Citations

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mardi 29 décembre 2020

Charles Quint (1500-1558)

Charles Quint (1500-1558), épistolier, g
astronome, amateur d'art, a dirigé un des plus grands empire sur plusieurs continents. Il a lutté contre le djihad des Ottomans dirigés par Soliman le magnifique, la Réforme initiée par Martin Luther, des souverains français, dont le roi François 1er qui s'allia avec les Ottomans ou les monarchies protestantes. Arte diffusera le 2 janvier 2020 « Charles Quint - Le dernier chevalier » (Kaiser Karl V.Wunsch und Wirklichkeit) de Wilfried Hauke.

Pierre Clostermann (1921-2006) 

« King Bibi - Benyamin Nétanyahou ou la passion du pouvoir » par Dan Shadur 
« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre 
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama 
« L'ombre de Staline » par Thomas Johnson 
« Les dessous des accords de Munich » de Christine Rütten 
« Le pacte Hitler-Staline » par Cédric Tourbe  
Vladimir Poutine 

Prince de la maison de Habsbourg, fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, Charles Quint (1500-1558) règne en particulier sur l'Espagne et son empire colonial, les dix-sept provinces des Pays-Bas, du royaume de Naples et des possessions autrichiennes. En 1519, il est élu empereur des Romains. 

Cette concentration de titres résulte du hasard - la décès en 1498 de sa tante, Isabelle d'Aragon, princesse des Asturies, puis en juillet 1500 du fils de cette dernière, l'infant Miguel de la Paz, rendent "sa mère l'héritière des couronnes espagnoles" - et d'une stratégie d'alliances matrimoniales portant Charles V au rang d'héritier de quatre dynasties : "arrière-petit-fils de Charles le Téméraire, petit-fils de Maximilien d'Autriche, d'Isabelle la Catholique, reine de Castille, et de Ferdinand, roi d'Aragon et de Naples, il est duc de Bourgogne sous le nom de Charles II, roi d'Espagne sous le nom de Charles Ier (Carlos I, en espagnol), et l'empereur romain germanique Charles V" (en allemand Karl V.), ou « Charles Quint » (« Quint » signifie « cinquième »).

"Le soleil ne se couche pas sur mon empire", a dit Charles Quint. Souverain des Pays-Bas, roi des Espagnes et des Deux-Siciles, empereur germanique, Charles Quint était le maître de la péninsule ibérique, de l'Amérique espagnole, des Pays-Bas, de la Flandre, de l'Artois, de l'Alsace, de la Franche-Comté, de l'Autriche, des possessions allemandes des Habsbourg, de la Sardaigne, de la Sicile et de Naples... 

Durant la première moitié du XVIe siècle, Charles Quint est le souverain le plus puissant. Il semble l'ultime empereur germanique aspirant à concrétiser le rêve carolingien d'un empire dirigeant une chrétienté latine unifiée, alors que l'Empire ottoman dirigé par Soliman le magnifique affirme sa domination croissante dans les Balkans et en Méditerranée, alors que l'autorité de l'empereur est contestée par des rois de France tels François Ier et son fils Henri II, et alors que l'unité du christianisme est ébranlée par la Réforme protestante, initiée dès 1517 par Martin Luther, frère augustin. En outre, des problèmes internes délitent les fondements de son pouvoir : révoltes en Castille, dans le Saint-Empire, en Flandre et en Brabant.

Le règne de l'empereur Charles Quint est émaillé de batailles, militaires - en 1535, la flotte impériale s'empare de Tunis, atout géostratégique pour contrôler la Méditerranée parcourue par des pirates et corsaires ainsi que ville permettant l'accès au Levant ; 20 000 esclaves chrétiens y sont libérés - et familiales, de déceptions, de combats menés sur plusieurs fronts - politiques, religieux - et parfois s'achevant par des échecs. 

Il cède progressivement ses pouvoirs. Par des conventions avec son frère Ferdinand, il lui remet les États autrichiens et la dignité impériale. Le 25 octobre 1555, à Bruxelles, il "abdique ses droits sur les États bourguignons, désormais unis et autonomes, en faveur de son fils Philippe, déjà duc de Milan et roi de Naples, avant de lui céder également ses droits sur l'Espagne en 1556."

Après avoir transmis son pouvoir à son fils Philippe et s'être assuré de son élection en 1558 comme empereur des Romains, Charles Quint se retire dans une modeste maison du monastère hiéronymite - religieux dont le patron est saint Jérôme et dont la règle est celle de saint Augustin - de Yuste, en Estrémadure. Il y décède de la malaria.

Dans "Charles V as Last World Emperor and Jewish Hero", Rebekka Voß adopte un angle historique inédit. "Charles Quint, roi d'Espagne et empereur du Saint-Empire romain, a régné sur de vastes régions d'Europe centrale et occidentale et sur les Amériques pendant une grande partie de la première moitié du XVIe siècle. Cette concentration de pouvoir, ainsi que la prétention de l'empereur à la monarchie universelle, ont polarisé l'opinion de ses contemporains à son égard. La rhétorique et l'historiographie pro- et anti-impériale abondent, faisant de Charles Quint un héros ou un méchant, un protagoniste ou un antagoniste, selon les affiliations religieuses, dynastiques ou nationales, la pensée politique et les intérêts pragmatiques de l'auteur. Alors que les universitaires ont débattu des perspectives concurrentes des catholiques, des protestants et des musulmans à l'égard de cet empereur, les points de vue juifs n'ont pas été analysés auparavant. Cet article montre comment les Juifs du XVIe siècle ont considéré Charles Quint comme leur héros. Il explore comment les témoins juifs du règne de Charles ont perçu l'empereur catholique et sa politique de croisade et de réforme de l'église, en replaçant leurs réactions dans le contexte de la pensée messianique juive, d'une part, et du réalisme politique, d'autre part. L'article démontre que des sources contemporaines sélectionnées en hébreu dépeignent Charles Quint comme un héros partagé par les juifs et les chrétiens européens. Les écrits historiographiques et prophétiques juifs de cette époque se sont inspirés de la notion apocalyptique chrétienne du "dernier empereur du monde", adoptant des tendances chrétiennes répandues pour identifier Charles Quint comme le glorieux monarque universel qui régnerait à l'apogée de l'histoire humaine en tant que figure quasi messianique. L'application de l'approche de la contre-histoire d'Amos Funkenstein et de David Biale à ces sources juives révèle l'enchevêtrement historique d'une image héroïque qui était commune aux premiers juifs et chrétiens modernes, bien que contestée sur le plan idéologique". (Rebekka Voß, Charles V as Last World Emperor and Jewish Hero, Jewish History volume 30, pages81–106(2016)

« Charles Quint - Le dernier chevalier »
Arte diffusera le 2 janvier 2020 « Charles Quint - Le dernier chevalier » (Kaiser Karl V.Wunsch und Wirklichkeit), documentaire de Wilfried Hauke.

« Les trente-sept années de règne de Charles Quint à la tête du Saint Empire romain germanique, de 1519 à 1556, auront transformé en profondeur la carte de l’Europe de la Renaissance. Chronique de son règne, de son accession au trône jusqu’à son abdication ». 

« Né à Gand en 1500, ce prince de la maison de Habsbourg cumule au gré des années et des alliances les couronnes d’une grande partie du continent : duc de Bourgogne à 6 ans, puis roi de Castille et d’Aragon, il succède à 19 ans à son grand-père Maximilien Ier en montant sur le trône impérial ». 

« Son règne sera marqué par des enjeux complexes et inédits, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’empire : l’avancée des conquêtes dans le Nouveau Monde, la lutte contre l’expansion des Ottomans, mais aussi les guerres contre François Ier ou encore la Réforme luthérienne, qui contrecarrera ses projets d’incarner l’unité de la chrétienté ». 

« Usé par les difficultés, il finit par abdiquer peu avant sa mort. Grâce à des reconstitutions et à des éclairages d’historiens, ce documentaire retrace le parcours singulier de ce souverain humaniste à la tête d’un empire aux dimensions encore inégalées, notamment sous l'angle de ses alliances politiques et familiales. » 


« Charles Quint - Le dernier chevalier » de Wilfried Hauke
Allemagne, Autriche, IdaFilm, 2018
Sur Art le 2 janvier 2020 à 20 h 50
Disponible du 02/01/2021 au 08/01/2021

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