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mercredi 1 septembre 2021

L'attentat terroriste islamique au Bataclan le 13 novembre 2015

Le 13 novembre 2015, 
des commandos terroristes islamistes ont commis, au nom de l'Etat islamique (ISIL, ISIS ou Daech), des attentats près du Stade de France à Saint-Denis, et à Paris aux terrasses de café ainsi qu'au Bataclan
Ils ont tué 130 personnes, dont 90 dans cette salle de spectacles. Le procès de ces attentats, où comparaîtront 20 accusés, s'ouvrira le 8 septembre 2021 et devrait s'achever le 25 mai 2022Arte diffusera le 3 septembre 2021 « Les ombres du Bataclan » (Die dunklen Schatten des Bataclan) de Francis Gillery.


Le 13 novembre 2015, plusieurs terroristes islamistes ont commis, au nom de l'Etat islamique (ISIL, ISIS ou Daech), des attentats près du Stade de France, à Saint-Denis (banlieue au nord de Paris), et à Paris aux terrasses de café et dans la salle de spectacles Le Bataclan, situé dans le XIe arrondissement de Paris et inscrit au titre des monuments historiques depuis le 11 mars 1991. A l'origine, le nom de la salle se référait à Ba-ta-clan, opérette d'Offenbach. Sans trait d'union, son nom "bataclan" signifie un "attirail insolite et encombrant" selon le Larousse.

À 21 h 40, le troisième groupe, véhiculé par une Volkswagen Polo noire, comprend trois Français : Foued Mohamed-Aggad, 23 ans, originaire de Wissembourg dans le Bas-Rhin, Ismaël Omar Mostefaï, 29 ans, originaire de Courcouronnes et domicilié à Chartres, et Samy Amimour, 28 ans, originaire de Drancy. 

Ces terroristes tuent des personnes hors du Bataclan, y entrent et assassinent les spectateurs par rafales, en criant « Allahu akbar » (Allah est grand) et en tentant de trouver le groupe Eagles of Death. 

Vers 22 h, huit militaires de l'opération Sentinelle parviennent sur les lieux. Ordre leur est donné de ne pas intervenir et de ne pas prêter de matériel - un soldat doit garder toujours son arme - aux deux policiers de la BAC (un commissaire divisionnaire et un brigadier), arrivés rapidement. Courageusement, ces deux policiers, des amis ayant l'habitude de s'entrainer ensemble, pénètrent dans le Bataclan et, à 22 h 7, éliminent Samy Amimour qui fait exploser sa ceinture d'explosifs. 

Les deux autres terroristes montent à l'étage et se cachent dans une pièce, en y amenant une vingtaine d'otages. À 22 h 15, soixante hommes de la BRI succèdent à leurs collègues de la BAC positionnés près du Bataclan. Protégés par dix homologues du RAID,  la BRI pénètre dans le Bataclan. De 22 h 15 à 22 h 30, elle prend le contrôle du rez-de-chaussée, puis, les quarante hommes de la BRI se divisent en deux colonnes, et rejoignent le premier étage vers 23 h. Un quart d'heure plus tard, ils détectent dans un couloir les deux terroristes dissimulés derrière leurs otages. Après l'échec de négociations, l'assaut est lancé à 0 h 18. "Protégée par un bouclier Ramsès, équipée de fusils d’assaut, de gilets lourds et de casques à visière blindée, la BRI sécurise le 1er étage pièce par pièce. Après quelques minutes, les deux terroristes sont tués par les hommes de la BRI, sans qu'il y ait cette fois de nouvelles victimes. L'évacuation des blessés commence peu après."

Revendiqués par l'Etat islamique en Irak et au Levant (ISIS), les attentats terroristes islamistes ("ghazwas bénies" raids, razzias en arabe), du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis ont causé la mort de 130 personnes, dont 90 dans le Bataclan. Ont été hospitalisés 413 blessés, dont 99 en situation d'urgence absolue. C'est le bilan tragiquement le plus élevé des attentats terroristes commis en France, et le deuxième le plus lourd en Europe (hors attentats aériens) : les terroristes des attentats de Madrid du 11 mars 2004 avaient assassiné 191 personnes.

En conseil des ministres, le gouvernement a décrété l'état d'urgence sur le territoire national. La précédente occurrence datait du putsch d'Alger de 1958. 

Le 18 mars 2016, seul survivant de ces commandos terroristes islamistes, Salah Abdeslam, est arrêté par la police belge dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean, après avoir vécu en fuite durant quatre mois.

Ces attentats terroristes islamistes ont été présentés à tort, mais sciemment par le Président François Hollande et son gouvernement dirigé par le Premier ministre socialiste Manuel Valls, puis par la classe politico-médiatique française et même par la communauté Juive française institutionnalisée, comme ayant visé toute la France, indistinctement. 

Pourquoi ? Pour favoriser l'unité nationale face à l'Etat islamique ? Pour éviter tout questionnement à l'égard de l'inaction fautive face aux menaces d'attentats, notamment par « Jaish al-Islam », l'Armée de l'islam, à l'égard du Bataclan ? Cette salle de spectacles avait durant l'Intifada II accueilli un grand nombre de soirées, notamment en faveur des Magav, police israélienne des frontières, à la suite du refus opposé par d'autres salles parisiennes. Pour renforcer l'idée d'une attaque visant toute la France - la simple lecture des noms des victimes prouve que rares sont les patronymes "de la diversité" ? Autre exemple fourni par l'article Attentats à Paris : dans l'enfer du Bataclan (Le Parisien, 15 novembre 2016) : "Les tueurs sont impitoyables. Ils ont pourtant épargné Alexis (Ndr : le quotidien a changé le prénom), un jeune majeur « typé », comme le décrit une amie, dont la peau mate le fait souvent passer pour un jeune d'origine maghrébine. « Ils l'ont visé, puis se sont repris, explique cette proche. Ils lui ont dit : Toi, t'es des nôtres !, et ils ont tiré sur un autre jeune à ses côtés"

 En outre, le communiqué d'ISIS cite la sourate 59, verset 2 du Coran sur les Juifs :
"Et ils pensaient qu'en vérité leurs forteresses les défendraient contre Allah. Mais Allah est venu à eux par où ils ne s'attendaient point, et a lancé la terreur dans leurs cœurs. Ils démolissaient leurs maisons de leurs propres mains, autant que des mains des croyants. Tirez-en une leçon, ô vous êtes doués de clairvoyance"

Le 15 novembre 2015, interrogé par ArteYoussef Afif, imam suppléant à la Grande Mosquée Mohamed VI de Saint-Etienne, a déclaré : 
"C’est un verset qui a été révélé à notre prophète dans un contexte bien précis, dans une période bien précise, dans ces circonstances bien précises et eux [les terroristes de l'Etat islamique, Nda] l’utilisent à tout bout de champ et n’importe comment. Ce verset a été révélé quand le prophète était installé à Médine. Il avait conclu le pacte de Médine, c’est une sorte de constitution dans laquelle il a mis en place certaines règles entre les musulmans et les non musulmans de Médine. Il y avait trois tribus juives dans la ville de Médine et ils se sont mis d’accord sur certaines règles pour qu’ils puissent vivre ensemble, il y avait déjà cet esprit du vivre ensemble à l’époque. C’est une constitution écrite, qu’on peut toujours trouver, elle est authentifiée par des historiens. Puis quand le prophète est allé trouver l’une de ces tribus pour solliciter une aide financière, ils ont essayé de le tuer. Il a donc demandé à les chasser de Médine et c’est à ce moment-là que le verset a été révélé". 
Cet imam a présenté la version islamique, antisémite de ce différend entre les Juifs médinois et Mahomet. 

L'essayiste Bat Ye'or a analysé le film Juifs et musulmans - Si loin, si proche  qui "débute sur les premiers accrochages doctrinaires entre Mahomet et les Juifs médinois. On ne sait pourquoi le narratif omet de dire que l’arrivée de Mahomet à Médine résultait d’un pacte entre le Prophète persécuté par les Mekkois et une tribu de Médine qui l’y avait invité pour faire pièce aux juifs. Le narratif insiste lourdement sur l’hostilité des Juifs envers Mahomet reprenant ainsi un élément important de l’historiographie islamique. Or cette accusation est sujette à caution car il n’existe aucune autre version de ces épisodes pour la vérifier. Même ceux-ci la démentent car ils ne mentionnent aucun musulman maltraité, pillé, agressé ou tué par des juifs. Par contre tous les juifs médinois et d’Arabie furent chassés, dépouillés, réduits en esclavage ou massacrés par la communauté islamique naissante. Cette hostilité, est-elle bien juive ? Le narratif évoque les désaccords théologiques entre les rabbins médinois et Mahomet qui les sommait de le reconnaître comme le véritable connaisseur et détenteur de leur propre religion. Il est clair que les interprétations coraniques de la Bible devaient surprendre les rabbins qui connaissaient les textes. Ce contexte de décalage théologique se reproduit d’ailleurs avec les chrétiens puisque la version islamique des Évangiles diffère des originaux et que Mahomet adopte la même position envers les Chrétiens. Cependant ces conflits théologiques n’étaient pas exceptionnels à une époque où la religion revêtait une importance cruciale... Mais pour en revenir à cette hostilité juive envers les musulmans médinois qui, selon les textes arabes somment les juifs de se convertir, les giflent, les agressent, en assassinent quelque uns – elle devint un objet de foi car attestée par le Coran, livre incréé, où plusieurs versets la mentionnent conjuguée au même reproche envers les chrétiens". 

Par ailleurs, le café-restaurant La belle équipe appartient alors à Grégory Reibenberg, Français Juif. 

Enfin et surtout, la principale cible des terroristes s'avère le Bataclan, lieu de spectacles menacé par les islamistes pour son accueil de soirées en solidarité avec l'Etat Juif et dont les propriétaires étaient jusque récemment des Français Juifs. Une salle de spectacles recevant ce 13 novembre 2015 le groupe américain de rock Eagles of Death Metal qui venait de se produire en Israël, malgré les appels au boycott

Tous ces faits prouvent que l'antisémitisme caractérise ces attentats. L'Etat islamique (ISIS) vise à terroriser les Occidentaux, les kouffars, les Yaoud, probablement aussi à réduire le chiffre d'affaires des entreprises détenues par des Français Juifs, à les marginaliser dans la  société française, à ce qu'ils soient évités, boycottés par leurs concitoyens, et in fine à ce qu'ils quittent la France. Car ISIS a bien conscience que les Français juifs sont les plus ardents défenseurs de la république, de la démocratie, de la France.

Le 13 novembre 2017, lors de l'émission Les Grandes Gueules sur RMC, Alain Marsaud, ancien chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris, a déclaré : "Nous avons un enregistrement complet de ce qui s'est passé au Bataclan... Les terroristes du Bataclan disaient, avant d'assassiner, de tirer au coup par coup : "Tiens espèce de sale juif’ !" Chez ces gens venus de Molenbeek ou passés par le circuit Grèce, on a un antisémitisme latent aussi dans l'affaire du Bataclan. Il n'y a pas que l'Hypercacher".

Après les attentats terroristes islamistes du 13 novembre 2015  à Paris - salle de spectacles le Bataclan, terrasses de cafés - et à Saint-Denis - grand stade de France -, Joann Sfar a publié douze dessins sur son compte Instagram.

Le procès de ces attentats, où comparaîtront 20 accusés, s'ouvrira le 8 septembre 2021 et devrait s'achever le 25 mai 2022

"Bataclan, Paris, Stade de France : le procès"
Le 25 août 2021, les éditions du Rocher ont publié "Bataclan, Paris, Stade de France : le procès", livre de Georges Fenech, ancien juge d'instruction, a présidé la commission d'enquête parlementaire consacrée aux attentats du 13 novembre 2015.

L'auteur conclut son introduction par cette citation : « Le terrorisme est un crime qu’on ne peut excuser. » (Albert Camus, Actuelles III, Chroniques (1939-1958)

"Le 13 novembre 2015, des terrasses et restaurants de Paris, la salle de concert du Bataclan et le Stade de France étaient pris pour cibles par trois commandos kamikazes. Ces tueries de masse ont fait 130 morts et des centaines de blessés."

"Le procès historique qui s'ouvre à Paris le 8 septembre 2021 devra répondre aux questions que se pose toujours la France entière. Qui a commandité, organisé et exécuté ces attentats sans précédents ? Comment des doctrinaires islamistes sont-ils parvenus à enrôler des petits délinquants tout à coup prêts à sacrifier leur vie ? Mais aussi pourquoi nos services de renseignements n'ont-ils pas réussi à déjouer ces projets criminels, alors que la quasi-totalité des auteurs étaient fichés et connus de la justice ? Pourquoi nos forces d'élite ont-elles mis plus de deux heures pour neutraliser le commando du Bataclan ? Et si demain un autre attentat d'envergure se reproduisait, serions-nous mieux équipés pour y faire face ?"

« Les ombres du Bataclan »
Arte diffusera le 3 septembre 2021 « Les ombres du Bataclan » (Die dunklen Schatten des Bataclan) de Francis Gillery.

« À la veille du procès des attentats du 13 novembre 2015, ce documentaire fouillé, coécrit avec le président de la commission d’enquête parlementaire Georges Fenech, revient sur les dysfonctionnements qui ont jalonné une nuit tragique. »

« Comment, au cœur de Paris, un tel massacre (131 morts au total) a-t-il pu se produire aussi facilement ? » 

« En lien avec son président Georges Fenech, alors député LR, le réalisateur Francis Gillery s’est penché sur les travaux méconnus de la commission d’enquête parlementaire qui a épluché en 2016 le dossier des attentats du 13 novembre 2015 et pointé des failles ». 

« À l’aube du procès fleuve qui s’ouvrira le 8 septembre, ce documentaire rappelle les faits, les ramifications des réseaux terroristes de l’époque, les initiatives individuelles qui ont permis de sauver des vies, comme la courageuse interposition des vigiles du Stade de France. Il enquête sur les zones d’ombre qui ont apparu une fois la sidération passée ». 

« Comment des attaques d’une telle ampleur n’ont-elles pu être évitées alors que le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, l’ex-juge antiterroriste Marc Trévidic et les services de renseignements les redoutaient ? Pourquoi les forces de police ont-elles mis autant de temps à intervenir au Bataclan ? »

« Ce documentaire donne la parole à un nombre impressionnant de protagonistes du drame, notamment, outre les personnalités citées précédemment, des membres des services de renseignements et du GIGN, des experts internationaux, une journaliste d’investigation, l’avocate de victimes Samia Maktouf, le rapporteur de la commission d’enquête Sébastien Pietrasanta (PS) ou encore Georges Dallemagne, vice-président de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats belges de 2016 ». 

« Il ressort de leurs témoignages et du recoupement des faits l’échec patent de la coopération des services de renseignements européens, les ravages causés par les guerres de chapelles au sein des forces régaliennes et un protocole d’intervention inadapté aux nouvelles formes de terrorisme ». 

« Habituée aux prises d’otages et à la négociation, la France n’était, entre autres, pas préparée à ces attaques disséminées, semant le trouble chez ses policiers et convergeant vers un assaut final ». 

« Éclairant pour saisir le contexte fragilisé qui a conduit à ce drame, ce film s’avère aussi inquiétant car toutes les leçons ne semblent pas avoir été tirées, les pays européens ne présentant toujours pas de front uni face au terrorisme. »


"Yun ancien officier du renseignement accuse l'ancien premier ministre de François Hollande d'avoir pris certaines décisions non en fonction de l'intérêt général mais parce qu'il «visait clairement le poste de président de la République. Il avait besoin de s'accaparer les bonnes grâces au sein des policiers. Ce qui n'était pas gagné». Interrogé par Le Figaro, Manuel Valls revient sur cette séquence. « Selon cette personne, j'aurais privilégié l'intervention de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention) le soir du 13 novembre car je serais, selon elle, proche de leur patron. Je lui aurais fait cette faveur pour qu'il m'aide ensuite pour la présidentielle. C'est absurde, et grave de dire que j'aurais favorisé la BRI pour des raisons électorales. J'aurais eu un esprit diabolique à avoir des intérêts en fonction de qui intervenait », assure-t-il.

Le 7 septembre 2021, invité de Sonia Mabrouk sur Europe 1, Bernard Cazeneuve avait déjà dénoncé ces accusations à l'encontre de Manuel Vals. «C'est abject de dire des choses comme ça. Les laisser dire et diffuser ne peut pas produire d'autres effets qu'une forme de nausée.»

Le 16 septembre 2021, Manuel Valls a annoncé sur Twitter son intention de porter plainte pour diffamation contre ARTE :
"Confronté à une mise en cause aussi violente qu’odieuse sur la chaine @ARTEfr, j’ai décidé de déposer plainte du chef de diffamation publique envers une personne publique. [1/4]
Dans le documentaire « Les ombres du Bataclan », diffusé le 3 septembre, il est affirmé que j’aurais privilégié comme Premier ministre des intérêts électoraux au détriment de l’efficacité des interventions des forces de l’ordre lors de la nuit des attentats du 13 nov 2015. [2/4]
Cela revient à m’imputer un cynisme quasi diabolique puisque je n’hésiterais pas à sacrifier des vies humaines sur l’autel d’un tortueux calcul électoral.
Ces propos dépassent largement les limites admissibles de la liberté d’expression. [3/4]
Ces affirmations d’une violence inouïe, formulées sans aucun souci d’exactitude et sur lesquelles il ne m’a pas été permis de répondre précisément, caractérisent à l’évidence le délit de diffamation publique envers une personne publique. [4/4]"
Contactée par Le Figaro, "Arte n'a pas encore réagi à cette plainte".


« Les ombres du Bataclan » de Francis Gillery
France, 2021, 70 min
Production : Day For Night
Producteur : Jan Vasak
Auteur : Francis Gillery, avec la collaboration de Georges Fenech
Coproduction : ARTE GEIE, Day for Night
Sur Arte les 3 septembre 2021 à 22 h 25 et 19 septembre 2021 à 3 h 35
Disponible du 27/08/2021 au 02/10/2021
Visuels :
© Day For Night
© Archives de l'Assemblée Nationale
© DR

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