Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 14 décembre 2022

Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 13 décembre 2022

J'ai été interviewée le 13 décembre 2022 par Radio Chalom Nitsan (RCN), dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'huiémission animée par André Barmo'ha. J'y ai évoqué les Juifs et le Judaïsme dans le Récit national et la tragi-comédie sur la présidence du groupe d'études sur l'antisémitisme à l'Assemblée nationale demandée par le Rassemblement national (RN). J'évoquerai l'affaire David Amzallag lors d'une prochaine interview

Mon interview par Radio Chalom Nitsan du 25 mars 2010
Mon interview sur Radio Chalom Nitsan les 13 et 20 février 2020 
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 25 février 2022 sur la pétition sur le rapport d’Amnesty International, « Portraits de France » et « Samouni Road » sur l'exposition Juifs d'Orient à l'IMA, le 36e diner du CRIF et la guerre en Ukraine
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 30 mai 2022 sur  le meurtre de René Hadjadj, l'antisémitisme dans la campagne des élections législatives visant Eric Zemmour et ses soutiens, et la mort de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 13 décembre 2022 sur les Juifs et le Judaïsme dans le "Récit national" ainsi que la tragi-comédie sur la présidence du Groupe d'études sur l'antisémitisme à l'Assemblée nationale demandée par le Rassemblement national 

« Il y a mille façons d'informer. Il n'y en a qu'une pour dire la vérité »... Radio Chalom Nitsan émet de Nice. Cette "radio de la communauté Juive de la Côte d'Azur" dispose d'un site Internet, d'un compte Facebook, et d'une chaine Youtube

Dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'huiémission « sur l'actualité d'Israël et la géopolitique du monde » animée par André Barmo'ha qui laisse ses invités s'exprimer librement, j'évoquerai le procès des accusés du meurtre antisémite de Mireille Knoll

On peut écouter les interviews en live et sur divers supports. Diffusions de l'Émission (HD)
- Sur Internet / le site RCN rcnradio.info & Appli Radio.
- Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN & Appli Radio
- En F.M 89.3 sur la Côte d'Azur - RNT 208.1 (France)
- Sur les Réseaux Sociaux & Numériques (Heure de France)
- Chaque Dimanche de 10/00 à 11/00
En Israël sur Radio Futée
Chaque Samedi soir / Motsé Shabbat (Heure d’Israël)
En Podcast (Sans limite / Plusieurs émissions) 
Sur Internet / le site RCN rcnradio.info 
Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN

Les Juifs et le Judaïsme dans le Récit national
La présence juive est attestée en France depuis plus de 2000 ans, et les contributions des Juifs à l’économie, à la politique, à la culture, aux sciences y s’avèrent indéniables. Pourtant, le Judaïsme et les Juifs sont quasi-absents du « récit national » ou du « roman national » véhiculés dans des programmes et manuels scolaires ainsi que dans les narratifs d’expositions de musées français. Une « tache aveugle » aux enjeux majeurs, historiographiques, historiques, idéologiques, politiques et Juifs. 

Depuis quelques décennies, le B’nai B’rith France, l’association PEREC, des historiens et des sociologues ont analysé des programmes et des manuels scolaires, de l’école primaire au lycée. 

Le professeur Shmuel Trigano et Barbara Lefebre ont organisé en 2006 le colloque « L’image du Juif dans l’enseignement scolaire » dans le cadre du Collège des études juives de l’Alliance israélite universelle (AIU) qui, avec les éditions du NADIR, en a publié les actes. 

Les manuels scolaires français évoquent de manière épisodique le judaïsme et les Juifs. Dans l'Antiquité, le judaïsme, première religion monothéiste, est présenté conformément aux Evangiles, comme préparant l'avènement du christianisme. Les juifs disparaissent au Moyen-âge et à l'époque moderne, puis réapparaissent à la fin du XIXe siècle lors de l'affaire Dreyfus, puis durant la Deuxième Guerre mondiale avec la Shoah. Puis, le conflit entre Israël et le monde Arabe et les Palestiniens apparaît de manière partiale. 

Un rapport du jury du concours de l’agrégation d’histoire en 2019 et 2020 résume l’avis de correcteurs de copies
En 2019, dans le cadre du thème « Le Proche et le Moyen Orient de 1839 à 1991 », les étudiants ont planché sur ce sujet de dissertation : « Modernisation et occidentalisation au Proche et au Moyen-Orient de 1839 à 1914 ». Le jury se réfère à Jacques Berque et Edward Said, omet le mot « Juif » et écrit : « Certains exemples étaient déconnectés du sujet comme le sionisme et ont été « plaqués » à mauvais escient ». Or, les juifs émancipés ont joué un rôle dans ce double mouvement, et le sionisme a mis en valeur des terres abandonnées, en contribuant à l’essor économique de la Terre d'Israël alors dans l’Empire ottoman.
En 2020, des documents étaient proposés dans le cadre du sujet d’Histoire médiévale  du concours interne : « Chrétiens, juifs et musulmans. Pouvoirs et minorités dans l’espace méditerranéen (XIe-XVe siècles) ». Le jury présente la vision islamique des Croisades : les musulmans auraient défendu le « dar al-islam ». Point de « djihad », mais une « contre-croisade islamique à partir du milieu du XIIe ; la date importante est 1187 : prise de Jérusalem par Saladin ».

De 2006 à 2011, trois manuels  d’histoire  commune franco-allemands pour les lycéens ont été publiés, en France par les éditions Nathan, afin de créer « une vision commune franco-allemande » sur l’Histoire depuis l’Antiquité.
Le mot « sionisme » est absent du lexique et des « mots ou notions clés ». 
Sur la Deuxième Guerre mondiale, les persécutions antisémites du régime de Vichy dans son empire colonial et les résistances juives sont absentes.
Le manuel de Terminale  présente « la création d’Israël en 1948 », et non sa recréation, « ses voisins arabes qui refusent de reconnaître le nouvel Etat » dont la judéité n’apparaît pas. Il poursuit sur « l’émergence du nationalisme palestinien chez les populations chassées par l’armée israélienne (1948), puis dont les territoires sont occupés par Israël (1967) ». La terminologie biaisée reprend celle de la propagande anti-israélienne : en droit international, il s’agit de territoires disputés ou contestés. 
Un tableau du dossier « Religion et société en Europe », dont la source est un ouvrage publié en 2005, indique pour dix pays européens, dont la France, la Grande-Bretagne et la Pologne, le pourcentage dans la population de catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, mais pas des Juifs.

L’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture) promeut des vœux pour des manuels scolaires sans haine et favorisant l’esprit de paix.
Quant à l’ISESCO devenue l’ICESCO (Organisation du monde islamique pour l'éducation, les sciences et la culture), elle dépend de l’OCI (Organisation de la coopération islamique). 
Le Plan Arabia  de l’UNESCO vise à développer la culture arabe. Mis en œuvre en collaboration notamment avec l’ICESCO, il véhicule le mythe al-Andalus.
En 2015, l’UNESCO et l’ISESCO ont élaboré, dans le cadre de 2013-2022 : décennie du dialogue des cultures, l’« Etude comparative de manuels scolaires: document de travail dans le cadre du dialogue Euro-Arabe  » signée par Jacqueline Costa-Lascoux, membre du Haut conseil à l’intégration, et Janine d’Artois, Chargée de mission, Commission française pour l'UNESCO. 
Ce rapport de synthèse préconise d’analyser les manuels scolaires européens et arabes, puis de lister les stéréotypes et représentations erronées de part et d’autre de la Méditerranée afin de les combattre et les prévenir. 

Comment expliquer cette "tache aveugle" ? 
La France révolutionnaire, républicaine, laïque a combattu l’influence du catholicisme et du clergé. Elle demeure embarrassée par l’histoire des religions. 
Elle a aussi craint de fragmenter la Nation en isolant les Juifs, avec le risque additionnel de sembler les en exclure. 
Autre facteur : une France européiste qui a nié les « racines juives et chrétiennes de l’Europe » (Jacques Chirac), qui a choisi le multiculturalisme, le relativisme culturel, la « repentance », l'instrumentalisation de l'Histoire perçue de manière anachronique au travers d'une grille morale, droitsdel'hommiste, « politiquement correcte », culpabilisant la France pour l'esclavage ou la colonisation – occultation du décret Crémieux -, et déclinant Eurabia. Les Juifs français sont pris en étau entre d'une part des « pédagogistes » qui « déconstruisent » l’Histoire, et d'autre part, le « politiquement correct », le délitement de la Nation, des élites politiques européistes, les revendications des « racisés », les déclinaisons d’Eurabia.
Des historiens juifs - Jules Isaac, co-auteur de manuels scolaires durant la première moitié du XXe siècle, et Marc Bloch -, se sont peut-être sentis dans une situation gênante d’écrire sur leurs coreligionnaires.
Surtout, des générations d’historiens, dont les études ont escamoté les Juifs et le Judaïsme, reproduisent un « cercle pervers » d’ignorances, de partis pris, d’incompréhensions de la judéité, du Judaïsme et des Juifs.
D’où un récit inintelligible, malmenant parfois la chronologie, complété ou conforté par des médias, la diplomatie française et les réseaux sociaux. 
De cette invisibilité des Juifs et du Judaïsme dans le « récit national », de la représentation biaisée du conflit au Proche-Orient, résulte l’absence des Juifs dans l’imaginaire collectif français. Ce qui a induit l’isolement des Français juifs, leur solitude lors de la recrudescence du nombre d’actes antisémites consécutive au déclenchement de l’Intifada II à l’automne 2000. 
Et n’avoir pas initié des actions pour contrer ce double phénomène préjudiciable constitue un des échecs tragiques de dirigeants d’organisations juives françaises.
Intégrer les juifs dans l’Histoire de France induirait le rappel de leurs contributions, et les liens des Juifs avec la France, pas seulement avec Israël.
Cela permettrait aussi la transmission de mémoires familiales sépharades verrouillées par le mythe al-Andalus, et des relations « tikkoun olam » « réparation du monde ».
La France et ses citoyens Juifs veulent-ils dire une histoire qui contrecarre la doxa du « vivre ensemble », mantra du « politiquement correct » ? Le peuvent-ils ?

Par ignorance, les musées peinent à insérer les Juifs dans le narratif de leur exposition permanente.

Quant aux expositions muséales temporaires, elles minorent le rôle des Juifs - « L’Outre-mer dans la DGM  » (Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – musée Jean Moulin, 2011), « Comme en 40 » (Musée de l’Armée, 2020-2021) -, le judaïsme - « Rembrandt et la figure du Christ  » au Louvre en 2011 -, procèdent à des amalgames - « Portraits de France - Une autre histoire de France » (Musée de l'Homme, 2022) où la journaliste et Secrétaire d'Etat juive assimilée Françoise Giroud si française par son style représenterait un « élan multiculturel » ! -, etc.

Beaucoup d'expositions véhiculent le mythe al-Andalus : « Juifs d’Orient  » (IMA, 2021-2022) et « Juifs et musulmans, de la France coloniale à nos jours  » (musée de l’Immigration, 2022). Au fil de ses livres et expositions, Benjamin Stora diffuse son narratif peu convaincant, minorant ou édulcorant la dhimmitude. Dans cette récente exposition, les victimes françaises juives de meurtriers musulmans ne sont pas nommées, leur nombre occulté, et leurs portraits sont absents. L'affaire al-Dura est occultée... 

Le futur musée-mémorial du terrorisme pose problème. En 2018, il est annoncé par le Président Emmanuel Macron : «  Cet espace de souvenir et de recueillement fera résonner la voix des victimes ». L'ouverture est prévue en 2027 à Suresnes (Hauts-de-Seine), près du Mémorial de la France combattante. Futur « lieu de mémoire » pour tous les attentats, ce musée-mémorial sera consacré aux attentats terroristes ayant frappé des Français depuis 1974.

Ce musée-mémorial devra répondre à des questions essentielles : combien d’attentats terroristes en France ? Quelle est la part des attentats terroristes antisémites ? Est-elle disproportionnée au regard du nombre de Juifs français ? Les Juifs constituent-ils une cible privilégiée des terroristes ? 

Il est à craindre que ce musée-mémorial ne soit "politiquement correct" ou "islamiquement correct". Quels actes seront définis comme attentats terroristes - en Israël, le jet de pierres est considéré avec raison comme un attentat terroriste, et en France comme une "incivilité" ? Combien d'actes terroristes recensera-t-il ? En vertu de quels critères ?  Désignera-t-il l'idéologie meurtrière des attentats les plus meurtriers ? Si oui, comment : fondamentalisme, barbarie, obscurantisme, islam politique, islamisme, islam radical, islamisme radical ? Qualifiera-t-il les attentats en 1974 contre le drugstore Publicis, situé dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés (Paris) et au Bataclan en 2015 d'antisémites ? Liera-t-il des attentats terroristes antisémites au conflit né du refus d'un Etat Juif dans son berceau historique, biblique, par des Etats et entités musulmans, ou à la présentation partiale de ce conflit par des politiciens, diplomates, médias ou ONG ?

Certaines expositions au musée d'art et d'histoire du Judaïsme et au Mémorial de la Shoah suscitent des réserves. Les sujets touchant à l'islam, aux musulmans, aux Arabes sont traités en atténuant la cruauté du régime de la dhimmitude, en occultant le djihad, etc. Une exposition sur les persécutions contre les homosexuels dans l'Europe nazie omet de citer les homosexuels persécuteurs de juifs, tel Albert Bonnard (1883-1968), ministre de l’Education nationale du régime de Vichy !?

Chaque fois que j'ai interrogé des commissaires d'exposition ou directeurs de musée sur des carences ou erreurs, j'ai affronté le déni de la réalité, la mauvaise foi, l'absence de contre-arguments, la suffisance, l'indifférence ou le dédain.

L’Histoire des juifs contrecarre la doxa du « vivre ensemble », mantra du « politiquement correct », dans une France dont les dirigeants ont accepté une immigration de masse, essentiellement musulmane.

La polémique sur la présidence du Groupe d’études sur l’antisémitisme
C’est une tragi-comédie qui s’est jouée sur la scène politico-médiatico-communautaire cette question litigieuse : un député du Rassemblement national (RN) pouvait-il briguer avec succès la présidence du Groupe d’études sur l’antisémitisme à l'Assemblée nationale. (AN) ?

Rappelons les faits et le contexte. A l'Assemblée nationale, "les groupes d’études sont des instances ouvertes à tous les députés et constituées pour approfondir et suivre des questions spécifiques, qu’elles soient de nature politique, économique, sociale ou internationale. Ces instances n’interviennent pas directement dans la procédure législative. Leur mission est d’assurer une veille juridique et technique sur des questions trop spécialisées pour faire l’objet d’un examen suivi par les commissions permanentes (problématique, secteur d’activité…). Les groupes d’études sont également le lieu de discussions et d’échanges irremplaçables entre députés de tous bords".

En juin 2022, lors de la XVe législature, le Groupe d’études sur l’antisémitisme était présidé par Sylvain Maillard, député parisien LREM. Elle comprenait trente membres. Quel est son bilan ? Mystère.
 
Le 13 octobre 2022, Serge et Beate Klarsfeld, ces « combattants de la mémoire » de la Shoah, ont reçu la Médaille de la Ville de Perpignan des mains de Louis Alliot, maire Rassemblement national (RN) de la ville et alors candidat à la présidence du RN. 

Ce qui a suscité des remous dans la communauté juive institutionnalisée.

Serge Klarsfeld s’est expliqué en avançant les actions d’hommage aux victimes de la Shoah par le maire Louis Alliot, ses bonnes relations avec le représentant des Fils et Filles des déportés juifs de France (FFDJF), et qu’il fallait encourager l’évolution d’élus du RN. Un discours repris par son fils, Arno Klarsfeld.

Embarrassés, des dirigeants communautaires ne pouvaient pas critiquer frontalement Serge Klarsfeld à l’œuvre immense. Ils ont éludé, et botté en touche en affirmant lui maintenir leur respect. Fermez le ban !

Le 9 novembre 2022, les réseaux sociaux informaient de l’éventuelle prochaine élection d’un député RN à la présidence de la Commission sur l’antisémitisme de l’AN en ce début de XVIe législature. Les dirigeants communautaires s’indignaient contre ce poste qui serait confié à « l’extrême-droite », et annonçaient qu’ils refuseraient de participer à ses auditions. La NUPES (Nouvelle union populaire écologique et sociale) poussait des cris d'orfraie.

Yaël Braun-Pivet, présidente LREM de l’AN, publiait un communiqué rappelant la procédure prévue à chaque nouvelle législature, et qu’« aucune attribution n’était acté’ avant décision du Bureau ». Et elle a ajouté dans « C'est à vous » sur France 5 : « Il va y avoir un vote. Mais en tant que petite fille d'immigrés juifs qui ont fui le nazisme, oui je m'oppose au fait que le Rassemblement national puisse obtenir la présidence du groupe de travail sur l'antisémitisme à l'Assemblée ».

Le 10 novembre 2022, sur Radio J, Andréa Kotarac, conseiller régional (RN) d'Auvergne-Rhône-Alpes, rappelait que La République en Marche (LREM), parti de la majorité relative présidentielle, avait choisi la présidence de deux groupes d’études autres que l'antisémitisme, et avait donc manifesté son désintérêt pour ce fléau.

« Le RN utilise la communauté juive comme marchepied politique », a fustigé le président du Crif, Yonathan Arfi, qui estime que le parti, en plus de rechercher l’absolution pour son histoire, multiplie les « prises de guerre » pour « regagner une virginité politique et faire oublier son projet fondé sur l’exclusion ». (Journal du dimanche, 28 novembre 2022)

Des négociations se sont ouvertes entre LREM et le RN. Le 7 décembre 2022, le "Bureau de l'Assemblée nationale a validé la répartition des présidences des 80 groupes d'études." La présidence des groupes d'études sur l’antisémitisme et le Sida est revenue à Renaissance, et celles en particulier des groupes d'études sur la sécurité privée, la sécurité routière, le vin, l'économie numérique, le cancer, la francophonie au RN. Sylvain Maillard est maintenu à la présidence du groupe d'études sur l'antisémitisme.

Tout est bien qui finit bien ? On peut en douter.

Des signes révèlent que des braises couvent encore. 

Dans les semaines suivantes, le Grand Rabbin de France Haïm Korsia rappelait l’opposition du RN à la chehita (abattage rituel juif) et à l’importation de viande cacher. 

"Le Rassemblement national a rompu définitivement les attaches avec certains membres du Front national au passé peu glorieux. Ce passé est derrière lui et je mets au défi quiconque de me citer une déclaration antisémite d'un de ses députés élus. Au surplus, c'est souvent le RN qui est aujourd'hui le plus prompt à réagir lorsqu'en France un juif est victime de violences dont ajouter qu'elles sont islamistes relève du pléonasme. Plus remarquable encore, lors du bref conflit estival opposant Israël au Djihad Islamique, les membres du RN furent les premiers à dire leur solidarité avec la population israélienne tandis que l’extrême gauche n'hésitait pas à soutenir de fait le mouvement terroriste. Par le passé, certains membres du Front national avaient pris des positions autrement plus critiquables... Au-delà des bas calculs politiciens, ou plutôt dessous eux, il réside, je l'ai écrit, un antifascisme d'opérette qui relève à la fois du calcul sordide et du fantasme idéologique. Sa plus récente et odieuse manifestation - qui ne concerne pas directement la communauté juive - a été passée sous silence médiatique, précisément par ce qu'elle est l'œuvre de l'extrême gauche", a observé Me Gilles-William Goldnadel (Le Figaro, 14 novembre 2022).

Quant au Président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Samuel Lejoyeux (Actualité juive, n° 1668, 8 décembre 2022), il a déclaré : « Le refus systématique des responsables actuels du RN à condamner le passé est une preuve irréfutable qu’ils n’ont pas changé. La posture du Rassemblement national est la même qu’aux origines, malgré dix années de présidence de Marine Le Pen, dix années de dédiabolisation… qui est une stratégie politique, théorisée… Le but : permettre d’être plus audible sur la forme, sans rien changer du fond. Leurs sorties xénophobes sont toujours là, comme la volonté d’interdire l’abattage rituel et la kippa dans l’espace public… Ils ne bougeront jamais. En participant à un débat public avec le RN, la communauté juive n’est sûre que d’une chose : les renforcer. Au contraire, refuser le débat, c’est jouer notre rôle de verrou de l’accession de l’extrême-droite au pouvoir ». Ne serait-ce pas un brin prétentieux de prétendre avoir ce pouvoir éminent ? Ce genre de déclaration ne risquerait-il pas peut-être d'alimenter le complotisme ? Ce refus du débat masquerait-il, peut-être, la peur de n'être pas au niveau de l'évènement ? Le rôle des Juifs se réduit-il à être un "verrou de l'accession de l'extrême-droite au pouvoir" ? 

L'extrême-droite a désigné à la fin du XIXe siècle les opposants, monarchistes, à la jeune IIIe République. Sous la férule de Jean-Marie Le Pen, le Front national  était non-Etatiste, anti-immigrationniste... Il est difficile de déterminer l'idéologie de sa fille, Marine Le Pen, tant elle a varié, notamment sur le rôle de l'Etat.

Concernant le RN, qui dispose de fins tacticiens parmi ses 88 élus, trois explications semblent possibles. Première hypothèse : il souhaitait sincèrement ce poste et participer à ce combat qui lui permettait de parfaire sa respectabilité. Deuxième hypothèse : il savait qu’une opposition se formerait pour l’empêcher d’être élu à ce poste, et il voulait à la fois montrer le désintérêt de LREM pour ce combat, souligner l’hypocrisie de ses opposants et avoir une voie pour négocier au mieux un autre poste. Troisième et dernière hypothèse, il a certes instrumentalisé tactiquement ce poste pour avoir l’assurance d’obtenir la présidence d’un autre groupe servant davantage ses intérêts, mais souhaitait convaincre une partie de ses concitoyens juifs qu’il n’était pas indifférent à l’antisémitisme. Et le gagnant est… le RN, quelle que soit l’hypothèse retenue.

Les leçons à tirer de cet épisode parlementaire sont multiples.

Deux partis proches des organisations juives françaises, Les Républicains (LR) et le Partis socialiste (PS), ont perdu les élections majeures de la Ve République : LR n'est pas parvenu au second tour de trois élections présidentielles (2012, 2017, 2022) et le PS a échoué de même lors de deux élections présidentielles (2017, 2022). En 2022, leurs scores étaient très faibles au premier tour - respectivement 4,78% et 1,75 % des suffrages exprimés -, et leur ont interdit l’accès au second tour. Ces partis ont encore des élus locaux, mais ne sont plus des partis de gouvernement. Ils servent d’appoint : le PS a rallié la NUPES pour garder ses élus, et LR conserve le pouvoir de soutenir ou pas des projets de loi du gouvernement Elisabeth Borne.

Pour Renaissance, qui regroupe les partis de la majorité macronienne, le combat contre l’antisémitisme n’est pas une priorité. LREM a freiné la constitution de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Sarah Halimi, et en a sabordé le rapport. Le député LREM Rémy Rebeyrotte, qui avait « fait un salut nazi en direction d’un député RN dans l’hémicycle » le 12 juillet 2022, s’est excusé, a fait un don à une association, et a « reçu un rappel à l'ordre sans inscription au procès-verbal par la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM). Il s'agit du premier niveau de sanction prévu au sein de l'institution ». L’Organisation juive européenne (OJE) se plaint du nombre élevé de classements sans suite d’affaires d’antisémitisme et de la faiblesse de rares sanctions pénales. La France macronienne vote Pour des résolutions onusiennes anti-israéliennes, et parfois s’abstient. Pour ne pas lasser, on arrête là la liste des griefs contre la Macronie. Pour Renaissance, la communauté juive française est déjà acquise, voire captive. Donc, sa valeur politique est marginale, voire dérisoire. 

Dans cette situation d’isolement des Français juifs, que perdaient-ils à avoir un président RN dans ce groupe ? Ce Président aurait eu intérêt à se montrer plus enclin à répondre positivement à leurs demandes et ils auraient gagné une marge de manœuvre. La politique, c’est aussi savoir négocier, mettre les mains dans le cambouis, dialoguer par exemple sur l’abattage rituel avec ses adversaires, etc. 

A la différence des autres candidats, dont Emmanuel Macron, à l'élection présidentielle de 2017 et des dirigeants communautaires, Marine Le Pen avait évoqué l'assassinat antisémite de Sarah Lucie Halimi par un voisin musulman, Kobili Trahoré, le 4 avril 2017, vers 4 h du matin. Lors du débat Quinze minutes pour convaincre diffusé le 20 avril 2017 par France 2, les candidats à cette élection avaient manifesté une compassion pour le policier tué lors de l'attentat terroriste commis aux Champs-Elysées le soir-même vers 21 h.

En outre, les Français juifs sont instrumentalisés par tous et se sont enfermés dans une impasse.

Dès son premier mandat (1981-1988), le Président de la République François Mitterrand avait cyniquement favorisé la présence médiatique du Front national (FN) tout en fustigeant le parti de Jean-Marie Le Pen (moins de 1% à l’élection présidentielle), et ce, afin d’empêcher l’union des droites, et donc afin d’affaiblir son opposition politique et de garder le pouvoir. Et il avait piégé ses concitoyens juifs érigés en garants moraux de la nécessité d’un « front républicain ». 

Les Présidents suivants ont poursuivi dans cette voie déniant toute légitimité au FN présenté comme « parti d’extrême-droite », sans définir cette notion, et au programme « dangereux » pour la République. 

Sur ce schéma, l’alternance Gauche/Droite a fonctionné pendant presque quatre décennies, jusqu’en 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron, ancien ministre sous la Présidence du socialiste François Hollande, à la Présidence de la République. 

Ce Président du « en même temps » se définit comme le « Jupiter » du « camp de la raison » qui se déplace de gauche à la droite, via le centre, selon les projets de loi et les opportunités politiques.

Si le FN, devenu RN, représentait un danger pour la démocratie, les gouvernements successifs auraient pu et du l’interdire. Ainsi, un décret en Conseil des ministres du 3 mars 2021 a dissout le mouvement politique Génération identitaire.

Mais, le RN s’avère l’assurance tout risque pour un candidat de "partis républicains" d'être élu et un Président de se maintenir au pouvoir. Combien de temps encore des électeurs vont-ils participer à un scrutin sans réelle alternative, alors que la France est en voie de tiers-mondisation et visée par un djihad mondial ?

Le 24 avril 2022, au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen avait obtenu 41,45% des suffrages exprimés (32 057 325 voix), soit 12 822 930 voix. Peut-on et doit-on ignorer tant de nos concitoyens ? Est-il acceptable de les insulter ? L'immigration et d'autres sujets sensibles devraient être débattus avec des arguments dans un débat courtois. Notons que Marine Le Pen et Jordan Bardella, président du RN, n'étudient pas assez leurs dossiers, et ne maîtrisent pas certains sujets, notamment ce thème.

Et le RN fonctionne comme une PME familiale. Ce qui rend difficile, voire quasiment impossible, l’union des droites espérée par Eric Zemmour (Reconquête !) lors de sa campagne présidentielle. Cet essayiste alors candidat avait recueilli 2 485 226 voix au premier tour de l'élection présidentielle le 10 avril 2022.

Le RN est qualifié de parti « extrémiste ». Dans son livre « Qui est extrémiste ? » (Intervalles, 2022), Pierre-André Taguieff, politologue, sociologue, historien des idées et directeur de recherche honoraire au CNRS, souligne que la « notion d'extrémisme est une notion confuse. Censée permettre une classification, elle est surtout une diabolisation de l'adversaire. Mais ce terme polémique oublie souvent de décrire ce qu'il considère comme le Mal absolu... Les individus, les groupes ou les mouvements qu’on qualifie d’extrémistes font le plus souvent l’objet d’enquêtes idéologiquement orientées, dénuées de valeur scientifique. La volonté de stigmatiser et de dénoncer chasse alors celle de décrire, d’expliquer et de comprendre.  ».

Dans « Du diable en politique. Réflexions sur l'antilepénisme ordinaire » (CNRS, 2014), ce politologue « dénonce les effets pervers de cette diabolisation qui empoisonne le débat démocratique et masque les vrais arguments contre le FN. Le parti lepéniste tire habilement parti de la dénonciation vertueuse dont il est l'objet pour se poser en victime du " Système ". Le seul moyen de dire clairement en quoi les orientations du FN sont inacceptables consiste à analyser le programme de ce parti sans lunettes idéologiques, donc sans le lire à travers les stéréotypes accumulés au terme d'une longue tradition "antifasciste", l'examen critique étant d'autant plus concluant qu'il se passe de mythes politiques recyclés ». Cette stratégie n'a pas enrayé la progression du RN.

Les Français Juifs demeurent malheureusement instrumentalisés par des politiciens cyniques, sans allié, avec un « protecteur » macronien indifférent, et parfois hostile (plagiat de la scène chiraquienne à Jérusalem). Ce pouvoir macronien privilégie un comportement autoritaire, contourne les corps constitués, tel le Parlement, par ses recours au 49-3 et ses comités Théodule, selon l’expression du général de Gaulle, a réprimé violemment les Gilets jaunes, a multiplié les mesures liberticides, notamment lors de sa gestion catastrophique du coronavirus, et veut maintenant créer une « nouvelle civilisation » !

Les conventions et dîners du Crif avec le gratin communautaro-politico-médiatico-intellectuel ainsi que les Présentations de vœux du Consistoire ne parviennent pas à masquer cette réalité dramatique. Quasiment tous les dirigeants communautaires sont demeurés inactifs quand ils ont été informés de l'affaire, marquée d'antisémitisme, du Dr Krief.  

Poules sans tête ou autruches cachant leur tête dans la terre, sans stratégie, sans plan d’actions, sans finesse tactique, figés dans une ligne archaïque, sans subtilité, des dirigeants communautaires campent dans leur refus figé, archaïque des « extrémistes ». En avril 2022, le survote pour Eric Zemmour a prouvé leur déconnexion de la réalité et des préoccupations de leurs coreligionnaires. Mais des dirigeants communautaires persistent à l’insulter et à le bannir de leurs cercles. Pendant combien de temps encore ? Interrogé sur RCJ voici quelques mois sur l'attitude à avoir envers des édiles locaux du RN, présents lors de cérémonies officielles ou interlocuteurs légaux, le président du Crif Yonathan Arfi avait répondu : « On verra ». On verra quand ? C’est maintenant que tout se décide. Le propre d'un dirigeant est d'avoir une lucidité sur la réalité, une vista et de traduire ses analyses en actions.
 
Depuis des décennies, des dirigeants communautaires ont enfoncé leurs coreligionnaires dans une impasse dont ils ne savent/peuvent/veulent pas sortir. Et cela contribue à leur tragédie.

Dans un long interview à 
Actualité juive hebdo (n° 1671, 5 janvier 2023), l'essayiste Alain Finkielkraut a déclaré : 
"Il me semble que l'on a fait un très mauvais procès aux époux Klarsfeld lorsqu'ils ont accepté d'être reçus à Perpignan par Louis Alliot. Le Front national n'existe plus, c'est le Rassemblement national qui a pris sa place, et Jean-Marie Le Pen en a été exclu. L'une des raisons de cette transformation est la volonté explicite des dirigeants de ce parti de rompre avec le pétainisme d es origines ; la moindre des choses est d'en prendre acte. L'antisémitisme doit être combattu, et il faut se réjouir de l'évolution de gens qui veulent s'en démarquer et qui s'emploient même à le proscrire dans leurs propres rangs. Si j'étais à la tête d'une institution ou d'un média juifs, je recevrais Marine Le Pen, et je l'interrogerais sans complaisance sur sa stratégie de dédiabolisation, mais aussi sur l'Europe, sur la guerre en Ukraine ou sur son idée de la France. L'honnêteté intellectuelle nous oblige à constater que l'antisémitisme en France et en Europe a, si j'ose dire, émigré de l'extrême-droite à l'extrême gauche et, surtout, changé de langue... 
Sur la question de l'antisémitisme, sur celle de la Shoah, Marine Le Pen a été très claire, on ne peut pas lui demander davantage... 
Ce que nous devrions souhaiter, en tant que juifs et en tant que citoyens français, c'est, comme le prône Jacques Julliard, un gouvernement d'union nationale, pour faire face à la nouvelle réalité....
Il faut rappeler qu'historiquement, le Front national a été mis en orbite par la gauche. François Mitterrand, au moment même où il abandonnait l'idéologie socialiste, a présidé à la création de SOS Racisme et choisi Jean-Marie Le Pen comme ennemi privilégié. Et cela continue : la diabolisation du Rassemblement national ligote la droite, elle ne peut rien faire dès lors que le Rassemblement national est présenté comme le mal absolu. C'est une situation malsaine. A titre personnel, je souhaiterais pour la France un gouvernement de gauche à la danois, mais je ne pense pas qu'il soit légitime de vouloir empêcher à tout prix l'union des droites. Je préfère un parti dont le chef ou la cheffe ne fait pas de calembour calamiteux comme "Durafour crématoire", ou ne réduit pas les chambres à gaz à un "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, et ne se rend pas aux spectacles de Dieudonné. Peut-être cette mutation comporte-t-elle des arrière-pensées politiques, mais il ne m'appartient pas de sonder les reins et les cœurs. Cette réalité seule constitue un indéniable progrès. Cela n'a aucun sens de vouloir en permanence ramener la fille à son père. On a le sentiment que le slogan de la gauche - et d'une partie de la communauté juive - n'est plus : "le fascisme ne passera pas", mais : "le fascisme ne trépassera pas". Les vigilants éprouvent une peur panique à la perspective d'être un jour orphelins de leur ennemi préféré." 
Le 11 janvier 2023, interrogée par Christophe Barbier sur Radio J, Caroline Yadan, avocate, députée Renaissance, parti présidentiel, de la 3e circonscription de Paris, a déclaré : "On ne va pas laisser un parti d’extrême-droite préempter un groupe sur l’antisémitisme". Vice présidente du groupe d'étude sur l'antisémitisme, elle a ajouté : "Mon but est de dire les choses, et de pointer les responsabilités... L'antisémitisme qui tue aujourd'hui est l'antisémitisme islamiste". Le journaliste ne l'a pas interrogée sur les récents twitts du Président Emmanuel Macron concernant l'attentat terroriste islamiste à l'HyperCacher à la porte de Vincennes le 9 janvier 2015. Et la députée ne les a pas évoqués.

Le 9 janvier 2023 à 11 h 03, le Président Emmanuel Macron avait twitté : "Le 9 janvier 2015, au nom de la folie, un terroriste islamiste assassine Philippe, Yohan, Yoav et François-Michel. Nous ne les oublierons jamais. L’héroïsme de nos forces de sécurité et de secours, le courage de Lassana, non plus."
Eludant le double caractère islamique et antisémite de l'attentat

Le 9 janvier 2023 à 16 h 04, Eric Zemmour, président du parti Reconquête !, lui a répondu sur Twitter : "« Au nom de la folie » ?! C’est au cri d’Allah Akbar que ces Français ont été tués. Cette barbarie contre des Français juifs n’est pas le fait d’illuminés, mais de terroristes islamiques guidés par leur credo meurtrier. Fermer les yeux là-dessus, c’est renoncer à les combattre."

Le 9 janvier 2023, à 18 h 02, peu avant que débute la cérémonie en hommage aux victimes, le Président Emmanuel Macron a ajouté à son twitt initial ces deux twitts : "Le 9 janvier 2015, parce qu’ils étaient nés juifs, que leur chemin avait croisé celui d’un fanatique islamiste, Philippe, Yohan, Yoav et François-Michel ont été tués" puis "Les résurgences d’actes antisémites, anti-chrétiens, anti-musulmans, antireligieux, trop fréquentes encore hélas, nous rappellent que l’humanité a vite fait de basculer, de retrouver ses démons enfouis. Rien n’est jamais acquis."

Combien de musulmans ont-ils été assassinés par des "fanatiques" ?

L'affaire David Amzallag
David Amzallag, alors comptable, a acheté en 1992 puis en 1993 un total de deux locaux contigus dans un immeuble à Maisons-Alfort. Il voulait les dédier à un commerce de produits cacher pour pallier l’absence d’un tel magasin dans cette ville du Val-de-Marne située dans la banlieue au sud-est de Paris. Il n’a jamais pu avoir la jouissance de ces locaux qu'il a été contraint de vendre. 

En outre, Michel Herbillon , député et longtemps maire (Les Républicains) de la ville, s’est opposé de 1993 à 2001, en arguant d’un formalisme administratif, à ce que David Amzallag effectue des travaux essentiels (pose de tuiles translucides) dans son pavillon pour avoir une lumière naturelle. 

Un double engrenage persistant, administratif et judiciaire, a ruiné David Amzallag, franco-israélien juif, et l’a rendu gravement malade. L’unité familiale a éclaté. Isolé, sans aide d’organisations juives françaises, ce septuagénaire aspire à la justice, et a besoin d’un avocat. Déchirant.

Articles sur ce blog concernant :

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire