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vendredi 24 octobre 2014

Pluriel. Regards sur l’art contemporain israélien 2012


La Villa Emerige a présenté l’exposition éponyme problématique. Quinze artistes israéliens – peintres, vidéastes, photographes, sculpteurs, etc. – présentent leurs œuvres, dont certains s’apparentent plus à de quasi-manifestes politiques biaisés et hostiles à l’Etat d’Israël qu’à des œuvres artistiques, et reflètent un mal-être identitaire malsain. Bénéficiant de partenaires prestigieux – Mairie de Paris et services culturels de l’ambassade d’Israël en France -, cette exposition choquante et partiale est annoncée dans des médias français Juifs et AkademScope, soutenu par le Fonds social juif unifié (FSJU) et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (FMS). Arte diffusera le 26 octobre à 1 h 30 Arte Video Night 6 : "Pour la sixième année consécutive, ARTE célèbre l’art vidéo. Animée par la journaliste Agnès Olier, la sixième édition d'"ARTE Video Night" se décline en neuf thèmes, et donne, notamment, un coup de projecteur sur la création israélienne. Les commissaires artistiques Dominique Goutard et Jean-Luc Monterosso ont sélectionné 70 créations courtes, sans paroles, poétiques ou politiques, drôles ou tragiques, parfois déroutantes, toujours engagées. Plus de soixante-dix œuvres inédites sont à l’antenne, dans la nuit du samedi 25 octobre, puis sur ARTE Creative, la plate-forme de la chaîne dédiée à la création visuelle et numérique. Une nouvelle présentatrice, Agnès Olier, musicienne, journaliste à France Inter et à France Culture, nous guidera tout au long de cette incursion noctambule dans l'art vidéo. Celle-ci se découpe en neuf thèmes : "Bizarre...", "Enfermement", "Elle & lui", "Bruits de fond", "Cas d’école", "Vu d’Israël" (avec, en vedette, l’artiste Sigalit Landau), "Rêves de formes", "Back to the city", "Résistance".
L’année juive 5772 avait été marquée par des expositions controversées« Ici », « Jérusalem plomb durci » et « J'ai soif » - promues par service culturel de la problématique ambassade d’Israël en France.

En cet automne 2012, cette ambassade poursuit dans cette voie. Comme si les expositions anti-israéliennes en France ne causaient pas assez de dommages à Israël et aux Juifs français.

On aurait pu espérer un « cadeau » moins embarrassant en ce début d’année juive 5773.

Pluriel ?
L’exposition Pluriel « met en exergue la pluralité qui traverse l’art contemporain israélien… Polysémie, polyphonie, articulation de l’intime et du politique, du transgressif et du religieux, de la mémoire et de l’actualité, du nationalisme et de l’universel donnant à voir la réalité d’une scène talentueuse à la fois spécifique et ouverte », indique le dossier de presse.

Organisée par « le magazine d'art prestigieux Artabsolument », elle réunit « les œuvres de l'élite des artistes israéliens de la scène d'art contemporain » et est assortie d'un catalogue.

Les expositions collectives s’avèrent délicates dans l’association des talents, d’artistes créant leurs œuvres hors de toute politisation à ceux dont l’art exprime des réflexions ou positions politiques, souvent biaisées.

« Le choix n’est jamais neutre. Nous nous sommes aperçus que nous étions attirées par des œuvres d’artistes israéliens ou palestiniens vivant en Israël dont le travail tournait autour de la question de l’identité, prise dans un sens large... Le contour politique, social ou économique de la création est conclusif à l’exposition. Le but est que le regardeur en ressorte ses propres conclusions », explique Nathalie Mamane-Cohen, une des deux commissaires de l’exposition avec Nathalie Zaquin-Boulakia.

Elle allègue : « L’histoire de l’art en Israël reste un objet particulier car le territoire est le fruit de nombreux mélanges culturels. Il n’y avait pas d’art car pas d’histoire commune, et pourtant beaucoup d’art et d’histoires importés ». Comme si les Juifs habitant en Eretz Israël n’avaient au fil des siècles produit aucun art, aucune histoire !

A la villa Emerige, espace parisien créé par Laurent Dumas, quinze artistes illustrent des disciplines variées : peinture, sculpture, vidéo, photographie, installation et broderie.

On peine souvent à distinguer l’art de la politique, et une diversité idéologique dans cette exposition "Pluriel".

Le dossier de presse présente la vidéaste Raida Adon comme « palestinienne », alors qu’elle est née en 1972 à « Acre, Israël ». Si elle est palestinienne, que fait-elle dans cette exposition sur l’art contemporain israélien ?

Cette artiste « est issue d’une mère musulmane et d’un père juif ». Sa vidéo Fasatine ? Un « travail sur la mémoire des habitants de Lifta, qui s’enfuirent de ce village palestinien en 1948, prend le parti d’une présence fantomatique, où le temps se trouve comme suspendu. Des robes noires, cousues par l’artiste, y flouent au gré du vent, ou surnagent à la surface d’un bassin, oscillant entre la fierté de l’étendard, le marquage du territoire et la simple tentative de survie ». Parmi ses multiples identités, Raida Adon semble avoir choisi. On aurait aimé avoir des précisions sur ce village et les conditions de la fuite de ses habitants - à l’appel des dirigeants arabes palestiniens ?

Les robes de la quadragénaire Nelly Agassi « fonctionnent à la manière de territoires intimes ».

Collectionnant des objets promis à la destruction, la photographe Ilit Azoulay adopte « une démarche d’archiviste, voire d’anthropologue ».

Plasticienne, vidéaste, photographe, Yael Bartana « observe et déconstruit de manière poétique les discours et les propagandes nationalistes au Moyen-Orient. Elle étudie son pays natal d’un point de vue critique et illustre dans ses œuvres les attaches qui l’unissent à cette terre. L’artiste bouscule les frontières entre fiction et réalité, espérance et peur, passé et présent. Ses travaux évoquent les épisodes divers de l’histoire politique d’Israël, des juifs de Pologne, ainsi que de la migration et de l’assimilation en général, mêlant des fonds historiques, des actualités politiques et des fictions utopiques ». Cette artiste a représenté la Pologne à la 54e Biennale de Venise.

Selon le blog Lunettes rouges, dans Kings of the Hill de Yael Bartana, « des hommes israéliens conduisent sans fin leur énormes 4x4 dans des dunes de sable, action vaine, machiste, brutale, simulacre de loisir dérisoire, mythe du colon conquérant ».

Et ce blog d’expliquer que Yael Bartana « adopte tous ces poncifs de la propagande sioniste des origines pour montrer tout autre chose : la reconstruction de la maison d'un Palestinien que l'armée a détruite en représailles par un groupe de volontaires, israéliens, palestiniens et européens, sous les auspices » de l’ICAHD (Israeli Committee Against House Demolitions), une ONG israélienne qui diabolise Israël accusé à tort de commettre un « génocide » et un « nettoyage ethnique », de pratiquer l’apartheid, etc.

Quant au peintre Avner Ben-Gal, la « violence est souvent présente » dans son travail qui « est cru tant dans la forme que dans le contenu. Ses gigantesques tableaux n’exhument pas les cruautés de la guerre mais plutôt plus subtilement des moments plus privés, de sombres images de corruption, de crimes, de pornographie et constatent avec désolation une sorte de désastre de la modernité ».

Neta Harari « développe dans sa peinture un travail fort et violent, dont émane un trouble, et où se heurtent le réel et la fiction, les images fabriquées et le document ».

Sigalit Landau « est très engagée sur le thème de l’eau et particulièrement de la Mer morte ». Sigalit Landau a représenté Israël à la biennale de Venise 2011 sous le commissariat de Jean de Loisy.

Membre de plusieurs comités d’acquisitions de grands musées, dont celui du Musée national d’art moderne-Georges Pompidou ou le comité d’acquisitions d’art contemporain israélien du musée d’Israël à Jérusalem, Nathalie Mamane-Cohen déclare : « Sigalit Landau, qui jouit d’une carrière internationale mais qui vit plus de la moitié de son temps en Israël, a réalisé une vidéo, appartenant aujourd’hui au Centre Pompidou, où elle fait du Hoola Hoop avec un cerceau en fil de fer barbelé qui l’auto-flagelle sur la plage de Tel-Aviv. Le sel est également l’un de ses matériaux de prédilection pour ses sculptures : il fait référence à la Mer morte, à la culture biblique, à un ancrage dans la région ».

Commentaire du blog Lunettes rouges : « Sur une plage, l'artiste nue fait du Hula hoop avec un cerceau en fil de fer barbelé. Les barbes sont tournées vers l'extérieur, mais sa chair est blessée, maquillage ou réalité : c'est son giron, sa féminité, la partie de son corps faite pour engendrer, pour donner la vie, qui est blessée. Elle continue à danser, énergiquement, douloureusement jusqu'à l'épuisement... Aucun discours politique, aucun article ne peut aussi bien retranscrire la tragédie d'Israël aujourd'hui : barbelés conçus pour défendre, mais qui attaquent l'essence même du corps qu'on veut protéger, dans son sein, dans sa capacité à créer son futur ».

La « violence, le sang, le sexe et la mort sont souvent présents » dans les œuvres de Gil Marco Shani. Ses peintures oscillent entre menace et confiance, peur et défense. L’apparente simplicité et le dépouillement de ses peintures ne sont qu’une tentative de contrôle émotionnel et de recherche d’une forme esthétique de la politique ».

Les photographies d’Adi Nes « parfois choquantes sont issues d’un travail minutieux où rien n’est laissé au hasard et traite de l’identité en perpétuelle construction. Dans une volonté évidente de théâtralisation, l’homosexualité, l’identité masculine et l’héroïsme sont mis en scène. une de ses œuvres la plus connue est sa réappropriation de la cène de Leonard de Vinci où les apôtres sont remplacés par des soldats ».

Le travail de Moshe Ninio est « abstrait, minimal, presque fantomatique, et comme détaché de tout contexte social et historique. En réalité c’est le statut iconique de l’image que l’artiste met en lumière traitant ainsi de son extrême contemporanéité au cœur de notre l’histoire ».

Les portraits de Khader Oshah « sont réalisés soit directement à partir de son entourage, qu’il prend pour modèle, soit sur la base de photographies. Entre aspect matiériste et éléments décoratifs, un caractère primitif très fort ressort de ses tableaux, qui agissent comme une tentative de préserver une mémoire collective et individuelle. Lui-même musulman, il a travaillé en 2010 avec l’artiste de confession juive Haim Maor sur le projet The family : a project of reconciliation, qui vise à créer des liens entre les différentes communautés ».

« Entre réalité et fiction », le travail vidéo d’Assaf Shoshan « explore la problématique des “territoires de l’attente” qui ponctuent le parcours des émigrants en Israël. Réfugiés du Soudan installés dans des camps, villages bédouins dans le Negev dont l’existence n’est pas reconnue, ou ghettos d’immigrés éthiopiens, tous luttent pour trouver une place dans la société israélienne ». Pourquoi cette existence n’est pas reconnue ?

Quant à Gal Weinstein, il « couvre les sols et les murs de matériaux pauvres et synthétiques ; jouant des substituts et du camouflage, il transplante dans l’espace du musée des paysages ruraux emblèmes du miracle de la culture d’une terre stérile, symbole du travail agricole juif et de la réalisation du rêve sioniste. L’artiste trouve son inspiration dans la mémoire collective et les images populaires. Gazon synthétique et tapis de bureau bon marché sont assemblés sous forme de puzzles d’enfants et permettent à l’artiste d’explorer les questions sociales et politiques induites par son travail ».

Pavel Wolberg « travaille à la fois comme reporter d’images et comme artiste. La situation politique conflictuelle en Israël et dans les territoires palestiniens, la guerre, la réalité et la vie quotidienne dans le pays, en particulier celles des communautés laïques et religieuses, sont au centre de ses préoccupations. À travers son objectif, la violence et le paradoxe de certaines situations qui y ont cours sont simultanément exhibés avec virulence et désamorcée par l’humour et la distance dont il fait montre, conférant à ses images un onirisme certain ».

Maya Zack « recrée entièrement des univers, en jouxtant ces divers médiums, où elle reconstitue avec minutie la vie quotidienne d’une famille juive allemande archétypique d’avant la Seconde Guerre mondiale. Son processus de création plonge dans les racines de la culture juive européenne, à travers ses éléments matériels, pour en exprimer à la fois la richesse et la dimension traumatique. C’est également une réflexion sur la mémoire, en tant que système cognitif, avec ses manques et ses faces saillantes, que l’artiste cherche à explorer ».

A l’évidence, certains artistes israéliens ne sont pas convaincus du bien-fondé de l’existence de l’Etat d’Israël, ne partagent pas les valeurs israéliennes ou/et Juives, éprouvent des problèmes d’identité, voire la haine de soi.

L'art contemporain israélien ne se réduit heureusement pas à ces thématiques - violence, masochisme, zoophilie, etc. - et est heureusement plus divers et soucieux de beauté et d'harmonie.

Le soutien de l’ambassade d’Israël en France
La revue de presse est impressionnante : des articles laudatifs ou sans esprit critique, dans de prestigieux journaux français, américains (International Herald Tribune) et israéliens, dans des médias français Juifs : Actualité juive hebdo, Tribune Juive. Jusqu’aux Cahiers de l’islam !

Cette exposition problématique est annoncée par la newsletter de l’ambassade d’Israël en France et par AkademScope, « calendrier de tous les évènements juifs » soutenu financièrement par le FSJU (Fonds social juif unifié) et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (FMS).

Cette manifestation à maints égards problématique est soutenue par le service culturel de l’ambassade d’Israël en France ainsi que la Mairie de Paris. Et Nonsnondits, « blog non officiel du service de presse de cette ambassade », publie des critiques élogieuses sur cette manifestation.

C’est devenu routinier : l’ambassade d’Israël promeut ce genre de manifestations problématiques. Pourquoi des fonctionnaires israéliens pour promouvoir l’actualité culturelle israélienne, manquent-ils ainsi à leur devoir de neutralité ? Et ce, sans aucune sanction de leur hiérarchie ! Quel est le rôle exact de Francine Lutenberg, responsable des projets culturels à l'ambassade, qui dispose d’une chronique sur RCJ, radio du FSJU, pour promouvoir des évènements culturels israéliens, tel celui-ci ? Quels sont les critères de ses choix ?

Cette ligne politique, excusez-moi, culturelle de ladite ambassade s'oppose aux intérêts de l'Etat d'Israël, et approfondit le fossé entre, d'une part, cet Etat et son ambassade et, d'autre part, la diaspora française Juive, ainsi qu'elle accentue la désaffection et la défiance à l'égard des médias français Juifs.

Les expositions anti-israéliennes ne suffisent pas à la diffamation d’Israël ? Il faut aussi que des évènements soutenus par l’ambassade d’Israël en France, et notamment son service culturel, et annoncés par des organes d’institutions françaises ou des médias Juifs y contribuent !?

Cette tendance risque de s’aggraver car les autorités politiques israéliennes souhaitent créer, avec les communautés juives de diaspora, des centres culturels pour mieux faire connaître les cultures juives et israéliennes. Cela promet…

Et comme si cette tactique pourrait suppléer l’absence d’actions indispensables et urgentes à mener par le gouvernement israélien, en particulier le combat pour la vérité dans l’affaire al-Dura et la défense de l’histoire et du narratif d’Israël.

Addendum
Des œuvres de Sigalit Landau - un DVD de sa vidéo DeadSee - et d'Adi Nes - un tirage d'une photographie de sa série Soldats (1999) inspirée du dernier repas de Jésus de Nazareth représenté notamment dans La Cène de Léonard de Vinci ont été acquises, respectivement pour 125 000 $ et 377 000 $ - lors d'une vente aux enchères à Sotheby's (New York), le 17 décembre 2013.


Jusqu’au 22 novembre 2012
7, rue Robert Turquan. 75016 Paris
Du mardi au dimanche de 12 h à 19 h

Visuels :
Nelly Agassi. Whispers. 2004, coat hanger, knitting, 600 x 500 cm. Installation view at “Embroidered Action,” Herzliya Museum of Contemporary Art, Israel.©Nelly Agassi. Courtesy Dvir Gallery, Tel Aviv


Raida Adon. Fasatin. 2001, pal dv, extrait d’une vidéo de 10 min.©Raida Adon. Courtesy Raida Adon.Image 10 of 10

Mur I Wieza (wall and tower). 2009, extrait d’une vidéo de15 min.© Yael Bartana, Annet Gelink Gallery, Amsterdam et Sommer Contemporary Art, Tel Aviv. Courtesy of Yael Bartana, Annet Gelink Gallery, Amsterdam et Sommer Contemporary Art, Tel Aviv. 

Kings of the Hill. 2003, video, 7min45.© Yael Bartana, Annet Gelink Gallery, Amsterdam et Sommer Contemporary Art, Tel Aviv. Courtesy of Yael Bartana, Annet Gelink Gallery, Amsterdam et Sommer Contemporary Art, Tel Aviv.


Fresh Face in the Desert/Spitting Chewing Tobacco. 2010, digital inkjet print and pencil on paper, 29.7 x 21 cm.© Avner Ben-Gal Courtesy of the Artist and Sadie Coles HQ, London. 


Vertigo Inbox (1) no. 3. 2008, oil on plywood, 120 x 210 cm.©Avraham Hay. Courtesy Inga Gallery of Contemporary Art, Tel Aviv. 


Barbed Hula. 2000, extrait d’une video de 2 min.© Sigalit Landau Courtesy Sigalit Landau and Kamel Mennour, Paris.


Man and Leopard. 2008, acrylic and marker on canvas, 200 x 280 cmGil Marco Shani. Courtesy of Gil Marco Shani


Woman in her bedroom. 2009, acrylic and marker on canvas, 270 x 190 cm. ©Gil Marco Shani. Courtesy of Gil Marco Shani. Collection Susanna Vorst, Amsterdam.


Untitled. 1999, photo couleur contrecollée sur PVC, 90 x 148 cm / 185 x 235 cm.©Adi Nes/Galerie Praz-Delavallade, Paris. Courtesy Galerie Praz-Delavallade, Paris. 


Moshe Ninio. Sleeping figure. 1978, B/W photographic paper suspended in an aluminum frame, 105 x 105 cm (framed). The Schoken collection, Tel Aviv. Photo : Miki Koren. 

Hagar. 2007, mix media- extrait des 38 pièces, 87,57 x 57,5 cm. Courtesy of Khader Oshah. 

Taaban. 2010, video, 5min31. ©Assaf Shoshan. Courtesy of the artist 

LOOKING THE SAME (detail from a series). 2011, steel wool rusted with Diet Cola, 100 x 120 cmGal Weinstein. Courtesy Gal Weinstein and Private Collection. 

Hebron (Purim). 2004, inkjet print of color photograph, 60 x 90 cm.©Pavel Wolberg Courtesy of the artist and Dvir Gallery, Tel Aviv. 

Living Room 1. 2009-2010, anaglyph print, 80 x 200 cm.© Maya Zack. Courtesy Alon Segev Gallery, Tel Aviv.

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Cet article a été publié le 19 novembre 2012, puis le 24 décembre 2013.

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