Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer ! » (Nahman de Bratslav)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 2 mars 2022

« Dans les entrailles de la Hammer. Petite histoire des grands monstres du cinéma » de Jérôme Korkikian

Arte diffusera le 5 mars 2022 à 00 h 30 « Dans les entrailles de la Hammer. Petite histoire des grands monstres du cinéma » (Dark GlamourAufstieg und Fall der Hammer Studios) de Jérôme Korkikian. « Grandeur et renaissance de la Hammer, compagnie phare du cinéma bis britannique, qui, entre horreur, érotisme et romantisme, a marqué le cinéma populaire du milieu des années 1950 à la fin des années 1960. Un documentaire passionnant avec des interviews de John Carpenter, Dario Argento, Caroline Munro et Joann Sfar. »


« Des cris en gros plans de suppliciées fort peu vêtues, des génies du mal aux actes sadiques, des atmosphères oppressantes et glamour… : au milieu des années 1950, la Hammer, petite compagnie de cinéma britannique, connaît un succès considérable avec des productions provocantes qui choquent la censure, dégoûtent les critiques mais fascinent le public ». 

« Dans ses films classés X, l’horreur est filmée pour la première fois en couleur, quand les histoires associent effroi, sang et sexe. Les limites du bon goût sont allégrement transgressées, lorsque, par exemple, la dégradation physique est montrée au grand jour (Le monstre, en 1955, mélangeant SF et horreur afin de relancer les finances d'une Hammer alors moribonde) ».

« Hiératiques et classieux, Peter Cushing et Christopher Lee incarnent à eux deux l'identité de la compagnie, parfaits serviteurs d'un genre qui n'hésite pas à piocher dans les mythes de la littérature gothique pour accoucher d'une série de Frankenstein, de Momie ou de Dracula mémorables. » 

« À travers de nombreux extraits de films et de passionnants entretiens avec John Carpenter, Dario Argento, Caroline Munro et Joann Sfar, Jérôme Korkikian retrace l'histoire d'un very shocking cinéma bis qui connaîtra son âge d'or jusqu’au début des années 1970 ». 

« Concurrencée par une nouvelle génération de thrillers d'épouvante, comme Psychose d'Alfred Hitchcock ou L' exorciste de William Friedkin, la Hammer n'en aura pas moins marqué la pop culture internationale, avant d'être réanimée en 2007 grâce à de nouveaux financiers ». 


France, 2017, 55 min
Coproduction : ARTE GEIE, ITV
Sur Arte les 5 mars 2022 à 00 h 30 et 26 mars 2022 à 5 h 05
Disponible du 25/02/2022 au 02/04/2022

mardi 1 mars 2022

« En guerre(s) pour l'Algérie » de Raphaëlle Branche et Rafael Lewandowski

Arte diffusera à partir du 1er mars 2022 « En guerre(s) pour l'Algérie » (
Der Algerienkrieg), série documentaire partiale, en reprenant souvent la terminologie des indépendantistes, en six parties de Raphaëlle Branche et Rafael Lewandowski. « En 1954, la guerre de libération algérienne commence, ébranlant le régime colonial français installé depuis 1830. C'est le début de huit longues années de conflit acharné, un des plus traumatisants du siècle. A l'occasion des 60 ans des accords d'Evian, cette série documentaire livre un récit aussi éclairant que touchant, en alliant archives et témoignages de celles et ceux qui ont vécu cette guerre, en Algérie, en France ou en exil. »

La « colonisation française » suscite des polémiques récurrentes
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama 
« Alger confidentiel » de Frédéric Jardin

« Ils sont civils algériens, Français d’Algérie, appelés du contingent, engagés et militaires de carrière français, militants indépendantistes du FLN et du MNA, combattants de l’ALN, intellectuels et étudiants, réfractaires, employés de l’administration française en Algérie, membres de l’OAS, supplétifs de l’armée française, porteurs de valises… Soixante ans après, toutes et tous, certains pour la première fois, racontent, avec une émotion intacte, la guerre telle qu’ils l’ont vécue, à hauteur de jeunes adultes ou d’enfants : les douleurs subies, les actes de violence commis, les illusions brisées, les regrets et les espoirs aussi ».

« Au-delà des mythes entretenus et des a priori tenaces, leurs récits croisés, souvent poignants, surprenants parfois, tissés avec d’extraordinaires archives dont plusieurs inédites, dénouent les fils emmêlés d’une histoire qui encombre encore les mémoires et nourrit les passions des deux côtés de la Méditerranée ». 

« Exposant avec précision l’engrenage du conflit, les concurrences de légitimité dans chacun des camps et les points de bascule conduisant de l’Algérie française à l’Algérie indépendante, ces six épisodes éclairent aussi avec acuité les traces laissées par ces années de violences dans les sociétés et les systèmes politiques des deux pays. »

« Soixante ans après les accords d’Évian, cette ambitieuse série documentaire retrace l’un des plus traumatisants conflits coloniaux du XXe siècle. En archives et à travers l’expérience intime de celles et ceux qui l’ont vécu en France et en Algérie, un récit aussi éclairant que touchant. » 

Une série qui reprend la terminologie biaisée des Algériens et ne qualifie pas la guerre d'Algérie de djihad ! Les Algériens contre le "colonialisme" "prennent le maquis" - une phraséologie évoquant la résistance durant la Deuxième Guerre mondiale. Rien sur le racket imposé par le FLN aux Algériens. Ce sont la France, l'Angleterre et Israël qui "suscitent la colère du monde Arabe" en intervenant en Egypte en 1956 !? Quid de la nationalisation du canal de Suez par Nasser ? Le discours en voix off culpabilise la France, mais révèle la taqîya des anciens fedayins ainsi que leur absence de remords.

Le reste est à l'avenant.

1ère partie : « Crépuscule colonial » (Götterdämmerung)
« Brahim, chauffeur de car, assiste dans les Aurès, le 1er novembre 1954, à l’assassinat de deux passagers. Cet attentat, signé par le FLN, compte parmi les dizaines qui éclatent ce jour-là sur tout le territoire algérien. Il marque le début de la guerre de libération. Installée depuis 1830 en Algérie, la France coloniale est restée sourde aux alertes. Après le Manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas publié en 1943, et malgré les massacres des environs de Sétif et Guelma en 1945, cette dernière ignore encore qu’elle est condamnée, se berçant de l’illusion que "la Méditerranée traverse la France comme la Seine, Paris". Entre richesse de la plaine de la Mitidja et misère de l’immense majorité de la population, entre discriminations et insouciance, l’histoire de chacun ne paraît pas raconter le même pays. » 


« Pour répondre à la révolte qui gronde sur le territoire algérien, la France veut réagir vite et fort. Elle se lance dans des opérations de répression sans précédent et engage le contingent dans la guerre. »
« Exécutions sommaires, tortures, rafles, déplacements de populations… : au nom de la "pacification", la France réprime violemment la révolte en Algérie, galvanisant plus encore le combat indépendantiste. Après l’attaque de villages coloniaux en août 1955 qui cause 120 morts, les massacres de quelque 10 000 civils algériens attisent le feu de l’insurrection. Tandis que Camus appelle en vain à une trêve, le Parlement vote au gouvernement de Guy Mollet les pouvoirs spéciaux et permet la mobilisation du contingent. Rivalisant avec le MNA (Mouvement national algérien) de Messali Hadj, le FLN (Front de libération nationale), clandestin, fédère de plus en plus en Algérie comme en métropole. Il organise son premier congrès en août 1956. »


« Le FLN recourt à la guérilla et au terrorisme aveugle en ville. Pour briser cette révolution en marche, l’armée française est prête à tout... »
« La répression ne suffit pas. La France tente de "conquérir les âmes et les cœurs" en confiant des missions sociales aux SAS (sections administratives spécialisées). Côté indépendantiste algérien, l’ALN (Armée de libération nationale) recourt à la guérilla et au terrorisme pour affronter l’armée française, l’une des plus puissantes du monde. Prête à tout pour briser la révolution qui s’organise, celle-ci adopte des moyens de lutte illégaux que certains généraux légitiment pourtant, en particulier la torture – "gégène" et "baignoire". Pour s’imposer comme unique représentant du peuple algérien, le FLN et le MNA se livrent à une lutte fratricide. La communauté internationale, qui s’émeut du bombardement du village frontalier de Sakiet Sidi Youssef en Tunisie, soutient de plus en plus la voie de l’indépendance. La France est fragilisée et la IVe République vacille. »

 
« De retour au pouvoir, Charles de Gaulle, accueilli en homme providentiel par les partisans de l’Algérie française, lance à Alger son fameux et ambigu "Je vous ai compris !"
« La Ve République est proclamée par un président qui veut moderniser l’Algérie tandis que le FLN crée un Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Il ouvre aussi un second front en métropole et refuse la "paix des braves" proposée par de Gaulle. Sous le commandement du général Challe, l’armée française asphyxie l’ALN au prix du déplacement forcé d’un quart de la population algérienne dans des camps de regroupement dont les conditions de vie sont dénoncées, notamment par Michel Rocard. Zones interdites, ratissage, recours au napalm… : si la victoire militaire française se dessine, elle a conduit à de nombreux renoncements. Fin 1959, le calme semble revenir. Pour combien de temps ? »


« Tandis que l’armée française maintient la pression, de Gaulle décide de laisser aux Algériens le choix de leur destin – une proposition qui sera soumise à référendum. »
« Mais à Alger, des ultras de l’Algérie française, s’estimant trahis, se révoltent. Ils organisent des manifestations. Cette "semaine des barricades" s’avère sanglante. La guerre tourne au conflit entre Français. Les premières négociations du gouvernement gaulliste avec le GPRA sont dans l’impasse. En métropole, la société change : artistes, intellectuels, militants et étudiants dénoncent une guerre absurde et manifestent dans les rues. Quelques réseaux de soutien au FLN – les "porteurs de valises" – voient le jour. Le 8 janvier 1961, l’adoption du projet d’autodétermination de l'Algérie ouvre la voie à l’indépendance. »


6e partie : « L'indépendance » (Unabhängigkeit)
« La victoire du "oui" au référendum exaspère une partie de l’armée et des Français d’Algérie. »
« Les partisans les plus radicaux de l’Algérie française fondent l’OAS (Organisation Armée Secrète), qui multiplie les attentats et se renforce après l’échec du putsch d’Alger en avril 1961. La population algérienne reste mobilisée pour l’indépendance mais de Gaulle refuse de céder sur le Sahara, riche en gaz et en pétrole, récent théâtre des premiers essais nucléaires français. À Paris, la marche pacifique du 17 octobre 1961 vire au massacre. À la suite des négociations entre la France et le GPRA, qui se concluent par les accords d’Évian, le cessez-le-feu entre en vigueur le 19 mars 1962. Français d’Algérie, militaires et harkis quittent le territoire – pour beaucoup dans la précipitation. En juillet, sur fond de fractures au sein du FLN, l’indépendance de l’Algérie est proclamée. Une nouvelle histoire commence… »



« Mosaïque de poignants témoignages, En guerre(s) pour l’Algérie raconte à hauteur d’homme et de femme ce conflit majeur du XXe siècle. Coauteure de la série, l’historienne Raphaëlle Branche insiste sur la pluralité des luttes qui l’ont traversé. Propos recueillis par Sylvie Dauvillier. »

Soixante ans après l’indépendance de l’Algérie, quel nouveau regard porte la série sur cette guerre de libération ? 
Raphaëlle Branche : Il s’agissait d’abord de prendre en charge l’historiographie récente de ces dix dernières années. Nous voulions, ensuite, que les témoins interrogés nous immergent dans leur expérience quotidienne de la guerre, pour la raconter par le bas. Des archives et films privés permettent aussi d’incarner ce vécu par les corps, et pas seulement par les voix. L’objectif de la série était de privilégier la diversité des points de vue. Les réalités historiques sont connues mais elles sont ici racontées par des gens ordinaires et cela permet de confronter les différences de perception. Pour ne citer qu’un exemple, l’usage du napalm par l’armée française est ici évoqué aussi bien par un pilote français que par une maquisarde algérienne.
 
Quels sont, au fond, les enjeux à l’œuvre dans ce conflit ? 
C’est bien sûr la souveraineté : française au début de la guerre, elle est devenue algérienne quand le conflit s’achève. Mais à l’intérieur de l’opposition franco-algérienne, qui avait la légitimité pour parler au nom de la France et de l’Algérie ? Cette question génère une pluralité de luttes violentes enchâssées les unes dans les autres. La série donne la parole aux porteurs des différentes options, aux minoritaires et aux vaincus aussi, afin de saisir les nuances de cette histoire, qui a connu plusieurs moments de bifurcation. Rien n’était écrit en 1954. Ni la suprématie du FLN – qui réussit à évincer l’homme fort du mouvement nationaliste, Messali Hadj –, ni le départ massif des Français − précipité par la violence de l’OAS et le chaos de la transition algérienne − n’étaient inéluctables. 
À l’indépendance, les militaires vont aussi imposer leur loi aux politiques dans l’Algérie nouvelle… 
Membres du GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne), les négociateurs des accords d’Évian ne sont pas les hommes qui vont prendre le pouvoir. L’"armée des frontières", constituée hors d’Algérie, remporte progressivement le rapport de force interne au sein du FLN et son poids va se révéler déterminant jusqu’à nos jours. 

C’est aussi l’époque des premiers essais nucléaires au Sahara… 
Absolument, et c’est celle de la découverte du gaz et du pétrole dans la région. La prise de conscience que cette immense étendue de sable concentre un extraordinaire potentiel économique et stratégique en fait aussi une pierre d’achoppement qui entraîne même une tentative de séparation du Sahara dans les négociations. 

Comment avez-vous procédé pour recueillir les témoignages et collecter ces archives inédites ? 
Un appel à témoins a été lancé par plusieurs canaux. Certains – messalistes, membres de l’OAS ou encore représentants de l’État français – ne s’étaient encore jamais exprimés publiquement. Au regard de l’âge de ces témoins, il y avait urgence à recueillir leur mémoire. Il est bouleversant de penser que cette guerre les a transformés si jeunes, et cela explique qu’elle ait tant marqué les sociétés française et algérienne. Pour les archives, nous avons puisé dans des dizaines de centres, en France et à l’étranger : je pense à la BBC ou à la télévision suédoise où nous avons retrouvé des reportages passionnants.

En quoi la mémoire de cette guerre structure-t-elle aujourd’hui les sociétés des deux pays ? 
Il est essentiel de comprendre que cette guerre constitue la dernière séquence d’une histoire coloniale emplie d’injustices et d’inégalités, qui sont devenues des ferments de révolte. La trace de ce lien centenaire entre Français et Algériens infuse encore notre présent. Les destructions ont surtout marqué le territoire algérien, théâtre de la violence, avec un quart de la population déracinée et déplacée dans des camps, ou encore les forêts brûlées par le napalm. Mais l’histoire coloniale a nourri de multiples influences et références culturelles, l’imaginaire, la langue (le français en Algérie et les mots d’arabe en français...). En France, des millions de personnes ont un rapport, familial ou autre, avec l’Algérie. Donner à voir ce qui s’est réellement passé permet de s’emparer de cette histoire et de dépasser les fantasmes.
 
Que pensez-vous du chantier lancé par le président Macron pour réconcilier les mémoires ? 
Le chantier présidentiel, qui a évolué, vise surtout désormais à assumer, du point de vue de l’État français, des éléments du passé et à valoriser les différentes mémoires présentes sur le sol national. C’est plus compliqué concernant la relation franco-algérienne puisqu’il faut être deux pour un dialogue. Mais ce qui est entrepris de chaque côté de la Méditerranée rejaillit sur cette relation. Je pense par exemple à la reconnaissance mémorielle de l’existence de camps comme celui du Larzac, où des milliers d’Algériens "suspects" ont été détenus administrativement pendant des années. Cela s’adresse aussi à l’Algérie. 

Qu’en est-il du côté algérien ? 
Si l’État n’est pas engagé dans la même démarche, la jeunesse se saisit aujourd’hui de questions qui restent sans réponses. Le Hirak a ainsi tenté d’affirmer la supériorité du politique sur le militaire. Je me réjouis que la série soit aussi vue en Algérie, où la guerre de libération est un référentiel très présent et partagé, mais pas toujours raconté dans sa complexité. J'espère que ce travail contribuera à ébranler quelques certitudes en Algérie aussi. » 


« En guerre(s) pour l'Algérie » de Rafael Lewandowski
France, 2022, 6 x 52 mn
Coproduction : ARTE France, INA 
Auteurs : Raphaëlle Branche et Rafael Lewandowski
Commentaire dit par Lyna Khoudri
1ère partie  (53mn) : le 1er mars 2022 à 20 h 50
2e partie (51 mn) : le 1er mars 2022 à 21 h 45
3e partie (54 mn) : le 1er mars 2022 à 22 h 35
4e partie (53 mn) : le 2 mars 2022 à 21 h
5e partie (52 mn) : le 2 mars 2022 à 21 h 50
6e partie (58 mn) : le 2 mars 2022 à 22 h 40
Sur arte.tv du 22/02/2022 au 27/08/2022

La musique liturgique juive

La musique liturgique juive remonte à l'ère biblique dans le Temple de Jérusalem. Elle a perduré en diaspora dans les synagogues en accordant un rôle important au chantre ('hazan). Patrimoine émouvant, un art cantorial ('hazanout) est retranscrit à partir du XIXe siècle. Du 1er  au 3 mars 2022, de 15 h à 18 h 30, a eu lieu
à l'Université de musique de Hambourg et sur Youtube, la conférence internationale "De la musique de la synagogue portugaise au XIXe siècle à l'ère de Rolf Lieberman au XXe siècle".


« La musique des synagogues »
« La musique des synagogues » (Die Musik der Synagogen, Vernichtet, Verschollen und Wiederentdeckt) est un documentaire émouvant (2010) de Roland Mayer et Ulrike Brenning. L’action du musicologue et organiste Andor Izsák pour retrouver les partitions de la musique synagogale née en Allemagne septentrionale au début du XIXe, exclue de la liturgie hébraïque après la Nuit de Cristal (9 novembre 1938), puis oubliée après la Shoah (Holocaust). Ce chercheur a constitué des archives numérisées des chants et a aussi fondé le Chœur synagogal européen.  

La musique synagogale est apparue dans le nord de l'Allemagne au début du XIXe siècle, puis s’est étendue rapidement en Europe.

L’avènement du nazisme et surtout les massacres de la Nuit de Cristal, le 9 novembre 1938, ainsi que le génocide des Juifs, ont exclu cette musique de la liturgie hébraïque.

Au XIXe siècle, l’orgue jouait un rôle majeur dans les synagogues du mouvement Juif libéral européen. De nos jours, la majorité des synagogues allemandes sont membres du courant orthodoxe et bannissent la musique pour orgues et les chœurs. Aussi, Andor Izsák, musicologue et organiste, portant kippa et son Chœur se produisent dans… des églises !

Et c’est à la synagogue parisienne de la rue Notre-Dame-de-Nazareth (75003), inaugurée en février 1822, qu’Andor Izsák retrouve l’orgue qui accompagnait au XIXe siècle les offices, et qui "depuis s’est tu". Pourtant...

Andor Izsák parcourt le monde depuis 30 ans, tel un détective pour retrouver des partitions anciennes de musique synagogale dont nombre d’auteurs sont tombés dans un oubli injuste.

Grâce à la technologie moderne la plus sophistiquée, il restaure des copies de chants datant des années 1920, crée des archives numériques et organise des concerts avec le Chœur synagogal européen pour faire renaître cette musique brutalement disparue du continent européen avec le nazisme.

Ce directeur du Centre européen de musique Juive souhaite que les « partitions, manuscrits et imprimés rares » reviennent à leurs sources et s’inscrivent dans l’avenir. 

Diffuser ce remarquable documentaire, qui permet de découvrir des synagogues magnifiques et des œuvres musicales émouvantes, à des horaires si tardifs ou si matinaux ne contribue pas à mieux faire connaître ce beau patrimoine musical liturgique.

L’Institut Européen des Musiques Juives (IEMJ) organisa "son grand concert de gala "La musique juive dans tous ses états", le 8 novembre 2015, à 17 h 30, au Théâtre Adyar, 4 square Rapp, 75007 Paris. Placé sur l'égide de la Fondation du Judaïsme français (FJF), ce concert, composé de musiques classiques, klezmer, chansons yiddish et judéo-espagnoles, a été suivi d’un cocktail".

Salomone Rossi
Lors de la 14e édition du Festival Mars en Baroque (3-27 mars 2016) à la Villa Méditerranée (Marseille), ont été proposés le 8 mars 2016 à 16 h Le statut du musicien juif dans l’Italie du Seicento, conférence d'Alessandra Rossi Lürig, musicienne, musicologue et directrice artistique de la Fondation Arcadia, et à 20 h, le concert Salmi Ebraici - Musique pour la synagogue, de Salomone Rossi (vers 1570-1630) par les Profeti della Quinta (1 h 30). Un concert avec le soutien du Consulat général d'Israël à Marseille et en partenariat avec la Villa Méditerranée / AVITeM. 

"De l'importante communauté juive dans l'Italie centrale émerge la figure singulière du compositeur Salomone Rossi, lointain héritier du roi David. La conférence portera sur ce compositeur qui parvint à réaliser une synthèse des musiques juives et chrétiennes, à l'opposé d'une certaine pensée orthodoxe qui refusa l'ouverture au monde extérieur. Le statut du musicien juif était loin d'être enviable aux XVIe et XVIIe siècles tant l'antisémitisme était ancré dans les mœurs et la littérature (le Shylock de Shakespeare ou le Juif de Malte de Marlowe). Il est toutefois intéressant de constater, en examinant la formation, l'évolution et la carrière des musiciens juifs du seicento, que malgré leur séparation (culturelle et physique, puisqu'ils vivaient dans les ghettos), leur participation à la vie artistique de certaines villes fut très active. Notons que les partitions de S. Rossi ont été préservées grâce au Baron de Rothschild qui les acheta au milieu du XIXe siècle, permettant de porter à la connaissance du public l'une des productions religieuses les plus attachantes du XVIIe siècle. Dénommé « Il Mantovano Hebreo » (le Juif de Mantoue), le compositeur Salomone Rossi (ca. 1570-1630) fut au service de la famille ducale des Gonzague et composa une oeuvre instrumentale et madrigalesque d'une grande richesse, aussi bien en italien que sur des textes hébraïques. Contemporain de Monteverdi avec lequel il collabora, Rossi adopte dans ses madrigaux une écriture d'une grande simplicité et transparence. Il est aussi l'un des rares compositeurs juifs à l'époque à avoir voulu révolutionner la musique de la synagogue, à travers des arrangements polyphoniques de psaumes et des prières en hébreu. Les musiciens des Profeti della Quinta, au chant aguerri et subtil, sont les meilleurs défenseurs de cette musique aux mille et une facettes, élégante et raffinée".

"LA MUSIQUE SYNAGOGALE À PARIS À L’ÉPOQUE DU PREMIER TEMPLE CONSISTORIAL (1822-1874)"
Tel est le titre de la thèse de Gérard Ganvert, soutenue en juin 1984, à l’Université de la Sorbonne (Paris-IV). Docteur en histoire de la musique et musicologie, Gérard Ganvert est habilité à diriger les recherches, ancien professeur associé de l’UFR de Musique et Musicologie de l’Université de la Sorbonne (Paris-IV) et chargé d’enseignement à l’Université de Versailles-Saint-Quentin (France).

"Le sujet du présent ouvrage, étudié à la fin des années 1970, résulte d’échanges préalables entre son auteur et le célèbre musicologue  Israël Adler (1925-2009). Pour ce dernier, il restait encore nécessaire et utile d’étudier une période peu ou insuffisamment explorée : celle qui, à la suite de l’action de Napoléon Ier, avait vu la mise en place d’une musique synagogale parisienne, expression liturgique contemporaine du premier temple parisien consistorial, demeuré la première et seule synagogue officielle de 1822 à 1874."

"Une telle étude devait aussi permettre de restituer l’action des deux agents essentiels de cette réforme cultuelle : le ḥazan Israël Lovy (1773-1832), personnage alors assez mal connu, et son lointain successeur Samuel Naumbourg (1817-1880)."

"Effectuée au début des années 1980, la présente étude fut basée sur un dépouillement minutieux du fonds des Archives Consistoriales et un examen approfondi de nombreux périodiques et documents musicaux post-révolutionnaires. Elle permit ainsi de faire réapparaître des éléments historiques et musicologiques contemporains de la mutation profonde des communautés juives parisiennes des deux premiers tiers du XIXe siècle, éléments qui étaient restés peu ou prou oubliés, négligés, ou même transmis avec des inexactitudes devenues traditionnelles."

"Ce travail s’est articulé autour de quatre chapitres. Le chapitre 1 a rappelé les évolutions des judaïsmes français et parisiens, de la Restauration aux débuts de la IIIe République. Le chapitre 2 a décrit la mise en place d’une musique synagogale, devenue parisienne au sein du premier temple consistorial. Le chapitre 3 a détaillé plus spécifiquement les actions des ḥazanîm Israël Lovy et Samuel Naumbourg, ainsi que celles de certains autres promoteurs culturels, juifs ou non. Le chapitre 4 a présenté et étudié la publication chronologique des éditions de recueils de musique synagogale. Il a aussi permis d’examiner les partitions manuscrites ou imprimées de cette période, ainsi que les témoignages musicologiques publiés."

"Enfin, sept appendices ont complété l’ouvrage, afin de rendre la consultation du lecteur plus facile, suivis par une très importante bibliographie commentée, structurée en quatre parties (sources manuscrites ; sources imprimées ; ouvrages de référence ; bibliographie illustrative) et d’un index nominum."

"Défini et reconnu en tant que sous-groupe national par les effets des deux émancipations successives – révolutionnaire et napoléonienne –, le judaïsme français put entreprendre sa modernisation avec la volonté forte d’offrir à ses contemporains un culte « renouvelé », capable d’être favorablement comparé aux cultes chrétiens installés."

"À partir d’une démarche initiale évidente axée sur les deux ḥazanîm Lovy et Naumbourg, les premières prospections permirent d’affirmer que, contrairement à nombre de sources, le vrai réformateur-promoteur de la musique synagogale parisienne avait été Israël Lovy et non Samuel Naumbourg, pourtant traditionnellement crédité comme tel, mais de fait simple continuateur de cette réforme vingt ans plus tard."

"Ces constats liminaires poussèrent à approfondir la période 1822-1874, demi-siècle durant lequel la première synagogue consistoriale parisienne resta l’unique temple officiel de la capitale, institution avec laquelle le monde musical et artistique contemporain noua des relations étroites. Le regard a ainsi cheminé d’une introduction historique indispensable vers l’intérêt recherché d’édifier une telle synagogue et d’y établir une tradition musicale nouvelle, puis vers l’étude des promoteurs de celle-ci et, enfin, vers sa description technique."

Samuel Naumbourg 
Samuel Naumbourg (1817-1880) est un compositeur, chef de chœur, chanteur de synagogue et musicologue français juif d'origine allemande. "Issu d’une lignée de chantres célèbres", il a réformé la musique de synagogue.

Il "étudie le chant et la composition à Munich et fait partie du chœur de la nouvelle communauté de cette ville. Pionnier en ethnomusicologie, il commence à recueillir et noter une part importante de la tradition orale ashkénaze d’Allemagne du Sud."

"Entre 1838 et 1845, il dirige les chœurs synagogaux des communautés de Strasbourg et de Besançon."

"En 1845, il se présente au poste de ministre officiant (hazzan) au temple consistorial de Paris, et y est engagé sur avis favorable de Fromental Halévy. Samuel Naumbourg veut redonner au service divin la pompe qu’il mérite. A cet effet, il poursuit la réforme entreprise quelques années plus tôt par Israël Lovy (1773-1852) en recréant un chœur qu’il dirige avec succès durant plusieurs décennies, et pour lequel il compose de nouvelles pièces".

"Entre 1847 et 1874, Naumbourg va publier quatre recueils de musique synagogale principalement pour solistes, chœur, avec parfois accompagnement d’une harpe, d’un piano ou d’un orgue (Zemirot Israel, Chants Religieux des Israélites, vol. I-II, 1847 ; Zemirot Israel, Chants Religieux des Israélites, vol. III, 1857 ; Chirei Kodech, nouveau recueil religieux à l’usage du culte israélite, 1864 ; Agoudat chirim, Recueil de Chants religieux et Populaires des Israélites, 1874). Ses recueils contiennent principalement ses propres compositions, mais également des arrangements d’airs traditionnels et quelques morceaux d’autres compositeurs (Lovy, Fromental Halévy, Alkan …)"

"En 1860, Naumbourg est nommé professeur de chant liturgique au Séminaire. En 1865, suite au décès du hazan Isaac David, il devient premier ministre officiant. Il occupera ce poste jusqu’à l’été 1878 où une grave maladie le maintiendra écarté de la synagogue jusqu’à sa mort, dix-huit mois plus tard, le 1er mai 1880. Il "décède le 1er mai 1880. Samuel Naumbourg est enterré au Cimetière Parisien du Sud-Montparnasse. Il laisse à la postérité quatre importants recueils de musique synagogale composés entre 1847 et 1874, principalement pour solistes, chœur, avec parfois accompagnement d’une harpe, d’un piano ou d’un orgue". 

"A ce titre, Naumbourg peut être considéré comme l’un des précurseurs de la réforme du culte consistorial français".

3000 ans de musiques juives
Le 2 mai 2017, de 20 h à 22 h, le PSEJ (Programme supérieur des études juives) du Beit Halimoud de Bordeaux accueillera Hervé Roten, ethnomusicologue, docteur en musicologie, qui donnera une conférence sur 3000 ans de musiques juives. "Il n’existe pas une, mais des musiques juives, chacune d’elles résultant d’une histoire et d’un environnement culturel spécifiques. Ainsi la musique hébraïque antique possède des racines sumériennes, babyloniennes, assyriennes, égyptiennes. Au début du XVIe siècle, des humanistes chrétiens s’intéressent aux systèmes des accents bibliques (te’amim) qu’ils essayent de transcrire musicalement. Cependant, ce n’est véritablement qu’à partir du XIXe siècle qu’un certain nombre de chantres européens commence à noter leur pratique de la ‘hazanout. La musique, à cette époque, est généralement considérée comme l’émanation culturelle du génie des peuples".
  
Festival de Fès - Musiques sacrées du monde
Du 22 au 30 juin 2018 se déroulait le Festival de Fès - Musiques sacrées du monde. la 24e édition a pour thème ``Savoirs Ancestraux". "Depuis vingt-quatre ans, le Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde contribue à entretenir le dialogue avec le sacré à travers son légendaire forum et la mise en exergue des arts et de la musique. Incarnant un symbole de dialogue des religions, des cultures, il élève la réflexion, invite aux échanges et interrogations indispensables dans un monde en pleine mutation économique, politique et social. Le festival de Fès des musiques sacrées du Monde est à l’image de sa médina : franchir ses portes est une manière de s’imprégner de traditions millénaires, de valeurs de tolérance et de spiritualité. Les générations défilent au cours des siècles mais l’âme de la ville se perpétue et ce grâce aux ramifications entretenues entre les différentes traditions culturelles creuset de l’Histoire du Maroc mais également artisanales à l’origine du tissu social qui la compose."

Florilège de chants yiddish et de musique cantoriale
Le 21 juin 2019, de 16 h à 17 h 30, à la Mairie du 4e arrondissement de Paris, dans le cadre du Festival des cultures Juives 2019 "De bouches à oreilles" (13-23 juin 2019) a eu lieu un récital "Florilège de musique yiddish et cantoriale" organisé par Anima & Cie avec Sofia Falkovitch, chant et Jasko Ramic, accordéon. 

"Sofia Falkovitch, chanteuse mezzo-soprano d’origine russe, a étudié l’Art cantorial à la School of Sacred Music de l’Hebrew Union College de Jérusalem et au Abraham Geiger Kolleg de Berlin. Sofia est la première femme cantor (hazan) diplômée en Europe et la seule en France. Son répertoire embrasse la musique baroque, classique, romantique, ainsi que des compositions contemporaines. Passionnée par la musique yiddish, Sofia a créé « Le Sacre du Désert », un récital de chants yiddish. Artiste polyglotte parlant notamment le français, le russe, l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’hébreu et le yiddish, Sofia accorde une place importante au dialogue inter-culturel et inter-religieux dans son travail."

"Jasko Ramic, Tzigane de Serbie, formé en partie par la musique traditionnelle de son pays et par le conservatoire de Moscou,  est un maître de l’accordéon. Sa carrière est celle d’un musicien de fêtes populaires mais aussi celle d’un soliste reconnu et récompensé par différents prix de concours internationaux.  Il accompagne notamment la chanteuse roumaine Rona Hartner et a enregistré pour les Gipsy Kings."

"De la musique de la synagogue portugaise au XIXe siècle à l'ère de Rolf Lieberman au XXe siècle"
Du 1er  au 3 mars 2022, de 15 h à 18 h 30, a eu lieu 
à l'Université de musique de Hambourg, en présentiel et sur Youtube, la conférence internationale "De la musique de la synagogue portugaise au XIXe siècle à l'ère de Rolf Lieberman au XXe siècle" (From the Music of the Portuguese synagogue in the 19th to the Rolf Lieberman Era in the 20th century). Entrée libre

"La présence de la culture juive en Europe remonte à l’époque de l’Empire romain. En 2021, l’Allemagne a célébré 1700 ans de présence, de vie et de culture juives.

En 2020, la ville de Hambourg a décidé de reconstruire la grande synagogue de la Bornplatz, qui avait été détruite en 1938 lors de la Nuit de cristal. À cette occasion, l’Université de musique de Hambourg organise une conférence internationale sur la musique juive à Hambourg, d’hier et d’aujourd’hui, à laquelle participera Hervé Roten, Directeur de l’IEMJ, au côté de Edwin Seroussi (Jérusalem), Jasha Nemtsov (Weimar), Reinhard Flender (Hambourg) et Yuval Shaked (Haïfa).

Visionner les conférences sur YouTube
Mardi 1e mars 2020 Jewish Music Research
Mercredi 2 mars 2022 Jewish Music Research
Jeudi 3 mars 2022 Jewish Music Research
Cliquez ici pour le streaming en direct
Intervenants : 
• Jan Phillip Sprick, Vice-président de l’Université de musique de Hambourg
• Edwin Seroussi, Directeur du Centre de recherche sur la musique juive de l’Université hébraïque de Jérusalem et chercheur invité en études juives au Dartmouth College
• Hervé Roten, Directeur de l’institut Européen des Musiques Juives, ethnomusicologue, docteur en musicologie de l’Université Paris IV Sorbonne
• Jascha Nemtsov, pianiste et professeur d’histoire de la musique juive à la Hochschule für Musik Franz Liszt de Weimar
• Reinhard Flender, Directeur de l’Institut de recherche sur l’innovation culturelle à l’Université de musique et de théâtre de Hambourg, compositeur allemand et chercheur en musicologie.
• Yuval Shaked, Directeur du Département de musique de l’Université de Haïfa et compositeur

Programme :
• Mardi 1er mars
• 15h00 – 16h30 Edwin Seroussi (Jérusalem) Discours introductif et séance d’ouverture
Une rencontre musicale inattendue : La musique liturgique hispano-portugaise dans les synagogues allemandes
• 17h00 – 18h30 Hervé Roten (Paris) Conférence et discussion
L’introduction de la notation musicale occidentale et de l’orgue dans les communautés hispano-portugaises françaises au XIXe siècle : changements et continuités
• Mercredi 2 mars
• 15h00 – 16h30 Jascha Nemtsov (Weimar) Conférence et discussion
Le Cantor du Temple Réformé de Hambourg Leon Kornitzer et son journal (Der jüdische Kantor)
• 17 h – 18 h 30 Jascha Nemtsov, Hervé Roten, Edwin Seroussi, Reinhard Flender (modération) – Table Ronde
Identité culturelle et assimilation – la musique juive en Allemagne et en France au 19ème siècle.
• Jeudi 3 mars
• 15h00 – 16h30 Reinhard Flender Conférence et discussion
Rolf Liebermann – innovation culturelle pour Hambourg du NDR au Staatsoper
• 17h00 – 18h30 Yuval Shaked (Haifa) Conférence et discussion
L’opéra ‘Der Turm’ – La collaboration du compositeur Josef Tal avec le librettiste Hans Keller telle qu’elle est conçue et reflétée dans leur correspondance".

Profeti della Quinta
Doron Schleifer, David Feldman, cantus
Lior Leibovici, Dan Dunkelblum, tenor
Ori Harmelin, chitarrone
Elam Rotem, basse, clavecin, direction musicale


« La musique des synagogues  » de Roland Mayer et Ulrike Brenning
Allemagne, 2010, 52 minutes
Sur Arte les 12 septembre 2011 à 23 h 45, 16 septembre 2011 à 5 h, 18 septembre 2011 à 6 h
Visuels : © NDR-e-motion-factory

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Cet article a été publié le 12 septembre 2011, puis les 8 novembre 2015 et 6 mars 2016, 2 mai 2017, 22 juin 2018, 23 juin 2019, 1er mars 2022.