Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

samedi 7 mars 2026

La mort de Jérémie Cohen

Jérémie Cohen était un Français juif âgé de 31 ans qui souffrait d'un léger handicap mental et portait souvent sa kippa blanche.
Le 16 février 2022, vers 20 h, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), il est sauvagement agressé physiquement par une quinzaine d'individus. Il parvient à fuir, mais en traversant les voies du tramway, il est percuté par une rame, et décède à l'hôpital. L'enquête piétine, malgré celle menée par la famille de la victime. Le 4 avril 2022, Eric Zemmour révèle cette tragédie. Département francilien dangereux notamment pour les Juifs, famille endeuillée et isolée contrainte d'enquêter face aux dysfonctionnements politico-judiciaires, omerta médiatico-politique et de dirigeants communautaires, soutien du candidat de Reconquête, réticences judiciaires à admettre les circonstances aggravantes liées au handicap et à la judéité de la victime... Cette affaire scandaleuse souligne l'effondrement de la condition juive française. Le 20 février 2026, la Cour criminelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné Miguel D., âgé  de 31 ans, à dix ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, le soir du 16 février 2022 à Bobigny, et Kenny A., poseur de voies ferrées de 27 ans, pour le délit de violences en réunion à trente mois d’emprisonnement dont quinze mois avec sursis. Ayant passé quatre mois en détention provisoire, Kenny A. est reparti libre, sa peine de onze mois de prison ferme étant aménageable. Le caractère antisémite ayant été écarté, la motivation des deux agresseurs demeure inconnue. Une affaire révélant des échecs policier, judiciaire et communautaire.

Le MRAP débouté de sa plainte contre Laurent Dominati
« La condition juive en France. La tentation de l’entre soi » par Dominique Schnapper, Chantal Bordes-Benayoun et Freddy Raphaël
Un sondage français biaisé sur l’évolution de la relation à l’autre 
La Présidence Hollande, les gouvernements Ayrault, Valls et Cazeneuve, c'était bien pour les Français Juifs ? 
« Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe » par Joachim Schroeder et Sophie Hafner
Soirée spéciale de France 2 sur l’antisémitisme 
L’antisionisme : une forme d’antisémitisme ?
Des « Blacks, Blancs, Beurs » antisémites ont attaqué des Juifs lors de l'opération défensive « Protective Edge » (2/2) 
Interview de Maitre Axel Metzker, avocat de la famille Selam
Le procès du gang des Barbares devant la Cour d'assises des mineurs de Paris (1/5) 

Chronologie
Le 16 février 2022, vers 20 h, Jérémie Cohen, Français juif âgé de 31 ans et atteint d’un handicap mental léger, marche à Bobigny (Seine-Saint-Denis). 

Il est très violemment battu par une quinzaine d’individus. Il parvient à leur échapper, et dans sa fuite, traverse les rails du tramway quand il est percuté par le tramway. Il est amené à l’hôpital en état d'urgence absolue et décède de ses blessures.

Le 17 février 2022, l'hôpital de Bobigny remet aux parents de Jérémie Cohen des objets ayant appartenu à leur fils, souvent ensanglantés, dont sa kippa blanche.
L'enquête est ouverte pour « homicide involontaire par conducteur ». « Selon Le Figaro (citant un mois et demi plus tard une source proche du dossier), « les enquêteurs sont partis sur un banal accident voyageur car les caméras sur la voie publique ne fonctionnaient pas ce jour-là ».
Le Parisien présente la mort du jeune homme comme un accident. 

Le 22 février 2022, l’enquête est classée sans suite. 
La famille de Jérémie Cohen décide d’enquêter sur les circonstances du décès, et lance un appel à témoins en déposant des flyers dans les boîtes aux lettres du quartier. Elle obtient des témoignages et une vidéo des faits.

Le 10 mars 2022, selon le parquet « une vidéo, montrant une agression, est transmise aux enquêteurs, et une seconde enquête est ouverte (le lendemain), pour violences volontaires en réunion. Le procureur expliquera : « Rapidement, les éléments recueillis permettaient de comprendre que, quelques instants avant l’accident, la victime avait subi des violences. Les deux enquêtes étaient menées parallèlement. L’hypothèse que la victime ait traversé les voies du tramway pour échapper à ses agresseurs était naturellement prise en compte. »
Les jours suivants, la famille transmet à la police une vidéo de l’agression physique et de l’accident mortel.

Le 29 mars 2022, une information judiciaire est ouverte pour violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner. L’enquête est menée sous l’autorité d’un juge d’instruction, et sans publicité.

Le 31 mars 2022, sur Radio Shalom, Gérald et Raphaël Cohen, respectivement père et frère de Jérémie, relatent les faits et révèlent l’existence de la vidéo. Raphaël Cohen indique ignorer si son frère portait sa kippa et si l’agression était antisémite.

Le 3 avril 2022, Gérald Cohen, père de Jérémie Cohen, alerte Éric Zemmour, candidat de Reconquête !. Il ne sait pas que la police enquête sur l’agression.

Le 4 avril 2022, sur les réseaux sociaux puis au JT de TF1, Eric Zemmour révèle l’agression de Jérémie Cohen et s’indigne du silence entourant cette affaire. 
Divers politiciens réagissent publiquement, sauf notamment Jean-Christophe Lagarde, député du département.
Eric Mathais, procureur de la République de Bobigny, indique dans un communiqué la jonction des deux enquêtes et l’ouverture d’une information judiciaire pour violences volontaires en réunion ayant entrainé la mort sans intention de la donner.
A la demande du Président de la République Emmanuel Macron, son cabinet téléphone aux parents de Jérémie Cohen. 
Gérald Cohen et son avocat Me Franck Serfati s’expriment dans diverses chaines de télévision. Me Franck Serfati refuse toute instrumentalisation, notamment politique, de cette affaire.

Le 5 avril 2022, Eric Mathais précise que rien ne permet d’évoquer un acte antisémite, et invite « toute personne détenant des informations utiles à l’enquête à entrer en contact avec les services de police ».
Gérald Cohen remercie Éric Zemmour dans son QG de campagne.
Le Président Emmanuel Macron déclare : « La justice mène de manière indépendante son travail. Des drames humains, il y en a chaque jour. Ils ne doivent pas donner lieu à des manipulations politiques quelles qu’elles soient. »

Le 7 avril 2022, dans une conférence de presse, la mère de Jérémie Cohen demande la prudence quant à la qualification antisémite.

Sur RCJ, radio J du FSJU (Fonds social juif unifié), le grand rabbin de France Haïm Korsia.

Durant son meeting, Eric Zemmour a fait observer une minute de silence à la mémoire de la  victime.

Le 12 avril 2022, deux hommes, âgés de 28 et 24 ans, se sont présentés spontanément à la police et ont été placés en garde à vue. "Les déclarations des deux suspects devant les enquêteurs, notamment sur la "chronologie des événements", suggèrent que "les violences seraient à mettre en lien avec le comportement de la victime, auquel ils auraient réagi en lui portant des coups", a précisé le parquet, sans donner plus de détails. A ce stade des investigations, "il n'existe toujours aucun élément objectif permettant de caractériser un motif discriminatoire, en particulier antisémite, à l'origine des violences", a précisé le procureur de Bobigny Eric Mathais." 

Le 15 avril 2022, ces deux suspects ont été mis en examen car ils sont soupçonnés d'avoir roué de coups Jeremie Cohen, le 16 février, a annoncé le procureur de la République de Bobigny (Seine-Saint-Denis). L'un est poursuivi pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner" et le second pour "violences volontaires en réunion". Ils ont été placés tous les deux en détention provisoire, précise le communiqué."

Le 26 juillet 2022
, Gérald Cohen, père de la victime, a retracé sur Radio Shalom, ses difficultés avec des avocats en raison de ses faibles revenus financiers, d'un dossier aux multiples délits - effacement de preuves, etc. - et rendant nécessaire de recruter plusieurs avocats. Il a actuellement pour seul avocat, Me Frank Serfaty, conseil du BNVCA.

Il a annoncé la création de l'association Jérémie Cohen qui a ouvert un site Internet d'informations. 

Cette association sollicite des fonds via Allodons afin de payer les honoraires d'avocats.

Hasard ? Le même soir, une réunion de dirigeants communautaires et de l'ambassadrice d'Israël en France marquait la fin du second mandat de Francis Kalifat comme Président du CRIF et les débuts de son successeur, Yonathan Arfi.

Questions
Cette affaire tragique révèle plusieurs points communs avec l'affaire Sarah Halimi : les deux crimes ont eu lieu durant une campagne électorale visant la fonction présidentielle, ils ont été occultés par une omerta médiatico-politico-communautaire, les familles endeuillées et isolées ont été obligées de mener des enquête pour rechercher la vérité et savoir ce qui s'était passé et ont affronté les réticences à admettre le caractère antisémite de l'agression physique. 

Pourquoi les caméras sur la voie publique ne fonctionnaient-elles pas ?

Pourquoi les deux enquêtes n'ont-elles pas été jointes plus tôt ? 

Quand une personne meurt, trois pistes sont envisagées par la police ou un journaliste : suicide, accident, meurtre. Au fil de l'enquête, une, puis deux pistes sont écartées fautes de preuves. Ainsi, il est arrivé que la justice ouvre une enquête pour terrorisme, pour ensuite requalifier en crime. Pourquoi la justice, appuyée par les avocats de la famille Cohen et celle-ci, refusent-ils de retenir deux circonstances aggravantes : l'antisémitisme et le handicap ? Pourquoi ce silence des associations de défense des handicapés ? 

La phrase du Chef de l’Etat - « Des drames humains, il y en a chaque jour » - s'avère inadéquate. C'est une banalisation d'une violence certes quotidienne, mais barbare, inouïe et tolérée par le Président Emmanuel Macron. "Il y a en France 1 800 agressions par jour et 130 agressions au couteau. Vous rendez-vous compte ? On s’accroche à des mots, mais il y a des faits. Et le fait, c’est l’ensauvagement de notre pays", s'est indigné Eric Zemmour le 29 mars 2022 sur Europe 1.

Pourquoi ce long silence médiatique ? Aucun média n'enquête. Manque de moyens financiers ? Manque de savoir-faire ? Indifférence ? Après avoir diffusé l'interview de membres de la famille de Jérémie Cohen, Radio Shalom ne twitte pas sur ces faits !? Aucun autre média, juif ou non juif, ne relaie !? Manque d'audience ? Quelle faute de jugement ! 

Pourquoi ce long silence des dirigeants des principales organisations juives françaises - CRIF, Consistoires, SPCJ (Service de protection de la communauté juive), FSJU - et des premiers avocats de la famille Cohen ? "Attendre la fin de la période électorale", soit juillet 2022 ? Mais la famille Cohen souffrait de ce silence. Sur RCJ, le 7 avril 2022, le grand rabbin de France Haïm Korsia a déclaré être en contact avec la famille Cohen... via le SPCJ. Cela signifierait-il qu'il n'aurait pas téléphoné, ni rencontré cette famille endeuillée ? Pourquoi cet isolement durable de la famille de Jérémie Cohen dont a témoigné Gérald Cohen le 26 juillet 2022 ? Aucune organisation juive française ne s'est enquis auprès de la famille Cohen du suivi de cette affaire tragique ?

Dès leur garde à vue, et a fortiori durant l'instruction, les prévenus bénéficient des meilleurs avocats désignés par le Barreau. Par contre, les familles des victimes doivent assumer la recherche d'avocats, le paiement des frais juridictionnels, etc. Ce qui pèse lourd dans leurs budgets, car, contrairement au stéréotype antisémite : "Les Juifs ne sont pas riches".
 
Des cinquante politiciens contactés par la famille de Jérémie Cohen, seul Eric Zemmour a répondu. Pourquoi ? Critiqué pour ses déclarations en faveur d'établissements scolaires dispensant un enseignement adapté aux élèves handicapés, accusé à tort d'être "antisémite", le candidat de Reconquête ! a prouvé que les anathèmes le visant étaient infondés.

Le 4 avril 2022, avait lieu le vernissage de l'exposition "Juifs et musulmans de la France coloniale à nos jours" au musée de l’Histoire de l’immigration. La dernière partie occulte notamment les victimes juives françaises assassinées par des musulmans. Nul ne s'en est offusqué. Ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon a twitté : "Une histoire importante pour se souvenir que nous savons vivre ensemble."

Cette affaire scandaleuse souligne l'effondrement de la condition juive française au travers d'une famille juive française déplorant de ne pouvoir, faute de moyens financiers, quitter ce département dangereux. 

Réquisitoire du parquet en 2024
Début juillet 2024, le parquet de Bobigny "a demandé le renvoi de deux hommes devant la Cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et violences en réunion. Le réquisitoire définitif a été rendu le 3 juillet, a précisé le parquet. Le ministère public a demandé un procès pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner », une qualification criminelle, à l'encontre du mis en examen actuellement détenu et pour « violences en réunion » pour le second, libéré sous contrôle judiciaire mais détenu dans une autre affaire. Il revient désormais au juge d'instruction de décider éventuellement leur renvoi en procès. 

"Un an après les faits, le parquet de Bobigny avait assuré qu'aucun élément n'était venu accréditer le « motif religieux ». Les deux mis en cause ont admis l'agression mais récusé son caractère antisémite. D'après leur récit lors de l'instruction, ils ont vu Jérémie Cohen se masturber à côté d'une mère de famille tétanisée avant d'entendre la petite amie de l'un d'eux crier. Elle dit avoir été agressée sexuellement."

"Une première altercation survient, durant laquelle les mis en cause assènent plusieurs coups de poing et de pied à Jérémie Cohen, cherchant à le « mettre hors d'état de nuire ». Toujours selon leur version, ce dernier se débat, une agrafeuse en main. D'après un témoin, ils l'ont frappé alors qu'il était au sol. Ils sont séparés. Un second tour de violences éclate peu de temps après. Cette fois-ci Jérémie Cohen est pris à partie par une dizaines de personnes, comme le montre la vidéo filmée par un touriste retrouvée grâce à l'investigation de la famille de la victime, qui ne croyait pas à la thèse initiale de l'accident. Désorienté, Jérémie Cohen s'échappe sans être poursuivi, ne voit pas le tram qui arrive à 35 km/h, n'entend pas les cris d'alerte et se fait percuter".

« Jérémie Cohen a couru en direction des voies du tramway pour échapper à ses agresseurs et dans la crainte d’être de nouveau agressé... Sa fuite en direction des voies du tramway est à l’évidence la conséquence immédiate des violences qu’il subissait », soulignèrent les magistrates, dans leur ordonnance de mise en accusation.

"L’ordonnance de mise en accusation a été rendue le 26 septembre 2024, a indiqué le parquet de Bobigny. Les deux hommes âgés de 29 et 26 ans seront jugés par la Cour criminelle départementale : le premier, placé en détention provisoire, pour un crime et le second pour un délit connexe. Pour la famille du défunt, c’est une « satisfaction ». « Ils attendent que la justice passe et punisse sévèrement les auteurs de ces faits qui ont entraîné la mort de leur fils et frère », a rapporté leur avocat Franck Serfati. L’ordonnance est entachée d’une irrégularité, nous allons interjeter appel », a indiqué Me Kamel Derouiche qui assiste l’accusé principal, expliquant ne pas avoir été notifié du réquisitoire définitif par le parquet. « Je réserve mes déclarations pour la cour mais les demandes d’actes que j’ai sollicitées et obtenues devraient permettre de faire la lumière sur ce que l’accusation refuse de voir », a déclaré de son côté Me Lucas Minkowski qui défend l’homme renvoyé pour violences en réunion."

"Le conducteur du tramway, qui avait actionné le freinage d'urgence, a été mis hors de cause par l'enquête."

Procès en 2026
Du 16 au 23 février 2026, s'est déroulé le procès devant la Cour Criminelle Départementale de Seine-Saint-Denis à Bobigny de deux individus accusés de violences physiques antérieures à la mort de Jérémie Cohen.
  
"Le 16 février 2022, vers 20 h, Jérémie Cohen traversait les voies ferrées quand il a été percuté par un tramway à Bobigny. En arrêt cardio-respiratoire et victime d’un traumatisme crânien, il est décédé à l’hôpital quelques heures plus tard. D’après l’enquête, la victime, âgée de 31 ans, de confession juive et porteuse d’un handicap léger, avait été rouée de coups par les deux accusés. Dans des versions parfois contradictoires, ils avaient affirmé durant l’enquête avoir frappé Jérémie Cohen pour le « neutraliser », l’accusant eux-mêmes d’exhibition sexuelle et d’attouchement sur la petite amie de l’un d’eux." 

"La victime et les deux hommes se seraient ensuite séparés, avant qu’un second cycle de violence n’éclate, peu de temps après. Sur une vidéo retrouvée par la famille de Jérémie Cohen, on voit une dizaine de personnes le prendre à partie. C’est en tentant de s’échapper qu’il a été percuté par un tram, arrivé à 35 km/h. Le freinage en urgence n’avait pas permis d’éviter la collision. Le conducteur avait été mis hors de cause."

"Mis en examen deux mois plus tard, les deux accusés avaient fait valoir qu’ils ignoraient alors qu’il était porteur d’un handicap reconnu en raison de troubles psychiques mais aussi qu’il était de confession juive."

"N’acceptant pas la piste initiale de l’accident de circulation et donc la clôture de l’enquête, la famille de Jérémie Cohen avait lancé un appel à témoins et récupéré auprès d’un touriste étranger une vidéo : elle montrait la deuxième scène de violences et la collision mortelle, survenant seulement treize secondes après le dernier coup."

"L’affaire avait pris une dimension politique lorsque, quelques jours avant le premier tour de l’élection présidentielle, le père de la victime avait sollicité Éric Zemmour pour médiatiser le drame. Le candidat d’extrême droite s’était alors publiquement demandé si Jérémie Cohen était « mort parce que juif ». "Mais, un an après les faits, le parquet de Bobigny avait assuré qu’aucun élément n’était venu accréditer le « motif religieux ». Jérémie Cohen était en possession d’une kippa « sur laquelle une trace de sang a été identifiée », a rappelé le Président de la cour, cité par l’Agence France-Presse (AFP). Avant de souligner que l’audition de « l’ensemble des témoins entendus ne permet pas d’établir que Jérémie Cohen portait la kippa au moment de l’agression », « personne » ne l’ayant constaté."

"Le lien entre l'agression et sa mort a bien été caractérisé par les deux magistrates en charge d'instruire le dossier : "C'est bien en voulant fuir les graves violences qu'il subissait de la part de plusieurs individus que Jérémie Cohen s'est dirigé vers les rails du tramway et s'est fait percuter", ont conclu les juges, en septembre 2024. Ces dernières ont estimé que Jérémie Cohen avait "couru en direction des voies du tramway pour échapper à ses agresseurs et dans la crainte d'être de nouveau agressé".

"Les juges ont examiné minutieusement les circonstances de deux scènes de violences ayant précédé l’accident. Comparaissant détenu, le principal accusé, Miguel Dorothée, alors âgé de 27 ans et âgé de 31 ans à la date du procès, est jugé pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion. Il est accusé d’avoir porté à Jérémie Cohen des coups de pied et poing, au visage et sur le corps, en participant aux deux scènes de violences successives, selon l’AFP. Libre sous contrôle judiciaire, le second accusé, Kenny A., alors livreur de 23 ans, comparaît, lui, pour violences en réunion n’ayant pas causé d’incapacité, accusé de n’avoir participé qu’à la première des deux scènes." Ils encourent 20 ans et 6 ans de prison.

"Il portait de longues tresses le jour des faits, comme plusieurs de ses proches dans la salle. Mais derrière la vitre du box, Miguel D., incarcéré depuis avril 2022 à Fleury-Mérogis, se présente avec les cheveux courts. Le changement est frappant : l’accusé, qui gardera le regard baissé pendant une bonne partie de l’audience, n’a plus l’aspect inquiétant du jeune homme filmé à Bobigny, il y a quatre ans jour pour jour, s’acharnant sur la victime. À quelques pas de lui, Kenny A., alors âgé de 23 ans, 110 kilos pour 1 mètre 85, écrase de sa silhouette massive le petit banc de la cour criminelle départementale de Seine-Saint-Denis. Lui aussi fait profil bas : mains croisées et dos voûté, il attend patiemment son tour pour venir à la barre. Amusant hasard, les deux compères ont tout les deux choisi de revêtir un pull immaculé, couleur de l’innocence", a écrit Eloi Passot dans "Trafic de drogue, maladie de Crohn, téléphone effacé : au procès des agresseurs de Jérémie Cohen, le profil de Miguel D. et Kenny A. décortiqué par la cour" (Le Figaro, 17 février 2026).

« Je reconnais les violences mais elles n’ont pas causé la mort », avait affirmé durant le procès Miguel Dorothée, l’accusé. Mais « si les violences n’avaient pas eu lieu, Jérémie Cohen serait toujours vivant », a soutenu l’accusation.

Le 18 février 2026, "les juges ont soupesé mercredi la sincérité de l’ex-petite amie du principal accusé, Miguel Dorothée. « Ce n’est pas une histoire de discrimination, mais d’agression sexuelle » , a-t-elle réaffirmé, quatre ans après la mort de Jérémie Cohen, "mortellement renversé par un tramway, une douzaine de secondes seulement après avoir reçu les derniers coups de son passage à tabac."

"Un cri, issu d’une scène de violence filmée par un touriste, résonne plusieurs fois devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis : « Miguel, Miguel, c’est bon », lance une femme à l’homme qui vient de porter des coups violents à la victime, à terre, lors d’un attroupement devant un hall d’immeuble. Cette femme, c’est sa petite amie officieuse de l’époque, qui semble être venue le défendre comme elle affirme qu’il l’a « défendue » ce soir-là. Âgée de 29 ans, la témoin admet qu’elle ne s’est présentée que tard aux policiers, en avril 2022, en même temps que Miguel D. et l’autre accusé Kenny A., seulement après la diffusion de la vidéo, récupérée par la famille Cohen. « On voulait juste rétablir la vérité », « sur les réseaux et à la télé, ça faisait beaucoup de bruit, ça ne portait que sur cette raison-là », dit-elle, en allusion à l’hypothèse d’un « meurtre antisémite » relayée alors par l’extrême droite. La mort du trentenaire juif, porteur d’un handicap psychique, avait en effet été médiatisée quelques jours seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle. La longue enquête n’a pas retenu de motif antisémite, notamment parce qu’aucun témoin n’a rapporté que Jérémie Cohen portait sa kippa."

"Les cinq juges professionnels scrutent très attentivement son visage quand la témoin assure que tout a commencé alors qu’elle gardait une place de parking en attendant Kenny et Miguel. « J’ai senti qu’on me touchait les fesses » par derrière puis « j’ai vu cet homme qui avait son pénis dans une main et quelque chose de gris dans l’autre », raconte-t-elle, les accusés ayant évoqué cet objet comme étant « une agrafeuse » – mais l’objet n’a jamais été retrouvé. Disant avoir « crié à l’aide », elle assure que ses amis ont « neutralisé cet homme-là » à terre. Les coups portés à Jérémie Cohen, elle dit les avoir à peine vus parce qu’elle était alors en pleine « crise d’angoisse » et pressée de partir – alors que d’autres témoins ont décrit deux scènes de violence successives, avec coups de pied et de poing, notamment à la tête. Elle étonne aussi le président Christian Petiteau quand elle redit qu’elle n’a su que « longtemps après » que Jérémie Cohen était mort percuté par le tramway : la collision a eu lieu tout près et « quelques secondes » seulement après son cri, souligne le juge. « Vos souvenirs ont l’air de varier » depuis la reconstitution des faits, lui reproche l’avocat général Théo Lemettre. Peut-être Jérémie Cohen « était-il en train d’uriner dans la rue », lui suggère-t-il, ce qu’elle rejette."

"Puis une des juges lui fait remarquer que l’enquête a révélé que Jérémie Cohen avait plutôt des relations sexuelles avec des hommes. « En tout cas, il était derrière moi : ce n’est pas normal de voir quelqu’un s’exhiber comme ça », répond la témoin, pas désarçonnée par le feu roulant de questions. Les avocats de la famille Cohen se relaient pour contester ce qu’ils appellent « la prétendue agression à caractère sexuel » survenue « dans le dos » de la témoin. « Personne n’a vu ce que vous avez décrit », attaque Me Pascale Laporte. « Vous savez ce que vous risquez à mentir sous serment », suggère Me Franck Serfati, se disant convaincu que « si la vidéo n’avait pas existé », le trio ne se serait jamais présenté à la police."

« Les accusés disent que tout serait parti du comportement de la victime, qui se serait masturbé devant une femme âgée, et aurait agressé sexuellement » la petite amie, mais ce sont « des déclarations qui ne sont corroborées par rien et sont contradictoires entre elles », avait estimé l’avocat général. Les avocats de la partie civile avaient fustigé des « violences gratuites ».

« Jérémie était tout sauf un jeune garçon violent. Il n’a pu agresser personne, ni les mis en cause, ni une quelconque copine. Il n’en avait la capacité ni physique ni mentale. Il n’y a pas eu le moindre fait déplacé de sa part... Il avait un handicap, il ne s’est jamais battu. C’était un garçon docile, il n’était ni capable de se battre, ni de provoquer, ni de se défendre. Ils étaient une quinzaine face à un pauvre gars inoffensif. Ils l’ont massacré, passé à tabac », a insisté Me Franck Serfati. 

"L’avocat général Théo Lemettre avait réclamé contre Miguel D. onze années de réclusion, « compte tenu de la particulière gravité des faits », tout en relevant que son casier judiciaire ne comportait qu’une condamnation pour un délit routier. Dans son réquisitoire, le magistrat avait estimé que Jérémie Cohen, âgé de 31 ans au moment de l’accident, et handicapé en raison de troubles psychiques, avait encaissé, mutique, des coups de poing et de pieds sur deux scènes de violences successives et qu’il ne pouvait que vouloir fuir, sans réfléchir. « Ce n’est pas un meurtre, pas un assassinat, pas une agression liée à la religion ni un crime lié au narcotrafic », a estimé l’avocat général, évoquant ce qui avait pu être avancé pendant la médiatisation de cette affaire ayant pris, a-t-il dit, « une importance considérable ». Il a conclu à « un lynchage doublé d’un effet de groupe, qui a abouti à une mort qui n’était pas recherchée ».

"En défense, l’avocat de Miguel D., Me Kamel Derouiche, a fait valoir que, sur la vidéo visionnée maintes fois à l’audience, on ne voyait en fait pas bien les coups portés : « Ce qui est insoutenable [quand on la regarde], c’est l’accident de la circulation, pas la scène de violence, parce que ce n’est pas un dossier de coups mortels », a-t-il lancé. Quand Jérémie Cohen se met à courir, « il n’est pas poursuivi, c’est un fait absolument essentiel », avait-il aussi relevé, plaidant l’acquittement."

"La défense avait exposé sa thèse d’une « réaction disproportionnée » des accusés, qui auraient d’abord voulu « mettre une correction » à l’homme qu’ils disaient avoir vu se masturber dans la rue. Elle avait évoqué les nouvelles violences commises ensuite par Miguel D. comme « une démonstration de virilité mal placée » quand sa petite amie lui aurait rapporté avoir été touchée aux fesses par l’exhibitionniste.

"La famille Cohen avait sollicité le candidat d’extrême droite Eric Zemmour, juste avant la présidentielle d’avril 2022, pour qu’il médiatise l’affaire, avait déploré la défense, qui avait appelé la cour à « faire abstraction du tumulte médiatique et des récupérations politiques »

Le 20 février 2026, la Cour criminelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a considéré Miguel D., âgé  de 31 ans, coupable de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, commises en réunion, le soir du 16 février 2022 à Bobigny. Elle l'a condamné à dix ans de réclusion criminelle pour avoir fait subir des violences répétées à Jérémie Cohen avant qu’il soit percuté par un tramway dans sa fuite. 

"Se tournant vers l’ancien manutentionnaire intérimaire, qui comparaissait détenu, le Président Christophe Petiteau lui a expliqué le verdict" : « La cour a considéré que les violences que vous avez commises sur la personne de Jeremie Cohen, des violences répétées, avaient été la cause directe de sa fuite et donc du décès ».

"Conformément aux réquisitions, la Cour a condamné à trente mois d’emprisonnement dont quinze mois avec sursis le second accusé, Kenny A., poseur de voies ferrées de 27 ans, pour le délit de violences en réunion. Défendu par Me Lucas Minkowski, il était jugé pour avoir porté quelques coups, y compris au visage, mais uniquement sur la première scène de violences. Il est reparti libre, sa peine de onze mois de prison ferme étant aménageable, après avoir passé quatre mois en détention provisoire. Leurs défenseurs avaient souligné que tous deux avaient reconnu les faits reprochés et exprimé des regrets. Ils n’avaient pas auparavant été condamnés pour violences."

"J'ai été frappée par la dignité absolue et le courage hors nomes de la famille Cohen - les parents de Jérémie, son frère Gabriel et sa sœur Rébecca - en regard de la légèreté des prévenus, de leurs familles et amis qui, venus très nombreux, avaient rempli la quasi-totalité de la salle d'audience. J'ai été choquée par le fait qu'hors de la salle d'audience, ils rigolaient tous entre eux. Comme j'ai été choquée par le fait que Bobigny, c'est un monde parallèle où une personne handicapée peut se faire massacrer sans qu'une seule personne n'appelle la police. Certains ont prétendu avoir tenté de s'interposer mais pas un n'appelle les secours. Les prévenus se sont excusés du bout des lèvres, au début et à la fin du procès. Ils ne semblaient pas avoir conscience de la gravité de leurs actes. Ils n'étaient soucieux que de leur situation de privation de liberté. Miguel Dorothee parlait de Jérémie en disant "le gars". Mes confrères, Me Laporte et Me Frank Serfati, défenseurs de la famille Cohen, et moi avons réussi à démontrer les mensonges des accusés : leur fable sur l'agrafeuse et la prétendue agression sexuelle qui aurait justifié le lynchage. Nous aurions aimé qu'ils disent enfin la vérité, mais ils ont continué à mentir. Mal. La motivation du tribunal et les réquisitions étaient détaillées et justes. L'énoncé des peines a fait l'effet d'une douche froide et nous a déçus. L'avocat général et le juge ont bien compris et décrit les faits. Mais les peines sont décevantes parce qu'un des prévenus n'ira pas en prison et l'autre sera libéré, en raison des remises de peine, dans environ deux ans. Mais la famille de Jérémie Cohen a pris perpétuité. J'ai été particulièrement touchée et émue quand le papa de Jérémie a raconté à la barre avoir eu une crise cardiaque au moment d'enterrer son fils. Il a eu le cœur brisé au sens propre du terme, et je l'ai plaidé... Cette affaire, c'est à la fois le désastre des services de police qui ont tout raté au démarrage, et de la justice qui n'a pas non plus fait son travail alors que la famille envoyait des courriers au Procureur notamment pour récupérer les vidéos , et enfin une histoire d'amour infinie qui a poussé toute une famille à se transformer en enquêteurs pour la vérité d'abord, et l'honneur de leur fils, puis celui de la famille. Nous avons eu une chance extraordinaire d'avoir un juge qui posait des questions pertinentes, ce qui a permis de faire émerger une vérité différentes de celle des médias. Il a fallu faire comparaitre des témoins par mandat d'amener ; la plupart avaient "disparu", aucun des rares témoins entendus lors du procès ne se souvenait de rien. Ils étaient tous terrorisés et l'ont dit à la barre. Le boucher a dit que l'un des accusés garait son camion devant sa boutique", m'a confié Me Brigitte Lapeyronie, avocate de la famille de Jérémie Cohen.

"La   famille  Cohen,  que j'assistais, a  exprimé un  soulagement à l'issue du procès, mais elle a été déçue par  rapport au  quantum  des  peines  prononcées", m'a déclaré Maître Franck Serfati, 

Au terme de ce procès, nul ne sait la motivation de l'agression dont a été victime Jérémie Cohen, hormis ses agresseurs et l'amie de l'un d'eux. 

La famille de Jérémie Cohen a effectué un travail d'enquête que les policiers et les magistrats n'avaient pas effectué : c'est elle qui a trouvé la vidéo où leur fils et frère était tabassé. Pourquoi les policiers et les magistrats enquêteurs n'ont-ils pas immédiatement saisi les vidéos des caméras dans les lieux publics ? Ce qui aurait permis de savoir ce qui s'est passé avant l'agression physique du jeune homme.

Que s'est-il passé dans l'heure ayant précédé le tabassage de Jérémie Cohen ? Pourquoi Miguel Dorothee et son complice ont-ils tabassé le jeune homme ? Ils l'ont agressé à coups à la tête, sur le reste du corps à deux reprises : une première fois, ils l'ont frappé violemment, puis des piétons se sont interposés pour arrêter l'agression et ont mis Jérémie Cohen dans le hall d'un immeuble. Mais les deux agresseurs sont revenus à la charge et ont massacré le jeune homme. Frapper à la tête signifie vouloir tuer une personne. C'est ce qu'on fait les "Antifas" à Lyon en frappant à la tête Quentin Deranque.

Le 12 avril 2022, les deux prévenus ne s'étaient rendus à la police qu'environ deux mois après la mort de Jérémie Cohen le 26 février 2022. Donc, quand ils étaient sûrs que la vidéosurveillance placée dans les lieux publics avait été légalement effacée - le délai légal de conservation est d'un mois - et que la famille Cohen avait récupéré une vidéo montrant l'agression dont a été victime Jérémie Cohen. Ce qui permettait de les identifier. Ils ont eu amplement le temps d'élaborer avec l'amie de l'un d'entre eux leurs versions des faits incriminant à tort la victime. Kenny A. avait un bracelet électronique, et était défavorablement connu des services de la police : son casier judiciaire était rempli par des délits, notamment en lien avec la drogue.

Les avocats ont rétabli l'honneur du jeune homme en prouvant  que le motif allégué par les agresseurs et l'amie de l'un d'eux - une prétendue agression sexuelle qu'aurait commise Jérémie Cohen sur cette dernière - n'était pas crédible et ont souligné les contradictions, notamment dans les horaires, émaillant les versions des agresseurs et de cette jeune femme. Malgré les efforts des avocats, les prévenus ont campé dans leurs positions invraisemblables, dans leurs versions dites quatre ans auparavant. Qu'ont-ils à cacher de si répréhensible ? Ces trois individus, dont deux agresseurs, constituent une contre-société violente, qui a tenu tête aux policiers, aux magistrats, aux avocats. Et ce n'est pas les faibles peines prononcées qui leur feront prendre conscience de la gravité de leurs actes. 

Interrogés par la police plusieurs jours après la mort de Jérémie Cohen, aucun témoin n'a dit avoir vu la victime porter sa kippa qu'il avait pourtant sur lui ou dans une poche. Hormis l'antisémitisme, quel autre motif aurait pu expliquer ce déchainement de violences ? Jérémie Cohen a-t-il été témoin d'un acte qu'il n'aurait pas du voir ? Un trafic de drogue, par exemple ? La police a-t-elle exploré les comptes des agresseurs sur les réseaux sociaux ? Qu'a-t-elle trouvé ? 

Des informations cruciales manquent. 

Cette affaire présente des points communs avec le meurtre de René Hadjadj. Le 5 février 2026, la Cour d’assises du Rhône a condamné Rachid Kheniche, coupable du meurtre de René Hadjadj, mais n'a pas retenu la circonstance aggravante d'antisémitisme. Le 17 mai 2022, "dans une haute tour du quartier de la Duchère, à Lyon, Rachid Kheniche, un quinquagénaire, regarde « L’Heure des pros 2 » sur CNews, sa chaîne favorite. Son voisin du deuxième étage, René Hadjadj, juif et presque nonagénaire, frappe alors à sa porte.... Le quinquagénaire accueille son voisin, le fait asseoir. Les deux hommes vivent chacun un très grand isolement social... Que s’est-il alors passé ? Rachid Kheniche a fourni aux enquêteurs des explications confuses et variables. Tout à coup, il s’est énervé. Est-ce une photo tirée d’un magazine pornographique, qui lui aurait été apportée par René Hadjadj un mois plus tôt, et sur laquelle il avait cru reconnaître l’une de ses sœurs ?" Rachid Kheniche a tué René Hadjadj, et l'a défenestré. Comme les deux criminels, il avait terni l'image de sa victime par une accusation sexuelle et nié tout antisémitisme. Il n'y avait pas eu de témoin de la scène du crime et de celle la précédant.


Articles sur ce blog concernant :
Par erreur, le prénom de la victime a été orthographié Jérémy. Cet article a été publié le 8 avril 2022.

3 commentaires:

  1. ou en est l'affaire judiciaire depuis le moi de juillet ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
    2. L'instruction se poursuit. La famille de la victime a sollicité l'aide financière des Internautes afin de payer les honoraires des avocats dans les procédures judiciaires en cours ou qu'elle souhaite initier.

      Supprimer