Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 2 décembre 2022

Le Yémen


Le Yémen est un Etat arabe situé au sud-ouest de la péninsule arabique et ravagé par la guerre. « Plus de 10 000 morts, plus de 2 millions de déplacés, une famine qui gagne du terrain, des épidémies de choléra et de diphtérie : après trois années de guerre, le Yémen connaît la plus grave crise humanitaire survenue depuis la Deuxième Guerre mondiale. A Aden (Yémen), un pogrom a eu lieu (2-4 décembre 1947).

« 24 septembre 622 : l'an 1 de l'islam » par Denis van Waerebeke 
Vers un « vote halal » en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Israël ? 
« Humoristes et musulmans » de Frank Eggers  
« Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui »
« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein 
« Pour Allah jusqu’à la mort. Enquête sur les convertis à l’islam radical » par Paul Landau
L'Etat islamique 
Interview de Bat Ye’or sur le califat et l’Etat islamique/ISIS 
« Les armes des djihadistes » par Daniel Harrich 
« L'argent de la terreur »
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama
« Pictures for Peace. La douleur après l’attentat - Hocine Zaourar » par Rémy Burkel 
« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand
« Emirats, les mirages de la puissance », par Frédéric Compain
L’Arabie saoudite 
Hajj, le pèlerinage à La Mecque
L’Irak, une ex-mosaïque ethnico-religieuse
« Oman, au pays des contes » par Nadja Frenz 
« Oum Kalthoum, la voix du Caire », par Xavier Villetard
Le keffieh, c'est tendance !
Le Yémen est un Etat arabe situé au sud-ouest de la péninsule arabique.  

Il serait l'ancien royaume de Saba, évoqué dans la Bible.

Juifs

Les Juifs étaient anciennement établis au Yémen.

Le royaume juif yéménite de Himyar a duré du IVe siècle au VIe siècle. Lui a succédé un royaume chrétien.


Trois groupes religieux de Juifs yéménites coexistaient :

- les Juifs Baladi (balad, pays en arabe) respectent les règlements préconisés par Moïse Maimonide ou Rambam, fondés sur leur interprétation du Mishné Torah ;

- les Juifs Shami ont accepté la Kabbale, et respectent rigoureusement dans leur liturgie les usages de l'Ari. Le texte de leur livre de prières est imprégné par la tradition sépharade. Leur halakha (loi juive) est influencée par le Rambam et le Choulhan Aroukh, code de la halakha compilé par Joseph Caro au XVIe siècle. Les Sépharades de Syrie ont influé sur leur interprétation de la halakha ;

- les Maïmonidéens, « Rambamistes » ou Talmidei HaRambam appliquent strictement la loi talmudique conformément à Moïse Maïmonide, ce qui les identifie aux Baladi, mais ont écarté le Zohar et la Kabbale lourianique. Le mouvement Dor Daïm a exercé une grande influence sur eux.

De 1881 à 1910, des Juifs yéménites ont fait leur aliyah en Eretz Israël (Terre d'Israël), alors dans l'empire ottoman.

1913. La sharia est imposée, ce qui aggrave la dhimmitude, statut déshumanisant, cruel, inégalitaire, des non-musulmans sous domination islamique.


1922-1928. "Décrets sur la conversion forcée des orphelins, exclusion des Juifs de la fonction publique et de l’armée".


De 1929 à 1939, l'Agence juive a organisé cette aliyah en Palestine mandataire.


1931 : Émeutes.


2-4 décembre 1947. A Aden (Yémen), alors protectorat britannique, un pogrom a eu lieu pour protester contre l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU du plan de partage de la Palestine mandataire. Bilan : 82 morts, 76 Juifs blessés, maisons juives pillées. Certains Arabes et Indiens ont abrité des voisins ou amis juifs.

1948 : "L’imam Ahmad oblige les Juifs à transmettre aux Yéménites leur savoir faire dans les métiers de l’artisanat et du commerce avant de quitter le pays". 

               Accusation de crime rituel.

1949. "Interdiction formelle de sortir du pays (à l’œuvre depuis toujours). Établissement de la liste des biens et propriétés des Juifs, base de rançonnement ultérieur".

1949. Israël a ramené dans le nouvel Etat juif recréé, par une opération aérienne, 49 000 Juifs yéménites persécutés (Opération Tapis volant). Restent alors environ 1 200 Juifs.


1967. Des émeutes anti-juives surviennent durant et après la Guerre des Six-jours. L'Armée britanniques se porte au secours des Juifs à Aden.

Depuis 2009, Israël est parvenu à exfiltrer la quasi-totalité de la communauté juive yéménite. Dans l’Etat Juif, ils retrouvent leurs familles.


Le 22 mai 2012, Harun Yusuf Zindani, Yéménite Juif âgé de 50 ans, a été mortellement poignardé, dans le dos, par un de ses concitoyens musulmans, qu'il ne connaissait pas, à Sanaa (Yémen). L'assassin,  qui accusait sa victime de sorcellerie, a crié lors de l'agression : " Toi le juif, tu as nui à mon commerce avec ta sorcellerie ". Il a été interpellé par la police.

En 2018, demeuraient au Yémen une cinquantaine de Juifs, dont une quarantaine à Aden, dans une zone sûre, près de l'ambassade des Etats-Unis.

En mars 2020, le cimetière juif d'Aden a été détruit. 

Le 13 juillet 2020, les rebelles Houthi, soutenus par l'Iran, ont capturé les derniers Juifs du Yémen du district de Kharif. Le 16 juillet 2020, ils ont autorisé cinq Juifs à quitter le Yémen.

Resteraient les familles des frères Suleiman Musa Salem et Sulaiman Yahya Habib à Sanaa et de Salem Musa Mara'bi qui a déménagé dans un centre du ministère de la défense. Ils s'étaient abrités à l'ambassade des États-Unis en 2007 après que les Houthis les aient agressés et aient pillé leurs maisons. 

Le 10 novembre 2020, Mike Pompeo, Secrétaire d'Etat américain, a demandé la libération immédiate et inconditionnelle de Levi Salem Musa Marhabi. Celui-ci est détenu par la milice Houthi depuis quatre ans, bien qu'un tribunal ait ordonné sa libération en septembre 2019. Marhabi avait aidé une famille juive yéménite à faire son aliyah en emportant ses rouleaux de la Torah.

Il resterait 26 Juifs au Yémen. Sans compter les adolescentes juives kidnappées, vraisemblablement mariées de force et ayant eu des enfants.

En Israël, les Juifs d'origine yéménites occupent une place importante dans la scène musicale.

Guerre 
Au Yémen, s’affrontent depuis 2015 l’Arabie saoudite et l’Iran, ainsi que leurs alliés réciproques et divers mouvements terroristes islamistes. Les rebelles houthi sont soutenus par l’Iran et l’armée yéménite bénéficie du soutien de l’Arabie Saoudite qui a déclenché en 2015 l’opération « Tempête décisive », "pour restaurer l'autorité du président du Yémen et mater les rebelles houthi", et a réuni neuf pays arabes sunnites : Maroc, Soudan, Egypte, Jordanie, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Arabie saoudite.

En 2015, The New York Times révélait que les Emirats Arabes Unis (EAU) y ont déployé "une partie de la brigade de 1800 mercenaires qu’ils ont secrètement mis sur pied depuis cinq ans". Soit 450 mercenaires, essentiellement colombiens. "Si la mission au Yémen des soldats de fortune latinos n’est pas encore très claire – autorités émiraties et Commandement central américain ayant refusé tout commentaire – le New York Times assure que les sud-américains ont rejoint d’autres mercenaires – des Soudanais – stipendiés eux par l’Arabie saoudite. Selon un témoignage anonyme d’un participant au projet de la « brigade latino », les mercenaires touchent entre 2000 et 3000 dollars par mois. Un salaire « royal » comparé aux 400 dollars qu’un militaire touche en Colombie. Ceux qui sont déployés au Yémen toucheraient une prime de risque de 1000 dollars par semaine".

Une guerre sans souci pour les victimes civiles. Et dans l’indifférence de la « communauté internationale ».

Arte a diffusé « Yémen, le chaos et le silence » (Jemen - Die Welt schaut weg), documentaire réalisé par François-Xavier Trégan, puis l’interview du réalisateur par Emilie Aubry. Ce documentaire « propose une traversée inédite de ce pays dévasté ». 


« On ne sait quasiment rien de ce conflit qui, muselé par ses protagonistes, se joue à huis clos ». Depuis trois ans, ce conflit « se déroule pratiquement sans témoin extérieur ».

Le documentariste François-Xavier Trégan « accomplit un voyage inédit et terrifiant dans un pays exsangue, dévasté par les bombardements et les combats, en proie à une crise sanitaire » – épidémie de choléra – « et alimentaire dramatique » : famine.

« En fil rouge de cette traversée, le film suit Peter Maurer, le président du Comité international de la Croix-Rouge, une des rares personnalités à avoir pu sillonner le pays afin d'alerter la communauté internationale ».

« D'Aden, dans le sud, à Sanaa, dans le nord, en passant par Taez, la ligne de front, ce road-movie émaillé de rencontres traverse un territoire rongé par les divisions politiques et religieuses, et dévasté par le conflit ».

Ce « voyage est aussi l’histoire d’une désillusion. Car en écho à cette guerre se raconte l’échec du « printemps arabe » de 2011 et de ses ambitions de paix et de démocratie ».

« Des témoignages cruciaux pour mieux comprendre ce pays au destin tragique, jouet fragile d'un affrontement dont la population civile paie de plus en plus lourdement le tribut ».

Les Houthis endoctrinent les enfants en leur enseignant la haine des Etats-Unis et d'Israël, ainsi que les techniques de combats.

D'avril à octobre 2022, a duré une trêve.

Le 30 novembre 2022, lors d'une conférence des Amis du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Boualem Sansal rappelé qu'en réaction à la signature des accords de paix à Camp David (Etats-Unis) entre l'Etat d'Israël et l'Egypte, a été créé le "Front du refus" qui regroupait la Libye de Mouammar Kadhafi, l'Irak, la Syrie de Hafez al-Assad, le Yémen, l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) de Yasser Arafat et l'Algérie de Houari Boumedienne. Il a souligné que nombre de ces Etats ont sombré dans le chaos ou/et la partition.


« Yémen, le chaos et le silence », documentaire par François-Xavier Trégan
France, Memento, Arte GEIE avec la participation du CNC, 2018, 52 min
Image : Stéphane Rossi
Montage : Nora Nervest
Sur Arte le 27 mars 2018 à 21 h 45

Visuels : © Memento/ARTE/Stéphane Rossi

Les citations proviennent d'Arte, et de la modélisation de Shmuel Trigano sur l'exil des Juifs des "terres d'Islam". Cet article a été publié le 26 mars 2018, puis les 2 décembre 2018, 2 décembre 2019, 3 décembre 2020 et 2 décembre 2021.

jeudi 1 décembre 2022

Le château de Chambord

Situé dans le Val de Loire, le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. Construit au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques. Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord), documentaire passionnant de Marc Jampolsky. Quatre nouvelles salles enrichissent le parcours de visite sur ce thème abordant une période historique contemporaine cruciale : « Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde ».

« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre 

Le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. 

Edifié au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques.

Il est l'écrin dans lequel ont été tournées des scènes du film Peau d'âne de Jacques Demy sur une musique de Michel Legrand.

En 1981, il a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« Le château des énigmes »
« Chambord, l'un des onze châteaux érigés par François Ier, est loin d’avoir livré tous ses secrets, comme en témoigne un documentaire de Marc Jampolski. Visite guidée avec Luc Forlivesi, conservateur général du domaine. Propos recueillis par Christine Guillemeau ».

« Ce qui rend Chambord unique ? "Son architecture conceptuelle, assure Luc Forlivesi. De l’escalier central à double révolution à la duplication selon un plan giratoire d’appartements de superficies identiques, Chambord procède par concentration d’innovations." Inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, le château, en plus de ses hardiesses architecturales et techniques, est investi d’une portée symbolique. "Avec ce projet, poursuit le conservateur général du domaine national de Chambord, François Ier manifeste en majesté, par la pierre, sa puissance politique, dynastique et spirituelle. " Avec ses 5 500 hectares clos de 32 kilomètres de murs depuis 1660, une superficie quasi égale à celle de Paris intra-muros, le domaine royal constitue en outre "un cas d’école", au cœur des forêts giboyeuses du Val de Loire. »

« Mais Chambord, c’est également une avalanche de questions. Même si l’esprit du génial Léonard de Vinci, mort avant les premiers coups de pioche en 1519, plane assurément sur certains éléments de la demeure royale, le nom de son architecte reste inconnu. De même, on en sait peu sur ses différentes phases de construction au fil des siècles, sur son réseau hydrologique ou encore  sur l’histoire des paysages et des peuplements du site. "Il reste beaucoup à trouver, rappelle Luc Forlivesi. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une dynamique passionnante de recherches interdisciplinaires." Terrain de chasse pour plus d’une cinquantaine de chercheurs (historiens, historiens de l’art ou de l’architecture de la Renaissance, archéologues et scientifiques), Chambord attire chaque année quelque 780 000 visiteurs. Pour partager leurs découvertes académiques, le domaine développe de nombreuses actions de médiation culturelle. "Cette année, qui marque le 500e anniversaire du couronnement de François Ier, précise Luc Forlivesi, nous avons par exemple mis à la disposition du public un outil de visite inédit : l’HistoPad Chambord. Grâce à la réalité augmentée, chacun peut ainsi découvrir, sur tablette numérique, plusieurs pièces du château comme elles l’étaient à l’origine." Une innovation, elle aussi, royale. »

« Chambord - Le château, le roi et l’architecte »
Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord) de Marc Jampolsky.

« Du projet d’un pavillon de chasse imaginé par le jeune François Ier au rôle mystérieux joué par Léonard de Vinci, une enquête captivante sur l’énigme Chambord et sur son commanditaire, couronné il y a un peu plus de 500 ans. »

« Sans rival, Chambord demeure une énigme sur laquelle les chercheurs se penchent depuis des générations. Qui en fut l’architecte ? Quel sens son créateur et commanditaire, François Ier, a-t-il voulu lui donner, et quelle fut l’influence de son maître et ami Léonard de Vinci ? »

« Imaginé par un jeune monarque épris de chasse et de chevalerie, ce "rêve de pierre" n’en finit pas de susciter la perplexité cinq siècles après sa construction, d’autant qu’aucun plan du projet initial n’a été retrouvé ». 

« Pourquoi le souverain entreprend-il ce chantier titanesque au milieu des marécages, en 1519 ? Et comment a été élaborée cette œuvre de génie à l’allure féerique, qui mêle références aux forteresses médiévales et élégance de la Renaissance, influence italienne et savoir-faire des maçons locaux, autour de son fascinant escalier central aux deux montées entrelacées et de sa (presque) parfaite géométrie en croix ? »

« Aujourd’hui, fouilles archéologiques, numérisation et modélisation en 3D du château, prospection géophysique des sous-sols et retour aux sources manuscrites fournissent de précieux indices ». 

« Plongeant tout à la fois dans le règne tourmenté de François Ier et dans les dédales du monument, avec ses quatre tours, ses soixante-dix-sept escaliers et ses quatre cents pièces, cette investigation captivante assemble peu à peu le puzzle de sa mystérieuse architecture ».

« De sobres évocations historiques ponctuent ce voyage dans le temps, qui nous emmène à la recherche du projet d’origine, sur la piste de Léonard de Vinci, de Florence à Romorantin. Repartant aussi du concept initial pour expliquer le château que nous connaissons, le réalisateur enquête sur la réalité de sa construction et le passionnant destin de son fondateur. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin.

« Linda Lorin nous emmène à la découverte de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. À Chambord, un palais peut en cacher un autre. »

« Le château de Chambord évoque une cité idéale et incarne l’affirmation du pouvoir royal de François Ier. Au début du XVIe siècle pourtant, c’est un tout autre palais qui devait être construit pour le roi par un grand maître italien... » 

« Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde »
« Trésors sauvés en temps de guerre »… Chambord consacre quatre nouvelles salles permanentes à ce thème qui a marqué son histoire ». 

« Chambord explore le destin des œuvres d’art en temps de conflit à travers un nouveau parcours de visite permanent dédié à la vie du monument pendant la Seconde Guerre mondiale, un pan de son histoire aussi méconnu que saisissant ». 

« Simultanément, pour prendre la pleine mesure de la résonance actuelle de cette thématique, Chambord présenta Déplacements, une exposition temporaire réunissant les travaux récents de l’artiste canadienne Dominique Blain sur la représentation et la protection des œuvres d’art ».
 
« En 1939, afin de les préserver des bombardements et de la convoitise des nazis, des milliers d’œuvres sont expédiées par convois vers onze châteaux et abbayes du Centre et de l’Ouest de la France dont Chambord ». 

« Le château, fermé au public, va abriter des milliers d’oeuvres d’art, majoritairement issues des collections publiques françaises. Chambord deviendra ainsi le plus grand dépôt de France. Des oeuvres iconiques, telles que La Joconde de Léonard de Vinci, La Liberté guidant le peuple de Delacroix ou encore La Dame à la licorne, ont été cachées à Chambord ». 

« Ce nouvel espace, accessible depuis les terrasses du château, souligne le rôle joué par le monument dans la préservation des trésors de l’humanité, dans l’esprit de l’Unesco qui l’inscrira sur sa liste du patrimoine mondial en 1981. Grâce à une médiation innovante, la visite, qui lèvera le voile sur un épisode de la vie de Chambord jusque-là inexploré, parle à tous les publics, y compris aux plus jeunes ». 

« La question du sort des oeuvres d’art en temps de conflit constitue un enjeu terriblement actuel, au cœur de la réflexion de Dominique Blain. L’artiste canadienne rend hommage au rôle des citoyens et des citoyennes dans la protection du patrimoine de l’humanité. Organisée en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, cette exposition permet au public de s’interroger sur ce que représentent pour chacun de nous les œuvres d’art. Que sommes-nous prêts à faire pour protéger nos chefs - d’oeuvre en temps de guerre, de crises, face à la répression et aux atteintes à la liberté d’expression ? »

« En ouvrant simultanément le nouveau parcours permanent consacré au rôle du château pendant la Seconde Guerre mondiale et l’exposition temporaire de Dominique Blain, Chambord propose aux visiteurs d’entrer dans toute la richesse du dialogue entre l’Histoire et la réflexion contemporaine sur la question majeure et toujours actuelle de la préservation de notre patrimoine en temps de guerre. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin 
France, 2021, 45 min
Coproduction : ARTE France, Éléphant Doc
Émission présentée par Linda Lorin 
Sur arte.tv du 03/11/2022 au 08/01/2023

France, 2015, 91 min
Coproduction : ARTE France, Gedeon Programmes, CNRS Images, Inrap, Domaine national de Chambord
Sur Arte les 3 décembre 2022 à 13 h 30, 21 décembre 2022 à 9 h 25, 29 décembre 2022 à 1 h 20
Sur arte.tv du 26/11/2022 au 31/01/2023
Visuels :
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Guillaume Perrin

Articles sur ce blog concernant :
Les citations viennent d'Arte et du dossier de presse de Chambord.

Marie Vassilieff (1884-1957)


Marie Vassilieff (1884-1957) est une artiste peintre et sculpteur russe, éminente figure de l’Ecole de Paris dans le quartier de Montparnasse où se trouvait son atelier. La Galerie Françoise Livinec présente l’exposition "Marie Vassilieff - Les années cubistes". Vu son succès public, l’exposition sera reprise pour un mois à compter du 17 janvier 2023". Benoit Noël, historien d'art, présentera l’exposition le dimanche 11 décembre 2022 à 15 h.


« Une journée avec Marie Vassilieff » a été un « hommage à cette artiste sous la forme d’une exposition en deux parties » : l’une à Paris, l’autre à Nogent-sur-Marne.

« La Fondation des Artistes et la Villa Vassilieff s’associaient pour rendre hommage à Marie Vassilieff qui installa son atelier au 21 avenue du Maine au début des années 1910 et choisit de passer les dernières années de sa vie, de 1953 à 1957, à la Maison nationale des artistes à Nogent‑sur‑Marne. »

« Une journée avec Marie Vassilieff emprunte son titre à A Day with Picasso (1997), un ouvrage de l’historien de l’art et ingénieur Billy Klüver dans lequel ce dernier tente de retracer, grâce à une série de photographies prises par Jean Cocteau, le parcours d’une après-midi de promenades de Pablo Picasso dans les rues de Montparnasse en compagnie, notamment, de Marie Vassilieff. Dans cette exposition, il s’agit de rendre hommage à la méthodologie de Klüver tout en décentrant notre regard, s’éloigner de Picasso pour s’attarder sur une figure presque située dans le hors-champ de l’histoire de l’art classique : Marie Vassilieff. »

« Marie Vassilieff fut une artiste centrale du Montparnasse de la première moitié du XXe siècle : par son travail plastique et par son rôle charismatique de médiatrice entre artistes, intellectuel•le•s et critiques du Paris artistique des années 1910-1930. La vie et l’oeuvre de Marie Vassilieff sont notamment caractérisées par une volonté de décloisonnement permanent, entre l’espace domestique et l’espace public (elle transforme son atelier en académie puis en cantine) et entre beaux-arts et arts appliqués (elle traite avec le même soin son travail pictural et sa fabrication de poupées, de décors de théâtre ou de cache-bouteilles). Artiste, femme, apatride, Marie Vassilieff est, par ses recherches, sa démarche artistique et sa vie, résolument contemporaine. » 

« C’est sur cette artiste rassembleuse, à l’art méconnu, qu’est porté un regard contemporain. Pour ce faire, l’auteure Émilie Notéris a écrit un texte la replaçant dans une histoire de l’art féministe. Son essai sert ainsi de fil conducteur au parcours de l’exposition où une douzaine d’artistes contemporain•e•s - Mercedes Azpilicueta, Carlotta Bailly-Borg, Yto Barrada, Michel François, Christian Hidaka, Laura Lamiel, Mohamed Larbi Rahhali, Anne Le Troter, Flora Moscovici, Émilie Notéris, Liv Schulman, Thu-Van Tran - ont été invité•e•s à dialoguer avec l’oeuvre de Marie Vassilieff en imageant des rencontres fictives avec l’artiste russe ou en faisant écho à sa pratique artistique. »

« Interventions artistiques contemporaines et oeuvres de Marie Vassilieff empruntées à son collectionneur passionné Claude Bernès accompagnent notre déambulation dans les espaces de la Fondation des Artistes à Nogent-sur-Marne qui, dans un format inédit, les réserve dans leur ensemble à l’exposition, y compris la Bibliothèque Smith-Lesouëf récemment rénovée qui rouvre ses portes à cette occasion ; ainsi que dans ceux de la Villa Vassilieff située au coeur de Montparnasse. »

 On ne peut que regretter l'intrusion de "l'écriture inclusive" et l'omission de la judéité de l'artiste dans ce dossier de presse.

On peine à distinguer le lien entre les œuvres de ces artistes contemporains et Marie Vassilieff. Il eût été préférable de rendre hommage à cette artiste majeure en présentant ses œuvres - tableaux, sculptures - et celles d'autres artistes influencés par elle. 

Galerie Françoise Livinec
"À l'automne 2022, la Galerie Françoise Livinec a ouvert son nouvel espace parisien situé au 30 rue de Penthièvre, à quelques mètres de la galerie fondée en 2015 dans la même rue (n° 24). Françoise Livinec rend hommage à Marie Vassilieff (1884-1957) en lui consacrant son exposition inaugurale "Marie Vassilieff - Les années cubistes" jusqu'au 17 décembre 2022. "Vu son succès public, l’exposition sera reprise pour un mois à compter mardi du 17 janvier 2023". Benoit Noël, historien d'art, présentera l’exposition le dimanche 11 décembre 2022 à 15 h.

"Marie Vassilieff compose avec une science voluptueuse des portraits de jeunes femmes aux yeux subtils, aux gestes félins, où l'acidité des coloris modernes met un charme qui rachète parfois la brutalité des formes." (Guillaume Apollinaire)

"La réhabilitation actuelle des femmes artistes dans l'histoire de l'art permet de découvrir la place décisive qu'occupait Marie Vassilieff dans la période des avant-gardes. Son oeuvre singulière se place dans les grands mouvements artistiques de la modernité et offre un regard sur l'École de Paris et la communauté artistique de Montparnasse", a écrit Benoit Noël.

"Née dans la ville russe de Smolensk en 1884, Marie Vassilieff entreprend d'abord des études de médecine à Saint-Pétersbourg auxquelles elle met rapidement un terme pour se consacrer à l'art. Elle intègre l'Académie des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg en 1903. À cette époque où l'Europe est perçue comme un modèle de développement et d'innovation artistique, l'oeuvre de Marie Vassilieff est fortement marquée de la culture européenne. La même année, elle part voyager en Europe et s'imprègne des différentes scènes artistiques du continent", a rappelé Benoit Noël.

Et Benoit Noël de poursuivre : "Elle s'installe à Paris en 1907 où elle s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts, et elle suit une formation plutôt classique au sein de l'établissement. En parallèle, elle prend des cours de peinture aux côtés d'Henri Matisse. Dans l'atelier du peintre, elle s'initie notamment au fauvisme, au cubisme et se familiarise avec les nouvelles techniques avant-gardistes."

"À partir de 1910, elle participe régulièrement au Salon d'automne et au Salon des Indépendants. Après le cubisme, l'art de Marie Vassilieff évolue vers une forme d'art primitif. Dans les années 1920, l'artiste arrondit les formes et atténue les couleurs de ses compositions", a souligné Benoit Noël.

"C'est au sein de la communauté artistique de Montparnasse, alors à son paroxysme, que s'impose Marie Vassilieff. D'abord cofondatrice de l'Académie russe de peinture et de sculpture située avenue du Maine, elle crée ensuite son propre atelier quelques pas plus loin. L'Atelier Marie Vassilieff devient rapidement un lieu artistique majeur, où sont organisées des rencontres entre artistes, intellectuels et élèves. En 1915, elle adjoint une cantine à son atelier, qui s'illustre comme un espace de réconfort et de gaîté au cœur des tempêtes de la Grande Guerre", a observé Benoit Noël.

"La porosité entre les genres et les figures de l'atelier témoigne d'une volonté nouvelle de décloisonnement permanent, entre l'espace privé et l'espace public, comme entre les Beaux-Arts et les arts appliqués. Au cœur de la vie artistique parisienne et mondiale de son époque, Marie Vassilieff demeure l'un des centres de gravité autour duquel évoluent les artistes les plus novateurs de l'époque", a constaté Benoit Noël.

Et Benoit Noël de continuer : "Dans la première moitié du XXème siècle, Marie Vassilieff se révèle être une artiste inclassable, que l'innovation et l'ingéniosité la placent au-devant de la scène artistique contemporaine. Son oeuvre relève d'un style particulier, influencé par les courants contemporains, le cubisme ou l'avant-garde, mais teinté de références à l'histoire de l'art européen et à l'art populaire de son pays natal. La diversité des genres qu'elle manipule (peinture, textile, décors et costumes de théâtre, photographie) vient nourrir son vaste répertoire."

"Ses projets, ses inspirations et ses créations témoignent d'une volonté de vivre et d'expérimenter propre à un monde traumatisé par un conflit d'une violence extrême. Femme pionnière, elle incarne un genre nouveau d'artiste. Son parcours atypique est guidé par un besoin perpétuel de renouvellement, au regard de formes d'art diverses et déjà établies. La spontanéité de ses travaux et la frénésie de son énergie créatrice lui ont valu le surnom de « cigale des steppes ». De la furtivité de ses idées naît une oeuvre décisive pour l'histoire de l'art", a conclu Benoit Noël.

BIOGRAPHIE DE MARIE VASSILIEFF

12 février 1884 : naissance de Marie Vassilieff à Smolensk (Russie).
1905 : grâce à une bourse de la Tsarine, elle part en voyage d’étude à Paris, après un passage à Munich, en Italie et en Espagne. Elle s’installe à la Grande Chaumière et commence à étudier à la Palette.
1908 : après avoir exposé à Saint-Pétersbourg, elle revient à Paris et suit les cours d’Henri Matisse dans sa nouvelle Académie. Elle se lie d’amitié avec la communauté artistique de Montparnasse.
1912 : elle devient directrice de l’Académie russe de peinture et de sculpture au 54, avenue du Maine (Paris XVe).
Forcée de démissionner, elle ouvre ensuite sa propre Académie au 21 de la même avenue.
Février 1915 : ouverture de la cantine au 21 avenue du Maine pour les artistes, modèles et soldats en permission.
14 janvier 1917 : « Banquet Braque », un événement marquant pour tous les participants, en l’honneur de Georges Braque revenu blessé du front.
1920 : Marie Vassilieff s’intéresse de plus en plus aux arts décoratifs. Elle dirige l’atelier des Ballets Suédois de Rolf de Maré jusqu’en 1925.
1932 : Marie Vassilieff déclare liquider ses œuvres et arrêter sa carrière pour devenir « Bonne à tout faire ».
1938-1946 : elle vit à Cagnes-sur-Mer, avant de revenir à Paris. Elle imagine plusieurs couvertures pour ses Mémoires, titrées La Bohême du XXe siècle.
1949 : collaboration avec l’Atelier de céramique Lafourcade. Marc Vaux organise dans son Foyer d’Entr’aide aux Artistes et Intellectuels de Montparnasse sa première rétrospective : Hommage à Marie Vassilieff - Peintre de la grande époque de Montparnasse - Peintures - Masques - Dessins - Céramiques.
1er avril 1952 : elle prend sa retraite à la Maison des Artistes de Nogent-sur-Marne, où elle continue à peindre et à façonner des poupées.
14 mai 1957 : mort de Marie Vassilieff.

Extraits de ses Mémoires

« Oui, c’est moi, Marie Vassiliev, toute petite, toute blonde, toute ronde, les yeux très gris, les cheveux très courts et qui vit, depuis vingt ans déjà, dans cet enfer, ce paradis unique qui est Paris. (folio 1)

Je cherchais toujours mon professeur. Pour cela il fallait … Revoir tous les Salons. Me voilà au grand palais au Salon d’Automne. J’entre, je regarde toutes ces toiles immenses … mon oeil s’arrête sur des fleurs, avec des poissons dorés … Dans une vasque ronde très grande, très colorée … Etait le genre de peinture que je cherchais …, nette, et très naïve surtout. Je regarde le (nom) … Je vais au bureau de renseignements, je demande l’adresse … me donne le prix du tableau « Mais, non, dis-je, je cherche un professeur pour me donner quelques petites leçons de peinture «… me répond le brave homme, Henri Matisse en ce moment a une … Ecole Boulevard des Invalides, 33, tout à fait Moderne ». (folio 4)

J’avais remarqué à quel point les artistes étaient malheureux : plus de travail, les théâtres supprimés, plus d’argent : une vie très misérable. Je décidai d’organiser une petite cantine très bon marché pour les artistes : pour 60 centimes on pourrait manger une soupe, un plat de viande et un dessert, et pour 2 sous boire un verre de vin. Chacun à son tour m’aidait à faire la cuisine et la vaisselle. Tous les samedi, il y avait une soirée avec musique et poésie, chaque artiste pouvant à l’improviste faire un numéro original. Ce fût chaque fois très bien. Ma cantine eut un grand succès et fût connue dans tout Paris. (folio 41&42)

A ce moment revenait du front un artiste très connu : Braque, blessé et réformé. J’eus envie de lui organiser un banquet dans mon atelier. Et le comité fut formé par Matisse, Picasso, Max Jacob et Galverssème. Je pus avoir 35 couverts et avec Jacob nous fîmes la liste des invités ; le comité d’abord, Braque et sa femme, rois de la fête, Friesz, Lhota, Dufy (…). Et je pus faire très bonne chère à tout le monde pour 6 francs par personne, vin et champagne compris. J’avais préparé des couronnes d’or sur des coussins noirs pour couronner les héros de la fête. Puis tout le monde a commencé à chanter et j’ai posé les couronnes dorées sur la tête de Braque et de sa femme. 
(folio 69&70)
Il y a vingt ans que je vis en France, venue de la grande Russie, directement de Petrograd, où j’ai reçu mon éducation artistique et mes premières récompenses. J’ai traversé l’Europe entière, en pensant enrichir les sensations d’artiste. Roulée comme une boule sur la route des catastrophes, je suis connue, j’ai obtenu le luxe en travaillant beaucoup. J’ai créé la poupée qui a joué un si grand rôle à l’époque du Moyen Age. Elle a été oubliée et perdue dans les boutiques d’antiquités. Je lui donnai un renouveau, en tant qu’objet d’art moderne. Dans ma peinture religieuse, je donne l’image de l’art chrétien de notre époque. J’ai créé ma religion pour exprimer l’état de mon âme, égorgée dans les catacombes des cafés de Montparnasse, où l’on est poursuivi par les vrais Satans (ce sont les marchands de natures mortes). »


Du 17 novembre au 17 décembre 2022 et du 17 janvier au 17 février 2023
24 et 30, rue Penthièvre. 75008 Paris
Tél. : +33 (0)1 40 07 58 09
Du mardi au samedi de 11 h à 19 h

Du 17 mai au 20 juillet 2019 
21 avenue du Maine. 75015 Paris
Tél. : 01 43 25 88 32
Du mardi au samedi de 11h à 19h
Entrée libre

Du 16 mai au 21 juillet 2019 
A la Fondation des Artistes
16 rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
Tél. : 01 48 71 90 07
Les jours de semaine de 13h à 18h. Les samedis et dimanches de 12h à 18h. Fermeture les mardis et les jours fériés
Entrée libre

14 rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
t : 01 48 71 28 08
https://www.fondationdesartistes.fr/lieu/maison-nationale-des-artistes/
Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h
Entrée libre

Bibliothèque Smith-Lesouëf
14 bis rue Charles VII. 94130 Nogent-sur-Marne
Les jours de semaine de 13h à 18h. Les samedis et dimanches de 12h à 18h. Fermeture les mardis et les jours fériés
Entrée libre
Accès MABA, Maison nationale des artistes, Bibliothèque Smith-Lesouëf

Visuels :
Affiche
Marie Vassilieff
Costume Arlequine pour le Bal banal, 1924
Photographie Pierre Delbo
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Marie Vassilieff dans son atelier du 21 avenue du Maine, 1922
Photographie agence Trampus
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Jean Börlin de dos en costume de « crabe » conçu par Marie Vassilieff pour le Bal Olympique, 1924
Photographie Isabey
Droits réservés
Musée de la Danse de Stockholm
et collection Claude Bernès

Marie Vassilieff et Jean Börlin costumés pour le Bal Olympique, 1924
Photographie Isabey
Droits réservés
Collection Claude Bernès

Articles sur ce blog concernant :
Les citations proviennent du dossier de presse. Cet article a été publié le 12 juillet 2019.