Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 24 avril 2024

« 1874, la naissance de l'impressionnisme » de Hugues Nancy et Julien Johan

Arte diffusera le 27 avril 2024 à 20 h 50 « 1874, la naissance de l'impressionnisme », documentaire-fiction de Hugues Nancy et Julien Johan. 
« En 1874, Monet, Renoir, Degas et leurs camarades organisent leur première exposition collective en toute indépendance. Redonnant vie à ces jeunes peintres dressés contre l’académisme de leur époque, ce documentaire-fiction retrace l’avènement de la révolution impressionniste, en marge d’une exposition au musée d’Orsay. » 

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« En 1862, Claude Monet, jeune caricaturiste converti à la peinture de paysage par Eugène Boudin, débarque à Paris pour parfaire sa formation. Dans l’atelier de Charles Gleyre, l’indocile se lie d’amitié avec Alfred Sisley, Auguste Renoir et Frédéric Bazille. »

« À une époque où le Salon officiel – qui n’expose que les œuvres adoubées par l’Académie des beaux-arts – constitue la principale voie de réussite, l’organisation du Salon des refusés, en 1863, éveille l’espoir du quatuor. Une œuvre au goût de scandale, en particulier, suscite leur admiration : Le bain (Le déjeuner sur l’herbe) d’Édouard Manet. »

« Comme eux, Camille Pissarro, Edgar Degas, Berthe Morisot ou encore Paul Cézanne tentent de tracer leur sillon entre paysages croqués en plein air et scènes réalistes de la vie moderne. »

« Tous vont être tour à tour refusés par le Salon, à l’image du provocateur Cézanne, systématiquement recalé des cimaises officielles. »

« En 1869, ils se rassemblent derrière Manet dans le groupe dit "des Batignolles", fructueux choc de tempéraments et de styles, et envisagent de monter une exposition indépendante. »

« Mais la guerre franco-prussienne, qui emporte Bazille en novembre 1870, puis la Commune de Paris stoppent leur élan. »

« Il faudra attendre le 15 avril 1874 pour que le projet voie enfin le jour. Dans les anciens studios du photographe Nadar, au 35, boulevard des Capucines, une trentaine d’artistes présentent leurs réalisations, dont un grand nombre sont aujourd’hui considérées comme des chefs-d’œuvre. Détourné par un critique dédaigneux, le titre de l’un de ces tableaux, Impression, soleil levant, de Monet, donnera finalement son nom à une révolution picturale majeure. » 

« Cent cinquante ans après cette exposition fondatrice, dont on découvre ici une fascinante reconstitution inédite en 3D, Julien Johan et Hugues Nancy remontent aux prémices de cette incroyable aventure artistique et humaine, née dans une période de grandes mutations. »

« Mêlées à de riches archives documentaires qui éclairent ce contexte historique, des scènes de fiction formidablement vivantes et élégantes, fondées sur leurs écrits, permettent d’approcher au plus près la vie et l’œuvre des "inventeurs" de l’impressionnisme. »

« De leurs ateliers aux paysages qu’ils ont si splendidement transcrits sur la toile, ces séquences les croquent dans leur jeunesse assoiffée d’indépendance, en faisant la part belle à la personnalité et aux expérimentations de chacun. »

« Une immersion dans l’une des pages les plus éblouissantes de l’histoire de l’art. »

Le documentaire s'achève sur le parcours, après 1874, des peintres impressionnistes artisans de cette exposition. Mais sans évoquer l'affaire Dreyfus qui a divisé ces peintres entre dreyfusards (Pissarro) et antidreyfusards (Degas, Cézanne, Renoir).



« Il n’existe aucune photographie ni description précise de l’accrochage de 1874. En croisant le catalogue de l’exposition, des articles de presse et la correspondance des artistes, les équipes de Gedeon Experiences et Excurio ont pu reconstituer l’événement, sous la direction scientifique des commissaires Anne Robbins et Sylvie Patry. "Ce sont des hypothèses, fondées sur le dernier état des recherches", précise la première. Celles-ci ont donné lieu à une expérience immersive novatrice, "Un soir avec les impressionnistes – Paris 1874", proposée au musée d’Orsay en parallèle de l’exposition "physique". Équipés d’un casque de réalité virtuelle, les visiteurs pourront plonger dans l’effervescence des Grands Boulevards, avant de rejoindre la soirée d’inauguration de la première exposition impressionniste. Un parcours ponctué d’échappées sur les lieux qui ont marqué les débuts du mouvement, de Paris à sa banlieue et jusqu'en Normandie. »


« Co-commissaire, avec Sylvie Patry, de "Paris 1874. Inventer l’impressionnisme" au musée d’Orsay, Anne Robbins nous guide dans ce qui fut la première exposition impressionniste, reconstituée en 3D dans le documentaire et en réalité virtuelle dans une salle de l’institution parisienne. Propos recueillis par Manon Dampierre.
 
La frénésie des Grands Boulevards
"L’exposition se tient au 35, boulevard des Capucines, dans le quartier de l’Opéra, sorti de terre dans les vingt années précédentes, avec la politique d’urbanisation du baron Haussmann sous Napoléon III. Aux travaux de modernisation, qui ne sont pas terminés, se superposent ceux de la reconstruction, Paris ayant été fortement endommagé par la guerre de 1870. On vient ici pour se divertir et acheter : le quartier abrite des salles de spectacle, mais aussi des commerces haut de gamme. Enfin, c’est le secteur des banques, donc de l’argent. Les futurs impressionnistes vont ajuster les horaires en conséquence : l’exposition ouvre également ses portes en nocturne pour capter cette clientèle potentielle, occupée à ses affaires durant la journée."

Une aura de modernité
"Le lieu choisi pour l’exposition reflète sa modernité puisqu’il a toujours été associé à la photographie, un médium encore assez neuf, et en vogue à l’époque : il s’agit de l’ancien atelier de Nadar, loué pour 2 020 francs. Monet, qui aime à enjoliver la légende, dira que Nadar leur a prêté gracieusement le local parce qu’ils étaient sans le sou. Mais le bilan financier de la société anonyme organisatrice prouve le contraire ! L’espace, auquel on accède par un ascenseur, se situe aux deuxième et troisième étages du bâtiment, et répond parfaitement aux exigences des initiateurs du projet, qui veulent que leurs œuvres puissent être contemplées de la manière la plus favorable qui soit."

Un accrochage novateur
"Ils visent un confort de visite, ce que n’offrent pas le Salon – l’exposition officielle de l’époque – et ses salles gigantesques, où les tableaux sont accrochés bord à bord jusqu’au plafond, sans souci de mise en valeur. Les artistes innovent en exposant leurs productions sur deux rangs seulement, dans un cadre feutré et bourgeois, constitué notamment de salons aux murs tendus de laine brun-rouge. La facture de tapisserie représente d’ailleurs la ligne budgétaire la plus élevée du bilan financier. Dans l'accrochage, les peintures sont mêlées aux dessins, ce qui n’était pas le cas au Salon. Cela peut paraître insignifiant, mais c’est une manière différente de montrer le travail d’un artiste, en donnant à voir l’ensemble de son processus créatif."

Une succession de chefs-d’œuvre
"Les participants forment un groupe disparate, comprenant aussi quelques profils plus académiques. Sur les trente et un artistes réunis, seuls sept sont aujourd’hui considérés comme impressionnistes. D’après nos recherches, leurs œuvres étaient présentées au niveau inférieur. La première salle abrite plutôt des figures, avec des peintures de ballet de Degas et des scènes de la vie moderne de Renoir, dont Danseuse, Parisienne et La loge. Puis viennent des chefs-d’œuvre de Monet, comme Impression, soleil levant et Boulevard des Capucines, et des paysages de Sisley et Pissarro. Enfin, dans la reconstitution virtuelle que nous proposons, la troisième salle réunit les productions de Berthe Morisot et Cézanne. Le berceau, paisible instantané de la vie domestique bourgeoise capturé par la première, y côtoie Une moderne Olympia du second, une scène de maison close inspirée de Manet. Ce dont s’offusque Louis Guichard, l’ancien professeur de dessin de Berthe Morisot !
Dans cette exposition virtuelle, au niveau supérieur de l'immeuble, les sculptures d’Auguste Ottin – artiste académique, qui s'est engagé dans la Commune – ont été installées sous la verrière de l’atelier. On peut également voir des marines d’Eugène Boudin, qui joua un rôle essentiel dans la formation de Monet, et des paysages industriels d’Armand Guillaumin, peintre le plus rattachable au groupe impressionniste, qui n’a pas connu la même postérité. D’autres noms plus ou moins oubliés occupent l’étage."

Un accueil mitigé
"Cinq tableaux se sont vendus sur les près de deux cents œuvres rassemblées – quatre pendant l'exposition, un autre peu de temps après. À côté des journalistes et des soutiens des artistes, l’exposition a attiré environ 3 500 visiteurs payants en un mois, quand le Salon en accueillait près de 400 000. Économiquement, cela reste un échec, au point que la société anonyme a été mise en liquidation. En revanche, l’événement a retenu l'attention de la critique. Même les journalistes les plus hostiles ont salué la démarche de ces artistes. D’un point de vue historique, l’exposition marque le moment où l’impressionnisme est baptisé. Les critiques vont identifier, parmi les trente et un exposants, un noyau d’artistes qui peint différemment. Le mouvement est donc aussi une construction médiatique. »



« 1874, la naissance de l'impressionnisme » de Hugues Nancy et Julien Johan
 
France, 2023, 96 min
Sur Arte le 27 avril 2024 à 20 h 50
Disponible du 26/03/2024 au 25/09/2024


dimanche 21 avril 2024

« Vivre pour l’art. Les collections Trachel et Rothschild à Nice »

A Nice, le musée des Beaux-Arts Jules Chéret, le Palais Lascaris et le musée Masséna proposent l’exposition « Vivre pour l’art. Les collections Trachel et Rothschild à Nice ». Des « paysages aquarellés à Nice et à travers l’Europe des frères Trachel et de la baronne Charlotte de Rothschild ainsi que l'évocation des réseaux de sociabilité artistiques qui ont contribué à l’émergence de l’art sur la Côte d’Azur au XIXe siècle. »

Le monde d'Albert Kahn. La fin d'une époque
Picasso, Léger, Masson : Daniel-Henry Kahnweiler et ses peintres
« Une élite parisienne. Les familles de la grande bourgeoisie juive (1870-1939) » par Cyril Grange


La Ville de Nice présente « une exposition d’œuvres des familles emblématiques Trachel et Rothschild dans trois de ses établissements culturels emblématiques : le musée des Beaux-arts Jules Chéret, le Palais Lascaris et le musée Masséna. » 

« Du 24 novembre 2023 au 28 avril 2024 au musée des Beaux-arts Jules Chéret et jusqu’au 20 mai au Palais Lascaris et au musée Masséna, Vivre pour l’art. Les collections Trachel et Rothschild à Nice met en lumière une large partie des 1 700 œuvres offertes par les deux familles. » 

« Les donations, réalisées entre 1888 et 1912, comprennent des objets archéologiques, dessins, aquarelles, peintures, sculptures, estampes mais aussi du mobilier, des céramiques et des textiles. » 

« Ce projet est aussi l’occasion de redécouvrir les milliers de paysages aquarellés à Nice et à travers l’Europe des frères Trachel et de la baronne Charlotte de Rothschild ainsi que les réseaux de sociabilité artistiques qui ont contribué à l’émergence de l’art sur la Côte d’Azur au XIXe siècle. » 

Fille de James Mayer et de Betty de Rothschild, Charlotte de Rothschild, appelée aussi Charlotte Nathaniel de Rothschild (1825-1899) était une peintre, graveuse et compositrice juive française. Elle a participé à la vie mondaine sous le Second Empire. Dès 1864, elle a exposé au Salon à Paris et à partir de 1879 à celui de Londres. Elle a fondé la Société d'aquarellistes français. Elle a eu pour professeur de piano Frédéric Chopin, qui lui a dédié sa Valse op. 64 no 2 et celle en la-bémol majeur op. 69 no 12.  

"Charlotte épouse en 1842 son cousin Nathaniel (1812-1870), de la branche anglaise de la même famille. À partir de cette date, le couple s'installe dans un hôtel particulier, au 40 rue Taitbout à Paris, puis, en 1860, dans l'hôtel de la duchesse Decrès, 33, Faubourg Saint-Honoré. À cette époque, il avait déjà acheté, en 1853, ce qui sera le vignoble Château Mouton Rothschild. Aquarelliste prolifique, collectionneuse et mécène, Charlotte joue un rôle artistique de premier plan à la fin du siècle. Comme son frère Alphonse de Rothschild, elle sera à l'origine de plusieurs dons aux musées de province et de la capitale. Elle est aussi connue pour ses très nombreux prêts aux expositions nationales et universelles", a écrit Laura de Fuccia, Chef de projet, Institut national d'histoire de l'art..

Et Laura de Fuccia de préciser : "En tant qu'aquarelliste, elle sera l'élève de Nélie Jacquemart et d'Hercule Trachel (1820-1872) sous l'influence duquel elle oriente son goût pour la peinture de paysage. Venise deviendra un de ses sujets de prédilection, comme en témoignent ses Barques à l'angle d'un canal sur la lagune de Venise (La Tronche, musée Hébert) ou sa Vue de Venise, acquise par le musée du Luxembourg en 1886. Est aussi à rattacher à ses voyages en Italie l'album Souvenir d'un voyage de Nice à Gênes par la corniche. Vingt-trois de mes dessins, eaux fortes de 1869. Charlotte expose régulièrement au Salon à partir de 1864".

"Elle hérite une partie de sa collection de son mari et notamment un ensemble important de tableaux de l'école hollandaise, principalement des paysages. Après la mort de Nathaniel, sa collection s'oriente vers la peinture du règne de Louis XIV, la peinture italienne du XVIIIe siècle et les artistes contemporains. Ainsi, quand elle fait réaliser son portrait par Jean-Léon Gérôme (Paris, musée d'Orsay), elle réaffirme son goût en posant entourée avec sa collection de peintures italiennes récemment acquises, comme la Vierge à l'enfant du Maître de la Nativité de Castello (Paris, musée du Louvre). Parmi ses acquisitions, nous signalons son intérêt pour la peinture de Chardin, dont elle achète vingt œuvres, parmi lesquelles La Récureuse, en 1883. Dans sa collection figuraient aussi dix tableaux de Guardi et l'ensemble des objets du Moyen Âge et de la Renaissance qui ornaient l’abbaye des Vaux-de-Cernay," a rappelé Laura de Fuccia.

"Contrairement à ses frères Edmond ou Alphonse, amateurs de peintures de fêtes galantes, Charlotte apprécie notamment les portraits liés à la cour de Louis XV et Madame de Pompadour qui avaient également attiré l'attention de son père James. Ce dernier avait constitué dans le hall du château de Ferrières une sorte de galerie européenne de portraits (on y voyait par exemple la Marquise Geromina Spinola- Doria par Van Dyck ou le Portrait de Lady Spencer de Reynolds). Parmi ses donations figurent deux cents bijoux et quarante-huit coffres en cuir au musée des Arts décoratifs, sa collection de peinture italienne au musée du Louvre, ses instruments de musique au Conservatoire national supérieur de musique. Dans le lot des manuscrits aujourd'hui conservés au département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France, on trouve aussi des manuscrits de Chopin, avec des partitions dont une valse probablement composée pour Charlotte elle-même ou pour sa fille," a conclu Laura de Fuccia.

En 2002, chez Christie's, l'oeuvre "Une chaumière dans un bois, avec des poules", signée 'C. de Rothschild', de la Baronne Charlotte Nathaniel de Rothschild - plume et encre brune, 241 x 355 mm - a été vendue 1.880 euros. Elle était estimée 1.000-1.500 euros.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Johanne Lindskog, Conservatrice du patrimoine, directrice du musée des Beaux-arts Jules Chéret, Jeanne Pillon, Responsable des expositions, de la documentation et des archives au musée des Beaux-arts Jules Chéret, Jean-Paul Potron, Conservateur du patrimoine, responsable de la bibliothèque du chevalier de Cessole, Elsa Puharré, Directrice du Palais Lascaris, Jean-Pierre Barbero, Directeur du musée Masséna, avec le concours précieux de Pauline Prévost-Marcilhacy, Docteur en histoire de l’art, maître de conférences à l’Université de Lille et spécialiste de l’histoire des collections Rothschild. 

Le 27 janvier 2024 à 15h, s'est déroulée la table-ronde « Les collectionneuses Rothschild sur la Côte d’Azur », avec Laure Barthélemy-Labeeuw, responsable des collections de la Villa et Jardins Ephrussi de Rothschild, Pauline Prévost-Marcilhacy, historienne de l’art spécialiste des collections Rothschild et Jeanne Pillon, responsable des expositions au musée des Beaux-Arts. 

"Cette discussion publique a permis d’aborder l’histoire de deux éminentes représentantes de la famille Rothschild, la baronne Charlotte et sa nièce la baronne Béatrice. Toutes deux connues pour les fabuleuses collections qu’elles ont rassemblées, cet échange permettra d’en retracer les contours, entre similitudes et variations, témoignant de leur goût et de leur érudition." 

Le 27 avril 2024 à 18h, aura lieu "le concert de piano par Olivier Sandberg, qui interprétera les ballades, valses, nocturnes et polka composées par Chopin et son élève et amie la baronne Charlotte de Rothschild. Une occasion de découvrir les liens noués par l’artiste, mécène et collectionneuse avec le monde de la musique. 
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles". 

Parcours de l’exposition

Les séquences du parcours au Musée des Beaux-Arts Jules Chéret 

I. L’école du voyage 
« Articulée autour des aquarelles réalisées par Hercule Trachel et Charlotte de Rothschild, cette séquence replace leurs créations dans le contexte du Grand Tour et révèle les liens artistiques et amicaux qui lient les deux artistes et leurs familles respectives. » 
« Voyageant ensemble à travers l’Europe de 1858 à 1871, ils rapportent de leurs périples des œuvres variées : tableaux de maîtres, céramiques, objets archéologiques ; une sélection d’objets collectés par Hercule Trachel est ainsi présentée. » 

II. À la découverte des artistes 
« La présentation des personnages de cette fabuleuse histoire a été répartie entre le musée des Beaux-arts et le Palais Lascaris. Ainsi, c’est au musée des Beaux-arts que sont présentés Charlotte de Rothschild, Hercule et Antoine Trachel. Une attention particulière est portée sur leur formation artistique, leurs carrières et implications respectives dans la vie artistique de Nice et plus largement de France. » 
« Des œuvres emblématiques à la production de chacune de ces personnalités seront ici exposées, mêlant études, carnets de croquis, aquarelles, huiles sur toile, gravures, mobilier sculpté, céramiques et marqueterie. L’accrochage met particulièrement en lumière la proximité technique et thématique qui lie les œuvres de Charlotte de Rothschild à celles de son professeur Hercule Trachel. » 

III. Le milieu artistique niçois 
« Cette séquence revient sur les initiatives privées qui ont permis l’émergence d’un milieu artistique dynamique à Nice et souligne les rôles respectifs des familles Trachel et Rothschild. Une sélection de 8 œuvres données par Alphonse de Rothschild au musée des Beaux-Arts de Nice sera exposée et complétée par 2 œuvres données aux musées de Toulon et de Menton. » 
« Une salle annexe s’intéressera plus particulièrement à la politique de décentralisation artistique menée par Alphonse de Rothschild et son conseiller artistique Paul Leroi : une dizaine d’eaux-fortes données à la Ville de Nice seront présentées. » 

IV. La collection Trachel : donner à voir la création européenne de l’Antiquité au XIXe siècle 
« Il s’agit d’une présentation de la collection de la famille Trachel dont les œuvres sont essentiellement rassemblées par Hercule et Antoine. Une sélection des œuvres les plus importantes sera exposée dans une atmosphère de vaste cabinet de curiosité. Les goûts convergents et la possible origine commune de certains des objets d’Hercule Trachel et de Charlotte de Rothschild seront soulignés. » 

V. Le legs Trachel : un enrichissement des collections décisif 
« Cette dernière séquence évoque les défis qu’a posé l’arrivée des 1600 œuvres léguées par Fanny Trachel au musée des Beaux-Arts. Elle s’intéresse également aux conséquences de cette importante libéralités : le prestige qu’elle suscite d’une part et les nombreuses autres donations qu’elle génère d’autre part, notamment celles d’Alphonse et Edmond de Rothschild. » 
« Au total, 250 œuvres et documents d’archives seront présentés au musée des Beaux-arts. Parmi cet ensemble, soulignons la présence importante d’œuvres de Charlotte de Rothschild, aquarelles et gravures inédites issues du legs Trachel et du don Leroi. »

Les séquences du parcours au Palais Lascaris

I. Les Trachel, peintres de Nice 
« Les frères Trachel se sont attachés à représenter Nice depuis de nombreux points de vue et leurs œuvres offrent aujourd’hui un témoignage inestimable de la géographie de la ville au XIXe siècle. Dominique, dont la vie et l’oeuvre sont mis en lumière dans ce parcours, s’est particulièrement intéressé à certaines corporations niçoises, telles que celles des pêcheurs et des chasseurs. L’ensemble est complété par des œuvres d’Antoine qui traduisent une vision plus politique et satyrique de la société. Celles d’Hercule, quant à elles, révèlent son goût pour les costumes traditionnels du Comté de Nice mais aussi d’Italie. » 
II. L’enseignement artistique au XIXe siècle 
« Cette séquence met en lumière l’apport des Trachel pour que se développe l’enseignement artistique à Nice. L’enseignement donné par Hercule Trachel à Charlotte de Rothschild y est évoqué. Mais ce sont surtout les figures de Françoise (dite Fanny) et sa nièce Fanny Trachel qui sont étudiées. La première, par son legs, impose à la Ville de Nice la création d’une école de dessin publique et gratuite que la seconde dirigera durant quarante ans et dans laquelle elle enseignera. » 
III. La création de décors publics et privés, civils et religieux 
« Les frères Trachel ont réalisé de nombreux décors publics et privés, civils et religieux ; chaque type de décors faisant l’objet d’une séquence dédiée. » 
« Le goût des Trachel pour la décoration sera également exprimée à travers la présentation d’œuvres de leur collection, en particulier des œuvres fonctionnant en paires, qui ornaient leur maison. » 
IV. Le spectacle vivant 
« Concepteurs de décors et de costumes, acteurs, chanteurs et illustrateurs, les frères Trachel étaient très impliqués dans la vie culturelle niçoise. L’éloge funèbre de Charlotte de Rothschild à Hercule Trachel témoigne du talent de l’artiste et de son goût pour le travestissement. L’intérêt de Charlotte de Rothschild pour la musique sera également souligné grâce à la présentation de ses partitions pour piano. »
V. Chefs-d’œuvre du legs Trachel : panneaux et fauteuils en cuir 
« Le parcourt se clôt avec la présentation d’un ensemble de panneaux du XVIe siècle en cuir peint et doré unique en France (issus de la 1ère synagogue de Nice) et trois fauteuils en cuir frappé. Ici encore, un rapprochement avec la collection des Rothschild est établi. Charlotte avait en effet un goût particulier pour les objets en cuir et fut la 1ère donatrice de judaica à un musée national français, le musée de Cluny. » 
« Ainsi, ce sont 160 œuvres et documents d’archives qui sont présentés au Palais Lascaris ». 

Le parcours du musée Masséna

« Le musée Masséna met en valeur les œuvres des Trachel issues de son parcours permanent. Elles s’inscrivent dans l’histoire locale et narrent certains événements majeurs qui se sont produits à Nice. »

Historique des donations

« 1888 : Premier don d’Alphonse de Rothschild au musée municipal de Nice : une eau-forte. 
1892 : Premier don de mademoiselle Fanny Trachel au musée municipal, composé d’œuvres de son frère Hercule. 
Second don d’Alphonse de Rothschild composé de six œuvres : une huile sur toile, un pastel, deux gravures et deux hauts-reliefs en bronze. 
1895 : Troisième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
1896 : Quatrième don d’Alphonse de Rothschild : un pastel. 
1897 : Cinquième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
Don de Paul Leroi de dix eaux-fortes gravées d’après les aquarelles de Charlotte de Rothschild. 
1898
: Sixième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
1899 : Septième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
Premier don de Paul Leroi (conseiller artistique des Rothschild) en son nom propre composé de soixante gravures. 
1900 : Huitième don d’Alphonse de Rothschild : une aquarelle. 
1902 : Neuvième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
1903 : Dixième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
1904 : Onzième don d’Alphonse de Rothschild : une huile sur toile. 
1905 : Douzième don d’Alphonse de Rothschild : deux sculptures. 
1909 : Don d’Edmond de Rothschild, frère d’Alphonse, conformément au souhait de son défunt frère : une huile sur toile. 
1911 : Deuxième don d’Edmond de Rothschild : une huile sur toile. 
1912 : Troisième don d’Edmond de Rothschild : une sculpture en plâtre. 
1923 et 1943 : Dons Trachel de Fanny ou Paul, enfants d’Antoine : une aquarelle et un dessin. » 


Du 24 novembre 2023 au 28 avril 2024 
33, avenue des Baumettes. 06000 Nice 
Tél. : 04 92 15 28 28 
De 11h à 18h 

Jusqu’au 20 mai 2024
Au Palais Lascaris 
15, rue Droite. 06300 Nice 
Tél. : 04 93 62 72 40 
Ouverture de 10h à 18h 
Et 
Au Musée Masséna 
65, rue de France. 06000 Nice 
Tél. : 04 93 91 19 10 
Du 1er novembre au 30 avril : 11h-18h 
Fermeture le 1er mai. 

Visuels :
Charlotte de ROTHSCHILD 
Vue d’un paysage à travers une arche 
Entre 1856 et 1899 
Eau-forte sur papier vergé filigrané fin 
Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice, N.Mba 962.22 
Legs de Mlle Fanny Trachel en 1903 
© Photo François Fernandez 

Charlotte DE ROTHSCHILD 
Rue d’un village ligure 
Entre 1858 et 1871 
Crayon au graphite, aquarelle, gouache et pastel sur papier vélin 
Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice, NG.AG.2023.3 
Legs de Mlle Fanny Trachel en 1903 
© Ville de Nice 

Dominique TRACHEL 
Bateau de pêcheur à l’entrée du port de Nice 
Entre 1850 et 1897 
Huile sur carton 
Musée Masséna, Nice, MAH-290 (N.Mba 1054) 
Achat de la Ville de Nice en 1905 
© Photo François Fernandez 

Amélie BEAURY-SAUREL 
Souvenir de Toros 
Entre 1875 et 1892 
Pastel sur toile 
Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice, N.Mba 396 
Don du baron Alphonse de Rothschild en 1892 
© Photo François Fernandez 

Auguste PRÉVOT-VALÉRI 
Le clos Monsieur 
1893 
Huile sur toile 
Musée des Beaux-arts Jules Chéret, Nice, N.Mba 505 Don du baron Alphonse de Rothschild en 1898 
©Ville de Nice 


Poussin et Moïse, histoires tissées


Après la Villa Médicis (Rome) et la Galerie des Beaux-arts de Bordeaux, la Galerie des Gobelins a présenté l’exposition "Poussin et Moïse. Histoires tissées" accompagnée d’un superbe catalogue. Résultant d’une commande royale en 1683, la tenture complète restaurée est composée de dix tapisseries sur Moïse, tissées et inspirées de neuf tableaux de Nicolas Poussin (1594-1665) et de deux peintures de Charles Le Brun (1619-1690). Elles évoquent des scènes majeures de la vie de Moïse, prophète du peuple hébreu, de son enfance jusqu’à la manne et le veau d’or dans le désert, via le passage de la mer Rouge par les Hébreux fuyant l’Egypte de Pharaon. Des épisodes de la Bible forts en symboles : liberté, iconoclasme, respect par les Juifs des commandements divins, etc. Article publié à l'approche de Pessah 5786.
C’est une exposition exceptionnelle. Pour la première fois à Bordeaux ont été présentées ensemble ces dix tapisseries en laine et soie rehaussées d’or et restaurées de L’histoire de Moïse, un sujet souvent présenté dans l’iconographie chrétienne, et provenant de musée prestigieux. L’exposition a été reconnue d'intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication.

Une tenture commandée
A la mort de Jean-Baptiste Colbert en septembre 1683, le nouveau surintendant des Bâtiments du Roi, François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, imprime « une orientation stylistique et iconographique différente à la manufacture des Gobelins en abandonnant le tissage des célèbres tentures de Charles Le Brun (Alexandre, Histoire du Roi) ».

Dès 1683, les ateliers royaux initient « une nouvelle tenture composée de dix tapisseries » sur l’histoire de Moïse à partir de huit, ou neuf selon Arnauld Brejon de Lavergnée, tableaux de Nicolas Poussin mort près de 20 ans auparavant et alors considéré comme le plus grand peintre français, et de deux de Le Brun, Premier peintre du Roi.

Le commanditaire ? Un ministre ou le directeur de la Manufacture royale des Gobelins.

Cette tenture « magnifiait certes l’œuvre du maître, mort à Rome en 1665, mais elle témoignait aussi de la richesse du Cabinet du Roi, qui avait acquis deux peintures au cardinal Massimo en 1683, de la suprématie des Anciens et des Modernes, et de celle de l’école française sur sa consœur italienne ».

Scénographie chronologique
Grâce au prêt du Mobilier national, la galerie des Beaux-arts de Bordeaux a rassemblé les dix tapisseries de cette prestigieuse commande et permis ainsi au public de « redécouvrir un cycle essentiel de l’histoire du goût ainsi que de l’histoire de l’art français du XVIIe siècle ».

L’exposition a présenté aussi des tableaux de Poussin, un carton de tapisserie, des dessins et des gravures prêtés par de grandes institutions nationales et qui aidaient à comprendre la genèse, la réception et la diffusion de cette commande ainsi que l’œuvre de Poussin considéré par les artistes français comme l’égal de Raphaël.

Pour la première fois en France, a été montrée la tenture complète, restaurée par les ateliers du Mobilier national, de L’Histoire de Moïse d’après Nicolas Poussin (1594-1665) et Charles Le Brun (1619-1690).

Les dix pièces occupaient les deux principaux niveaux de la galerie suivant l’ordre chronologique de la Bible et des Antiquités judaïques de Flavius Josèphe.

A l’entrée de l’exposition, un ensemble de gravures, l’autoportrait de Poussin et un portrait de l’artiste par Jean Pesne, celui de Louvois par Robert Nanteuil et celui de Charles Le Brun par Gérard Edelinck rappelaient au visiteur « le rôle des deux peintres et du ministre dans la création ou la commande de la tenture royale ». Elles étaient accompagnées du plan manuscrit de la manufacture royale des Gobelins levé en 1691 par Sébastien Leclerc et conservé aux Archives nationales de France.

Au rez-de-chaussée, l’enfance de Moïse et l’épisode du buisson ardent.

A l’étage, les principaux thèmes de l’Exode.

Le prêt exceptionnel par le Louvre de trois peintures de Poussin qui ont servi de modèles aux ateliers des Gobelins, ainsi que de quatre dessins préparatoires à des tableaux consacrés à Moïse « permet une meilleure compréhension de la commande royale tandis que le carton de L’Adoration du veau d’or, récemment restauré, témoigne du processus de transposition avant le tissage ».

Au sous-sol, « la fortune critique des œuvres de Poussin consacrées au prophète hébreu » est illustrée par douze gravures provenant essentiellement du département des Estampes de la Bibliothèque nationale de France (BNF), de peintures des musées des Beaux-arts de Tours et Bordeaux ainsi que d’une tapisserie tissée par la manufacture d’Aubusson d’après L’Adoration du veau d’or – sa destruction n’est pas illustrée - et de « deux entre-fenêtres tissées par les Gobelins appartenant au musée national du château de Pau et dont l’une montre la composition inversée du fait du tissage en basse-lisse ».

Poussin s’est inspiré d’œuvres antiques et de Raphaël. Les tapisseries d’après ce peintre sont : Moïse exposé sur les eaux, Moïse sauvé des eaux, Moïse enfant foulant aux pieds, la couronne de Pharaon, Moïse changeant en serpent la verge d’Aaron, Le Passage de la mer Rouge, La Manne dans le désert, Le Frappement du rocher, L’Adoration du veau d’or. Celles d’après Charles Le Brun : Le Buisson ardent et le Serpent d’airain.

Ce passage du peint au tissé s’accompagne par un changement de dimension : des petits formats peints aux grands formats tissés (4 m sur 6 m environ). Les cadrages des deux peintres sont en général respectés. Parfois deux personnages (Moïse enfant foulant la couronne) ou des plantes (La Manne) sont ajoutés dans la tapisserie.

"Palettes"
Sur la chaine Histoire, l'émission Palettes a été consacrée à Poussin, notamment à quatre œuvres picturales sur les quatre saisons inspirées de la Bible. "Au cours de ses dernières années à Rome, Nicolas Poussin exécute pour le duc de Richelieu quatre tableaux évoquant les saisons. Considérée comme le testament pictural du peintre, cette série est l'aboutissement d'un art techniquement maîtrisé, véritable synthèse de tous les éléments du style tardif de l'artiste, mais où pointent les symptômes de l'âge et de la maladie, visibles dans la touche tremblée et minuscule. Fidèle au chromatisme des Vénitiens, Poussin module des jeux de couleur surprenants, en rapport étroit avec le sens de chaque tableau. " Les Quatre Saisons ", c'est aussi les quatre phases de la Rédemption, les quatre parties de la journée, les quatre âges de l'histoire des hommes et surtout quatre épisodes de la Bible. Les différentes interprétations thématiques de cette suite révèlent une étroite synthèse entre le récit biblique et la mythologie classique. Mais Poussin résume tout son savoir de peintre et laisse éclater une sorte de panthéisme virgilien" 

Naissance du peuple d'Israël

"Le mois de Nissan est le mois de la naissance du peuple d’Israël. C’est pourquoi selon les maîtres de la Michna, le premier Nissan - le jour où D.ieu annonça à Moïse et Aaron la libération prochaine des Hébreux – est considéré comme un Roch Hachana « tête de l’année ». Ainsi au Roch Hachana de Tichri qui rappelle la naissance d’Adam et Eve, couple géniteur de l’humanité, s’ajoute ce Roch Hachana de notre naissance, sans pour autant remettre les compteurs de l’Histoire à zéro. Car la vocation Juive n’a de signification qu’au cœur de l’humanité même. Si la sortie d’Avram (futur Abraham) de Ur en Chaldée marque le début de l’identité d’Israël au niveau individuel, la sortie d’Égypte marque la naissance de tout un peuple. Et c’est parce que D.ieu nous a libéré « d’une main forte et d’un bras étendu » que nous sommes devenus Son peuple, appelé à respecter la Torah et les mitsvot, qui constituent notre sagesse aux yeux des nations. Comme l’enseigne le Midrach, « le Saint, béni soit-Il, n’a pas libéré Israël durant l’hiver glacial ou durant les chaleurs étouffantes de l’été». Il a choisi le mois du printemps, ‘hodech haaviv. Durant ce mois la nature se réveille de sa léthargie, et Israël, par sa vocation spirituelle, devient printemps et espérance du monde".


Sous la direction de Marc Bayard, Arnauld Brejon de Lavergnée et Éric de Chassey, Poussin et Moïse. Du dessin à latapisserie. Drago, 2011. 2 volumes. 228 pages. 50 €. ISBN : 9788888493800.

Du 22 mai au 16 décembre 2012
42, avenue des Gobelins, 75013 Paris
Tél. : 01 44 08 53 49
Du mardi au dimanche de 11 h à 18 h
Jusqu’au 26 septembre 2011
Place du Colonel Raynal, 33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 96 51 60
Du mercredi au lundi de 11 h à 18 h

Visuels de haut en bas :
Nicolas Poussin
Moïse sauvé des eaux, 1647
Paris, musée du Louvre.
Sébastien Le Clerc

Colbert de Villacert visitant les Gobelins.
Gravure.
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© Ph. Sébert

Moïse sauvé des eaux
360 x 511 cm.
Tapisserie.
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© Ph. Sébert

Moïse changeant en serpent la verge d’Aaron.
360 x 465 cm
Tapisserie
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© I. Bideau

Le Buisson ardent.
365 x 210 cm
Tapisserie.
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© Ph. Sébert

Le Veau d’or
361 x 505 cm
Tapisserie.
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© L. Perquis

Moïse frappant le rocher.
363 X 520 cm.
Tapisserie.
Collection du Mobilier national, cliché du Mobilier national
© L. Perquis

A lire sur ce blog concernant :

Cet article a été publié pour la première fois le 5 septembre 2011. Il a été republié le :
- 6 avril 2012, à l'approche de Pessah (Pâque juive) qui commémore la sortie d'Egypte ancienne des Hébreux où ils y étaient tenus en esclavage. Cette fête juive est aussi appelée fête de la liberté.
- 25 mai 2012, à l'approche de la fête juive de Chavouot qui rappelle le don de la Torah, sur le mont Sinaï, au peuple Juif ;
- 4 octobre 2012 à l'approche de la diffusion, les 8, 14 et 20 octobre 2012, sur la chaine Histoire d'un documentaire sur Poussin ;
- 15 décembre 2012 ;
- 12 avril, 6 août et 11 décembre 2013, 18 avril et 15 août 2014 à l'approche de la diffusion par Histoire, les 13 avril et 1er mai 2013, les 6 et 13 août 2013, les 14 et 15 décembre 2013, les 19 et 25 avril, 16 août  2014 de l'émission Palettes a été consacrée à Poussin ;
- 13 mai 2013 à l'approche de la fête juive de Chavouot qui rappelle le don de la Torah, sur le mont Sinaï, au peuple Juif et de la diffusion sur Histoire de ce documentaire le 19 mai 2013 ;
- 25 décembre 2013. France 3 a diffusé à 13 h 55 Les Dix Commandements, de Cecil B. DeMille avec Charlton Heston et Yul Brynner ;
- 3 juin 2014. La fête juive de Chavouot (3 juin au soir au 5 juin 2014 au soir, du 5 au 7 Sivan 5774) célèbre le don de la Torah sur le mont Sinaï et le début de la saison de la moisson du blé ;
- 3 avril 2015. Article republié en cette veille de Pessah 5775 (14-22 Nissan) ;
- 22 mai 2015. Article republié à l'approche de la fête juive de Chavouot (23 mai au soir-25 mai 2015, 6 et 7 Sivan 5775) qui rappelle le don oral de la Torah, sur le mont Sinaï, au peuple Juif ;
- 21 avril 2016. Article republié en cette veille de Pessah 5776 (14-22 Nissan) ;
- 2 juin 2017 à l'approche de Chavouot et 1er avril 2018, 22 avril 2019, 11 avril 2020 ;
- 29 mars 2021, à l'approche de Pessah 5781 ;
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