Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

jeudi 8 décembre 2016

L'Origine de la violence, par Elie Chouraqui


L'Origine de la violence d’Elie Chouraqui sera projeté au Royal Palace de Nogent-sur-Marne. Adapté du best-seller de Fabrice Humbert (2009), ce film évoque des secrets de famille douloureux liés à la déportation d’un jeune Juif français au camp nazi de Buchenwald. Une œuvre bien réalisée et remarquablement interprétée par des comédiens, renommés et débutants, mais qui suscite une gêne.


Lors d’un voyage au camp de concentration de Buchenwald (Allemagne), Nathan Fabre (Stanley Weber), jeune enseignant français dans un lycée franco-allemand, remarque la photographie d’un déporté qui ressemble à son père, Adrien (Richard Berry). De retour en France, il déjeune avec son père, assiste à une réunion dans la demeure de sa famille catholique en Normandie. Intrigué par cette photographie, il entreprend une enquête et découvre de graves secrets familiaux qui vont, d’une certaine manière, le libérer d’une violence intérieure qui le minait.

Le 3 mai 2016, organisée par des associations juives françaises, l’avant-première du film  a suscité une standing ovation du public ému par le film, remarquablement interprété, notamment par César Chouraqui, bouleversant tant il est crédible dans les scènes dramatiques tournées au camp de Buchenwald.

« Après la projection, Michel Bouquet a dit « Vous avez fait un grand film pour votre peuple ». Cela m’a touché car il est la sommité des acteurs français », a déclaré Elie Chouraqui sur RCJ, le 16 mai 2016.

Cette œuvre rassure, réjouit les Français en présentant de manière finalement positive la famille Fabre : un grand bourgeois ni collaborateur ni résistant, magnanime et généreux. Certes, il y a la dénonciatrice, mais elle a regretté et « les nazis lui ont permis d’agir en monstre ». Le fils illégitime ? Il a été élevé avec amour, mais dans le secret, et n’est pas si pâlot.

Et pourtant, L'Origine de la violence d’Elie Chouraqui m’a laissé un sentiment de gêne. Ce film obère la famille juive. Jean Sorel interprète Charles Wagner, frère cadet du jeune Nathan Wagner, déporté. Un bourgeois vivant dans un appartement cossu. Quid du destin de sa famille ? Quel lien avec la judéité pour les survivants de la Shoah ? Que reste-t-il de l’identité juive ? Qu’est-ce qu’être juif ? Que fait-on quand on apprend sa filiation avec un déporté juif ? Soit le film occulte ces questions, soit il y répond par un acte violent proche de la vengeance, et en montrant la dilution, jusqu’à la disparition de la judéité au bout d’une seule génération.

Cette gêne perdure en lisant le dossier de presse. Elie Chouraqui confie : « Après la sortie de « Ô Jérusalem », je me souviens avoir entendu des journalistes me dire que le conflit israélo-palestinien ne pourrait jamais se résoudre. C’est perdre la notion des choses : comment penser que ce ne soit pas possible alors que soixante ans après que la moitié du monde a été détruite par le conflit franco-allemand, n’importe quel citoyen peut se sentir chez lui en Allemagne ». C’est révéler une grande ignorance sur un conflit mondial qui n’a pris fin que par la capitulation du IIIe Reich. Ce parallèle est si infondé : le IIIe Reich ne voulait pas de Paris comme capitale, etc.


L'Origine de la violence, par Elie Chouraqui
D’après le roman de Fabrice Humbert (2009, éd Le Passage)
Avec Richard Berry, Stanley Weber, Michel Bouquet, César Chouraqui, Miriam Stein, Christine Citti, Jeanne Cremer
Production : L’origine Productions, Integral Film e.K
Sortie France : 25 mai 2016

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Cet article a été publié le 25 mai 2016.

jeudi 1 décembre 2016

Foncia Paris a comparé trois de ses salariés aux Juifs dénoncés


Le 18 novembre 2016, Jean-Patrick Jauneau, mandataire social de Foncia Paris, a fait une analogie choquante entre les Juifs persécutés sous le régime de Vichy et trois de ses salariés nommés dans un article publié en juillet 2016 par Alliancefr.com. Cet article intitulé Foncia au cœur d'une nouvelle polémique aux relents antisémites, et dont la teneur a été reprise dans notre article, évoquait M. B. en voie d'être ruinés et spoliés, par un syndicat de copropriétaires sous ses deux syndics successifs, dont Foncia Paris.

Spoliations de Français juifs : l’affaire Tanger

Pour ceux ayant manqué le premier épisode, en voici un résumé.

M B., copropriétaires français juifs, ont un appartement parisien dont le syndic est Foncia Paris, ex-Foncia Rives de Seine. Depuis plus de dix ans, ils subissent un traitement discriminatoire.

D’une part, leur appartement vacant est abîmé par des parties communes endommagées et l’installation sanitaire non conforme de l’appartement au-dessus. Malgré des injonctions de la Ville de Paris, le Syndicat a refusé de lancer une expertise judiciaire pour déterminer les causes des dommages et y remédier. Ce qui a induit plus de 145 000 € de manque-à-gagner en termes de loyers non perçus par M. B.

Et d’autre part, pour corser le tout, après avoir quasiment ruiné M. B., le Syndicat les a assignés en réclamant un prétendu arriéré d’appels de charges. En reprenant toutes les écritures comptables du Syndicat et le relevé de leurs paiements, M. B. ont estimé leur compte créditeur et ont proposé un règlement amiable au Syndicat via son syndic Foncia Paris. En vain.

Une stratégie létale. Le précédent propriétaire juif de cet appartement est mort prématurément. L'un des membres de l'indivision M. B., juifs eux aussi, souffre d'une grave maladie accentuée par le stress induit par cette stratégie.

Opacité
Le 25 juillet 2016, mandaté par le Syndicat, Michel Coeret, architecte, a constaté le délabrement de l'appartement et de parties communes, dont un mur pignon. Il a remis au Syndicat son rapport.

Le 7 novembre 2016, avant l'Assemblée générale de copropriétaires du 18 novembre 2016, lors de sa vérification des comptes du Syndicat, M. B. a demandé la communication de ce rapport. Une collaboratrice de Foncia Paris avait conditionné la communication de ce rapport à l'accord préalable de Mme Ohlman, alors absente. Rapport non reçu.

Lors de l'Assemblée générale des copropriétaires du 18 novembre 2016, Mme Ohlman, en présence, de Jean-Patrick Jauneau, mandataire social de Foncia Paris, s'était engagée à envoyer ce rapport à M. B. Promesse non tenue.

Le 26 décembre 2016, Jean-Patrick Jauneau a écrit à M. B. qui réclamait ce rapport : "Je vois avec Mme Ropert ou Mme Ohlman pour que ce document soit transmis dès leur retour de congés".

Pourquoi ces refus réitérés à ce jour ? Qui contrôle le travail de Mmes Ohlman et Ropert, et de Jean-Patrick Jauneau ?
    
Censure
Rebondissement récent. 

Lors de l’Assemblée générale des copropriétaires de cet immeuble du 18 novembre 2016, Jean-Patrick Jauneau, mandataire social de Foncia Paris, a évoqué l’article Foncia au cœur d'une nouvelle polémique aux relents antisémites d'Alliancefr à plusieurs reprises.

Jean-Patrick Jauneau s’est dit « dans l’obligation de demander le retrait » des noms de ses trois « collaborateurs dévoués » en charge de cet immeuble - Dominique Ohlman, Frédérique Ropert et Karima Aktouf - figurant dans cet article car ils « interviennent au nom et pour le compte d’un syndicat représenté par une société commerciale. Si vous souhaitez qu’un nom apparaisse, c’est le mien : je suis mandataire social de la structure. Je la représente. Je dispose de moyens différents pour réagir. Je pourrais avoir une réaction qui sera proportionnée à ce que j’estime être une agression, une information erronée ». En outre, « il n’est pas acceptable de se voir dénoncé par une publication internationale… Vous attribuez [à ces collaborateurs] des convictions erronées… Vous les taxez d’antisémitisme… Il n’y a jamais eu chez Foncia de propos qui peuvent être taxés de racisme, d’antisémitisme, d’exclusion… Il y a chez Foncia des collaborateurs de confession juive qui sont aussi un peu en porte à faux avec le contenu de l’article ». Quant à Foncia, elle « fera ce qu’elle estime devoir faire à l’égard du contenu » de l’article d’Alliancefr.

Mais les médias publient les noms des individus, cadre supérieur ou vendeur, impliqués dans des affaires. Les salariés de Foncia Paris seraient-ils irresponsables ?

Le site Internet du Figaro publie à ce jour des articles sur l’affaire du Mediator, dans lesquels il mentionne « Lucy Vincent, porte-parole de Servier mais aussi directrice générale chargée des relations extérieures, Christian Bazantay, le secrétaire général du laboratoire, Jean-Philippe Seta ».

Dans une affaire de faux espionnage, le site Internet de L’Express publie à ce jour la retranscription d’un dialogue  entre Matthieu Tenenbaum et Christian Husson, respectivement cadre supérieur et directeur juridique de Renault. 

Le site du Parisien relaie à ce jour la révélation par Le Canard enchaîné selon lequel Pierre Lachaize, directeur juridique de l’Unedic, « organisme paritaire qui s'occupe de l'assurance-chômage », « chasseur de fraudeurs fraudait lui-même » : il « a cumulé son salaire et ses allocations chômage pendant plus d'un an ». 

Quant au site Internet du Huffington Post, il publie à ce jour la vidéo d’un employé de SFR disant « Connard de Juif ». Etc. Etc. Etc.
      
Pourquoi Jean-Patrick Jauneau veut-il censurer Alliancefr, « premier magazine de la communauté juive », voire aussi mon blog ? « Crime de lès-Foncia » ?

Avant de publier nos articles, Alliancefr et moi avions interrogé par courriers électroniques les intervenants dans cette affaire. Nous n’avions reçu aucune réponse. Dominique Ohlman a avancé son absence pour causes de vacances estivales. Mais depuis sa reprise d’activité, plusieurs mois se sont écoulés sans qu’elle juge utile, comme ses deux autres collègues, de répondre à ces questions.

Et pourquoi le groupe Foncia, informé dès 2010, des arguments de M. B. à l’égard de son syndic, alors Foncia Rives de Seine, n’a-t-il pas réagi ?

Pas d’antisémitisme chez Foncia ? C’est réécrire l’histoire de Foncia. 

Souvenez-vous. En 2014, la « CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a infligé un avertissement public au groupe Foncia : lors d’un contrôle en 2010, elle avait découvert que Foncia avait indiqué dans ses fichiers notamment la religion juive de clients ». Pourquoi quatre ans pour révéler cet avertissement ? Foncia avait demandé au Conseil d’Etat que cette sanction ne soit pas rendue publique. Une demande rejetée in fine par le Conseil d’Etat. 


Décidément, Foncia ne semble pas aimer la transparence.

M. B. ont donc rappelé ce passage peu reluisant dans l’histoire de Foncia à Jean-Patrick Jauneau, qui a alors déclaré : « Ce collaborateur a immédiatement été sanctionné et exclus ».

Quand on n’est pas d’accord ? On engage une procédure judiciaire, a asséné Jean-Patrick Jauneau. « Non, on dialogue », ont répliqué M. B.

Les trois saisies bancaires par Me Thierry Guinot, huissier de justice, sur les comptes bancaires de M. B. en réclamant des montants supérieurs aux soldes dus ? Un huissier de justice est un officier ministériel, au-dessus de tout soupçon et il ne s'amuse pas à exiger une somme supérieure à la dette due, a répété Jean-Patrick Jauneau. Une manière de se défausser.

Le 8 août 2016, Me Thierry Guinot m’a écrit : 
« Les versements directs portés au dossier correspondent à ce qu’il nous a été transmis à l’époque par le Cabinet Goldberg et Masson, avocats à la Cour [et avocat du Syndicat]... Peut-être encore le Cabinet Foncia a-t-il omis de signaler certains versements à son avocat, et alors nous n’avons pas pu en avoir connaissance.
En tant qu’huissier de justice, je ne peux procéder à la vérification des comptes de copropriété des requérants... A vu des arguments que vous soulevez, il y a manifestement compte à faire ! »
Bref, cet huissier de justice a reproduit ce que le défenseur du Syndicat lui avait transmis. Et s’en lave les mains. Donc pas responsable ? Qui est responsable : l'avocat du Syndicat, le Syndicat ou Foncia Paris ? Et qui, au sein de Foncia Paris ?

Habilement, Jean-Patrick Jauneau a évoqué des « propos antisémites ». Une manière d’éluder les reproches de traitement discriminatoire. Exemples.

« Aucun appartement dans l’immeuble n’est dans l’état du votre », a reconnu Dominique Ohlman, principale de copropriété chez Foncia Paris, en niant toute responsabilité. « Oui, notre appartement est le seul dans cet état. Pourquoi ? Le Syndicat des copropriétaires et un copropriétaire en sont responsables. La façade sur cour tombe en morceaux dans notre salon. La gouttière de l’immeuble est fuyarde. Une souche de cheminée est fissurée… Pourquoi avez-vous laissé l’immeuble dans cet état déplorable ? », ont interrogé M. B. Et d’ajouter : « Les intérêts perçus par le Syndicat dans une procédure judiciaire contre nous n’apparaissent pas dans les comptes annuels du Syndicat. Pourquoi ? » Silence. Pourquoi cette indifférence du Syndicat, de cette Assemblée et du conseil syndical sur la destination de ces intérêts ?

Dominique Ohlman n’a pas informé les copropriétaires de l’immeuble de l’arrêté d’injonction de la Mairie de Paris de 2013. Pourquoi ? Est-ce légal ?

En outre, elle a, avec le conseil syndical, sollicité et obtenu un report de la date limite pour effectuer les travaux exigés par la Mairie de Paris. Et pour ce faire, elle a évoqué des procédures judiciaires du Syndicat, des impayés, etc. En résumé, elle a utilisé notamment les « charges impayées » de M. B. contre leurs intérêts et ceux de l’immeuble. Pourquoi n'avoir pas sollicité une expertise judiciaire pour résoudre les problèmes multiples de parties communes avant cette injonction, et dès 2010 ?

Le contrat de syndic de Foncia Paris, Formule 1 par 1 et forfait FonciaHorizon, stipule une mise en demeure suivie de deux relances aux copropriétaires débiteurs avant toute constitution de dossier. Pourquoi Foncia Paris n’a-t-il pas respecté son contrat à l'égard de M. B. au lieu de les assigner directement devant le Tribunal ?  Pourquoi cette hâte ? 

Le Syndicat est représenté par une avocate au nom patronymique juif, Me Carine Smadja, dans les procédures contre M. B. Par contre, dans la procédure d’expertise, dont bénéficient Mme Marx et M. Coele, membres du conseil syndical, l’avocat a un nom patronymique chrétien, Me Philippe Bocquillon. Hasard ?

Quel(s) collaborateurs de Foncia Paris a(ont) pris ces décisions : Karima Aktouf, Dominique Ohlman ou/et Frédérique Ropert ?

Le Syndicat représenté par son syndic Foncia Paris exige de M. B. « 6 721,38 € au titre des charges de copropriété arrêtées au 13 janvier 2016 ». Quant à M. B., ils estiment leur solde créditeur. selon le tableau ci-joint. Pourquoi Foncia Paris a-t-il refusé un dialogue avec M. B. afin de comparer leurs tableaux respectifs pour détecter et corriger d'éventuelles erreurs ? Pourquoi Jean-Patrick Jauneau n’a-t-il pas lu les conclusions et preuves de M. B. avant cette Assemblée ? Qu'en pense Claude Gervais, comptable de Foncia Paris ?

Le Syndicat a aussi inclus dans ce montant réclamé 1 737,68 € de frais divers et bizarres, soit environ la moitié de ses honoraires annuels. Or, ces frais font parties de la gestion courante du syndic. Pourquoi Foncia Paris les a-t-ils inclus ? D'autant que dans la précédente procédure, il avait distingué dans deux tableaux d'une part les appels de charges et, d'autre part, les frais (1 922,97 €). Et en 2012 le Tribunal l'avait débouté de sa demande visant la condamnation de M. B. à payer ces frais. Le Syndicat et ses avocates ont-ils voulu éviter que les juges les déboutent de nouveau de leur demande visant ces frais farfelus ? Pourquoi le Syndicat refuse-t-il à ce jour de créditer le compte de copropriétaires de M. B. de ces 1 922,97 € : en 2013, il l'a  crédité de 1.800,62 €, soit un écart de 122,35 € en leur défaveur !?

« Vrais-faux forfaits tout compris » associé à une « myriade de facturations supplémentaires », clauses abusives dans les contrats de syndics et manque de transparence dans ses comptes, hausse de leurs tarifs en raison de prestations supplémentaires qui auraient du être incluses dans les forfaits du syndic, compte unique « imposé » au détriment du compte séparé affligé d’un surcoût, tarifs exorbitants des prestations exceptionnelles… Ces pratiques préjudiciables de syndics sont fustigées régulièrement, notamment par la Commission des Clauses Abusives ou la DGCCRF (Direction générale de la répression des fraudes), et en 2013 par l'UFC-Que Choisir et l'ARC (Association de responsables de copropriété) dans leur Observatoire des syndics. Celui-ci a alors publié une étude sur cinq principaux syndics - Citya, Foncia, Immo de France, Nexity et Urbania - qui représentent 40 à 60% du marché. L’arrêté Novelli de 2010 n’a à l’évidence pas produits les effets escomptés.

Stigmatiser M. B. par des résolutions inscrites à l’ordre du jour d’Assemblées générales et évoquant leurs prétendus « impayés », communiquer à la justice et à un huissier de justice des chiffres erronés, c’est… normal chez Foncia Paris ?

Mais désigner les collaborateurs ayant commis ces « bizarreries », ce serait un « crime de lèse-Foncia » !?

« Dénonciation »
« A titre personnel, pour une communauté qui a souffert de la dénonciation, dénoncer à son tour, c’est peut-être un peu… déplacé », a ajouté Jean-Patrick Jauneau qui s’est déclaré « catholique ».

Ni le conseil syndical composé de MM. Arnoult, Coële et François Schleret, ni les autres copropriétaires ni Dominique Ohlman, principale de copropriété chez Foncia Paris, ne se sont indignés de ce parallèle infondé. Qui ne dit mot consent ? Pourquoi la candidature de M. B. au conseil syndical est-elle refusée, année après année, par tous les autres copropriétaires présents et représentés en Assemblées générales ?

Pourquoi Jean-Patrick Jauneau, « à titre professionnel », n’a-t-il pas organisé une réunion avec M. B. pour résoudre les différends, par exemple en comparant les tableaux comptables de Foncia Paris avec ceux de M. B. ?

Pourquoi « à titre professionnel » n’a-t-il pas jugé utile de prendre connaissance du dossier avant cette Assemblée ? Ce qui lui aurait permis de répondre aux questions graves posées dans cet article : saisies bancaires exigeant de M. B. des sommes indues, tableaux erronés communiqués à la justice, etc.

Est-ce normal qu’un mandataire de Foncia s’exprime « à titre personnel » ? N’est-on pas en droit d’attendre de lui une position strictement professionnelle ?

Informer, ce serait dénoncer ? Et la liberté d’expression ? 

Alliancefr est un magazine sur Internet. Comment et pourquoi Jean-Patrick Jauneau a-t-il extrapolé à toute la communauté juive ? Pourquoi a-t-il essentialisé cette affaire ? Pourquoi a-t-il "assigné à résidence identitaire" un magazine d'informations ?

Comment peut-on oser comparer le sort de ces « trois collaborateurs » de Foncia Paris au destin tragique des Juifs que l’occupant nazi et l’Etat français ont persécutés, traqués, ostracisés, dépouillés de leurs droits, spoliés de leurs biens, et déportés vers le camp d’Auschwitz ?

Comment qualifier ce parallèle choquant ? Révisionnisme ? Négationnisme ?

Car enfin, si ce parallèle scandaleux était pertinent, cela annihilerait tous les travaux d’historiens et les témoignages des Juifs sur cette période. 

Le groupe Foncia sanctionnera-t-il Jean-Patrick Jauneau et Dominique Ohlman, voire aussi Frédérique Ropert et Karima Aktouf ? Si oui, par quelles sanctions ?

Agression
« Je dispose de moyens différents pour réagir. Je pourrais avoir une réaction qui sera proportionnée à ce que j’estime être une agression, une information erronée ». Des menaces à peine voilées exprimées par Jean-Patrick Jauneau.

Mais quand M. Coele, membre du conseil syndical, a eu un comportement agressif en niant avoir bénéficié de « faveur », seuls M. B. ont exprimé leur surprise devant cette attitude violente. Nul ne lui a rappelé les règles élémentaires de politesse, de respect, de "proportionnalité" au sein des Assemblées.

Revenons à Jean-Patrick Jauneau. Quel dommage qu’il n’ait pas consulté le dossier de M. B., il aurait pu indiquer quelles informations seraient « erronées » !

« Agression », « proportionnée », ces mots ne vous rappellent rien ? 

Moi, cela me rappelle la terminologie des médias et de la « communauté internationale » à l’égard de l’Etat juif quand ils présentent une image inversée de la réalité.

Ainsi, quand l’Etat d’Israël informe ou se défend contre des agressions visant ses habitants, il est représenté comme agresseur, et sa réponse est souvent jugée disproportionnée. Pensez-donc, des Yaoud, ces Juifs persécutés des siècles durant, ces anciens dhimmis qui refusent d’être victimes ! La venue de Juifs sur le mont du Temple ou l'arraisonnement de la flottille visant à briser en 2010 le blocus israélien naval de la bande de Gaza ? Une « agression ». La guerre de l’Etat d’Israël contre le Hezbollah au sud du Liban ou contre le Hamas dans la bande de Gaza ? « Disproportionnée », même quand Tsahal informait les habitants de ces zones de futures attaques.

C’est à ce même registre lexical que recourt Jean-Patrick Jauneau à l’égard des Juifs, excusez-moi d’Alliancefr.

M. B. ont osé se confier à un magazine électronique français juif qui en a tiré un article publié sur son site ? Une « agression ». Ils ont analysé le processus de ruine et de spoliation en cours ? « Sois-juif, et tais-toi pendant qu'on te ruine pour te spolier !? »

Que des Juifs exercent leurs droits les plus élémentaires, par exemple informent ou se défendent, c’est pour beaucoup inacceptable.

Alors, pas d’antisémitisme dans cette affaire ?

On ne sait ce qui est le plus effrayant dans cette affaire : la stratégie du Syndicat et de ses syndics successifs visant à ruiner ces copropriétaires français juifs par harcèlement judiciaire et discriminations, ou la certitude d'obtenir systématiquement par le "gouvernement des juges" leur injuste condamnation malgré la communication de décomptes erronés par le Syndicat et ses avocates ?

J'ai interrogé le groupe Foncia, et je publierai sa réponse dès réception.

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dimanche 6 novembre 2016

« Ivan le Terrible » par Sergej M. Eisenstein


Arte diffusera le 7 novembre 2016 « Ivan le Terrible » (Iwan der Schreckliche), dernier film réalisé par Sergej M. Eisenstein (1898-1948). Réalisée pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors que l'Union soviétique stalinienne combat l'Allemagne nazie, une « fresque flamboyante qui retrace le règne d'Ivan IV, le premier tsar de Russie, au XVIe siècle. L'ultime œuvre d'Eisenstein est à la fois un manifeste de son style épique et un film de propagande ambigu. ARTE en diffuse la version restaurée, avec un nouvel enregistrement de la bande originale composée par Prokofiev ».


« Moscou, 1547. Premier dans l'histoire à revendiquer ce titre, le jeune duc de Moscovie, Ivan Vassiliévitch, se fait couronner en grande pompe tsar de toutes les Russies, à 17 ans. Ivan IV, qui n'est pas encore le Terrible, ambitionne d'unifier sa patrie déchirée par les appétits rivaux des seigneurs de la cour, les boyards, et de l'Église. Pour asseoir son pouvoir, il épouse Anastasia Romanova, représentante d'une grande famille moscovite, qu'il va bientôt considérer comme sa seule alliée sûre. Objet de la haine de sa tante, Euphrosina, qui convoite le trône pour son fils Wladimir, il s'attire aussi celle des boyards et du clergé en s'attaquant à leurs privilèges... »

Marqué par la révolte de Nobles durant son enfance, réformateur, Ivan IV (1530-1584) combat ses ennemis étrangers et une conspiration dans son pays, et assoit un pouvoir autoritaire et centralisé dans une Russie agrandie par l'annexion du royaume tatar de Kazan et Astrakhan et commerçant avec l'Angleterre.

Épopée
Tourné à Alma-Ata, « figurant dans toutes les histoires du cinéma parmi les incontournables classiques, Ivan le Terrible, ultime film d'Eisenstein, est resté inachevé ». Il est composé de deux parties ; tournée de 1942 à 1944, la première, en noir et blanc, est sortie en 1945 et a été primée - Prix Staline en 1945, Prix de la photographie au Festival international du film de Locarno en 1946 - ; achevée en 1946, la seconde, dont les dernières scènes sont en couleur, n'est projetée qu'en 1958, cinq ans après le décès de Staline qui avait été outré par la vision d'un tsar vieilli, autocrate. La troisième partie du film, dont le tournage a débuté  en 1946 après que le réalisateur a fait son auto-critique, n'a jamais été terminée.

La « seconde partie, à laquelle une troisième aurait dû succéder, a eu l'heur de déplaire à Staline, seul décisionnaire en matière de cinéma comme du reste ».

Staline « avait vu dans le combat unificateur d'Ivan et sa reconnaissance par le peuple une ode bienvenue à son propre exercice du pouvoir » dans une Union soviétique se défendant contre l'Allemagne nazie.

« Mais dans cette perspective, décrire l'isolement croissant du tsar et la violence de ses démons intérieurs, comme le fait ensuite Eisenstein, qui a pourtant gommé les aspects les plus décriés du règne, devenait impossible ».

Le « Kremlin interdit le second volet alors que le cinéaste, terrassé par un infarctus, se trouve à l'hôpital. Il meurt peu de temps après, au début de 1948 ».

« Dans cette œuvre testamentaire tournée en pleine Seconde Guerre mondiale, le message de propagande se voile d'ambiguïté. Eisenstein a concentré en elle le résultat de toutes ses recherches cinématographiques, composant un long tableau épique, magnifié par des prises de vue grandioses (l'immense procession dans la neige, à la fin de la première partie) et la bande originale de Prokofiev. On peut l'entendre ce soir dans une version restaurée, interprétée en 2016 par l’Orchestre Symphonique de la Radio berlinoise au Konzerthaus de Berlin ».
  

« Ivan le Terrible » par Sergej M. Eisenstein
URSS, 1944, 186 min
Sur Arte le 7 novembre à 23 h 50

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Les citations sont d'Arte.

mercredi 2 novembre 2016

« L’Exil des Juifs. Entre mythe et histoire » par Ilan Ziv


Arte diffusera les 4 et 10 novembre 2016 « L’Exil des Juifs. Entre mythe et histoire » (Das Exil der Juden. Mythos und Geschichte), documentaire par Ilan Ziv (2012). « Une passionnante enquête historique et archéologique autour d'un mythe central des religions juive et chrétienne : l'exil des Juifs après la destruction de Jérusalem par les Romains ». Une preuve involontaire par Arte du lien plurimillénaire, nié par l'Unesco, entre Jérusalem et les Juifs. Un documentaire sans respect de la chronologie.

Le peuple Juif a connu plusieurs exils de sa Terre.

Premiers exils
Après le siège de Jérusalem en 597 avant l’ère commune, le roi Nabuchodonosor II victorieux dérobe les biens du Temple de Jérusalem et déporte une partie des Judéens à Babylone. Un exil relaté dans la Bible hébraïque. Les deux exodes suivants surviennent en 587 et 581 avant l’ère commune.

Après avoir conquis Babylone en 539 avant l’ère commune, l’empereur perse Cyrus II libère les Juifs et les autorise à retourner dans la province perse de Judée  (Yehoud Medinata) et d’y édifier le Temple de Jérusalem. Plus de 40 000 Juifs montent en Eretz Israël.

Le Second Temple de Jérusalem est consacré en 516 avant l’ère commune.

Exil à Rome
En 63 avant l’ère commune, Pompée s’empare de Jérusalem, et envoie des Juifs prisonniers à Rome. La présence de Juifs à Rome au 1er siècle avant l'ère commune est antérieure à l'antagonisme entre Juifs et Romains qui procédaient à la crémation des corps. Dans les catacombes, des inscriptions funéraires sont en grec ou en latin de Rome, ce qui révèle l'intégration des Juifs dans la société romaine. Les Juifs vivant en Galilée et en Judée représentent une minorité des Juifs dans le monde romain. Environ un million à Alexandrie et dans le reste de l'Egypte. Ce qui atteste de l'importance numérique de la diaspora juive et de leur sentiment d'appartenance à la région où ils vivaient.

A Jérusalem, l'influence des Grands prêtres de Jérusalem par des mouvements messianiques.

En l’an 6 de l’ère commune, l’empereur Auguste place un procurateur à la tête de la province romaine de Judée.

La révolte des Juifs contre les Romains a pour source le vol de biens précieux dans le Temple. Une rébellion qui débute par des victoires. Fils de Matthatias le Prêtre et d'une mère descendante des Hasmonéens, historiographe juif romain d'origine judéenne, Flavius Josèphe (37 ou 38-vers 100) retrace l'histoire de cette révolte de la Judée en 66 et la prise de Jérusalem en 70 dans La Guerre des Juifs contre les Romains. Un récit en sept livres. Certains Juifs ont été vendus comme esclave, notamment en Libye.

En 70 de l’ère commune, après la prise de Jérusalem par Titus, fils de l’empereur Vespasien et commandant de légions de Judée, la cité est détruite, et son Temple incendié. Seuls demeurent une part du mont du Temple et un vestige du mur d’enceinte, mur de soutènement, ou mur Ouest ou Kotel. Cette destruction du Temple est commémorée chaque année lors du jeûne du 9 av. De nombreux Juifs sont réduits en esclavage et sont contraints de défiler soumis lors d'une parade célébrant à Rome la victoire de Titus et montrant le chandelier (ménora) volé au Temple de Jérusalem. De retour à Rome, Titus construit un arc rappelant son triomphe et recouvert de bas-reliefs évoquant les trésors du Trésor, dont un chandelier sacré à sept branches, la Ménorah. Celle-ci est le symbole de l'Etat d'Israël.

« L’an prochain à Jérusalem », c’est le vœu exprimé dans leurs prières par les juifs pratiquants du monde entier depuis la destruction du Temple par les Romains ». 

« Depuis près de deux mille ans, il évoque la perte de la Terre promise et la condamnation à l’exil de tout un peuple ». 

Exil de toute éternité
"Les Romains ne  forçaient pas les populations défaites à l'exil. C'est une référence biblique aux précédents de Babylone et des Assyriens", avance un historien. Pourquoi ? La "deuxième insurrection [contre les Romains] aurait suscité l'exil". Au IIe siècle, le nouveau mouvement se localise en Judée, et pratique une guérilla en se cachant dans les grottes. De 132 à 135, son chef est appelé Bar Kokhba. Cette révolte s'opposait à la décision de l'empereur Hadrien de reconstruire Jérusalem en ville romaine.

Pour Israël Yuval, l'exil existe de toute éternité, dès Abraham qui "est le premier à s'exiler [vers la Terre promise]. Le peuple d’Israël est devenu nation en quittant l'Egypte. L'exil a toujours fait partie de l'existence juive". Les "rébellions ont été un moment de rupture démographique. L'interdiction pour les Juifs d'aller à Jérusalem les a contraints à s'installer en Judée et en Galilée".

Rituel juif adapté
Les habitants ont adapté leur rituel à l'impossibilité de se rendre au Temple d'Israël. Ainsi, le pèlerinage au Temple pendant Pessah s'est métamorphosé en un Séder conçu par les rabbins. Cette nuit, on raconte l'histoire rédigée dans la Hagada. Les Juifs de diaspora pratiquent deux Séders de Pessah.

Exil/Punition
Mais certains Juifs contestent cette transformation et veulent repenser la fondation en donnant un sens différent à la destruction du Temple de Jérusalem. Pour John Gager, c'est le signe que "Dieu a condamné Israël". Les chrétiens disent "C'est à cause des péchés des Juifs". Lesquels ? "Tuer le Christ" allèguent les chrétiens. "Etre divisé" rétorquent les Juifs. L'accord entre Juifs et chrétiens se porte sur la" décision divine de l'exode".

Les « premiers chrétiens y ont lu un châtiment divin contre ceux qui n’avaient pas su voir en Jésus le Messie, interprétation qui a nourri l’antisémitisme européen à travers les siècles ». 

Et « le mythe de l’exil massif, également présenté par les Juifs eux-mêmes comme une sanction de leurs fautes ».

Au IVe siècle, l'empereur Constantin adopte le christianisme.

L'opposition entre l'Eglise victorieuse face à la synagogue découronnée est illustrée dans certaines cathédrales. Pour Claudio Procaccia, désormais, "les juifs devaient être identifiés, et ne seront pas les égaux des chrétiens".

Le mythe du Juif errant est popularisé par le cinéma, notamment par Méliès dans un court métrage de trois minutes en 1904.

« C’est ce récit déterminant pour les théologies juive et chrétienne, fondamental dans l’histoire de l’Europe et du Moyen-Orient, que ce film interroge de façon passionnante, montrant combien il mêle historiographie et légende, mythe et réalité ».

« Dans cette enquête, menée en Galilée, à Massada, à Jérusalem et à Rome, on apprend ainsi que, loin d’être une période de désintégration du judaïsme, les siècles qui suivirent la destruction du Temple furent marqués par un certain renouveau, à l’extérieur de Jérusalem ». 

« S’accordant à mettre en cause la version catastrophique de l’exil, les historiens et les archéologues interrogés rappellent en outre que la diaspora juive existait déjà depuis longtemps tout autour de la Méditerranée ».

Séphoris
« Depuis 1985, les archéologues fouillant le site de Séphoris, une ville antique de Galilée, ont par exemple découvert que la cité, ayant refusé de soutenir la rébellion de Jérusalem, avait continué à prospérer au sein de l’Empire romain ». 

Situé près de Nazareth, Séphoris « deviendra un village arabe, Safuri, après la conquête arabe de la Palestine au VIIe siècle, dont les habitants seront chassés par l’État hébreu en 1948. Ils étaient pourtant, pour certains d’entre eux, les descendants de Juifs de l’Antiquité ». Cette seule phrase contient trois fautes historiques. Premièrement, la « Palestine » n’a jamais existé en Etat indépendant. Au VIIe siècle, Séphoris se trouvait sous la domination de l’Empire byzantin. Deuxièmement, quid des habitants de Séphoris sous les Croisés ? Troisièmement, le plan de partition onusien avait accordé la Haute Galilée à un Etat arabe, et non à un Etat palestinien. Lors de la guerre d’indépendance d’Israël, les forces arabes ont attaqué les forces de défense israéliennes, notamment à Sheikh Abd le 28 octobre 1948. Elles ont perdu au terme de durs combats. La fuite des populations non-juives locales a été essentiellement encouragé par les leaders arabes, la peur des Arabes de Palestine mandataire et leur espoir de retrouver leurs foyers après le génocide des Yaoud.

Le documentaire partial ne donne pas la voix à des historiens spécialistes de cette période, et exprime le narratif des Arabes palestiniens. L'un d'eux, qui se vante de pouvoir remonter jusqu'à dix générations, déclare : "Nous descendons des Arabes qui ont conquis cette région". Ce ne sont pas des autochtones depuis l'Antiquité. Dans "la période arabe musulmane, Séphoris a été le centre administratif de la région". La présence d'un chandelier dans une maison atteste-t-elle d'ascendants juifs parmi ces Arabes palestiniens, ou le vol d'un chandelier à des Juifs massacrés ? Une question qu'élude le documentaire.

Quatrièmement, il est peu vraisemblable que les habitants de Safuri soient les « descendants des Juifs de l’Antiquité ». S’il s’agit des Arabes de la Palestine mandataire, comme leur nom l’indique, ils venaient de la péninsule arabique, et ne pouvaient pas prétendre à une généalogie en Eretz Israël antérieure à la conquête arabe, soit avant le Moyen-âge. En 2010, la célèbre revue Nature a publié trois études sur la génétique des Juifs. Les communautés juives étudiées ont été, côté ashkénaze, celles du Caucase (Azerbaïdjan, Géorgie), du Moyen-Orient (Iran, Irak), du Maroc, et côté séfarade, celles de Bulgarie et de Turquie, plus des communautés en Éthiopie et en Inde. La « première conclusion  de ce travail confirme ce que d'autres études avaient montré: les communautés juives sont génétiquement plus proches entre elles que des autres populations non juives… L'étude démontre également que toutes ces communautés juives ont des ancêtres communs qui vivaient au Moyen-Orient avant qu'ils ne migrent vers l'Europe et l'Asie… Si cette étude montre qu'il y a bien une origine de ces populations au Moyen-Orient, elle permet aussi de voir qu'il y a eu différents degrés de mixité avec le reste de la population. D'après les résultats, la diaspora juive, c'est-à-dire la dispersion à partir du Moyen-Orient, aurait eu lieu il y a 2 500 ans ».

Le projet politique sioniste
Le projet politique sioniste vise à mettre un terme à cet exil diasporique.

« Entretiens avec des spécialistes, séquences documentaires et archives dévoilent ainsi une riche histoire commune et méconnue, qui résonne comme une esquisse de paix possible pour les hommes d’aujourd’hui ».
      
ALEGRIA  – Arte – Radio Canada – Amythos Films-Tamouz Media 2012, 87 min
Sur Arte les 4 novembre à 01 h 50 et 10 novembre 2016 à 9 h 25

Visuels : © ALEGRIA  Prod et Israel museum

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Les citations sont d'Arte.

mardi 1 novembre 2016

« Après Obama, Trump ? » par Guy Millière


La Maison d’Edition a publié « Après Obama, Trump ? » par Guy Millière. Une brillante synthèse sur les deux mandats du président démocrate Barack Hussein Obama, et une analyse pertinente des enjeux de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis. Un essai clair agrémenté de nombreuses références. Le 1er novembre 2016, Arte consacre sa soirée aux élections présidentielles américaines.

Depuis une quinzaine d’années, l’universitaire Guy Millière s’est distingué en essayiste expert en résumés clairs, didactiques et honnête d’analyses pertinentes sur la politique américaine.

Proche de milieux néo-conservateurs, Guy Millière s’est installé aux Etats-Unis où il est Senior Fellow de l’American Freedom Alliance et contribue au Gatestone Institute ainsi qu’à la Metula News Agency.

"Transformations fondamentales"
Auteur prolifique, il offre dans son troisième livre consacré au président (POTUS) Barack Hussein Obama un tableau sombre d’une Amérique "asphyxiée" économiquement, affaiblie diplomatiquement, délabrée socialement, et ancrée culturellement à (l'extrême)-gauche.

A bien des égards, le président Obama a opéré des révolutions décisives : économie "assistée", déficits budgétaires considérables, "endettement public vertigineux", "collusions entre grandes entreprises et gouvernement", contournement du Congrès et empiétements sur le domaine législatif - executive orders ou décrets, signature du Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) ou accord sur le programme nucléaire américain -, nomination politisée de trois membres (justices) "progressistes" à la Cour suprême (SCOTUS), déclarations partisanes "présupposant l'existence de racisme au sein de la police", soutien à des organisations extrémistes noires comme Black Lives Matter, non application de lois fédérales dans les "villes sanctuaires" dirigées par des maires démocrates protégeant des immigrés illégaux "d'intervention d'une agence fédérale", volonté de transformer le pays en gun free zone, refus de qualifier le terrorisme d'islamique ou d'évoquer l'islam radical commettant des attentats sur le sol national, refus d'assumer la Destinée manifeste (Manifest Destiny) déclinée en "exceptionnalisme américain", ce qui a induit un chaos dans le monde arabe et une profusion de conflits dans le monde, diplomatie ayant favorisé le retour de la Russie comme acteur incontournable au Moyen-Orient...

Inspirés du Weather Underground, ces bouleversements fondamentaux sont opposés aux valeurs américaines de libertés et de séparation des pouvoirs.

De très nombreux Américains en ont conscience et leur inquiétude à l'égard de leur avenir, alliée à leur rejet du "politiquement correct" et à leur défiance concernant des politiciens de Washington, expliquent le succès du candidat du parti républicain, Donald Trump.

Ajoutons les actions néfastes du président Obama visant à fragiliser et décrédibiliser le lobby pro-israélien AIPAC et diviser des organisations juives américaines : soutien à JStreet, etc.

L’alternative pour les électeurs américains à l’automne 2016 ? La poursuite de la politique de Barack Hussein Obama et donc du déclin de la première puissance mondiale si Hillary Clinton, la corrompue arriviste, la menteuse cupide à la santé fragile, est élue, ou bien « Make America Great Again » si Donald Trump, qui a imposé les sujets de la campagne au sein des républicains, remporte l’élection présidentielle malgré l'opposition de l'establishment républicain, et applique un programme fondé sur l'allègement fiscal, le démantèlement de l'Affordable Care Act, le contrôle accru aux frontières, la recomposition du parti républicain, la reconstruction de la crédibilité de son pays et l'instauration de l'ordre public ainsi que de la puissance américaine.

Une élection-clé
Les mutations démographiques en cours accentuent l’importance de cette élection essentielle aussi pour le devenir du monde, notamment de la France et d’Israël.

Le 23 juin 2016, les électeurs britanniques s’étaient majoritairement prononcés en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne (UE). Une heureuse décision qui ébranle une UE peu démocratique, divisée sur les "migrants" et à la diplomatie néfaste. Nul doute que l'issue des élections du 8 novembre 2016 contribuera à éclaircir ou assombrir notre avenir.

Le 26 septembre 2016 a eu lieu le premier des trois débats télévisés entre les deux candidats à la présidence américaine : la démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump.

Guy Millière, « Après Obama, Trump ? » La Maison d’Edition, 2016. 102 pages. ISBN : 979-1095770039. 12 €. Livre en librairie dès le 3 octobre 2016 et disponible immédiatement par commande sur le site de La Maison d'Edition