Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 23 novembre 2010

Mes interviews par Radio J et par Radio Chalom Nitsan (podcast)


Radio J diffusera le mercredi 24 novembre 2010, vers 7 h 40 et 14 h 15, ainsi que le samedi 27 novembre,  mon interview de dix minutes par Michel Zerbib, directeur de l'information de cette radio juive francilienne.

Radio J couvre le procès en appel du gang des Barbares.

Radio Chalom Nitsan m'interviewera le jeudi 25 novembre vers 13 h sur ces deux faits et sur l'adoption récente de résolutions anti-israéliennes par l'UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture).

Mon interview (environ 25 minutes) notamment par José Gimenez, lors de l'émission Israël d'hier et d'aujourd'hui de Radio Chalom Nitsan peut être écoutée sur le site de la radio pendant une semaine.

mardi 2 novembre 2010

Affaire al-Dura : les rushes de France 2 en exclusivité sur Youtube


Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2009, sauf un, ont disparu de son site Internet.
Parmi ces très nombreux articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.
 
Des rushes de France 2 en exclusivité et la vidéo de son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin, présentés à la Cour d’appel de Paris en 2008 dans le cadre de l’affaire al-Dura sont désormais visibles sur Internet. A ne surtout pas manquer !


Enfin, les fameux rushes de France 2 sur l’incident al-Dura sont enfin visibles par le plus grand nombre !

Une longue rétention des rushes
Le 30 septembre 2000, le JT de 20 h de France 2 a présenté un reportage de Charles Enderlin, son correspondant à Jérusalem, sur des images de son cameraman palestinien Talal Abu Rahma au carrefour de Netzarim (bande de Gaza).

Charles Enderlin y disait en voix off : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus de la position israélienne. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».

Le 3 octobre 2000, Talal Abu Rahma a affirmé sous serment avoir filmé 27 minutes sur l’incident al-Dura .

L’image du « petit Mohamed » devient l’icône de l’Intifada II.

Ce reportage suscite des doutes, et des enquêtes dès 2000 de Nahum Shahaf, physicien israélien, de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de l’agence de presse Mena (Metula News Agency). Au sein de la Ména, Gérard Huber, psychanalyste, et Luc Rosenzweig, journaliste, poursuivent leurs investigations. Nahum Shahaf et la Ména contestent l'authenticité des faits allégués dans ce reportage, et concluent, au terme de leurs démonstrations, à la mise en scène.

Dans son documentaire Trois balles et un enfant mort. Qui a tué Mohamed al-Dura ? diffusé en 2002 par ARD, Esther Schapira, documentariste allemande, soutient que l'enfant serait mort vraisemblablement par des balles palestiniennes. 

C'est Richard Landes, historien américain, qui parvient à interviewer Charles Enderlin, et forge le néologisme Pallywood pour désigner l'industrie audiovisuelle palestinienne de propagande

La polémique sur ce reportage controversé est alimentée par le long refus de France 2 de rendre publics les rushes du reportage, et les versions successives de Talal Abu Rahma qui, le 3 octobre 2000, affirme sous serment, au Centre palestinien des droits de l’homme : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne », puis se rétracte le 30 septembre 2002, soit deux ans plus tard, dans un fax adressé à France 2 Jérusalem : « Je n’ai jamais dit à l’Organisation palestinienne des droits de l’homme à Gaza que les soldats israéliens avaient tué intentionnellement et en connaissance de cause Mohamed al-Dura et blessé son père ».

Dans deux textes électroniques de novembre 2004, Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings, qualifie en particulier d’« imposture médiatique », de « faux reportage », « pure fiction » et « supercherie » ce reportage controversé et exhorte aux licenciements de Charles Enderlin et d’Arlette Chabot, alors directrice de l’information de France 2.

Ceux-ci portent plainte contre lui pour diffamation.
Talal Abu Rahma a filmé en octobre 2004 des cicatrices de Jamal al-Dura, à son domicile gazaoui. France 2 a diffusé ce film lors d’une conférence de presse peu après.
Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées en France et en Israël dans l’affaire al-Dura.

Condamné le 19 octobre 2006 par le Tribunal de Grande instance de Paris, Philippe Karsenty interjette appel.
18 minutes de rushes avec des incohérences et des invraisemblances
En sept ans (2000-2007), seuls quelques happy few – les journalistes Luc Rosenzweig, Denis Jeambar et Daniel Leconte, et l’historien Richard Landes - avaient pu voir les rushes de France 2.

En 2007, Philippe Karsenty a réitéré sa demande devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris. La présidente de cette chambre, Laurence Trébucq, en a ordonné la production à France 2 et à Charles Enderlin . Ceux-ci ont accepté de remettre à la Cour ces rushes si attendus .

Lors de l’audience devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris du 14 novembre 2007, ont été visionnés 18 minutes, et non 27 minutes, de rushes de France 2 .

Lors de l’audience du 27 février 2008 ont été visionnés un document Power Point élaboré par Philippe Karsenty et listant les incohérences du reportage controversé ainsi qu’une vidéo de Charles Enderlin et de France 2.

Après avoir demandé par un arrêt du 3 octobre 2007 les rushes du reportage à France 2 et les avoir visionnés, la Cour d’appel de Paris relaxe Philippe Karsenty, le 21 mai 2008, dans un arrêt tançant sévèrement les intimés.

18 minutes de rushes en exclusivité
Il est désormais possible pour ceux intéressés par l’affaire al-Dura et qui souhaitent se faire leur opinion sur cette affaire cruciale de visionner ces documents audiovisuels sur Internet.

En exclusivité, Alfred Dreyfus présente ces 18 minutes de rushes en deux parties sur Youtube - la première partie et la  seconde partie -, et Philippe Karsenty en une partie sur Viméo à visionner avec attention.
Ceux qui manquent de temps peuvent voir les 10 secondes après l’image sur laquelle Charles Enderlin annonçait l’enfant palestinien mort. On y voit cet enfant « décédé » soulever le coude pour voir la caméra, et maintenir ses jambes au-dessus du sol.
Sur son blog, Charles Enderlin présente la vidéo de France 2 montrée lors de l’audience du 27 février 2008.

Bon visionnage !

L’arrêt de la Cour d’appel de Paris sera rendu le 21 mai 2008.


A lire sur le blog :

Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2

La justice française se prononcera sur les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura »

La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura

France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura à la Cour d’appel de Paris

Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 !

Interview de l'historien Richard Landes sur l'affaire al-Dura

Interview du psychanalyste Gérard Huber sur l’affaire al-Dura

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

Un expert balistique estime « sérieuse » la possibilité d’une « mise en scène » de la « mort » de « Mohamed » al-Dura

France 2 et Charles Enderlin n’expliquent pas à la Cour d’appel de Paris les incohérences et contradictions relatives à l’incident al-Dura

Pas d’antisémitisme en France ?

Le sénateur Jean-Pierre Plancade a interpellé Rémy Pflimlin, futur président de France Télévisions, sur l’affaire al-Dura


Pour en savoir plus :
Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène, Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6

Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI

Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans Debriefing, Desinfos et l’UPJF

Dossiers sur l'affaire al-Dura par :

- CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)

- HonestReporting

- Media-Ratings

- la Ména

- Richard Landes : http://www.seconddraft.org/movies.php et http://www.theaugeanstables.com/
Articles dans Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)

mercredi 22 septembre 2010

Un expert balistique estime « sérieuse » la possibilité d’une « mise en scène » de la « mort » de « Mohamed » al-Dura


Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2009, sauf un, ont disparu de son site Internet.
Parmi ces très nombreux articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.

« Si Jamal et Mohamed al-Dura ont été atteints par balles [le 30 septembre 2000 dans la bande de Gaza], les tirs ne pouvaient techniquement pas provenir du poste israélien, mais seulement du poste palestinien PITA, ou de tireurs placés dans le même axe. Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est donc sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ».

Telles sont les conclusions accablantes du rapport récent d’un expert balistique près de la Cour d’appel de Paris.

Un rapport cité devant la 11e chambre de cette Cour, le 27 février 2008, par l’appelant Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings. Une étude probante, non contredite par les intimés et qui ruine les allégations de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, en accréditant les thèses de Philippe Karsenty. Détails en exclusivité.

Comme disent les enfants, France 2, sa directrice de l’information Arlette Chabot, Charles Enderlin et son cameraman palestinien auteur des images controversées, Talal Abou Rahma ont tout faux.

Réfutant l’assertion originelle de Talal Abou Rahma (1), l’accusation constante de Charles Enderlin visant Tsahal (2), et les on-ne-sait-pas-l’origine-des-tirs d’Arlette Chabot (3), une partie essentielle de la vérité dans l’affaire al-Dura est prouvée grâce au rapport Examen technique et balistique d’un expert en armes et munitions hautement qualifié : expert près de la Cour d’appel de Paris et agréé par la Cour de cassation.

Me Patrick Maisonneuve, avocat de Philippe Karsenty, a demandé que, « dans le respect du contradictoire », cet expert témoin soit cité afin qu’il réponde aux questions de la Cour et des avocats et que son rapport soit discuté.

Mes Bénédicte Amblard et Francis Szpiner, avocats de France 2 et de son correspondant en Israël Charles Enderlin, ne veulent pas cette comparution. Me Francis Szpiner insiste sur « la nullité totale de ce rapport qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Des gens, postérieurement aux affirmations de M. Karsenty, viennent confirmer ce qu’il a dit… » Il relève les guillemets pour désigner la mort de Mohamed al-Dura et les blessures de Jamal al-Dura. « On n’a pas d’a priori », persifle-t-il.

Pourtant la défense des parties civiles a volontiers cité des témoignages censés prouver l’animosité personnelle de Philippe Karsenty à l’égard de Charles Enderlin et qui sont postérieurs aux déclarations du prévenu…

Et si, dans sa plaidoirie, Me Francis Szpiner a ironisé sur l’expression « possibilité sérieuse », il ne tenait qu’à lui d’interroger cet expert pour en connaître l’exacte signification.

Suivant l’avis de l’avocat général, Antoine Bartoli, qui ne « voit aucun intérêt à entendre cet expert, compte tenu de la communication de son rapport », la Cour rejette la demande d’audition de ce témoin.
Des mises en scène

La mission confiée par Philippe Karsenty à cet expert : « déterminer si la « mort » de l’enfant Mohamed [al-Dura] et les « blessures » subies par son père Jamal ont pu techniquement se produire dans les conditions indiquées dans le reportage de France 2 ».

Etayé de figures, de photos, d’images et de cartes, ce rapport en date du 19 février 2008 comprend 90 pages.

Il résulte de l’étude des images de France 2 et des agences de presse - France 2, Associated Press, Reuters, BBC - disponibles « dans les mois ayant suivi l’incident du 30 septembre 2000 ». L’expert a aussi « effectué des recherches concernant les armes utilisées à l’époque des faits et effectué des essais de tir ».

Séquence après séquence, il dissèque les images du reportage de France 2 d’une durée de 57 secondes, et il décrit le contexte général en se fondant sur des cartes et des images.

En un style direct, clair et simple, par un raisonnement empreint de savoir technique, de logique et de bon sens, il liste les invraisemblances : simulation de blessures par plusieurs Palestiniens emportés par des ambulances, absence de sang sur les vêtements des al-Dura, sur le mur derrière eux et sur le sol, chiffon rouge déplacé par le petit Mohamed al-Dura censé avoir été blessé mortellement afin de visualiser une blessure sanglante, etc.

L’expert est surpris que « seul le reporter de France 2 a filmé l’épisode de la « mort » de l’enfant, alors que de nombreux autres cameramen étaient présents sur les lieux. Il est difficile de comprendre pourquoi, en pleine action, le caméraman de l’agence Reuters et un journaliste viennent se placer juste à côté de l’enfant. En effet, si les Israéliens tirent effectivement à ce moment-là, les deux reporteurs ne sont pas protégés par le baril et risquent donc d’être atteints à tout moment ».

L’auteur de cette étude présente les armes pouvant avoir été utilisées par les protagonistes : fusils d’assaut américains de type M 16 ou l’un de ses dérivés pour les soldats israéliens et fusils d’assaut de type Kalashnikov pour les tireurs palestiniens.

Au fil du reportage de France 2, il recense les traces sur le mur derrière les al-Dura pouvant être des impacts de projectiles. Il analyse leur origine et les angles de tir possibles : en oblique à partir du poste israélien (angle de tirs de 35° par rapport au mur), perpendiculairement à partir de la position palestinienne (angle de 90° par rapport au mur).

Après avoir procédé à des essais balistiques sur des parpaings comparables à ceux qui constituent ce mur, il exonère Tsahal de la responsabilité des impacts de projectiles sur ce mur, et en impute la responsabilité aux Palestiniens.

Cinglant, il conclut : « Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ». Au vu des solides arguments précédents, cette possibilité sérieuse est un euphémisme.

Telle est aussi la conclusion de Philippe Karsenty condamné en 2006, en première instance, pour diffamation à l’égard de France 2 et de son correspondant en Israël, Charles Enderlin, pour avoir évoqué des « scènes jouées », un « faux reportage » et une « imposture médiatique ».


EXTRAITS DU RAPPORT DE L’EXPERT EN BALISTIQUE


LE CONTEXTE GENERAL

« Des manifestants, en grande majorité des jeunes gens et des enfants, jettent des pierres sur le poste israélien. L’ambiance générale est bon enfant, des gens se promènent tranquillement et des véhicules circulent sur la route de Gaza. Des jeunes et un homme près d’une jeep semblent blessés, mais il s’agit de simulations, dans plusieurs cas identifiés ».


LE REPORTAGE DE FRANCE 2

« Selon le plan qui semble à l’échelle, le mirador israélien est situé à environ 80 mètres et le cameraman de France 2 à une dizaine de mètres du père et de l’enfant.

Un coup de feu atteint le mur, au-dessus de Jamal et de Mohammed [al-Dura]. Au total, huit impacts sont présents sur ce mur, après que le fils [al-Dura] soit allongé et immobile, et un impact non traversant sur le baril. La séquence correspondant [à] l’instant [où] Mohamed a été éventuellement blessé est floue. De nombreux éléments sont de nature à mettre en doute que le père et le fils ont été atteints par des projectiles.

Selon les déclarations, Mohamed a été blessé au genou droit et au ventre, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. Bien que Talal Abou Rahma déclare que l’enfant a saigné pendant dix à quinze minutes, aucune trace de sang n’est visible sur le sol.

Jamal aurait été touché au bras droit, au ventre et aux membres inférieurs, alors qu’aucune trace d’impact ou de sang n’est visible sur ses vêtements. De plus, l’emplacement des « blessures » était masqué soit par le baril, soit par le corps de son fils, qui étaient en écran entre les tireurs et lui. Il n’a donc pas pu être atteint dans les conditions décrites par France 2.

Talal Abou Rahma déclare que des tirs ont été dirigés sur Jamal et Mohamed al-Dura pendant au minimum quarante minutes. Si tel avait été le cas, et en supposant qu’un seul tireur ait concentré ses coups de feu dans leur direction pendant tout ce temps, ce n’est pas huit impacts qui auraient été constatés sur le mur, mais au minimum deux mille ».


L’ORIGINE DES TRACES SUR LE MUR POUVANT ETRE DES IMPACTS DE PROJECTILES

« De nombreux coups de feu sont audibles tout au long des reportages, sans qu’il soit possible d’en définir l’origine. Plusieurs palestiniens sont filmés alors qu’ils tirent, certains même en l’air. Par contre, aucun tir provenant du mirador israélien n’est visible pendant toute la séquence.

Le poste de police israélien est situé à quatre-vingts mètres de l’endroit où Jamal et Mohamed al-Dura sont réfugiés. En fonction du plan qui nous a été fourni, l’angle de tir est de l’ordre de 36° par rapport au mur situé derrière eux. Dans cette situation, le père et l’enfant n’ont pas pu être atteints par les Israéliens.

Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.

Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.

Les armes utilisées sont des fusils d’assaut, capables de tirer par rafales et dont la cadence de tir est de six cents à huit cents coups à la minute. En supposant même qu’un seul tireur ait tiré 50 coups à la minute, le nombre de coups de feu sur une durée de 40 minutes aurait été de DEUX MILLE, alors que huit impacts seulement sont visibles sur le mur et un sur le baril. Il est donc impossible que des tirs, concentrés sur la zone où se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura pendant plusieurs dizaines de minutes, comme le déclare le cameraman de France 2, aient pu provoquer si peu d’impacts sur le mur devant lequel ils se trouvaient.

Les impacts produits par l’utilisation des deux armes Colt M 16 et Kalashnikov sont de forme pratiquement circulaire dans le cas des essais réalisés perpendiculairement au plan de la cible et ils sont de forme ovalaire à grand axe horizontal lorsque les tirs sont effectués selon un angle de 35° par rapport à la cible. Les orifices relevés dans le mur devant lequel se trouvaient Jamal et Mohamed al-Dura sont soit de forme circulaire, soit de forme ovalaire à grand axe vertical, ce qui correspond à des coups de feu tirés soit perpendiculairement au plan de la cible, soit plus ou moins de haut en bas ou de bas en haut. Ces traces sont incompatibles avec des tirs pouvant provenir de droite à gauche ou de gauche à droite ».


LES « BLESSURES » DES AL-DURA

« Après sa blessure, l’enfant s’allonge sur les genoux de son père. Sa main droite couvre son visage. Deux mouvements sont nettement visibles sur le document de la BBC couvrant les dix secondes postérieures à la « mort » annoncée par France 2.

Il soulève la main, lève le bras et regarde en direction de la caméra, ce qui prouve qu’il n’est pas mort. Il soulève également sa jambe droite, ce qui est impossible s’il a été atteint au genou, mais également s’il a été touché gravement au ventre.

Une blessure par arme de guerre à l’abdomen, produit une importante hémorragie, et par conséquent, un épanchement sanguin conséquent et immédiat…Si la blessure au ventre avait été transfixiante comme le déclare un médecin, des projections de sang et de chair seraient visibles sur le mur, ce qui n’apparaît pas sur les photographies de la BBC couvrant les dix secondes qui suivent le reportage de France.

La présence d’un cameraman de l’agence Reuters et d’un autre journaliste aux côtés de Mohamed est inexplicable, car ces deux reporters ne sont pas couverts par le baril et peuvent donc être blessés ou tués à tout moment.

Les images de Jamal al-Dura prises à l’hôpital montrent des bandages au bras et à l’avant-bras droit, au côté droit de l’abdomen, à la cuisse droite ainsi qu’aux deux jambes. Compte tenu de la position que la victime occupait, il n’a pas pu être touché en tous ces points du corps lorsqu’il se trouvait derrière le baril, d’autant plus que son corps était partiellement masqué par celui de son fils. Par conséquent, si ces blessures sont réelles, elles n’ont pas pu se produire dans les circonstances relatées par France 2.

Dans l’hypothèse où les coups de feu proviennent du poste israélien, et en tenant compte de l’angle de tir possible, seuls les membres inférieurs pouvaient éventuellement être atteints, car les autres parties du corps étaient abritées derrière le baril, qui, par ailleurs, ne présente pas de trace d’impact conforme aux blessures.

Si les tirs ont été effectués depuis le poste palestinien « Pita » qui se trouve face au mur devant lequel sont réfugiés Jamal et Mohamed al-Dura, ou par des militaires situés dans le même axe, aucun obstacle ne s’oppose entre les tireurs et les victimes. [Celles-ci] peuvent donc effectivement être atteintes facilement par des militaires entraînés. Notons que le cameraman Talal Abou Rhama a déclaré que les tirs venaient de DERRIERE LUI, ce qui correspond à la position palestinienne, alors que le poste israélien se trouve très nettement sur sa droite et légèrement en arrière de lui.

Si Mohamed et Jamal al-Dura, à l’abri derrière le baril, ne pouvaient pas être atteints par les Israéliens, ils n’auraient pu être touchés que par des tirs provenant du poste « Pita » tenu par les Palestiniens, ou par des militaires placés dans le même axe.

Il est incontestable qu’au moins un projectile a touché le mur devant lequel se trouvaient le père et le fils, puisque ce tir est visible sur le film de France 2. Cependant, ce tir correspond à un coup de feu tiré perpendiculairement au mur et ne peut provenir que du poste palestinien « Pita », ou de tireurs isolés situés dans le même axe que ce dernier.

Les autres impacts sur le mur peuvent provenir de tirs effectués alors que Jamal et Mohamed al-Dura ne se trouvaient pas derrière le baril, puisque les coups de feu n’ont pas été filmés.

Aucun élément objectif ne nous permet de conclure que l’enfant a été tué et son père blessé dans les conditions qui ressortent du reportage de France 2. Il est sérieusement possible qu’il s’agisse d’une mise en scène ».


(1) Talal Abu Rahma a affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne ». Il s’est rétracté le 30 septembre 2002

(2) Dans son reportage au JT de France 2 du 30 septembre 2000, Charles Enderlin disait en voix off : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».

(3) Le 18 novembre 2004, embarrassée par l’affaire al-Dura, France 2 organisait une conférence de presse pour expliquer sa position. Arlette Chabot assénait qu’on ignorait l’origine des tirs incriminés. En décembre 2004, elle indiquait sur Radio J qu’on ne pouvait pas dire à 100% d’où venaient ces tirs.

Photos et cartes : © DR

Légendes des photos de haut en bas :

Image de Mohamed al-Dura, levant le coude et regardant la caméra, après que Charles Enderlin l’a déclaré mort sur les images précédentes.

Image de Mohamed al-Dura déclaré mort par Charles Enderlin.

Un cycliste passe paisiblement.

Carte du carrefour de Netzarim

Jamal al-Dura hospitalisé, avec des blessures au bras droit.

Impacts derrière les al-Dura.

Jamal al-Dura hospitalisé, avec des blessures aux deux jambes


A lire sur le blog :
Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2

La justice française se prononcera sur les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura »

La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura

France 2 a accepté de remettre ses rushes de l’incident al-Dura à la Cour d’appel de Paris

Mohamed al-Dura est vivant à la fin des rushes de France 2 !

Interview de l'historien Richard Landes sur l'affaire al-Dura

Interview du psychanalyste Gérard Huber sur l’affaire al-Dura

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

Pas d’antisémitisme en France ?

Le sénateur Jean-Pierre Plancade a interpellé Rémy Pflimlin, futur président de France Télévisions, sur l’affaire al-Dura


Pour en savoir plus :

Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène. Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6

Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI

Revues de presse sur l'affaire al-Dura dans Debriefing, Desinfos et l’UPJF

Dossiers sur l'affaire al-Dura par :
- CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
- HonestReporting
- Media-Ratings
- la Mena
- Richard Landes : http://www.seconddraft.org/movies.php et http://www.theaugeanstables.com/

Articles dans Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad

Le colloque Le mythe du meurtre rituel, d’hier à aujourd’hui (18 novembre 2008) a été organisé à l’initiative du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU)

samedi 11 septembre 2010

Charles Enderlin poursuit un chrétien ami d’Israël dans l’affaire al-Dura

Le 8 janvier 2008, la XVIIe chambre du Tribunal de grande instance de Paris a entendu Nicolas Ciarapica, directeur de publication du site Internet Blogdei/Bethel. Celui-ci, protestant évangélique ami d’Israël, est poursuivi par le journaliste Charles Enderlin, pour diffamation raciale en raison de la mise en ligne d’un article de Stéphane Juffa, rédacteur en chef de la Metula News Agency (Mena), évoquant, en 2006, notamment l'affaire al-Dura. Une audience marquée par un « incident ».


C’est un « article très long dont on n’a que la 2e partie, vive critique du traitement des médias et intellectuels français du conflit entre les Israéliens et les Palestiniens », résume Nicolas Bonnal, président de cette chambre spécialisée dans le droit de la presse, au prévenu, Nicolas Ciarapica.

Celui-ci y comparaît pour avoir mis en ligne le 24 février 2006 la 2e partie de l’article Le grand ras-le-bol des Français juifs écrit par Stéphane Juffa, rédacteur en chef de l'agence de presse israélienne Metula News Agency et en date du 23 février 2006.

Il est poursuivi pour diffamation raciale par Charles Enderlin, correspondant de France 2 en Israël, qui vise dans sa plainte du 15 mars 2006 trois passages dudit texte.

L’auteur dudit article y dénonce la politique arabe de la France : « Il s’agissait, au début, de prendre ses distances avec le petit Etat hébreu et de se rapprocher de la grande sphère arabo-musulmane. Cela a pris du temps mais ça a fini par fonctionner, et par s’auto régénérer, jusqu’à rendre la vie des Juifs invivable dans l’Hexagone ».

Puis, Stéphane Juffa classe les juifs en quatre catégories. Ceux qui figurent dans la 3e catégorie « sont les plus lâches, mélange de haine de soi et de leurs origines ; ils devancent l’autocritique que l’on attend d’eux, n’hésitant pas à imputer à leurs frères des meurtres rituels de leur invention, tout droit sortis des cabales tsaristes ou de la propagande nazie. C’est le viol systématique des jeunes filles palestiniennes, pour Sara Daniel, par les soldats de Tsahal, dans le but de les faire exécuter par leurs familles. Le sadisme atavique et la propension à massacrer les plus faibles, les non-juifs, pour Edgar Morin-Nahum. L’espionite et la disposition à la traîtrise, une réécriture modernisée des reproches faits à Alfred Dreyfus, pour Sylvain Cypel. Le complot de l’Internationale juive, pour Dominique Vidal, renaissant de ses cendres chaque fois que l’antisémitisme a besoin d’arguments, et, enfin, l’assassinat sadique des enfants non juifs par Charles Enderlin, véritable pyromane de guerre ».

Me David Dassa-Le Deist, avocat du prévenu, soulève des irrégularités : la prescription, puis des nullités liées notamment à l’incertitude sur les propos poursuivis et sur le fondement juridique de la plainte.

Des arguments qui ne convainquent pas Alexandre Aubert, Procureur de la République.

Après une pause, le tribunal joint les incidents au fond.

Une « polémique médiatique intense »

Nicolas Ciarapica est « un chrétien évangélique (1), directeur de publication de deux sites Internet, Blogdei et Bethel, ayant la même adresse ». Sa profession : responsable du développement d’une entreprise d’insertion.

« Ces sites sont-ils liés à une association ? », interroge le président.

« Non », répond Nicolas Ciarapica.

« Quel but poursuivez-vous ? », s’enquiert le président.

« J’essaie de [mettre en ligne des articles] qui intéressent la communauté protestante évangélique. Comme beaucoup de mes coreligionnaires, nous regardons Israël… A chaque fois que les juifs sont accusés, c’est que la société va mal. Le Français moyen voit la télévision, c’est toujours pareil. Il ne voit jamais un sujet sur les juifs en ayant de l’empathie pour eux. Ceci me heurte. Nous essayons de faire de la réinformation, de présenter un autre son de cloche. Nous avons cherché d’autres sources d’information. On a trouvé la Mena. Metula se trouve en face des camps du Hezbollah », explicite le prévenu.

Il a « voulu informer [ses] lecteurs. L’article est parfois excessif. Chacun s’envoie des noms d’oiseaux. J’ai enlevé l’article dès que j’ai vu qu’il pouvait causer un trouble. Le 13 octobre 2006, la page n’était plus accessible. J’essaie d’apaiser les tensions. Sur le fond je suis d’accord, mais pas sur la forme ».

Lors de son audition par la police, il a d’ailleurs présenté des excuses, réitérées auprès du juge d’instruction et devant le tribunal.

Et il explique le contexte de la publication : « C’était après l’assassinat crapuleux d’Ilan Halimi dont la France a eu de la peine à reconnaître le caractère antisémite. C’est une critique à chaud qui fait état des blessures du peuple juif ».

« Il n’y a pas d’avertissement particulier… », relève le président.

« L’article est mis dans la rubrique Antisémitisme, sous-rubrique Désinformation… J’avais la puce à l’oreille quand ce reportage [des al-Dura] a été offert gracieusement. Ceci a entraîné des centaines de morts en Israël. Je me suis documenté. J’ai trouvé en Israël des gens qui disaient : « On n’est pas responsables », et des experts. Certains disent : « L’enfant n’est pas mort ». [Mohamed al-Dura] est devenu une icône ! »

Ce philosémite ne comprend pas avoir été attrait en justice alors qu’il a « essayé de défendre les juifs qui sont calomniés ! »

Une « statue du commandeur qui vacille »

Me Bénédicte Amblard entame la même plaidoirie que lors des trois procès de l’automne 2006 : son client, « Charles Enderlin, est un citoyen franco-israélien… L’auteur d’ouvrages reconnus… Un journaliste respecté… A l’honnêteté intellectuelle incontestée… »

Ce « 26 février 2006, Charles Enderlin a découvert des propos d’une particulière violence, repris d’un organisme, la Mena, que le tribunal connaît bien… relayés par certains sites qui ont fait l’objet de poursuites et de condamnation. Ces propos font suite à la longue campagne de diffamation contre Charles Enderlin par une agence condamnée déjà ».

Ce journaliste est visé « en sa qualité de journaliste et de juif. Nicolas Ciarapica a repris tels quels les propos invérifiés, très médiocres de la Ména ». Me Bénédicte Amblard insiste sur le mot « désinformation, sur lequel un jugement a estimé y avoir lieu à diffamation. C’est une incrimination insupportable : un mauvais juif ! »

Et de poursuivre : « Nicolas Ciarapica affirme sans nuance : « Il n’y avait qu’un seul son de cloche ». S’il avait vu les reportages de Charles Enderlin au lendemain de l’incident dramatique… [plusieurs secondes (d’hésitation ?)] de la mort de Mohamed al-Dura, il aurait su qu’il y avait plusieurs sons de cloche par Charles Enderlin ».

Le procureur de la république n’estime pas diffamatoires les deux premiers passages incriminés.

Quant au 3e extrait sur la haine de soi animant certains juifs, Alexandre Aubert est décontenancé par ce « raisonnement tortueux, paradoxal, un peu délicat, assez confus au final ». Il s’en remet à l’appréciation du tribunal.

« Ne pas galvauder les mots »

« J’ai plaidé devant cette chambre pour Pierre Lurçat poursuivi par Charles Enderlin et France 2 (2). J’ai gagné pour un vice de procédure. Après sept ans, l’affaire al-Dura n’a pas fini de faire parler d’elle. On a vu [enfin] les rushes. L’opacité [qui l’a entourée] a créé les conditions d’une réinformation légitime... Mon client est un humaniste chrétien, responsable d’un site spirituel. Il n’éprouve aucune animosité pour Charles Enderlin, un journaliste de qualité. Peut-on le condamner comme Faurisson et Dieudonné ? », s’indigne Me David Dassa-Le Deist, avocat d’un « dossier difficile » découvert quelques jours plus tôt.

Il émaille sa plaidoirie, dont la longueur suscite l’irritation du président, de citations littéraires et s’étonne de l’absence de poursuite contre Stéphane Juffa, auteur de l’article incriminé.

Il ne trouve aucune justification à l’accusation de diffamation raciale dans les deux premiers passages de cet « article stupide ». Charles Enderlin n’y est ni cité ni identifiable.

Quant au 3e passage, il « identifie les juifs selon leurs comportements : les pleutres adoptant un profil bas, les courageux qui portent leur judaïsme comme un drapeau, les juifs honteux cumulant haine de soi et lâcheté, et les sionistes qui ont tout compris au drame et ont fait leur aliyah. « Charles Enderlin [est qualifié de] véritable pyromane de guerre [pour avoir imputé à ses frères des meurtres rituels de son invention] ». Est fustigé non pas le fait d’être juif, mais un comportement : la lâcheté. C’est un propos outrageant, une invective, une injure, mais pas une diffamation raciale ».

Cet avocat demande donc la relaxe de son client.

Le 12 février 2008, la XVIIe chambre du TGI de Paris a condamné Nicolas Ciarapica, directeur de publication des sites Internet Blogdei/Bethel, pour diffamation raciale à l'égard de Charles Enderlin. Ce protestant évangélique ami d'Israël est condamné à une amende de 1 000 euros et à verser un euro de dommage et intérêt et 1 000 euros au titre des frais de justice au correspondant de France 2 en Israël. Il devra publier le jugement sur ces sites pendant deux mois.

Une affaire judiciarisée par Charles Enderlin

Que retenir de ce procès ?

D’abord, l’affaire al-Dura déborde le cadre juif : des chrétiens amis d’Israël, peuple et Etat, s’y intéressent intensément.

Actes manqués ? Comme Guysen, Me Bénédicte Amblard reprend la terminologie anglo-saxonne : « The al-Dura incident ».

Surtout, par son bref silence étonnant dans une antienne archi-connue, elle semble hésiter sur la réalité d’un fait allégué par son client – la mort de Mohamed al-Dura -, et cèle un autre élément, majeur et controversé, de la thèse du journaliste : l’origine israélienne des tirs.

Quant à Charles Enderlin « retenu à Jérusalem » le 8 janvier 2008, il a mandaté Me Louise Sportas pour exprimer sa « ferme protestation » contre la tenue, le 9 janvier 2008, d’un colloque universitaire sur l’affaire al-Dura alors que « la justice examine cette matière » (3).

L’enjeu est là. Par des procédures judiciaires, Charles Enderlin et France 2 ont ciblé les sites Internet qui diffusent les articles écrits par ceux ayant enquêté sur l’incident al-Dura, listé les incohérences et invraisemblances de la thèse des parties civiles et avancé des arguments pertinents. La seule exception à cette règle est la plainte contre Media-Ratings (4). Une plainte que Charles Enderlin et France 2 doivent amèrement regretter d’avoir déposée.

Ils souhaitent ainsi obtenir des condamnations judiciaires de ces sites pour diffamation.

Ainsi, seraient prohibés, à peine de condamnation automatique, tout débat, pourtant propre à la démocratie, tout questionnement sur la version de Charles Enderlin plaquée sur les images de son cameraman palestinien Talal Abou Rahma (5), reprise par France 2, et qui deviendrait La seule Vérité autorisée.


(1) Les protestants évangéliques espèrent que le retour des juifs en Israël sera annonciateur de celui du Christ (parousie) à la fin des temps pour établir le royaume de Dieu sur terre. Dans cette croyance, les juifs se convertiront au christianisme.

(2) Il s’agit de l’audience du 24 octobre 2006 présidée par Nicolas Bonnal.


(4) En portant plainte contre Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (www.m-r.fr), Charles Enderlin et la chaîne publique française ont commis une erreur d’appréciation.

(5) Talal Abou Rahma s’est rétracté le 30 septembre 2002, après avoir initialement affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne ».

vendredi 20 août 2010

Interview sur Radio Chalom Nitsan le 8 juillet 2010


J’ai aussi annoncé l’inauguration en 2012 du futur musée d’histoire des juifs de Pologne.


A lire sur mon blog :
Mon interview sur Radio Chalom Nitsan le 25 mars 2010 sur le projet Aladin, et sa conférence de lancement « islamiquement correcte », ainsi que sur des Arabes et musulmans modérés, et l’assassinat de Sébastien Selam


Cet article a été modifié le 16 novembre 2011.

dimanche 15 août 2010

La Cour d’appel de Paris demande à France 2 les rushes sur l’incident al-Dura

Depuis le printemps 2010, mes centaines d’articles publiés par Guysen de 2002 à 2009, sauf un, ont disparu de son site Internet.
Parmi ces très nombreux articles, les éditoriaux écrits avec Guy Senbel, alors rédacteur en chef de Guysen.
Interrogé, Guysen ne m’a donné aucune explication.
Je publie ces articles sur mon blog.

La Cour d’appel de Paris a examiné le 19 septembre 2007 l’appel formé par Philippe Karsenty, directeur de l’agence de notation des médias Media-Ratings (M-R), condamné pour diffamation dans l’affaire al-Dura qui l’oppose à France 2 et à son correspondant à Jérusalem, Charles Enderlin. Devant les incohérences du reportage de France 2 diffusé le 30 septembre 2000 et soulevées par l’appelant, la Cour a demandé aux intimés - la chaîne publique et son journaliste - de lui fournir les 27 minutes de rushes afin de savoir si cette chaîne a alors diffusé des images mises en scène et ne correspondant pas à la situation réelle au carrefour de Netzarim, à l’automne 2000.

Les faits sont têtus. Les juges aussi, et les rushes incontournables.
Telle pourrait être la conclusion de l’audience pleine de rebondissements devant la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris présidée, avec une autorité constante dans sa fermeté, par Laurence Trébucq.

Celle-ci s’oppose d’abord à la présentation du document composé d’extraits d’images de France 2 sur le grand écran amené par Philippe Karsenty. Elle veut voir les images présentées par France 2 à l’époque des faits. Toutes, dans leur ordre de diffusion, et non un montage.

« L’icône médiatique de l’Intifadah II »

Dès la fin du résumé de l’affaire par une conseillère de la Cour, Me Marc Lévy, avocat de Philippe Karsenty, explique les raisons pour lesquelles il demande la communication des rushes du reportage incriminé et leur expertise technique :
« Le TGI estime : « Vous ne pouvez pas inférer de ce que 90% des images des rushes sont des scènes [de guerre] jouées, que les 10% restants sont aussi des images de scènes jouées ». Pour apprécier ceux-ci, il faut une expertise euh... afin de déterminer euh... s’il s’agit euh... du même lieu, s’il y a eu des coupes, euh... des actions répétées. Déjà, 90%, c’est une forte indication... Il faut un minimum de loyauté euh... dans les débats judiciaires en matière de diffamation. Le Parquet s’était ému [du refus de France 2 de communiquer ses rushes] ».
Une argumentation qui ne convainc pas l’avocat général, Antoine Bartoli, qui susurre :
« Sont poursuivis les propos imputés à Philippe Karsenty, pas les rushes. Pour apprécier ses affirmations [notamment dans son communiqué de presse du 22 novembre 2004], il faut se placer au moment où ses propos ont été tenus, sans avoir connaissance des rushes. Qu’apporterait l’expertise technique en matière de diffamation ? »
« Cette communication n’a pas lieu d’être », assène Me Bénédicte Amblard qui campe sur cette position depuis un an. Et d’ajouter dédaigneusement : « La France n’a pas à déférer à la demande de Philippe Karsenty qui juge que c’est un élément important ! C’est sans incidence et sans fondement pratique ». Et d’alléguer une instrumentalisation par l’agence de presse Metula News Agency (MENA). Et de citer à son renfort la journaliste Elisabeth Schemla.

Me Marc Lévy précise pourtant que l’historien américain « Richard Landes a pu voir ces rushes, et euh sur la foi de ses déclarations, Philippe Karsenty a mené son enquête et tenu ses propos ».

La présidente est dubitative, et prononce une suspension d’audience.
Au bout d’une dizaine de minutes, la Cour « joint l’incident au fond et se réserve la possibilité d’y revenir lors des débats ».

Donc, sur le petit écran du poste de télévision placé près des magistrats, vont défiler les images des reportages diffusés par France 2 lors de ses JT à l’automne 2000. Certaines de ces images ont été qualifiées en novembre 2004 par Philippe Karsenty notamment de « faux reportage » et « d’imposture médiatique ». Des qualificatifs à l’origine de la plainte de France 2 et de son journaliste en décembre 2004 contre X, puis contre Philippe Karsenty.

Dès l’abord, Laurence Trébucq refuse de confier la télécommande à l’appelant qui souhaite effectuer des arrêts sur images et analyser certaines images : « M. Karsenty n’est pas maître du jeu ».

30 septembre 2000. Charles Enderlin commente ainsi un reportage de 50 secondes du cameraman palestinien Talal Abu Rahma diffusé par le JT de France 2 : « Près de l’implantation de Netzarim (bande de Gaza)… Jamal et son fils Mohamed (12 ans) sont la cible des tirs venus des positions israéliennes. Son père tente de le protéger... Une nouvelle rafale. Mohamed est mort et son père gravement blessé ».

Très vite, Philippe Karsenty, tendu, va lister avec clarté, en mots simples, les principales bizarreries et incohérences des images diffusées par les JT de France 2 à l’automne 2000.

Lesquelles ? « Une ambulance qui démarre deux secondes après qu’un Palestinien soit touché ? Les al-Dura se sont rendus à un marché de voitures d’occasion, alors que ce jour-là était décrété grève générale, donc tous les magasins étaient fermés. L’impact rond des balles qui viennent d’en face, donc de la position palestinienne. L’absence de tirs en provenance de la position israélienne, malgré les affirmations de Charles Enderlin. L’absence de sang [sur les corps] alors que Mohamed al-Dura aurait été touché par trois balles, et son père par 12. Des images floues. L’incohérence des mouvements de l’enfant présumé mort. Le cameraman de Reuters est à un mètre des al-Dura, et n’est pas touché par la pluie de balles. Y a-t-il eu 40 ou 45 minutes de tirs ? »

Me Bénédicte Amblard montre de légers signes d’agacement. Au fur et à mesure des questions pressantes, de plus en plus précises, de la présidente, son teint pâlit et ses joues s’empourprent. L’audience ne se déroule pas aussi facilement qu’à l’automne 2006.

La présidente est curieuse. On peut suivre aisément sa démarche intellectuelle dans la recherche de la vérité, dans sa volonté de distinguer les images authentiques des images jouées par les Palestiniens. On peut aussi repérer ses difficultés à trouver les mots pour désigner ces deux genres d’images par ses tâtonnements linguistiques.

« Les critères de PHILTRE ont été violés [selon Philippe Karsenty]. Les scènes diffusées le 30 septembre font parties des fameux rushes que Philippe Karsenty n’a pas pu voir. Parmi ces rushes, y a-t-il des mises en scène qui éventuellement ont été diffusées par France 2 ? », questionne la présidente de la Cour. C’est LA question au centre des débats.

« Non », répond aussitôt Me Bénédicte Amblard.

Un spectateur s’indigne à mi-voix : « La scène de l’ambulance est jouée ! »

« Le cameraman a-t-il été entendu ? », s’enquiert la présidente de la Cour.

« Non », précise Me Marc Lévy, avant d’indiquer que Talal Abu Rahma s’est rétracté le 30 septembre 2002, après avoir initialement affirmé sous serment le 3 octobre 2000 : « L’enfant a été tué intentionnellement et de sang-froid par l’armée israélienne ».

La présidente de la Cour regarde le plafond, demeure songeuse, embarrassée, silencieuse, puis décide : « La Cour va se retirer ».

De retour dans la salle d’audience, la présidente annonce à la surprise générale : « La Cour estime devoir voir ces rushes ». Laurence Trébucq demande s’il sera possible de les produire lors d’une prochaine audience, et prévoit une audience au fond, après avoir envisagé une expertise.

Me Bénédicte Amblard exprime ses réticences, tout en précisant que ces rushes sont à Paris. Voici quelques jours, Charles Enderlin a invité Ben-Dror Yéméni, rédacteur en chef de la rubrique Opinion de Maariv, à visionner chez lui (’’at home’’), en Israël, ces rushes…

La présidente réitère sa demande en usant de l’euphémisme : « C’est un souhait de la Cour ».

Nouvelle pause pour permettre à Me Bénédicte Amblard de demander à ses clients de lui indiquer un délai pour communiquer ces rushes.

Nouvelle reprise d’audience.

L’avocate des intimés déclare n’avoir pas pu joindre ses clients.

La Cour rendra un arrêt le 3 octobre 2007. Elle prévoit de visionner ces rushes le 14 novembre 2007 et entendra les parties sur le fond le 27 février 2008.

Une affaire emblématique

Curieusement, la défense de France 2 et de Charles Enderlin demeure immuable, figée dans un refus de plus en plus problématique, préjudiciable à tous : pas de communication des rushes. Sans avoir perçu que le contexte a changé et que l’affaire al-Dura ternissait l’image de la France dans le monde, et au premier rang celle de la chaîne du service public.

Le 14 août 2007, Richard Prasquier, nouveau président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), a demandé à France 2 ces rushes.

Le 10 septembre 2007, l’armée israélienne les a demandés également. Daniel Seaman, directeur du bureau de presse du gouvernement israélien (Government Press Office), avait qualifié le ’’meurtre ’’ de Mohamed al-Dura de canular.

ZOA (Organisation sioniste d’Amérique), CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America) et l’association américaine StandWithUs exhortent à attirer l’attention du Président de la République Nicolas Sarkozy sur le refus de France 2 de communiquer ses rushes. Un chef d’Etat dont la lutte, en tant que ministre de l’Intérieur, contre l’antisémitisme en France est louée par les grandes associations juives outre-Atlantique.

En près de quinze jours, la pétition ''France 2: Release the Secret Muhammad al Durah Tapes! '' destinée à Patrick de Carolis, le président de France Télévisions, et lisible sur le site de Petitiononline, a recueilli déjà 4 533 signatures (Ndlr : 8 655 au 12 août 2010), et pas seulement en France.

Si aucun journaliste de grands médias français n’est présent lors de cette audience devant la Cour d’appel de Paris, TheMediaLine, FrontPageMagazine, The Jerusalem Post, Maariv, The Washington TimesA possible hoax », un canular possible)… évoquent sur un ton alarmant l’affaire al-Dura - ’’La mort de Mohamed [al-Dura] a été un évènement médiatique mis en scène visant à ternir la réputation de l’Etat d’Israël et à le diaboliser aux yeux de la communauté internationale en montrant les soldats israéliens comme des tueurs ciblant délibérément des enfants… Cette histoire a causé un dommage à l’honneur et à la dignité de l’Etat d’Israël, et a induit une violence et un terrorisme gratuits contre les Juifs en Israël et dans le monde’’. Et d’évoquer l’assassinat barbare de deux soldats réservistes israéliens, Yosef Avrahami et Vadim Norzhich, le 12 octobre 2000, celui du journaliste américain juif Daniel Pearl en janvier 2002…

Or, la seule transmission de ces rushes suffirait à mettre un terme à la polémique qui enfle dans le monde entier depuis des années, incitant certains à lister les points communs avec l’affaire Dreyfus : implication d’une institution publique nationale, accusation grave – meurtre d’un enfant - portée contre des soldats de l’Etat juif, antisémitisme attisé. Mais, dans l’affaire al-Dura, pas de Zola, ni de Clémenceau… Simplement des personnes isolées qui se battent, sur divers continents, pour faire éclater la vérité.

En persistant dans son refus, France 2 met dans une situation inconfortable Patrick de Carolis, président de France Télévisions et co-auteur avec Bernadette Chirac du livre Conversation (Plon). Un dirigeant que, selon Le Canard enchaîné, l’Elysée aimerait bien remplacer…

France 2 ne répond pas ainsi au souci de transparence des citoyens qui s’interrogent sur le rôle des médias, leur crédibilité, leurs devoirs, leur éthique et leurs responsabilités, leur impartialité ou leur implication dans des causes partisanes.

Pallywood, la propagande médiatique palestinienne
L’incident al-Dura s’est-il produit tel que Charles Enderlin et Talal Abu Rahma l’ont décrit ou est-il une des nombreuses scènes de guerre de Pallywood, cette industrie palestinienne de la propagande ?

Pallywood ? C’est un néologisme forgé à partir de Palestine et Hollywood par l’historien américain Richard Landes pour désigner la production d’images de la propagande de l’Autorité palestinienne (AP) visant à ternir l’image d’Israël. Peut-être et malheureusement la seule réussite de l’AP.

Une quasi-industrie médiatique et un secret de Polichinelle. Une fabrication ad nauseam de ces images fausses haineuses (faux-tos) qui n’a rien à envier à Hezbollywood. Mais qui ne serait rien sans ses relais et reprises éventuelles par des médias dans le monde entier. Et avec des conséquences terribles.

Pallywood produit ces saynettes filmées interprétées par des acteurs amateurs, dans des décors réels, avec des réalisateurs peu ou prou professionnels, selon des scénographies manichéennes, rôdées, pillées dans la Bible, voire répétitives (foule courant), des sons récurrents (alarmes des ambulances, tirs d’armes), des stéréotypes lassants.

Des exemples ? Une Palestinienne face à un char israélien, un gamin palestinien lançant une pierre en direction de soldats israéliens avec sa fronde...

Un raté de Pallywood : le prétendu mort palestinien qui tombe à deux reprises de son linceul, et y remonte prestement, provoquant la panique de la foule qui accompagne le faux cortège funéraire !

L’incident al-Dura est-il une de ces saynètes qui a eu le malheur d’être prise pour authentique et d’induire tant de tragédies ?

Mohamed al-Dura est-il un martyr de la Cause palestinienne ? Ou l’enfant appelé ainsi est-il un acteur amateur d’une historiette filmée et diffusée comme authentique ?

Ces questions seront au centre des prochains débats judiciaires.

Combien de ces acteurs de scènes de guerre jouées dans le macabre décompte diffusé par les Palestiniens et repris souvent sans contestation par de nombreux médias ?

Combien de cameramen palestiniens qui, comme Talal Abu Rahma, considèrent leur « métier comme un moyen de défendre la cause palestinienne » ?

Combien de médias ont présenté des saynettes de guerre jouées comme authentiques, soit involontairement, soit par ignorance, ou par crédulité, par confiance, par militantisme, par complicité, par peur de représailles, par la vanité aveuglante et imprudente de détenir un scoop ?

Si cet incident a été joué et a si bien fonctionné, cela révèlerait-il l’absence d’un contrôle efficace dans la chaîne journalistique et que les esprits étaient prêts à accepter ces images et leur commentaire ?
Si l’on enlevait toutes ces saynètes palestiniennes jouées et présentées comme faits authentiques, s’apercevrait-on du très lourd tribut humain – depuis septembre 2000, 1134 (Ndlr : 1190 au 15 août 2010) personnes assassinées, essentiellement des civils, et notamment des enfants, parfois des bébés – infligé aux habitants de l’Etat juif par le terrorisme palestinien, soutenu, financé – via notamment une manne internationale - et encouragé par l’Autorité palestinienne ?

Un tribut minoré dans les comparaisons avec des statistiques palestiniennes qui seraient désormais, comme leurs images, ô combien sujettes à caution…


Vous pouvez voir l’enquête vidéo sur l’affaire al-Dura à http://www.guysen.com/tv/?vida=1779


A lire sur le blog :
Une manifestation calme pour remettre le Prix de la Désinformation à Charles Enderlin et France 2

La justice française se prononcera sur les images controversées de « la mort de Mohamed al-Dura »

Interview de l'historien Richard Landes sur l'affaire al-Dura

Interview du psychanalyste Gérard Huber sur l’affaire al-Dura

Pas d’antisémitisme en France ?

Le sénateur Jean-Pierre Plancade a interpellé Rémy Pflimlin, futur président de France Télévisions, sur l’affaire al-Dura


Autres références :

Gérard Huber, Contre-expertise d’une mise en scène, Editions Raphaël. Paris, 2003. 252 pages. ISBN 2-87781-066-6

Qui a tué Mohamed al Dura ? Documentaire de Esther Schapira. DVD, ASIN: B000E6TYTI

Revues de presse sur l'affaire al-Dura sur Debriefing et Desinfos

Dossiers sur l'affaire al-Dura par :
CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America)
- HonestReporting
- Media-Ratings
- la Mena
- l'UPJF

Articles dans Causeur (France 2 fait lanterner le CRIF) et sur le site Sefarad
Sites de l'historien Richard Landes :
http://www.seconddraft.org/movies.php
http://www.theaugeanstables.com/

Photos de haut en bas :

« Mohamed al-Dura » présumé mort.

L’entrée de la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris.

Philippe Karsenty

« Mohamed al-Dura » présumé mort lève son coude.

Logo de France 2

Les grilles du jardin du Luxembourg lors de l’exposition Objectif Une : un demi-siècle vu par L’Express (2004). La légende du cliché des al-Dura, indiquait en français, anglais et espagnol : « 30 septembre 2000. Jamal al-Dura et son fils Mohamed, âgé de 12 ans, se protègent des balles israéliennes. L’enfant sera tué ». Des passants ont supprimé les mots « israéliennes, tué ». Des barrières métalliques ont été mises pour protéger le texte. L’autre photo représente l’un des assassins barbares de deux soldats réservistes israéliens, Yosef Avrahami and Vadim Norzhich, qui s'étaient égarés le 12 octobre 2000, et elle est ainsi légendée : « Un Palestinien montre ses mains trempées dans le sang de deux soldats israéliens lynchés dans un poste de police à Ramallah, en Cisjordanie ».

Pallywood, selon des sources palestiniennes…

Le journaliste juif américain Daniel Pearl égorgé en janvier 2002 par des terroristes islamistes, avec des images des "al-Dura". © DR
 
Couverture de La douleur et la colère, le terrorisme palestinien vise les enfants d’Israël (The Outrage and the Pain, Target: Israeli Children, Scores of Israeli Children Have Been Deliberately Murdered by Palestinian Terrorists), livre publié par le centre d’information du département des Affaires étrangères au sein du ministère israélien de l’Education et le KKL (janvier 2003)