Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 4 octobre 2011

« Histoire du peuple Juif » de Nina Koshofer


Arte rediffusera les 6 et 7 octobre 2011 la série « Histoire du peuple Juif » (Die Juden – Geschichte eines Volkes) de Nina Koshofer (2006). Une « épopée » en cinq épisodes sur « 3 500 ans d'histoire de la première religion monothéiste », de la Bible hébraïque à la Shoah. Des carences informatives majeures, notamment sur la réalité de la dhimmitude, sur l’exode des Juifs des pays arabes et la renaissance de l’Etat d’Israël.


Rude tâche de brosser l’histoire du peuple Juif en cinq volets, soit environ cinq heures.

A cette tâche s’attelle Nina Koshofer dans un documentaire qui mêle aux archives des scènes reconstituées et qui a été ramené de six à cinq volets, rythmés par des dates de l'ère hébraïque et en leur équivalent dans l'ère commune.

Respectant l’ordre chronologique avec des sauts dans l’époque contemporaine, ce documentaire, se décline en cinq volets : L’exode - les patriarches, la Terre promise, les royaumes de David et de Salomon, l’exil à Babylone, la tentation de l’hellénisation, les manuscrits de la mer morte -, La diaspora – la Mishna, le Talmud, l’empire arabe -, La stigmatisation - les croisades, la Grande peste, l’Inquisition, la Reconquista -, L’étoile de David - ghetto de Venise, judaïsme européen, pogroms - et Sion : Haskala (mouvement de pensée juive influencé par le mouvement des Lumières), affaire Dreyfus, nazisme, Shoah (Holocaust).

La réalisatrice veut percer le mystère du peuple Juif qui n’a pas reconnu en Jésus son messie, qui n’a pas rallié Mahomet et qui, malgré les persécutions – pogroms, conversions forcées, réductions en esclavage, Shoah - est resté fidèle à l’Eternel. Ce peuple a « préservé son identité » au fil des millénaires, et a respecté les principes – circoncision, cacherout… - de la première religion monothéiste au monde. Une religion dont les commandements ont inspiré maints droits inscrits dans des déclarations universelles, des codes nationaux, etc.

Des rappels intéressants : les penseurs Juifs, dont Maïmonide, ainsi que la figure de l'altruiste Donna Gracia Mendez ; les questionnements et commentaires sur les textes ; « 638 : les guerriers d’Allah s’emparent de Jérusalem et renouvellent l’interdiction faite aux Juifs d’habiter la ville. Pour sceller leur pouvoir, les musulmans édifient le Dôme du Rocher sur le mont du Temple ».

Des maladresses sur les Juifs : « Partout leur influence est considérable. Penseurs de génie, artistes, scientifiques... »

Des traitements aberrants : la recréation de l’Etat d’Israël en 1948 est évoquée très succinctement, en incidentes par rapport, par exemple, au rayonnement de Bagdad ou à l’après-Shoah.

Des stéréotypes : le mythe al-Andalus d'un âge d’or des relations judéo-musulmanes sous domination musulmane. La dhimmitude est minorée et mal présentée : le dhimmi n'a pas véritablement de droits. « La notion de droits s’oppose à celle d’une tolérance concédée au vaincu du jihad moyennant l’acceptation de mesures discriminatoires, situation qui caractérise la condition du dhimmi. Cette tolérance, du reste, est provisoire et peut être abolie si l’autorité musulmane juge que le dhimmi contrevient aux règlements de son statut » (Bat Ye’or).

Des oublis : les ghettos dans les pays musulmans – mellahs au Maroc -, l’antisémitisme islamique et l’exode d’environ un million de Juifs généralement contraints de fuir, entre les années 1940 et les années 1970, des pays arabes, d’Iran et de Turquie où ils vivaient parfois des siècles avant la conquête arabe.

Arte consacre un site Internet à l’histoire du peuple Juif.

« Histoire du peuple juif » de Nina Koshofer
De Nina Koshofer
Allemagne, 2006
Diffusions :
-          L’exode : 6 octobre 2011 à 14 h 30, 53 minutes
-          La diaspora : 6 octobre 2011 à 15 h 25, 43 minutes
-          La stigmatisation : 7 octobre 2011 à 14 h 30, 43 minutes
-          L’étoile de David : 7 octobre 2011 à 15 h 15, 43 minutes
-          Sion : 7 octobre 2011 à 16 h, 53 minutes
Visuels : © Gruppe 5 Filmproduktion-Nina Koshofer

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dimanche 18 septembre 2011

Le sculpteur Edmond Uzan


A Paris, Evi Gougenheim/Artplace présente l’exposition collective Murmure dans le cadre des Journées européennes de la Culture et du patrimoine Juifs. Eminent physicien et mathématicien, Edmond Uzan y présente ses sculptures, dont l’une « illustre la suite mathématique de Fibonacci. La rigueur de sa démarche s’adoucit aux confins d’un silence habité ».

« Papa pique et maman coud », chantait Charles Trénet. Dans la famille Uzan, le père a été physicien, et la mère professeur de mathématiques. Les velléités artistiques d'Edmond Uzan se sont exprimées vraiment lors de la retraite et par la sculpture. Par contre, c’est par hasard, après avoir appris la dorure, le vitrail et la laque que Liliane Enriquez Uzan, douée pour la technique, trouve dans la sculpture son moyen d’expression idéal.

Nulle rivalité dans ce couple. Au terme de leurs travaux, chacun porte un regard légèrement critique et très bienveillant sur la création de l’autre. Une connivence : la « Tendresse » est illustrée, en petits formats aux formes adoucies, par Edmond Uzan en un être protégeant l’autre et, par Liliane Uzan, en un couple mobile immense.

Depuis plusieurs années, ce couple participe aux mêmes expositions. Edmond Uzan a gagné le Premier prix du Lions Club en novembre 2001 et son épouse a remporté en 2002 celui de la Fédération de la Mutualité.

L’ancien chercheur au CNRS est habitué à travailler directement la matière. Aussi, il maîtrise tout le processus de création d’une sculpture. Il est parfois aidé par son épouse qui, mue par un « souci minutieux des finitions », applique les feuilles d’or (« Odalisques ») ou cisèle. Tous deux proposent des pièces à deux, voire trois faces (« Le pêcheur et sa proie »).

Sensible au temps, doté d’un style « figuratif poétique », Edmond Uzan crée un bestiaire - une magnifique « Tortue », un « Scargot mutin » et des « Oiseaux de Paradis », i.e. « des coqs sans plumes comme dans le Jardin d’Eden » -, un univers animalier parfois étrange et fantastique – Hommage à Jérôme Bosch -, des « Chandeliers » mariant symbolique spirituelle et mathématiques ou soulignant l’interdépendance (« Arbre de vie » aux branches entremêlées), et un « Tsadik ». Dans la « Confusion des matières », l’Humain constitue le lien entre les mondes minéral et végétal... Ce sculpteur évolue aussi dans l’abstraction.

« Révoltée par l’injustice », Liliane Enriquez Uzan s’attache au personnage de Cervantès. Qu’elle décline Sur un cheval efflanqué, un Don Quichotte veut continuer à se battre, protégé par un sombrero ! Les premières sculptures révèlent l’influence de Giacometti. « La balançoire » fait songer à un tableau impressionniste. Aux extrêmes de la pièce à la Mairie du Ve arrondissement de Paris en 2002 : une « Vache rousse » et un merveilleux « Papillon » noir.

Jusqu’au 27 septembre 2011
14, rue Coëtlogon (angle 5, rue d’Assas), 75006 Paris
Tél. : 01 45 48 66 91
Du lundi au vendredi de 14 h à 19 h et sur rendez-vous



Visuels d’Edmond Uzan : © DR
Affiche
Oiseaux de Paradis
Hauteur : 76 cm, largeur : 45 cm, profondeur : 25cm
Tendresse
Statue en bronze patiné
Hauteur : 49,5 cm, largeur : 24 cm et profondeur : 23 cm
La vie ou rupture dans la continuité
Arbre de vie 02
Hauteur : 50 cm, largeur : 40 cm et profondeur : 25cm

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mardi 7 juin 2011

France Télévisions a renoncé au décompte des otages français dans le monde



Les journaux télévisés de France Télévisions avaient choisi un décompte des otages français excluant l'otage Juif franco-israélien Guilad Shalit. Depuis quelques temps, s'ils continuent de nommer les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ils ont opté pour une référence aux autres otages français dans le monde et aux guides de ces deux journalistes sans y accoler de chiffre. Mise à jour au 30 juin 2011.

C'est un revirement inattendu et peu satisfaisant.

Guilad Shalit longtemps oublié
Depuis juillet 2010, à chaque édition du journal des chaînes de France Télévisions, les journalistes le présentant rappelaient le décompte des jours de captivité de leurs confrères du service public audiovisuel, Hervé Guesquières et Stéphane Taponnier et de leurs trois accompagnateurs capturés le 30 décembre 2009, en Afghanistan.

Jusqu'au printemps 2011, sur un ton grave, le ou la journaliste du JT déclarait : « Cela fait x jours que nos confrères Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, ainsi que leurs trois accompagnateurs sont retenus en otages en Afghanistan. Nous ne les oublions pas, ainsi que les six autres otages français retenus dans le monde ». Et certains de préciser les lieux où sont détenus les six autres otages : « au Sahel et au Soudan ».

Ce qui excluait l'otage Juif franco-israélien Guilad Shalit kidanppé en 2006 en Israël par le Hamas et détenu dans la bande de Gaza.

Une référence vague
Depuis peu - environ quelques semaines -, ces mêmes JT s'achèvent par un rappel laconique et mystérieux. Ainsi, le 4 juin 2011 : "Nous avons une pensée pour nos confrères Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier retenus en otages en Afghanistan avec leurs accompagnateurs. Cela fait 522 jours maintenant. C'est aussi une journée supplémentaire pour les autres otages français détenus dans le monde". Aux téléspectateurs de deviner... Mission impossible pour ceux qui ignorent jusqu'à l'existence de Guilad Shalit, otage dans la bande de Gaza.

A noter cependant que le site de France 3 dédié aux deux journalistes français otages nomme toujours, ce 7 juin 2011, les trois accompagnateurs : "Mohammed Reza, Ghulam et Satar".

Pourquoi  ces JT de France Télévisions ne donnent-ils pas le nombre exact des autres otages français ? Pourquoi n'indiquent-ils pas le nombre des accompagnateurs ? Pourquoi ce flou si peu journalistique ?

Lassitude face à la recrudescence des enlèvements de Français qui fait varier le nombre d'otages français dans le monde (1) ? Victoire des organisations juives françaises - Siona, BNVCA (Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme), qui ont réclamé, depuis janvier 2011 pour Siona, aux chaines publiques la prise en compte de Guilad Shalit parmi les "autres otages français dans le monde" ? Force de la conviction de Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui lors du diner du 9 février 2011, a espéré que ne soit pas oublié parmi les neuf otages français (1) de " mouvements terroristes islamistes" le jeune Guilad, "détenu par le Hamas depuis près de cinq ans, sans contact avec l’extérieur" ? Ou selon le site JSSNews, s'agirait-il du résultat des actions menées auprès de France Télévisions par Yohann Taïeb et Jonathan Curiel, jeunes militants Juifs français, forts "d'une lettre en date du 24 mai émanant du Chef du Cabinet du Président de la République, M. Guillaume Lambert, leur indiquant que le Président avait chargé le Ministre de la Culture et de la Communication de traiter ce dossier" ?

Sur le site d'Atlantico, l'écrivain Gérard de Villiers avance le 3 juin 2011 une autre explication concernant la référence imprécise aux accompagnateurs : "Grâce à une source à Kaboul digne de foi, France Télévisions a appris que les deux journalistes ont été livrés à un groupe de talibans par un de leurs accompagnateurs, qui avait changé de camp. Comme on ignore lequel, France Télévisions a décidé de "lisser" sa formule, afin de ne pas encenser un traître".

Si ces faits étaient avérés, alors la Mairie de Paris se trouverait dans une position embarrassante. En effet, place de la République, elle a installé le 28 janvier 2011 d'immenses panneaux accompagnés de cette légende : « Paris solidaire des journalistes - Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière - et leurs trois accompagnateurs afghans, Mohamed, Gulam et Satar, enlevés depuis le 29 décembre 2009 en Afghanistan ».


Le 6 juin 2011, j'ai interrogé la direction de France Télévisions et de France 3 sur ces mutations sémantiques, sans obtenir de réponse. Le secteur audiovisuel public français pourrait cependant informer ses téléspectateurs des raisons présidant aux changements dans ce triste rappel pluriquotidien et mobilisateur...

Il est triste que France Télévisions ait si longtemps privilégié un nombre d'otages excluant le jeune Juif franco-israélien Guilad Shalit, tout en accordant son attention aux "trois accompagnateurs afghans", pour finalement "botter en touche" en préférant un flou énigmatique au décompte exhaustif des "otages français dans le monde". Le tout avec bonne conscience et sans aucune sanction.

A voir le film de Khoutspa TV en date du 13 mai 2011, lors du rassemblement organisé par le groupe audiovisuel public national près de son siège parisien pour le 500e jour de captivité des deux journalistes. Ce film révèle l'attitude du président de France Télévisions Rémy Pfimlin qui évite d'expliquer cette discrimination et tourne le dos au journaliste l'interrogeant, le silence gêné du ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand, les allégations infondées du directeur de l'information de France Télévisions Thierry Thuillier - Guilad Shalit serait un "prisonnier de guerre. Le Quai d'Orsay considère qu'il est un prisonnier de guerre" (Nda : le site Internet du Quai d'Orsay évoque le jeune otage Guilad Shalit comme un otage) -, David Pujadas, journaliste présentant le JT  de 20 h en semaine sur France 2, éludant - "Je ne crois pas que cela soit le lieu pour évoquer cela ici" -, de Laurent Delahousse, journaliste présentant le JT de 20 h du week-end - "C'est 35 minutes, un journal... Je ne les ai pas tous comptés [Nda : les otages] les uns après les autres" -, etc.

Le 16 juin 2011, Rémy Pfimlin a écrit à Roger Pinto, président de Siona, en se référant à une lettre de M. Pinto du 18 mars 2011 au cabinet du Président de la République Nicolas Sarkozy :
"Après avoir obtenu une position claire et précise du ministère français des Affaires étrangères... le communiqué relatif à nos otages en Afghanistan ne fait plus référence à un nombre d'otages pouvant porter à confusion sur le fait que nous ne considérions pas M. Shalit comme un otage".


Une réponse qui satisfait Siona.

On peut s'étonner sur ce long délai de France Télévisions pour réagir. Le 20 janvier 2011, Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, déclarait au quotidien israélien Haaretz :
"Gilad Shalit est un citoyen français. Il est otage depuis plus de quatre ans. Je vais rencontrer ses parents, Noam et Aviva, qui sont en contact étroits avec le président de la République. Sa situation d’isolement total, d’absence de tout contact, sans accès du CICR, sans échanges avec sa famille, sans même un signe de vie depuis très longtemps est profondément inhumaine. Nous demandons sa libération immédiate".


Une interview publiée par le site Internet de ce ministère depuis cinq mois...

Cette lettre de Rémy Pfimlin souligne l'importance du Président de la République et du Quai d'Orsay pour le président de France Télévisions. Car Rémy Pfimlin aurait pu interroger Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, sur la nationalité de Guilad Shalit.
La réactivité ciblée du CSA
On peut aussi déplorer le silence du CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel), "autorité administrative indépendante" qui "garantit en France l'exercice de la liberté de communicationaudiovisuelle dans les conditions définies par la loi du 30 septembre 1986" et veille à "la représentation de la diversité de la société française dans les programmes".

Rappelons que Michel Boyon, président du CSA, était l'un des convives à ce diner du CRIF le 9 février 2011, et que le BNVCA avait saisi le CSA, ainsi que le ministère de la Culture et de la Communication, de cette discrimination frappant Guilad Shalit.

Autre fait éclairant. Le 6 mars 2010, interpellé sur les contrôles au faciès, le journaliste Eric Zemmour avait déclaré lors de l'émission Salut les terriens, présentée par Thierry Ardisson sur Canal + : «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois ? Pourquoi ? Parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes, c’est comme ça, c’est un fait » (2).

Le lendemain, le dimanche 7 mars 2010, Rachid Arhab, président du groupe de travail "Déontologie des contenus audiovisuels" du CSA, a déclaré dans Médias le magazine présenté par Thomas Hughes sur France 5 : le CSA s'était saisi de ces propos "bien avant même la saisine par le MRAP [Nda : Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples] et par le Club Averroès" (3). Ce conseiller a ajouté : "C'est une question que nous avons regardée de très près cette semaine, que nous allons continuer d'examiner". Et de conclure "à titre personnel", sans engager "ses amis et collègues au CSA", qu"'on peut être Arabe et éventuellement pas trafiquant de drogue. On peut être aussi au CSA". Et le 23 mars 2010, le CSA a sanctionné Canal + par une mise en demeure pour ces propos controversés d'Eric Zemmour.

On ne peut que regretter que le CSA n'ait pas manifesté les mêmes réactivité et sévérité à l'égard de France Télévisions discriminant ce jeune Juif franco-israélien, le même respect à l'égard d'organisations juives françaises l'ayant informé de cette occultation grave du sort de notre compatriote, la même rigueur à l'égard de France 2 dans l'affaire al-Dura ou dans l'affaire Salah Hamouri, etc.

On peut y voir un des signes de l'affaiblissement de la situation des Juifs français dans leur pays et de celle de leurs organisations représentatives.


(1) Voici les noms des otages français dans le monde jusqu'au revirement de France Télévisions au printemps 2011 :
- Gilad Shalit a été capturé en Israël le 25 juin 2006 et est détenu dans la bande de Gaza ;
- Denis Allex, conseiller à la sécurité, membre de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE - service de renseignement), a été enlevé par des islamistes (« Shebabs ») en Somalie le 14 juillet 2009 ;
- Hervé Guesquières et Stéphane Taponnier, journalistes de France Télévisions, ont été capturés le 30 décembre 2009, en Afghanistan ;
- Thierry Dol, Marc Ferret, Daniel et Françoise Larribe, Pierre Legrand ont été kidnappées au Niger en septembre 2010. Le 24 février 2011, Françoise Larribe a été libérée par Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique.

Le 4 avril 2011, Yves Lambelin, entrepreneur, et Stéphane Frantz di Rippel, directeur du Novotel à Abidjan (Côte d'Ivoire), ont été enlevés par un groupe armé dans cet hôtel. Le 1er juin 2011, deux cadavres ont été retrouvés dans une lagune. Le 2 juin 2011, la mort de l'un d'eux était confirmée.
Le 28 mai 2011, trois salariés - deux femmes et un homme - de Triangle Génération Humanitaire ont été enlevés au Yémen.
Au 12 juin 2011, selon l'association Otages dans le monde, il y a 11 otages français dans le monde.  
Au 29 juin 2011, après la libération d'Hervé Guesquières et deStéphane Taponnier, il reste donc neuf otages français dans le monde. C'est ce chiffre qui a été indiqué par le Président de la République Nicolas Sarkozy.

(2) Le 18 février 2011, poursuivi par le MRAP, SOS Racisme et la LICRA devant le Tribunal de grande instance de Paris en raison de ces propos, Eric Zemmour a été relaxé du délit de diffamation, mais a été condamné pour incitation à la discrimination raciale à 1 000 euros d'amende avec sursis et 10 000 euros de dommages et intérêts.

(3) Créé en 1997, le club Averroès "rassemble près de 400 professionnels autour de la promotion de la diversité dans les médias français".


Articles sur ce blog concernant : 
- Affaire al-Dura/Israël
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- Judaïsme/Juifs
- Monde arabe/Islam

Cet article a été modifié le 20 juin 2011 à 20 h 07

lundi 23 mai 2011

Interview de Philippe Karsenty


Philippe Karsenty est un intellectuel Juif et un élu francilien. C'est un analyste des médias et le fondateur/directeur de Media-Ratings qui épingle les partis pris des médias français. En 2004, il a écrit que France 2 et Charles Enderlin avaient mis en scène l'incident al-Dura en 2000, dans la bande de Gaza. Il a été poursuivi pour diffamation. Il a perdu le procès en première instance en 2006, mais il a gagné devant la Cour d'appel de Paris en 2008. Grâce à lui, une partie des rushes de France ont été rendus publics. Philippe Karsenty a aussi gagné un procès pour diffamation contre la chaine française Canal +, en 2010. En 2008, il a été élu sur une liste de centre-droit comme conseiller municipal, adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine. Il est candidat pour l'élection des députés représentant les Français de l'étranger au sein de l'Assemblée nationale, une des deux chambres du Parlement français.


Cet article a été publié en américain par Ami magazine.
That article was published in American by Ami magazine.



Quelles sont les circonstances de votre candidature ?

Je mène une campagne électorale dans une circonscription nouvellement créée qui comprend les citoyens français vivant à l'étranger, principalement en Israël, en Italie, en Grèce et en Turquie. Les Israéliens représentent la part la plus importante de la population de cette circonscription.
C'est une opportunité unique pour avoir au Parlement français un ami d'Israël qui a combattu en faveur d'Israël depuis des années, contre vents et marées et dans de nombreux pays.
Cette chance est rendue possible par la taille significative des électeurs vivant en Israël. La situation d'Israël devenant plus difficile chaque jour, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les ennemis d'Israël bénéficier de ce siège.






Qui sont les autres candidats pour cette circonscription ?

L'élection aura lieu en juin 2012. Je suis le premier à avoir déclaré sa candidature.
L'UMP, parti du Président de la République Nicolas Sarkozy, est représenté par Valérie Hoffenberg  qui a rejoint en 2009 le Quai d'Orsay, l'équivalent du Département d'Etat américain. Elle ne s'est jamais opposée à la ligne anti-israélienne de la diplomatie française. Le 11 mars 2011, le journal en ligne Atlantico a publié un article citant Claude Goasguen, président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée nationale française : "Elle est trop pro-palestinienne pour nous représenter dans cette 8e circonscription (Israël, Malte, Turquie) où les Français d’Israël pèsent 70% de l’électorat". Le 3 mai 2011, Claude Goasguen n'a pas réellement nié cela sur son blog. Cet article est toujours sur le site d'Atlantico. Le 5 mai 2011, Claude Goasguen a écrit, sur son blog, qu'en tant que président de ce groupe d'amitié France-Israël, il est lié par son devoir de réserve jusqu'à l'ouverture officielle de la campagne électorale en 2012.
D'autres dirigeants de la communauté juive française songent à se porter candidats. Ils n'ont quasiment aucune chance de remporter ce siège car ils ont l'intention de mener campagne seulement en Israël, alors que l'élection concerne d'autres pays où j'ai déjà des soutiens.




Vous vivez en France et vous êtes adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine. Comment mènerez-vous votre campagne ?

Je me rends souvent dans ces pays pour y rencontrer des électeurs. Mes propositions répondront aux attentes de ces Français et viseront une large gamme de sujets.
Des comités de soutiens ont déjà été créés et je reçois des feedbacks positifs.
Nous utilisons aussi les médias sociaux. Des groupes ont été créés sur Facebook et nous enregistrons une montée en puissance sur Internet via Twitter et bientôt un site Internet dédié à ma campagne électorale.




Pourquoi pensez-vous que vous serez un atout pour les électeurs français Juifs ?

Je ne vois pas cette élection ainsi. Je serai un atout pour tous les électeurs français car mes combats ne sont pas seulement bénéfiques pour Israël, mais aussi pour la France. La France, l'Etat d'Israël, et plus généralement le monde libre sont confrontés à l'islam radical qui est le nouveau totalitarisme de notre temps.
Israël se trouve sur la ligne de front et, en soutenant cet Etat, je soutiens aussi les pays européens qui ne considèrent pas la menace islamique assez sérieusement.
Dans ma lutte contre l'accusation diffamatoire et fausse de crime rituel qu'est l'incident al-Dura, j'ai prouvé ma capacité à combattre efficacement pour la Vérité.
Pour être plus fort, je suis en train de fonder mon parti politique pour promouvoir nos valeurs communes qui sont le plus souvent oubliées de l'élite française.




Vous avez gagné deux procès dans l'incident al-Dura : le prétendu assassinat du jeune Palestinien Mohammed al-Dura le 30 septembre 2000 par des tirs israéliens. Vous avez donné de nombreuses conférences dans le monde. Que pensez-vous du reportage controversé de France 2 ?

Le 30 septembre 2000, France 2 a diffusé une supercherie qui a notamment enflammé le monde musulman. France 2 n'a jamais reconnu qu'elle n'avait pas respecté l'éthique professionnelle dans son reportage : elle n'a pas d'image de l'agonie ou de la mort de Mohammed al-Dura, elle a échoué à expliquer ses incohérences, etc.
Des médias français savent que si des mensonges de France 2 sont révélés, leurs mensonges et leurs mauvaises pratiques le seront aussi. L'attitude de France 2 est une honte pour la société française. Cette chaîne publique nationale devrait être punie pour ce qu'elle a fait.
La société française est malade de mensonges et de discours "politiquement corrects". De nombreux Français sont choqués par l'antisémitisme que le plupart des médias diffusent subtilement.
Le temps est venu pour une révolution dans les médias français !






Daniel Pearl était un jeune journaliste américain Juif égorgé par des terroristes islamistes en 2002 au Pakistan. L’image de l’incident al-Dura est incrustée dans la vidéo de sa dernière déclaration avant son assassinat. Le 16 mai 2011, à Neuilly-sur-Seine, vous avez remis au Président de la République Nicolas Sarkozy une lettre de Judea Pearl, père de Daniel Pearl. Quel est le contenu de cette lettre ?

Dans ce court message très émouvant, Judea Pearl écrit ceci :
"Mr. President,
Not single day passes by that
I do not hear the voice of my son, Danny, asking:
"Will President Sarkozy denounce the blood libel that took my life? Will he listen to the call of history and join the ranks of Emil Zola, or let the Al Dura Affair become a permanent stain on French media."
Respectfully".
(Ndlr : "Pas un seul jour ne passe sans que j'entende la voix de mon fils, Danny, m'interroger : "Le Président Sarkozy dénoncera-t-il ce blood libel (Nda : accusation fausse et diffamatoire de meurtre rituel d'un enfant non-Juif) qui m'a ôté la vie ? Ecoutera-t-il l'appel de l'Histoire et rejoindra-t-il les rangs d'Emile Zola, ou laissera-t-il l'affaire al-Dura ternir éternellement les médias français ?")




Le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) a recensé 466 actes antisémites en 2010, contre 832 en 2009, soit une baisse de 43,9%. Depuis le déclenchement de l'Intifada II en 2000, le nombre "moyen" annuel d'agressions antisémites est demeuré à un niveau élevé : environ 500...

L'atmosphère intellectuelle est très hostile à l'égard d'Israël. C'est ce qui rend ces actes antisémites possibles.
La plupart des journalistes français sont très anti-israéliens et leur couverture du conflit au Proche-Orient est biaisée.
Quand Israël se défend - par exemple, lors de l'opération Plomb durci - contre les agressions de Palestiniens (tirs de roquettes Qassam à partir de la bande de Gaza), les statistiques révèlent une augmentation de la violence antisémite.


Quelle est l'attitude des autorités politiques et des citoyens français à l'égard des Juifs et de l'antisémitisme ?


Les autorités politiques françaises luttent contre l'antisémitisme sans comprendre le problème de l'incitation. L'establishment français est si partial contre Israël qu'il ne se rend pas compte qu'il vit dans une monde fictif et inversé, où Israël est présenté comme l'agresseur et les Arabes comme les victimes.
Le Président de la République Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il était un ami d'Israël, mais sa diplomatie est devenue de plus en plus hostile à Israël. La plupart des soutiens d'Israël se plaignent de l'attitude du président américain Obama à l'égard de l'Etat Juif. Et ils ont raison.
Cependant, le 18 février 2011, le président Obama a mis son véto à un projet de résolution "condamnant la poursuite de la colonisation par Israël dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-Est" soumis au Conseil de sécurité des Nations unies, tandis que la France du Président Nicolas Sarkozy a voté en faveur ce texte. Dans "leur déclaration commune au Conseil, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont rappelé le caractère illégal de la colonisation et la menace qu’elle constituait pour une solution à deux Etats".


Que pensez-vous du débat de l'UMP sur la laïcité et l'islam en France ?

C'est un débat tronqué car des politiciens français refusent de traiter le problème réel : l'islam défie les démocraties occidentales, notamment car il ne distingue par le spirituel du temporel.
En 2010, une loi française a interdit la dissimulation du visage dans l'espace public, par exemples des vêtements musulmans tels le niqab et la burka. Elle est entrée en vigueur le 11 avril 2011.
La République française continue d'être testée par les islamistes. Au lieu de stopper l'islam radical, des politiciens occidentaux, et spécialement Français, ont accepté progressivement certaines de leurs requêtes.
A Paris, Marseille, Toulouse et Nice, des musulmans bloquent illégalement et régulièrement des rues pour des prières le vendredi sur le domaine public. Est-ce acceptable ? Non.
Afin de justifier leur inaction, des politiciens français allèguent que les musulmans n'ont pas assez de mosquées et qu'il est indispensable de construire des mosquées. Absurde !


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Cet article a été publié le 23 mai 2011 et modifié le 6 décembre 2011.

jeudi 19 mai 2011

Orthodox Union's Delegation Met with Paris Consistoire's Officials


Rabbi Moshe Elefant, OU's Executive Rabbinic Coordinator/Chief Operating Officer, and Rabbi Menachem Genack, OU 's Rabbinic Administrator, met Paris Consistoire' s high rank officials in France 's capital (9-12 May, 2011).

In 1808, Emperor Napoleon 1st created the France Consistoire and local Consistoires. All local Consistoire are members of the France Consistoire Central. The Paris Consistoire, which also gathers Jewish communities living in the city capital's suburbs, is the most important local Consistoire.

Rabbis Elefant and Genack were invited by the Paris Consistoire for meetings regarding kosher products.


They visited several Jewish communities and schools, as well as the Fleg Center. Located in the Quartier Latin, the Fleg Center is dedicated to Jewish students.

On May 11, Rabbis Elefant and Genack discussed key issues with Parisian rabbis in charge of kosher services. They were offered a lunch of refined French kosher cooking in the Paris Great Synagogue with Senior Professional staff and rabbis from the Parisian suburbs' Jewish communities. They tasted a wine who had the OU and the Paris Beth Din (KBDP) kosher symbols on its label. The Paris Beth Din is the Paris Consistoire's Kashrut supervising authority. It has faced rivals, especially the Rabbinat Loubavich de France's certification.

Rabbi David Messas, Great Chief Rabbi of Paris, is the son of former Chief Sephardic Rabbi of Jerusalem, Shalom Messas. He was invited to visit the OU headquarters a few months ago. His vibrant speech during that lunch was focused on the necessity to repair the world by showing brotherhood, feeling love for Israel, and reinforcing unity.

Rav Jermiyahu M. Kohen, Av Beth Din, lauded the OU's rabbis’ expertise.

Joel Mergui, President of the Paris Consistoire, defined Paris Consistoire's characteristic: it is a non-profit service organization. For instance, he gave recognition to all rabbis who gave Kosher Le Pessah meals for Jews in hospitals, in the Army, in jails, etc. He hoped that kosher food would be affordable for every Jew, including poor Jews. He wanted to enlarge the range of Kosher products. He wished that "more Jews would come closer to Jewish organizations and to Judaism through kashrout -- eating kosher food at home or in restaurants, etc. -- and ethics". He briefly mentioned the Consistoire's fight to prevent the adoption of a European ban of ritual slaughter (shehita).

A OU Rabbi echoed President Mergui's speech underlining that the OU, "a community base organization", is also guided by religious and social considerations.

After prayers, Rabbis Elefant and Genack joined the Parisian Rabbis' Beth Hamidrach's Seminar.

"The KBDP is a French and European important certificate. The OU has high standards of kosher certification and deploys a European and world wide activity. OU and Paris Consistoire's representatives met in order to envisage setting up partnerships in the interest of Jewish communities. We share the same goals: to serve the Jewish community. We wish to optimize our actions. The French food-processing (agroalimentary) industry will be more interested in manufacturing kosher products if we propose a scale which includes the American market, besides the French one", President Mergui told me on May 11, 2011. He added that activists who support boycotts of kosher products might put pressure on some food-processing manufacturers.

"OU and Paris Consistoire have strict standards of Kosher certification. Their activities are complementary. Thus, a synergy will be positive for both organizations. For instance, OU benefits from the Paris Consistoire's expertise in kosher wine production in France. Thousands of bottles of OU/KBDP certified wines were sold", Alain Korcarz noted. Korcarz's enterprise is a "European leader of Kosher bakery and viennoiseries" whose two sites of production are certified by OU and Paris Consistoire.


"Our impression of the French Jewish scene was a very positive one. We were truly impressed by the rich Jewish life that exists in Paris. The synagogues, schools, Jewish institutions, restaurants, all showed us a very vibrant and growing community. We were particularly impressed with the work of the Paris Beth Din and their staff, both on a lay and professional leadership side. We were excited by the opportunity to continue to develop our relationship with the Consistoire to help facilitate the availability of all types of kosher foods to the kosher public, both in Europe and the United States. By co-marketing, we believe the community as a whole will be the beneficiary", Rabbi Moshe Elefant wrote to me on May 25, 2011.


My article was first published by Ami magazine and modified on May 26, 2011


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lundi 9 mai 2011

French Journalist and Israeli Surgeon Condemned for Defamation of Jamal Al Dura

 
That article was first published by Ami magazine in a more concise version.

On April 29, 2011, a Parisian Tribunal found Israeli surgeon Dr. Yehuda David, French journalist Clément Weill-Raynal and French Jewish weekly magazine Actualité juive (1) guilty of public defamation of Palestinian Jamal Al Dura.

Jamal Al Dura had charged the defendants with defaming his honour and his reputation by two articles authored by Clément Weill-Raynal and published on September 4 and 25, 2008, by Actualité juive.

Those articles, especially an interview of Dr.Yehuda David, asserted that Jamal Al Dura's wounds dated back to a Palestinian attack on him with axes in 1992, and not to an Israeli gunfight in 2000 at the Netzarim junction (Gaza strip).


Dr. David told Weill-Raynal that he performed a tendon transfer surgery from Jamal Al Dura’s left foot to his paralyzed right hand in 1994, at the Tal ha Shomer hospital in Tel Aviv. Thus, Al Dura's scars in that foot and in that hand resulted both from the axe wound and from his reconstructive surgery. Dr. David was also convinced that Al Dura's other wound was not a bullet wound.

The defendants had thus contradicted a report which was aired on September 30, 2000 by France 2 TV. Charles Enderlin, Chief of the France 2 bureau in Jerusalem, had then commented regarding his Palestinian cameraman Talal Abu Rahma's images:
"Jamal [Al Dura] and his son Mohammed are the targets of gunshots that have come from the Israeli position... Mohammed is dead and his father seriously wounded".

The Tribunal did not follow Public Prosecutor Dominique Lefebvre-Ligneul's sentencing recommendation to drop the charges against the three defendants. It ordered each of the three defendants to pay a 1,000 € ($ 1,480) fine, but issued a total stay of execution of that sentence.

Moreover, it ordered them to pay together to Al Dura 5,000 € ($7,404) in damages and the same amount of money in Tribunal costs.

It granted its partial summary judgment by Actualité juive within one month, but dismissed Al Dura's other demands.

Thus, the Tribunal issued a severe judgement.

It considered as defamatory several passages of those two articles which alleged that Jamal al-Dura had deliberately fooled the public by falsely claiming his old wounds and his son's death had been caused by Israeli shootings, as well as by participating in a staged scene with Palestinian doctors' complicity.

The Tribunal did not dismiss the charges against the defendants because it stated that they failed in giving the proof of the truth of the defamatory statements and of their "good faith".

It noted that Dr. David, Weill-Raynal and Actualité juive's proofs -- Al Dura's Israeli medical file, France 2's film -- were not "perfect and complete", and didn't "correlate to the defamatory accusations in their materiality and their breadth".

The Tribunal asserted that Al Dura's Israeli medical file about his surgery in 1994 does not prove that his perpetrated wounds would have been staged with his complicity on September 30, 2000. According to the Tribunal, the Jordanian medical report made a difference between Al Dura's "old wounds in his right hand" from "other wounds" which, "on that report basis, would have been noticed when Al Dura was admitted to Al Hussein Hospital, in Hamman", on "December 4, 2000".

The tribunal also disregarded Richard Prasquier, President of the CRIF, the French Jewish umbrella organization, and Journalist Luc Rosenzweig's testimonies, as well as the 2008 Court of Appeals judgment, because they didn't bring "any detail on the civil party's wounds".

As to the "good faith", the Tribunal acknowledged that it was legitimate for Dr. David to answer questions related to that controversial footage, and for Weill-Raynal to interview him in order to inform readers on an international affair, the image of Mohammed Al Dura's death having become "emblematic of the Palestinian cause".

However, the Tribunal considered that the defendants could not benefit from the "good faith" excuse. Dr. David gave his "peremptory declaration" on all Al Dura's wounds without "examining his former patient or reading his Jordanian medical file". Weill-Raynal was not a "neutral" interviewer and his investigation was not "serious".

The three defendants will appeal the judgment.

Maître Orly Rezlan, Al Dura's lawyer, wrote to me on May 1, 2011: "That trial allowed to show the limits of " Dr. David's sayings.

Nevertheless, many questions, discrepancies and contradictions remain to be resolved:

- when was Al-Dura admitted to the Amman Hospital? According to the Tribunal, Al Dura's Jordanian "medical report" mentions as his admission hospital date "December 4, 2000". Prof. Walden based his one-page report on Al Dura's Jordanian "medical chart for the hospitalization at the Al Hussein Medical City Hospital in Amman on October 1st, 2000". But France 2 TV filmed Jamal Al Dura at Gaza hospital on "October 1st, 2000" ;

- in 2004, Al Dura showed an alleged  bullet scar near his right foot, whereas he was filmed on October 1st, 2000, without any injury, any bandage, near his right foot, etc.

By ignoring Dr. David's expertise and experience as a surgeon on the battlefields for an IDF paratroopers unit, Al Dura's refusal to answer Weill-Raynal's questions and some contradictions and discrepancies, the Tribunal issued a questionable judgment.
 
Addendum :
Dr Yehuda David, Clément Weill-Raynal and Serge Benattar appealed.
 
In February 15, 2012, the Appeals Court of Paris reversed the lower court’s judgement that found Dr Yehuda David guilty of defaming Jamal al-Dura. It also ruled that Clément Weill-Raynal had libeled Jamal Al-Dura, not in his interview, but in his September 25, 2008 answer to Charles Enderlin: the Paris Court of Appeals ordered Weill-Raynal to pay a 1,000 € ($ 1,480) fine, but issued a total stay of execution of that sentence, to pay to Al Dura 1,000 € in damages and 6,000 € in Court costs.  As Serge Benattar died on  July 2011, the legal proceedings against that defendant ended.
 
Clément Weill-Raynal lodged an appeal, and Jamal Al-Dura appealed Dr David's acquittal.
On September 2013, the French Supreme Court (Court of Annulment) overturned the February 2012 appeals court decision concerning Weill-Raynal, confirmed David's acquittal and dismissed Al-Dura's request. Thus, that judgment without appeal is a legal victory for Weill-Raynal and David.
 
 
(1) I was journalist for Actualité juive hebdo (2001-2004).
That article was published on May 9, 2011.