Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

vendredi 2 décembre 2022

« Et Dieu créa l’animal. L'animal dans le Judaïsme » de Bruno Fiszon

Les éditions Transmettre ont publié « Et Dieu créa l’Animal. L’animal dans le Judaïsme » de Bruno Fiszon. Grand rabbin de Metz et de la Moselle et docteur vétérinaire, l'auteur y présente principalement la place de l'animal dans le judaïsme - respect de la dignité animale, domination par l'Homme chargé de préserver l'Univers -, et la shehita (abattage rituel juif) efficace, mais critiquée et menacée politiquement en Europe. Le 7 décembre 2022 de 19 h à 21 h, la synagogue Berith Chalom - 18 rue Saint Lazare, 75009 Paris - accueillera la conférence de Bruno Fiszon sur la chehita qu'il défend en Europe, notamment en France.

« Noé et le Déluge L’envers du mythe » de Carsten Gutschmidt
Chagall et la Bible
Interview de Laurence Sigal, directrice du MAHJ, sur l'exposition « Chagall et la Bible »
« Histoire du judaïsme » par Sonia Fellous
« Histoire de la Bible de Moïse Arragel - Quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens (Tolède 1422-1433) » de Sonia Fellous
« Les religions » par Sylvie Deraime
Il était plusieurs fois… et Kuehn Malvezzi House of One au 104
Lieux saints partagés. Coexistences en Europe et en Méditerranée
Le peintre-verrier Marc Chagall : Hadassah, de l’esquisse au vitrail 
Zurbarán's Jacob and His Twelve Sons: Paintings from Auckland Castle
Poussin et Moïse, histoires tissées
« Moïse et Aaron » par Arnold Schönberg 
« Mehitza. Ce que femme voit » de Myriam Tangi 
Approfondir le dialogue judéo-catholique en France 
Jésus et l’islam » de Gérard Mordillat et Jérôme Prieur 

Bruno Fiszon est le Grand rabbin de Metz et de la Moselle et docteur vétérinaire. Un atout double et rare pour ce défenseur, depuis une dizaine d'années, et à la demande des Présidents et Grands rabbins de France successifs, de la chehita en France et dans l’Union européenne (UE), notamment dans le cadre du projet DIALREL ou « Abattage religieux : améliorer la connaissance et l’expertise par le dialogue et les débats sur le bien-être animal, les enjeux législatifs et socio-économiques » (2006-2010).

En 2021, il a écrit le livre « Et Dieu créa l’Animal. L’animal dans le Judaïsme », préfacé par Gérard Larcher, Président du Sénat et docteur vétérinaire. La postface est signée par Haïm Korsia, Grand Rabbin de France (Ed. Transmettre, 2021).

Bruno Fiszon y souligne le respect pour l’animal dans le Judaïsme ainsi que la place privilégiée de l’Homme, créé à l'image de D., par rapport aux animaux : « Dieu dit : "Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail ; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent » (Genèse, 1:26) Une domination source de responsabilité et caractérisée par des devoirs envers les animaux, en particulier celui de ne pas le faire souffrir. Autre obligation : respecter la biodiversité comme l'enseigne l'histoire de l'Arche de Noé.

L'auteur éclaire ces thématiques en citant des commentateurs du Talmud. 

Il démontre que manger de la viande est conforme à la halacha (loi juive).

Puis il évoque la shehita ou abattage sans étourdissement selon le rite effectué par un chohet, spécialement formé. La shehita s'avère, selon diverses études, et si on la compare à l'abattage conventionnelle, la méthode la plus sûre et infligeant la souffrance minimale. Elle est précédée par l'examen de la santé de l'animal et suivie par l'inspection de la carcasse et des principaux viscères. Cependant, elle est interdite par la Suisse (1893), la Norvège (1930), la Suède (1938), le Luxembourg (1995), le Danemark (2014), la Slovénie, l'Islande. L'interdiction de l'abattage rituel en Belgique a été considérée par la Cour de justice de l'Union européenne (UE) comme ne portant pas atteinte à la liberté de culte. La CJUE a estimé que « le bien-être animal est une valeur équivalente au droit des minorités religieuses ». Et, dans une autre affaire, elle a jugé que "la chasse est une « activité culturelle et sportive qui n'engendre qu'une faible quantité de viande consommable, et par conséquent, elle reste totalement licite ». 

La Roumanie vient de conférer par la loi une protection spécifique à l'abattage rituel. 

Un lexique précieux et une bibliographie complètent ces rappels utiles.

Le 7 décembre 2022 de 19 h à 21 h, la synagogue Berith Chalom - 18 rue Saint Lazare, 75009 Paris - accueillera la conférence de Bruno Fiszon sur la chehita. Bruno Fiszon répondra aux questions posées par David Attia, modérateur, et du public.

L'interdiction de l'abattage rituel est demandée notamment par des mouvements écologistes et par le Rassemblement national (RN) dont un dirigeant a réclamé aussi la prohibition de l'importation de viande abattues rituellement. Et ce, au nom du respect de l'animal, du refus de lui infliger la souffrance, ou de l'antispécisme. Doit-on souligner qu'importer une viande conforme à la halacha (loi juive) augmenterait le prix de la viande cacher ? Combien de Français juifs l'accepteraient ?

Certains promoteurs de cette interdiction diffusent des vidéos choquantes filmées dans des abattoirs, mais ne concernant jamais l'abattage rituel juif, ou dressent des parallèles infondés, inadmissibles entre les animaux tués et les Juifs victimes de la Shoah. 

Ces opposants sont les mêmes qui imposent les éoliennes massacrant des oiseaux, notamment des espèces protégées. Ceux-là même qui manifestent une immense ignorance ou expriment une gigantesque mauvaise foi, ainsi que de l'indifférence envers toute une filière agricole déjà fragilisée. 

Ils combattent la vision biblique de l'Homme et de l'Animal fondée sur l'inégalité entre eux. Une vision qui a imprégné le christianisme, la République laïque et les Arts. De la civilisation juive, ils veulent faire table rase et ces démiurges aspirent à un Homme nouveau, qui ne serait plus carnivore, mais végétarien, fabriquerait éventuellement de la viande sans élever de vache, ou serait encore plus détaché de la Nature, la vraie Nature, pas les carrés de mauvaises herbes placés en bord de trottoirs parisiens.

La production de viande artificielle suscite des interrogations philosophiques, et entame déjà le lien entre l'Homme et l'Animal dont certaines espèces - bovidés, par exemple - seraient vouées à la disparition.

Les enjeux ? C'est un choix d'avenir de société, de civilisation, et de présence Juive en France. Car voici quelques années, des représentants du culte musulman avaient accepté, très brièvement, l'abattage après étourdissement. Et ils demeurent silencieux sur la scène publique...

Dans ce débat sur l'abattage rituel, les Juifs sont aussi les victimes collatérales dans un plus vaste débat centré sur l'islam en France, et plus généralement sur les musulmans en France. 


Le 7 décembre 2022 de 19 h à 21 h
18, rue Saint-Lazare, 75009 PARIS
Entrée libre.
Bus : 26, 43, 74
Métro : Notre-Dame de Lorette

Bruno Fiszon, 
« Et Dieu créa l’Animal. L’animal dans le Judaïsme ». Préface de Gérard Larcher, Président du Sénat, Docteur vétérinaire. Postface de Haïm Korsia, Grand Rabbin de France, Membre de l'institut. Ed. Transmettre, 2021. 148 pages. ISBN-13 : ‎979-1092389227

Le Yémen


Le Yémen est un Etat arabe situé au sud-ouest de la péninsule arabique et ravagé par la guerre. « Plus de 10 000 morts, plus de 2 millions de déplacés, une famine qui gagne du terrain, des épidémies de choléra et de diphtérie : après trois années de guerre, le Yémen connaît la plus grave crise humanitaire survenue depuis la Deuxième Guerre mondiale. A Aden (Yémen), un pogrom a eu lieu (2-4 décembre 1947).

« 24 septembre 622 : l'an 1 de l'islam » par Denis van Waerebeke 
Vers un « vote halal » en France, en Belgique, en Grande-Bretagne et en Israël ? 
« Humoristes et musulmans » de Frank Eggers  
« Nouvelle génération, la bande dessinée arabe aujourd’hui »
« La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti » de Heinrich Billstein 
« Pour Allah jusqu’à la mort. Enquête sur les convertis à l’islam radical » par Paul Landau
L'Etat islamique 
Interview de Bat Ye’or sur le califat et l’Etat islamique/ISIS 
« Les armes des djihadistes » par Daniel Harrich 
« L'argent de la terreur »
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama
« Pictures for Peace. La douleur après l’attentat - Hocine Zaourar » par Rémy Burkel 
« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand
« Emirats, les mirages de la puissance », par Frédéric Compain
L’Arabie saoudite 
Hajj, le pèlerinage à La Mecque
L’Irak, une ex-mosaïque ethnico-religieuse
« Oman, au pays des contes » par Nadja Frenz 
« Oum Kalthoum, la voix du Caire », par Xavier Villetard
Le keffieh, c'est tendance !
Le Yémen est un Etat arabe situé au sud-ouest de la péninsule arabique.  

Il serait l'ancien royaume de Saba, évoqué dans la Bible.

Juifs

Les Juifs étaient anciennement établis au Yémen.

Le royaume juif yéménite de Himyar a duré du IVe siècle au VIe siècle. Lui a succédé un royaume chrétien.


Trois groupes religieux de Juifs yéménites coexistaient :

- les Juifs Baladi (balad, pays en arabe) respectent les règlements préconisés par Moïse Maimonide ou Rambam, fondés sur leur interprétation du Mishné Torah ;

- les Juifs Shami ont accepté la Kabbale, et respectent rigoureusement dans leur liturgie les usages de l'Ari. Le texte de leur livre de prières est imprégné par la tradition sépharade. Leur halakha (loi juive) est influencée par le Rambam et le Choulhan Aroukh, code de la halakha compilé par Joseph Caro au XVIe siècle. Les Sépharades de Syrie ont influé sur leur interprétation de la halakha ;

- les Maïmonidéens, « Rambamistes » ou Talmidei HaRambam appliquent strictement la loi talmudique conformément à Moïse Maïmonide, ce qui les identifie aux Baladi, mais ont écarté le Zohar et la Kabbale lourianique. Le mouvement Dor Daïm a exercé une grande influence sur eux.

De 1881 à 1910, des Juifs yéménites ont fait leur aliyah en Eretz Israël (Terre d'Israël), alors dans l'empire ottoman.

1913. La sharia est imposée, ce qui aggrave la dhimmitude, statut déshumanisant, cruel, inégalitaire, des non-musulmans sous domination islamique.


1922-1928. "Décrets sur la conversion forcée des orphelins, exclusion des Juifs de la fonction publique et de l’armée".


De 1929 à 1939, l'Agence juive a organisé cette aliyah en Palestine mandataire.


1931 : Émeutes.


2-4 décembre 1947. A Aden (Yémen), alors protectorat britannique, un pogrom a eu lieu pour protester contre l'adoption par l'Assemblée générale de l'ONU du plan de partage de la Palestine mandataire. Bilan : 82 morts, 76 Juifs blessés, maisons juives pillées. Certains Arabes et Indiens ont abrité des voisins ou amis juifs.

1948 : "L’imam Ahmad oblige les Juifs à transmettre aux Yéménites leur savoir faire dans les métiers de l’artisanat et du commerce avant de quitter le pays". 

               Accusation de crime rituel.

1949. "Interdiction formelle de sortir du pays (à l’œuvre depuis toujours). Établissement de la liste des biens et propriétés des Juifs, base de rançonnement ultérieur".

1949. Israël a ramené dans le nouvel Etat juif recréé, par une opération aérienne, 49 000 Juifs yéménites persécutés (Opération Tapis volant). Restent alors environ 1 200 Juifs.


1967. Des émeutes anti-juives surviennent durant et après la Guerre des Six-jours. L'Armée britanniques se porte au secours des Juifs à Aden.

Depuis 2009, Israël est parvenu à exfiltrer la quasi-totalité de la communauté juive yéménite. Dans l’Etat Juif, ils retrouvent leurs familles.


Le 22 mai 2012, Harun Yusuf Zindani, Yéménite Juif âgé de 50 ans, a été mortellement poignardé, dans le dos, par un de ses concitoyens musulmans, qu'il ne connaissait pas, à Sanaa (Yémen). L'assassin,  qui accusait sa victime de sorcellerie, a crié lors de l'agression : " Toi le juif, tu as nui à mon commerce avec ta sorcellerie ". Il a été interpellé par la police.

En 2018, demeuraient au Yémen une cinquantaine de Juifs, dont une quarantaine à Aden, dans une zone sûre, près de l'ambassade des Etats-Unis.

En mars 2020, le cimetière juif d'Aden a été détruit. 

Le 13 juillet 2020, les rebelles Houthi, soutenus par l'Iran, ont capturé les derniers Juifs du Yémen du district de Kharif. Le 16 juillet 2020, ils ont autorisé cinq Juifs à quitter le Yémen.

Resteraient les familles des frères Suleiman Musa Salem et Sulaiman Yahya Habib à Sanaa et de Salem Musa Mara'bi qui a déménagé dans un centre du ministère de la défense. Ils s'étaient abrités à l'ambassade des États-Unis en 2007 après que les Houthis les aient agressés et aient pillé leurs maisons. 

Le 10 novembre 2020, Mike Pompeo, Secrétaire d'Etat américain, a demandé la libération immédiate et inconditionnelle de Levi Salem Musa Marhabi. Celui-ci est détenu par la milice Houthi depuis quatre ans, bien qu'un tribunal ait ordonné sa libération en septembre 2019. Marhabi avait aidé une famille juive yéménite à faire son aliyah en emportant ses rouleaux de la Torah.

Il resterait 26 Juifs au Yémen. Sans compter les adolescentes juives kidnappées, vraisemblablement mariées de force et ayant eu des enfants.

En Israël, les Juifs d'origine yéménites occupent une place importante dans la scène musicale.

Guerre 
Au Yémen, s’affrontent depuis 2015 l’Arabie saoudite et l’Iran, ainsi que leurs alliés réciproques et divers mouvements terroristes islamistes. Les rebelles houthi sont soutenus par l’Iran et l’armée yéménite bénéficie du soutien de l’Arabie Saoudite qui a déclenché en 2015 l’opération « Tempête décisive », "pour restaurer l'autorité du président du Yémen et mater les rebelles houthi", et a réuni neuf pays arabes sunnites : Maroc, Soudan, Egypte, Jordanie, Koweït, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis et Arabie saoudite.

En 2015, The New York Times révélait que les Emirats Arabes Unis (EAU) y ont déployé "une partie de la brigade de 1800 mercenaires qu’ils ont secrètement mis sur pied depuis cinq ans". Soit 450 mercenaires, essentiellement colombiens. "Si la mission au Yémen des soldats de fortune latinos n’est pas encore très claire – autorités émiraties et Commandement central américain ayant refusé tout commentaire – le New York Times assure que les sud-américains ont rejoint d’autres mercenaires – des Soudanais – stipendiés eux par l’Arabie saoudite. Selon un témoignage anonyme d’un participant au projet de la « brigade latino », les mercenaires touchent entre 2000 et 3000 dollars par mois. Un salaire « royal » comparé aux 400 dollars qu’un militaire touche en Colombie. Ceux qui sont déployés au Yémen toucheraient une prime de risque de 1000 dollars par semaine".

Une guerre sans souci pour les victimes civiles. Et dans l’indifférence de la « communauté internationale ».

Arte a diffusé « Yémen, le chaos et le silence » (Jemen - Die Welt schaut weg), documentaire réalisé par François-Xavier Trégan, puis l’interview du réalisateur par Emilie Aubry. Ce documentaire « propose une traversée inédite de ce pays dévasté ». 


« On ne sait quasiment rien de ce conflit qui, muselé par ses protagonistes, se joue à huis clos ». Depuis trois ans, ce conflit « se déroule pratiquement sans témoin extérieur ».

Le documentariste François-Xavier Trégan « accomplit un voyage inédit et terrifiant dans un pays exsangue, dévasté par les bombardements et les combats, en proie à une crise sanitaire » – épidémie de choléra – « et alimentaire dramatique » : famine.

« En fil rouge de cette traversée, le film suit Peter Maurer, le président du Comité international de la Croix-Rouge, une des rares personnalités à avoir pu sillonner le pays afin d'alerter la communauté internationale ».

« D'Aden, dans le sud, à Sanaa, dans le nord, en passant par Taez, la ligne de front, ce road-movie émaillé de rencontres traverse un territoire rongé par les divisions politiques et religieuses, et dévasté par le conflit ».

Ce « voyage est aussi l’histoire d’une désillusion. Car en écho à cette guerre se raconte l’échec du « printemps arabe » de 2011 et de ses ambitions de paix et de démocratie ».

« Des témoignages cruciaux pour mieux comprendre ce pays au destin tragique, jouet fragile d'un affrontement dont la population civile paie de plus en plus lourdement le tribut ».

Les Houthis endoctrinent les enfants en leur enseignant la haine des Etats-Unis et d'Israël, ainsi que les techniques de combats.

D'avril à octobre 2022, a duré une trêve.

Le 30 novembre 2022, lors d'une conférence des Amis du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Boualem Sansal rappelé qu'en réaction à la signature des accords de paix à Camp David (Etats-Unis) entre l'Etat d'Israël et l'Egypte, a été créé le "Front du refus" qui regroupait la Libye de Mouammar Kadhafi, l'Irak, la Syrie de Hafez al-Assad, le Yémen, l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) de Yasser Arafat et l'Algérie de Houari Boumedienne. Il a souligné que nombre de ces Etats ont sombré dans le chaos ou/et la partition.


« Yémen, le chaos et le silence », documentaire par François-Xavier Trégan
France, Memento, Arte GEIE avec la participation du CNC, 2018, 52 min
Image : Stéphane Rossi
Montage : Nora Nervest
Sur Arte le 27 mars 2018 à 21 h 45

Visuels : © Memento/ARTE/Stéphane Rossi

Les citations proviennent d'Arte, et de la modélisation de Shmuel Trigano sur l'exil des Juifs des "terres d'Islam". Cet article a été publié le 26 mars 2018, puis les 2 décembre 2018, 2 décembre 2019, 3 décembre 2020 et 2 décembre 2021.

jeudi 1 décembre 2022

Le château de Chambord

Situé dans le Val de Loire, le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. Construit au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques. Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord), documentaire passionnant de Marc Jampolsky. Quatre nouvelles salles enrichissent le parcours de visite sur ce thème abordant une période historique contemporaine cruciale : « Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde ».

« Louise Weiss, une femme pour l’Europe » par Jacques Malaterre 

Le château de Chambord est le plus grand des châteaux de la Loire. 

Edifié au début du XVIe siècle sous le règne du roi François 1er, ce château bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques.

Il est l'écrin dans lequel ont été tournées des scènes du film Peau d'âne de Jacques Demy sur une musique de Michel Legrand.

En 1981, il a été inscrit au Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« Le château des énigmes »
« Chambord, l'un des onze châteaux érigés par François Ier, est loin d’avoir livré tous ses secrets, comme en témoigne un documentaire de Marc Jampolski. Visite guidée avec Luc Forlivesi, conservateur général du domaine. Propos recueillis par Christine Guillemeau ».

« Ce qui rend Chambord unique ? "Son architecture conceptuelle, assure Luc Forlivesi. De l’escalier central à double révolution à la duplication selon un plan giratoire d’appartements de superficies identiques, Chambord procède par concentration d’innovations." Inscrit depuis 1981 au patrimoine mondial de l’Unesco, le château, en plus de ses hardiesses architecturales et techniques, est investi d’une portée symbolique. "Avec ce projet, poursuit le conservateur général du domaine national de Chambord, François Ier manifeste en majesté, par la pierre, sa puissance politique, dynastique et spirituelle. " Avec ses 5 500 hectares clos de 32 kilomètres de murs depuis 1660, une superficie quasi égale à celle de Paris intra-muros, le domaine royal constitue en outre "un cas d’école", au cœur des forêts giboyeuses du Val de Loire. »

« Mais Chambord, c’est également une avalanche de questions. Même si l’esprit du génial Léonard de Vinci, mort avant les premiers coups de pioche en 1519, plane assurément sur certains éléments de la demeure royale, le nom de son architecte reste inconnu. De même, on en sait peu sur ses différentes phases de construction au fil des siècles, sur son réseau hydrologique ou encore  sur l’histoire des paysages et des peuplements du site. "Il reste beaucoup à trouver, rappelle Luc Forlivesi. C’est pourquoi nous sommes engagés dans une dynamique passionnante de recherches interdisciplinaires." Terrain de chasse pour plus d’une cinquantaine de chercheurs (historiens, historiens de l’art ou de l’architecture de la Renaissance, archéologues et scientifiques), Chambord attire chaque année quelque 780 000 visiteurs. Pour partager leurs découvertes académiques, le domaine développe de nombreuses actions de médiation culturelle. "Cette année, qui marque le 500e anniversaire du couronnement de François Ier, précise Luc Forlivesi, nous avons par exemple mis à la disposition du public un outil de visite inédit : l’HistoPad Chambord. Grâce à la réalité augmentée, chacun peut ainsi découvrir, sur tablette numérique, plusieurs pièces du château comme elles l’étaient à l’origine." Une innovation, elle aussi, royale. »

« Chambord - Le château, le roi et l’architecte »
Arte diffusera le 3 décembre 2022 à 13 h 30 « Chambord - Le château, le roi et l’architecte » (Pracht und Prunk an der LoireSchloss Chambord) de Marc Jampolsky.

« Du projet d’un pavillon de chasse imaginé par le jeune François Ier au rôle mystérieux joué par Léonard de Vinci, une enquête captivante sur l’énigme Chambord et sur son commanditaire, couronné il y a un peu plus de 500 ans. »

« Sans rival, Chambord demeure une énigme sur laquelle les chercheurs se penchent depuis des générations. Qui en fut l’architecte ? Quel sens son créateur et commanditaire, François Ier, a-t-il voulu lui donner, et quelle fut l’influence de son maître et ami Léonard de Vinci ? »

« Imaginé par un jeune monarque épris de chasse et de chevalerie, ce "rêve de pierre" n’en finit pas de susciter la perplexité cinq siècles après sa construction, d’autant qu’aucun plan du projet initial n’a été retrouvé ». 

« Pourquoi le souverain entreprend-il ce chantier titanesque au milieu des marécages, en 1519 ? Et comment a été élaborée cette œuvre de génie à l’allure féerique, qui mêle références aux forteresses médiévales et élégance de la Renaissance, influence italienne et savoir-faire des maçons locaux, autour de son fascinant escalier central aux deux montées entrelacées et de sa (presque) parfaite géométrie en croix ? »

« Aujourd’hui, fouilles archéologiques, numérisation et modélisation en 3D du château, prospection géophysique des sous-sols et retour aux sources manuscrites fournissent de précieux indices ». 

« Plongeant tout à la fois dans le règne tourmenté de François Ier et dans les dédales du monument, avec ses quatre tours, ses soixante-dix-sept escaliers et ses quatre cents pièces, cette investigation captivante assemble peu à peu le puzzle de sa mystérieuse architecture ».

« De sobres évocations historiques ponctuent ce voyage dans le temps, qui nous emmène à la recherche du projet d’origine, sur la piste de Léonard de Vinci, de Florence à Romorantin. Repartant aussi du concept initial pour expliquer le château que nous connaissons, le réalisateur enquête sur la réalité de sa construction et le passionnant destin de son fondateur. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre »
Arte diffuse sur son site Internet, dans le cadre d’« Invitation au voyage » (Stadt Land Kunst), « À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin.

« Linda Lorin nous emmène à la découverte de notre patrimoine artistique, culturel et naturel. À Chambord, un palais peut en cacher un autre. »

« Le château de Chambord évoque une cité idéale et incarne l’affirmation du pouvoir royal de François Ier. Au début du XVIe siècle pourtant, c’est un tout autre palais qui devait être construit pour le roi par un grand maître italien... » 

« Chambord, 1939-1945 : « Sauver un peu de la beauté du Monde »
« Trésors sauvés en temps de guerre »… Chambord consacre quatre nouvelles salles permanentes à ce thème qui a marqué son histoire ». 

« Chambord explore le destin des œuvres d’art en temps de conflit à travers un nouveau parcours de visite permanent dédié à la vie du monument pendant la Seconde Guerre mondiale, un pan de son histoire aussi méconnu que saisissant ». 

« Simultanément, pour prendre la pleine mesure de la résonance actuelle de cette thématique, Chambord présenta Déplacements, une exposition temporaire réunissant les travaux récents de l’artiste canadienne Dominique Blain sur la représentation et la protection des œuvres d’art ».
 
« En 1939, afin de les préserver des bombardements et de la convoitise des nazis, des milliers d’œuvres sont expédiées par convois vers onze châteaux et abbayes du Centre et de l’Ouest de la France dont Chambord ». 

« Le château, fermé au public, va abriter des milliers d’oeuvres d’art, majoritairement issues des collections publiques françaises. Chambord deviendra ainsi le plus grand dépôt de France. Des oeuvres iconiques, telles que La Joconde de Léonard de Vinci, La Liberté guidant le peuple de Delacroix ou encore La Dame à la licorne, ont été cachées à Chambord ». 

« Ce nouvel espace, accessible depuis les terrasses du château, souligne le rôle joué par le monument dans la préservation des trésors de l’humanité, dans l’esprit de l’Unesco qui l’inscrira sur sa liste du patrimoine mondial en 1981. Grâce à une médiation innovante, la visite, qui lèvera le voile sur un épisode de la vie de Chambord jusque-là inexploré, parle à tous les publics, y compris aux plus jeunes ». 

« La question du sort des oeuvres d’art en temps de conflit constitue un enjeu terriblement actuel, au cœur de la réflexion de Dominique Blain. L’artiste canadienne rend hommage au rôle des citoyens et des citoyennes dans la protection du patrimoine de l’humanité. Organisée en partenariat avec le Centre culturel canadien à Paris, cette exposition permet au public de s’interroger sur ce que représentent pour chacun de nous les œuvres d’art. Que sommes-nous prêts à faire pour protéger nos chefs - d’oeuvre en temps de guerre, de crises, face à la répression et aux atteintes à la liberté d’expression ? »

« En ouvrant simultanément le nouveau parcours permanent consacré au rôle du château pendant la Seconde Guerre mondiale et l’exposition temporaire de Dominique Blain, Chambord propose aux visiteurs d’entrer dans toute la richesse du dialogue entre l’Histoire et la réflexion contemporaine sur la question majeure et toujours actuelle de la préservation de notre patrimoine en temps de guerre. »


« À Chambord, un palais peut en cacher un autre » de Fabrice Michelin 
France, 2021, 45 min
Coproduction : ARTE France, Éléphant Doc
Émission présentée par Linda Lorin 
Sur arte.tv du 03/11/2022 au 08/01/2023

France, 2015, 91 min
Coproduction : ARTE France, Gedeon Programmes, CNRS Images, Inrap, Domaine national de Chambord
Sur Arte les 3 décembre 2022 à 13 h 30, 21 décembre 2022 à 9 h 25, 29 décembre 2022 à 1 h 20
Sur arte.tv du 26/11/2022 au 31/01/2023
Visuels :
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Ludovic Letot
© Léonard de Serres/Domaine national
© Sophie Lloyd
© Guillaume Perrin

Articles sur ce blog concernant :
Les citations viennent d'Arte et du dossier de presse de Chambord.