Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

lundi 27 avril 2020

Elia Kazan (1909-2003)


Elia Kazan (1909-2003) était un comédien, réalisateur, écrivain et producteur américain. Il a co-fondé l'Actors Studio. Arte diffusera le 27 avril 2020 "Viva Zapata!"
     
Elia Kazan est né en 1909, à Constantinople, alors dans l'Empire ottoman. Son père est un marchand de tapis grec. 

Sa famille s’installe aux États-Unis.

Dans les années 1930, il débute au théâtre dans le Group Theatre  comme acteur, puis comme metteur en scène (notamment de Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams en 1947 et Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller, en 1949).

En 1934, il devient membre du parti communiste qui l’en exclut en 1936.

Avec Cheryl Crawford et Robert Lewis, Elia Kazan cofonde en 1947 l’école d'art dramatique, l'Actors Studio.

Dans les années 1940, il s’oriente vers le cinéma dans les années 1940. Il réalise Le Mur invisible (1948), Un tramway nommé Désir (1951), Viva Zapata (1952), À l'est d’Éden (1955), Sur les quais (1954) – il reçoit son deuxième Oscar du Meilleur réalisateur en 1955 - qui est classé à la dix-neuvième place du Top 100 de l'American Film Institute et l'Arrangement (1969).

Dans les années 1950, durant la Guerre froide, il livre les noms de professionnels du cinéma, dont certains sont ses amis, appartenant à la gauche auprès de la Commission des activités anti-américaines (House Committee on Un-American Activities, HUAC). Kazan a regretté cet épisode qui a terni son image. Dans Sur les quais, une scène représente ses tourments : après avoir témoigné lors d’un procès contre un syndicaliste aux méthodes mafieuses et s’être battu avec lui, Terry Malloy (Marlon Brando) suit son chemin de Croix en marchant devant des dockers trahis par ce syndicaliste.

En 1968, Elia Kazan se remarie avec Barbara Loden, réalisatrice de Wanda.

En 1999, il reçoit un Oscar pour l'ensemble de sa carrière. Une partie des spectateurs ne l’applaudit pas.

« Un Américain nommé Kazan »
« Un Américain nommé Kazan » (Elia Kazan, vom Outsider zum Oscarpreisträger) est un documentaire réalisé par Claire Duguet. « Traître, Elia Kazan ? Investiguant sa faiblesse face au maccarthysme, ce portrait vibrant du cinéaste montre comment cette fracture existentielle a permis à l'éternel outsider de se réinventer ».

« Je suis une montagne d'ambivalences ». Célébré et paria, loyal et infidèle, homme de gauche et patriote, étranger et américain, Elia Kazan (1909-2003) a fait de ses contradictions et de ses rages un moteur créatif sans cesse réactivé ». Il se définit comme patriote.

«  En vingt et un films, dont nombre de chefs-d'œuvre ("Un tramway nommé désir, Sur les quais, À l'est d'Éden," "Baby Doll"," La fièvre dans le sang," "America, America…"), sa magistrale direction d'acteurs a révélé certaines des plus grandes stars de Hollywood, dont Marlon Brando et James Dean ». 

« Mais la faute que commet, en plein maccarthysme, ce metteur en scène au faîte de sa gloire, en 1952, lorsque, convoqué pour son éphémère adhésion au Parti communiste dix-sept ans plus tôt, il accepte de livrer huit noms à la Commission des activités antiaméricaines, le marquera jusqu'à sa mort ».

« De son arrivée en Amérique à l'âge de 4 ans, avec ses parents, des Grecs d'Anatolie chassés par les persécutions, à l'Oscar d'honneur que le vieux lutteur brandit devant un public glacial en 1999, ce vibrant portrait déroule le cours tourmenté d'une existence vouée à la création et au combat ». 

« L'enfant choyé affamé d'intégration, l'étudiant solitaire et pauvre de Yale (son père a été ruiné en 1929), la cheville ouvrière du Group Theatre, formé avec son épouse, Molly Thacher, et d'autres camarades de l'université, le metteur en scène acclamé, fondateur de l'Actors Studio… : l'ascension spectaculaire du self-made man Kazan est anéantie par la chasse aux sorcières ». 

« De par son immense succès d'artiste engagé à gauche, il devient alors l'incarnation même du traître à Hollywood ». 

« Articulant le récit autour de cette fracture décisive, Claire Duguet tisse les extraits de films et les documents d'archives avec les témoignages de multiples interlocuteurs, dont ceux de la troisième épouse du cinéaste, Frances Kazan, du cinéaste James Gray ou du critique Michel Ciment. Témoignages directs et précieux d’un artiste controversé, qui assumera jusqu'au bout ses failles et son œuvre, les enregistrements sonores du cinéaste que le journaliste français a pu recueillir en 1971 rythment le film ».

"Le Mur invisible"
Gentleman’s Agreement (Ndt : accord de gentleman), est le titre du film oscarisé réalisé par Elia Kazan (Le mur invisible, 1947), produit par Darryl Zanuck, et interprété par Grégory Peck, John Garfield et Dorothy McGuire, sur l’antisémitisme aux Etats-Unis.

"Le mur invisible" révèle l'antisémitisme qu'affronte un journaliste chrétien se faisant passer pour un Juif américain.


Ce film dramatique est distingué par l’Oscar du Meilleur réalisateur, du Meilleur film et du Meilleur second rôle féminin (Celeste Holm). 


"Viva Zapata!"

"Viva Zapata !" est un film américain réalisé par Elia Kazan (1952) et produit par Darryl F. Zanuck. "L’irrésistible ascension d’un révolutionnaire mexicain au début du XXe siècle. Avec Marlon Brando, une fresque historique humaniste écrite par John Steinbeck et mise en scène par Elia Kazan."
"Mexique, 1906. Une délégation de paysans est reçue par le président Porfirio Díaz, qui dirige d’une main de fer le pays depuis trente ans. Ils espèrent obtenir la restitution de leurs terres, accaparées par de riches producteurs de canne à sucre. Comme ce dernier leur conseille de porter l’affaire devant la justice, l’un d’eux, Emiliano Zapata, lui fait remarquer que les plaintes des pauvres n’aboutissent jamais. Peu après, il demande la libération d’un vieux paysan. Face au refus qui lui est opposé, Zapata s’insurge…"   

"Au-delà des faits d’armes qui ont forgé la légende de Zapata, le scénario écrit par John Steinbeck s’intéresse davantage à l’intimité du héros, de sa fougue amoureuse à ses questionnements intérieurs. Flanqué de son frère Eufemio (Anthony Quinn, oscarisé), le révolutionnaire incarné avec fièvre par Marlon Brando se révèle dans toute son humanité. L’acteur, alors au début de sa carrière, retrouve ici, un an après Un tramway nommé désir, le réalisateur Elia Kazan, qui le dirigera de nouveau en 1954 dans Sur les quais. "

"On The Waterfront"
"Sur les quais" (Die Faust im Nacken ; On The Waterfront) est réalisé par Elia Kazan (1954) et interprété par Lee J. Cobb (Michael J. Skelly), Marlon Brando (Terry Malloy), Karl Malden (Father Barry), Rod Steiger (Charley Malloy), Eva Marie Saint (Edie Doyle). Apprenant qu'Elia Kazan, son "père spirituel", a, "tel un mouchard", livré les noms d'artistes communistes, Marlon Brando pleure. Il tourne Sur les Quais, produit par Sam Spiegel et réalisé par Elia Kazan.

Marlon Brando "y joue un salaud et un traître", résume le réalisateur qui réalise un plaidoyer en sa faveur. Le film s'achève sur Marlon Brando en "figure christique suivant un chemin de croix, par sa rédemption". L'interprétation remarquable vaut à Marlon Brando un Oscar."L’éveil moral, au contact de l’amour, d’un jeune docker face aux méthodes criminelles d’un syndicat mafieux... Par Elia Kazan, un film social infusé de poésie, porté par les performances éblouissantes de Marlon Brando, Eva Marie Saint et Karl Malden."

"Sur les quais, la règle c’est S. et M. Sourd et muet." Parce qu’il a parlé à la police, Joey Doyle a été liquidé par les hommes de main du syndicat des dockers, dirigé par le mafieux Johnny Friendly. Terry Malloy, l’un de ses protégés, ancien boxeur devenu ouvrier portuaire, a attiré la victime dans ce piège sans se douter qu’il serait mortel. Tandis que le père Barry tente d’organiser la révolte des dockers rackettés et opprimés, Terry se rapproche de la sœur de Joey, Edie, qui le supplie de dénoncer les crimes de Friendly devant une commission d’enquête. Lorsque son propre frère, avocat du syndicat, est supprimé à son tour pour l’avoir protégé, le jeune homme est forcé de choisir son camp…"


"En 1952, Elia Kazan, pris dans les griffes du maccarthysme, livre les noms d’anciens militants communistes devant la commission des activités antiaméricaines. Deux ans plus tard, s’inspirant de faits réels révélés par la presse (l’exploitation des dockers de Big Apple par un syndicat mafieux), le cinéaste transpose le dilemme de la dénonciation sur les quais miséreux et embrumés du port de New York. Présentée par certains critiques comme une vaine tentative de justification, cette œuvre multiprimée a éclipsé la polémique par ses qualités intrinsèques : transcendé par la partition expressive de Leonard Bernstein et la photographie en noir et blanc, aux nuances évocatrices, de Boris Kaufman, ce film de gangsters atmosphérique dépeint la condition ouvrière avec un réalisme innervé de poésie". 
"Dans des décors naturels où la grisaille des docks contraste avec la clarté rêveuse et protectrice des toits – où Terry veille sur un pigeonnier et une poignée d’apprentis boxeurs –, Kazan capte le sinueux cheminement moral d’un jeune rustre individualiste vers la justice et la dignité. Dictée par l’amour de la délicate et intègre Edie, remarquablement campée par Eva Marie Saint, et les prêches enflammés du père Barry (Karl Malden), cette transfiguration aux accents christiques est magistralement servie par Marlon Brando, dont l’aura chargée de sensualité et de vulnérabilité subjugue une fois encore.

Le 6 mai 2018 à 15 h, a eu lieu le ciné-concert On The Waterfront avec l'Orchestre national d'Île-de-France - Ernst Van Tiel. "On the Waterfront" est un film réalisé par Elia Kazan, avec Marlon Brando, Karl Malden, Lee J.Cobb et Eva Marie Saint, sur un scénario de Budd Schulberg et une musique de Leonard Bernstein.


"En mettant en scène la corruption mafieuse dans le syndicat des dockers new-yorkais, Elia Kazan a donné en 1954 l’un de ses plus beaux rôles à un Marlon Brando âgé de 30 ans. Leonard Bernstein signe là sa seule musique pour l’écran (si l’on excepte les adaptations filmiques de ses comédies musicales). L’alternance des dissonances parfois rudes, des rythmes irréguliers et des sonorités éthérées préfigure l’idiome de West Side Story, trois ans plus tard. Ce film qui a remporté huit Academys Awards® est présenté sur grand écran en haute définition, avec la haute-fidélité des dialogues. Coproduction Orchestre national d'Île-de-France, Philharmonie de Paris."

« A l’est d’Eden »
Arte diffusa « À l'est d'Éden » (Jenseits von Eden) par Elia Kazan (1955). « Dans la Californie des années 1920, une lutte fratricide fait écho à la guerre qui vient de s'achever en Europe... Signée Elia Kazan, une fable métaphysique portée par James Dean, Caïn écorché vif en quête d'amour paternel ».
« Adam est un homme de bien. Quelqu'un, dit-on, "qui croit vivre aux temps de la Bible". Mais si Aron, garçon poli, fiancé à la charmante Abra, est fait à son image, son autre fils, Caleb, se sent différent. Mauvais. L'origine de ce mal, il croit la découvrir le jour où il apprend que sa mère n'est pas morte, comme le lui avait dit son père : femme intrigante, vêtue de noir, elle tient une maison louche de l'autre côté de la baie, plus à l'est. Déchiré entre le trouble qu'il ressent devant l'existence débauchée de sa mère et son désir de se racheter, Caleb s'investit corps et âme dans le projet de réfrigération d'aliments imaginé par son père. Le prix de ses efforts, pense-t-il, sera l'amour paternel qu'il n'a pas su gagner... »

« Les paysages filmés par Kazan, grands ciels clairs et champs de blé parsemés de granges poussiéreuses, donnent à James Dean l'occasion de déployer toute la mesure de son jeu hyperexpressif pour son premier grand rôle au cinéma. Pantelant, égaré, c'est un vagabond agité par ses passions, empruntant les trains de marchandises pour passer d'un insoutenable lieu de perdition à un impossible refuge. "Y a-t-il une loi qui l'interdise ?", répond-il à tout bout de champ, lorsqu'on lui reproche de suivre la femme en noir ou de rester des nuits entières sans donner de nouvelles ». 

« Dans son errance, c'est bien la Loi que recherche Caleb, ce garçon à qui l'on offre le pardon au lieu de l'amour. Et derrière Caleb, c'est Caïn qu'il faut lire, de même qu'Aron déguise Abel. Car Elia Kazan se soucie peu de voiler la portée symbolique du film : Cal, prêt à tout pour trouver le salut, s'attire l'amour de la fiancée de son frère et travaille d'arrache-pied pour offrir à son père la fortune perdue dans le projet de réfrigération ; mais c'est bien un meurtre fratricide qu'il commet. Cette fresque intense, remarquable par ses plans expressionnistes et ses éclairages violemment contrastés, raconte la plus vieille des histoires : devenir un homme est affaire de douleur, de passion et de mort ».

"America, America"
En 1963, Elia Kazan adapte au cinéma son roman éponyme et produit ce film inspiré de l'histoire de membres de sa famille.

La longue séquence ouvrant le film représente des chrétiens dhimmis vivant sous domination ottomane musulmane. Divisés, ils craignent le dirigeant ottoman local qui organise le massacre d'Arméniens et de Grecs. 

Tourné en noir et blanc, le film illustre aussi le "rêve américain" d'immigrer aux Etats-Unis qui représente les libertés et les désillusions d'un jeune chrétien candide porteur des espoirs de sa famille.



"Viva Zapata !" d'Elia Kazan
Etats-Unis, 1952, 109 min
Auteur : Edgcumb Pinchon
Scénario : John Steinbeck
Production : 20th Century Fox
Producteur/-trice : Darryl F. Zanuck
Image : Joe MacDonald
Montage : Barbara McLean
Musique : Alex North
Avec Marlon Brando, Anthony Quinn, Jean Peters, Joseph Wiseman, Arnold Moss
Alan Reed, Margo, Harold Gordon, Fay Roope
Sur Arte le 27 avril 2020 à 23 h 55
Visuels© 1952 Twentieth Century Fox Film Corporation/All rights reserved

"Sur les quais" par Elia Kazan
Etats-Unis, 1954
Auteur : Budd Schulberg
Scénario : Budd Schulberg
Production : Columbia Pictures Corporation, Horizon Pictures
Producteur/-trice : Sam Spiegel
Image : Boris Kaufman
Montage : Gene Milford
Musique : Leonard Bernstein
Avec Lee J. Cobb (Michael J. Skelly), Marlon Brando (Terry Malloy), Karl Malden (Father Barry), Rod Steiger (Charley Malloy), Eva Marie Saint (Edie Doyle)
Sur Arte les 29 avril 2019 à 22 h 45 
Visuels : : © Boris Kaufman/Columbia Pictures

« À l'est d'Éden » par Elia Kazan
Etats-Unis, 1955
Scénario : Paul Osborn
Production : Warner Bros.
Producteur/-trice : Elia Kazan
Image : Ted McCord
Montage : Owen Marks
Musique : Leonard Rosenman
Avec James Dean (Cal Trask), Julie Harris (Abra), Raymond Massey (Adam Trask), Jo Van Fleet (Kate), Burl Ives (S, m), Richard Davalos (Aron Trask), Albert Dekker (Will), Lois Smith (Anne), Harold Gordon (Mr. Albrecht)
Auteur : John Steinbeck
Sur Arte les 10 mars 2019 à 20 h 50 et 22 mars 2019 à 13 h 35
Visuels :
Affiche du film "A l'Est d'Eden" d'Elia Kazan, 1955, avec James Dean dans le rôle de Cal et Julie Harris dans celui d'Abra
Credit : © Warner Bros
Julie Harris et James Dean dans "A l'Est d'Eden" d'Elia Kazan, 1955
Credit : © Warner Bros
James Dean dans "A l'Est d'Eden" d'Elia Kazan, 1955
Credit : © Warner Bros

« Un Américain nommé Kazan » par Claire Duguet
France, 2018, 53 min
Sur Arte les 10 mars 2019 à 22 h 40 et 16 mars à 6 h 15
Visuels :
Elia Kazan
Credit : © Cat's
Elia Kazan sur le tournage de l'"Arrangement", 1969
Credit : © TCD

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont d'Arte. Cet article a été publié le 10 mars 2019.

dimanche 26 avril 2020

« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann


Arte diffusera « Le Temps des ouvriers » (Nicht länger nichts. Geschichte der Arbeiterbewegung), série documentaire en quatre épisodes de Stan Neumann. « Du début du XVIIIe siècle à nos jours, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante tout ce que nos sociétés doivent aux luttes des "damnés de la terre". 

« Ni Dieu ni Maître - Une histoire de l'anarchisme » par Tancrède Ramonet
« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann

"Depuis 300 ans la classe ouvrière a été un moteur dans l'histoire des pays d'Europe, au gré des révolutions, des guerres et des bouleversements sociaux. En 4 épisodes d'une fresque épique la série rappelle ce que nos sociétés doivent aux luttes des "damnés de la terre". Une histoire qui commence au 18e siècle, mais qui d’emblée parle d’aujourd’hui. Cette classe ouvrière, au-delà des idéologies, ce sont ces centaines de millions d'ouvrières et d'ouvriers qui, génération après génération, font tourner les machines de notre monde industriel. Trois siècles de travail et d'espoirs, de combats gagnés et perdus. Et de vie, tout simplement. L'histoire les a changés et ils ont changé l'histoire, transformé notre façon de penser et de vivre ensemble. Nous leurs devons notre prospérité et nos valeurs. Sans eux, ni voyage dans l’espace, ni suffrage universel. Mais quelle est leur place dans ce monde qu'ils ont créé ?"

« La classe ouvrière a-t-elle disparu, ou simplement changé de forme, de nom, de rêve ? »

« Conciliant l’audace et la rigueur historique, l’humour et l’émotion, le détail signifiant et le souffle épique, Stan Neumann (Austerlitz, Lenine, Gorki – La révolution à contre temps) livre une éblouissante relecture de trois cents ans d’histoire ». 

« Le projet s’articule autour de quatre grands thèmes qui traversent cette histoire de bout en bout. Ces thèmes sont traités séparément, film par film, la matière extrêmement riche, le permet. Les quatre thèmes : Corps et machines ; Cultures ouvrières ; L’utopie et ses héros ; Économie, politique, victoires, défaites ? Faisant vibrer la mémoire des lieux et la beauté des archives, il parvient à synthétiser avec fluidité une étonnante quantité d’information ». 

« Les séquences d’animation, ludiques et inventives, et un commentaire dit par la voix de Bernard Lavilliers permettent de passer sans se perdre d’un “temps” à l’autre : celui du travail, celui des grands événements historiques, et celui, enfin, des changements sociaux ou techniques étalés parfois sur plusieurs décennies ». 

« En parallèle, le réalisateur donne la parole à des ouvriers et ouvrières d’aujourd’hui et à une douzaine d’historiens et philosophes (dont Jacques Rancière, Marion Fontaine, Alessandro Portelli, Arthur McIvor, Stefan Berger, Xavier Vigna….) ».

« Cette série documentaire virtuose, où l'expérience intime coexiste avec la mémoire collective, au risque parfois de la contredire, révèle ainsi combien nos sociétés contemporaines ont été façonnées par l’histoire des ouvriers ».

Pour retenir les agriculteurs devenus l'espace d'une saison des ouvriers, des patrons ont conçu des politiques sociales. Certains ont agi en philanthropes (Nathan Strauss).

La politisation du mouvement ouvrier a été un vecteur de socialisation pour des ouvriers et d'intégration pour des immigrés, un laboratoire d'idéologies, une inspiration pour des artistes.

La désindustrialisation et l'aspiration à une société de services, la mécanisation du secteur agricole, la gentrification de quartiers ouvriers, une lourde fiscalité, la hausse des loyers, l'immigration massive utilisée pour faire baisser les salaires... Ces facteurs ont concouru à la disparition des ouvriers en France.

Cette série documentaire occulte le rôle néfaste de certains syndicats qui ont contribuer à affaiblir des entreprises ou des activités économiques locales.

Me Gilles-William Goldnadel invite à la "lecture édifiante de l’article documenté publié par l’association Contribuables Associés le 23 avril et intitulé « Crise du coronavirus: la CGT continue de vouloir mettre la France à terre ». "On y apprend notamment que la fédération CGT (Confédération générale du travail) des services publics a reconduit son appel à la grève, le jeudi 23 avril 2020: « Que ce soit dans le public ou le privé, la CGT n’a de cesse de vouloir stopper l’activité du pays depuis le début la crise du coronavirus.» La CGT des services publics demande le droit à l’accumulation des RTT pendant le chômage partiel, les heures supplémentaires prépayées en attendant la sortie du confinement, et une prime à tous les fonctionnaires qui télé-travaillent."

"Aux frais de la princesse bien entendu. Ce qui est irréaliste car les caisses de l’État sont vides (malgré le taux de prélèvements obligatoires le plus fort des pays développés). Pour rappel, les fonctionnaires et hauts fonctionnaires ont déjà la garantie de toucher l’intégralité de leur traitement – qu’ils travaillent ou non – chose inenvisageable quand on est un salarié du privé."

"Et l’association de poursuivre implacablement:
« depuis le début de la crise du coronavirus, la CGT a également contribué, par exemple:
– au dépôt de bilan de Prestalis, principal distributeur de la presse en France, piloté en sous-main par l’inénarrable CGT du livre. Prestalis renfloué depuis des années grâce à l’argent du contribuable.
– À la non-ouverture des librairies. Le syndicat des libraires d’Île-de-France CGT s’y est opposé.
La perspective de rouvrir les librairies était «inenvisageable» pour l’organisation syndicale.»
"Le reste à l’avenant. Pour Contribuables Associés, Philippe Martinez, dans sa logique idéologique de guerre de tous contre tous ne cesse de réclamer «la fermeture des activités ne contribuant pas aux besoins vitaux ».

Enfin, il est curieux que la CGT consacre du temps, payé par les cotisations de ses membres et de subventions, notamment de l'Etat, à militer pour des causes politiques, en particulier contre l'Etat d'Israël diffamé.

« Le temps de l’usine (1700-1820) »
Episode 1. « Le temps de l’usine (1700-1820) ». « Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie “industrielle et commerciale”, portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants ». 

« Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d’ouvriers ». 

« C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles ». 

« Avec la révolution industrielle de la fin du  XVIIIe siècle, ils subissent un dressage plus violent encore, sous la loi de machines qui réduisent l’ouvrier à un simple rouage. Surexploitée et inorganisée, cette classe ouvrière va mettre plusieurs générations à inventer ses propres formes de lutte ». 

« Dans les années 1820, après des décennies de combats perdus, elle semble en mesure de faire la révolution ».

"Focus sur l'Angleterre et la Belgique, pionniers de la révolution industrielle. Avec les débuts du "Factory System" vient une nouvelle conception du travail et du temps, que les déracinés devront accepter. Ce choc violent déclenchera une certaine conscience de classe qui fera Histoire..."

« Le temps des barricades (1820-1890) ».
Episode 2. « Le temps des barricades (1820-1890) ». « En Europe continentale seule la Belgique adopte le Factory System et le libéralisme absolu à l’anglaise, devenant ainsi au milieu de XIXe siècle “le paradis des capitalistes” et l’enfer des travailleurs ». 

« La France, elle, accomplit au ralenti sa révolution industrielle, sans grandes usines ni exode rural massif ». 

« Les ouvriers travaillent à une échelle quasi artisanale pour des petites fabriques ». 
« C’est pourtant dans ce milieu que vont naître et se propager toutes les utopies socialistes du siècle ».

«  De 1830 à 1871, cette classe ouvrière atypique se lance dans de grandes insurrections. »

« Toutes échouent ». 

« La dernière, la Commune de Paris, résiste soixante-douze jours avant d’être écrasée ». 

« Sa défaite coïncide avec l’industrialisation à marche forcée de l’Italie et de l’Allemagne, pressées d’affirmer leur modernité ». 

« Tandis que les conditions de vie et de travail, mais aussi les droits syndicaux et politiques progressent lentement, une nouvelle image de la classe ouvrière apparaît : celle de l’armée des travailleurs des temps modernes. »

"La révolution qui aurait dû éclater en Angleterre, ce sont les ouvriers français qui vont tenter de la faire. La barricade est leur arme privilégiée, faite de bric et de broc, urbaine et défensive, elle est à leur image. Retour sur l'émergence des grandes insurrections qui font trembler l'Europe en cette fin de siècle, menant à la construction d'une nouvelle image de la classe ouvrière : celle de l'armée disciplinée des travailleurs des temps modernes."

« Le temps à la chaîne (1880-1935) »

« À la fin du XIXe siècle, les patrons éclairés découvrent que l’ouvrier fait partie lui aussi du capital de l’entreprise ». 

« C’est la naissance de la diététique, de l’ergonomie, de la gymnastique ouvrière ». 

« Toutefois le travail à la chaîne, inventé dès 1871 aux Abattoirs de Chicago, peine à s’imposer ».  

« Ce n’est qu’après la grande boucherie de 1914-1918 que la rationalisation de la production et les techniques de “management scientifique” comme le taylorisme se généralisent malgré une violente résistance du monde ouvrier ». 

« Celui-ci apparaît profondément fracturé, alors que la révolution russe a fait naître l’espoir d’une révolution socialiste mondiale ». 

« En Allemagne, les réformistes sociaux-démocrates ont écrasé dans le sang les tentatives d’insurrection de 1919-1920 ». 

« Les fascistes et les nazis s’engouffrent dans la brèche ». 

« Aidés par les crises et la montée du chômage, ils s’emparent du pouvoir, en Italie dès 1922, en Allemagne en 1933. Prétendant réaliser la synthèse du socialisme et du nationalisme au nom d’un travailleur mythique, ils proclament “la fin de la lutte des classes”.

"L'industrialisation a fait de si grands progrès en Europe que la guerre qui éclate en 1914 est désormais elle-même une activité industrielle. Immersion dans une époque peu banale où les lois du front s'étendent aux usines, et les méthodes américaines de rationalisation viennent faire du "bon ouvrier" un "bon soldat". De la Révolution Russe à la guerre civile espagnole, les revendications de la classe ouvrière se concrétisent.'

« Le temps de la destruction (De 1936 à nos jours) »


« Dans les années 1930, la classe ouvrière semble plus puissante que jamais ». 

« Le succès, en 1936, du Front populaire en France témoigne de cette force ». 

« Pourtant, les ouvriers européens vont de défaite en défaite ». 

« En Espagne, la dictature franquiste, soutenue par Hitler et Mussolini, triomphe en 1939 ». 

« Puis dans l’Europe asservie, l’Allemagne nazie fait des ouvriers des pays vaincus des “esclaves du XXe siècle”: “travail obligatoire” pour les ouvriers de l’Ouest de l’Europe, “extermination par le travail” des Juifs, des Tziganes et des prisonniers de guerre soviétiques. » 

« Après 1945, la guerre froide génère de nouvelles fractures ». 

« En Occident, on achète la paix sociale en améliorant les conditions de vie et de travail dans la plus pure tradition fordiste ». 

« À l’Est, le pouvoir est confisqué par des partis uniques qui prétendent représenter les ouvriers tout en les privant des libertés syndicales avec le soutien de l’URSS et de ses tanks ». 

« L’espoir renaît dans les années 1970, qui voient fleurir les utopies révolutionnaires, des “Lip” à Solidarnosc ». 

« Mais c’est un chant du cygne. Avec son cortège de misère et de chômage, la désindustrialisation a commencé. »

"Porteuse d'espoir et d'utopies dans des temps de troubles, la classe ouvrière acquiert dans cette seconde moitié de XXe siècle un rayonnement exceptionnel. Aujourd'hui, pourtant, on parle de disparition de la classe ouvrière. Plus d'identité commune, plus de conscience de classe... Comment expliquer l'apparent déclin inéluctable de cette population ?"


"Avec Le temps des ouvriers, fresque virtuose et polyphonique en quatre épisodes, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire ouvrière européenne pour en faire résonner la troublante actualité. Un tour de force aussi riche de questions que d’enseignements.

Est-ce parce qu’elle est derrière nous que vous avez voulu retracer aujourd’hui l’histoire du monde ouvrier ? 
Stan Neumann : La classe ouvrière a-t-elle disparu ? Tout le monde se pose la question, personne n'a la réponse. C'est en partie pour cela que j’ai eu le désir de découvrir ce que cette histoire pouvait nous apprendre et en quoi elle pouvait nous surprendre. Je voulais renouveler le regard convenu que l'on porte sur elle et retrouver ce qu'elle a de vivant, mais je ne m’attendais pas à y trouver des échos aussi forts de la réalité contemporaine.
L’exploitation, en tout cas, n’a pas disparu ; sans doute est-ce la conscience collective que l’on en a qui a reculé, et par là, les moyens de la combattre. Statistiquement, en France, les ouvriers composent toujours un cinquième de la population active. Mais la nature du travail a changé. L’atomisation, l'individualisation ont détruit les anciennes solidarités, l'ancienne culture ouvrière ; du moins ses aspects les plus visibles, car elle continue d’irriguer souterrainement notre conception du "vivre-ensemble".

Pourquoi était-il important de raconter le "temps des ouvriers" à la fois au passé et au présent ? 
Pour "réveiller" le passé, j'ai choisi de le confronter à des témoignages et des situations actuels, comme autant de chocs temporels. Cela remet en cause l'apparente continuité de la narration historique pour souligner combien cette histoire fait sens dans notre présent. Par exemple, quel électeur d’aujourd’hui se souvient que la première revendication des ouvriers anglais à la fin du XVIIIe siècle a été le suffrage universel ? En 1830, les ouvriers français, eux, exigeaient d'être considérés comme des adultes doués de raison, quand leur gouvernement les traitait d’"enfants irresponsables". Comment ne pas penser à l'actualité française récente ? Par ailleurs, la question de savoir qui contrôle le temps, et qui le subit, est consubstantielle à la condition ouvrière, et cela aussi résonne de façon évidente pour chacun aujourd’hui. Pour autant, j’ai tout fait pour éviter de prendre le passé en otage d'un discours sur le présent. Chaque moment historique est unique ; 1830 n'est pas 2020.

Comment avez-vous abordé l’immensité de votre sujet ?  
Parce que je m’aventurais sur un terrain déjà énormément travaillé, et par l’histoire, et par le cinéma, il fallait concilier ce double mouvement de découverte et de relecture. Sans faire table rase de ce passé-là, il était nécessaire de le raconter autrement, en mettant à distance tout ce que l’on croit savoir, d’autant plus que j’appartiens à une génération marquée par le marxisme. Je n’ai cessé de lutter contre les clichés, mais aussi contre la dimension nostalgique et mythique de cette histoire, sans pour autant l’évacuer. Pour cela, j'ai rencontré une dizaine d'historiennes et d'historiens à travers toute l'Europe, avec chacun leur sensibilité, leur approche singulière. J'ai aussi essayé de donner une grande place à des points de vue nouveaux, comme l’histoire orale ou celle de la vie quotidienne.
Mais bien sûr, j’ai pris en compte les repères incontournables : le luddisme anglais, les révolutions françaises de 1830 à la Commune, le Front populaire, l'autogestion ouvrière pendant la guerre d'Espagne, 1968... C'est la dimension épique qui porte cette longue histoire. Mais même là, on peut en parler autrement : en disant, par exemple, que pour Marx, convaincu de la supériorité du prolétariat allemand, l’échec de la Commune de Paris avait un côté positif car le centre de gravité du mouvement ouvrier européen allait se déplacer vers l'Allemagne. La vérité est toujours un peu plus complexe que les images d’Épinal. Lesquelles, bien sûr, deviennent à leur tour partie prenante de l'histoire, comme images agissantes.

C'est d'abord la dimension politique de cet héritage qui structure votre récit...
Oui, mais cette chronologie politique et événementielle dialogue en permanence avec la dimension culturelle, sociale, sociétale, à l'instar de la question de la littérature ouvrière, de la symbolique des vêtements, de la découverte de la fatigue physique, qui date seulement de la fin du XIXe siècle, et de la relation qu'on fait alors entre les lois de la thermodynamique et le travail ouvrier.
Tout cela avec un peu d'ironie. Les films sont ponctués par une trentaine de séquences d'animation qui permettent elles aussi de changer de rythme, par exemple, en traitant en trente secondes l’opposition séculaire entre communisme et anarchisme, qui a été vitale, au sens propre, pour des millions de gens. Cette distance parfois ludique n'empêche jamais l'empathie, l'émotion, une forme de gravité. Comment pourrait-il en être autrement ?
Cette histoire est indissociable de l'idée de révolution. De bout en bout, de génération en génération, la mémoire ouvrière se transmet le récit de l’insurrection, de 1789 à 1985, année de la dernière grande grève des mineurs britanniques, vaincus par Margaret Thatcher quatre ans après l’écrasement de Solidarnosc en Pologne. Toutes ces révolutions ont échoué. Pourtant, dans cette longue succession de défaites, l’énergie ne disparaît jamais. Il y a quelque chose d’indestructible dans ce que racontent cette histoire, toutes ces histoires. Ces valeurs que le monde ouvrier a portées et fait entendre – la solidarité, la justice sociale, l’exigence de traiter tout être humain comme tel... – me paraissent plus indispensables que jamais. Comme le dit Karol Modzelewski [historien polonais et figure de proue du syndicat Solidarnosc, disparu il y a un an, NDLR], à qui j’ai laissé le mot de la fin, ce n’est pas parce que les révolutions demandent l'impossible et finissent toujours mal qu’il faut renoncer à les faire."


« Le Temps des ouvriers » de Stan Neumann
Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici, 2020, 4 x 58 mn
Commentaire dit par Bernard Lavilliers
Sur Arte.tv du 21 avril au 26 juin 2020
Episode 1. « Le temps de l’usine (1700-1820) » (Fabrik) : le 28 avril 2020 à 20 h 50
Visuels :
" Le massacre de Peterloo" , 16 août 1819 par Richard Carlile (gravure en couleur)
© Bridgeman Images
" The leader of the Luddites" , 1812, représentant John Ludd dit " Captain Ludd" , ouvrier militant de la fin du XVIIIème siècle utilisé comme symbole de la lutte ouvrière au XIXème siècle
© Les Films D' Ici
Gravure représentant des cheminées d' usines
© Les Films D' Ici

Episode 2. « Le temps des barricades (1820-1890) » (Barrikade) : le 28 avril 2020 à 21 h 55. 
Visuels :
Carte postale montrant le défilé du premier mai dans la petite ville de L' Arbresle
© Les Films d' Ici
Couverture du livre de Cobden " The white slaves of England" (1853) montrant le travail des enfants en Angleterre et la maltraitance qu' ils subissent en usine
© MEPL / Bridgeman Images
Tableau rreporéentant plusieurs manifestations
© Les Films d' Ici
Bidonville d' une rue de Glasgow en Ecosse, photographie de Thomas Annan, 1868-1871
© The British Library Board


Episode 3. « Le temps à la chaîne (1880-1935) » (Fließband) : le 28 avril 2020 à 22 h 55.
Visuels :
Caricature repréentant la lutte entre la grève et le patronat
© Les Films d' Ici
Couverture de " The Red Dawn" , l' organe officiel des écoles et collèges prolétariens, un magazine d' inspiration syndicale pour les jeunes travailleurs
© Courtesy of Glasgow Caledonian
Barricade élevée devant La Fabrique Touze pendant la grève du 15 avril 1905 à Limoges
© Les Films d' Ici
Manufacture de toile de jute en Italie dans la ville de Terni, ouvrières au travail
© Les Films d' Ici

Episode 4. « Le temps de la destruction (De 1936 à nos jours) » (Auflösung) : le 28 avril 2020 à 23 h 55.
Visuels :
Fresque murale représentant les vertus du socialisme du Bundesministerium der Finanzen (Ministère fédéral des Finances) à Berlin
© Alamy
Ouviers sur les docks de la Seine devant la Tour Eiffel
© Les Films d' Ici
Manifestation de mineurs de Burham dans le sud de l' Angleterre
© Les Films d' Ici
Manifestation d' ouvriers Solidarnosc en Pologne
© Les Films d' Ici

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Les citations proviennent d'Arte.