Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mardi 22 mars 2022

Hélène Berr (1921-1945)

Hélène Berr  (1921-1945) est une Jeune femme cultivée issue de la bourgeoisie française Juive au destin tragique : cette brillante agrégative d’anglais est morte au camp de Bergen-Belsen peu avant sa libération. Sa vie est évoquée par son Journal 1942-1944 (Editions Tallandier) republié en 2013, et en Point Seuil (2009) et lu intégralement par Guila Clara Kessous (CD édité en français par Audiolib et en américain par Audible) ainsi que dans "Se souvenir d'Hélène Berr" de Mariette Job et Karine Baranès-Bénichou publié en mars 2021, l'exposition itinérante Hélène Berr, une vie confisquée (Hélène Berr, A Stolen Life présentée au Scripps College) présentée à l'automne 2021 à la Médiathèque de ParisCeci est mon journalpièce de Pierre Tré-Hardy, et Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé, remarquable documentaire de Jérôme Prieur (2013)Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2022, le Mémorial de la Shoah vous propose, en collaboration avec le mahJ, le dimanche 18 septembre 2022 "Explorations littéraires : Dans les pas d’Hélène Berr", visite guidée retraçant les pas d'Hélène Berr à partir de son journal intime, par Julien Coutant, professeur de lettres et médiateur pédagogique, et en présence de Mariette Job, nièce d’Hélène Berr et éditrice du Journal. Gratuit. Inscription obligatoire au 01 42 77 44 72 ou à contact@memorialdelashoah.org. Le 4 septembre 2022, à 9 h 15, l'émission "À l'origine Berechit - Hélène Berr, écrire pour résister" a été diffusée sur France 2. Steve Suissa, acteur et réalisateur, interrogea Karine Baranès-Bénichou, co-auteure de "Se souvenir d'Hélène Berr". 

En janvier 2008, la publication du Journal 1942-1944 d’Hélène Berr, préfacé par Patrick Modiano, avait été une double révélation : par son « témoignage subtil et éclairé de ce que fut la France et le Paris de l’Occupation » et par sa qualité littéraire. « D’une écriture bouleversante, ce texte mêle l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir ».

Bien accueilli par la presse et le public, ce Journal, « révèle un réel pressentiment de l’inéluctable » : il s’achève par ces mots prononcés par Kurtz, le héros d’Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad : « Horror, Horror, Horror » (« L’horreur, l’horreur, l’horreur »).

Citant le Journal 1942-1944 de cette Parisienne publié en 2008 (Tallandier), l'exposition présente des documents inédits – photographies familiales, cahiers et devoirs scolaires, pages manuscrites du Journal - sur Hélène Berr et son environnement familial et amical. Elle rappelle aussi le contexte historique dramatique des persécutions antisémites sous l’Occupation qui préludent la Shoah.

 On peut regretter que cette exposition didactique soit située en trois lieux, dont le dernier loin des deux premiers. Cette exposition a été montrée au siège de l’UNESCO (24 janvier-1er février 2011) et à celui de l’ONU (24 janvier-28 février 2011).

Nous invitons ceux qui ne peuvent visiter l’exposition à lire ou écouter le Journal d’Hélène Berr, et voir le site Internet de l’exposition. Guila Clara Kessous qui allie une sensibilité fine à une diction parfaite.

Histoire du Journal
Hélène Berr commence son journal intime le 7 avril 1942, après une visite à l’écrivain Paul Valéry qui lui a ainsi dédicacé un de ses livres : « Au réveil, si douce la lumière, et si beau ce bleu vivant ».

Ce journal s’achève le 15 février 1944.

Il est gardé, ainsi que le violon d’Hélène Berr, par Andrée Bardiau, la cuisinière de la famille Berr, qui le remet à la Libération au frère d’Hélène, Jacques Berr.


Conformément au vœu de sa sœur, Jacques Berr remet le manuscrit original au fiancé d’Hélène, Jean Morawiecki, engagé en novembre 1942 dans les Forces françaises libres, à son retour à Paris. La famille Berr en garde une copie dactylographiée par un employé de Kuhlmann, entreprise dont le père d’Hélène avait été le vice-président directeur général.

Pendant 60 ans, le manuscrit du Journal d’Hélène Berr n’a été qu’un « douloureux héritage familial ».

En novembre 1992, la nièce d’Hélène et ancienne libraire, Mariette Job, qui avait lu ce Journal, contacte, par l’intermédiaire du Quai d’Orsay, Jean Morawiecki, diplomate.

En avril 1994, Jean Morawiecki remet le manuscrit original à Mariette Job, et fait de celle-ci sa légataire du Journal.

En 2002, avec l’accord de sa famille, Mariette Job dépose ce manuscrit au Mémorial de la Shoah. Ce manuscrit est placé dans une vitrine de l’exposition permanente.

Karen Taïeb, responsable des Archives au Mémorial, en parle à l’historien Michel Laffitte qui prépare sa thèse sur l’UGIF (Union générale des israélites de France) dont l’une des assistantes sociales bénévoles était Hélène Berr. Dans son livre Juif dans la France allemande (Tallandier, 2006), Michel Laffitte évoque le destin d’Hélène Berr.

Publié par les éditions Tallandier en janvier 2008, ce Journal rencontre un succès immédiat et immense, en France et à l’étranger.

En mars 2009, la Ville de Paris a rendu hommage à Hélène Berr en rebaptisant la médiathèque Picpus du nom de cette étudiante brillante et violoniste, « en raison de l’attachement d’Hélène Berr aux valeurs de dignité humaine et de liberté, de son combat intellectuel pour la mémoire, de la qualité littéraire et de la clairvoyance de son œuvre, mais aussi pour sa passion de la littérature et de la musique ». L'inauguration officielle de la "Médiathèque Hélène Berr" (anciennement bibliothèque Picpus) a eu lieu le 6 mai 2010.

Le 28 janvier 2010, à l’Université de la Sorbonne, le  prix Annie et Charles Corrin 2009 a été remis à la classe de 1ère ES lauréate 2009 du lycée Pierre Bourdieu à Fronton (31) pour le projet « Hélène Berr, une jeune étoile dans le Paris de l'occupation ». Un travail mené par leur professeur d'histoire et géographie Jérôme Pujol.

Cette exposition permet de découvrir des archives familiales déposées par Mariette Job au Mémorial de la Shoah, au Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), ainsi que l’original du manuscrit de ce journal

Une famille française Juive brillante
Hélène Berr est née dans une famille juive de veille souche française, patriote, illustre, brillante. On compte de nombreux savants, ingénieurs dans sa parentèle.

Un aïeul Germain Sée, était un médecin célèbre sous le Second Empire.

Maurice Lévy, son arrière-grand père (1838-1910, X 1856), a été membre de l’Institut. Ce jeune ingénieur des Ponts et Chaussées a fait bénéficier de son savoir l’industrie française de l’armement lors de la guerre franco-allemande de 1870. Il « fut le premier théoricien français qui comprit et chercha à vulgariser les avantages que présentent les méthodes graphiques pour les calculs de résistance des matériaux ». Professeur de mécanique à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures, il a présidé l’Académie des sciences. Parmi ses travaux : « la construction du siphon au-dessus du canal Saint-Martin pour le passage de l'égout collecteur de Bercy (1879-1880) » .

Louis Lehmann Berr (1852-1933), grand-père paternel d’Hélène, était juge d’instruction, puis conseiller à la Cour d’appel de Paris.

Frère jumeau du père d’Hélène, Maxime Charles Gustave Berr (1888-1917, X 1907) est mort pour la France : capitaine d’artillerie, il est tué en 1917, et est honoré de cinq citations.

La famille maternelle d’Hélène compte un ingénieur civil des Mines, Jacques Hippolyte Rodrigues-Ely (né en 1901).

Le père d’Hélène, Raymond Berr (1888-1944) est polytechnicien (X 1907) et ingénieur du prestigieux corps des Mines.

Jeune professeur de géologie à l’Ecole des mines de Saint-Etienne, il est blessé lors de la Grande guerre, puis est nommé adjoint du directeur du service de fabrication des munitions pendant la Première Guerre mondiale.

Il fait toute sa carrière de 25 ans à la société Kuhlman (devenue Péchiney) dont il contribue à l’essor : entré à 31 ans comme directeur-général, il en devient le vice-président directeur général. Sa contribution dans le développement de la chimie industrielle en France dans l’entre-deux guerres est essentielle.

Raymond Berr et son épouse Antoinette, fille d'un industriel polytechnicien, ont cinq enfants : Jacqueline (1915-1921), Yvonne (1917-2001), Denise (1919-2011), Hélène (1921-1945) et Jacques (1922-1998).

Yvonne et Daniel Schwartz sont partis dans le Sud avant 1942, et Jacques a été caché en Dorgogne sous une fausse identité. Denise a épousé François Job en 1943.

Raymond Berr est arrêté le 23 juin 1942 au prétexte que son étoile jaune, obligatoire depuis le 8 juin, était agrafée, non cousue. Il est libéré le 22 septembre 1942 après un internement de trois mois au camp de Drancy, et le versement d’une caution par l’entreprise Kuhlmann dirigée alors par René Duchemin. Il est alors contraint de travailler de son domicile.

Il est arrêté lors d’une rafle avec son épouse Antoinette et leur fille Hélène dans leur appartement du 5 avenue Elisée-Reclus (75007), près de la Tour Eiffel, le matin du 8 mars 1944.

Amenés à Drancy, ils font partie du convoi n° 70 du 27 mars 1944 pour le camp d'extermination d'Auschwitz.

Antoinette Berr est gazée le 30 avril 1944. Raymond Berr est assassiné le 27 septembre 1944 : "Il était entré au "revier" pour un phlegmon au genou. Un médecin du camp lui a inoculé un poison", me précise Mariette Job en avril 2013.

Déportée le jour de ses 23 ans, Hélène est « transférée fin octobre d'Auschwitz à Bergen-Belsen début novembre », nous précise Mariette Job. Souffrant de typhus et de mauvais traitements, elle meurt début avril 1945.

Lucidité et sensibilité
Du 7 avril 1942, au 15 février 1944, en s’interrompant du 28 novembre 1942 au 25 août 1943, Hélène relate dans son journal intime, avec peu de ratures, sa vie quotidienne, ses amis, son fiancé Jean, son violon, la Sorbonne, le quartier Latin, son travail de bibliothécaire à la Sorbonne, ses activités sociales dans deux organisations juives, les rafles, les Juifs traqués, « l’engrenage infernal », les rumeurs sur l'élimination des Juifs. Son but :
« Écrire toute la réalité et les choses tragiques que nous vivons, en leur donnant toute leur gravité nue sans déformer par les mots, c’est une tâche très difficile et qui exige un effort constant ».
Hélène Berr écrit « par devoir », et aussi pour Jean.

Elle évoque la douceur d’un Paris magnifique ensoleillé, le bonheur d’un matin à cueillir des fruits dans un verger d'Aubergenville avec le « garçon aux yeux gris » aimé, Jean Morawiecki, les flâneries dans un contexte de solitude, de souffrances, d’exclusions de la communauté nationale, de persécutions, de resserrement inéluctable de l’étau, ce « mauvais rêve ».

Les lois antisémites du régime de Vichy lui interdisent de présenter le concours de l’agrégation.

Sur le port de l’étoile jaune, Hélène Berr hésite. La porter, c’est « une infamie et une preuve d’obéissance aux lois allemandes ». Ne pas le faire, c’est « une lâcheté vis-à-vis de ceux qui le feront ». Hélène Berr décide de la porter fixée par un bouquet tricolore. En juin 1942, elle écrit :
« Mon Dieu, je ne croyais pas que ce serait si dur. J’ai eu beaucoup de courage toute la journée. J’ai porté la tête haute, et j’ai si bien regardé les gens en face qu’ils détournaient les yeux. Mais c’est dur. D’ailleurs, la majorité des gens ne regardent pas. Le plus pénible c’est de rencontrer d’autres gens qui l’ont… Il me semblait brusquement que je n'étais plus moi-même, que tout était changé, que j'étais devenue étrangère, comme si j'étais en plein dans un cauchemar ».
Et ce contrôleur du métro à l’Ecole Militaire qui lui intime de monter dans la « dernière voiture » réservée aux juifs…

Plutôt que de fuir, Hélène Berr s’occupe bénévolement d’enfants juifs. Dès 1941, elle est secrétaire à l’Entraide temporaire (association clandestine où juifs et protestants parviennent à sauver 500 enfants juifs), puis à partir de juillet 1942 elle œuvre comme assistante sociale à l’Union générale des israélites de France (UGIF).

Consciente de la volonté des nazis d’éliminer les Juifs, elle a la prescience de ce qui l’attend, mais veut vivre.

Large diffusion du Journal
Depuis 2013, un amphithéâtre à la Sorbonne porte le nom d'Hélène Berr.

Une série de cinq émissions quotidiennes programmées à 20 h ont été diffusées par la radio télévision suisse (RTS) du 17 au 21 février 2014.

Lors du Festival du printemps du livre de Cassis, le 26 avril 2014, à 17 h 15, Mariette Job donnera une conférence sur l'identité traquée. En 2014, elle a reçu le titre de chevalier des Arts et des Lettres pour "sa contribution et son engagement au service de la culture de notre pays".

Lors du Festival du printemps du livre de Cassis, le 26 avril 2014, à 17 h 15, Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, a donné une conférence sur l'identité traquée. Une lecture-rencontre avec Guila Clara Kessous et Mariette Job a été organisée le 29 avril 2014, à 15 h, à la Maison des seniors et de la culture Bluma Fiszer.

L'exposition itinérante Hélène Berr, une vie confisquée a été présentée à Nancy (20 mai-20 juin 2014).

Sortie en décembre 2013 par Audiolib, la version intégrale audio du Journal d’Hélène Berr lue par Guila Clara Kessous a obtenu les Prix du Livre Audio du Public dans la catégorie Document du Festival du Livre Audio 2014 (22-24 mai), et reste en liste pour la « Plume d’Or".

Le 23 octobre 2014, à la Médiathèque Hélène Berr - 70, rue de Picpus, 75012 Paris -, Marianne Alphant, écrivain et critique littéraire, a remis les insignes de "Chevalier des Arts et des Lettres" à Mariette Job.
Le Ministère de la Culture et de la Communication lui a décerné cette illustre distinction "pour sa contribution et son engagement au service de la culture de notre pays".
Marianne Alphant a loué la "passeuse de mémoire" : "C’est une histoire de livres, au pluriel, qui a été l’occasion de notre rencontre. C’en est une autre au singulier, et même au puissant singulier qui nous réunit ici ce soir.  Je vous ai connue dans les années 80, à la librairie Gallimard du boulevard Raspail. Nous nous sommes rencontrées, et sans doute avec enthousiasme, chaleur, empathie vous m’avez fait acheter Aux âmes sensibles - ce choix de lettres de Stendhal qui, mystérieusement, ne m’a jamais quitté. J’aurais pu dire alors : à Mariette Job : Aux âmes sensibles. Je dirais aujourd’hui, et tous, nous pouvons le dire : à Mariette Job, le Journal d’Hélène Berr qui doit son existence dans nos vies, son actualité, sa résonance tragique, sa singularité, sa dimension universelle, à votre travail d’éditrice. C’est de vous, chère Mariette, qu’il est aujourd’hui question. Et de ce que vous avez fait, parfois contre vents et marées, au prix de bien des difficultés familiales, parfois aussi, heureusement, avec vents et marées, nous, par exemple, et d’autres qui ne sont pas ici ce soir mais qui vous ont aidé".
Mariette Job a évoqué avec tact la "mémoire familiale encryptée, fossilisée", et les obstacles surmontés pour transmettre le Journal ainsi que la mémoire d'Hélène Berr. Un Journal qui "donne un autre message que la tragédie". Elle a exprimé son émotion, notamment que le Prix Nobel de Littérature 2014 ait distingué Patrick Modiano, préfacier du Journal d'Hélène Berr. Elle a annoncé la sortie en décembre 2014 en DVD du documentaire Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé, de Jérôme Prieur. Elle a dédié sa décoration à Hélène Berr, à ses parents, notamment à sa mère Denise, à Jean Morawiecki que sa fiancée Hélène Berr surnommait Lancelot du lac et que Mariette Job appela Merlin l'enchanteur, car il lui a "confié la clé pour franchir l'autre côté du miroir". Elle a conclu par une "expression un peu désuète et que" sa "mère prononçait souvent : "C'est épatant !" Gentiment, Mariette Job a loué mon "site excellent" que j'actualise par les informations qu'elle me communique régulièrement. Je l'en remercie.

Le 2 octobre 2015, une plaque commémorative en hommage à Hélène Berr a été dévoilée sur la façade de l'immeuble sis 5 avenue Elisée Reclus à Paris VIIe. Parmi l'assistance : le grand rabbin de France Haïm Korsia.

Maire (Les Républicains) de cet arrondissement parisien, Rachida Dati a mal lu un discours creux, soulignant la douleur de la famille Berr, et ne mentionnant pas la judéité d'Hélène Berr. Elle a allégué que cette étudiante était morte pour notre liberté. Or, Hélène Berr a été assassinée à Auschwitz où elle a été déportée comme Juive. Mariette Job a évoqué avec dignité le parcours de sa tante. Adjointe communiste à la Maire de Paris chargée de la Mémoire et du Monde Combattant; Catherine Vieu-Charier a retracé brièvement l'histoire d'Hélène Berr et évoqué la lutte contre la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme.

Le 3 mars 2016, à 20 h 30, invitée par l'Association culturelle juive de Nancy, Mariette Job présenta Le Journal d'Hélène Berr.

L'Holocaust Museum Houston a acceuilli l'exposition Hélène Berr, A Stolen Life (26 août-13 novembre 2016).

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoinele 17 septembre 2016, à 14 h 30, hommage a été rendu à Hélène Berr au Château du Vivier en présence de Mariette Job, nièce et éditrice du Journal, à Aubergenville. Au programme : exposition biographique Hélène Berr, une vie confisquée, réalisée par le Mémorial de la Shoah et visible à la Mairie d'Aubergenville du 17 septembre au 1er octobre 2016, lecture d'extraits du Journal d'Hélène Berr et inauguration d'une plaque commémorative. "Hélène Berr avait 21 ans en 1942. Parisienne, étudiante à la Sorbonne, elle a tenu son journal au jour le jour d’avril 1942 à février 1944. Ce texte, d’une qualité littéraire exceptionnelle, mêle l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir. Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. Elle survit presque jusqu’au bout à l’épreuve, succombant à l’épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, cinq jours avant la libération du camp. L’exposition, débordant le cadre stricte du journal et de la personnalité d’Hélène Berr, s’élargit au contexte de l’Occupation et d ela persécution des Juifs en France. Elle offre l’occasion de découvrir l’original du manuscrit de ce journal publié en 2008, ainsi que de nombreuses archives familiales déposées au Mémorial de la Shoah".

Les 18 septembre 2016 et 2 juillet 2017Toute l'Histoire diffusa Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé.

La Northwest Reno Library a accueilli l'exposition Hélène Berr, A Stolen Life (1er mars-30 avril 2017).Opening reception: March 9, 2017, 6:00pm - 8:00pm.

Lors de Yom Hashoah - 11 avril-12 avril 2018 -, à l’hôtel Lily&Bloom de Tel Aviv, l’Association Femmes artistes et mémoire juive mettra "à l’honneur l’héritage artistique de 3 jeunes femmes assassinées en 1943 et 1945 alors qu’elles avaient entre 24 et 29 ans : les écrits d’Hélène Berr et d’Etty Hillesum d’une part et l’œuvre picturale de Charlotte Salomon d’autre part…"

"Charlotte Salomon, Etty Hillesum et Hélène Berr étaient issues de la bourgeoisie juive libérale d’Allemagne, de Hollande et de France ; elles avaient en partage le talent, l’amour de l’art, la culture, une soif de vie et d’amour propre à leur âge. Leur œuvre porte un témoignage bouleversant de vie et d’histoire qu’elles nous ont chargé de préserver et de transmettre".

"La présentation qui leur est consacrée – « La vie qui est en elles » – rassemble des photos d’archives, des extraits en français et en hébreu de leurs textes, ainsi qu’une sélection de dessins de Charlotte Salomon. Elle dure 20 mn et sera projetée en continu sur les murs du lobby de l’Hôtel Lily and Blum tout au long de Yom Hashoah (le 11 avril dès 19 h et le 12 toute la journée). Les visiteurs pourront également consulter sur place les œuvres intégrales en français et en hébreu et s’imprégner de leur force, de leur talent et de leur courage".

Centenaire de la naissance
Le 3 mars 2021, a été publié "Se souvenir d'Hélène Berr" de Mariette Job et Karine Baranès-Bénichou. "Préface de Mariette Job. Regards littéraires de Karine Baranès-Bénichou. Contributions de Haïm Korsia – Karen Taieb – Ivan Levaï – Antoine Spire – Marcel Cohen –   Isabelle Carré – Guila Clara Kessous – Jean-Luc Marchand – le Quatuor Girard – Boris Cyrulnik – Vincent Duclert – Robert Frank – Jérôme Pujol – Julien Coutant et ses élèves Cassandra Lobo et Ornella Neri – Benny Boret."

"Hélène Berr a 24 ans au moment où la vie lui est arrachée, en 1945, à Bergen-Belsen. Le centenaire de sa naissance est l’occasion de cette publication. Cet hommage, pleinement chargé de dire la vie et la mémoire, permet de faire visiter son Journal par des femmes et des hommes sans distinction d’âge ou d’appartenance sociale ou religieuse, il rallie à la figure d’Hélène Berr tous les autres disparus avec elle sans mot ni trace derrière eux."

"Il est assez curieux ce mot « centenaire  » apposé tout près du nom d’Hélène Berr et avec lequel il ose  même faire la rime. Presque inapproprié ou anachronique tant Hélène Berr est restée cette jeune femme à la grâce altière et d’éternelle jeunesse. 24 ans. 24 ans au moment où la vie lui est arrachée, en 1945, à Bergen-Belsen, laissant derrière elle son Journal, mais emportant dans le néant toutes les autres promesses d’amour et de créativité qu’elle sentait prêtes à éclore en elle. Pas une année de plus ne viendra égrener le décompte de ce temps qui passe inexorablement, vieillit les visages mais pas le sien, dessine des projets ou conforte des vocations mais pas la sienne."

"C’est en réponse à cette injustice qu’est née la volonté d’une publication à l’occasion de cette date symbolique. Un hommage certes, mais un hommage pleinement chargé de dire la vie et la mémoire, l’une et l’autre toujours aussi vives. Une célébration de son Journal donc, telle qu'elle l'aurait peut-être souhaitée, par des femmes et des hommes de la sphère publique ou non, sans distinction d’âge, d’appartenance sociale ou religieuse et dont le ressenti serait aussi un témoignage pour tous les autres partis avec elle, mais sans laisser le moindre mot ni la moindre trace."

Avec l'autorisation de la Librairie Arthème Fayard et de Guila Clara Kessous, je publie le chapitre "Point d’exclamation. Faire entendre la voix d’Hélène Berr" par Guila Clara Kessous de ce livre.

"Point d’exclamation
Faire entendre la voix d’Hélène Berr 

« Chaque atome de silence est la chance d’un fruit mûr » P. Valéry

Guila Clara Kessous, PhD
Harvard University
(« SE SOUVENIR D’HELENE BERR »
de Mariette Job et Karine Baranès-Bénichou
Librairie Arthème Fayard, 2021)

La particularité du « Journal » d’Hélène Berr est, pour un comédien, de voir combien la matière textuelle s’adapte facilement à la mécanique phonatoire et combien il serait facile d’en faire une lecture « incarnée ». Comme un bon vin, le « Journal » est un texte que l’on a « bien en bouche » avec un bouquet intense d’arômes fruités et floraux dans sa première partie avec les descriptions d’Aubergenville et, dans sa persistance aromatique, après l’épisode du port de l’étoile jaune, une complexité qui déchaîne un ensemble de perceptions qui se succèdent, s'enchevêtrent et se fondent en un tourbillon des sens. Ce texte semble donc avoir toutes les facilités d’interprétation si l’on souhaite le jouer sur le mode de l’ « héroïne tragique » au même titre qu’une Antigone qui se révolte contre l’injustice du système en suivant la méthode de l’Actors studio. Mon maître en la matière Jack Waltzer, digne héritier de Lee Strasberg et de Stella Adler me répétait souvent qu’il n’y a pas de différence entre le corps de l’acteur et celui du personnage et que c’est au degré d’incarnation totale que l’on reconnaît un grand acteur. « Quand l’acteur tousse et qu’il est dans son personnage, c’est son personnage qui trouve une raison d’être supplémentaire dans ce toussement. ». L’ambition du Conservatoire n’était pas différente : apprendre aux élèves à maîtriser l’art du dire pour mieux « se glisser dans la peau du personnage »…avec les délices qu’on imagine lorsque le texte est bien écrit.

Or le texte du « Journal » est très bien écrit. C’est ce dont convenait Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, lors de notre entretien hebdomadaire pendant ses heures de bureaux dans le cadre de mon doctorat à l’Université de Boston en janvier 2011. « Ce sera d’autant plus difficile d’en faire la lecture en public» avait-il ajouté avec un regard mi-amusé, mi-dubitatif. 

Depuis janvier 2011, je m’efforce de travailler « à rebours » de ce penchant naturel d’ « incarnation » du personnage Hélène Berr. Car Hélène n’était pas un personnage et le risque de tomber dans le pathos et d’ « incarner » cette histoire serait justement d’en faire « une histoire » et ainsi faire le jeu des négationnistes. La Shoah n’est pas une histoire, la Shoah ne s’incarne pas. L’enjeu de la lecture à voix haute du « Journal » d’Hélène Berr est de « faire entendre » la voix et de créer juste assez d’interstices prosodiques pour que chacun des spectateurs s’incarne lui-même dans cette voix, se sente concerné. Pour cela, il a fallu prendre le chemin inverse de celui que fait le lecteur à voix basse en mode confidentiel pour lire « Le Journal », il a fallu déponctuer le texte et en créer une musique différente pour que cette démarche ne soit plus « musique de chambre » mais puisse résonner de façon symphonique. 

J’ai eu le bonheur d’« ex-primer » ce texte depuis dix ans déjà, la plupart du temps en la présence bienveillante de Mariette Job, nièce d’Hélène qui a tant fait pour la publication de cet ouvrage. J’ai eu le privilège de littéralement le « faire sortir » de moi pour le faire « sonner » aux oreilles d’autres dans différents contextes (seule en scène ou avec plusieurs lecteurs), dans différents lieux (en France et à l’étranger), dans différentes langues (anglais, hébreu et français), en direct ou en studio d’enregistrement (audiolivres de l’oeuvre intégrale en anglais et en français de 7 heures chaque, voix off en anglais du documentaire de Jérôme Prieur),…. Et pour moi, le secret de la prosodie du « Journal » se situe dans l’intention du silence du point d’exclamation.

1. Déponctuer pour transmettre une autre voix que la sienne

Quelle est la marge d’action du musicien qui interprète une partition aux notes précises, au tempo précis, au phrasé précis sans possibilité de « rubato », c’est à dire sans effets d’accélérations ou décélérations émotionnelles, d’effets de « pathos »? Quelle est la latitude de l’acteur qui lit assis un texte fixe avec pour instructions de « ne surtout pas en faire trop », de ne pas incarner au risque qu’on vienne le féliciter pour son « jeu d’acteur » ? En effet, un public qui applaudirait serait le signe qu’il « s’est bien diverti » confirmant à la comédienne qu’elle est passée à côté de la véritable mission : celle de transmettre une voix au travers de la sienne ? La seule chose que l’interprète ajoute à une œuvre, c’est le souffle de son énergie vitale. C’est le fait d’actionner son corps pour « faire sonner » et « re-sonner » ces inscriptions pour que tout à coup le public scande la mesure. 

Le texte du « Journal » ne peut pas être joué « en faisant semblant » d’être Hélène. La mise en branle du corps du comédien suppose une interprétation non littérale qui filtre l’émotionnel pour qu’au travers de la voix, on entende une autre voix, plus lointaine, qui a existé et qui a eu sa vie. Faire entendre le souffle d’Hélène, revient alors accepter de déponctuer le « Journal » pour que les silences deviennent plus signifiants que le texte lui-même. C’est en effet les silences, les non-dits et les moments de voix en suspens qui créent la connivence avec le public dans un rapport « parlé » puisque dans ces moments là le public se rappelle qu’il en sait bien plus qu’Hélène, qu’il anticipe ce qui va arriver, qu’il connait la fin tragique…
Déponctuer pour reponctuer est la seule liberté que le comédien peut prendre s’il veut pouvoir effectuer cette transmutation de l’écrit au parler, c’est à dire digérer le texte et en trouver le phrasé correct. Pour ce faire, il faut trouver la juste ponctuation parlée. 

2.  La ponctuation parlée : du point d’admiration au point d’exclamation

Il existe un « solfège du parler » : une façon de s’exercer précise qui a pour but d’indiquer au comédien des notations sur la façon d’interpréter une prosodie en mentionnant la durée, la mélodie et le rythme des sons. Déponctuer pour reponctuer un texte suppose un système de notation que de nombreux acteurs connaissent. En voici quelques indications. Le trait oblique au sein d’une phrase indique des respirations courtes. On le double ou le triple si l’on choisit des pauses plus longues. L’encadrement d’une syllabe, d’un mot ou d’une expression renvoie à la scansion, c’est à dire à l’accent tonique correspondant au ressenti pour donner du relief à la phrase. Le pont au dessus d’un point renvoie à l’enjambement, qui relie la fin d’une phrase au commencement d’une autre.  Cet effet est le cœur de la déponctuation puisqu’il est un saut de ponctuation. Il ne s’agira plus de s’arrêter au point mais au contraire de décaler la pause pour retrouver le sens de l’oral plutôt que celui de l’écrit. Un petit trait mentionné sous une partie d’un mot peut renvoyer à une syllabe brève. Un trait plus long avec une flèche sous une syllabe peut renvoyer à une longue. Enfin, les flèches montantes indiquent une intonation plus en suspens, plus ronde. Les flèches descendantes, une tonalité plus fermée, plus sombre. Voici une liste récapitulative de ces signes diacritiques.


Prenons la première phrase du « Journal ». Celle ci est capitale dans l’ « attaque » de la lecture à voix haute en public. 

« Je reviens…de chez la concierge de Paul Valéry. Je me suis enfin décidée à aller chercher mon livre. » 

Cette phrase témoigne du retour « en fanfare » de la jeune-fille de chez son idole, l’écrivain Paul Valéry. Le style est enlevé, léger, chatoyant avec toutes les voyelles au niveau graphique alliant un feu d’artifice de sons de voyelles « franches » à de nombreuses diphtongues.  Les consonnes ne sont pas en reste et forment un collier de chuintantes et de fricatives qui viennent s’amalgamer autour du personnage principal : le MOI (répétition du « Je » puis « me » et « mon »). Comment interpréter cela  sans incarner cette jeune fille de vingt et un ans qu’on entend trépigner de joie d’avoir réussi à dépasser ses peurs et qui va faire de cette épisode de joie le point de départ d’un journal intime ?

Lorsqu’on regarde le « Journal » dans sa version manuscrite, on remarque qu’Hélène va plus loin pour renforcer encore l’effet de surprise qu’elle a d’elle-même d’avoir osé s’aventurer jusque chez Paul Valéry. Elle écrit quatre points de suspension et non pas trois comme le mentionne la version classique typographique du « Journal ». En quoi un point de suspension supplémentaire a son importance ? En ce qu’il donne à voir le nombre de secondes à attendre entre le verbe et son complément. Pour une lecture silencieuse, l’œil qui lit va passer sur ces quatre points de suspension pour un effet de surprise encore plus grand. L’émotion sous entendue étant « Devinez d’où je reviens ?.... Tadaaaa….de chez Paul Valéry ! ». Si la lecture solitaire permet cette incarnation très proche d’une tonalité d’Alfred de Musset dans « A quoi rêvent les jeunes filles », je ne me suis pas permise cette lecture littérale. Voici une illustration issue de mes notes préparatoires de lecture :


Un bon débit de parole en moyenne revient à 140 mots par minutes. C’est certes un repère intéressant pour le lecteur à voix haute surtout pour des périodes longues puisque les lectures que j’ai effectuées duraient toutes entre quarante cinq minutes et une heure maximum. Embarquer le public, et cela dès le premier son est capital pour que le public ne décroche pas. Dans la pause des quatre points de suspension, je n’ai gardé que celle de deux secondes, comme si je reprenais mon souffle, comme si l’on entendant la voix d’une jeune fille essoufflée qui a couru pour écrire son exploit, en ne s’arrêtant pas au point mais en faisant l’enjambement sur la deuxième phrase pour mettre en exergue le mot « enfin ». La voix ne s’arrête pas non plus au deuxième point mais reste en suspens pour soutenir le rythme pour un tonus vocal qui assume une force juvénile dont l’ardeur témoigne la promesse de beautés à venir… Il faut tenir le public en haleine et lui montrer que même s’il connaît la fin, il va être étonné par ce destin hors du commun qu’est celui d’Hélène. D’emblée aussi, habituer le public à la terminologie anglaise utilisée par Hélène dont j’ai noté ainsi la prosodie :
 

L’accent que j’ai pris est plus proche du britannique que de l’américain puisqu’Hélène fait des études en littérature anglaise (Shakespeare) et a eu une nourrice anglaise (Miss Child). La respiration que j’ai choisie a pour but de mieux mettre en exergue le « you » final avec six secondes de silence après la phrase qui viennent permettre au public d’enregistrer l’information. Tout l’enjeu d’une certaine manière est de commencer la lecture du « Journal » pour moi en « mi (ou plutôt « me » en anglais) majeur ». Il s’agit d’une jeune femme comme les autres, bonne élève, adorant la littérature qui se met en scène en se félicitant « de loin » d’avoir pour la première fois fait un acte fort : oser côtoyer un grand de ce monde, cette légende qu’est Paul Valéry. D’emblée, le public doit savoir qu’il va être témoin de cette voix qui décrit la vie d’une jeune fille pétillante qui ne demande qu’à vivre.
Pour moi, d’emblée, il est capital de faire entendre la teneur du premier point d’exclamation du « Journal » qui, au départ, reprend son sens premier de « point d’admiration » :
 
Hélène répond à la concierge de Paul Valéry qui lui remet son livre dédicacé. Ici, j’ai souhaité faire une brève pause pour souligner ces mots de gratitude qui sont clés dans cette ouverture musicale que représente l’incipit du « Journal ». Le souffle continue comme l’indique la flèche pendant les premières secondes du long silence que je laisse à la suite. Le point d’exclamation vient permettre à la voix de soutenir le tonus vocal avec un sentiment mêlé de bonheur, de fierté mais surtout d’accomplissement. Hélène ouvre son « Journal » par la gratitude, par cette explosion de joie. D’ailleurs, à voir la version manuscrite du « Journal », Hélène ne détache même pas le trait descendant du point terminal du point d’exclamation tant l’écriture « coule » de façon fluide. Ce point d’admiration a pour but de faire entendre le cri de la victoire à la fois d’avoir réussi à obtenir son livre dédicacé mais surtout victoire sur elle-même d’avoir dépassé ses peurs. 

D’emblée, j’ai voulu que le spectateur comprenne l’importance du souffle dans ce point d’exclamation pour qu’il puisse en mesurer l’écart avec le point d’orgue final dans le glas des trois « Horror !Horror !Horror ! » qui clôturent le « Journal ». Et c’est dans sa lecture juste que le pari de faire entendre la voix d’Hélène au travers de la voix de l’interprète peut être gagné. Si le comédien le lit « à la française », alors la scansion revient à celle-ci :


La langue française met naturellement l’accent sur la deuxième syllabe en prolongeant la diphtongue « eu ». On passe en mode binaire, avec une pause brève à la fin de chaque mot et le « Journal » se serait fini en « do mineur », un mode résigné d’acceptation du fatalisme sur un rythme sombre de battements de tambour. Si Hélène avait choisi l’option française, elle aurait correspondu à une image fausse et fantasmée des déportés que même un André Malraux pouvait imaginer comme il le décrit dans l’avant-propos du livre « La Nuit » en parlant de ce peuple qui « se laisse assassiner », comme ce « crucifié dont la croix a vaincu le monde ». Une tonalité qui aurait justifié le mot qu’Elie Wiesel regrettait tant d’ « Holocauste » dans le fait de décrire un peuple de victimes consentantes qui va résolu à l’abattoir dans une volonté sacrificielle christique…

Hélène va vers une autre signification prosodique. Elle choisit justement l’anglais pour faire sonner ces trois points d’exclamation autrement qu’en mode mineur :
 

La prononciation [ho/ruh] anglaise vient au contraire accentuer la première syllabe glottale par rapport à la deuxième spirante alvéolaire. Les deux syllabes supposent que l'air ne s’échappe que par la bouche et cela sur la même fréquence du [o] aspiré. Le point d’exclamation ici vient permettre de couper « net » le son d’un mot à l’autre. On le voit à la version manuscrite où l’écriture est resserrée et le trait du point d’exclamation, bien détaché du point terminal. Il y a donc quelque chose d’ « atone » dans le final d’Hélène Berr, proche du terpnos logos, cette voix parlée en sophrologie. Dans l’interprétation, je voulais y retrouver une fréquence de diction proche d’un rythme cardiaque à 60 battements par minute qui est celle d’un individu sain au repos. Pour moi, le [ho], première syllabe correspond à la diastole. Et le [ruh], deuxième syllabe, à la systole. La flèche vers le haut de mon annotation montre que le tonus est à garder pour imaginer que ce cœur, malgré l’adversité, malgré la catastrophe imminente, continue de battre et se prépare à battre jusqu’à la fin. Ce point d’exclamation est quasiment une préparation mentale proche de celle de l’athlète qui souffle cet air chaud dans ses mains parce qu’il sent le départ proche et bande ses muscles pour anticiper l’effort. Ce point d’exclamation c’est celui du coureur qui accentue deux expirations enchaînées pour maintenir son rythme cardiaque alors qu’il est dans les starting blocks…Pas de pause après le dernier point, surtout pas de pause. Et je me souviens de résonnances terribles après cette phrase où le public, ne sachant plus quoi faire, se demandant si la lecture était terminée ou non, s’il fallait applaudir ou non, revoyant soudain les visages des disparus, commençait à fondre en larmes. Au point d’exclamation, l’interprète devient corps en présence, témoin à la bouche encore ouverte, le souffle court. C’est à ce moment-là où les spectateurs vont prendre conscience de leurs capacités d’action dans le monde moderne face à l’antisémitisme. Un point d’exclamation pour nous renvoyer à notre responsabilité actuelle où Hélène aurait pu mourir aujourd’hui à Paris sous d’autres coups, à quatre vingt cinq ans, asphyxiée par d’autres fumées…. #JewLivesMatter"
 
Le 7 mars 2021, à partir de 14h30, dans le cadre de la Journée internationale des Droits de la Femme, à l’occasion de la parution de Se souvenir d’Hélène Berr, une célébration collective, sous la direction de Karine Baranès-Bénichou et de Mariette Job, a eu lieu une rencontre sur Zoom pour le centenaire de la naissance d'Hélène Berr.

Karen Taieb, responsable des archives au Mémorial de la Shoah, animera cette rencontre en présence de Karine Baranès-Bénichou, fondatrice de l’association Femmes artistes et mémoire juive, de Julien Coutant, professeur de lettres, de Robert Frank, enfant caché secouru par le réseau de l’Entraide temporaire, et de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr et éditrice de son Journal. Des extraits du Journal seront lus par Isabelle Carré, comédienne.

"Pour suivre la rencontre en ligne sur la plateforme Zoom et poser vos questions aux intervenants l'inscription est obligatoire. Retransmission en direct sur le site internet et les pages Facebook et YouTube du Mémorial de la Shoah."

La vidéo de cette rencontre (2 h 08) est visible sur Youtube.

La vidéo de la lecture d'extraits du Journal d'Hélène Berr par la comédienne Isabelle Carré est visible sur Youtube.

Le 26 octobre 2021, à 19h (heure française), Yad Vashem France proposa la conférence via Zoom de Mariette Job et Karine Baranès-Benichou. S'inscrire ici. Cliquer ici pour voir sur Youtube la conférence "Se souvenir d'Hélène Berr", à l'occasion du centenaire de sa naissance.

Du 26 octobre au 27 novembre 2021, la médiathèque Hélène Berr (75012) a accueilli l'exposition "Hélène Berr. Une vie confisquée". "A l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance, la médiathèque Hélène Berr et le Mémorial de la Shoah présentent : "Hélène Berr, une vie confisquée" L'exposition débordant le cadre strict du journal et de la personnalité d' Hélène Berr, s'élargit au contexte de l'Occupation et de la persécution des Juifs en France."

"Hélène Berr avait 21 ans en 1942. Parisienne, étudiante à la Sorbonne, elle a tenu son journal au jour le jour d’avril 1942 à février 1944. Ce texte, d’une qualité littéraire exceptionnelle, mêle l’expérience quotidienne de l’insoutenable et le monde rêvé des lettres, alternant à chaque instant entre l’espoir et le désespoir."

"Arrêtée le 8 mars 1944, elle est déportée à Auschwitz avec son père et sa mère. Elle survit presque jusqu’au bout à l’épreuve, succombant à l’épuisement à Bergen-Belsen en avril 1945, avant la libération du camp."

Deux évènements ont été prévus le samedi 13 novembre 2021 :
- à 15 h : "Rencontre avec Mariette Job, nièce d'Hélène Berr et éditrice du Journal de sa tante, co-autrice du livre Se souvenir d'Hélène Berr récemment paru chez Fayard, et Karen Taieb, responsable des archives du Mémorial de la Shoah ;
- à 18 h 30 : "Lecture d'extraits du Journal par Guila Clara Kessous".
"Mardi 7 avril
Je reviens de chez la concierge de Paul Valéry. Je me suis enfin  décidée à aller donner mon livre .
Après le déjeuner, le soleil brillait ; il n'y avait pas de menace de giboulée. J'ai pris le 92 jusqu'à l'Etoile.
En descendant l'avenue Victor Hugo, mes appréhensions ont commencé…"
Ainsi débute le Journal d'Hélène Berr.

Lecture musicale au Camp des Milles
Le 8 mars 2022 au Camp des Milles, à Aix-en-Provence, "dans le cadre des deux journées du forum annuel Femmes Debout- Femmes en résistance organisé par la Fondation du Camp des Milles, une lecture musicale était consacrée au Journal d’Hélène Berr.

"Présenté en amont du spectacle avec une fine intelligence par Mariette Job, le texte dit plus que lu par le récitant Xavier Bazin, mêle ses mots aux extraits de Ravel, Mozart, Tchaïkovski, Bach, Chostakovitch, Ernest Bloch, Beethoven, Arvo Pärt (dont le sublime Fratres clôt le concert) interprétés par les deux musiciennes Patricia Reibaud (violon) et Véronique Briel (piano). Hélène Berr était violoniste de talent entre autres qualités. Brillante, elle était agrégative à la Sorbonne à vingt et un ans, mais c’était en 1942. Les lois scélérates édictées alors interrompirent ses études, le port de l’étoile jaune les interdisant. Elle s’investira en tant qu’assistante sociale bénévole, mais le 27 mars, 1944, jour de son anniversaire, elle sera arrêtée avec ses parents, fera partie du convoi n°70. Détenue à Drancy, déportée à Auschwitz puis à Bergen-Belsen où elle contractera le typhus et mourra (battue à mort par une gardienne, car incapable de se lever) quelques jours avant la libération du camp."

"Les extraits du Journal sont des fragments d’une vie dense, à l’écoute du monde avec une pertinence bouleversante. Si la poésie des descriptions est fortement marquée par le style des poètes symbolistes et doit beaucoup à la fréquentation des œuvres de Keats, les réflexions sur la mort possible, la perception de la montée des injustices, la conscience aigüe de la tragédie qui se déroule, offrent des pages d’une sensible intelligence. La finesse et la vivacité de la réflexion, accordent à ce journal une portée qui dépasse l’anecdote familiale et nous livrent une pensée et des analyses à portée universelle. Alors que le monde gronde autour de nous, ce journal résonne comme une mise en garde lumineuse et nous rappelle la fragilité de notre humanité. Les derniers mots prononcés sont les derniers du journal : « horreur, horreur, horreur ! », en écho à Macbeth de Shakespeare (« Horror ! Horror ! Horror ! » exclamation de Macduff) et à la fin du roman de Conrad, Au cœur des ténèbres (« The horror ! The horror ! »)

"Témoigner inlassablement pour garder vivants les disparus et peser grâce aux exemples du passé pour infléchir du côté de la bienveillance et de la générosité les décisions à prendre, rendent plus que nécessaires la diffusion et le partage de telles œuvres…"

"À l'origine Berechit - Hélène Berr, écrire pour résister"
Le 4 septembre 2022, à 9 h 15, l'émission "À l'origine Berechit - Hélène Berr, écrire pour résister" a été diffusée sur France 2Steve Suissa, acteur et réalisateur, interrogea Karine Baranès-Bénichou, co-auteure de "Se souvenir d'Hélène Berr". 

"Hélène Berr a vingt et un ans lorsqu’elle commence à écrire son journal. L’année 1942 et les lois anti-juives de Vichy vont faire basculer sa vie. Cinquante ans durant, ce manuscrit n’a existé que comme un douloureux trésor familial. Consulté par les chercheurs au Mémorial de la Shoah, l’original du Journal d’Hélène Berr est devenu en quelques mois un texte mythique."


"Dans les pas d'Hélène Berr"
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine 2022, le Mémorial de la Shoah vous propose, en collaboration avec le mahJ (musée d'art et d'histoire du Judaïsme), le dimanche 18 septembre 2022 "Explorations littéraires : Dans les pas d’Hélène Berr", visite guidée retraçant les pas d'Hélène Berr à partir de son journal intime, par Julien Coutant, professeur de lettres et médiateur pédagogique, et en présence de Mariette Job, nièce d’Hélène Berr et éditrice du Journal.

"Cette date étant « la Journée sans voiture », aucune navette ne pourra amener au 5 avenue Elisée Reclus. Un nouveau parcours est programmé le dimanche 6 novembre à 14 h, où Mariette Job sera présente".

"Par le truchement de récits littéraires, ces parcours croisés invitent à la découverte d’itinéraires individuels et interrogent, de manière inédite, l’histoire et les mémoires de quartiers de Paris."

"D’avril 1942 à février 1944, Hélène Berr, une jeune étudiante juive, tient son journal intime dans le Paris occupé. Au fil des mots, entre relative insouciance et angoisse, la jeune femme fait part de son quotidien face au piège qui, étape après étape, se referme sur elle. Sa frappante lucidité et son talent d’écrivain font du Journal d’Hélène Berr un témoignage inédit et précieux. Le parcours est accompagné de la lecture d’extraits du Journal mis en perspective avec la situation des Juifs à Paris sous l’Occupation."

"Cette visite dans le Quartier latin, « en territoire enchanté » selon les mots d’Hélène Berr, se poursuit jusqu’au Mémorial de la Shoah qui conserve et expose l’original du Journal.

Dans le cadre de la Semaine parisienne de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, le Mémorial de la Shoah, en partenariat avec la Mairie de Paris, a proposé des parcours de mémoire.

Le Mémorial de la Shoah proposa le parcours "Dans les pas d’Hélène Berr" le 27 mars 2022, en souvenir du jour de la naissance d’Hélène Berr et de son départ en déportation. Ce parcours se déroulera de 15 h à 17 h 30 et avec la présence exceptionnelle de Mariette Job, nièce d’Hélène Berr et éditrice du Journal. Médiateur : Julien Coutant. Gratuit. Inscription obligatoire à ddct-repare@paris.fr, dans la limite des places disponibles. Rendez-vous communiqué après inscription. Le pass vaccinal sera demandé à l’entrée du Mémorial de la Shoah. Une navette est prévue entre les différentes étapes de ce parcours. 

Ce parcours est accompagné de la lecture d’extraits du Journal mis en perspective avec la situation des Juifs à Paris sous l’Occupation. Une séance de dédicaces sera proposée à l’issue du parcours. 

"D’avril 1942 à février 1944, Hélène Berr, une jeune étudiante juive, tient son journal intime dans le Paris occupé. Au fil des mots, entre relative insouciance et angoisse, la jeune femme fait part de son quotidien face au piège qui, étape après étape, se referme sur elle. Sa frappante lucidité et son talent d’écrivain font du Journal d’Hélène Berr un témoignage inédit et précieux."

"Explorations littéraires : Dans les pas d’Hélène Berr"
Entrée principale du Jardin du Luxembourg
Place Edmond-Rostand, Paris 6e
Gratuit. Sur réservation au 01 42 77 44 72 ou à contact@memorialdelashoah.org
Rendez-vous devant l’entrée principale du Jardin du Luxembourg, place Edmond-Rostand (6e arr.).


CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS  

2007 
20 février : au Mémorial de la Shoah : rencontre autour du livre de Michel Laffitte, présentation du Journal par Mariette Job.

2008
7 février : au Mémorial de la Shoah  présentation du Journal par Mariette Job (MJ) en  présence de Patrick Modiano.

16 mars : au Théâtre du Rond Point (grande salle) lecture d’extraits du Journal par Isabelle Carré et Sophie Neveu

4/ 5 avril : à Bordeaux,  festival «  L’escale du livre ». Présentation du Journal par MJ,  table Lecture pas Ariane Ascaride

6 octobre : au Mémorial de la Shoah, lecture du Journal par Elsa Zylberstein à l’occasion de la sortie du livre audio chez Audiolib

28/29/30/31 octobre : à Londres, parution du Journal en anglais. Interviews et présentations par MJ dans des lieux culturels

16/26 novembre : au Canada (Toronto, Ottawa Halifax) – aux Etats-Unis ( New York, Washington) présentation du Journal et histoire du manuscrit  par MJ dans diverses Universités, ambassades et musées.

2009
24/25 février :  à Londres :  Salon du livre Juif, « Jewish book week », Institut français. Présentation et lecture du Journal par MJ.

29 avril : au Mémorial de la Shoah . Présentation du Journal par MJ à une classe du Lycée Pierre Bourdieu  de Toulouse avec Jérôme Pujol, professeur d’histoire-géographie pour un voyage pédagogique de 3 jours  intitulé « sur les pas d’Hélène Berr ». Travail récompensé en 2010 par le prix Annie et Charles Corrin remis à l’amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne.

14 mai 2009 : édition du Journal 
(1942-1944) d'Hélène Berr en Point Seuil, avec une préface de Patrick Modiano. "Avril 1942, Hélène Berr débute l’écriture de son journal. Elle y décrit, avec une pudeur et une sensibilité extrêmes, son quotidien de jeune juive parisienne : cours à la Sorbonne, lectures et promenades, amours naissantes. Le port de l’étoile jaune, l’application des lois antijuives, la peur des rafles envahissent brutalement sa vie. Jusqu’à son arrestation, en mars 1944. La lucidité et le talent littéraire d’Hélène Berr font de ce témoignage un document exceptionnel. Née en 1921, Hélène Berr est morte à Bergen-Belsen, en avril 1945, quelques jours avant la libération du camp. Son Journal a obtenu un grand succès critique et public. « Une voix exceptionnelle de dignité et de lucidité : celle d’une jeune fille tiraillée entre un irrésistible désir de bonheur et la conscience de la tragédie en cours d’accomplissement. » (Télérama)
Points Documents
Documents
Date de parution 14/05/2009
7.50 € TTC
336 pages
EAN 9782757808849

3/4 juin : en Autriche, à Vienne  Institut français, présentation  et lecture du Journal par MJ au lycée français, en présence de Philippe Noble directeur de l’Institut français

6/7/8  juin : « Paris en toutes lettres » :
- concert hommage à HB aux Invalides.
- présentation du Journal par MJ  au Mémorial avec KarenTaïeb, Michel Laffitte, Edouardo Castillo
- lectures en chaine par des amis ou anonymes au Reid Hall, présence et lecture de Simone Veil et Sandrine Kiberlain

10 novembre 2009-avril 2010 : au Mémorial de la Shoah : inauguration de l’exposition « Hélène Berr, une vie confisquée ».

2010
MJ crée une Bourse Hélène Berr pour soutenir des quatuors à corde.
« Quatuor Girard/bourse HB », concerts 2011/2012 à l’hôtel de Soubise et à la médiathèque HB.
« Quatuor Varèse/bourse HB », concerts 2012 à Soubise et à la médiathèque HB

12 /13 janvier : à Lyon CHRD : - en matinée  présentation du Journal par Mariette Job  à des lycéens avec Karen Taieb, responsable des archives au Mémorial de la Shoah à Paris.
- en soirée présentation  du Journal  par Mariette Job et lecture par Sophie Neveu.

28 janvier : à l'Amphithéâtre Richelieu de la Sorbonne, remise du Prix Annie et Charles Corrin au lycée Pierre Bourdieu de Toulouse. Discours de MJ

27 mars : au lycée Léopold Senghor. Magnanville, inauguration en présence de MJ de la nouvelle salle CDI  nommée « Hélène Berr »

6 mai : à Paris : inauguration de la Médiathèque Hélène Berr. En présence de Jacques Fredj, Directeur du Mémorial, Christophe Girard, adjoint au maire de Paris et la Maire du XIIe arr. de Paris. Discours de MJ, lecture du Journal par Sophie Neveu

10 mai : à Paris : 15 émissions  quotidiennes à 20 h sur France Culture, lectures parallèles du Journal d’Hélène Berr et d’Etty Hillesum.

7 septembre : à Paris – Médiathèque Hélène Berr, inauguration de l’exposition « une vie confisquée ». Présentation du Journal par MJ et lecture par GC. Kessous

2011
25 janvier : UNESCO. Soirée inaugurale à la mémoire des "Femmes dans l'Holocauste'=". Exposition "Hélène Berr. Une vie confisquée". Discours de Madame Irina Bokova, directrice de l'UNESCO, qui évoque Hélène Berr et le rôle de Mariette Job.

12 au 17 mars : USA New York
- Inauguration de l’exposition "Une vie confisquée" à l’ONU
- Présentation du Journal par MJ
- Cérémonie de clôture de l’exposition au Consulat de France en présence du Consul de France  et diverses personnalités. Lecture sur table par 5 comédiens dont GC.Kessous

24 juillet : à Avignon, festival off, présentation du Journal  par MJ, lecture  « Ceci est mon Journal » par Guila Clara Kessous.

8 au 10 novembre :  en Autriche, Vienne, exposition « Hélène Berr une vie confisquée » à l’Institut français

30 avril : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à l’hôtel de Soubise

22 juillet : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à l’hôtel de Soubise

5 novembre : Quatuor Girard / Bourse Hélène Berr à la médiathèque Hélène Berr

2012
16 janvier : au Théâtre de Neuilly  présentation du Journal par MJ,  lecture « Ceci est mon Journal » par GC.Kessous

1er au 6 mars : USA Washington, inauguration de l’exposition » Hélène Berr, une vie confisquée ». Discours de J.Fredj, Michael Marrus, François Delattre et Mariette Job (Ambassadeur de France à Washington),

22 mars : à Paris - Unesco,  lecture de « Ceci est mon Journal » par GC.Kessous. Présentation de MJ

6 avril : Quatuor Varèse/Bourse Hélène Berr à Soubise.

18 avril : Genève : Théâtre de Carouge pour YomHaShoah: lecture sur table de « Ceci est mon Journal » par  cinq comédiens. Présentation  du Journal et histoire du Manuscrit par MJ .

11 mai : Quatuor Varèse/ Bourse Hélène Berr à Soubise.

16 novembre : Quatuor Varèse/ Bourse Hélène Berr à la médiathèque Hélène Berr

2013
28 février : à l' Amphithéâtre Hélène Berr » à la Sorbonne : inauguration et présentation du Journal par MJ et lecture  de « Ceci est mon Journal » par cinq comédiens dont Guila Clara Kessous

13 mars : au Tribunal de Poitiers, inauguration de l’exposition « Une vie confisquée ». Présentation du Journal par MJ

13 mars : à Paris, théâtre Falguière  - présentation du Journal par MJ et lecture par Guila Kessous.

27 mars : au Mémorial, avant première du film documentaire « Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé ». Présentation  par MJ et Jérôme Prieur, réalisateur

27 mai : à Paris, cinéma Bonaparte (St-Germain des Prés). Projection du film documentaire Présentation par MJ et J. Prieur lors de deux séances consécutives.

29 mai : à Paris la Sorbonne,  projection du film documentaire «  Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé »: présentation MJ et Jérôme Prieur

7 octobre : à Paris, cinéma Publicis Champs Elysées : projection du film documentaire  (400 places). Présentation MJ et J.Prieur

10 octobre : à Marseille, colloque « Entre exil et Shoah », présentation et histoire du manuscrit par MJ , lecture d’extraits par Guila Clara Kessous et Stephane Freiss.

5 novembre : à Orléans,  Cercil, «  Mois du documentaire » projection des films de J. Prieur « Le mur de l’Atlantique » et « Hélène Berr une jeune fille dans Paris occupé ». En présence de MJ et de J. Prieur

10 décembre : à Paris café des psaumes : présentation du Journal et histoire du manuscrit par MJ à l’occasion de la sortie de la version intégrale audio du Journal. Lecture par GC Kessous.
                      Diffusion du film documentaire dans l’émission « Infrarouge » sur France 2

2014-2015
Le dossier du Concours national de la résistance et de la déportation, dont le thème est La libération des camps nazis, le retour des déportés et la découverte de l'univers concentrationnaire, évoque Hélène Berr.

2015
14 avril 2015, à 20 h 30 : à la salle des fêtes de la Mairie de Saint-Mandé, Guila Clara Kessous a lu un extrait du Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce de l'auteure, et de Jean-François Fayard, historien universitaire.

Mariette Job a été présente le 31 mai 2015 de 14 h à 18 h, au 8e Salon du Livre de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), à la mairie du Ve arrondissement de Paris.

2016
Le 19  janvier 2016, dans le cadre de la Journée internationale de prévention  des génocides et des crimes contre l’humanité, Ciné Histoire et Yad Layeled France, avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G., invitèrent à la projection du film de Jérôme Prieur "Hélène Berr. Une jeune fille dans Paris occupé" à l'Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris. A 14 h 30, Nicole Dorra, présidente de Ciné Histoire, introduira la séance, puis à 14 h 45 a été projeté ce documentaire. A 16 h 15, est intervenue Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, puis à 16 h 30 Henry Rousso, historien de la Seconde Guerre mondiale, auteur de Vichy, un passé qui ne passe pas (1994) avec Eric Conan et de Le régime de Vichy (2007), ayant participé à la création de l’Institut d’histoire du temps présent qu’il a dirigé de 1994 à 2005, ont présenté un exposé-vidéo sur la politique de Vichy.
"Basé sur le journal d’Hélène Berr, le film retrace l’année 1942 et les lois antijuives de Vichy qui ont fait basculer sa vie. Hélène Berr a été déportée à Auschwitz, avec ses parents, le jour de son anniversaire le 27 mai 1944. Ecrit « pour pouvoir plus tard montrer aux hommes ce qu’a été cette époque », ce journal est adapté par  Jérôme Prieur d’une façon bouleversante grâce à des archives rares et des images inconnues. Le réalisateur parvient à restituer à la fois l’innocence d’Hélène et la tragédie qui se construit dans Paris occupé où la jeune fille sent l’étau se resserrer. En 1992, Mariette Job retrouve le manuscrit chez Jean Morawiecki, fiancé d’Hélène et dédicataire du journal".

Le 3 mars 2016, à 20 h 30, invitée par l'Association culturelle juive de Nancy, Mariette Job présenta Le Journal d'Hélène Berr.
"Rien d'étonnant à ce que Patrick Modiano ait été séduit et profondément ému par le Journal d'Hélène Berr. 
D'avril 1942 à février 1944, une jeune fille brillante et faite pour le bonheur prépare l'agrégation d'anglais à la Sorbonne, se nourrit de musique classique, aime un garçon prénommé Jean, avec qui elle se promène dans le Quartier latin.
Il n'y a qu'une seule ombre au tableau : celle de l'étoile jaune qu'elle doit porter sur la poitrine. Bientôt, son père est incarcéré à Drancy. Son fiancé passe en Espagne. Ses amis fuient. Dans le métro, elle n'est autorisée à monter que dans le dernier wagon de la rame. Avant qu'un train ne la conduise à Auschwitz.
Mariette Job est la fille de Denise Job, sœur d'Hélène Berr. Elle est à l'initiative de la publication du Journal de sa tante, Hélène Berr. Elle a été libraire de longues années à la librairie Gallimard".

Dans le cadre des Journées européennes du patrimoinele 17 septembre 2016, à 14 h 30, hommage a été rendu à Hélène Berr au parc du Château du Vivier en présence de Mariette Job, nièce et éditrice du Journal, à Aubergenville. Au programme : exposition biographique Hélène Berr, une vie confisquée, réalisée par le Mémorial de la Shoah et visible à la Mairie d'Aubergenville du 17 septembre au 1er octobre 2016, lecture d'extraits du Journal d'Hélène Berr et inauguration d'une plaque commémorative.

2018
Lors de Yom Hashoah - 11 avril-12 avril 2018 -, à l’hôtel Lily&Bloom de Tel Aviv, l’Association Femmes artistes et mémoire juive mettra "à l’honneur l’héritage artistique de 3 jeunes femmes assassinées en 1943 et 1945 alors qu’elles avaient entre 24 et 29 ans : les écrits d’Hélène Berr et d’Etty Hillesum d’une part et l’œuvre picturale de Charlotte Salomon d’autre part…"

"HELENE BERR, UNE JEUNE FILLE DANS PARIS OCCUPE"
FILM DOCUMENTAIRE DE JÉRÔME PRIEUR

Un film inédit adapté et réalisé par Jérôme Prieur
D’après l’œuvre littéraire Journal 1942-1944, écrit par Hélène Berr (éditions Tallandier et Points Seuil)
Musique de Marc-Olivier Dupin.
Avec la voix de Céline Sallette.
Produit par Mélisande Films.  Avec la participation de France Télévisions et le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah
France, documentaire, 2013, 85 minutes.
Mariette Job a été invitée par l’Institut Français de Tel Aviv et par le Festival du film Juif de Jérusalem du 3 au 7 décembre 2013. Avec Jérôme Prieur, elle a participé à des rencontres, après les projections du documentaire, à la Médiathèque de Jérusalem, et la Médiathèque de Tel Aviv.

Ce documentaire a été distingué par le Prix spécial du jury des Rendez-Vous de l'Histoire de Blois 2013 et par le Prix Etoile de la Scam 2014. Il a été primé comme Meilleur documentaire de télévision 2014, Prix du Syndicat français de la critique de cinéma.

Le DVD bilingue français/anglais, et édité par Mélisande Films, est sorti le 16 décembre 2014.

L'ADAV (Ateliers Diffusion Audiovisuelle) s’occupe plus particulièrement de la diffusion du DVD Hélène Berr pour les lycées, collèges, bibliothèques et organismes culturels et éducatifs. Les organismes éducatifs et/ou culturels peuvent s'adresser à l'ADAV pour acquérir le DVD avec les droits de prêt et de consultation sur place. Ils peuvent adresser leurs demandes à cette adresse : contact@adav-assoc.com ou remplir directement une demande d'inscription sur le site de l'Adav.

Diffusions :
- au CHRD de Lyon le 12 décembre 2014 en présence de Jérôme Prieur et de Mariette Job ;
au Forum des images, Les étoiles de la SCAM (2e partie) le 26 octobre 2014 à 18 h 35. Entrée libre dans la limite des places disponibles
- sur France 2 le 10 décembre 2013 à 22 h 50 et le 15 décembre à 4 h 35 ;
- au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) le 29 janvier 2014 à 19 h 30. La projection sera suivie d’une table ronde animée par Anaïs Kien, chercheuse en sciences humaines, productrice à France Culture,  Avec Mariette Job, nièce d’Hélène Berr, Jérôme Prieur, réalisateur et Henry Rousso, historien.
au Forum des images dans le cadre des étoiles de la SCAM (2e partie) le 26 octobre 2014 à 18 h 30 ;
à l'Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris le 19  janvier 2016, dans le cadre de la Journée internationale de prévention  des génocides et des crimes contre l’humanité. Ciné Histoire et Yad Layeled France, avec le soutien de la Ville de Paris et de l’A.P.H.G., invitent à la projection du film de Jérôme Prieur "Hélène Berr. Une jeune fille dans Paris occupé" . A 14 h 30, Nicole Dorra, présidente de Ciné Histoire, introduira la séance, puis à 14 h 45 sera projeté ce documentaire. A 16 h 15, interviendra Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, puis à 16 h 30 Henry Rousso, historien de la Seconde Guerre mondiale, auteur de Vichy, un passé qui ne passe pas (1994) avec Eric Conan et de Le régime de Vichy (2007), ayant participé à la création de l’Institut d’histoire du temps présent qu’il a dirigé de 1994 à 2005, présentera un exposé-vidéo sur la politique de Vichy.
  
Le 27 mars 2013 à 19 h 30
Au Mémorial de la Shoah diffusé en avant-première
Auditorium Edmond J. Safra
17, rue Geoffroy-l’Asnier. 75004 Paris
Tél. : 00 33 1 42 77 44 72

 Le 30 mai 2013 à 18 h 30
Au cinéma Le Rex
Place des Arts. 31700 Blagnac
Le 27 mai 2013 au cinéma le Bonaparte et au Publicis Champs Elysées le 7 octobre 2013.

"Hélène Berr : Une jeune fille dans le Paris occupé", de Jérôme Prieur. Anglais/Français. Mélisande Films, 2014. 84 minutes. ASIN: B00OU58SF0. 19,95 euros


"CECI EST MON JOURNAL"
LECTURES DU JOURNAL


Le 29 avril 2014 à 15 h
Lecture rencontre avec Guila Clara Kessous et Mariette Job 
1 ter rue Charles Baudelaire. 75012 Paris

Le 7 avril 2013 à 19 h 45
8, rue Georges-Bernard Shaw. 75015 Paris
Tél. : 01 45 67 97 96

Le 28 février 2013 à 18 h
Au Centre universitaire Clignancourt de l'université Sorbonne
Amphi Hélène Berr
2, rue Francis de Croisset, 75018 Paris
Représentation de Ceci est mon journalCette pièce de Pierre Tré-Hardy est adaptée du Journal d’Hélène Berr, et interprétée par Clara Kessous, artiste de l’UNESCO pour la Paix ; elle est interprétée par Michèle Temime, Salomon Belasiak et Christian Macairet.
Le spectacle sera suivi d'un débat avec Mariette Job, nièce d'Hélène Berr

Le 25 novembre 2012, à 15 h 30
Lecture théâtrale par Pierre Tré-Hardy Ceci est mon journal, d'après le Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr
52, rue René Boulanger, 75010 Paris
Tél. : 01 42 02 17 08


"HELENE BERR, UNE VIE CONFISQUEE" 
("HELENE BERR, A STOLEN LIFE")
EXPOSITION ITINERANTE DU MEMORIAL DE LA SHOAH



Du 26 octobre au 27 novembre 2021
70, rue de Picpus. 75012
Tél. : 01 43 45 87 12
Samedi de 10h à 18h. Mercredi de 10h à 19h. Jeudi, vendredi, mardi  de 13h à 19h et dimanche de 13h à 18h

Du 1er mars au 30 avril 2017. Opening reception: March 9, 2017, 6:00pm - 8:00pm.
A la Northwest Reno Library
2325 Robb Drive, Reno, NV 89523
Tél. : 775.787-4100

Lundi, mardi, jeudi et vendredi de 10 h à 18 h, mercredi de 10 h à 19 h, samedi de 10 h à 17 h

Du 17 septembre au 1er octobre 2016
1, avenue de la Division-Leclerc. 78410 Aubergenville
Tél. : 01 30 90 45 00
Du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, nocturne le mardi jusqu'à 19 h. Et le samedi de 9 h à 12 h

Hélène Berr, A Stolen Life 
Du 26 août au 13 novembre 2016
L'Holocaust Museum Houston 
Morgan Family Center, 5401 Caroline St., Houston, TX 77004-6804,
Tel: 713-942-8000
Du lundi au vendredi de 9 h à 17 h. Samedi de 10 h à 17 h. Dimanche de 12 h à 17 h.

Du 4 septembre au 20 octobre 2014
A la Highland Park Public Library
 494 Laurel Ave, Highland Park,  IL 60035
 Tel.: +1 (847) 432-0216

Du 20 mai au 20 juin 2014
A l'Hôtel de ville de Nancy 
Grand Hall
1 place Stanislas. 54035 Nancy Cedex
Tél. : 03 83 85 30 00
Du lundi au vendredi de 8 h à 17 h. Vernissage le 19 mai 2014 à 19 h 30

Du 29 octobre 2013 au 7 janvier 2014
A l'Alvin Sherman Library de la Nova Southeastern University
2e étage - Cotilla Gallery
3100 Ray Ferrero, Jr. Blvd.  in Fort Lauderdale, FLORIDA 33314. USA
Tel: 954-262-4613
Du lundi au vendredi de 9 h à 21 h. Le samedi de 9 h à 20 h et le dimanche de 11 h à 21 h.

Du 14 au 18 mai 2012 et 2013
A la Maison familiale horticole
Boulevard des Régents. 44270 Machecoul
Tél. : 02 40 02 39 90
Du 1er au 27 mars 2013
Corner of Calhoun and Coming Streets
205 Calhoun St, Charleston, SC 29401
Téléphone :+1 843-953-5530 

Du 13 au 31 mars 2013
Au Palais de Justice de Poitiers
Place Alphonse Lepetit. 86000 Poitiers

Du 24 janvier au 1er février 2011
Au siège de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture)
Salle Miro
7, place de Fontenoy, 75007
De 9 h à 17 h 30

Du 24 janvier au 28 février 2011
New York, Etats-Unis
Entrée libre

Jusqu'au 25 septembre 2010
70, rue de Picpus, 75012 Paris. Tél. : 01 43 45 87 12

Jusqu’au 13 avril 2010
17, rue Geoffroy-l'Asnier, 75004 Paris. Tél. : 01 53 01 17 26.
Entrée libre – Niveau crypte. Tous les jours, sauf le samedi, de 10 h à 18 h, nocturne le jeudi jusqu’à 22 h.

Hélène Berr, Journal 1942-1944. Préface de Patrick Modiano. Postface Hélène Berr une vie confisquée de Mariette Job. Tallandier, 2008. 301 pages. ISBN : 978-284734-500-1

Hélène Berr, Journal (1942-1944) Préface de Patrick Modiano. Points Documents, 2009. 7.50 € TTC. 336 pages. EAN 9782757808849

Hélène Berr, Journal. Livre audio lu  


- Extraits lus par Elsa Zylberstein. Audiolib, 2008. 2 CD audio. 2 h 30. Code EAN : 9782356410368.


- Lecture intégrale par Guila Clara Kessous. Audiolib, 2013. Livre audio 1 CD MP3 et un livret de 12 pages de photographies d'Hélène Berr et de ses proches - 594 Mo. Code EAN : 9782356416391

Sortie en version américaine par Audible le 15 février 2014


Sources et crédits photos
Sur Raymond Berr :

Visuels de haut en bas :
Portrait d’Hélène Berr, vers 1941-1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Dédicace de Paul Valéry à Hélène Berr dans son ouvrage intitulé « Autres Rhumbs » ( Paris, Gallimard, 1934).
L'ouvrage, précieusement conservé par Jean Morawiecki, a été retrouvé par Mariette Job dans les ouvrages qu'il lui a légués.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Portrait de Jean Morawiecki, 1941-1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Pages extraites du manuscrit du Journal d’Hélène Berr
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Aubergenville 1942.
De gauche à droite, Jean Morawiecki, François Job, Hélène Berr et Jean Pineau. 1942
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job
Partie du Mur des noms au Mémorial de la Shoah à Paris où sont gravés notamment les noms de la famille Berr déportée de France en 1944 « dans le cadre du plan nazi de la destruction des Juifs d'Europe, avec la collaboration du gouvernement de Vichy »
© Véronique Chemla

La 9e ordonnance allemande concernant les mesures contres les Juifs datée du 8 juillet 1942 interdit aux Juifs l’accès aux lieux et établissements publics.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Hélène Berr et Jean Morawiecki, Aubergenville, 1942.
Mémorial de la Shoah / coll. Mariette Job

Articles sur ce blog concernant :
Article publié pour la première fois le 11 avril 2010, puis le 11 mai et le :
- 23 novembre 2012 à l'approche de la lecture théâtrale par Pierre Tré-Hardy Ceci est mon journal, d'après le Journal d'Hélène Berr, en présence de Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, au Centre MEDEM-Arbeter Ring, le 25 novembre 2012, à 15 h 30. Il a été modifié la dernière fois le 16 avril 2012 ;
- 28 février 2013, l'approche de la représentation de Ceci est mon journal le 28 février 2013, à 18 h, au Centre universitaire Clignancourt de l'université Sorbonne, Amphi Hélène Berr, 2, rue Francis de Croisset, 75018 Paris. Le spectacle sera suivi d'un débat avec Mariette Job, nièce d’Hélène Berr ;
- 9 mars 2013 avant la représentation de Ceci est mon journal le 13 mars 2013 à 20 h 30 à l'Aire Falguière, 55 rue de la Procession, 75015 Paris.Cette pièce de Pierre Tré-Hardy est adaptée du Journal d’Hélène Berr, et interprétée par Clara Kessous, artiste de l’UNESCO pour la Paix ; elle est interprétée par Michèle Temime, Salomon Belasiak et Christian Macairet ;
- 24 mars, 12 mai, 6 novembre et 10 décembre 2013 ;
- 28 janvier 2014. Le documentaire a été diffusé au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme (MAHJ) le 29 janvier 2014 à 19 h 30 ;
- 27 février, 25 avril, 19 mai, 24 octobre et 16 décembre 2014 ;
- 13 avril, 27 mai et 8 octobre 2015 ;
18 janvier, 2 mars, 16 septembre et 14 novembre 2016, 28 février, 30 avril et 23 juin 2017, 12 avril 2018, 1er mars 2019, 4 mars 2021.
Il est modifié pour la dernière fois le 22 mars 2022.

6 commentaires:

  1. Pourquoi chère Véronique remettre sans arrêt cet article ?
    Mes commentaires de hier n'ont pas été publié dommage ... confisqué également . Je vais finir dans une grotte si ça continue !!!!! Lol !

    RépondreSupprimer
  2. J'hésite à publier les commentaires des Anonymes.
    Je n'ai pas compris votre commentaire, donc je ne l'ai pas publié.
    Je republie mes articles en fonction de l'actualité.
    Hélène Berr a inspiré un film, un spectacle théâtral, une exposition itinérante. Lors d'une nouvelle présentation de l'exposition, lors de la projection en avant-première du documentaire, je republie mon article modifié et actualisé.

    RépondreSupprimer
  3. merci pour cet article, j'ai été très touchée, voire transcendée, par le documentaire, le niveau de conscience, de lucidité, de maturité de cette JF Helen Berr, je suis tombée ce soir sur votra article, savez vous si le documentaire sera rediffusé? Il est étonnant qu'un tel journal n'ait pas été publié plus tot, au dela du contexte et du sujet, évidemment très remarquable et poignant, je trouve que la personnalité même de l'auteur vaut la peine, même si on sait qu'il existe des circonstances de la vie qui nous révèlent, révèlent ce qu'il y a de bon ou de mauvais en nous...
    Je pense que beaucoup de JF pourront s'identifier à Helen Berr...

    RépondreSupprimer
  4. Merci pour cet article. N'hésitez jamais à le republier.

    RépondreSupprimer
  5. Je vous remercie pour vos messages.
    Vous pouvez revoir ce documentaire "Hélène Berr, une jeune fille dans Paris occupé
    " de Jérôme Prieur à http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,93267361.html

    RépondreSupprimer
  6. Madame,je cherche a vous joindre pour vous adresser un texte qui vous doit beaucoup a propos des origines juives converties de velazquez qui propose sur le ton de l'enquête une autre lecture de son œuvre.accepteriez vous de me
    donner une adresse ou vous le faire parvenir? Bien respectueusement Anne Durand
    Anne.e.durand@sfr.fr

    RépondreSupprimer