Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

lundi 26 septembre 2016

« Six millions et un » de David Fisher


Arte diffusera le 27 septembre 2016 « Six millions et un » (6 Millionen Und Einer), documentaire primé de David Fisher. Le parcours en Autriche des quatre enfants israéliens - deuxième génération - d’un ancien déporté juif, né dans l'actuelle Roumanie et alors en Hongrie, ayant survécu à la Shoah et ayant fait son aliyah après la Deuxième Guerre mondiale.


Ecrit et réalisé par David Fisher, ancien directeur général du New Fund for Cinema and Television (NFCT) de 1999 à 2008, « Six millions et un » est le dernier volet d'une trilogie familiale débutée par Love Inventory (2000) et Mostar Round-Trip (2011).

« Déporté à l'âge de 16 ans, Joseph Fischer survit à son internement dans cinq camps de concentration successifs », dont ceux de Gusen II et Gunskirchen libéré par la 71e Infantry Division.

Après la fin de la Deuxième guerre mondiale, Joseph Fischer « s'installe en Israël, fonde une famille et... se tait ». 

« Seul témoignage de son calvaire : un journal intime, retrouvé » douze ans « après sa mort par son fils David, dans lequel il raconte dans une langue sèche et factuelle l'horreur et l'indélébile traumatisme ». 

« Ses quatre enfants reconstituent son itinéraire. Avec ses deux frères et sa sœur, le réalisateur David Fischer part alors pour l'Autriche visiter les camps où leur père a été déporté ». 

Ils explorent les tunnels de Gusen II transformés en usines sous-terraines produisant pour l'aviation du IIIe Reich en exploitant cruellement des déportés forcés à travailler dans des conditions inhumaines. Ils rencontrent deux vétérans américains ayant libéré le camp et racontant que les déportés, mourant de faim, avaient mangé les cigarettes que les soldats alliés leur avaient offertes. Quant aux déportés ayant mangé les rations alimentaires, ils sont morts deux heures après les avoir ingérées car leur estomac ne supportait plus cette soudaine alimentation normale, riche. Bouleversé, un des deux vétérans se souvient : « Je n'ai jamais vu un film d'horreur qui s'approche de ce que nous avions vu, de ce que nous avions entendu, de l'odeur que nous avions sentie". 

Ce « voyage, scandé par la lecture du journal, libère la parole au sein de la fratrie. Esti, Gideon, Ronel et David évoquent leurs souvenirs d'enfance et leurs visions, souvent contradictoires, de l'histoire familiale ». 

« Après des décennies de non-dits, ils s'interrogent sur la signification du trop long silence paternel et ses conséquences sur ses proches ». 

« Je ne savais pas trop quoi faire, et j'ai serré les dents pour tenir », écrit Joseph Fischer au soir de sa vie ». 

« À l'heure où les derniers déportés disparaissent, ce témoignage d'une simplicité bouleversante fait entendre la voix des victimes indirectes de la Shoah ».

Pourquoi ce communiqué d'Arte ne contient-il pas les mots « Juif » et « nazi » ? 

Quelle était la nationalité de Joseph Fischer ?

Pourquoi une diffusion en pleine nuit ?

« Six millions et un », écrit et réalisé par David Fisher
Fisher Features Ltd, YesDocu, Arte, ZDF, NFCT, Claims Conference, 2011, 92 min
Sur Arte le 27 septembre à 2 h 40

Visuels : © Irit Shimrat

Articles sur ce blog concernant :
Articles in English
Les citations sont d'Arte.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire