Citations

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« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 21 janvier 2020

« La Babel des enfants perdus » par Théo Ivanez


Arte diffusera le 21 janvier 2020 « La Babel des enfants perdus » (Die Kinder von Markt Indersdorf) par Théo Ivanez. « Auprès de témoins à la mémoire intacte, une bouleversante immersion dans un centre d’enfants réfugiés de l’après-guerre, animé par une femme d’exception, Greta Fischer, juive tchécoslovaque dont les parents ont péri en déportation ».

« Enfants de l'Holocauste - Le refuge de Blankenese » de Raymond Ley 
Après la Shoah. Rescapés, réfugiés, survivants 1944-1947 
« La Babel des enfants perdus » par Théo Ivanez
« Le port d’Espérance » de Magnus Gertten 
Roman Vishniac Rediscovered

« Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, plus de 20 millions de personnes sont jetées sur les routes, entraînant la plus grande crise de réfugiés de l'histoire moderne en même temps que la première opération humanitaire internationale ». Parmi ces personnes déplacées (Displaced Persons, DPs) : des déportés politiques, des rescapés de la Shoah, des déportés ayant subi le travail forcé dans des usines... Pour les accueillir, l'UNRRA (United Nations Relief and Rehabilitation Administration), créée en 1943, établit des camps.

L'UNRRA "avait pour mission de fournir une assistance économique aux nations européennes après la Seconde Guerre mondiale, de rapatrier et d’aider les réfugiés qui passeraient sous contrôle des Alliés. Le gouvernement des Etats-Unis finança près de la moitié du budget de l’UNRRA. Durant les quatre années de son existence, l’organisation, placée sous l’autorité du SHAEF en Europe (Supreme Headquarters of the Allied Expeditionary Forces - Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires Alliées), fut dirigée par trois Américains. Son premier directeur général fut Herbert Lehman, ancien gouverneur de l’état de New York. Fiorello La Guardia, ancien maire de la ville de New York, lui succéda en mars 1946 et fut lui-même remplacé par le général Lowell Ward, au début de 1947."

"En 1945, l’UNRRA aida au rapatriement de plusieurs millions de réfugiés et s’occupa de plusieurs centaines de camps de personnes déplacées en Allemagne, en Italie et en Autriche. Elle fournit une assistance sanitaire et sociale aux personnes déplacées, ainsi qu’une formation professionnelle. Elle administra le travail de 23 organisations caritatives bénévoles, notamment le Joint (Joint Distribution Committee), l’ORT (l'Organisation Reconstruction Travail) et la HIAS (Hebrew Immigrant Aid Society - la Société d'aide aux immigrants juifs). Fin 1945, les camps de personnes déplacées reçurent davantage d’autonomie, les associations bénévoles œuvrant de façon indépendante. L’UNRRA continua à être l’employeur principal des personnes déplacées".


"Les efforts de secours, considérables et de longue durée, épuisèrent les caisses de l’organisation et, en 1947, le relais fut pris par l’I.R.O. (International Refugiee Organization - l'organisation internationale pour les réfugiés). Cette nouvelle entité prit en charge 643 000 personnes déplacées en 1948."

En 1947, à la demande du JDC et de l'United Jewish Appeal (UJA), le photographe Roman Vishniac a effectué des reportages sur ces DP en France et en Allemagne. Il a informé sur les programles, dont les centres de distribution de nourriture, visa application lines, les centres d'activités, et les services de santé. Other images record children's camps, religious and cultural events, and refugee reunions. Wired back to America, Vishniac's images helped publicize the plight of homeless and stateless Jewish refugees, raising funds and increasing the pressure on Britain and the U.S. to open their doors to survivors". Un périple émouvant pour Roman Vishniac qui avait photographié les Juifs d'Europe centrale dans l'entre-deux-guerres et qui a pu constater l'ampleur de la Shoah. 

Les Juifs représentaient 25% des Personnes déplacées. Il souffraient de malnutrition, de dépression et de diverses maladies. 

Le rapport Harrison
Le 22 juin 1945, le Président américain Harry S. Truman a demandé à Earl G. Harrison, doyen de l'University of Pennsylvania Law School et récemment nommé le Délégué américain au Comité intergouvernemental sur les réfugiés, de lui préparer un rapport, en tant que son Envoyé personnel, sur la situation des Juifs déplacés en Europe. Accompagné par le Dr. Joseph Schwartz, un représentant de l'American Jewish Joint Distribution Committee (JDC ou Joint), Harrison a effectué une inspection des camps de DP pendant trois semaines. Voici un extrait de son rapport au Président Truman :
"Generally speaking [...] many Jewish displaced persons and other possibly non-repatriables are living under guard behind barbed-wire fences, in camps of several descriptions (built by the Germans for slave-laborers and Jews), including some of the most notorious of the concentration camps, amidst crowded, frequently unsanitary and generally grim conditions, in complete idleness, with no opportunity, except surreptitiously, to communicate with the outside world, waiting, hoping for some word of encouragement and action in their behalf [...] there are many pathetic malnutrition cases both among the hospitalized and in the general population of the camps [...] there is a marked and serious lack of needed medical supplies [...] many of the Jewish displaced persons, late in July, had no clothing other than their concentration camp garb […] while others, to their chagrin, were obliged to wear German S.S. uniforms. […] Beyond knowing that they are no longer in danger of the gas chambers, torture and other forms of violent death, they see – and there is – little change, the morale of those who are either stateless or who do not wish to return to their countries of nationality is very low. They have witnessed great activity and efficiency in returning people to their homes, but they hear or see nothing in the way of plans for them and consequently they wonder and frequently ask what 'liberation' means. [...] The most absorbing worry of these Nazi and war victims concerns relatives, wives, husbands, parents, children. Most of them have been separated for three, four or five years and they cannot understand why the liberators should not have undertaken immediately the organized effort to reunite family groups. Most of the very little which has been done (to reunite families) has been informal action by the displaced persons themselves with the aid of devoted Army Chaplains, frequently Rabbis, and the American Joint Distribution Committee."
Et Harrison de s'indigner qu'il apparaisse que les Juifs sont traités comme ils l'avaient été par les nazis, sauf que les Alliés "ne les exterminent pas" : "As matters now stand, we appear to be treating the Jews as the Nazis treated them except that we do not exterminate them. They are in concentration camps in large numbers under our military guard instead of S.S. troops."

Ce "rapport impressionne fortement le Président Truman. L'une des premières mesures a consisté à séparer les Juifs des autres DP. Jusque-là, les camps de DP avaient été créés selon la nationalité. Les administrateurs militaires de ces camps avaient forcé les Juifs à vivre dans les camps aux côtés d'Allemands ou d'Autrichiens déplacés, par exemple. Or, nombre de ces derniers avaient collaboré avec les nazis. En outre, malgré leurs traumatismes et ce qu'ils avaient subis, les DP Juifs avaient été traités de la même manière que les autres DP. Harrison a compris la spécificité de la situation des Juifs et qu'ils avaient besoins d'un traitement différent de celui des autres DP" :
"The first and plainest need of these people is a recognition of their actual status and by this I mean their status as Jews. Most of them have spent years in the worst of the concentration camps. In many cases, although the full extent is not yet known, they are the sole survivors of their families and many have been through the agony of witnessing the destruction of their loved ones. Understandably, therefore, their present condition, physical and mental, is far worse than that of other groups. […] While admittedly it is not normally desirable to set aside particular racial or religious groups from their nationality categories, the plain truth is that this was done for so long by the Nazis that a group has been created which has special needs. Jews as Jews (not members of their own nationality groups) have been more severely victimized than the non-Jewish members of the same or other nationalities."
Harrison a conclu que l'effort majeur devait porter sur la sortie des Juifs de ces camps car “ils sont malades de vivre dans des camps.” Il a souligné le besoin pour ceux requérant une période de réadaptation et de formation dans des établissements de repos avant de reprendre une vie normale.

"Avant même la libération des camps de concentration, les survivants s’étaient attribué un nom : She’erit Hapletah (ce qu’il reste des survivants). Cette expression biblique connotait l’espoir d’une reconstruction provenant de ceux qui étaient restés vivants. En fait, ces termes avaient été utilisés par les dirigeants du Yichouv alors qu’ils réagissaient aux rapports reçus sur l’extermination des Juifs, voulant toujours croire à la réalisation du sionisme, malgré l’anéantissement d’une forte proportion de la communauté juive européenne. Dès l’année 1943 et par la suite, cette expression biblique a évoqué le lien entre destruction et rédemption en même temps que les moyens d’assurer cette rédemption. Le profil des membres de ce groupe variait beaucoup, depuis les ultra-religieux jusqu’à ceux qui se trouvaient totalement assimilés. Mais tous avaient vu leur vie détruite. Pourtant, ils formèrent une société civile créative, sous le contrôle des forces militaires alliées. Les aumôniers s’efforcèrent d’aider les survivants de plusieurs manières. Ils les conseillèrent, célébrèrent les mariages, empêchèrent les autorités municipales de saisir les biens juifs non réclamés, aidèrent à aménager des cimetières juifs et à créer des écoles et des camps d’été pour les enfants. Surtout, ils participèrent à la réunion des proches. Le meilleur exemple est la publication des volumes de She’erit Hapletah, à l’initiative de Klausner, qui se trouvent actuellement à l’Institut de Yad Vashem, à Jérusalem. Yehuda Bauer résume ainsi le travail extraordinaire de l’aumônier rabbin Abraham Klausner : « (il) a établi des listes de survivants, sachant que le désir le plus urgent des humains torturés qu’il a rencontrés était de savoir si oui ou non ils étaient seuls au monde… Ensuite, il leur a permis de s’organiser afin qu’ils acquièrent une identité collective. Il les a aidés à récupérer mentalement et physiquement, et leur a permis de continuer à être actifs comme des êtres humains autonomes, des Juifs qui redevenaient conscients du monde autour d’eux et qui essayaient de faire connaître leurs souhaits et leurs espoirs de la manière la plus forte en leur pouvoir.» D’autres, comme Abraham Spiro, aumônier et conseiller pour les Affaires juives auprès du commandant de la Division de la Première Infanterie, a convaincu l’armée de céder des fermes aux personnes déplacées afin de les transformer en kibboutzim". 'Françoise Ouzan, « La reconstruction des identités juives dans les camps de personnes déplacées d’Allemagne », Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem, 14 | 2004, 35-49).

Et cette historienne d'ajouter :
"Dans l’esprit des survivants, les symboles bibliques ont eu tendance à revêtir un sens présent, exprimant ainsi la congruence entre la tradition et les événements contemporains. Après six années de guerre, la première célébration de Pessah en liberté fut un événement cathartique. Pessah (Passover en anglais, littéralement « passer au-dessus ») évoquait l’image d’un pont entre l’Europe où ils avaient été contraints à l’esclavage et la Terre Promise, Eretz-Israël. (Yetsiat Europa, en hébreu). Dans une des salles à manger du camp de DP juifs de Zeilsheim, une scène représentant une famille juive traditionnelle assise à table au cours de la célébration de Pessah était peinte sur le mur, symbolisant le passage de l’esclavage à la liberté.
L’édition d’une nouvelle Hagaddah (le livre relatant la sortie d’Egypte) fut entreprise par l’aumônier Abraham Klausner qui a officié lors du premier seder (repas rituel de Pessah), à Munich, le 15 et 16 avril 1946. La volonté de lire le passé à la lumière du présent fut orchestrée par l’Organisation Sioniste Unie (UZO). Dans le texte, les passages traditionnels furent accompagnés de transpositions dans lesquelles l’Egypte devenait l’Allemagne, Pharaon se muait en Hitler et les pyramides recréaient le camp de concentration tandis que la rédemption se réalisait à Sion. A travers la structure de la Hagaddah, adaptée et illustrée par Y. D. Sheinson, fervent partisan de l’unité sioniste, l’interprétation sioniste de la Shoah était cathartique. Elle conduisait à la rédemption sur la Terre Sainte.
Une nouvelle identité juive nationale a émergé de la vie dans les camps de DP, provenant à la fois des conditions de vie difficiles et de la vie publique, renforçant ainsi la cohésion entre les DP. Le processus de formation de cette identité s’est enclenché à partir d’expériences partagées avant, pendant et après la guerre".
Camp d'Indersdorf 
En 2017-2018, le Museum of Jewish Heritage à New York City a présenté l'exposition "My Name Is…The Lost Children Of Kloster Indersdorf". "In 1945, a former convent near Dachau named Kloster Indersdorf became a temporary home for hundreds of displaced children in the immediate aftermath of World War II. To help locate relatives, a photograph was taken of each child to be circulated in search notices. Many of the children had changed markedly during the war, and some had even lost their names. The exhibition displays a selection of the images and their individual stories, conveying the powerful reality faced by these children.

"Images of the children from the Museum’s collection came through the gift of Robert Marx to the Yaffa Eliach Collection at the Center for Holocaust Studies. The Center’s collection was merged into the Museum of Jewish Heritage – A Living Memorial to the Holocaust in 1990. This set of prints survived thanks to André S. Marx, Principal Welfare Officer for the United Nations Relief and Rehabilitation Administration (UNRRA) Relief Team 182 that operated the Children’s Center at Kloster Indersdorf. Contextual images courtesy, United Nations Archives, photographs of Kloster Indersdorf from folder S-1058-0001-01, “Germany Mission – Photographs 1944-1948.”


« Comme 20 000 enfants perdus dans les ruines de l’Europe, oubliés dans l’euphorie de la Libération, Leslie, Erwin, Tibor et les autres, orphelins juifs rescapés des camps de la mort ou slaves déracinés, tentent de survivre au chaos ».

 « À l’été 1945, ils sont accueillis dans un couvent désaffecté à Indersdorf en Bavière, le premier centre d’enfants réfugiés ouvert par l'UNRRA (Displaced Person Camps créés par la UNRRA), l’Administration des Nations unies pour le secours et la reconstruction ».

Ce camp regroupe "plus de 1 000 jeunes orphelins, dont de nombreux enfants juifs, sous la protection d’une poignée d’hommes et de femmes. Pionniers du travail humanitaire, ils sauront les entourer et leur redonner foi en l’avenir avant de leur trouver une destination d’accueil". Et ils les aident à renouer les fils avec le judaïsme.

« Autour de la figure maternelle de Greta Fischer, juive tchécoslovaque dont les parents ont péri en déportation et qui se consacre à eux corps et âme, les petites victimes, lestées des cauchemars du passé, réapprennent à vivre et à espérer en une vie nouvelle ».

"La période de l'immédiat après-guerre, époque paradoxale qui mêle espoir et poids d’un passé impossible à oublier, est ici racontée par le prisme de cette histoire. Quelques-uns de ces enfants pensionnaires du Children Center, aujourd'hui octogénaires, racontent ainsi leur parcours, depuis les marches de la mort à la sortie des camps jusqu’au retour sur leur terre natale ou vers un nouveau pays d’accueil".

« Composant aujourd’hui une communauté secrète et éclatée, des États-Unis à la Pologne en passant par l’Angleterre et Israël, où certains ont fondé des kibboutzim, ils racontent, mémoire et émotion intactes, cet épisode méconnu de l’immédiat après-guerre, jusqu’au retour à leur terre natale, à l’alyah ou au départ vers un autre pays ».

« Au fil de leurs bouleversants récits tissés avec de formidables archives – dont le témoignage limpide de Greta Fischer, leur mère adoptive disparue en 1988 – qui restituent au plus près leur quotidien, ce film plonge dans l’histoire de cette "cour de Babel", qui accueillera finalement plus d'un millier d'orphelins ». 

« Les cheveux blancs mais le verbe alerte, ces anciens d’Indersdorf disent le goût de l’enfance et l’humanité retrouvés, la rage de vivre qui les animait, les liens indéfectibles noués ou les quignons de pain chapardés par peur de manquer ». 

« À l’heure où l'Europe vit une effroyable crise des réfugiés, un hommage sensible à ces résilients et à leurs sauveurs, pionniers du travail humanitaire déjà confrontés au cynisme des grandes puissances ».  Ce parallèle s'avère infondés. Les "migrants" ne sont pas tous des réfugiés. Ceux auxquels a été reconnu le statut de réfugiés ne sont pas des rescapés d'un projet d'extermination de leur peuple : ce sont souvent des personnes ayant fui des persécutions politiques. Certains "migrants" se sont présentés sous la fausse identité de "réfugiés syriens" en 2015 dans des Etats européens, des Kenyans ont allégué à tort être des réfugiés de Somalie pour être admis aux Etats-Unis... Et aucun rescapé de la Shoah n'a organisé d'attentats terroristes contre des civils...


« Le sujet est venu à moi par hasard. Au départ, je me documentais sur un programme créé par les nazis eugénistes qui avait pour but d’obtenir le troisième Reich millénaire parfait. Ils encourageaient les SS à avoir des relations hors mariage avec des femmes aux critères raciaux ariens pour faire des enfants. Ces enfants étaient placés dans des pouponnières partout en Europe pour en faire l’élite du troisième Reich. « Je voulais faire un film là-dessus à la base. En creusant cette histoire-là, je comprends que ces enfants étaient aussi abandonnés par les nazis dans leur fuite et récupérés par l’armée américaine. Ils ont été amenés à Indersdorf, au centre dont je raconte l’histoire. C’est comme cela que j’ai découvert cette histoire et que je me suis dit “c’est cette histoire-là que je dois raconter”. », a déclaré Théo Ivanez (Le Dauphiné, 24 mai 2019 ). Originaire de Gex, dans l'Ain, Théo Ivanez, 24 ans, a présenté son documentaire au Festival du film des 5 continents, à Ferney-Voltaire .

Le 17 novembre 2019 à 16 h 30,dans le cadre du Mois du film documentaire, le documentaire a été projeté au Mémorial de la Shoah en présence du réalisateur, et présenté par Marion Feldman, Professeure de Psychopathologie psychanalytique – Université Paris Nanterre, Chercheure à l’EA 4430 CLIPSYD, A2P (Approches en psychopathologie psychanalytique), Psychologue-clinicienne.

Théo Ivanez a présenté son film dans Mémoires vives.


« La Babel des enfants perdus » par Théo Ivanez
France, Kuiv Productions, avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, 2019, 53 min
Sur Arte le 21 janvier 2020 à 23 h 15
Disponible du 14/01/2020 au 20/03/2020
Visuels :
Photo d' identification de Sofia Karpuk - Indersdorf, Allemagne - 1945
© Kuiv Productions
Greta Fischer descend les escaliers du couvent avec un groupe d' enfants - Indersdorf, Allemagne
© USHMN 1945
Enfant, extrait de " La Babel des enfants perdus" de Théo Ivanez
© Kuiv Productions
Photo d' identification de Stanislaw Janowski- Indersdorf, Allemagne - 1945
© Kuiv Productions

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Les citations sur le film sont d'Arte.

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