dimanche 7 décembre 2014

Le comédien François Cluzet a désinformé sur Salah Hamouri (1/5)

Lors du magazine 13 h 15 présenté sur France 2 le 8 novembre 2009 par Laurent Delahousse, et en présence du député Jean-François Copé, l’acteur François Cluzet, venu faire la promotion de ce film, a réclamé la libération du prisonnier franco-palestinien Salah Hamouri détenu en Israël pour « délit d'opinion ». Or, le terroriste Salah Hamouri a été légalement condamné pour avoir notamment tenté d’assassiner le grand rabbin Ovadia Yossef, et n'a jamais présenté le moindre mea culpa. François Cluzet n'a jamais présenté d'excuses pour s'être trompé et avoir terni l'image d'Israël. Le 7 décembre 2014, TF1 diffusera Intouchablesd' Eric Toledano et Olivier Nakache avec François Cluzet et Omar Sy.


Les journalistes aiment bien faire réagir des politiciens et des artistes sur  l’actualité de la semaine. C’est sur ce principe qu’est fondé le magazine 13 h 15 de France 2 diffusé le week-end, à l’heure du déjeuner souvent familial.

Ce dimanche 8 novembre 2009, le journaliste Laurent Delahousse accueillait Jean-François Copé, président du groupe UMP (Union pour un mouvement populaire) à l’Assemblée nationale et maire de Meaux, et l’acteur François Cluzet, venu assurer la promotion du film de Xavier Giannoli, A l’origine, où il campe un opportuniste arnaqueur.

Les contradictions d’un comédien
« J’étais plutôt soulagé parce qu’il s’agit d’un assassin, d’un type armé qui aurait pu encore tuer. Je préfère que cela soit lui qui soit mis hors d’état de nuire [plutôt] que n’importe quel innocent qui prendrait une balle perdue… [Le] transformer en héros cela me paraît tordre le cou d’une girafe », déclare François Cluzet. A propos de qui ? De Jacques Mesrine, un braqueur meurtrier tué à Paris en novembre 1979 et sujet d’un film dont la 2e partie s’intitule « Mesrine l’ennemi public n°1 » (2008).

Quel étonnement donc quand, quelques minutes plus tard, François Cluzet entonne un vibrant plaidoyer en faveur du terroriste Salah Hamouri : « Ce qui est très intéressant dans l’identité nationale en ce moment, c’est le cas d’un type qui s’appelle Salah Hamouri. Vous connaissez ce Salah Hamouri ? » Ses deux interlocuteurs surpris répondent par la négative.

Et François Cluzet de poursuivre, indigné, appuyant avec véhémence de son bras droit ses allégations : « C’est un Français qui est en prison, en Israël, pour délit d’opinion. Euh… Nicolas Sarkozy a dit : « J’irai chercher n’importe quel Français, quoi qu’il ait fait, où qu’il soit ». Or, Salah Hamouri depuis quatre ans, il est en prison, en Israël. C’est un Franco-palestinien. Il est Français de mère, Palestinien de père. Et il est en prison pour délit d’opinion simplement parce qu’il a dit qu’il était contre les colonisations et la poursuite de la colonisation [Nda : de territoires palestiniens]. Personne n’en parle ! C’est un Français. On parle d’identité nationale ! Ça fait quatre ans qu’il est en taule. Personne n’en parle ! [Nda : A Laurent Delahousse] Vous ne savez même pas qui c’est. Monsieur Copé non plus. Alors, d’ailleurs, de surcroît, il y a un comité de soutien pour ce Salah Hamouri, qui va, il faut le reconnaître bien évidemment, de l’UMP au NPA [Nda : Nouveau parti anticapitaliste]. Donc, c’est pas une histoire politique. C’est une histoire d’un de nos concitoyens qui est en taule dans un pays où apparemment on répond aux Français : « C’est notre affaire ».

François Delahousse assure : « Eh bien je vous garantis qu’on va essayer d’aller un peu plus loin et en tout cas s’y intéresser pour savoir… »

Sur un ton définitif, François Cluzet assène : « Il est en prison. Il faut le faire sortir ! »

Ces ENORMES mensonges diffamant et diabolisant Israël sont passés comme une lettre à la poste. Nul n’a répliqué : « Israël est une démocratie qui respecte la liberté d’expression. Ce que vous dîtes est invraisemblable, impossible ». Pour s’en convaincre, il suffit par exemple de voir ces Israéliens, juifs et Arabes, défiler librement en Israël dans des manifestations aux slogans hostiles à « la colonisation » sans être interpelés, ainsi que ces artistes et universitaires israéliens diffamer en toute impunité leur pays.

Oui, en plus des élucubrations infondées anti-israélennes du comédien, c’est ce silence qui est choquant et révèle l’ignorance de réalités basiques. Israël, ce n’est ni la Corée du Nord, ni Cuba, ni la Russie, ni la Syrie, ni la Libye, ni l'Iran. Ce n'est pas une dictature. C'est une démocratie. C'est un Etat de droit.

Salah Hamouri, condamné notamment pour complot terroriste
Quant à Salah Hamouri, il a été arrêté le 13 mars 2005 pour plusieurs raisons.

D’une part, ce terroriste était un leader du Front populaire de libération de la Palestine (PFLP), mouvement illégal en Israël, classé « organisation terroriste » par les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et le Canada, opposé à l’existence de l’Etat juif et ayant revendiqué l’assassinat de Rehavam Zeevi, ministre israélien du Tourisme, le 17 octobre 2001.

D’autre part, il complotait  avec deux complices l’assassinat en Israël du grand rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel d’un parti politique, le Shass. Salah Hamouri est « assez proche de Marwan Barghouti » selon sa mère Denise Hamouri. Il a reconnu les faits et plaidé coupable en 2008. Il a été condamné à sept ans de prison lors d’un procès équitable, juste et transparent par l’institution judiciaire d’une démocratie. Le consulat de France a suivi « l’ensemble de la procédure judiciaire et a assisté à toutes les audiences lors du procès ». Salah Hamouri n’a pas interjeté appel de sa condamnation. Il jouit de droits très nombreux dans la prison israélienne où il purge sa peine, notamment les droits de visite de sa famille, de son avocat, de la Croix-Rouge, de ses comités de soutien, de diplomates, etc.

De plus, son « cas est une préoccupation constante pour la France » écrit Cédric Goubet, chef du cabinet du Président de la République Nicolas Sarkozy.

Ainsi, Denise Hamouri a été reçue à l’Elysée et au Quai d'Orsay. Le 19 octobre 2011, le Président Nicolas Sarkozy a déclaré avoir demandé « avec insistance »  aux autorités israéliennes la libération de Salah Hamouri.

Elle a rencontré Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, lors de sa visite à Jérusalem le 17 février 2008 et avec Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, le 3 juin 2011 . Elle s’est entretenue avec Rama Yade, alors secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, le 16 juin 2008. François Zimeray, alors ambassadeur pour les Droits de l’homme, « a fait un point complet avec la famille de Salah Hamouri le 27 novembre 2008, à Jérusalem ».

Du 18 décembre 2007 au 30 septembre 2008, donc en une période d’environ neuf mois et demi, cinq députés – Patrick Braouezec (GDR [Nda : Gauche démocrate et républicaine, c’est-à-dire membres du Parti Communiste Français, des Verts, du Parti de gauche et divers gauche], Seine-Saint-Denis), Jean-Jacques Urvoas (SRC [Nda : Socialiste, radical, citoyen et divers gauche], Finistère), Marisol Touraine (SRC, Gard), William Dumas (SRC, Gard) et Danielle Bousquet (SRC, Côtes d’Armor) - ont déposé des questions écrites au ministère des Affaires étrangères concernant Salah Hamouri. Ce ministère leur a répondu rapidement en leur détaillant les nombreux efforts déployés par la France, en France et en Israël, en faveur de Salah Hamouri.

En 2009, le Président Nicolas Sarkozy et le ministre Bernard Kouchner ont réclamé un « geste de clémence » d’Israël, un allègement de la peine car Salah Hamouri aurait « de bonnes chances de réinsertion ».

Le Comité national de soutien à Salah Hamouri réunit des personnalités réclamant sa liberté : ambassadeur – Stéphane Hessel -, eurodéputés - Yannick Vaugrenard, Francis Wurtz -, sénateurs - Danielle Bidart-Reydet, Marie-France Beaufils, Marie-Christine Blandin, Nicole Borvo-Cohen-Seat, Alima Boumediene-Thiery, Monique Cerisier ben-Guiga, Catherine Tasca, Jean-Pierre Bel, Louis Mermaz, Jack Ralite -, députés - Marie-George Buffet, Jean-Louis Bianco, Patrick Braouezec, François Loncle, Christiane Taubira -, politiciens - Olivier Besancenot et Alain Krivine (NPA), Arlette Laguiller -, acteur – François Cluzet -, conseillers régionaux - Dominique Grador, Tarek Ben Hiba -, maires - Dominique Adenot, Jean François Debat -, anciens ministres - Jean-Claude Gayssot, Jack Lang -, syndicaliste - Didier Le Reste -, universitaires et directeur au CNRS - Nabil El Haggar, Jacques Lewkowicz, Philippe Meirieu, Edgar Morin -, écrivain - Henri Alleg -, directrice de publication - Clémentine Autain -, avocats - Antoine Comte, Corinne Zylbers -, professeur de médecine - Christophe Oberlin -, journalistes - Richard Labévière, Pierre Barbancey -, responsables musulmans - Mohamed Bechari, président de la Fédération nationale des musulmans de France, secrétaire général de la Conférence islamique européenne, Kamel Kabtane -, Hind Khoury, déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France, etc.

Quant au Comité de parrainage soutenant la libération de Salah Hamouri, il comprend 160 personnalités dont les sénateurs socialistes Bariza Khiari et Jean-Pierre Bel, Stéphane Hessel et Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France.

Les collectivités locales françaises ne sont pas en reste. Jugez plutôt.

En décembre 2008, le Conseil de Paris a adopté le vœu de l'exécutif parisien « annonçant une nouvelle intervention du Maire de Paris Bertrand Delanoë auprès du président Shimon Peres pour demander un aménagement de la peine de Salah Hamouri ». Ce Conseil de Paris, pratiquement vide, a adopté le vœu du député-maire Claude Goasguen (UMP) faisant l’otage franco-israélien Guilad Shalit citoyen d'honneur de Paris. Pierre Schapira, adjoint PS du Maire aux Relations internationales, a alors souligné que « la politique de la Ville a toujours été équilibrée et qu'il n'y avait pas deux poids, deux mesures ». Quand même : ont été mis à égalité un terroriste et un innocent, un prisonnier jugé légalement et un otage sans aucun droit, un acte politique et un geste symbolique.

Lors de l’été 2009, le Maire de Paris, Bertrand Delanoë a rencontré « la famille du soldat Shalit, mais aussi celle de Salah Hamouri ». Un parallèle injustifié entre deux situations distinctes.

Lors de son séjour en « Palestine »,  Bertrand Delanoë  a  rencontré le 28 novembre 2011 les parents de Salah Hamouri, « prisonnier franco-palestinien détenu en Israël depuis mars 2005 » selon les termes du communiqué de la Mairie de Paris. Il a estimé « extrêmement regrettable » que Salah Hamouri n'ait « pas retrouvé la liberté plus tôt ». Conformément au droit israélien, Salah Hamouri sera libéré au terme de sa peine, en mars 2012. En effet, il aurait pu bénéficier d'une libération anticipée si les prisons israéliennes souffraient de surpopulation carcérale. Or, la libération de 1 027 terroristes palestiniens en échange de la libération du jeune franco-israélien Guilad Shalit, otage à Gaza du Hamas, à l'automne 2011 a augmenté la superficie disponible pour chaque détenu dans les prisons israéliennes.

La municipalité de Grigny (Rhône), dont le maire est René Balme (Parti de Gauche), a attribué le 16 mai 2009 le titre de citoyen d'honneur à Salah Hamouri. Le 28 septembre 2009, le conseil général de l’Essonne (département francilien, au sud de Paris) a adopté un vœu pour exiger sa libération. « Après Ingrid Betancourt, nous attendons que vous alliez cherchez les otages français « où qu’ils se trouvent ». Salah Hamouri en fait partie, et je suis d’ailleurs disposé à vous y accompagner », écrit Madjid Messaoudene, conseiller municipal communiste de Saint-Denis [Nda : ville francilienne au Nord de Paris], au Président Nicolas Sarkozy, le 2 novembre 2009.

En outre, de nombreuses associations, dont le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), interviennent en faveur de Salah Hamouri.

Ajoutons que des médias importants, notamment Le Monde et Le Figaro, ont évoqué le cas de Salah Hamouri, et L’Humanité, quotidien communiste, lui consacre un dossier.

Ce descriptif de la mobilisation en faveur de Salah Hamouri est loin d'être exhaustif.

En juillet 2009, la commission israélienne au sein du ministère de la Justice a refusé la libération du détenu. En août 2009, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a suivi son avis.

En plus de montrer un non-respect de la vérité ou une grave ignorance, c’est la souveraineté d’un Etat de droit que menace François Cluzet : tout Etat a le droit « d’intervenir pour veiller, précisément, à ce que ses ressortissants, en dehors de son territoire, soient traités suivant les normes du droit international, mais toute immixtion dans le fonctionnement de la justice d’un autre Etat est interdite » (professeur David Ruzié).

Enfin, François Cluzet opère une distinction entre les êtres humains. Rappelons celle de Raymond Barre. Peu après l’attentat visant la synagogue rue Copernic (Paris), le 3 octobre 1980, Raymond Barre, alors Premier ministre, dénonçait « un attentat odieux qui voulait frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic ». Pour François Cluzet, la vie de « n’importe quel innocent » semble valoir mieux que celle d’un grand rabbin israélien qu'il occulte. Pourquoi ? Parce que cet être humain est Juif ? Parce qu’il est citoyen de l’Etat Juif ? Parce que Eretz Israël [Nda : la terre d'Israël] est un territoire « colonisé » par les Yaoud (Nda : Juifs en arabe) ?

La compassion sélective d’une « belle âme »
Dans sa lancée, comme s’il détenait la Vérité sur tout, François Cluzet réduit la politique à « une promotion personnelle » et à « l’électoralisme ». Jean-François Copé nie, et lui réplique : « Vous n’allez pas me dire que vous ne faites pas votre travail quand vous venez parler de votre film… »

Mais le comédien a bien préparé son coup. Théâtralement, il sort une photo en faveur de l’association Mécénat chirurgie cardiaque (MCC) et dit : « Voici pourquoi je suis venu… pour une opération magnifique ». Parce que son film ne le serait pas ?

« Ce n’est pas incompatible », glisse ironiquement Jean-François Copé.

Monsieur-Cluzet-au-grand-cœur fait alors la promotion du calendrier de l’association Mécénat chirurgie cardiaque (MCC) pour sauver « tous les enfants dans les pays pauvres qui ont des problèmes de cœur ». Sait-il que l’association Un cœur pour la paix agit en ce sens en particulier à l’égard d’enfants palestiniens opérés dans le service de cardiologie pédiatrique de l’hôpital israélien Hadassah de Jérusalem ?

Demeurent deux questions : pourquoi François Cluzet n’admet-il pas le droit de l’Etat d’Israël, une démocratie, à se protéger et à préserver la vie de ses citoyens ? L’acteur s’est pourtant exclamé à propos des procès, passé et futur, contre d’anciens Président de la République  et Premier ministre français, respectivement Jacques Chirac et Dominique de Villepin : « Cela prouve quand même que la démocratie est vivante ! Cela me paraît absolument indispensable ». Pourquoi François Cluzet ne s’émeut-il pas publiquement en faveur de son concitoyen, le jeune otage franco-israélien Juif Guilad Shalit, kidnappé en Israël par des terroristes palestiniens islamistes le 25 juin 2006 et détenu depuis illégalement par le Hamas ou ses sbires dans la bande de Gaza, sans visite de la Croix-Rouge internationale, sans visite de sa famille, sans visite de diplomates, sans visite de ses comités de soutien, etc. ?


Célérité du CSA
« Considérant qu’il s’agit d’une désinformation caractérisée et d’incitation à la haine », le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui saisit le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), « demande à la rédaction de France 2 et à Monsieur Delahousse de rétablir sans délai la vérité sur cette antenne et présenter les faits concernant le terroriste en question auquel le Président de la République française s’est intéressé, bien que Salah Hamouri ait déclaré ne rien regretter".

Et le BNVCA d'ajouter : "Conformément aux lois en vigueur" concernant les Français qui commettent « un crime à l’étranger, et notamment un acte terroriste, le BNVCA réitère sa demande aux ministres de l’Intérieur et de la Justice d’engager une procédure de déchéance de la nationalité française de Salah Hamouri pour les faits qui lui sont reprochés, si son cas entre dans le cadre de cette mesure ». Une demande déjà formulée le 14 août 2009.

Saisi par Sammy Ghozlan à propos de deux émissions partiales de France 2 sur Salah Hamouri, en novembre 2009, le CSA a répondu le 1er décembre 2009.

Le CSA a considéré que les propos de François Cluzet « n'étaient pas constitutifs d'une incitation à la haine ou à la violence. En les diffusant, France 2 n'a donc pas manqué à ses obligations en matière de déontologie et de maîtrise de l'antenne » et « qu'en diffusant, le 22 novembre 2009, un sujet complet sur Salah Hamouri, France 2 avait assuré la diversité des points de vue et l'honnêteté de l'information ». (publication sur le site Internet le 13 janvier 2010).

Comparons avec le silence du CSA dans l'affaire al-Dura et sa rapidité à l’égard de déclarations du journaliste Eric Zemmour, le 6 mars 2010, sur les contrôles au faciès, lors de l'émission Salut les terriens, présentée par Thierry Ardisson sur Canal + : «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Le lendemain, le dimanche 7 mars 2010, Rachid Arhab, président du groupe de travail "Déontologie des contenus audiovisuels" du CSA, a déclaré dans Médias le magazine présenté par Thomas Hughes sur France 5 : le CSA s'était saisi de ces propos « bien avant même la saisine par le MRAP [Nda : Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples] et par le Club Averroès ». Journaliste de France 2 qui l’a « mis en disponibilité » lors de sa nomination au CSA, ce conseiller a ajouté : « C'est une question que nous avons regardée de très près cette semaine, que nous allons continuer d'examiner". Et le 23 mars 2010, le CSA a sanctionné Canal + par une mise en demeure pour ces propos controversés d'Eric Zemmour.

Pas de mea culpa de François Cluzet
Devant la justice israélienne, Salah Hamouri avait reconnu, dans le cadre d’un « plaider coupable » sa culpabilité dans le complot visant à éliminer le rabbin Ovadia Yossef. Ce qu’avaient nié ses soutiens qui alléguaient une condamnation attentatoire à la liberté d’opinion ! Comme si fomenter un assassinat constituait une liberté publique. De plus, l’intention est un élément fondamental en droit pénal qui distingue le meurtre de l’assassinat.



Interviewés par une radio française Juive sur les déclarations controversées de cet acteur qui joue dans leur film Intouchables (2011), les deux réalisateurs Français Juifs, Olivier Nakache et Eric Toledano, apparemment gênés, avaient répondu de manière évasive en évoquant un malentendu sur ces allégations...

François Cluzet a utilisé sa présence sur France 2, chaîne ayant diffusé le reportage controversé sur al-Dura, dans le cadre de la promotion d'un film pour exprimer son engagement partial pour un terroriste.

Il aurait été intéressant qu'à l'hiver 2012, lors de la campagne de promotion américaine des Intouchables en vue du Golden Globe - film nommé dans la catégorie Meilleur film étranger -, et de l'Oscar - film choisi par le CNC pour représenter la France aux Oscar, dans la catégorie Meilleur film étranger -, des journalistes interrogent cet acteur et ces deux réalisateurs, "anciens directeurs du mouvement YANIV", sur ces allégations. Cette distinction est décernée par les journalistes de presse étrangère aux Etats-Unis. Elle a été remise le 13 janvier 2012 à Los Angeles.

Le blog JewishRefugees a publié l'article pertinent Must Jewish celebrities behave like Dhimmis? Il y a insisté sur l'engagement partial de François Cluzet qui n'a jamais présenté le moindre mea culpa pour ses allégations erronées et ternissant à tort l'image d'Israël.


27 octobre 2013 : François Cluzet a été l'invité de Vivement dimanche, émission de Michel Drucker sur France 2. Instrumentalisera-t-il l'émission à des fins politiques ? Il n'a pas fait son mea culpa sur son engagement en faveur de Salah Hamouri.

François Cluzet a été mis en examen le 17 janvier 2014, à Lyon, pour diffamation : en mars 2013, Michel Neyret, ex-commissaire lyonnais poursuivi pour corruption sans lien avec l'ancien convoyeur de fonds, a porté plainte contre cet acteur qui a dit au Progrès « Si Tony Musulin n'a plus rien à sa sortie, c'est que Michel Neyret aura piqué son butin ». Ce comédien a contesté les faits reprochés. 

Il a présidé la 39e cérémonie des César le 28 février 2014, au théâtre du Chatelet.

  
Articles sur ce blog concernant :
Affaire al-Dura/Israël
Chrétiens
Culture
France
Il ou elle a dit...
Judaïsme/Juifs
Monde arabe/Islam
notamment :
France 2 n’établit pas toute la vérité sur le terroriste Salah Hamouri (2/3)
Mobilisation pour le terroriste Salah Hamouri au Conseil régional d’Ile-de-France (3/3)
Shoah (Holocaust)

Article publié le 8 novembre 2009 et modifié pour la dernière fois le 16 octobre 2012. Il a été republié le :
- 29 novembre 2011 à l'occasion du séjour de Bertrand Delanoë, Maire de Paris, en « Palestine » où il a rencontré le 28 novembre 2011 les parents de Salah Hamouri, « prisonnier franco-palestinien détenu en Israël depuis mars 2005 » selon les termes du communiqué de la Mairie de Paris ;
- 1er juin 2012 alors que René Balme, maire de Grigny, antisioniste revendiqué, est investi par le Front de Gauche à l'élection législative. Ce soutien de Salah Hamouri est "fondateur et administrateur du site Oulala.net qui soutient les thèses conspirationnistes" et qui invite "à regarder le premier film" de Dieudonné, L'antisémite" ;
- 13 décembre 2012 alors que le film Intouchables (2011) d'Olivier Nakache et d'Eric Toledano est nommé dans la catégorie Meilleur film étranger des Golden Globes. Cette distinction est décernée par les journalistes de presse étrangère aux Etats-Unis. Elle a été remise le 13 janvier 2012 à Los Angeles. Ce film a été choisi par le CNC pour représenter la France aux Oscar, dans la catégorie Meilleur film étranger ;
- 27 octobre 2013 : François Cluzet est l'invité de Vivement dimanche, émission de Michel Drucker sur France 2. Instrumentalisera-t-il l'émission à des fins politiques ? Il n'a pas fait son mea culpa sur son engagement en faveur de Salah Hamouri ?
- 22 janvier et 1er octobre 2014.

13 commentaires:

  1. C'est bien beau tout ce que vous racontez là, mais ça reste un français n'en vous deplaise. Il faut le recuperer, Sarkozy adore ça recuperer des ressortissants, qu'il le fasse. C'est la premiere fois que j'entends parler de ce gars à la television et c'est cette verité qu'il faut retablir. J'aimerais beaucoup que vous parliez de ce jeune Franco-Israelien qui a poignardé un policier en France et qui a tué de 24 coups de couteau un taxi arabe en Israel : il est dans un asile aujourd'hui apres jugement et il va meme peut etre revenir en France. Je crois qu'il y en a assez du deux poids deux mesures. Vous vous pretendez journaliste, cessez d'etre subjective et partial, faites simplement votre metier.

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  2. J'ai vu l'émission et je peux vous affirmer que François Cluzet ne devait pas être dans son état normal, ou alors il faut le faire soigner: soit il était shooté soit c'est un illuminé qu'il faut faire hospitaliser.
    Ce que je ne comprend pas c'est pourquoi Israel n'a pas encore mis en plece une entité qui porte plainte pour diffamation contre tous les abrutis (et Cluzet comme bien d'autres en fait partie) qui lancent des accusations infondées en se basant sur le principe :calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose.

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  3. ridicule cet article!!!
    merci Mike pour le commentaire

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  4. C'est toujours
    pareil
    Le juif bouc émissaire ,maintenant Israel

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  5. j'ai vu l'émission et j'étais scandalisée, mais bien sûr plus le mensonge est gros plus il passe bien , je crois que la seule façon d'agir est d'envoyer un message à F 2 pour exiger qu'ils rectifient

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  6. bonjour madame
    pourquoi réduire le conflit israélo-arabes à la religion. pour moi c'est un problème politique.
    pour l'affaire du jeune franco-palestinien. peut de gens sont au courant des faits qui lui sont reprochés. heureusement que Francois cluzet ose médiatiser cette affaire.

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  7. Une seule question:
    Si comme vous l'affirmez "Ce descriptif de la mobilisation en faveur de Salah Hamouri est loin d'être exhaustif. " , pourquoi ni M.Coppé , ni M.Delahousse ne connaissent Salah Hammouri ?

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  8. magnifique article, tres professionnel, contrairement aux commentaires de qques anes hi-hon

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  9. Merci pour l'article assez précis pour que chacun se renseigne et se fasse son opinion.
    Une toute petite erreur toutefois,
    dans "A l’origine" il ne campe pas du tout un opportuniste arnaqueur mais un personnage à la psychologie complexe, menteur pathologique, solitaire et vagabond qui va par un concours de circonstance être en capacité de réactiver un chantier de construction d'autoroute.
    Des dizaines de personnes vont y croire.
    Cette histoire et ce personnage ont réellement existés.

    Oui, Cluzet est allumé et c'est un acteur qui sait magnifiquement utiliser sa violence dans ses rôles. En dehors de ça il n'a aucune compétence particulière. Il a le droit de parler, mais bien sûr, en public, c'est le travail du journaliste de corriger ses erreurs.

    Et quand ils ne le font pas c'est à chacun d'apporter sa pierre à l'édifice de la vérité.
    Merci donc.

    M.

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  10. Anonyme 1 juin 2012

    Cluzet est acteur et profite,comme beaucoup, de sa célébrité pour se mêler de choses qu'il ne connaît pas vraiment.C'est une manière de faire "sa pub"!De quoi je me mêle!Je regrette bien avoir été voir son film "Intouchables" et avoir apporté ainsi une voix à son succés!Acteur il est,et doit laisser les politiques et les journalistes faire leur travail.Lui n'est pas à la hauteur pour en parler surtout sans connaître le sujet et rapporter des mensonges qui alimentent l'antisémitisme.Monsieur " l'Intouchable",vous ne l'êtes pas autaunt que vous le croyez!

    A bon entendeur,salut!
    M.

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  11. ce terroriste a tenté d'assassiner un rabbin et a été emprisonné à juste titre..il est aussi coupable que les terroristes qui lancent les roquettes au hasard sur les villes d'Israël . Que diriez-vous si votre voisin lançait des parpaings au hasard dans le jardin où jouent vos enfants ? que feriez-Vous ? accepteriez-vous de voir un de vos enfants la tête éclatée ? que salah Hamouri reste là où il est !!! et qu'Isarël continuent d'éliminer ces poisons de l'humanité ...

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  12. Fouiller dans le passé de l'acteur pour montrer les limites de sa bonté, ce n'est plus du journalisme, mais le travail d'un procureur !
    Article malsain, qui devrait en rester aux faits et rappeler simplement ce qu'a omis de préciser Mr Cluzet, au lieu d'orienter les propos et les faits de manière si subjective !

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  13. Pourquoi n'indiquez-vous pas votre prénom et votre nom ? C'est malsain de cacher son identité.
    Vous ne citez aucun passage de mon article dans lequel j'aurais "fouillé dans le passé de l'acteur".
    J'ai largement donné la parole à François Cluzet qui a agi non pas comme acteur, mais comme militant ignorant ou/et procureur d'Israël.
    En quoi l'article serait-il "malsain" ? En quoi aurais-je orienté les "faits de manière si subjective" ? Vous n'argumentez pas, vous ne donnez aucun exemple à l'appui de vos allégations.
    Mon article est factuel, et vous n'avez aucun argument contre mes arguments.
    J'ai rappelé une partie des faits volontairement occultés par François Cluzet.

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