Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

dimanche 25 février 2018

« Nos années de plomb - Du Caire au Bataclan : Autopsie d'un désastre » par Philippe Cohen-Grillet


« Nos années de plomb - Du Caire au Bataclan : Autopsie d'un désastre » est une enquête minutieuse de Philippe Cohen-Grillet sur l’attentat du 22 février 2009 au Caire (Egypte) qui a causé la mort de Cécile Vannier, lycéenne de 17 ans et blessé 24 autres personnes. Accablant pour des autorités politiques, des magistrats et des médias français.

« Les banlieues de la ligne 148 » par Grit Lederer et Alexander Smoltczyk
« Nos années de plomb - Du Caire au Bataclan : Autopsie d'un désastre » par Philippe Cohen-Grillet

Le 22 février 2009 : Un attentat à l'explosif sous un banc de la place Al-Hussein, près d'un café à Khan el-Khalili, un quartier touristique du Caire, cause la mort de Cécile Vannier, lycéenne française de 17 ans en séjour touristique, et blesse 24 autres personnes. Un autre engin a été découvert, mais il n'a pas explosé. La police égyptienne a arrêté trois hommes suspectés d'être impliqués dans l'attentat.

Après les attentats terroristes islamistes du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, Philippe Cohen-Grillet, journaliste, révélait dans Le Canard enchaîné que, « malgré le déni et les mensonges du gouvernement, la justice française était au courant de menaces contre le Bataclan depuis 2009, et que rien n'avait été fait ». Ni information des propriétaires de la salle de concerts, ni protection policière du lieu, ni recherche des plans du bâtiment. Pourquoi ?

« Fondé sur des centaines de documents inédits et des années de rencontres avec les principaux protagonistes », Nos années de plomb est une « chronique glaçante de la guerre en cours, qui ne s'interdit ni la satire de ceux qui sont censés nous protéger, et en ont été incapables, ni la compassion pour les victimes ».

Ce livre « nous fait entrer dans les secrets d'une enquête d'une ampleur exceptionnelle sur la faiblesse de la France face à ses ennemis ».

Le « récit cinglant d'un incroyable désastre policier, judiciaire et politique » sous les présidences de Nicolas Sarkozy et de François Hollande.

Occultations d'informations et mensonges à la famille de Cécile Vannier, indifférence de médias à l'égard de cet attentat, diplomatie française peu claire... Philippe Cohen-Grillet brosse un tableau effrayant d'une France cible du terrorisme islamiste, ainsi que de magistrats et agents du renseignement irresponsables.

Comme en atteste, dans une autre affaire, l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille concluant à l'absence de « faute lourde » engageant l'Etat dans la plainte concernant le soldat Abel Chennouf, tué à Montauban le 15 mars 2012 par le terroriste Mohamed Merah.

Le 13 novembre 2017, lors de l'émission Les Grandes Gueules sur RMC, Alain Marsaud, ancien chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris, a déclaré : "Nous avons un enregistrement complet de ce qui s'est passé au Bataclan... Les terroristes du Bataclan disaient, avant d'assassiner, de tirer au coup par coup : "Tiens espèce de sale juif’ !" Chez ces gens venus de Molenbeek ou passés par le circuit Grèce... On a un antisémitisme latent aussi dans l'affaire du Bataclan. Il n'y a pas que l'Hypercacher".

Cérémonie 2018
"Chaque année, Cathy et Jean-Luc Vannier, qui ont perdu leur fille unique, organisent ce jeudi une cérémonie qui s’achève toujours au parc de la Planchette, où un buste en bronze de Cécile a été posé en 2011. Des bougies, des chansons et un rassemblement de ses amis. Tous ceux qui sont revenus du Caire, blessés physiquement pour certains, mais tous meurtris par l’explosion", indique Le Parisien.

Et de rappeler : "Cette commémoration, année après année, est également le témoignage de la pugnacité des parents de Cécile qui cherchent encore et toujours à savoir qui sont les auteurs de l’attentat. Pour la famille, les avocats et les spécialistes des questions de terrorisme, les liens entre l’attentat du Caire, puis l’affaire Merah et, enfin, le 13 novembre et le Bataclan, sont évidents. « Ce sont les mêmes noms qui reviennent dans les enquêtes, c’est la même nébuleuse», répète Cathy Vannier, qui a obtenu en novembre dernier qu’une plaque en la mémoire de sa fille soit posée aux Invalides, reconnaissant ainsi Cécile comme victime du terrorisme. « C’était également très important pour tous les jeunes d’avoir cette reconnaissance de l’Etat », souligne Cathy alors qu’un quatrième juge d’instruction vient d’être désigné pour reprendre le dossier".


Philippe Cohen-Grillet, Nos années de plomb - Du Caire au Bataclan : Autopsie d'un désastre. Editions Plein jour, 2016. 240 pages. 19 euros. ISBN : 978-2-37067-022-9

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sont extraites du communiqué de presse. Cet article a été publié le 25 avril 2017, puis le 13 novembre 2017.

jeudi 22 février 2018

« La statue de la liberté. Naissance d'un symbole », par Mark Daniels


« La statue de la liberté. Naissance d'un symbole » (« Lady Liberty » Freiheit erleuchtet die Welt) est un documentaire passionnant et didactique de Mark Daniels. L’histoire mouvementée de la sculpture conçue par Auguste Bartholdi (1834-1904), artiste et entrepreneur français. Une aventure débutée en 1875 et achevée en 1886. Une statue gigantesque symbole de l’Amérique. Histoire diffusera les 22 février 2018 à 19 h 40, 2 mars 2018 à  15 h, et 14 mars 2018 à 15 h Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde, documentaire de Dominique Eloudy (2010). "Frédéric-Auguste Bartholdi fait partie de ces artistes dont la notoriété a été éclipsée, au fil du temps, par celle de ses œuvres. Comme s'il avait été dépassé par leur importance, leur impact, à l'image de la plus monumentale de ses sculptures : la statue de la liberté. Mais qui était vraiment Bartholdi ? Que voulait-il transmettre ? Comment la Franc-Maçonnerie a eu une influence prédominante sur sa vie ? Quels étaient les liens qui unissaient Bartholdi aux francs-maçons ? Comment et pourquoi ils l'ont accompagné et aidé durant toute sa vie ? En se penchant sur son itinéraire de vie, on peut tenter d'approcher la cohérence de son œuvre et comprendre son parcours artistique, celui d'un homme engagé dévouant son art à ses valeurs. De sa première sculpture, celle du Général Rapp à Colmar, au Lion de Belfort, symbole du patriotisme français, du Mystère d'Isis à la statue de la Liberté, c'est tout un parcours que l'on retrace".

« Gustave Eiffel, le magicien du fer »
« La statue de la liberté. Naissance d'un symbole », par Mark Daniels

La « fabuleuse saga de la statue de la Liberté : retour sur le projet extravagant du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi, héritier d'une famille de notables de province,  et sur une épopée de vingt ans (1865-1886), pleine de rebondissements ».

« Genèse mouvementée »
Sous le Second Empire, l'empereur Napoléon III décore Paris de statues.

« Avril 1865. Une poignée de Républicains ardents admirateurs de la démocratie américaine se réunissent à Glatigny pour célébrer l'abolition de l'esclavage aux États-Unis et rendre hommage au président Lincoln, assassiné six jours auparavant ». 

Au cours du dîner, Édouard de Laboulaye (1811-1883), juriste expert en droit constitutionnel, admirateur de la jeune démocratie américaine divisée par une guerre civile (1961-1865), prisant les libertés, académicien et politicien ayant organisé cette réunion discrète, « évoque avec passion l'idée d'une statue colossale, symbole de liberté, comme cadeau de la France à l'Amérique » pour le centenaire de l’indépendance américaine (1776), dont La Fayette a été un artisan, et « sceller l’amitié entre les deux peuples ». Un acte marquant l’opposition au Second Empire de Napoléon III et à sa diplomatie, et survenant juste après l'assassinat du président Abraham Lincoln. Un discours exalté qui subjugue un jeune sculpteur présent parmi les convives : Auguste Bartholdi. Le projet de la future Statue de la Liberté est né ».

Un « chantier alors insensé auquel le statuaire natif de Colmar va consacrer vingt ans de sa vie, remuant ciel et terre de part et d'autre de l'Atlantique, pour permettre à sa Liberté éclairant le monde de dominer le port de New York le 28 octobre 1886 ».

En 1867, Paris accueille l'Exposition universelle à la gloire du progrès économique et scientifique française. La statue de Champollion d'Auguste Bartholdi est repérée par Ferdinand de Lesseps qui évoque alors son projet de canal de Suez. Bartholdi souhaite se joindre à cette aventure. Il avait rapporté des clichés de son séjour en Egypte, avait été impressionné par les colosses de Memnon. Il songe à une oeuvre à la hauteur du projet ambitieux du canal. Il dessine une fedayin, paysanne égyptienne, haute comme le colosse de Rhodes, et brandissant une torche. Le Khédive peut seul autoriser le projet. En 1869. Bartholdi a rencontré les puissants pouvant autoriser la concrétisation de son projet statuaire. En vain. Bartholdi se rend sur le chantier du canal, et est étonné par les machines à la pointe de la technologie utilisées. C'est un "choc esthétique". L'artiste "est partagé entre l'ancien et le moderne, le crayon et l'appareil photo". C'est une statue de Ferdinand de Lesseps qui est placée à l'ouverture du canal de Lesseps. Bartholdi retravaille son dessin originel, en modifie la gestuelle, le vêtement.

1870. Bartholdi sert dans la garde nationale pendant la guerre contre la Prusse. Il déplore que le "bronze destiné à ses statues est utilisé pour la fabrication de canons". Sa région natale, l'Alsace, est occupée par la Prusse. Paris est assiégé. Agent de liaison du gouvernement républicain, il rencontre Garibaldi qui avait lutté pour l'indépendance de l'Italie. Bartholdi comprend progressivement ce qu'est la république. A Paris, c'est la Commune et son programme révolutionnaire. En mai 1871, elle est écrasée par les Versaillais.

Bartholdi se souvient alors d'un projet pour l'indépendance américaine, glorifiant la république. Il se rend aux Etats-Unis, en plein essor économique, alors que la France réfléchit à son passé et à son avenir. Il a "le génie de la mise en scène, repère vite les lieux où il va ériger ses œuvres". Il choisit le site de la Statue de la Liberté : dans l’île de Beldoe, sur l'Hudson river. Il est bien accueilli par les architectes de Central Park, des politiciens, le président Grant en villégiature dans le New Jersey. Pour réussir, il étudie l'esprit américain, se familiarise avec le pays. Ce touriste peint les chutes du Niagara, Chicago. "Un voyage artistique dans les villes et lieux sauvages" pendant cinq mois. Dans un club sélect américain, il présente en anglais son projet onéreux. Sans trouver de financement auprès de pragmatiques hommes d'affaires américains.

1872. Il reçoit la commande d'une statue à Belfort. Il suggère un lion. Surprise des Belfortains qui finalement acceptent. Une oeuvre colossale. Une dimension à la mode, dans des registres religieux ou laïcs.

Sa statue, Bartholdi la veut éternelle et symbolique, métaphorique, allégorique. La tablette rappelle les Tables de la Loi de Moïse.

En janvier 1875. Les députés français instaurent un régime républicain.

Pendant un an, Bartholdi va construire sa statue - 46 mètres de haut - tout en recherchant des financements. Sans soutien des pouvoirs publics français et américains. Le sculpteur martèle la feuille de cuivre, soit la technique du repoussé. Quant à la structure métallique, elle résulte du travail de l’architecte Viollet-le-Duc, qui décède sans laisser de plan pour assembler les morceaux de la statue, puis de Gustave Eiffel. Les photos du chantier permettent de suivre les étapes.

« Au fil des photos d'archives et des scènes de reconstitution, Mark Daniels retrace la genèse mouvementée de la plus célèbre statue du monde et revient sur la trajectoire hors du commun de son créateur ». Initiée en 1875, la construction de la statue se poursuit sur plus de dix ans, à Paris, dans le quartier de la plaine Monceau, dans les ateliers de la cuivrerie d’art Gaget, Gauthier et Cie (XVIIe arrondissement).

Créée par de Laboulaye, l'Union franco-américaine recueille les dons, notamment lors d'un concert de Gounod à l'Opéra de Paris. Le coût final de la statue ? Plus de deux millions de francs.

Une statue en cuivre immense dans le style antique du colosse de Rhodes, dont la main brandissant le flambeau est montrée, avec deux mois de retard, mais avec succès, pour la première fois au public lors de l’Exposition universelle de 1876 à Philadelphie, la première dans la jeune nation. Près de 100 000 visiteurs s'y rendent. Bartholdi accède à la célébrité.

Quel est le modèle du visage de cette statue ? Les historiens sont partagés. Pour certains, le sculpteur s’est inspiré de sa mère, de déesses antiques, ou aurait opéré une synthèse entre plusieurs visages de femmes. Selon Nathalie Salmon, l’Américaine Sarah Coblenzer, future épouse de l’ami et fondé de pouvoir Adolphe Salmon, a posé pour le sculpteur lors d’un séjour en Europe. La tête de la statue attire le public de l’Exposition universelle de Paris en 1878. Des centaines montent à l'intérieur de la tête. Bartholdi créent des événements publicitaires pour susciter l'adhésion populaire. Le financement est acquis, et l'inauguration prévue en 1883. Eiffel utilise une structure métallique utilisée aussi lors de la construction des gratte-ciels.

Aux ateliers Gaget, Gauthier et Cie, les visiteurs se pressent pour admirer cette statue surplombant le XVIIe arrondissement de Paris. 

Après un périple transatlantique, les morceaux constituant la statue arrivent à New York le 19 juin 1885. Manque le piédestal ! Nouvelle collecte de fonds et fabrication du socle. Architecte d'immenses résidences, Richard Morris Hunt conçoit le piédestal, innovation d’ingénierie pour stabiliser la statue malgré le vent. Une copie de la déclaration de l'Indépendance est insérée lors de la pose de la première pièce du socle.

Le 25 mai 1883, Édouard de Laboulaye meurt.

1884. Le poète Victor Hugo visite, admiratif, l'intérieur de la statue. Une "caution qui compte".

Le 16 mars 1885, le journaliste Joseph Pulitzer écrit un article dans le New York World pour inciter au financement du solde nécessaire à l'achèvement de la statue, "perçue comme symbole de la nation et du peuple" : "We must raise the money! The World is the people's paper, and now it appeals to the people to come forward and raise the money. The $250,000 that the making of the Statue cost was paid in by the masses of the French people- by the working men, the tradesmen, the shop girls, the artisans- by all, irrespective of class or condition. Let us respond in like manner. Let us not wait for the millionaires to give us this money. It is not a gift from the millionaires of France to the millionaires of America, but a gift of the whole people of France to the whole people of America". Cinq mois plus tard, ce journal a récolté 100 000 dollars.

La statue Liberty Enlightening the World (La Liberté éclairant le monde) est inaugurée le 28 octobre 1886, le Bartholdy Day. Joseph Pulitzer est absent de la cérémonie sous la pluie : il est né à l'étranger et Juif. A l’entrée du port de New York, sur l’île de Beldoe, dénommée ensuite Liberty Island, la statue signale aux immigrants embarqués qu’ils sont arrivés dans ce Nouveau Monde auquel ils rêvaient.

« Brossant le portrait d'un sculpteur de génie également fin publicitaire, auteur notamment du monumental Lion de Belfort, le documentariste montre comment Bartholdi est parvenu à force d'obstination à imposer sa Liberté éclairant le monde aux décideurs français et américains. Le risque de censure de ce projet trop républicain pour les autorités du Second Empire, les réticences des industriels américains à financer cette entreprise, des contraintes techniques inédites... autant d'obstacles qu'il a surmontés en persuadant les hommes les plus illustres de son temps – Gustave Eiffel, Joseph Pulitzer – de se joindre à l'aventure ».

En 1903, est gravé sur le socle le sonnet The New Colossus (« Le nouveau colosse », 1883) d’Emma Lazarus (1849-1887), poétesse américaine, née dans une famille juive sépharade d’origine portugaise  installée à New York depuis des générations :
« Keep, ancient lands, your storied pomp!” cries she
With silent lips. Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost to me,
I lift my lamp beside the golden door ! »
« Garde, Vieux Monde, tes fastes d'un autre âge, crie-t-elle
Avec des lèvres silencieuses. Donne-moi tes exténués, tes pauvres,
Qui en rangs serrés languissent de vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés.
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte,
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !
» 
Haute de plus de 92 mètres, socle compris, la statue de la Liberté est déclarée monument national en 1924.

Des reproductions de cette Statue décorent Paris, la baie de Tokyo, etc.

En 1984, la statue de la Liberté est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial  de l’UNESCO.

Un modèle réduit de la statue de la Liberté trône au début d’un parcours du musée d’Orsay.

Symbole
La Statue symbolise la liberté triomphant de l’oppression. 

Elle a été représentée dans de nombreux films.

Le 7 décembre 2015, Donald J. Trump, candidat aux primaires républicaines pour l'élection présidentielle de 2016, a appelé à "arrêt total et complet de l'entée des musulmans aux Etats-Unis jusqu'à ce que les représentants de notre pays comprennent ce qui se passe. Selon Pew Research, un institut de sondage parmi d'autres, il y a une grande haine à l'égard des Américains parmi de larges segments de la population musulmane. Très récemment, un sondage du Center for Security Policy a montré que "25% des sondés étaient d'accord que la violence contre les Américains ici aux Etats-Unis est justifiée comme une partie du djihad global" et 51% des sondés "étaient d'accord que les musulmans en Amérique devraient avoir le choix d'être gouvernés selon la sharia". La sharia autorise de telles atrocités tel le meurtre contre les non-croyants qui refusent la conversion, la décapitation et des actes plus impensables qui nuisent gravement aux Américains, spécialement aux femmes". Donald J. Trump a déclaré : "Sans regarder ces différents sondages, il est évident pour tout le monde que cette haine est incompréhensible.  Nous devrons déterminer l'origine et la cause de cette haine. Jusqu'à ce que nous soyons capables de déterminer et de comprendre ce problème et la menace dangereuse qu'il pose, notre pays ne peut pas être les victimes d'attentats épouvantables par des gens qui croient seulement au djihad, et n'ont aucun sens de la raison ou du respect de la vie humaine. Si je gagne l'élection présidentielle, nous feront que l'Amérique soit de nouveau Grande".

Une déclaration qui a indigné certains de ses rivaux républicains - Jeff Bush -, le président Obama, des organisations Juives américaines, etc. Des membres de la Knesset ont exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à ne pas recevoir Donald Trump. Le 9 décembre 2015, le Premier ministre israélien a répondu qu'Israël assurait la liberté de culte, rejetait les propos de Donald Trump et accueillait tous les candidats américains à l'élection présidentielle. Donald Trump a reporté la date de sa visite en Israël.

"Ce que je fais n'est pas différent de ce qu'a fait FDR (Franklin Delanoe Roosevelt, Ndr). Nous n'avons pas d'autre choix. Il y a des gens qui veulent se faire exploser dans nos immeubles, dans nos villes" , a déclaré Donald Trump lors de l'émission "Good Morning America" sur ABC. Et d'ajouter que la politique de Roosevelt était pire. Peu après l'attaque japonaise à Pearl Harbour du 7 décembre 1941, lors de la Seconde Guerre mondiale, plus de 110 000 personnes d'origine japonaise ont été internés dans des camps gouvernements (1942-1946).

Alors que des Américains étaient otages en 1979-1980 de l'Iran des ayatollahs, le président démocrate Jimmy Carter a exercé des pressions sur le régime iranien en interdisant l'entrée aux Etats-Unis des Iraniens, sauf ceux admis pour des raisons d'urgences médicales ou leur opposition au régime shiite. Il a notamment invoqué le Nationality Act de 1952. Environ 15 000 Iraniens ont été contraints de quitter les Etats-Unis en raison de leur séjour irrégulier dans ce pays.

Le 9 décembre 2015, The new York Daily News a publié  en Une un dessin portraiturant Donald Trump en terroriste islamiste d’ISIS (Etat islamique) ayant décapité au sabre la statue de la Liberté et brandissant la tête de la statue. En titre, une déclinaison de la célèbre citation du pasteur Martin Niemöller (1892-1984), adversaire du Führer Adolf Hitler et interné dans un camp de concentration nazi pendant sept ans : 
« D’abord, ils sont venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas socialiste.
Puis, ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas syndicaliste.
Ensuite, ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit
Parce que je n’étais pas Juif.
Alors, ils sont venus me chercher – et il n’y avait personne pour parler en ma faveur ».
Le journal américain a inscrit en larges caractères gras cette adaptation de ce poème : 
« When Trump came for the Mexicans, I did not speak out -- as I was not a Mexican. When he came for the Muslims, I did not speak out -- as I was not a Muslim. Then he came for me... » (« Quand Trump est venu pour chercher les Mexicains, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas un Mexicain. Quand il est venu pour chercher les musulmans, je n’ai rien dit parce que je n’étais pas musulman. Puis il est venu pour moi… »)
La parallèle infamant entre Donald Trump et les Nazis est soutenu dans un article signé par Max Paul Friedman, professeur d’Histoire à l’American University, auteur de et publié par ce journal. 

La reductio ad Hitlerum devrait être bannie des débats, a fortiori de ce débat crucial sur la sécurité des Américains visés par les islamistes, et révèle l’impossibilité d’analyser la réalité. En l’occurrence, elle s’avère infondée et choquante. Donald Trump n’a pas menacé de mort les musulmans, et son programme n’a aucun lien avec l’idéologie nazie. Les migrants musulmans ne sont pas les Juifs persécutés par le IIIe Reich qui a tué six millions de Juifs lors de la Shoah. L'islam n'est pas le judaïsme.
   
Le 2 juin 2016, 2, 11 et 16 avril 2017, Histoire diffusa Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde, documentaire de Dominique Eloudy : "Frédéric-Auguste Bartholdi fait partie de ces artistes dont la notoriété a été éclipsée, au fil du temps, par celle de ses œuvres. Comme s'il avait été dépassé par leur importance, leur impact, à l'image de la plus monumentale de ses sculptures : la statue de la liberté. Mais qui était vraiment Bartholdi ? Que voulait-il transmettre ? Comment la Franc-Maçonnerie a eu une influence prédominante sur sa vie ? Quels étaient les liens qui unissaient Bartholdi aux francs-maçons ? Comment et pourquoi ils l'ont accompagné et aidé durant toute sa vie ? En se penchant sur son itinéraire de vie, on peut tenter d'approcher la cohérence de son œuvre et comprendre son parcours artistique, celui d'un homme engagé dévouant son art à ses valeurs. De sa première sculpture, celle du Général Rapp à Colmar, au Lion de Belfort, symbole du patriotisme français, du Mystère d'Isis à la statue de la Liberté, c'est tout un parcours que l'on retrace".

Arte, 2013, 89 min
Sur Arte le 15 décembre 2015 à 20 h 55, les 12 juillet et 9 août 2016 
Visuels : © Alle Rechte vorbehalten/www.fond-ecran-image.com

Bartholdi, le sculpteur qui éclaira le monde, documentaire de Dominique Eloudy 
Sur Histoire les 29 février, 1er et 7 mars 2016, 2, 11 et 16 avril 2017, 22 février 2018 à 19 h 40, 2 mars 2018 à  15 h, et 14 mars 2018 à 15 h

Articles sur ce blog concernant :
Les citations sur la série sont d'Arte. Cet article a été publié le 15 décembre 2015, puis les 24 février, 1er juin et 12 juillet 2016, 1er avril 2017.

mardi 20 février 2018

« La chasse aux fantômes » par Raed Andoni


Arte diffusa le 21 février 2018 à 23 h 25 « La chasse aux fantômes » (Geisterjagd, Ghost Hunting, Istiyad Ashbah) par Raed Andoni. « D'anciens prisonniers palestiniens rejouent leur détention devant la caméra de Raed Andoni. En impliquant ceux qui vont devenir les acteurs de leur passé reconstruit, en dur et symboliquement, il permet aux uns et aux autres de jouer tantôt les bourreaux, tantôt les victimes, et donc de revivre une expérience de la soumission ». Un film biaisé, malsain, pervers.

       
Né à Ramallah en 1967, Raed Andoni a « quitté l’école vers 1987-1988 ». Il a « fait un an de prison. C’était l’époque de la première Intifada. Ensuite, on m'a interdit de quitter le territoire pendant sept ans. Je me suis passionné pour la photo, l'image, le théâtre aussi. J'ai fait beaucoup de boulots différents, puis j'ai monté une société de production. Pour moi, faire du cinéma, c'est aller chercher à l'intérieur de soi et faire partager ce que l'on a trouvé ». Curieusement, aucun journaliste n'a eu la curiosité d'interroger le réalisateur sur la raison de son emprisonnement.

Il a produit « Live from Palestine » (2002), de Rachid Masharawi.

Avec la France et les Emirats Arabes Unis (EAU) - Les Films de Zayna, "Dar Films/Palestine", Dubai Entertainment and Media Organisation -, Raed Andoni co-produit Mawsem hisad (Family Albums2012) réalisé par Nassim Amaouche, Mais Darwazah, Erige Sehiri et Sameh Zoabi. "Le monde Arabe est en ébullition. Les jeunes générations, dont les artistes, ne connaissaient pas l’origine du conflit, ni quand il s’arrêtera. Les 4 réalisateurs, chacun à sa façon, essayent de plonger dans les événements du passé afin de mieux les saisir. Tous tentent aussi de se retrouver dans ces changements et de mieux comprendre leurs parents ainsi que leurs réactions vis-à vis du conflit". ("Identity is our legacy and not our inheritance; our invention and not our memory." (Mahmoud Darwich). Questioning the Poet's sentence about identity and transmission, four filmmakers draw up a sensitive portrait of the Arab world, driven by their own concerns, composed by their daily and intimate life, in four different places).

Il a réalisé Fix Me (2009), film co-produit par Julie Gayet et montrant ses consultations auprès d’un psychothérapeute d’un hôpital à Ramallah à propos de ses migraines. Ce film a été  présenté à Sundance en 2010 et à la sélection de l’Acid à Cannes en 2011. En 2012, la SCAM l’a distingué meilleure œuvre documentaire.

Istiyad Ashbah
Ghost Hunting est le deuxième long métrage de ce scénariste-réalisateur-producteur (Dar Films), co-produit aussi par Julie Gayet. 

Quinquagénaire, « le réalisateur palestinien Raed Andoni organise un casting de comédiens et de professionnels du bâtiment plutôt particulier : chacun doit être passé par les geôles israéliennes, et, notamment, la Moskobiya, principal centre de détention de Jérusalem ».

Pourquoi n’avoir pas cherché d’anciens détenus des prisons de Abou Mazen (Mahmoud Abbas) ou du Hamas dans la bande de Gaza ? Les conditions de détention dans les prisons de la bande de Gaza sont critiquées par des organisations palestiniennes de défense des droits de l'homme, comme ICHR (Independent Commission for Human Rights) qui recense les cas de torture et de mauvais traitements dans ces deux entités : par exemple, en janvier 2018, ICHR a relevé 17 cas dans la bande de Gaza et 14 dans les territoires sous contrôle d'Abou Mazen.

Pourquoi n'avoir pas évoqué ces terroristes palestiniens emprisonnés en Israël et salariés - le montant varie selon la durée de la détention - par l'Autorité palestinienne (AP) grâce notamment à l'aide financière internationale ? Ce qui explique le projet de loi israélienne visant à retenir les montants versés, au titre de taxes fiscales, à l'AP et que cette dernière utilise pour rémunérer les terroristes palestiniens emprisonnés en Israël.

"Bientôt, nous mettrons fin à ce théâtre de l'absurde", a écrit Avigdor Liberman, ministre israélien de la Défense, sur Twitter. Il a ajouté que l'argent confisqué servira à "lutter contre le terrorisme et indemniser les victimes".

"Israël collecte annuellement environ 127 millions de dollars de droits de douane perçus sur les marchandises destinées aux marchés palestiniens qui transitent chaque mois par les ports israéliens, puis les transfère à l'Autorité palestinienne.En janvier, le ministère israélien de la Défense a publié un rapport révélant que l'AP a versé en 2017 1,2 milliard de shekels (300 millions d'euros), soit 7% de son budget annuel, aux auteurs d'attentats emprisonnés par Israël et à leurs familles".

"Un terroriste palestinien condamné de trois à cinq ans de prison reçoit l'équivalent de 600 dollars (environ 500 euros) par mois, un autre qui purge une peine de 20 à 35 ans a droit à 2.900 dollars (2.300 euros) jusqu'à la fin de sa vie. Selon le ministère israélien, le salaire moyen en Cisjordanie est de 600 dollars. Malgré les pressions, l'Autorité palestinienne a toujours refusé de mettre fin à ces paiements, une décision qui serait très impopulaire tant le prestige des milliers de prisonniers est grand.Le gouvernement palestinien a de son côté qualifié ce projet de loi de "piraterie et vol", et estimé qu'il s'agissait d'une "violation du droit international", selon l'agence officielle Wafa. Aux Etats-Unis, le Sénat a mis à l'ordre du jour un projet de loi approuvé par la Chambre des représentants visant à suspendre l'aide à l'Autorité palestinienne si elle continue de verser des allocations aux familles de terroristes palestiniens condamnés pour des attentats, soulignant que ces paiements incitent à la violence et bloquent toute avancée dans le processus de paix, au point mort depuis 2014".

Partialité
Difficile de trouver d'anciens détenus de prisons israéliennes ? « Pas si compliqué : en Palestine, plus de quatre hommes sur dix font l’expérience des interrogatoires et de la prison ». Quelle est la source de cette statistique ? En quelle année ? Qu’est-ce que la « Palestine » ? Mystère.

« Je viens d’un pays où 25% de la population a été emprisonnée ou a expérimenté ces interrogatoires. On parle de 750 000 Palestiniens sur une population de trois ou quatre millions, c’est un chiffre énorme. Donc ma petite histoire personnelle n’a pas beaucoup de sens dans un pays comme le mien, même si j’ai moi-même été emprisonné pendant un an et que j’ai été interrogé pendant plusieurs jours », a déclaré Raed Andoni à RTS (13 juin 2017).

Selon Yoram Ettinger, en 2011, 1,6 million d’Arabes résidaient en Judée et en Samarie et 1,3 million d’Arabes vivaient dans la bande de Gaza, soit un total de 2,9 millions d’Arabes. On est loin des quatre millions de Palestiniens allégués par le réalisateur. 

Combien de Palestiniens emprisonnés ? 25% selon Arte, et 40% selon le réalisateur !?

Et RTS poursuit : « Raed Andoni recueille les témoignages et écrit son scénario à mesure, sur le plateau. « Voilà pourquoi, à certains moments, quand on voit le film, on arrête de se demander si c’est un documentaire ou une fiction. On ne sait plus. Même moi je ne sais plus. Parce que les deux formes servent le même but. Elles nous aident à nous exprimer de manière profonde ». Le mentir-vrai ? Ou le mentir-mentir ?

Conclusion de Raed Andoni à RTS : « On parle tout le temps des "héros" qui sortent de ces prisons et on enferme ceux qui en sortent dans une nouvelle prison, on les enferme dans cette image de "héros". Ça fait partie de notre lutte, on doit produire des héros, ça nous fait du bien. Parce qu’on vit toujours l’occupation et que la lutte n’est pas terminée ». Bref, le cinéma sert d’instrument de lutte contre l’Etat juif.

« Sous le regard du cinéaste, lui-même ancien détenu, ceux qu'il a choisis (géomètre, maçon, architecte, peintre, menuisier, comédien…) acceptent de reconstruire les murs de leurs cellules dans un immense sous-sol vide et de revivre leurs traumatismes. Peu à peu, l'indicible se libère... » Pourquoi Raed Andoni a-t-il été détenu ?

« Décors en contre-plaqués et mémoires fragmentaires, douleurs occultées et espaces contraints… : c'est un véritable dispositif cathartique qu'a imaginé le cinéaste, lui aussi à la recherche de ses propres fantômes ». Du Pallywood en studio ? De la télé-réalité ?

« En impliquant ceux qui vont devenir les acteurs de leur passé reconstruit, en dur et symboliquement, il permet aux uns et aux autres de jouer tantôt les bourreaux, tantôt les victimes, et donc de revivre une expérience de la soumission ». 

« Ce rapport de dominant-dominé se reproduit à l’infini, y compris entre Palestiniens, à l’intérieur des prisons, mais aussi à l’extérieur ». 

« La violence sous-jacente ou même explicite qui sourd des répétitions permet au spectateur de deviner ce qu'ils ont vécu, avec des scènes d'une densité extrême. Impressionnant ». En 1999, l’usage de la torture a été interdit par la Cour suprême d’Israël.

Pourquoi la chaîne franco-allemande Arte, Doha (Qatar), Sundance, Sanad, Final Cut de Venise, etc. ont-ils subventionné ce film ? Arte « finance trois documentaires « cinéma » par an, en vue d’une sortie en salle ». 

Prix
Le Film a reçu le Prix du Meilleur documentaire à la Berlinale 2017. Une « catégorie qui a été ajoutée pour cette 67e édition de la Biennale ». "Je travaille avec des personnes qui vivent dans un lieu vraiment très sombre et que vous honorez grâce à toute cette lumière", a déclaré le cinéaste en recevant son prix. Il avait noué un keffieh autour du cou.

Istiyad Ashbah a été présenté au Festival du cinéma du réel au Centre Pompidou.

Le 2 juin 2017, le réalisateur Raed Andoni et le distributeur ont écrit : « Le représentant de l’Autorité palestinienne auprès des Nations unies a notamment organisé en avril une projection au siège de l’ONU, réunissant de nombreux ambassadeurs, et le film sera vraisemblablement présenté par la Palestine aux Oscars ».

Variety
« Raed Andoni observe ses « acteurs » s’abuser oralement et physiquement entre eux. Il a échangé la charge de narcissisme de son précédent documentaire contre celle de sadisme… Les louanges de Ken Loach et de Mike Leigh lors de l’avant-première, la charge émotionnelle sensationnalisée, plus le Prix du Meilleur documentaire à Berlin signifient que « Ghost Hunting » va attirer plus d’attention qu’il n’en mérite », résume Jay Weissberg dans Variety (18 février 2017).

On ne saurait mieux dire.

En 2017, 52 Arabes israéliens et palestiniens victimes d'enlèvements, de tortures et de viols par l'Autorité palestinienne (AP) ont gagné en Israël leur procès contre l'AP. Leur avocat avait contacté quinze ONG (Organisations non gouvernementales) afin de leur demander une aide pour déterminer, par des certificats médicaux de médecins de ces ONG, les dommages subis par ces Arabes soupçonnés de collaborer avec Israël. Seulement deux ONG ont répondu positivement. Les autres ont décliné car l'Etat Juif n'était pas impliqué comme tortionnaire.


« La chasse aux fantômes » par Raed Andoni
France, « Palestine », Suisse, Qatar 2015, Les Films de Zayna, Arte France, Dar Films, Akka Films, RTS production, 1 h 30 min
Producers: Nicolas Wadimoff, Philippe Coeytaux, Raed Andoni
Executive producer: Palmyre Badinier
Camera (couleur) : Camille Cottagnoud
Montage : Gladys Joujou
International sales: Urban Distribution, Paris
Avec Ramzi Maqdisi, Mohammed Khattab, Raed Andoni, Atef Al-Akhras, Wadee Hanani, Adnan Al-Hatab, Abdallah Moubarak, Anbar Ghannan, Raed Khattab, Monther Jawabreh
Sur Arte le 21 février 2018 à 23 h 25

Visuels :
Raed, le réalisateur ne sait si ses souvenirs parcellaires sont réels ou imaginaires. Afin de se confronter aux fantômes qui le hantent encore depuis son emprisonnement à la Moscobiya, un des principaux centre d’interrogatoire israélien, Raed fait passer une offre d’emplois à l’intention d’anciens prisonniers. Dans un immense sous-sol vide, Raed explique son projet à un groupe d’hommes de tous âges géomètre, maçon, architecte, peintre, menuisier, comédien, ... : reconstruire de mémoire leur centre d’interrogatoire.
© Les Films de Zayna/Akka Films/

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Les citations non sourcées sont d'Arte.