frontière mexicaine".

Barbra Streisand a confié à Michael Usher durant "60 minutes", émission de la télévision australienne, qu’elle était « stupéfaite » par la popularité de Trump et espérait que ses partisans allaient « revenir à la raison ». « Il n’a pas de faits [à son compte]. Je ne sais pas, je ne peux pas le croire. Soit je viens dans votre pays, si vous me laissez, ou au Canada ».

Le 9 septembre 2016, lors d'une soirée de gala à Manhattan en faveur de Hillary Clinton, Barbra Streisad a parodié, de manière méchante, la chanson "Send in the Clowns" en évoquant Donald Trump. Extraits :
"Couplet 1
Is he that rich?
Maybe he's poor?
'Til he reveals his returns who can be sure?
Who needs this clown?
Couplet 2
Something's amiss
I don't approve
If he were running the free world, where would we move?|
Name me a town?
Just who is this clown?"
Parmi les invités : les stylistes Isaac Mizrahi, Donna Karan, et Diane von Furstenberg; les acteurs Michael Urie, Laverne Cox, Debra Messing, Mary Louise Parker, Cynthia Nixon, Zachary Quinto, Marisa Tomei, et Jesse Tyler Ferguson, et le mogul hollywoodien Harvey Weinstein.

Cette soirée a ciblé la communauté LGBT, gay, dont Barbra Streisand est "la plus grande icone".

Barbra Streisand présidera le Centre d'arts qui sera édifié sur le site des attentats terroristes islamistes commis le 11 septembre 2001 par al-Qaïda à New York.

"Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984"

Le 24 mai 2026 à 20 h, Arte rediffusera Barbra Streisand, naissance d'une diva 1942-1984, documentaire de Nicolas Maupied. "Avec une incroyable pugnacité, Barbra Streisand a raflé tous les succès sans jamais se renier. De son enfance difficile à Brooklyn aux comédies musicales de Broadway, de "Funny girl" à "Yentl", voici le récit d'une irrésistible ascension".

"Orpheline de père, mal aimée par une mère désargentée, Barbra Streisand a grandi dans le Brooklyn juif orthodoxe. À l'école, ses camarades se moquent de sa "laideur". Mais cette petite fille délurée en mal de reconnaissance, qui rêve déjà d'être une star, apprend vite les vertus de l'autodérision. Elle fait preuve d'une détermination étonnante. Dans le film, l'acteur Allan Miller se souvient que, lorsqu'il enseignait le théâtre, elle assistait à tous ses cours et le bombardait de questions. Mais elle est recalée à toutes les auditions. La jeune fille joue alors son va-tout en révélant un talent caché pour le chant. Dès lors, Barbra s'impose dans les cabarets, à la télévision, au hit-parade. Viennent aussi les comédies musicales de Broadway. De là à Hollywood, il n'y a qu'un pas que cette "entertaineuse" née franchit allègrement".

"En restant elle-même, en assumant tout – son nez, sa judéité et sa véhémence dans un show-biz à dominante blonde et anglo-saxonne –, en s'emparant du pouvoir sans complexe dans une industrie masculine, Barbra Streisand, incarnation sexy et pragmatique du girl power, a ouvert la voie aux mégastars actuelles. C'est un des enseignements de ce documentaire, qui met aussi l'accent sur son statut d'icône gay et sur son charisme. Retraçant sa carrière, des joyeux débuts de Funny girl à Yentl, film dédié à son père où elle cumule toutes les casquettes (actrice, réalisatrice, scénariste, productrice), ce documentaire comporte de nombreuses archives inédites. On y découvre une Barbra Streisand clownesque, vive, pleine d'éclat, captant immédiatement l'attention. Le récit glamour d'une vertigineuse ascension".


Michael Jackson
Le 22 mars 2019, Barbra Streisand a déclaré au quotidien britannique The Times à propos de Michael Jackson : « Ses besoins sexuels étaient ce qu’ils étaient, que ce soit à cause de son enfance ou de son ADN ». Et, concernant ses victimes, Barbra Streisand a ajouté : « C’est un mélange de sentiments. Je me sens mal pour eux. Je me sens mal pour lui (Michael Jackson). Je pense que c’est de la faute des parents, qui ont laissé leurs enfants dormir avec lui. Pourquoi Michael Jackson aurait-il eu besoin d’avoir avec lui ces petits enfants habillés comme lui, avec les mêmes chaussures, les mêmes chapeaux, qui dansent comme lui ? »

"Streisand va ensuite jusqu’à relativiser le traumatisme subi par Wade Robson et James Safechuck. « Vous pouvez utiliser le terme d’agression sexuelle. Mais ces enfants, comme ils le disent dans le documentaire, étaient ravis d’être avec lui. Aujourd’hui ils sont tous les deux mariés et ont des enfants, donc ça ne les a pas tués »… Ces derniers mots ont suscité une réaction directe du réalisateur de « Leaving Neverland » Dan Reed. Celui-ci a écrit sur Twitter : « Ça ne les a pas tués. Barbra Streisand, avez-vous vraiment dit ça ? »

A la suite de la vague d'indignation suscitée par ses propos, Barbra Streisand a exprimé le 23 mars 2019 sur Twitter ses regrets : « Je suis profondément désolée pour la peine ou les malentendus que j’ai causés en ne choisissant pas mes mots avec plus de précaution à propos de Michael Jackson et de ses victimes, parce que les mots qui ont été imprimés ne reflètent pas mes vrais sentiments. Je n’avais aucune intention de nier le traumatisme que ces garçons ont expérimenté. Comme tous ceux qui ont survécu à une agression sexuelle, ils en porteront le poids jusqu’à la fin de leurs jours. Je regrette profondément et j’espère que James et Wade savent que je les respecte vraiment et que je les admire d’avoir dit leur vérité. »

Palme d'honneur 
Le 23 mai 2026, le festival de Cannes a rendu hommage par une Palme d'honneur à Barbra Streisand restée aux Etats-Unis pour sa convalescence après une blessure au genou. La comédienne Isabelle Huppert  remis symboliquement cette Palme après avoir dit un discours admiratif, soulignant son féminisme.

Barbra Streisand "a révélé comment elle était tombée amoureuse du cinéma étranger grâce à un cinéma près de son lycée qui projetait des films en noir et blanc de réalisateurs tels que François Truffaut, Ingmar Bergman, Federico Fellini et Akira Kurosawa. « J'étais fascinée par ces images à l'écran », a-t-elle déclaré. « Elles étaient si puissantes qu'elles restent gravées dans ma mémoire. Je rêvais d'être actrice et de vivre dans ces autres univers, plus intéressants. »

"Des années plus tard, devenue actrice, elle confia avoir réalisé qu'elle envisageait toujours le film dans son ensemble, se posant beaucoup de questions et faisant des suggestions. « Je ne m'en rendais pas compte à l'époque, mais je pensais comme une réalisatrice. J'essayais de trouver comment raconter l'histoire. Et j'avais des histoires à raconter. » Parmi ces histoires figurait « Yentl » (1981), son premier film en tant que réalisatrice, pour lequel Streisand est devenue la première femme à remporter le Golden Globe de la meilleure réalisation. Mais c'était un film qu'elle a décrit comme ayant été très difficile à mettre en œuvre. « J’étais une femme, ce qui représentait un obstacle pour beaucoup », a-t-elle déclaré. « Pire encore, j’étais une actrice qui voulait réaliser. Du coup, tous les studios m’ont refusée. Pendant quinze ans, le projet a failli s’effondrer. Mais je devais absolument faire ce film. » Mais elle a déclaré que la « passion » qu’elle avait pour réaliser « Yentl » était partagée par tous les cinéastes présents à Cannes."

« Dans ce monde fou et instable qui semble se fracturer chaque jour davantage, il est rassurant de voir les films captivants de ce festival, réalisés par des artistes de nombreux pays », a-t-elle déclaré. « Le cinéma a ce pouvoir magique de nous unir, d'ouvrir nos cœurs et nos esprits. Je suis si fière de faire partie de cette communauté, alors merci beaucoup et vive le cinéma ! » 

« Sur les conseils de mes médecins, et alors que je poursuis ma convalescence suite à une blessure au genou, je suis malheureusement dans l’impossibilité d’assister au Festival de Cannes cette année », a-t-elle déclaré dimanche dans un communiqué. « Mais je suis profondément honorée de recevoir la Palme d’Or d’honneur et j’avais tellement hâte de célébrer les films remarquables de la 79e édition. »

Elle a ajouté : « J'avais également très hâte de passer du temps avec des collègues que j'admire tant, et bien sûr, de retourner en France, un pays que j'ai toujours adoré. Bien que je regrette de ne pouvoir être présente en personne, je tiens à adresser mes plus chaleureuses félicitations à tous les cinéastes du monde entier dont le talent extraordinaire et la vision créative sont célébrés cette année. Un grand merci au Festival et à tous ceux qui continuent de soutenir et de défendre l'art du cinéma. »

Barbra Streisand "est la troisième lauréate de la Palme d'Or d'honneur cette année, après le légendaire réalisateur du « Seigneur des Anneaux », Peter Jackson, lors de la soirée d'ouverture, et John Travolta, qui a reçu cette distinction à la surprise générale suite à la première de son premier film en tant que réalisateur, « Propeller One-Way Night Coach ». « C'est bien plus qu'un Oscar », a déclaré Travolta, les larmes aux yeux. « Je n'arrive pas à y croire. C'est la dernière chose à laquelle je m'attendais. »


"Hello, Dolly!" de Gene Kelly 

Etats-Unis, 1969, 2 h 18
Production : 20th Century Fox
Scénario : Ernest Lehman, d'après la comédie musicale de Michael Stewart et la pièce de Thornton Wilder
Musique et paroles : Jerry Herman
Chorégraphie : Michael Kidd, assisté de Shelah Hackett
Avec Barbra Streisand, Walter Matthau, Michael Crawford et Louis Armstrong. 
Sur Ciné + Classic le 13 mai 2020 à  22 h 30.
Disponible jusqu'au 29/06/2020

Nos plus belles années (The Way We Were), de Sydney Pollack
Rastar Productions, Columbia Pictures, 1973, 114 min
Image : Harry Stradling Jr.
Montage : John F. Burnett
Musique : Marvin Hamlisch
Producteur/-trice : Ray Stark
Réalisation : Sydney Pollack
Scénario : Arthur Laurents
Avec Patrick O'Neal, Bradford Dillman, Barbra Streisand, Robert Redford, Lois Chiles, Viveca Lindfors
Sur Arte le 16 avril 2017 à 20 h 55

Visuels 
Hubbell (Robert Redford) et Katie (Barbra Streisand)
Katie (Barbra Streisand)
Katie (Barbra Streisand) et Hubbell (Robert Redford)
© Columbia Pictures Industries, Inc./All rights reserved

Barbra Streisand, naissance d'une diva 
1942-1984, de Nicolas Maupied

Roche Productions, Arte France, 2015, 59 min
Sur Arte le 16 avril 2017 à 22 h 50, les 6 juillet à 23 h 10 et 8 juillet 2018 à 9 h 5513 août 2021 à 22 h 25, 24 mai 2026 à 20 h, 05 juin 2026 à 23 h 10
Disponible du 01/07/2021 au 11/10/2021
Sur arte.tv du 20/04/2026 au 10/11/2026
Visuels 
Portrait de Barbra Streisand par le photographe Steve Shapiro
© Steve Shapiro

Du 26 juin au 6 août 2013
Au Museum of Jewish Heritage à New York
Edmond J. Safra Plaza. 36 Battery Place. New York, NY 10280
Tél. :  646.437.4202  

Etats-Unis, 2009, 108 minutes
Diffusions les 31 juillet 2011 à 22 h 35, 4 août 2011 à 2 h 15, 20 mai 2013 à 0 h 30

Photos : © Sony Music Entertainment-Steve Shapiro

Articles sur ce blog concernant :
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- Judaïsme/Juifs
- Monde arabe/Islam
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Cet article a été publié pour la première fois le 31 juillet 2011. Il a été republié le :
- 29 octobre 2012 en raison de la sortie de l'album Release Me et de la tournée Back to Brooklyn de Barbra Streisand,
- 14 mai, 17 et 25 juin, 28 juillet et 8 novembre 2013, 24 avril et 20 septembre 2014, 9 février et 30 novembre 2015, 25 mai et 11 septembre 2016, 16 avril 2017, 8 juillet 2018, 3 janvier 2019, 13 mai 2020, 6 août 2021.
Il a été modifié pour la  dernière fois le 24 mai 2026.

samedi 23 août 2025

Edith Piaf (1915-1963)

Edith Piaf, née Édith Giovanna Gassion (1915-1963) dans un Paname (Paris) populaire, a chanté dans le monde entier. Une interprète talentueuse, célèbre, de la chanson réaliste, Pygmalion, actrice, parolière, amoureuse, drôle, généreuse et cruelle... Elle a inspiré l'exposition Piaf à la BnF (Bibliothèque nationale de France) présentée à l’occasion du centenaire de la naissance d'Edith Piaf ainsi que de nombreux documentaires. Arte rediffusera le 25 août 2025 à 20 h 55 "La môme", biopic français réalisé par Olivier Dahan (2007) avec Marion Cotillard, Pascal Greggory, Sylvie Testud, Clotilde Courau, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, puis, à 23 h 10 "Piaf, sans amour on n'est rien du tout(Piaf: Ohne Liebe ist man nichts), documentaire de Marianne Lamour. 
En 2003-2004, à l’occasion du quarantième anniversaire de sa mort le 10 octobre 1963, la Mairie de Paris a présenté l'exposition Piaf, la môme de Paris rendant hommage à Edith Piaf. Photographies souvent rares ou inédites, documents d’époque – affiches, programmes, presse, disques -, objets plus intimes - correspondance avec, entre autres, Marcel Cerdan, robe de scène, etc. - évoquaient une artiste parolière et interprète exceptionnelle, à la carrière internationale, et au destin tragique. Une promenade au fil de rengaines de « La Môme de Paris » inspirée par Marie Dubas. Des regrets : une scénographie peu claire et parfois, des présentations de pièces compliquées.

"Piaf, la môme de Paris"

En 2015, la BnF (Bibliothèque nationale de France) a présenté l'exposition PIAF à l’occasion de la naissance de cette artiste. 

Elle montrait "comment la fille de saltimbanques est devenue l’emblème du peuple, par quel miracle elle continue aujourd’hui encore à être portée par la foule de ses admirateurs, célèbres ou anonymes, comment une simple chanteuse réaliste a pu se métamorphoser en une artiste unique et adulée, comment, par ses chansons et ses amants, elle incarne toutes les couleurs de l’amour du plus tragique au plus joyeux, du plus soumis au plus décomplexé.

L’exposition "s’ouvre sur le film Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry (1954) : on y voit Edith Piaf chanter la Carmagnole (Ah ça ira !) sur la grille du château de Versailles, en costume révolutionnaire. Réécrite pour elle, la chanson entrera ensuite dans son répertoire. Au sommet de sa carrière, Piaf semble être devenue elle-même un emblème national dans la tradition de 1789, la meilleure incarnation possible d’un peuple de pauvres gens oppressés et révoltés".

Elle révèle "quels rôles ont joués la radio, le disque et la presse dans l’émergence du talent de Piaf, jusqu’au jour où l’art et les médias, le cinéma et la télévision, se sont emparés d’elle et en ont fait une légende"

Elle " puise principalement dans les collections de la BnF, grenier encore trop méconnu de la culture populaire, et présente au public aussi bien des photographies, lettres, affiches, disques, enregistrements sonores et extraits de films, magazines, objets souvenirs tels que la célèbre petite robe noire. Ces documents sont complétés par des ressources provenant notamment de l’Institut national de l’Audiovisuel et de l’Association des amis d’Édith Piaf".

"Devenue une véritable icône, Édith Piaf a toujours gardé une liberté et une simplicité étonnantes. L’exposition tentera de préserver cette tonalité un peu rebelle, décalée, moins conventionnelle de Piaf, et de rappeler que pour elle la célébrité n’a aucune importance face à l’incandescence de la scène, que l’argent et le confort pèsent peu par rapport aux amants et aux amis, et que le chagrin le plus noir peut toujours être dissipé par un grand éclat de rire, un grand « J’m’en fous pas mal ».
« Allez, venez Milord… », « Non, rien de rien… », « Si un jour la vie t’arrache à moi… ». Les "chansons d’Édith Piaf sont dans toutes les têtes ; quelques mesures, quelques mots suffisent à enclencher la ritournelle. Par sa voix, par son répertoire, par le roman de sa vie, la petite chanteuse des rues est devenue une vedette reconnue du music-hall, une des figures majeures de la culture populaire française et une icône internationale. Le centenaire de sa naissance offre une belle occasion de retrouver" à la BNF "les grands moments de son histoire, au fil des enregistrements, des photographies, des affiches, des lettres, des programmes… et autour d’objets fétiches comme la célèbre petite robe noire. Une opportunité pour comprendre quelle femme fut Édith Piaf, fille de saltimbanques et emblème populaire, amoureuse à vif et rieuse infatigable, chanteuse à la carrière exceptionnelle et véritable légende, car le destin de Piaf ne lui appartient plus, il est passé dans notre mémoire collective, et sur nos lèvres".

De la môme Piaf à Edith Piaf
Piaf est une enfant de Paname.

Elle est née en 1915 "au sein d’une famille modeste de saltimbanques, qui représente le prolétariat du monde du spectacle. Son père, Louis Gassion, était acrobate et contorsionniste, son grand-père était écuyer de cirque, ses tantes étaient acrobates ou trapézistes, sa grand-mère maternelle aurait été dresseuse de puces... Sa mère Line Marsa était quant à elle une modeste chanteuse réaliste.  Loin des grands cirques bourgeois parisiens, ce milieu est celui des petites troupes itinérantes de province et des spectacles de rue. Le tapis qu’on déroule sur le trottoir pour faire son numéro sera un objet important dans le souvenir que Piaf gardera des années passées à voyager de ville en ville avec son père.  C’est à ses côtés qu’elle commence à chanter pour stimuler la quête dans les cafés, les casernes ou les lieux de plein air. Plus tard, elle côtoie aussi des artistes de cirque dans les spectacles de music-hall auxquels elle participe. Le monde du cirque se retrouvera dans son répertoire (Bravo pour le clown, Le Chemin des forains, On cherche un Auguste)".

"Après des années d’itinérance, Édith Piaf retrouve Paris à la fin des années 1920. C’est une période d’émancipation, elle quitte son acrobate de père pour voler de ses propres ailes, vit de petits emplois, forme son propre trio pour se produire dans les casernes. Surtout, elle chante dans les rues de Paris, son premier décor, entre Belleville, Ménilmontant puis Pigalle, en compagnie de Simone Berteaut, demi-soeur de légende et vrai mauvais génie, qui l’entraîne dans des relations pas toujours recommandables".

Le Paris de Piaf, ce sont les rues de la capitale arpentées lors de son enfance et de son adolescence en chanteuse des rues interprétant Vincent Scotto (Les mômes de la cloche) ou Eblinger (La java de Cézigue).

D’abord, devant le 72 rue de Belleville, où elle serait née, fille d'Annetta Maillard, chanteuse, et d'Alphonse Gassion, le quartier avec Ménilmontant d’une grande partie de son enfance.

Dans cette atmosphère du Paris populaire des années 1930, s’est formé l’art de Piaf. Les cabarets parisiens, où Piaf a débuté, au Gerny’s, puis dans des clubs plus huppés tels le Night-club ou l’Amiral.


Les salles de spectacles des Grands boulevards, « l’A.B.C, temple du music-hall parisien des années 1930-1940, où Piaf  triomphe et s’impose définitivement comme la plus grande chanteuse de son époque » et l’Olympia  dès la fin des années 1940.

Puis, le Versailles, à New York, où elle triomphe à la fin des années 1940 et berceau de son idylle avec Marcel Cerdan.
Enfin, le 67 bis Boulevard Lannes, lieu parisien de son dernier domicile où elle vit dès 1952.

Malgré « ses grandes tournées américaines et de l’évolution de son répertoire, cette origine populaire parisienne constituera un point d’ancrage fort et constant tout au long de sa carrière ».

Pygmalion, muse, cette interprète a su s’adjoindre s’entourer notamment des talentueux Marguerite Monnot (1903-1961), Michel Emer (1906-1984), Norbert Glanzberg, tous trois pianistes-compositeurs, Jean-Louis Jaubert des Compagnons de la chanson, Philippe-Gérard, l’accordéoniste Francis Lai et Georges Moustaki qui lui écrit avec Marguerite Monnot Milord (1959) et Charles Dumont dont elle crée Je ne regrette rien. Et a contribué au succès du jeune Yves Montand débutant.


Édith Piaf est "une grande travailleuse. Répertoire et interprétation : tout fait l’objet de longues séances de travail. Pour le répertoire, elle abandonne le style truculent des réalistes qu’elle pratiquait au début de sa carrière, elle s’essaie même à l’autodérision dans Pour qu’elle soit jolie ma chanson, refuse de se mettre à chanter les poètes qu’elle respecte trop, à l’exception cependant de Prévert. Piaf aime les mots simples, ceux de tous les jours, qui traduisent des états émotionnels intenses. Son répertoire est populaire au sens le plus universel. Elle écrit elle-même, fait travailler des auteurs. D’autres, connus ou anonymes, lui font des propositions, comme Henri Contet, Paul Misraki, Michel Rivgauche, Delécluse et Senlis… Elle privilégie avant tout dans son interprétation la diction, l’intelligibilité et la clarté des mots. Elle commande ensuite des musiques à ses compositeurs favoris, au premier rang desquels Marguerite Monnot et dans une moindre mesure Norbert Glanzberg, Henri Crolla, Louiguy, Gilbert Bécaud ou Charles Dumont. Une figure intéressante d’auteur-compositeur est Michel Emer. Avec lui, elle délaisse le rythme de la java pour adopter celui de la valse. Ses incursions, plutôt réussies, vers le blues et le jazz (Je t’ai dans la peau) ou le rock (L’Homme à la moto) ne la convainquent pas pour autant de changer radicalement son style. Elle se produit d’ailleurs toujours avec un accordéoniste et un pianiste mais ne dédaigne pas les orchestres avec sections de cuivres et de violons, ainsi que les chœurs".

La puissance de sa voix a été forgée "en plein air et a dû se projeter bien haut entre les immeubles, une voix de poitrine qu’elle lance face public avec une grande économie de gestes. Le visage pâle offert au public et les mains plaquées sur sa robe noire dessinent une silhouette qui deviendra mythique". Une interprétation où le moindre geste est pensé, intense.

Après 1945, "la carrière de Piaf prend une dimension nouvelle. Les grands titres de son répertoire datent de cette période : La Vie en rose, Hymne à l’amour… Elle devient une star internationale, fait de longs séjours aux États-Unis, se produisant notamment au Carnegie Hall. Son impresario Louis Barrier organise ses tours de chant et ses tournées. Sa popularité est immense. En France, elle noue un lien particulier avec Bruno Coquatrix, directeur de l’Olympia, et sauve d’ailleurs la salle de la faillite. Elle s’y produira pour la dernière fois en 1962 et chantera de nombreuses chanson de Charles Dumont.

"À l’époque des débuts de Piaf, les chansons étaient diffusées dans le public via des partitions imprimées, les « petits formats de chansons » vendus notamment au moment des prestations et qui permettaient à tout un chacun de se les approprier", de les entonner avec le chanteur des rues ainsi que le montre notamment le cinéaste René Clair. Dès les années 1930, ces supports imprimés affrontent la concurrence du disque et de la radio. "La rencontre de Piaf avec l’un et l’autre est simultanée ; elle a lieu très tôt, à l’automne 1935, et doit beaucoup à Jacques Canetti. Quelques semaines après sa prestation au Gerny’s, la « Môme Piaf » - du nom qui lui a été donné par Louis Leplée, le gérant du cabaret, est invitée à chanter sur Radio-Cité, dont Jacques Canetti est le directeur artistique, puis elle enregistre son premier disque chez Polydor, où il est producteur. Pour la maison de disques, elle apparaît vite comme l’artiste à mettre en avant, ainsi qu’en témoignent catalogues et affiches".

Avec Jean Sablon, Edith Piaf "est l’une des premières vedettes du disque, apprend à se servir du micro. Dans les cafés et les gares, l’autophone, ancêtre du juke-box, favorise la diffusion de ses chansons. Il en ira de même avec Columbia qui devient sa maison de disques en 1946, excepté un court passage chez Decca-Belgique en 1947 et 1948".

Après sa mort en 1963, ses  disques continuent d'être achetés, et conquièrent des pays qui l'avaient ignorée : les pays de l’Est, l'Asie… Avec "l’avènement du CD, les coffrets se multiplient et plusieurs intégrales sont publiées".

Edith Piaf a eu tôt conscience de l'importance des médias dans sa carrière. Les "ondes touchent aussi un large public. Édith Piaf participe à des émissions de la Radiodiffusion Française, la Radio-Luxembourg, la Radio suisse romande et la toute jeune Europe 1. Il s’agit aussi bien de retransmissions de concerts que d’émissions en studio où elle chante quelques titres. C’est au studio d’enregistrement de l’émission Music hall de Paris qu’elle rencontre pour la première fois Charles Aznavour. Dans la continuité des émissions de variétés radiophoniques, Piaf participe dès les débuts de la télévision à des émissions comme Télé-Paris ou La Joie de vivre d’Henri Spade, parfois jugées de mauvais goût et peu légitimes par les milieux cultivés. Elle répondra aussi à de grands intervieweurs comme Pierre Desgraupes ou Pierre Tchernia".

Pendant ses tournées aux États-Unis, Piaf est souvent invitée dans l’Ed Sullivan Show sur CBS, et "ce type d’émissions contribue à accroître sa célébrité, d’autant qu’à cette époque, radio comme télévision s’écoutent et se regardent collectivement aussi bien dans les cafés que chez soi avec la famille et les voisins"".

La "presse enfin a accompagné la carrière de Piaf, qu’il s’agisse des centaines de chroniques qui ont rendu compte de ses prestations publiques ou cinématographiques, de la presse à sensation qui s’est faite l’écho plus ou moins fidèle de sa vie privée (Détective, France Dimanche, Ici Paris) ou de la presse magazine, la presse du coeur ou à grand tirage comme Paris Match. Peu à peu s’est construit un récit de sa vie en partie mythique, sans cesse amplifié par les nombreux sujets qui lui sont consacrés".

"L’image de la chanteuse a également attiré les photographes : les agences photos et les paparazzi l’ont captée dès l’affaire de l’assassinat de son protecteur, le patron de cabaret Louis Leplée, en 1936, et la poursuivront jusqu’à sa mort ; Piaf se prête au jeu de l’exhibition de sa vie privée et laisse même s’installer chez elle des reporters à demeure. Réputée assez peu photogénique, elle a cependant inspiré dans sa jeunesse de grands photographes comme Jean-Gabriel Séruzier, Alexander Bender ou Raymond Voinckel…"

« La robe de scène, elle est ne varietur. Je l’ai étrennée lors de mon premier passage à Bobino et, si elle a été refaite bien des fois, elle n’a pratiquement pas bougé. Je ne veux pas que mon apparence distraie le spectateur », a déclaré Piaf.


"Edith Piaf, amoureuse"
Le 9 novembre 2015, France 3 diffusa Edith Piaf, amoureusedocumentaire de Philippe Kohly : "Le 10 octobre 1963 disparaissait Edith Piaf. France 3 consacre un documentaire à cette grande amoureuse dans un film musical et sentimental de Philippe Kohly, qui raconte les liaisons tumultueuses de l'artiste. Ils sont une quinzaine d'hommes dont Raymond Asso, Paul Meurisse, Yves Montand, Marcel Cerdan, Georges Moustaki ou bien encore Théo Sarapo pour ne citer que les plus célèbres, à avoir traversé sa vie et à lui avoir inspiré ses plus beaux textes comme "L'hymne à l'amour", "C'est un monsieur très distingué "... Ce récit " tout images " mêlera photos, images d'archives, dont certaines colorisées, et la lecture des lettres qu'elle a envoyées toute sa vie. Ce sera le véritable roman d'une vie".

"Le Fanion de la Légion - Edith Piaf"
Le 5 septembre 2017 à 6 h 35 et 12 h 30, Histoire présenta dans le cadre de Notes d'Histoire "Le Fanion de la Légion - Edith Piaf", réalisé par Guillaume Laidet et présenté par Christophe Bourseiller (EREAL PROD et Histoire, 2016). "Esprit non conformiste et familier des marges de l'histoire, Christophe Bourseiller apporte l'éclairage contextuel qui nous aide à comprendre de quels ressorts et de quelles passions sont nés les mélodies les plus suaves ou les accents les plus martiaux. Tout ce qui fait de cet "art mineur" qu'est la chanson, l'outil qui permet de rendre l'histoire sinon intelligente du moins intelligible. Dans cet épisode, revenons sur la chanson "Le fanion de la légion" chanté par Edith Piaf".

L'INA (Institut national de l'audiovisuel) diffuse la vidéo d'Edith Piaf interprétant en 1954 avec une économie de gestes, si expressifs, selon un tempo mûrement réfléchi, cette chanson narrative louant le courage de Légionnaires défendant un "petit fortin" et leur fanion surplombant le "bled immense" et vers lequel s'avancent les "salopards". Cette vidéo est extraite de l'émission "La joie de vivre" présentée par Henri Spade et réalisée par André Hugues. Edith PIAF interprète "Le fanion de la Légion", aux paroles de Raymond Asso et à la musique de Marguerite Monnot.

"Tout est vrai (ou presque)"
Arte diffusa le 1er mars 2019, dans la série "Tout est vrai (ou presque)" ((Fast) die ganze Wahrheit), "Edith Piaf" par Nicolas Rendu. "La série quotidienne qui raconte les personnalités avec des petits objets est de retour. Aujourd'hui : Edith Piaf. En tant que monument historique de Paris, elle peut rivaliser avec la tour Eiffel. Retour sur la vie plutôt sombre de la Môme."

"Elles chantaient entre deux guerres"
Histoire diffusa les 10 et 20 février 2020 "Elles chantaient entre deux guerres" par Dominique Eloudy-Lenys. "Du crépuscule du 19ème siècle au sortir de la seconde guerre mondiale, la chanson réaliste a occupé une place inédite dans l’Histoire de la chanson française. Quelques hommes mais plus particulièrement des femmes, des chanteuses, ont marqué ces années d’une empreinte indéfectible et créé l’interprétation, la dramaturgie, la scénographie, et la mise en scène ! Elles s’appelaient Fréhel, Damia, Berthe Silva, Suzy Solidor et plus tard, Edith Piaf. Dans ce film, nous découvrons que, le récit de leurs chansons et l’histoire de leur vie, sont une seule et même chose. De nombreux intervenants dont Michel Field (journaliste, écrivain), Martin Penet (historien de la chanson), Dominique Misslin (éditeur de la musique), Francesco Rapazzani (écrivain et biographe de Damia), Joëlle-Andrée Deniot (sociologue de la chanson et de l'art, professeure émérite à l'Université de Nantes) ou encore Christophe Bourseiller (écrivain et homme de radio) racontent comment Edith Piaf, Fréhel, Damia, Nitta-Jo ou Berthe Silva, ont mêlé leurs vies aux chansons, pour toujours."

"Piaf intime"
Histoire diffusa les 30 juin 2021 et 5 juillet 2021 "Piaf intime" par Valérie Exposito. "A l'occasion du cinquantième anniversaire de la disparition d'Edith Piaf, Stylia diffuse Piaf intime, un document exceptionnel de soixante-dix minutes signé Valérie Exposito, avec de nombreuses images inédites. "Quand on aime, on a tous les courages. Moi, ça m'a toujours aidée dans la vie. Même quand on est malheureux en amour, on est tout de même très heureux". Au rythme de ses chansons, à partir de films amateurs exceptionnels et émouvants, de photos et d'archives oubliées, d'interviews de ses proches, se dessine le portrait d'une femme dont le mythe n'a jamais cessé de grandir, celui d'une autre Piaf... À travers un destin plus incroyable qu'un roman, on découvre l'âme d'une artiste et le cœur d'une femme. Intime, intense, fragile et dévouée à son art jusqu'au sacrifice."

"Piaf, sans amour on n'est rien du tout"
Arte rediffusera le 25 août 2025 à 23 h 10 "Piaf, sans amour on n'est rien du tout" (Piaf: Ohne Liebe ist man nichts), documentaire de Marianne Lamour. "Portrait d’Édith Piaf l’éternelle. Aujourd'hui encore, elle reste l’incarnation de la chanson populaire et de la passion amoureuse, de la poésie douloureuse du pavé parisien."

"À ses débuts, c’est une fille malingre et peu apprêtée. Pourtant, tous sont foudroyés par ce qui se loge dans ce petit corps frêle : l’essence même de l’amour. Personne n’a incarné la chanson populaire comme Édith Piaf, née d'une mère chanteuse de beuglant, ces cafés-concerts qui fleurissaient dans les quartiers interlopes, et d'un père artiste de cirque. Dès les premières mesures, entonnées aux côtés de son géniteur qui la fait travailler dès ses 9 ans, ceux qui l’écoutent sont bouleversés. Dans chaque chanson, le public entend l’histoire de sa propre vie, de ses amours et de ses peines. Enchanteresse de l’âme, Piaf hurle l’amour. Son blues très personnel, sa grâce violente et sa voix déchirée rejoignent les expressions les plus universelles de la passion amoureuse. Portrait de cette immense interprète, disparue en 1963, à travers des images d’archives et de nombreux extraits de chansons."


"La môme"
Arte rediffusera le 25 août 2025 à 20 h 55 "La môme", biopic français réalisé par Olivier Dahan (2007) avec Marion Cotillard, Pascal Greggory, Sylvie Testud, Clotilde Courau, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu.

Le film a été un succès public et critique.

"Des vaches maigres au triomphe, le destin tragique de la chanteuse Édith Piaf. La prestation de Marion Cotillard et le biopic d’Olivier Dahan qui lui fait écrin ont été largement salués à travers le monde."

"Paris, 1918. Fille d’une chanteuse de beuglant minée par la pauvreté, la petite Édith Giovanna Gassion est enlevée par Louis, son père acrobate de cirque. Ce dernier la confie à sa grand-mère, qui tient une maison close à Bernay, en Normandie. D’une santé fragile, Édith grandit choyée par les femmes de la maisonnée, notamment par Titine. Mais après quelques années, Louis reprend Édith pour courir avec elle les cachets d'artiste". 

"Elle a 15 ans lorsqu’elle le quitte pour retrouver Paris, où elle chante à son tour dans les rues. Repérée par Louis Leplée, un directeur de théâtre, Édith débute dans son cabaret sous le nom de "la môme Piaf". Les premiers pas d’une carrière, entachée par la maladie, les soucis d’argent, la toxicomanie et les deuils, qui va la mener à la célébrité jusqu’aux États-Unis."

"A peine reconnaissable du fait de son incroyable transformation physique, Marion Cotillard livre une performance époustouflante en se glissant, de la jeunesse au seuil de la mort, dans la peau d’Édith Piaf (1915-1963). Multirécompensée pour sa prestation, l’actrice est entourée d’une pléiade de partenaires, de Jean-Paul Rouve (son père) à Gérard Depardieu (Louis Leplée), d’Emmanuelle Seigner (Titine) à Sylvie Testud (Simone Berteaut), ou encore Laurent Olmedo et Jean-Pierre Martins". 

"Empruntant le parti pris du réalisme – teinté de gouaille et parfois d’une pointe d’humour –, Olivier Dahan met en scène les petits bonheurs et les grands drames qui ont marqué la vie et la carrière de la chanteuse, au sein d’un biopic couvert de prix."

Meilleurs actrice (Marion Cotillard), maquillage, Oscars 2008 – Meilleurs actrice, musique, costumes, maquillage et coiffure, Bafta Awards 2008 – Meilleure actrice, Golden Globes 2008 – Meilleurs actrice, image, décors, costumes, son, César 2008


"Piaf : le concert idéal"
Arte diffusa les 22 août, 2 et 8 septembre 2021 "Piaf : le concert idéal" (Piaf - Das ideale Konzert) de Michel Poulain. "À l'occasion du centenaire de la naissance de la Môme, ARTE diffusa ses plus grands succès dans des versions rares. Le 19 décembre 1915, dans le quartier de Belleville, à Paris, naissait Édith Giovanna Gassion, la future Édith Piaf. "Elle chante ici ses plus belles chansons de la période 1952-1962 : "La foule", "L’accordéoniste", "Je me souviens d’une chanson", "L’hymne à l’amour", "La vie en rose" (deux titres dont nous entendons également un extrait en anglais), "Sale petit brouillard", "Milord", "Faut pas qu’il se figure", "L’homme à la moto", "Mon Dieu", "La goualante du pauvre Jean", "Non, je ne regrette rien", "Bravo pour le clown"… Grâce à un judicieux montage, Édith Piaf fait elle-même le lien entre chaque chanson".


"Théo Sarapo, dans l'ombre de Piaf"
Dans le cadre de la collection documentaire "Les oubliés de l'histoire", Arte a diffusé "
Théo Sarapo, dans l'ombre de Piaf" de Jacques Malaterre. "Une traversée haletante de l’histoire européenne du XXe siècle à travers des destins extraordinaires peu connus. "Fils d'émigrés grecs installés à Paris", né en 1936, "Theophánis Lamboukas a la passion du chant. Au début des années 1960, démobilisé d'Algérie, il passe ses soirées à Saint-Germain-des-Prés, où un ami lui fait rencontrer Édith Piaf…"

Le 9 octobre 1962, à la mairie du XVIe arrondissement de Paris, Théo Sarapo et Édith Piaf, malade, se marient civilement, puis religieusement à l'église orthodoxe grecque. Le couple interprète quelques chansons ensemble, dont À quoi ça sert l'amour, de Michel Emer. Au cap Ferrat, puis à Grasse, Théo Sarapo soigne Edith Piaf qui décède le 10 octobre 1963.

Après avoir observé une période de deuil, Théo Sarapo reprend sa carrière d'artiste afin de payer les dettes d'Édith Piaf et déclare en octobre 1969 à Paris-Presse, L'Intransigeant (11 octobre 1969) :
« Le monde a cru que j'étais devenu immensément riche. Je voudrais m'expliquer là-dessus une bonne fois pour toutes. (...) À la mort d'Édith, il lui restait très peu d'argent. Elle gagnait évidemment beaucoup, mais tout a été dilapidé dans les frais de train de maison, dans les frais de clinique, les frais de maladie, frais de médecins, et, moi, je me suis retrouvé un an après avec une quarantaine de millions d'impôts à payer. (...) Sur les disques, je ne touche rien, parce que les royalties sont considérées comme un salaire ; or, on ne verse pas un salaire à un héritier. Il reste donc uniquement les droits d'auteur. »
Compagnon de la speakerine et chanteuse Jacqueline Huet, il meurt lors d'un accident de voiture le 28 août 1970, en Haute-Vienne. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise aux côtés d'Édith Piaf.



"Théo Sarapo, dans l'ombre de Piaf" de Jacques Malaterre
France, 2016, 20x26mn
Collection documentaire créée par Jacques Malaterre
Coauteurs : Jacques Malaterre et Jean-Yves Le Naour - Réalisation : Jacques Malaterre
Coproduction : ARTE France, Les Films du Tambour de Soie, Sara M
Disponible sur arte.tv du 13/11/2020 au 18/01/2021

"La môme" d’Olivier Dahan
France/Royaume-Uni/République tchèque, 2007, 2 h 12mn
Production : Légende Film, TF1 Films Productions, TF1 International, Okko Productions, Songbird Pictures
Scénario : Olivier Dahan, Isabelle Sobelman
Avec : Marion Cotillard, Pascal Greggory, Sylvie Testud, Clotilde Courau, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu, Jean-Pierre Martins, Emmanuelle Seigner, Catherine Allégret
Sur Arte les 22 août 2021 à 20 h 55, 24 août 2021 à 13 h 40, 30 août 2021 à 13 h 35, 25 août 2025 à 20 h 55, 27 août 2025 à 13 h 35, 07 septembre 2025 à 13 h 30
Sur arte.tv du 25/08/2025 au 31/08/2025 
Visuels :
© TF1 International
© ARD Degeto Film/Telepool/Legende/TF1 International/Songbird Pictures Limited

"Piaf, sans amour on n'est rien du tout"
 de Marianne Lamourde 
France, 2003, 1 h
Coproduction : ARTE France, Île Productions, France 5
Sur Arte les 3 janvier 2004, 22 août 2021 à 23 h 10, 30 août 2021 à 15 h 50, 25 août 2025 à 23 h 10, 27 août 2025 à 15 h 50, 07 septembre 2025 à 15 h 45
Sur arte.tv du 15/08/2025 au 13/08/2028 
Disponible sur arte.tv du 15/08/2021 au 19/11/2021


"Piaf : le concert idéal" de Michel Poulain
France, 2003, 43 mn
Coproduction : ARTE France, Île Productions, INA Entreprise
Sur Arte les 4 janvier 2004, 22 août 2021 à 19 h, 2 septembre 2021 à 5 h et 8 septembre 2021 à 5 h 00
Disponible du 15/08/2021 au 19/11/2021


"Elles chantaient entre deux guerres" par Dominique Eloudy-Lenys
France, 2016
Produit par ADL TV et Histoire
Sur Histoire les  29 janvier 2020 à 11 h 30,  10 février 2020 à 10 h 50, 20 février 2020 à 10 h

"Piaf intime" par Valérie Exposito

France, 2013
Produit par Imagine, la Direction de l'Information, TF1 et INA
Sur Histoire les 26 janvier 2020 à 12 h 15, 7 février 2020 à 14 h 45 et 19 février 2020 à 13 h 1530 juin 2021 à 11 h 30 et 5 juillet 2021 à 10 h 50

"Edith Piaf" par Nicolas Rendu
France, 2014, 4 min
Sur Arte le 1er mars 2019 à 20 h 53

Du 14 avril 2015 au 23 août 2015
A la BnF

François-Mitterrand / Galerie 2
Quai François-Mauriac
75706 Paris Cedex 13
Tél. : 33(0)1 53 79 59 59
Du mardi au samedi de 10 h à 19 h. Dimanche de 13 h à 19 h. Sauf lundi et jours fériés


Visuels :
Affiche
Édith Piaf sur la scène de l’Olympia à Paris, 1959
© Georges Dudognon / adoc-photos

Affiche de Gaston Girbal : Édith Piaf
disques Columbia. 1951
D.R
BnF, Estampes et photographie

Achille Zavatta et Édith Piaf lors de la tournée du Super Circus, 1954
Photographie
Journal L’Aurore, D.R.
BnF, Estampes et photographie

Miss Edith, phénomène vocal
Photographie anonyme
BnF, Estampes et photographie

La môme Piaf, supplément au catalogue
Polydor N° 88 Brunswick
Polydor, février 1936
BnF, Audiovisuel

Édith Piaf et Bruno Coquatrix
© Frank Horvat
BnF, Estampes et photographie

Ordre de passage des chansons autographe d’Édith Piaf
« 1ère partie » et « 2ème partie », sur papier cahier, à l’encre noire. 1963 BnF, Arts du spectacle

Édith Piaf et son premier accordéoniste, Juel
PhotoStarpress, D.R.
BnF, Estampes et photographie

Raymond Voinquel
Edith Piaf, 1947
© Ministère de la Culture - Médiathèque du Patrimoine,
Dist. RMN-Grand Palais/Raymond Voinquel

Lettre de Jean Cocteau adressée à Edith Piaf,
9 août 1960
© ADAGP, Paris 2015, « Avec l’aimable autorisation de M. Pierre Bergé, président du Comité Jean Cocteau »
BnF, Arts du spectacle

Édith Piaf dans Si Versailles m’était conté, film de Sacha Guitry
Photographie de Jean Klissak
BnF, Arts du spectacle

Affiche du film Paris chante toujours
BnF, Arts du spectacle

Édith Piaf dans une rue de Paris
Photographie parue dans Voila
© Voila, 1939, D.R.
BnF, Estampes et photographie

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Cet article a été publié par Actualité juive. Il a été publié sur ce blog les 23 septembre 2013, 17 août  et 9 novembre 2015, 5 septembre 2017, 2 mars 2019, 5 février 2020, 28 juin 2021.