Les BRICS+ regroupent le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, l'Afrique du Sud, l'Iran, l'Égypte, les Émirats arabes unis (EAU), l'Indonésie et l'Éthiopie. Se réunissant en sommets annuels, ils se veulent un "contre-G 7" (Groupe des 7). Arte diffusera le 13 octobre 2026 à 21 h « Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? », documentaire de Sophie Lepault.
Des Etats et entités arabes ont encore politisé la récente réunion du Comité du Patrimoine Mondial (CPM)
Le Comité du Patrimoine mondial de l'UNESCO a "palestinisé" Battir/Beitar
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Une 48e session du Comité du patrimoine mondial (CPM) de l’UNESCO politisée
La Ville blanche de Tel Aviv
La Ville blanche de Tel Aviv
En 2009, Brésil, Russie, Inde et Chine se regroupent pour créer un organisme dont l'acronyme reprend l'initiale de ces quatre Etats : « BRIC ».Ce vocable a été créé en 2001 par Jim O'Neill, économiste de Goldman Sachs.
En 2010, avec l'adhésion de l'Afrique du Sud (South Africa), l'acronyme devient BRICS.
En 2023, l'essayiste Amir Taheri a étudié les relations entre les BRICS et l'Iran dans son article "Iran: With Friends Like That" ("Iran : Avec des amis comme ça") publié par le Gatestone Institute (30 juillet 2023) :
"La République islamique demande à être admise au sein du groupe BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud] depuis 2010, date à laquelle le « Guide suprême », l'ayatollah Ali Khamenei, a annoncé son intention de créer un « Nouvel Ordre Mondial » par le biais d'une triple alliance entre l'Iran, la Chine et la Russie.Selon des sources téhéranes, la demande iranienne, bien que soutenue par l'Afrique du Sud et l'Inde, a été discrètement bloquée par la Russie et froidement ignorée par la Chine.Le rêve de Khamenei d'un « Nouvel Ordre Mondial » dirigé par l'Iran, la Chine et la Russie s'est révélé être une chimère forgée dans l'esprit d'un dirigeant évoluant dans un univers fantasmé.Ce rêve illusoire a été en partie brisé la semaine dernière lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan a effectué sa première visite à l'étranger après sa victoire électorale en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar, ignorant totalement l'Iran.Depuis des années, l'ancien chef de la Commission de sécurité nationale du Majlis islamique, Heshmatallah Falahat-Pisheh, avertit que la Chine et la Russie n'ont traité la République islamique que comme une source de profit pour elles-mêmes.'ancien ministre du Pétrole, Bijan Zangeneh, a averti que la Russie, après avoir évincé l'Iran du marché pétrolier européen, tente désormais de faire de même sur les marchés indien et chinois en proposant des rabais alléchants. Depuis mars dernier, les importations chinoises de pétrole iranien ont chuté de près de 40 %, selon des estimations non officielles, la Russie revendiquant la part perdue par l'Iran.Par ailleurs, face à ce que certains Iraniens perçoivent comme une atteinte à l'intégrité nationale de la part de Lavrov, nombreux sont ceux qui déplorent le refus, voire l'incapacité, de Raïssi à recadrer fermement les Russes. Ils craignent que l'absence de réaction de Téhéran aux initiatives russes et chinoises n'incite d'autres nations à adopter une position similaire à l'égard de l'Iran.Khamenei, âgé de 84 ans, semble peu susceptible d'abandonner ce qu'il espérait être son « héritage historique », ou, selon ses propres termes, « chasser le Grand Satan et ses alliés de la région ». C'est peut-être pourquoi, tant que Khamenei sera au pouvoir, ni Pékin ni Moscou ne craignent de s'attirer les foudres de l'Iran, quoi qu'ils fassent."
En 2024, avec l'élargissement à l'Égypte, aux Émirats arabes unis (E.A.U.), à l'Éthiopie et à l'Iran, le groupe devient les BRICS+.
L'année suivante, l'Indonésie rejoint les BRICS+.
En 2026, ces dix Etats membres des BRICS+ se réunissent en sommets annuels et s'opposent au Groupe des Sept (G7). Ils représentent environ la moitié de la population mondiale et 35 % du Produit intérieur brut (PIB) mondial en valeur courante, contre 44 % pour les pays du G7. Contrant la suprématie du dollar américain, ils utilisent dans leurs échanges internationaux le yuan, devise chinoise. Leur but est de créer leur monnaie commune afin de détrôner le dollar américain.
Les BRICS+ ont bénéficié de l'action de désinformation de la Chine dans les réseaux sociaux où ils sont "présentés comme un groupe pacifique, coopératif et respectueux de la souveraineté", à la différence de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique-nord).
Les BRICS+ sont fragilisés par leur absence de valeurs et d'intérêts communs, leurs divergences : le régime des ayatollahs iraniens veut détruire Israël qui est lié par les accords d'Abraham avec les E.A.U., l'Iran a attaqué de février à avril 2026 les E.A.U. après la guerre américano-israélienne contre le régime iranien, la Russie et la Chine sont rivales dans la domination du groupe, la Chine et l'Inde sont des rivales économiques, l'Inde entend préserver ses bonnes relations avec les Etats-Unis et Israël, etc.
Dans "Un bref aperçu du XXIe siècle jusqu'à présent" (Gatestone Institute, 9 février 2024), le juriste et philosophe Drieu Godefridi a écrit :
"Nombreux sont ceux qui prédisent le remplacement du dollar américain par le yuan comme monnaie internationale – une transformation que la Chine s'efforce manifestement d'opérer – mais si vous étiez un pays, préféreriez-vous être protégé par la Chine ou par le monde libre ?...Il y a ensuite le reste du monde, ce qu'on appelait au XXe siècle le « Tiers Monde ». Comparé au siècle précédent, le Tiers Monde, du moins par endroits, se porte mieux : certains pays se sont considérablement enrichis grâce à l'économie de marché et à l'ouverture au capitalisme international. Les experts nous disent que les pays des BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud] incarnent l'avenir, tout comme ils nous disaient hier que le XXIe siècle serait chinois. Le problème, c'est que les deux principaux pays des BRICS – la Chine et l'Inde – sont quasiment en guerre à leur frontière commune, et que les points de divergence entre les pays membres sont bien plus nombreux que les points d'union. De plus, une organisation ne peut décider qu'en fonction du principe du plus grand dénominateur commun, qui, dans le cas des BRICS, semble proche de zéro.Les pays BRICS s'enrichissent, des milliards de personnes sortent de la pauvreté, et nous nous en réjouissons. Il est frappant de constater que des pays comme la grande démocratie brésilienne envisagent un avenir moins dépendant de l'Occident. Cependant, l'idée que les BRICS façonneront le XXIe siècle ne résiste pas à l'analyse. Le professeur Jyrki Käkönen écrivait en 2014 : « Il n’est pas aisé de supposer que les BRICS seraient une organisation capable de transformer le système international tant que leurs membres nourrissent des attentes différentes quant au futur ordre mondial. À cet égard, les pays les plus importants des BRICS sont la Chine et l’Inde, qui ont également des intérêts et des attentes contradictoires concernant l’avenir de l’Asie et de l’ordre mondial dans son ensemble. »L'Argentine a récemment annoncé qu'elle renonçait à sa candidature pour rejoindre les BRICS."
Dans "Slavery: The Ostentatious Hypocrisy of BRICS towards Black Africans" ("L’esclavage : l’hypocrisie ostentatoire des BRICS envers les Africains noirs") publié par le Gatestone Institute (30 août 2023), Paul Trewhela a fustigé l'occultation par les BRICS des massacres d'Africains noirs par des milices Arabes islamistes :
"Dans un exemple flagrant d'hypocrisie collective étatique antidémocratique et anti-occidentale, les dirigeants du bloc BRICS — représentant le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud — réunis en Afrique du Sud pendant trois jours la semaine dernière ont invité quatre États musulmans et deux autres à rejoindre le bloc, tout en gardant un silence total sur le massacre raciste et islamiste de civils africains noirs perpétré par des milices arabes lourdement armées au Darfour occidental, au Soudan, au cours des semaines précédentes...Le Forum africain de la défense a révélé le 16 mai que le groupe russe Wagner supervisait l'exploitation minière de l'or au Darfour et faisait sortir clandestinement du pays près de 2 milliards de dollars d'or.Pourtant, les « grands et les bons » — le président chinois Xi Jinping, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, le président sud-africain Cyril Ramaphosa, et le président russe Vladimir Poutine s'adressant à l'assemblée par vidéo pour soutenir la guerre de la Russie en Ukraine — n'ont fait aucune mention de ce massacre génocidaire.Au lieu de cela, les dirigeants des BRICS ont invité à les rejoindre des États ayant la plus longue histoire d'esclavage des Africains noirs au monde.L'agence de presse chinoise Xinhua a rapporté comment le président iranien Ebrahim Raisi, qui a participé à la conférence des BRICS, a salué cette initiative comme une « mesure louable qui facilitera le développement mondial tout en respectant les principes de justice ».Justice ? Raisi était procureur général adjoint au sein d'un comité de quatre membres surnommé la « commission de la mort » en Iran en 1988, responsable de l'exécution de milliers de prisonniers politiques fidèles à un mouvement d'opposition interdit, « sur ordre de Raisi et de ses trois collègues ».Pire encore, bien que l'esclavage ait persisté légalement en Iran jusqu'en 1929, « il n'a jamais disparu ». — iranwire.com, 30 avril 2020. L'article présentait une série de photos d'esclaves africains noirs en Iran, comme celle-ci datant des années 1880. — Denise Hassanzade Ajiri, « Le visage de l'esclavage africain dans l'Iran qajar – en images », The Guardian , 14 janvier 2016.La question de l’esclavage et de l’oppression des Africains noirs – qui perdure encore aujourd’hui au Darfour et ailleurs – est une question occultée par les BRICS."
« Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? »
Arte diffusera le 13 octobre 2026 à 21 h « Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? », documentaire de Sophie Lepault.
« L'organisation des Bric a été lancée en 2009 par le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine avec l'ambition affichée de "dédollariser" et "désoccidentaliser" l'ordre mondial. »
« Les Brics (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) représentent plus de la moitié de la population mondiale et 40% des richesses de la planète, plus que le G7. Ils ont déjà leur propre banque, leurs propres médias, leurs entraînements militaires… »
« Dix-sept ans après sa fondation, la coalition des Bric, aujourd'hui Brics+ - des États comme l'Iran, l'Égypte, l'Éthiopie, l'Indonésie et les monarchies du Golfe l'ont rejointe (le "+" de l'acronyme) – a plus que jamais le vent en poupe. »
« De nombreux autres Etats attendent à la porte de ce club opulent, dont la Turquie, pourtant membre de l'Otan… »
« Face à la multiplication des conflits et à l'urgence climatique, aggravés par l'erratique présidence Trump, le bloc occidental se fragmente et la faiblesse de l'ONU et de ses agences apparaît au grand jour. »
« Lors de leur sommet annuel 2025, à Rio, ils ont plaidé pour un nouvel ordre multipolaire, affranchi de l'hégémonie américaine mais aussi des valeurs dont ils contestent l'universalisme : la démocratie libérale et le respect des droits humains, aux fondements du droit international. Quel monde alternatif construisent-ils tandis que l'Occident regarde ailleurs ? L’Europe peut-elle y trouver une place ? »
« Partant du 17e sommet des Brics+, en 2025 à Rio – le 18e vient d'avoir lieu les 12 et 13 septembre à New Delhi –, ce passionnant état des lieux géopolitique et historique fait entendre la parole convergente d'observateurs et de responsables chinois, russes, brésiliens, indiens et africains. »
« Comme le journaliste brésilien d'extrême gauche Pepe Escobar et le philosophe russe d'extrême droite Alexandre Douguine, ils appartiennent parfois pourtant à des bords politiques opposés. »
« En parallèle, les archives montrent comment cette coalition de puissances émergentes, majoritairement dirigée par des pays autoritaires, se structure, depuis presque vingt ans, en dénonçant le "deux poids deux mesures" d'un Occident qui n'hésite pas à sacrifier ses grands principes à ses intérêts. »
« Les Brics+ disposent déjà de leurs propres banque et médias, et travaillent à créer une force militaire, une monnaie et un Parlement communs. »
« Même si deux puissances impériales, la Chine et la Russie, font figure de leaders, ils prônent la souveraineté absolue des États et se revendiquent héritiers de l'anticolonialisme et du Mouvement des non-alignés. »
« Une majorité de pays du Sud a ainsi refusé de s'associer aux sanctions contre Moscou après l'invasion de l'Ukraine. »
« Alors que les États-Unis manifestent eux aussi leur hostilité au droit international, comment l'Europe peut-elle continuer à le défendre ? Peut-être, comme l'y invitent les protagonistes de ce documentaire, en décentrant le regard pour prendre acte de sa propre fragilité, et de la légitime aspiration à une autre répartition du pouvoir, politique comme économique. »
« Chine, Russie, Inde et Co, nouveaux maitres du monde ? » de Sophie Lepault
France, 2026, 92 min
Coproduction : ARTE GEIE, Studiofact Productions
Production : Studiofact Presse & Docs,
Productrice : Véronique BLANC
Auteure : Sophie Lepault,
Sur Arte les 13 octobre 2026 à 21 h,19 octobre 2026 à 9 h 50
Sur arte.tv du 12/09/2026 au 20/03/2027
Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le film proviennent d'Arte.












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