vendredi 10 février 2017

Bob Dylan



Avec 110 millions de disques vendus, 600 chansons, 46 albums, Bob Dylan est universellement connu comme compositeur/parolier/interprète majeur.

Les œuvres du peintre et dessinateur sont moins connues, bien que divers musées et éditeurs aient présenté depuis 1994 ses aquarelles, dessins, gouaches...

De Robert Zimmerman à Bob Dylan
Robert Zimmerman nait en 1941 dans une famille Juive bourgeoise américaine originaire d’Odessa et installée depuis la fin du XIXe siècle dans le Midwest. Il grandit à Duluth, puis Hibbing, dans le Minnesota.

Il fréquente un camp d’été Juif sioniste dans le Wisconsin. Là, il pratique divers sports et joue du piano, de l’harmonica et de la guitare.

Il fait sa bar mitzva et s’adonne à sa passion pour la musique, notamment le rock, dans des groupes (Golden Chords, Accords dorés).


Dans la planète rock, le jeune artiste admire Elvis Presley, Little Richard et Buddy Holly, et parmi les chanteurs de country (folksinger), Hank Williams et Woody Guthrie qui décrit dans ses chansons simples et émouvantes les effets dramatiques de la Grande dépression (The Land is Your Land).

Il étudie à l’université de Minnesota à Minneapolis, et se produit dans des cafés sous le pseudonyme de Bob Dylan. Il découvre la musique populaire d’Odetta et du Kingston Trio. Et rencontre Woody Guthrie, malade, en hommage duquel il écrit Song to Woody.


La Cité de la musique a présenté l’exposition Bob Dylan, l'explosion rock (61-66) focalisée sur les premières années de la carrière de cet artiste américain Juif emblématique de la seconde moitié du XXe siècle. Une période courte, mais déterminante au cours de laquelle Bob Dylan bouleverse son approche artistique et opère une révolution musicale en inventant un style empruntant à la chanson à texte et à la poésie, et à la musique folk, traditionnelle, dans une société américaine qui sera bouleversée par les mouvements sociaux et hippies. Photos inédites notamment de Bob Santelli et Daniel Kramer, objets et documents rares, ainsi qu’archives audiovisuelles rappellent les années , cette étonnante histoire d'une évolution personnelle marquant un basculement de société. Un hommage rendu par la Cité de la musique après celui rendu à d’autres artistes consacrés : Serge Gainsbourg, Georges Brassens, John Lennon ou Miles Davis. Conçue par le Grammy Museum de Los Angeles, Bob Dylan, l'explosion rock raconte cette période d’effervescence artistique de Bob Dylan.


En janvier 1961, il rejoint New York, où Peter, Paul and Mary et Pete Seeger constituent cette scène avant-gardiste musicale des clubs de Greenwich Village. Il débute dans des clubs, tel le Gaslight.

Repéré par le journaliste du New York Times, Robert Shelton, il signe un contrat pour Columbia Records.


En octobre 1962, il enregistre son premier album Bob Dylan, puis en 1963 l’album The Freewheelin’ qui contient Blowin’ in the Wind. Une chanson reprise par le groupe Peter, Paul and Mary et qui devient un hymne pour les droits civiques.

Sensible à la justice et à la spiritualité, influencé par le gospel, Bob Dylan casse les règles d’écriture des chansons en puisant dans un registre folk rock, forgeant sa voix grave et rocailleuse, créant des chansons longues non formatées pour des diffusions à la radio telle Like a Rolling Stone, juste avant son récital au Newport Folk Festival (été 1965).

En cinq ans particulièrement productives (1961-1966), cet artiste talentueux compose sept albums qui rencontrent un succès critique et public dans une Amérique parcourue de mouvements contestataires, combattant en faveur des droits civiques, puis contre la guerre du Vietnam. Des artistes comme Bob Dylan et Joan Baez sont porteurs de ces aspirations.

En 1963, sort l’album The Times They Are A-Changin’ avec notamment la chanson With God On our Side dans laquelle il aborde la Shoah (“When the Second World War/Came to an end/We forgave the Germans/And we were friends/Though they murdered six million/In the ovens they fried/The Germans now too/Have God on their side”). La même année, l'album Joan Baez in Concert Part 2 révèle aussi Bob Dylan qui signe en 1965 quatre des onze chansons de Farewell, Angelina, sixième album de cette militante soprano de la "protest song".

Le 28 août 1964, par l'intermédiaire de son ami écrivain Al Aronowitz, Bob Dylan rencontre les Beatles à l'hotel Delmonico à New York. Admirateur du groupe britannique auquel Life Magazine vient de consacrer sa couverture, il loue particulièrement les qualités de chanteurs de John Lennon et de Paul Mc Cartney. Celui-ci, devenu un artiste chevronné, dit : Bob Dylan "était notre idole".


En 1965, l’album Highway 61 Revisited d’ouvre par une chanson évoquant un dialogue entre Abraham et Dieu. Bob Dylan épouse le mannequin Bunny Sara Lowndes (Shirley Nozinsky). Le couple a quatre enfants - Jesse, Sam, Jakob et Anna et se sépare en 1977.

En 1966, à la suite d’un accident de moto, Bob Dylan fait une pause dans une carrière fulgurante.

C’est un nouveau Bob Dylan qui réapparaît au public newyorkais pour un hommage à Woody Guthrie en 1968.


Ce folksinger a profondément influencé ses contemporains, dont Hugues Aufray qui introduit son œuvre en France.

Parmi ses protest songs : Here comes the story of the Hurricane (Voici l'histoire de Hurricane), en 1975. Une chanson Hurricane de onze couplets écrite par Bob Dylan après avoir lu Le Seizième Round (The Sixteenth Round, 1974), autobiographie de Rubin Carter, surnommé « Hurricane » (« Ouragan »), et après l'avoir rencontré dans la prison. Cet ancien champion noir de l'armée dans les super-légers avait été condamné à la prison à vie, en 1967, pour meurtre. Un juge fédéral reconnait l'innocence de Carter en 1985, après que Carter ait purgé dix-neuf ans de détention. Agé de 76 ans, ce sportif est mort d'un cancer de la prostate le 20 avril 2014 au Canada.

A la fin des années 1970, Bob Dylan se convertit au christianisme dont il se distancie dès la décennie suivante.

Bob Dylan visite l’Etat d’Israël pour son 30e anniversaire, et poursuit diverses expériences spirituelles et mystiques, se rapprochant de groupes chrétiens. Ce qui déconcerte et irrite de nombreux fans Juifs.

En 1983, Bob Dylan se rend dans l’Etat Juif pour la bar mitzva de son fils Jesse. Il est photographié au Kotel (mur dit des Lamentations) portant les tefillins et priant. Sa chanson Nieghborhood Bully dans son album Infidels (1983) est un hymne à cet Etat non nommé, critique et condamné, suppose ne pas répliquer, aux voisins hostiles, menaçants : « The neighborhood bully just lives to survive/He’s criticized and condemned for being alive/He’s not supposed to fight back/He’s supposed to have thick skin/He’s supposed to lay down and die when his door is kicked in/He’s the neighborhood bully”.


Bob Dylan étudie avec les Loubavitch de Brooklyn, épouse la chanteuse Carol Dennis en 1986 avec laquelle il a une fille et divorce en 1992.

Ses albums (Desire avec Hurricane) et tournées ont connu des succès variés. Consécration : Bob Dylan a été distingué par le Prix Pulitzer de la musique en 2008 et la plus haute médaille américaine, le Presidential medal of freedomn le 29 mai 2012 en présence du président Barack Obama.

En 2005, Martin Scorsese raconte Bob Dylan dans son film No Direction Home - Bob Dylan (208 min). La "naissance d'un mythe, de son enfance à l'année 1966, date de sa rupture avec le public folk et de l'accident de moto qui interrompit sa carrière. Une biographie musicale en forme de chef-d'oeuvre".

"Comment un tout jeune homme venu d'un coin perdu du Minnesota est-il devenu en quelques années l'icône absolue de la culture et de la musique populaires ?"

"Rien ne prédisposait le jeune Robert Allen Zimmerman, né en 1941, à devenir, à son corps défendant, le porte-parole de sa génération".

"À la fin des années 1950, il découvre la musique country, change son nom en Bob Dylan (en hommage, semble-t-il, au poète irlandais Dylan Thomas) et surtout s'abreuve à l'immense répertoire des folk songs, n'hésitant pas à "emprunter" durablement des centaines de disques à de fins connaisseurs du genre. En quelques mois, il rejoint New York, se mêle aux beatniks de Greenwich Village, et débute en chantant dans des cafés. Très vite, influencé par Kerouac et plus encore par Woody Guthrie, à qui il voue une profonde admiration, le jeune homme de 20 ans révèle des dons de poète et de song-writer fracassants".

"De 1961 à 1966, Bob Dylan passe brutalement du statut de coqueluche du Newport Folk Festival, jeune chanteur engagé et adulé, à celui de traître à la cause du folk, conspué par un public intransigeant lors de sa tournée européenne, coupable d'avoir électrifié sa guitare acoustique… De la protest song au rock'n'roll, Dylan se montre insaisissable, refusant les étiquettes et rétif à toute forme de récupération politique, y compris celle de la gauche contestataire. C'est cette image de ménestrel viscéralement indépendant, qui se dit sans racines autres que la musique, artiste exigeant se plaisant à cultiver le mystère sous une attitude mi-narquoise, mi-espiègle, qui domine au fil de ce fabuleux film fleuve signé Martin Scorsese".

En plus de "sa passionnante série sur le blues et son opus sur les Rolling Stones Shine a light", Martin Scorsese "avait filmé en 1976 le concert d'adieu du groupe The Band, auquel participait Bob Dylan, leur mentor, dans The last waltz. Nourri de documents d'archives rares et de témoignages de choix, ce portrait de l'artiste en jeune homme revient sur l'éclosion d'un talent fulgurant, depuis une enfance sans histoire jusqu'à un moment crucial de sa carrière".

"Passé maître dans l'art du montage en contrepoint, Scorsese met en regard d'ahurissants passages du concert surréaliste de Londres, en 1966, où le musicien joue sous les huées d'un public qui lui crie "Judas" ou "Dylan go home !", avec des extraits d'un entretien récent où Bob Dylan, veste de cuir noir et regard bleu pétillant, se livre comme rarement. Les vestiges du maccarthysme, le combat pour les droits civiques des Noirs, la guerre du Viêtnam, Joan Baez et Pete Seeger, Johnny Cash et Allen Ginsberg, la marche sur Washington de Martin Luther King et l'assassinat de JFK, Robert Johnson et Odetta, tout un pan de l'Amérique est là, absorbé et magnifié par un musicien de génie".

Non-lieu
A l'été 2012, Bob Dylan avait répondu à Rolling Stone qui l'interrogeait sur l'Amérique de la guerre civile et celle contemporaine : « Les Etats-Unis se sont embrasés et ont été détruits à cause de l’esclavage (…). Ce pays est trop obsédé par la couleur de peau. (…) Des gens continuent de se déchirer parce qu’ils ont une couleur de peau différente. (…) Les Noirs savent que certains Blancs n’auraient jamais abandonné l’esclavage – que si on les avait laissé faire, ils seraient encore sous leur joug, et ils ne peuvent pas faire semblant de l’ignorer. Si vous avez un esclavagiste ou un membre du Ku Klux Klan dans votre sang, les Noirs peuvent le sentir. Même encore aujourd’hui. Tout comme les juifs peuvent sentir le sang nazi et les Serbes le sang croate". 

En décembre 2012, le Conseil représentatif de la communauté et des institutions croates de France (CRICCF) avait porté plainte avec constitution de partie civile. A l'automne 2013, Bob Dylan a donné des concerts au Grand Rex, à Paris (12-14 novembre 2013). Il s'est vu signifier sa mise en examen pour "injure publique" et "provocation à la haine". 

Le 16 avril 2014, Bob Dylan a bénéficié d'un non lieu. La juge d'instruction instruisant la plainte visant Bob Dylan et le magazine a considéré que "le chanteur avait donné son accord à la publication de l'interview dans l'édition américaine du magazine, mais pas dans l'édition française".

Légion d'Honneur
Au printemps 2013, la remise des insignes de la Légion d'Honneur à Bob Dylan a suscité une controverse en France. Le 13 novembre 2013, il a reçu la Légion d'Honneur remise par Aurélie Filippetti, ministre de la Culture.

La National Portrait Gallery à Londres a présenté l'exposition Bob Dylan: Face Value. Des portraits au pastel réalisés par le chanteur, compositeur et parolier américain Juif qui peint depuis six décennies,

Jean-Jacques Astruc a présenté sa conférence Bob Dylan et moi le 18 février 2014, à 15 h, à la Maison des Seniors et de la Culture Bluma Fiszer (75012).

The Basement Tapes
Le 4 novembre 2014, est sorti The Basement Tapes Complete: The Bootleg Series Vol. 11coffret avec 138 titres et six CDs, avec les grands classiques de Bob Dylan et des inédits restaurés datant de 1967, alors qu'il se rétablit d'un grave accident de moto de juillet 1966. Ont collaboré à ces œuvres The Band, composé de Robbie Robertson, Rick Danko, Richard Manuel, Garth Hudson et, plus tard, Levon Helm, dans une petite maison dans West Saugerties, New York, surnommée "Big Pink" par le groupe. Bob Dylan et The Band ont enregistré plus de cent chansons en plusieurs mois dont des douzaines de chansons récentes de Bob Dylan, dont les futurs classiques "I Shall Be Released", "The Mighty Quinn", "This Wheel's On Fire" et"You Ain't Going Nowhere." Columbia Records a distribué seize de ces chansons en 1975. L'album The Basement Tapes, qui inclut aussi huit nouvelles chansons du Band sans Bob Dylan, a rencontré un succès critique et commercial, se hissant dans les Tops 10 américain et britannique. John Rockwell, journaliste du New York Times, a écrit que cet album était "un des plus grands albums de l'histoire de la musique populaire américaine".

Le 5 novembre 2014, interviewé par la webradio Nerdist, Larry Charles, scénariste, réalisateur et producteur de séries télévisées dont Seinfeld et de films, tel Borat, a confié avoir proposé, avoir Bob Dylan, dans les années 1990 un projet de série télévisuelle à la chaîne HBO. Lors de ses tournées en bus, Bob Dylan se passionne pour les films de Jerry Lewis, accompagne son ami à HBO, puis se ravise, car il trouve le projet "trop burlesque". Le film Masked and Anonymous s'est avéré un échec.

Le 23 novembre 2014, dans le cadre de l'expérience suédoise « Experiment Ensam (Experimenter seul, en français) » et à l'Académie de musique de Philadelphie, le septuagénaire Bob Dylan et son groupe ont donné un concert devant un seul spectateur : Fredrik Wikingsson, "star de la télévision suédoise qui travaille sur une série de films sur l'expérience en solitaire d'événements conçus pour de larges foules". Il a interprété des "morceaux de pionniers du rock, dont Heartbeat de Buddy Holly 2et Blueberry Hill de Fats Domino. Fredrik Wikingsson va réaliser un documentaire de quinze minutes qui sera diffusé en janvier 2015 sur YouTube3.

Lors d'une vente aux enchères du 4 décembre 2014, Christie's a proposé les manuscrits originaux de deux chansons inédites de Bob Dylan. Le prix estimé se situait entre 40 000 $ et 60 000 $. On espérait vendre les paroles de deux chansons de Bob Dylan, écrites pour Izzy Young au début de sa carrière, non enregistrées : Talking Blues (1962) est estimé à 40 000 à 60 000 dollars, et Go Away You Bomb (1963) à 30 000-50 000 dollars. Israel "Izzy" Young avait ouvert le Folklore Center à MacDougal Street, au cœur de Greenwich Village en 1957. Son magasin est devenu le point focal de la scène musicale américaine folk à la fin des années 1950 et 1960. Ces manuscrits n'ont pas trouvé d'acquéreurs.

La synagogue Adath Shalom a accueilli le 16 février 2015, de 14 h à 17 h, la conférence de l'écrivain Jean-Jacques Astruc intitulée Bob Dylan et moi. "Anecdotes et vidéos autour de la vie de Bob Dylan, artiste majeur du 20e siècle, génie à vingt ans, poète, prophète, imposteur, comédien et martyr. L'après-midi s'est poursuivi autour d'un café avec Bob Dylan en musique de fond".

Arte diffusa les 8 août à 22 h 25 et 18 août 2015 à 1 h, et le 28 mai 2016 No Direction Home - Bob Dylan, documentaire de Martin Scorsese (2005, 208 min). La "naissance d'un mythe, de son enfance à l'année 1966, date de sa rupture avec le public folk et de l'accident de moto qui interrompit sa carrière. Une biographie musicale en forme de chef-d'oeuvre".

Le 7 mars 2016, Bob Dylan a annoncé sur les réseaux sociaux la sortie de son 37e album « Fallen Angels » disponible dès le 20 mai 2016, et une prochaine tournée américaine d’une trentaine de dates dans laquelle la première partie des concerts sera assurée par Mavis Staples, chanteuse de blues et de soul. Bob Dylan se produira au Japon en avril 2016 pour une quinzaine de concerts.

Bob Dylan s'est produit au Japon en avril 2016 pour une quinzaine de concerts. 

En mai 2016, est sorti le 37e album Fallen Angels de Bob Dylan. En février 2015, l’album Shadows in the Night, de Bob Dylan, réunissait des chansons des années 1940 et 1950 interprétées par Frank Sinatra (1915-1998). Fallen Angels se situe dans cette veine artistique : douze standards américains revisités. 

Le  Musée du peuple Juif à Beit Hatfutsot, Tel Aviv, Israël, présente jusqu'en mai 2017 l'exposition Forever Young - Bob Dylan at 75. "A New Exhibition in the framework of the festive events taking place as part of the inauguration of the Museum’s New Wing.

"It is difficult to think of a Jewish musician who has had a greater influence on 20th century culture than Bob Dylan. Dylan was one of the greatest American poets, the voice of an entire generation. In 1999, he was included in Time Magazine’s ‘100 most influential people of the 20th century’ describing him as a “poet, artist, social commentator, and the leading spirit of the anti-culture generation”. In order to demonstrate to what extent Dylan had become became a myth in his lifetime, Time quoted a line from one of his songs, Jokerman, “You were born with a snake in both of your fists while a hurricane was blowing”.

"Beit Hatfutsot’s exhibition will is designed to show to Museum visitors the complex figure that is Bob Dylan; through film, pictures, images, posters, exhibits and of course a lot of his music".

The "exhibition deliberately does not follow the chronological order of his life but rather describes his life story according to three core themes: The social revolution that Dylan caused; Dylan’s influence on music throughout the world; Dylan’s complex relationship with his Jewish identity".

"The Artistic Director of the exhibition is Yoav Kutner whose voice will be heard in the audio guide. In the framework of the exhibition there will be on display for the first time in Israel original photographs by Elliott Landy, who was the official photographer of the Woodstock Festival. In addition, a special short documentary film will be produced – ‘My Dylan’ – which will show Dylan’s influence specifically on Israeli music. The film will include a number of leading Israeli musicians, over different generations of the Israeli music scene, who will describe Dylan’s influence on them or a meaningful personal experience they had as a result of his inspirational music".

Prix Nobel de Littérature 2016
Le 13 octobre 2016, le Prix Nobel de Littérature a été décerné à Bob Dylan, âgé de 75 ans, « pour avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d’expression poétique », ainsi que l'a déclaré Sara Danius, secrétaire générale de l’Académie suédoise.

« Bob Dylan écrit une poésie pour l’oreille », a expliqué Mme Danius à la télévision publique SVT, affirmant que les membres de l’académie avaient manifesté « une grande cohésion » dans ce choix. « Il s’inscrit dans une longue tradition qui remonte à William Blake », le célèbre poète anglais mort en 1827, a-t-elle affirmé, citant Visions of Johanna et Chimes of Freedom. « Il est extrêmement doué pour la rime. C’est un sampleur littéraire qui convoque la grande tradition et peut marier de façon absolument novatrice des musiques de genres différents, des textes de genres différents. »

Bob Dylan est le premier musicien à être distingué par l’Académie depuis la création du Prix en 1901, et le premier Américain à obtenir le prix Nobel de littérature depuis Toni Morrison, en 1992. Il succède à la Biélorusse Svetlana Alexievitch. Le prix Nobel est doté de huit millions de couronnes suédoises (822 000 euros).

Dylan "est une histoire de l’Amérique à lui seul, synthétisant dans son œuvre la poésie surréaliste de la beat generation, l’austérité militante du folk, la complainte du blues, l’énergie révoltée du rock et la chronique de la vie quotidienne propre à la country. Présentée par l’Académie suédoise comme une « icône », la légende du folk a sorti son 37e album, Fallen Angels, en mars. A l’occasion d’une cérémonie de remise de trophées, organisée en 2015, l’auteur-compositeur était revenu sur son parcours : « Les chansons ne sont pas apparues par magie, je ne les ai pas fabriquées à partir de rien. J’ai appris à écrire des paroles en écoutant des chansons folk. Et je les ai jouées (…), je n’ai rien chanté d’autre que des folk songs, et elles m’ont ouvert le code pour tout ce qui est de bonne chasse, tout ce qui appartient à tout le monde. » A cette occasion, il avait aussi défendu sa voix : « Mes critiques disent que je mutile mes mélodies, que je rends mes chansons méconnaissables. Vraiment ? (…) Sam Cooke [chanteur de rhythm’n’blues à la voix d’ange] a répondu ceci quand on lui a dit qu’il avait une belle voix : “C’est très gentil à vous, mais les voix ne doivent pas être jugées en fonction de leur joliesse. Elles ne comptent que si elles vous convainquent qu’elles disent la vérité”. »
"Né le 24 mai 1941, à Duluth, dans le Minnesota, l’artiste a grandi dans une famille juive de la classe moyenne. Dans sa jeunesse, comme la plupart des adolescents américains, Bob Dylan tombe sous le charme du rock avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis avant de former son propre groupe. En 1959, étudiant à l’université de Minneapolis, il découvre les pionniers du blues, du country et du folk : Robert Johnson, Hank Williams et Woody Guthrie. En 1961, il abandonne ses études et déménage à New York pour fréquenter la scène musicale embryonnaire de Greenwich Village. C’est à cette époque que Robert Allen Zimmerman adopte comme nom de scène Bob Dylan, qui sera aussi le titre de son premier album. Sorti en 1962, celui-ci est un fiasco. La percée se produit un an plus tard avec l’album The Freewheelin’. Bob Dylan et ses deux titres folk de protestation : Blowin’ in the Wind, chanson pacifiste qui sera un hymne des années 1960 contre la guerre au Vietnam, et A Hard Rain’s A-Gonna Fall. En 1963, il participe à la marche sur Washington autour de Martin Luther King. A partir de la fin des années 1960, il se détache de plus en plus des fans de folk et des milieux de gauche, refusant d’être l’étendard des contestations et des luttes de l’époque. Depuis les années 80, son extraordinaire créativité s’est tarie, mais il parcourt la route sans relâche, sans toujours convaincre. A l’été 2012, il s’est produit au festival des Vieilles Charrues, en France, où sa prestation a déçu".

"Décidément habitué à être là où ne l’attend pas, il a aussi reçu en 2008 le prix Pulitzer, qui récompense traditionnellement des travaux journalistiques. Il avait été distingué, selon les mots du jury, « pour son profond impact sur la musique populaire et la culture américaine, à travers des compositions lyriques au pouvoir poétique extraordinaire ». Bien qu’il n’ait signé qu’un petit nombre de grands albums après l’apothéose créative des années 1965-1975, il reste, au même titre que le tandem Lennon-McCartney, l’un des chanteurs-auteurs-compositeurs les plus influents de l’histoire de la musique, maintes fois recopié, jamais égalé". 

Triplicate
Le 31 mars 2017, sortira un triple album, Triplicatede Bob Dylan qui y reprend trente chansons célèbres américaines, comme As Time Goes By et As Time Goes By.


No Direction Home - Bob Dylan, de Martin Scorsese 
2005, 208 min
Sur Arte les  8 août à 22 h 25 et 18 août 2015 à 1 h 

Du 24 août 2013 au 5 janvier 2014
A la National Portrait Gallery
Contemporary Collection displays, Room 40, on the Ground Floor Lerner Galleries
St Martin’s Place WC2H 0HE. Londres
Tél. : +44 (0)207 306 0055
Tous les jours de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi et le vendredi jusqu’à 21 h

Jusqu’au 22 juillet 2012
221, avenue Jean-Jaurès. 75019 Paris
Tél. : 01 44 84 44 84
Du mardi au samedi de 12 h à 18 h. Nocturne le vendredi et le samedi jusqu’à 22 h. Dimanche de 10 h à 18 h

Visuels :
Nina Felix par Bob Dylan © Bob Dylan

Bob Dylan en chapeau haut-de-forme,
en voiture, Philadelphie, 1964
© Daniel Kramer

Bob Dylan sur scène, Forest Hills Stadium, New York, 1965
© Daniel Kramer

Bob Dylan, New York, 1965
© Daniel Kramer

No Direction Home - Bob Dylan, documentaire de Martin Scorsese
Bob Dylan lors de l'enregistrement de " Bringing it all back home ", en mars 1965
Le film est une odyssée folk sur la légende vivante Bob Dylan, en particulier sur ses premières années
© BR/WDR

DYLAN, Bob. Original typescript for the song "Go Away You Bomb," unpublished and unreleased, New York, 1963. 4to, two pages, recto and verso on a single sheet, 39 lines of typescript, with annotations in Dylan's hand, 29 words; additionally annotated by Israel Young: "1963, Bob Dylan wrote this when I asked him to do a song for a bomb song book."

Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié pour la première fois le 6 juillet 2012, puis le 15 septembre 2012 alors que sortait Tempest, le 35e album studio de Bob Dylan, le 29 août et le 12 novembre 2013, les 17 février, 23 avril et 3 décembre 2014, 
- 8 avril 2015. Le 9 avril 2015, à 20 h 30, le Cercle Bernard Lazare proposa la conférence-débat "Bob Dylan et moi" de Jean-Marc Astruc qui illustrera ses propos d'extraits musicaux de cet artiste américain ;
- 7 août 2015, 9 mars, 28 mai et 13 octobre 2016. 
Il a été modifié le 9 février 2017.

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