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lundi 28 juin 2021

« Décolonisations » de Karim Miské et Marc Ball

Arte diffusera le 29 juin 2021 « Décolonisations » (Entkolonisieren), série documentaire partiale en trois volets de Karim Miské et Marc Ball. « Cent cinquante ans de combat contre la domination racontés du point de vue des colonisés ».


« À contre-courant de l'histoire officielle des colonisateurs, cette fresque percutante inverse le regard pour raconter, du point de vue des colonisés, le combat contre la domination, et faire résonner au présent un déni qui perdure ». Donc une démarche non historique, puisqu'elle ne retient qu'un seul angle.

« Cent cinquante ans de combat contre la domination, racontés du point de vue des colonisés. »

« Comment synthétiser, en moins de trois heures, cent cinquante ans d'une histoire planétaire dont les non-dits, comme les dénis, réactivent au présent fractures et polémiques ? » 

« Pour retracer ce passé occulté qui continue de concerner intimement chacun d'entre nous, les auteurs ont choisi de tisser chronologiquement grande et petites histoires, continents et événements, avec des partis pris percutants ». 

« D'abord, en racontant l'histoire du point de vue des colonisés, ils prennent le contre-pied d'un récit historique qui jusque-là, si critique puisse-t-il être envers les crimes de la colonisation, reflète d'abord le regard de l'Europe colonisatrice ». 

« Ensuite, parce qu’embrasser l'essentiel des faits intervenus sur près de deux siècles dans des pays aussi différents, par exemple, que l'Inde et le Congo relève de l'impossible, ils ont préféré braquer le projecteur sur une série de destins et de combats emblématiques, certains célèbres, d'autres méconnus. » 

« De Lakshmi Bai, la princesse indienne qui mena la première lutte anticoloniale en 1857-1858, lors de la révolte des cipayes, aux vétérans Mau-Mau qui obligèrent en 2013 la Couronne britannique à reconnaître les atrocités perpétrées contre eux au Kenya soixante ans plus tôt, leur fresque en trois volets s'autorise l'ellipse pour mettre en évidence ces continuités et ces similitudes qui, d'hier à aujourd'hui, recoupent les lignes de faille de la mondialisation. » 

« Dit par l'acteur Reda Kateb – dont le grand-oncle Kateb Yacine est d'ailleurs l'une des figures du combat anticolonial ici ramenées au premier plan –, le commentaire coup de poing déroule un récit subjectif et choral. » 

« Portée aussi par des archives saisissantes et largement méconnues, des séquences d'animation, des extraits de films, de Bollywood à Nollywood, et une bande-son rock et hip-hop débordante d’énergie, cette histoire très incarnée des décolonisations met en évidence la brûlante actualité de l'héritage commun qu'elle nous a légué. »

C'est une histoire biaisée, dénonçant uniquement les empires européens, omettant le caractère djihadiste de certains mouvements indépendantistes, notamment en Algérie et dissimulant les conséquences tragiques de certaines indépendances : l'exode contraint de populations autochtones, vivant dans ces territoires avant la conquête islamique : juifs et chrétiens.

Dans un remarquable article, en citant les travaux de Jacques Marseille, Bernard Lugan a écrit :
"La France s’y est même épuisée en y construisant 50.000 km de routes bitumées, 215.000 km de pistes toutes saisons, 18.000 km de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits. En 1960, 3,8 millions d’enfants étaient scolarisés et dans la seule Afrique noire, 16.000 écoles primaires et 350 écoles secondaires collèges ou lycées fonctionnaient. En 1960 toujours 28.000 enseignants français, soit le huitième de tout le corps enseignant français exerçaient sur le continent africain.
Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France a, en dépenses d’infrastructures, dépensé dans son Empire, donc en pure perte pour elle, 1400 milliards de l’époque. Cette somme considérable n’aurait-elle pas été plus utile si elle avait été investie en métropole ? En 1956, l’éditorialiste Raymond Cartier avait d’ailleurs écrit à ce sujet".

« Premier volet : 1858-1926, quand la violence et l'injustice coloniale nourrissent une colère sourde, des figures de la lutte émergent ». 

« C'est Mary Nyanjiru à Nairobi ou Lamine Senghor, tirailleur sénégalais devenu militant anticolonialiste en France. »

« De la révolte des cipayes de 1857 à l'étonnante République du Rif, mise sur pied de 1921 à 1926 par Abdelkrim el-Khattabi avant d'être écrasée par la France, ce premier épisode montre que la résistance, autrement dit la décolonisation, a débuté avec la conquête ». 

Pourquoi avoir débuté cette série par l'année 1858 ?

Quid de l'empire ottoman ?

« Il rappelle comment, en 1885, les puissances européennes se partagent l'Afrique à Berlin, comment les Allemands commettent le premier génocide du XXe siècle en Namibie, rivalisant avec les horreurs accomplies sous la houlette du roi belge Léopold II au Congo ». 

« Il retrace aussi les parcours de l'anthropologue haïtien Anténor Firmin, de la Kényane Mary Nyanjiru, de la missionnaire anglaise Alice Seeley Harris ou de Lamine Senghor, jeune tirailleur sénégalais devenu militant communiste et anticolonialiste. »

« La libération » (Befreiung) (2/3) 
« Deuxième volet : de 1927 à 1954, c'est le temps de l’affrontement, de l'Algérie à l'Inde, en passant par les figures de Hô Chi Minh, futur vainqueur de Diên Biên Phu, ou de Wambui Waiyaki, intrépide jeune recrue des Mau-Mau. »

« Que ce soit à travers la plume de l’Algérien Kateb Yacine, qui découvre à 15 ans, en 1945, lors du massacre de Sétif, que la devise républicaine française, tout juste rétablie, ne vaut pas pour tout le monde, ou celle de la poétesse Sarojini Naidu, proche de Gandhi, qui verra en 1947, dans le bain de sang de la partition de l'Inde, se briser son rêve de fraternité, un vent de résistance se lève, qui aboutira dans les années 1960 à l’indépendance de presque toutes les colonies. Mais à quel prix ? » 

« Cet épisode suit aussi les combats de l'insaisissable agent du Komintern Nguyên Ai Quoc ("le Patriote"), qui prendra plus tard le nom de Hô Chi Minh, futur vainqueur de Diên Biên Phu, ou celui de Wambui Waiyaki, intrépide jeune recrue des Mau-Mau. »

Quid du rôle efficace du grand mufti de Jérusalem, Mohammad Amin al-Husseini, à la conférence de Bandoung (Indonésie), qui marque en 1955 l'entrée dans la scène politique internationale des pays du Tiers monde, pour faire adopter une résolution anti-israélienne lors de cette réunion fondant le mouvement des non-alignés qui regroupait 29 pays africains et asiatiques ?
 

« Troisième volet, des indépendances à l’ère de la postcolonie, de 1958 à 2012, dans l'Inde atomique d'Indira Gandhi, dans le Congo sous influence de Mobutu ou dans un Londres secoué par les émeutes de ses quartiers d'immigration. »

« Ce dernier volet s'ouvre avec les mots du psychiatre antillais Frantz Fanon (Peau noire, masques blancs, 1952), qui rejoint les maquis du FLN en Algérie ».
 
« Il se poursuit dans l’Inde d’Indira Gandhi, qui se dote de la bombe atomique, dans le Congo sous influence de Mobutu ou dans le Londres de 1979, secoué par la révolte du quartier d’immigration de Southall, pour s'achever avec l'essor d'un cinéma 100 % nigérian dans les années 1990 et la victoire juridique des derniers Mau-Mau face au gouvernement britannique. »




« 1857 – Inde
Révolte des Cipayes contre la Compagnie Britannique des Indes Orientales. Émergence d’une figure héroïque de la lutte indépendantiste indienne : Manikarnika Tambe, la Rani de Jhansi.
1885 – Berlin
A la conférence de Berlin, après une vague de colonisations non-coordonnées, les Européens se partagent l’Afrique officiellement pour éviter les conflits entres puissances coloniales.
1904 – Congo
L’affaire des mains coupées au Congo belge éclate. La première prise de conscience en Occident des crimes de la colonisation.
1904 – Sud-Ouest Africain
Le premier génocide du XXe siècle perpétré contre les Hereros et les Namas par les Allemands, sur le territoire de l’actuelle Namibie.
1914 – 1918 – Europe
Mobilisation de millions de colonisés lors de la Première Guerre mondiale.
1926 – Maroc
La guerre du Rif oppose les puissances coloniales aux armées d’Abdelkrim el Khattabi.
La première véritable guerre de décolonisation.
1930 – Inde
La marche du sel effectuée par Gandhi, bientôt rejoint par Sarojini Naidu, est une action non-violente retentissante qui marque le début du processus de l’Inde vers l’indépendance.
1930 – Indochine
Nguyen Ai Quoc, qu’on appellera bientôt Ho-Chi Minh, créé le Parti Communiste Vietnamien.
1945 – Algérie
Le massacre de Sétif, perpétré par les forces coloniales françaises contre des Algériens marque le début officieux de la guerre pour l’indépendance algérienne.
1947 – Inde
L’Indépendance de l’Inde débouche sur la partition du pays en deux nations : l’Inde et le Pakistan. Une partition qui a des terribles conséquences humaines.
1952 – Kenya
La révolte des Mau Mau contre l’empire britannique est réprimée violemment, mais annonce l’indépendance à venir.
1954 – Indochine
L’armée de libération vietnamienne gagne la bataille de Dien Bien Phu contre l’armée coloniale française. Une victoire qui a un retentissement dans tout le monde colonisé.
1958 – Ghana
La conférence panafricaine d’Accra rassemble tous les leaders indépendantistes du continent et laisse entrevoir le rêve d’une Afrique libre et unie politiquement.
1965 – Congo
Joseph Désiré Mobutu prend le pouvoir au Congo après avoir fait assassiner l’icône indépendantiste Patrice Lumumba. Il instaure un régime autoritaire sous influence occidentale.
1974 – Inde
Trente ans après l’indépendance, Indira Gandhi fait exploser la première bombe atomique
indienne.
1979 – Londres
Les révoltes dans le quartier de Southall annoncent des décennies dans lesquelles les métropoles occidentales vont régulièrement s’embraser dans les quartiers peuplés par les immigrés issus des anciennes colonies.
1992 – Lagos
La naissance de Nollywood au Nigéria marque l’entrée de la culture africaine dans la culture de masse mondialisée
2012 – Londres
Les descendants des Mau Mau, accompagnés d’avocats et d’historiens, construisent le dossier de la dernière lutte : un procès contre l’État britannique. »


« Entretien avec Karim Miské et Marc Ball, les réalisateurs de la série documentaire Décolonisations. Propos recueillis par Laetitia Moller ».

« Face à l’ampleur de cette fresque historique, quels ont été vos partis pris ?
Karim Miské : Ce qui nous intéressait était de nous situer dans un processus long, pour montrer comment les peuples colonisés s’étaient libérés de la domination européenne, car la décolonisation commence en réalité au premier jour de la colonisation. Les révoltes du XIXe siècle sont le socle des indépendances à venir.
Marc Ball : Raconter cette histoire du point de vue des colonisés renverse la perspective. L'écrivain nigérian Chinua Achebe l'a résumé ainsi : "Tant que les lions n'auront pas leur propre histoire, l'histoire de la chasse glorifiera toujours le chasseur." C’était un défi, car cette histoire a aussi été filmée et photographiée par les colons. Pour donner vie à ces révoltes, il a fallu réinterpréter ces images, les faire parler autrement.

Vous croisez les portraits de celles et ceux, célèbres ou méconnus, qui ont combattu la colonisation, en assumant une écriture dramaturgique et un récit fragmenté...
K. M. : En abordant une histoire longue de cent cinquante ans et qui concerne trois continents, on savait qu’on ne pourrait pas être exhaustif. On a opté pour ce récit en forme de coups de projecteurs, qui fait que chacune de ces trajectoires individuelles parle pour le tout. Nous usons de codes narratifs contemporains, issus des séries et du cinéma, dont le spectateur est familier. L’essentiel est qu’il soit pris par cette histoire, qu’il l'éprouve d’un point de vue sensible pour se représenter ce qu’a été ce long mouvement de libération.
M. B. : Nous voulions rompre avec l’histoire officielle des grands hommes pour raconter aussi celle des oubliés, des "lambda". En assumant un ton subjectif, parfois même familier, la voix off dite par Reda Kateb casse les codes du commentaire didactique et omniscient. Elle crée un récit unificateur.

Pourquoi est-ce important de faire face à ce passé ?
M. B. : Tant qu’on ne sera pas clair sur cet héritage, on ne pourra pas avancer. Il ne s’agit pas de repentance mais de s’approprier ce passé pour mieux le dépasser. Des personnes ont réussi à briser ce système. S’ils veulent se dissocier du projet colonial, les Européens peuvent comprendre que ces héros sont les leurs. C’est tout le sens de cette série. »
 

« Dans Décolonisations, série documentaire événement en trois volets, dite par Reda Kateb, les réalisateurs Karim Miské et Marc Ball et l'historien Pierre Singaravélou racontent du point de vue des peuples colonisés une histoire inédite de leur émancipation. Entretien avec ce dernier. Propos recueillis par Laetitia Moller »

« Comment, en tant qu’historien, avez-vous contribué à l’écriture de cette série documentaire ?
Pierre Singaravélou
: Mon rôle ne s’est pas limité à celui, habituel, de conseiller historique. J’ai coécrit avec Karim Miské et Marc Ball ce film qui n’est pas une simple adaptation d’un travail de recherche universitaire. Il en est le prolongement, car le cinéma documentaire offre la possibilité d’explorer autrement le passé. Ainsi, dans sa façon de mettre l’histoire en intrigue, le processus de réalisation m’a poussé à interroger ma pratique. Là où la prudence historique incite, à juste titre, à établir et à juxtaposer les faits, la narration documentaire pose en permanence la question du sens de l’action et de la psychologie des protagonistes.

En quoi ce récit participe-t-il au renouvellement historique que vous prônez ?
Notre documentaire s’inspire des "études subalternistes" développées dans les années 1980 par des chercheurs indiens. Elles mettaient en valeur l’histoire des résistances paysannes à la domination britannique dans le sous-continent. Nous adoptons cette approche "par le bas" en tentant de donner une voix aux "sans voix" de l’histoire. Plusieurs dizaines de femmes et d’hommes méconnus, dans des situations coloniales très différentes en Asie, au Maghreb et en Afrique subsaharienne, ont incarné les multiples formes du combat anticolonial. Lequel a été par définition transnational : seule l’histoire globale nous permet de suivre la circulation de ces intellectuels, militants et travailleurs anonymes entre colonies et métropoles.

Faut-il aussi impérativement changer de focale ?
Pendant longtemps, l’historiographie s’est focalisée sur le point de vue des colonisateurs. À l’école, on apprenait par cœur les noms des héros – tous européens – de la colonisation et de la décolonisation, comme si les principaux concernés, les millions d’autochtones en Afrique et en Asie, étaient absents de leur propre histoire. Aujourd’hui, que ce soit pour déplorer la domination coloniale ou s’en féliciter, le débat public continue à adopter la même focale en enfermant les colonisés dans le rôle de victimes passives. Nous voulions au contraire restituer leur capacité d’action, en montrant comment ils ont constamment réagi à la domination à travers la lutte armée, mais aussi les pratiques sportives, le cinéma ou la littérature.

Le documentaire évoque également les exactions des colonisateurs, souvent passées sous silence ou minimisées…
Notre propos n’était pas de faire un film de dénonciation, et encore moins de dresser un bilan positif ou négatif de la colonisation, mais de mieux comprendre les ressorts de cette domination, c’est-à-dire la manière dont une minorité étrangère, parfois infime, a pu dominer une majorité autochtone. À ce titre, l’un des mythes à battre en brèche est celui de la paix coloniale et de l’ordre impérial. Contrairement à ce qu’ont relaté les propagandes coloniales, l’histoire de ces empires a été dès l’origine scandée par d’innombrables révoltes et rébellions. A contrario, une minorité d’"indigènes", notamment au sein des élites, a décidé de coopérer avec les colonisateurs afin d’asseoir son pouvoir social et économique.

De quelle façon cette histoire continue-t-elle de se jouer aujourd’hui ?
Des relations inégalitaires de dépendance entre anciennes métropoles et ex-colonies ont pu se perpétuer après l’indépendance. Laquelle ne signifie pas toujours la décolonisation : la mondialisation actuelle pose encore la question de l’impérialisme culturel et économique, et celle des capacités de résistance et d’adaptation des populations asiatiques et africaines. Par ailleurs, il reste à "décoloniser" une partie des savoirs et des imaginaires occidentaux, hérités de ces entreprises impériales. Non pas pour faire œuvre d’une quelconque repentance, mais pour mieux connaître la part manquante de cette histoire partagée. »


« Décolonisations » de Karim Miské et Marc Ball
Auteurs : Karim Miské, Marc Ball, Pierre Singaravélou
France, 2019
Production : ARTE France, Program33, AT Production, RTBF, RTS Sénégal
Commentaire dit par Reda Kateb
Visuels :
Guerre d' Algérie : combattantes du FLN dans le maquis (1957)
© Zebar / Andia

Le dirigeant communiste vietnamien Ho Chi Minh, au premier plan, avec d' autres délégués du 5e Congrès international communiste, Moscou, 1924
© Sputnik / Bridgeman Images

Illoy Loubath Imumba Ier, " Makoko" de Mbé est le chef de la tribu téké de Mbé et le roi de Tékés (peuple du Gabon). " Makoko" est le titre donné au chef.
© Yale University

Sur Arte le 29 juin 2021 :
L'apprentissage (1/3, 53 minutes) : à 20 h 50
Visuels :
Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905), officier de marine française, et explorateur de l' Afrique centrale
© CNP Collection / Alamy Stock P

Alice Seeley Harris a dénoncé les atrocités de la colonisation au Congo. Le sujet de cette photographie représente un congolais nommé Nsala qui regarde le pied tranché et la main de sa fille morte Boali, âgée de cinq ans, tuée par la milice " sentries" au service de la Compagnie du Congo belge, en représailles de la mauvaise récolte de caoutchouc faite par Nsala et son village.
© Alice Seeley Harris / ANTI SLA

Alice Seeley Harris et les enfants congolais
© Alice Seeley Harris / ANTI SLA

La Libération (2/3, 54 minutes) : à 21 h 45 
Visuels :
Mahatma Gandhi Kasturba Gandhi et Sarojini Naidu avant d' embarquer sur le SS Rajputana pour l' Europe en 1931
© Dinodia Photos / Alamy Stock P

La poètesse indienne Sarojini Naidu lors d' une tournée de conférences à travers l' Amérique, vers 1930
© Imagno / Austrian Archives (S

Hô Chi Minh ou Nguyen Ai Quoc (le patriote)
© ANOM

Le monde est à nous (3/3, 55 minutes) : à 22 h 40
Visuels :
Camp de prisonniers pour les Mau Mau' s capturés par les Britanniques, Kenya
© Terrence Spencer/ The LIFE Ima

Disponible du 15/03/2021 au 27/10/2021

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