Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 27 janvier 2022

« Après l’Holocauste, à la recherche des caches secrètes »

Arte diffusera le 27 janvier 2022 à 13 h, dans le cadre d’« ARTE Regards », « Après l’Holocauste, à la recherche des caches secrètes » (Überleben im Holocaust. Geheimen Verstecken auf der Spur). 
« En Pologne, Natalia Romik est partie à la recherche des cachettes qui ont abrité les Juifs au temps de l’Holocauste ». 


Arte propose « En mémoire des victimes de l'Holocauste… Témoignages de survivants ». « 80 ans après la Conférence de Wannsee et à l'occasion de la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, ARTE propose une collection de documentaires qui relatent l'horreur de la Shoah, mais aussi des moments d'espoir. Des survivants témoignent, ils racontent leurs deuils et leurs traumatismes, mais parlent aussi de leurs résistances et des refuges qu'ils ont pu trouver. »

« En Pologne, Natalia Romik est partie à la recherche des cachettes qui ont abrité les Juifs au temps de l’Holocauste ». 

« Elle a découvert d’incroyables histoires de personnes qui ont survécu dissimulées au creux d’un vieux chêne ou dans un cimetière ». 

« Son initiative permet d'entretenir le souvenir de ces pages de l’histoire nationale que certains souhaiteraient occulter. »

Le cimetière juif de Varsovie a plus de 200 000 pierres tombales. Sous les dalles funéraires, des espaces contigus et sombres ont sauvé des vies durant la Deuxième Guerre mondiale.


Allemagne, 2021, 28 minutes
Sur Arte le 27 janvier 2022 à 13 h 
Sur arte.tv du 27/01/2022 au 25/07/2022

En scène ! Dessins de costumes de la collection Edmond de Rothschild

Le Louvre propose l’exposition « En scène ! Dessins de costumes de la collection Edmond de Rothschild ». Une centaine de feuilles témoignent du talent « des artistes qui habillèrent les divertissements montés à la Cour de France et de Lorraine du milieu du XVIe siècle à l’aube du XVIIIe siècle - le Primatice, Jacques Bellange, Daniel Rabel, Henri Gissey et Jean Berain notamment - et des principaux genres de spectacles représentés dans ces recueils : les divertissements équestres, les bals, ballets et mascarades, ainsi que les opéras de Jean-Baptiste Lully ».

A la recherche d'Albert Kahn. Inventaire avant travaux 
Le monde d'Albert Kahn. La fin d'une époque
« Le monde d’Albert Kahn. Moyen-Orient : la naissance des nations » de David Okuefuna 
« Une élite parisienne. Les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939) » par Cyril Grange
La collection Jonas Netter. Modigliani, Soutine et l'Aventure de Montparnasse

« Cette exposition réunit une sélection d’une centaine de feuilles provenant de l’un des plus importants fonds de dessins d’habits de spectacle, celui des volumes de Costumes de fêtes, de ballets et de théâtre au temps de Louis XIV offerts par le baron Edmond de Rothschild (1845-1934) au musée du Louvre ». 

« Leur richesse permet de dévoiler la diversité d’invention des artistes qui habillèrent les divertissements montés à la Cour de France et de Lorraine du milieu du XVIe siècle à l’aube du XVIIIe siècle : le Primatice, Jacques Bellange, Daniel Rabel, Henri Gissey et Jean Berain notamment ». 

« Les véritables ouvrages textiles ayant disparu pour la plupart, ces dessins sont des sources inestimables pour l’histoire du costume, de la danse, de la musique et des spectacles en France durant cette période. »

« Divisée en quatre sections, cette exposition consacre une première salle à l’atelier du dessinateur de costumes qui entend explorer la transmission de modèles entre les  différentes générations d’artistes et les spécificités techniques propres à ce type de dessin. Le parcours propose ensuite au visiteur de suivre les principaux genres de spectacles représentés dans ces recueils : les divertissements équestres, les bals, ballets et mascarades, ainsi que les opéras de Jean-Baptiste Lully. »

« Ces genres spectaculaires « correspondent aux intérêts de l’un des plus grands collectionneurs de dessins de fêtes et divertissements de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, Claude Pioche, sieur Du Rondray (1660/1665-1733), à qui une partie des feuilles assemblées dans ces volumes aurait appartenu. » 

« Les divertissements équestres : les costumes des cavaliers et des chevaux deviennent l’un des attraits majeurs de ces compétitions destinées tant à prouver la valeur que la galanterie des concurrents dans la lice. Par leur magnificence et l’émerveillement qu’ils suscitent, ils contribuent à l’affirmation du pouvoir. »

« Les bals, ballets et mascarades : dans la seconde moitié du XVIe siècle, un caractère à la fois bizarre et poétique guide les artistes qui produisent des « habits de masques » pour les bals et mascarades. Au temps de Louis XIII, le sérieux et le grotesque se mêlent aux influences mythologiques, exotiques et bucoliques, codes que le ballet de Cour et la comédie-ballet se réapproprient au cours du XVIIe siècle. »

« Les tragédies en musique : ce nouveau genre musical français réunit une multitude de chanteurs, danseurs, musiciens et acrobates qu’il est nécessaire d’habiller harmonieusement. C’est le défi que relève le créateur des Menus Plaisirs Jean Berain, en faisant preuve d’une invention sans pareil dans la variation des coupes, des couleurs et des ornements. »

« Grâce à une campagne de restauration conduite par l’atelier de restauration du département des Arts graphiques du musée du Louvre, l'ensemble du corpus de dessins de costumes, soit 1644 feuilles, a été restauré et remonté dans des papiers de conservation neutre. »

Les commissaires de l’exposition sont Mickaël Bouffard, chargé de recherche, Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises (CELLF), Jérôme de La Gorce, directeur de recherche émérite, CNRS et Victoria Fernández Masaguer, chargée d’études documentaires, département des Arts graphiques, musée du Louvre.


Du 27 octobre 2021 au 31 janvier 2022
Pyramide du Louvre
ROTONDE SULLY
Tél. : +33 (0)1 40 20 53 17
Tous les jours, sauf le mardi, de 9 h à 18 h, sauf le mardi.

mercredi 26 janvier 2022

Vogue 1920-2020

Le Palais Galliera présente « Vogue 1920 – 2020 », « une exposition d’envergure inédite qui célèbre les 100 ans du magazine Vogue Paris. » L'histoire du plus ancien magazine de mode français innovateur par ses choix éditoriaux et artistiques : Hoyningen-Huene, Horst, Bourdin, Klein, Newton, Watson, Lindbergh, Testino, Inez & Vinoodh.


« Fondé par Condé Nast en 1920, Vogue Paris est aujourd’hui le plus ancien des magazines de mode français toujours publié, et le seul titre du groupe à porter le nom d’une ville et non celui d’un pays. Capitale de la mode, Paris y est figurée comme le cœur de la vie culturelle et artistique et la Parisienne y incarne la femme Vogue. »

« Miroir de son époque, défenseur de la création, Vogue Paris est un acteur majeur de la mode, questionnant les notions de goût, de beauté et d’élégance. L’exposition témoigne de la capacité de création, d’adaptation et d’anticipation qui, pendant 100 ans, a caractérisé le magazine. Vogue Paris 1920-2020 retrace l’histoire du magazine à travers les rédactrices et rédacteurs en chef qui l’ont façonné par leurs choix éditoriaux et artistiques, de Michel de Brunhoff à Emmanuelle Alt, en passant par Edmonde Charles-Roux, Francine Crescent et Carine Roitfeld. Leur personnalité, la durée de leur collaboration, leur engagement, font la spécificité et la cohérence de Vogue Paris. »

« L’exposition met en lumière le talent des grands illustrateurs, et particulièrement des photographes, que Vogue Paris a promus : Hoyningen-Huene, Horst, Bourdin, Klein, Newton, Watson, Lindbergh, Testino, Inez & Vinoodh… y ont réalisé leurs plus belles pages. »

« Au sein du parcours chronologique, plusieurs focus rendent hommage aux complices fidèles du magazine. L’exposition évoque les collaborations exceptionnelles avec de grands couturiers, Yves Saint Laurent d’une part et Karl Lagerfeld d’autre part, que Vogue Paris a soutenus tout au long de leur carrière. La femme Vogue est ici incarnée par Catherine Deneuve et Kate Moss, qui ont posé pour le plus grand nombre de couvertures. »

« Vogue Paris 1920-2020 rassemble près de 400 œuvres issues principalement des archives du magazine – photographies, illustrations, magazines, documents, films – ainsi qu’une quinzaine de modèles de haute couture et de prêt-à-porter. »

Le Commissariat de l’exposition est assuré par Sylvie Lécallier, chargée de la collection photographique du Palais Galliera, assistée de Juliette Chaussat, et le Conseil scientifique par Marlène Van de Casteele, historienne en art contemporain et Alice Morin, chercheuse en histoire des médias.

EXTRAITS DU CATALOGUE

« UN SIÈCLE D'INNOVATIONS GRAPHQUES
Marlène Van de Casteele
« De l’album illustré du XIXe siècle aux expérimentations porno chic des années 2000, en passant par la revue d’avant-garde des années 1930 et les audaces graphiques des années 1960, Vogue Paris traduit avec acuité l’état d’esprit de son époque. Un siècle d’innovations graphiques aura ainsi accompagné le passage de l’illustration à la photographie, favorisé par l’apparition d’une fonction, celle de directeur artistique, et enrichi l’histoire du design éditorial.
Construits sur le modèle graphique imposé par la maison mère, les premiers numéros de l’édition française s’apparentent à de précieux albums typiques du XIXe siècle : sans chemin de fer à l’appui, le magazine se fait page après page, juxtaposant des planches illustrées à des vignettes encadrées de fioritures. À la suite des premières expérimentations de Lucien Vogel qui trace des ponts avec le monde de l’édition d’art, la nomination de Mehemed Fehmy Agha au poste de directeur artistique des éditions Condé Nast (février 1929 – janvier 1943) marque de façon pérenne le magazine. Sa première transformation est de moderniser les maquettes proposées par Heyworth Campbell – le metteur en pages du Vogue américain – selon trois principes : clarté, modernité, lisibilité. S’inspirant des travaux des avant-gardes européennes, Agha dote le magazine d’une charte graphique, repense le design des couvertures, la conception des fontes de caractères, les rubriques, l’habillage, l’impression et les gammes chromatiques. Il utilise les gros titres, des lettres « sans serif » et de grands caractères d’imprimerie, auxquels il confère un aspect plus attractif. En inventant le concept de layout, qui permet d’avoir une vue d’ensemble du magazine, il met en valeur la notion de double page, d’ouverture, et donne toute sa place à la photographie, initiant, pour cela, une génération de photographes de mode aux techniques du studio Vogue. Sur la page, il regroupe les clichés de manière à ce que chaque série raconte une histoire, de façon asymétrique.
C’est également la recherche d’un rythme cinématographique qui stimule son successeur, Alexander Liberman. Formé par Lucien Vogel au magazine Vu, et fasciné par les révolutions graphiques qui ont alors lieu dans la presse d’actualité, Liberman s’inspire de la typo Franklin Gothic (la favorite du Daily News), ainsi que des légendes et blocs de texte informatifs afin d’apporter de la vitalité à la page. En pratiquant la culture du High & Low, Liberman fait la transition avec les années pop art, ouvrant la voie, en 1960, aux directeurs artistiques Jacques Faure et Antoine Kieffer. S’il est regrettable que nombre de graphistes ayant bénéficié d’une grande liberté d’action auprès de ces derniers, et ainsi apporté une touche personnelle, n’aient pas été mentionnés dans l’ours du magazine, on peut toutefois discerner clairement la signature de Roman Cieslewicz. Imprégné des principes futuristes et constructivistes, ce graphiste marque son bref passage, en 1965 et 1966, par ses couvertures iconoclastes et ses doubles pages expérimentales : des images de corps tronqués se juxtaposent aux photomontages, collages et hors-champ. Cette grande latitude, symptomatique d’une posture utopique et d’une décennie carte blanche, annonce la méthode de travail des M/M (Paris).
Les deux directeurs artistiques Mathias Augustyniak et Michael Amzalag, nommés en  2002, inaugurent une structure collégiale : stylistes, photographes et graphistes travaillent collectivement sur un nouveau terrain de jeu, permettant à chaque voix de s’exprimer. Les M/M (Paris) impriment leur marque durablement en quinze numéros seulement : avec une palette typographique restreinte, ils appliquent au magazine un langage graphique évolutif mêlant dessins et collages, tout en introduisant la notion de personnage qui apporte à chaque parution une identité propre, par l’entremise d’une narration singulière. La typographie créée et baptisée du nom de la rédactrice en chef, Carine Roitfeld, est l’incarnation graphique de leur regard à multiples facettes, affranchi des époques et des échelles de valeurs. Une période pendant laquelle la mode, l’art visuel, la musique, la photographie et le spectacle vivant s’imbriquent, faisant fi des hiérarchies entre disciplines et des enjeux financiers.

1968-1986, « VOGUE VU PAR… » : L’ÈRE DES PHOTOGRAPHES
Alice Morin
Que ce soit à l’époque, ou aujourd’hui dans sa mémorialisation, les deux décennies couvertes par la période 1968-1986 tiennent une place à part dans l’histoire de Vogue Paris. Aux yeux des collaboratrices et collaborateurs, mais aussi d’une large audience, le magazine connaît alors un « âge d’or » dont témoignent aussi bien sa réputation et son pouvoir prescripteur dans les champs de la mode et du visuel que la carrière et la postérité des photographes aux noms associés à cette période. Helmut Newton et Guy Bourdin en tête, ou encore Sarah Moon, Arthur Elgort, puis Albert Watson, Mike Reinhardt, Patrick Demarchelier ou Daniel Jouanneau réalisent alors pour Vogue Paris des images iconiques, inscrites dans la mémoire des spécialistes comme du grand public. Ces nouveaux classiques du genre découlent des avancées techniques de l’époque, des possibilités offertes par ce magazine entièrement tourné vers l’image, et surtout d’un imaginaire foisonnant dont la force évocatrice résonne aujourd’hui encore avec les fantasmes esthétiques contemporains, à travers différents supports.
On peut noter que cet univers visuel distinctif se met progressivement en place au cours de deux décennies que, pourtant, tout sépare : le contexte politico-économique, la sensibilité culturelle, le style… Les années 1970 couvrent une période hybride – marquée à la fois par les évolutions progressistes (notamment en ce qui concerne la cause des femmes) et les retombées des bouleversements sociopolitiques –, dont l’esthétique privilégie l’expressivité narrative, qu’elle soit réaliste ou s’exprime dans des mises en scène parfois extrêmes, ponctuées d’expérimentations. Les années 1980, quant à elles, embrassent le consumérisme qui se traduit, entre autres, par une fascination pour l’Amérique, ainsi que par une internationalisation manifeste de la culture et de la mode. Tout à la fois conservatrices et avant-gardistes, elles affichent un style moins chargé, plus coloré et plus ironique – un élément qui dénote d’ailleurs un détachement caractéristique de chacune des deux décennies.
Tout au long de ces dix-huit années, la rédaction en chef de Vogue Paris est assurée par Francine Crescent. C’est elle qui opère un trait d’union entre les années 1970 et 1980, déployant alors son approche du magazine et, surtout, de la photographie de mode qui trouvera dans ses pages un véhicule idéal.

1968-1977 : un duo en émulation créative
La période comprise entre 1968 et 1986 est donc caractérisée par la présence ininterrompue de Francine Crescent au sommet de la pyramide éditoriale. La longévité inhabituelle de ce mandat explique en partie la cohérence notable du Vogue français durant toutes ces années.
On ne saurait trop souligner le fait que la production d’un titre de presse est une affaire collaborative, et qu’aucun numéro ne pourrait paraître sans un effort collectif mobilisant une équipe fournie, au sein de laquelle les communications sont fluides et circulaires. Néanmoins, si les rôles de chacun ne sont pas toujours explicitement définis, tous les magazines sont régis par des hiérarchies strictes. Les rédactrices ou rédacteurs en chef y détiennent un pouvoir immense, déterminant la ligne éditoriale qui guidera le choix des contenus ainsi que leur agencement, tout en en veillant à la cohérence générale. Plus précisément, ils – le plus souvent elles – sont décisionnaires quant à la validation de chaque sujet, et disposent également, en aval, d’un pouvoir de veto leur permettant d’annuler la parution d’un article ou d’une image.
Pourtant, il nous faut d’emblée nuancer ce constat, et l’idée d’une autorité incontestée et aisément établie. En effet, au début de la période qui nous intéresse, Vogue Paris est – pour la première fois – dirigé par un duo. En 1968, Francine Crescent prend la tête de la section mode, tandis que Françoise Mohrt est chargée de la beauté, de l’actualité et des textes, comme l’indique l’ours dans lequel elles figurent toutes deux sous l’intitulé « Rédactrice en chef ». En résulte une période faste pour le magazine : alors que le nombre de pages explose (souvent plus de 500 dans les années 1980), leur teneur témoigne également d’une émulation prolifique. Accédant à la rédaction en chef dans le contexte politique et socioculturel agité de l’après-1968, Crescent et Mohrt inaugurent une nouvelle ère sur laquelle elles sont priées d’apposer leur marque. L’une comme l’autre considèrent Vogue Paris comme un espace depossibilités. Leur magazine représente une plateforme pour mettre en mots et en images la mode (française, mais pas seulement), la beauté et le lifestyle, dans toutes leurs foisonnantes déclinaisons.
Le binôme invite de nombreuses personnalités issues de divers milieux à participer à la revue, ces années sont celles des collaborations. Jacques Henri Lartigue, Roger Vadim, Alain Resnais, Gina Lollobrigida et Marcel Carné, Jacques Tati ou encore lord Snowdon rendent ainsi compte des collections (respectivement en mars 1976, mars 1977, mars 1978, septembre 1978, septembre 1979 et mars 1986). Par ailleurs, Crescent et Mohrt donnent de manière récurrente la parole aux couturiers, comme, entre autres, dans la série photographique « Les Grands Favoris », par Uli Rose, dont le chapô indique : « Choisis par les grands  couturiers, voici les modèles qu’ils ont préférés dans leur propre collection. Nous les avons photographiés avec les créateurs eux-mêmes, dans leur cadre personnel ou celui de leur travail », ou, dans les années 1980, dans des pages dédiées offertes aux «grands favoris» du moment (Karl Lagerfeld, Claude Montana, Oscar de la Renta) qui y exposent leurs inspirations et leurs goûts. Elles privilégient également les interventions de reporters très spéciaux. Ainsi Mick Jagger interviewe-t-il Jerry Hall pour le numéro de mai 1981, et Andy Warhol explore-t-il New York pour le numéro d’avril 1984. Bien plus, elles inaugurent une longue série de numéros de Noël qui ont pour rédactrices ou rédacteurs en chef éphémères des écrivaines (Françoise Sagan en 1969), des actrices (Jeanne Moreau en 1970, Marlène Dietrich en 1973, Lauren Bacall en 1978), des réalisateurs (Federico Fellini en 1972, Alfred Hitchcock en 1974, John Huston en 1981), des plasticiens (Salvador Dalí en 1971, Marc Chagall en 1977, David Hockney en 1985)… Elles assurent ainsi, au sein du magazine, un casting impeccable mais aussi une diversité de points de vue, qui sont cependant toujours (mis) en rapport avec la mode et/ou la beauté.
Outre une obsession pour la (ou les) célébrité(s), caractéristique de la période, qui est mutuellement bénéfique aux figures conviées comme au magazine, ce mode de fonctionnement illustre bien une conception éditoriale spécifique et particulièrement fertile. Le titre devient un catalyseur, un outil puissant, en raison de son pouvoir de choisir à qui donner la parole.
Leur Vogue vient puiser à des sources diverses pour composer un ensemble unique. Quoique nécessairement hétérogène, celui-ci est unifié par son déroulement sur un même support, dont l’identité est cristallisée par un important travail de médiation qui est l’apanage du magazine. Crescent et Mohrt ne sont pas les premières à embrasser cette vision de Vogue – et plus particulièrement de Vogue Paris –, dont on trouve trace dès les numéros inauguraux, et qui fonde le magazine depuis ses débuts. Mais elles portent haut cette conception qui semble alors trouver sa pleine réalisation. Quand Francine Crescent reprend seule la rédaction en chef après le départ de Françoise Mohrt en 1977, elle perpétue d’ailleurs ces lignes directrices. »

Des ateliers pour enfants et adolescents étaient organisés : « Page de tendances Vogue » pour découvrir et décrypter "les composantes et principaux métiers (rédaction en chef, illustration, photographie,…) d’un magazine de mode. En atelier, les participants sont initiés au stylisme et à la direction artistique en élaborant une page de tendances (thématique, composition, couleurs…)" et  « Image en volume » : "Zoom sur la photographie de mode ! Les participants sont guidés dans l’exposition par une plasticienne du musée qui aborde la composition d’une image : le cadrage, le plan, la création d’un univers photographique… A partir de magazines de mode et des différents éléments abordés, ils conçoivent ensuite en atelier, une image en relief originale et créative. Un atelier source d’inspirations !"


Du 2 octobre 2021 au 30 janvier 2022
Au Palais Galliera Musée de la mode de la Ville de Paris
10, Avenue Pierre Ier de Serbie, Paris 16e
Tél. : 01 56 52 86 21
Du mardi au dimanche de 10 h à 18 h. Fermé les lundis

Articles sur ce blog concernant :
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Les citations sur l'exposition proviennent du dossier de presse.

Michel Legrand (1932-2019)


Compositeur, chanteur, pianiste, arrangeur, chef d'orchestre et réalisateur, ami des plus talentueux, Michel Legrand (1932-2019) a excellé dans un registre allant du jazz au classique via les variétés, tout en révolutionnant la comédie musicale avec Jacques Demy. Fidèle enthousiaste à la mélodie, cet artiste rigoureux, exigeant, généreux et ne craignant pas le lyrisme, a été ostracisé, et interdit de salles de concerts en France par « Pierre Boulez et sa famille ». Grâce à Henry Mancini, il s’est installé à Hollywood et y a obtenu trois Oscar. C'était un ami d'Israël. Arte Concert diffusera le 27 janvier 2022 à 20 h "Michel Legrand, la musique enchantée - Avec Natalie Dessay" (Michel Legrand, la musique enchantée. Mit Natalie Dessay) et le 28 janvier 2022 à 20 h 00 "Le cinéma de Michel Legrand. Concert symphonique" (Le cinéma de Michel Legrand. Sinfoniekonzert).
« Dans mon métier, je me suis toujours attaché à ne jamais me répéter. J’ai fait 150 000 choses différentes : je joue, je chante, je dirige... J’ai la prétention de pouvoir tout faire parce que, comme disait Cocteau, “le tact dans l’audace c’est de savoir jusqu’où on peut aller trop loin », avait confié Michel Legrand au Jerusalem Post.

Michel Legrand (1932-2019) est né dans une famille musicale, en partie d'origine arménienne.

Formé au Conservatoire de musique de Paris par sa « mère en musique », Nadia Boulanger, Michel Legrand découvre émerveillé le jazz.

Il débute comme arrangeur pour son père, le chef d'orchestre Raymond Legrand. Accompagnateur de Maurice Chevalier, il compose des chansons et des musiques de films. Sans préjugé.

« Michel Legrand - Sans demi-mesure »
« Dans un même élan virtuose, il est passé de l'arrangement à la composition, du jazz au classique, de la Nouvelle Vague à Hollywood, où il remportera trois Oscars. Un portrait hommage jubilatoire de Michel Legrand, musicien aux carrières multiples, décédé le 26 janvier 2019 ».

« En quittant le domicile familial, son père, compositeur, laisse un vieux piano. Tout jeune, Michel Legrand apprend la musique seul, en reproduisant à l'oreille des airs qu'il écoute à la radio. Puis il entre au conservatoire, sous la férule d'une grande et austère pédagogue, Nadia Boulanger. Il reviendra sur le tard au classique pour composer de la musique symphonique. Mais happé par sa passion pour le jazz, il préfère d'abord s'émanciper de ce carcan, et saura retranscrire en français le swing américain, réputé insaisissable. Ce pulvérisateur de frontières a joué avec les plus grands jazzmen (Miles Davis, John Coltrane…). Il a aussi été compositeur, arrangeur, pianiste, chanteur et chef d’orchestre. Grâce à lui, la musique de film passe au premier plan. Avec Jacques Demy, c'est l'osmose. Ensemble, des Demoiselles de Rochefort aux Parapluies de Cherbourg, ils inventent le musical à la française. Compositeur de la Nouvelle Vague, Michel Legrand n'en cède pas moins aux sirènes d'Hollywood, où il remportera trois Oscars – L'affaire Thomas Crown, Un été 42, Yentl – et un plébiscite que la critique française lui refuse encore ».

« Michel Legrand - Sans demi-mesure » (Michel Legrand. Drei Oscars für die Filmmusik) est un documentaire réalisé par Gregory Monro. « Monté avec inventivité et sur un rythme alerte, porté par le lyrisme teinté de mélancolie de ses mélodies et de nombreux extraits de films, ce documentaire épouse avec bonheur l'inimitable phrasé, tout en circonvolutions passionnées, de son sujet. De foisonnantes archives dévoilent son sens du show, son énergie débordante, le petit air intello qu'il avait à ses débuts, sa virtuosité et sa précocité. Au cours d'un émouvant entretien, Michel Legrand évoque ses années de jeunesse, sa carrière et même… son mauvais caractère, issu de sa grande exigence, qui lui vaut de piquer des colères à la de Funès. Au fil de ce portrait jubilatoire, de nombreux intervenants, de Bertrand Tavernier à Xavier Beauvois en passant par son biographe Stéphane Lerouge, portent un regard amusé et admiratif sur l'artiste et son œuvre ».

« Charmants garçons »
Arte diffusera le 13 octobre 2019 « Charmants garçons » (Kavaliere) réalisé par Henri Decoin (1957). « Une chanteuse de night-club voit défiler les hommes sans se faire d'illusions... Avec Daniel Gélin, François Périer, Henri Vidal, Gert Fröbe, Jacques Dacqmine, Jacques Berthier et la légendaire Zizi Jeanmaire, une comédie légère d'Henri Decoin (1957), avec des numéros musicaux composés par Michel Legrand ».

« Chanteuse et danseuse de talent, Lulu Natier ne se fait plus d'illusions sur les hommes. Ne vient-elle pas de découvrir que Robert, son dernier amant, n'a jamais eu l'intention de se séparer de son épouse ? Quant au gros Edmond Petersen, il est convaincu que son compte en banque suffira à la séduire. En vérité, Lulu n'est en confiance qu'avec Charles, son imprésario, mais sans doute est-ce parce qu'il ne s'intéresse pas aux femmes. Pourtant, elle a apprécié le charme et la franchise d'Alain Cartier, un cambrioleur de passage. Sous contrat avec le casino de Cannes, elle descend sur la côte, et fait en chemin la rencontre d'un boxeur, Kid Chabanne… »

 « Porté par la musique de Michel Legrand, Charmants garçons célèbre le monde du cabaret avec une certaine nostalgie pour les films d'avant-guerre, légers et fripons, où la morale, élastique, n'a que peu d'importance face au plaisir. La légendaire Zizi Jeanmaire rayonne dans cette savoureuse comédie, pimentée de numéros musicaux taillés pour sa présence scénique ».

« Peau d’âne »
"Peau d'âne" (Eselshaut) est réalisé par Jacques Demy. "Sous la baguette magique de Jacques Demy, portée par les mélodies enchanteresses de Michel Legrand, la féerie du cinéma revisite le conte de Perrault pour un moment de pur plaisir. Un film enchanté avec Catherine Deneuve, Jean Marais, Jacques Perrin et Delphine Seyrig. Présenté dans une version restaurée par les bons soins d'Agnès Varda."

"La reine mourante d’un royaume enchanté ordonne à son mari de n’épouser en secondes noces qu’une femme plus belle qu’elle. Or, seule sa fille la surpasse en grâce et en beauté. Le roi demande la main de cette dernière. La fée des Lilas conseille alors à sa filleule de feindre les plus extravagants caprices afin de décourager les assauts paternels. En dernier recours, la princesse exige la peau de l’âne qui prodigue chaque jour, en guise de crottin, des monceaux de pièces d’or..."

"À l’origine, les contes de Perrault ne s’adressaient pas aux enfants. Un vieux monsieur amoureux de sa fille, un prince neurasthénique à qui les médecins prescrivent "l’hymen" en guise de remède, un doigt qui cherche son anneau : autant de thèmes pas vraiment catholiques... Loin de le trahir, Jacques Demy dévoile les implications cachées du conte et en restitue toute la saveur. Pointes d’humour suggestives et allusions gauloises ne manquent pas, si l’on veut bien les entendre. Les trouvailles ingénieuses de mise en scène, les inoubliables refrains de Michel Legrand, disparu le 26 janvier dernier, l’influence manifeste de Cocteau, la beauté des costumes font de Peau d’âne un enchantement pour les yeux. Une fête pour les petits comme pour les grands, diffusée en version restaurée."

Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), "Peau d’âne" de Demy / Guatemala / Monaco » par Fabrice Michelin. Linda Lorin « nous emmène à la découverte de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. Dans ce numéro : "Peau d’âne" le plus beau conte de Jacques Demy - Au Guatemala, le paradis des Garifunas - À Monaco, le jeu de l’amour et du hasard ».

« Du château du Plessis-Bourré, bordé de larges douves, aux sous-bois de Gambais, en passant par le majestueux domaine de Chambord, Jacques Demy a sillonné l’Ouest de la France pour dénicher les décors naturels de son merveilleux Peau d’âne ».

Dreyfus
En 2014, a été créé à l'Opéra de Nice "Dreyfus", opéra sur une musique de Michel Legrand et un livret de Didier van Cauwelaert d'après l'Affaire Dreyfus. Une création mondiale associant des comédiens de télévision et théâtre (Pierre Cassignard), des chanteurs de comédie musicale (Vincent Heden et Rachel Pignot dans le rôle du couple Dreyfus) et d'opéra, dans une mise en scène de Daniel Benoin qui "jongle non sans angoisse avec 130 effets de lumière et 60 effets vidéo, qui doivent servir une histoire en 53 chansons". Les "généraux, qui ourdissent maladroitement un complot contre Dreyfus au nom de la raison d'Etat, offrent un registre musical lyrique, nécessitant davantage un recours aux sous-titres, tout comme le chœur professionnel de l'Opéra de Nice qui scande "mort aux juifs" ou "non aux juifs dans l'armée".

Michel Legrand a souligné le côté « antimilitaire » de l'oeuvre : « Si j'avais vécu à l'époque de l'affaire, j'aurais été un dreyfusard convaincu ». Didier van Cauwelaert insistait sur « l'extraordinaire cynisme à l'œuvre dans cette conspiration » de l'État-major" et racontait "l'histoire du point de vue inédit du traître cabotin Esterhazy, "voyou que l'armée française va manipuler".

Les auteurs du spectacle ont voulu "une alchimie entre le rire et l'émotion", car sinon le message sur l'antisémitisme ne passe pas, résume Didier van Cauwelaert. "C'est un opéra populaire, avec une musique déchiffrable à la première audition. Je souhaite des émotions directes", explique Michel Legrand. A 82 ans, le compositeur de musiques de films, instrumentiste, jazzman, a réuni une palette d'interprètes aussi éclectiques que sa propre carrière.

"Des décors coulissants, époustouflants de prouesse technique, permettent de suivre l'intrigue simultanément dans neuf univers superposés se présentant comme les cases d'une maison de poupée. S'y ajoute la scène principale de l'Opéra de Nice, baignée dans les atmosphères de projections vidéo, tantôt les vagues de la mer, l'ambiance mouvementée d'un bordel parisien, l'état-major de l'armée... Les spectateurs ne savent plus où donner de la tête devant ce décor de prestidigitateur, sans cesse renouvelé".

Michel Legrand et Didier van Cauwelaert avaient déjà collaboré à la comédie musicale "Le Passe-muraille" d'après Marcel Aymé, joué en 1997 à Paris au Théâtre des Bouffes du Nord, qui a ensuite fait le tour du monde en 300 représentations“.

Israël
« Ma première expérience en rapport avec l’Histoire israélienne remonte à 1982. J’ai mis en musique un biopic américain, Une femme nommée Golda, consacré à Golda Meïr. C’est sur ce film que j’ai pu rencontrer, quatre mois avant sa mort, l’actrice sublime qui tenait le rôle : c’était Ingrid Bergman », avait déclaré Michel Legrand au Jerusalem Post.

Et d'ajouter : « En dehors de ma collaboration, fusionnelle, avec Jacques [Demy], ma plus belle expérience de comédie musicale m’a été offerte par Barbra. Pour la musique de film, il y a différentes possibilités : la résumer à de l’illustration sonore ; ou en faire, carrément, un élément de scénario, lui faire épouser absolument la forme du film. C’est le principe de la comédie musicale. Yentl a été une aventure unique, l’une des partitions les plus riches qu’il m’ait été donné d’écrire ».

Interpréter Yentl en Terre sainte suscite les applaudissements nourris du public : « C’est un passage obligé. Je ne peux pas ne pas jouer ce thème quand je viens. Je suis fier de cette partition, d’avoir ému Israéliens et Juifs de tous les pays sur un sujet qui leur appartient, d’avoir réussi à leur ‘parler’ via ma musique. »

Après sa collaboration en 1984 avec Barbra Streisand sur son film Yentl, adapté de la nouvelle » Yentl, the Yeshiva Boy » d’Isaac Bashevis Singer, Michel Legrand composera en 1995 la musique du film d'animation franco-germano-israélo-hongrois Le monde est un grand Chelm (The Real Schlemiel/Aaron's Magic Village) réalisé par Albert Hanan Kaminski d'après les oeuvres de ce romancier

"Généreux et passionné, tel s’est montré Michel Legrand le soir de son concert hiérosolymitain. « C’est une grande émotion... Chaque fois, je suis très heureux de jouer ici et j’ai eu la chance de pouvoir diriger, ce soir-là, un merveilleux orchestre philharmonique. »

Michel Legrand était sensible à la spécificité d'Israël : « Israël, ce n’est pas seulement un pays de 16 ans mon cadet. C’est le symbole, le regroupement de tout un héritage traditionnel, musical, littéraire, qui a traversé le monde entier. L’odyssée de ce peuple est universelle. Je suis un ‘homme du monde’, je me promène dans le monde entier, mais Israël a ceci de particulier, à mes yeux, que son destin me touche particulièrement. Je trouve que c’est un pays courageux, admirable. Je ne me lasse pas de le visiter. Ce sont des gens formidablement intelligents, cultivés, scientifiques, musiciens... Les orchestres israéliens sont de très belle qualité. Pour moi, c’est du bonheur. »

Ses concerts à Tel-Aviv et à Jérusalem ? « C’était comme une marque de soutien envers l’essor culturel du pays. »

Michel Legrand était un ami de Robert Parienti, directeur de l’Institut Weizmann en Europe, ou Shimon Peres. « Je l’ai rencontré à Paris, au cours d’une soirée organisée par Robert Parienti. Avec Shimon, on a tout de suite sympathisé. Il m’a fait savoir qu’il aimait ma musique. Je tâche de le voir chaque fois que je me rends en Israël. C’est un homme que j’admire beaucoup et que j’aime comme un frère. »

Et cet artiste de déplorer : « Pourquoi la guerre, la mésentente, toujours ? C’est terrible qu’il n’y ait pas plus de compréhension entre les uns et les autres. Car tout le monde a le droit de vivre, tout le monde a droit au bonheur. Tout le monde a droit, en tout cas, à la paix. Il faut impérativement que les Israéliens fassent attention... Ils ont trop souvent changé d’optique quant à un éventuel processus de paix avec les Palestiniens. La paix est indispensable. Ce serait mon souhait pour l’avenir d’Israël. »

« Blow up - Michel Legrand  »
Arte diffuse sur son site Internet « Blow up - Michel Legrand  » (Blow up. Michel Legrand aus der Sicht).

« Se réveiller dans un monde sans Michel Legrand (1932-2019)... Chronique de Thierry Jousse consacrée aux B.O. des films. Où seront évoqués les films de Jacques Demy et de Jean-Luc Godard , mais aussi quelques films américains comme "L’Affaire Thomas Crown" et "Yentl "et même quelques films récents comme "L’Amour dure trois ans" de Frédéric Beigbeder ».

"Michel Legrand, la musique enchantée - Avec Natalie Dessay"

Concert capté le 27 janvier 2022 dans l’Auditorium de Radio France, Paris.

"L’Orchestre Philharmonique de Radio France et des invités de haute volée rendent hommage à Michel Legrand. L’Orchestre Philharmonique de Radio France sait s’entourer ! Pour ce concert hommage à Michel Legrand, l’ensemble invite en effet dans l’Auditorium de Radio France les chanteuses Natalie Dessay et Camille Bertault, l’actrice Macha Méril et le chef d’orchestre Mathieu Herzog. A cette jolie troupe s’ajoutent les instrumentistes Claude Egea (trompette), Denis Leloup (trombone), Hervé Sellin (piano), François Laizeau (batterie), Pierre Boussaguet (contrebasse) et Jean-Claude Vannier (célesta).

"Ce plateau vocal et musical exceptionnel interprète certaines des œuvres les plus emblématiques de Michel Legrand (la Recette pour un cake d'amour, Les Moulins de mon cœur, la Chanson des jumelles…) ainsi que Pour Michel, un hommage en musique signé Jean-Claude Vannier."

"Programme :
Michel Legrand - Celui-là ; Family Fugue ; What are you doing the rest of your life ? ; De Delphine à Lancien ; Recette pour un cake d'amour ; Conseils de la Fée des Lilas ; Le Cinéma ; La valse des lilas ; Chanson des jumelles ; Amour, amour ; La Femme coupée en morceaux ; Chanson de Lola ; On my way to you ; L’Ame soeur à l’hameçon ; Mon dernier concert ; Les Don Juan ; Les Musiciens ; Chanson d’un jour d’été ; Les Moulins de mon cœur
Jean-Claude Vannier – Pour Michel"

 "Le cinéma de Michel Legrand. Concert symphonique" 

"Sous la baguette de Bastien Stil, l’Orchestre Philharmonique de Radio France rend hommage à tout le génie de Michel Legrand. Concert capté le 28 janvier 2022 dans l’Auditorium de Radio France, Paris."

"Si le concert « Michel Legrand, la musique enchantée » fait la part belle au chant, c’est un hommage 100% instrumental que Bastien Stil et l’Orchestre Philharmonique de Radio France rendent ici à Michel Legrand. Pour ce faire, l’ensemble s’adjoint les services de Henri Demarquette (violoncelle), Claude Egea (trompette), Denis Leloup (trombone), Erik Berchot (piano classique), Hervé Sellin (piano jazz), François Laizeau (batterie) et Pierre Boussaguet (contrebasse)."

"Tous ces musiciens nous donnent à entendre des partitions indissociables du septième art (Un été 42, Cléo de 5 à 7, Yentl…) avant de nous faire découvrir Variations sur un thème de Michel Legrand, une création des étudiants de la classe de composition de musique à l'image du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris."

"Programme :
Michel Legrand - Un été 42 ; Vérités et mensonges ; Dingo Suite ; Yentl ; Suite Steve McQueen ; Le Messager ; The Other Side of the Wind ; Cléo de 5 à 7 (Sans toi) ; Suite Jacques Demy ; Variations sur un thème de Michel Legrand"

CITATIONS DE MICHEL LEGRAND

"J’ai commencé à vivre le jour où je suis entré au Conservatoire"

"Grâce à Nadia Boulanger, j’ai pu tout faire"

« Un jour où j’étais dans la classe de Nadia Boulanger, je rencontre Igor Stravinski dont elle était amie intime et dont nous déchiffrions régulièrement les partitions manuscrites à trois pianos. Alors que je le questionnais sur l’analyse de ses œuvres, il me dit ‘’J’ai une confidence à te faire, mon petit : quand on est un vrai créateur, on ne sait pas très bien ce qu’on fait ’. À ses mots, je me suis libéré et me me suis enfin dit : la musique va venir à moi dans le silence. » (Michel Legrand au micro de Jean-Baptiste Urbain pour Les Grands Entretiens 2017)

J’ai fait du cinéma car je n’étais pas reconnu par le milieu musical”.

"Jacques Demy et moi, nous étions deux frères".

"J’avais envie de connaître le cinéma américain de son ventre même".

« Pendant quarante ans Boulez et sa famille ont fermé toutes les possibilités pour tous les compositeurs d'être joués. Il a décidé qu'on allait oublier tout le passé de la musique jusqu'à aujourd'hui et qu'on allait repartir à zéro. Il a fermé la porte à tous les autres compositeurs. Les compositeurs comme moi ne pouvaient pas vivre puisqu'on n'avait pas accès à la salle de concerts. [Pierre Boulez] a agi, et c'est très grave, comme un fasciste. Il y a sa musique et rien d'autre ».



France, 2021
Sur Arte Concert le 28 janvier 2022 à 20 h 00

France, 2021
Sur Arte Concert le 27 janvier 2022 à 20 h 00

« Charmants garçons » par Henri Decoin 
France, 1957, 102 min
Scénario : Charles Spaak
Production : Les Films Sirius, Les Productions Jacques Roitfeld
Producteur/-trice : Lucien Masson, Georges Roitfeld, Jacques Roitfeld, Wladimir Roitfeld
Image : Pierre Montazel
Montage : Claude Durand
Musique : Georges Van Parys
Avec Daniel Gélin, Zizi Jeanmaire, François Périer, Henri Vidal, Gert Fröbe, Jacques Dacqmine, Jacques Berthier
Sur Arte 13 octobre 2019 à 9 h 20

"Peau d'âne"  par Jacques Demy
France, 1970
Auteur : Charles Perrault
Scénario : Jacques Demy
Production :Parc Film, Marianne Productions
Producteur/-trice : Mag Bodard
Image : Ghislain Cloquet
Montage : Anne-Marie Cotret
Musique : Michel Legrand
Avec Catherine Deneuve, Jean Marais, Jacques Perrin, Delphine Seyrig, Micheline Presle, Fernand Ledoux, Sacha Pitoëff
Sur Arte le 25 décembre 2019 à 13 h 35. Disponible du 25/12/2019 au 31/12/2019

« Blow up - Michel Legrand par Thierry Jousse 
Camera Lucida Productions, Jean-Stephane Michaux
France, 2015, 17 min

« Michel Legrand - Sans demi-mesure  » par Gregory Monro
France, 2017
Sur Arte le 16 février 2019 à 5 h 20

France, 2019

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur le documentaire sont d'Arte. Cet article a été publié le 14 février 2019, puis le 11 octobre 2019.