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jeudi 12 juillet 2018

Sérénissime ! Venise en fête de Tiepolo à Guardi


Le Musée Cognacq-Jay a présenté l’exposition Sérénissime ! Venise en fête de Tiepolo à Guardi assortie d'un magnifique catalogue. Des réjouissances encadrées aux buts variés : animation de la République, attraction de touristes, mise en scène politique et religieuse de la cité lacustre. Et à laquelle pouvaient participer les Juifs. Arte diffusera le 12 juillet 2018 à 8 h 40 "Tableaux de voyage. Venise et Le Titien" (Sehnsuchtsorte. Venetien und Tizian), par Mirella Pappalardo.


« Au XVIIIe siècle, la stabilité politique et économique de la République Sérénissime établit le dernier âge d’or vénitien, auquel mettra un terme la conquête napoléonienne de 1797. Cet ultime chapitre d’une histoire millénaire sera marqué par un déploiement inouï événements publics et privés à Venise. Les fêtes, célébrations, régates, et autres spectacles rythment la vie de la cité et attirent curieux et amateurs de l’Europe entière ». 

« Loin d’être de purs divertissements oisifs, ces festivités - comme le carnaval- participent à une véritable mise en scène politique et religieuse de Venise. Immortalisées par de grands noms, Tiepolo, Guardi, Longhi, elles impriment durablement et exportent partout en Europe les attraits de la cité des Doges. Plus de quarante peintures, gravures, dessins, provenant de collections françaises et européennes prestigieuses, seront ainsi présentés au public pour réanimer, le temps d’une exposition, les fastes déployés par la Sérénissime République de Venise au temps des Lumières ». 

L’exposition s’articule autour de quatre thèmes liés aux fêtes vénitiennes.

« Grandes et petites réjouissances. La danse et la musique occupent une place de choix dans la société vénitienne, aussi bien au sein de l’aristocratie que du peuple. En parallèle des festivités officielles, des fêtes organisées par des particuliers au sein de maisons privées sont désignées sous les termes de ridotto ou casino ».

« De la ville à la scène. La commedia dell’arte connaît un essor sans précédent à Venise au XVIIIe siècle, en particulier avec l’auteur de théâtre Carlo Goldoni. Quant à l’Opéra, il bénéficie alors de majestueuses salles de spectacle, dont la plus célèbre demeure la Fenice. il connait un succès retentissant grâce notamment à ses compositeurs locaux comme Monteverdi ou Galuppi ».

« Le pouvoir en spectacle. Les institutions laïques et sacrées de la Sérénissime aiment convier des foules entières à de grandes festivités cristallisant l’image d’une Venise puissante et fastueuse. Les réceptions de princes étrangers, notamment français, sont également l’occasion d’extraordinaires célébrations sur la place Saint-Marc ou le Grand Canal ». 

« Au carnaval. Que serait Venise sans son carnaval ? Instituée au Moyen Âge, cette fête colorée et masquée réunit au XVIIIe siècle une foule cosmopolite, qui aime autant les attractions foraines de plein air que les divertissements plus discrets du Ridotto, l’ancêtre du casino ». 

C’est leur encadrement – dépenses financières limitées officiellement – qui a permis d’éviter par exemple l’épisode Savonarole (1452-1498), frère dominicain, prédicateur et réformateur italien qui fonda et dirigea la dictature théocratique de Florence de 1494 à sa mort.

Le 27 novembre 2017, Arte diffusa le premier volet - Venise, porte ouverte sur l'Orient - de la série documentaire La route de la soie et autres merveilles. "Le grand reporter Alfred de Montesquiou suit les traces de Marco Polo, de Venise à Xi’an. Un fabuleux voyage à l'affût du dialogue secret des cultures, entre Orient et Occident". 

"Couronné du prix Albert-Londres, Alfred de Montesquiou a parcouru le Moyen-Orient pour rendre compte de ses crises et de ses guerres. Cette fois, c'est en voyageur curieux et ébloui qu'il traverse l'Italie, la Turquie, l'Iran, l'Ouzbékistan, le Kirghizistan et la Chine sur quelque 12 000 kilomètres, pour se faire passeur de savoirs et de rencontres, à l'affût du dialogue secret entre les cultures de l'Orient et de l'Occident. Brassant histoire religieuse, artistique et politique, traditions populaires et savantes, faits vrais et légendes, il parvient à partager avec une grande simplicité les bonheurs et les enseignements parfois érudits de ce fabuleux périple. Un hommage réconfortant à la beauté du monde et de l'humanité".

"Le point de départ d’Alfred de Montesquiou pour son périple le long de l’ancienne route de la soie est le même que celui du plus fameux des voyageurs à l’avoir jamais parcourue, à la fin du XIIIe siècle : Venise, ville d’origine de Marco Polo. D’emblée, en explorant la basilique Saint-Marc, on regarde dialoguer les civilisations. D’une ancestrale fabrique de mosaïque, qui travaille toujours selon les techniques héritées de Byzance, à un atelier de tissage hors du temps, d'une restauratrice spécialiste de l'histoire de la gastronomie vénitienne à un spécialiste des légendes locales, cette promenade à la découverte des merveilles de la cité des Doges s'achève, au détour d’un canal, devant un trésor peu connu : la bibliothèque du monastère arménien de la lagune, avec ses quelque cent soixante-dix mille volumes composés dans toutes les langues de la route de la soie".

Le Carnaval de Venise se déroulait du 27 janvier au 13 février 2018.

Arte diffusera le 12 juillet 2018 à 8 h 40 "Tableaux de voyage. Venise et Le Titien" (Sehnsuchtsorte. Venetien und Tizian), par Mirella Pappalardo (Allemagne, 2017, 43 min). "La maison du Titien, figure prépondérante de la haute Renaissance italienne, se trouve à Venise. Mais pour saisir pleinement les influences du maître, il faut revenir à Pieve di Cadore, sa ville natale, dont les paysages l'ont beaucoup marqué. Dans le sud de la Vénétie, la ville de Padoue expose ses premières œuvres, qui comportent de nombreuses représentations de saint Antoine."

Dans la série "Grand'art", Arte a diffusé Titien (1488 ou 1490-1576) "a fasciné l' Europe entière en donnant l'éclat des plus belles femmes de Venise aux héroïnes mythologiques et aux vierges à l'enfant du répertoire traditionnel, mêlant le sacré au profane. Il s'agira de montrer que c'est en 1515, à Venise et sous le pinceau de Titien, que la mode est née. Il s'agira de montrer que chez Titien, les personnages y ont une corpulence autrement plus sensuelle que par le passé. Enfin, qu'il a introduit le mouvement dans son art de la composition - un siècle avant Rubens".

Arte propose "Grand'art. Tintoretto" par Hector Obalk (France, 2016). "Après Florence, dont les artistes ont réinventé la perception de l'espace pictural, Venise poursuit, dans la seconde moitié du XVIe siècle, à une échelle monumentale et spectaculaire, cette révolution maniériste. Tintoret (1518-1594), un maître dont les fresques ornent le palais des Doges, la Scuola Grande de San Rocco et les églises, en est le chef de file. Par son sens du gigantisme et sa capacité à peindre rapidement, Tintoret annonce Rubens et Fragonard. Il est aussi le premier à avoir projeté des ombres sur la chair de ses personnages, un procédé qui n'en finira pas de distiller son charme dans les œuvres de Véronèse, Rembrandt, et même Renoir. Sensibilité, érudition, humour : la collection conçue et présentée par Hector Obalk pour transmettre son amour de la peinture revient jusqu'au 29 juillet avec sept inédits".


Sous la direction de Rose-Marie Herda-Mousseaux et Benjamin Couilleaux, Sérénissime ! : Venise en fête de Tiepolo à Guardi. Paris Musées, 2017. Broché. 171 pages. ISBN-13: 978-2759603428

Du 25 février au 25 juin 2017 
Au Musée Cognacq-Jay, le goût du XVIIIe siècle
8, rue Elzévir - 75003 Paris
Tél. 01 40 27 07 21
Tous les jours de 10 h à 18 h. Sauf lundis et certains jours fériés
Visuels
Affiche et catalogue
Pietro FALCA dit Pietro LONGHI (Venise, 1702-1785)
Le Charlatan, vers 1757
Huile sur toile
Toulouse, Fondation Bemberg, inv. 1029
CREDIT obligatoire : Fondation Bemberg, Toulouse. Photo RMN - Grand Palais /Fondation Bemberg / Mathieu Rabeau

Francesco GUARDI (Venise, 1712-1793)
Le Doge Alvise IV Mocenigo porté sur la place Saint-Marc, vers 1775-1777
Huile sur toile
Grenoble, musée de Grenoble, inv. MG. 10

"Tableaux de voyage. Venise et Le Titien" par Mirella Pappalardo 
Allemagne, 2017, 43 min
© Mirella Pappalardo

"Grand'art. Tintoretto" par Hector Obalk 
France, 2016
Le Paradis de Tintoret dans la Salle du Grand Conseil du Palais des Doges à Venise
© Corpus Productum

Producteurs : ESTHO NEWS, ARTE France

Articles sur ce blog concernant :
Les  citations proviennent du dossier de presse. Cet article a été publié le 23 juin 2017, puis les 27 novembre 2017 et 13 février 2018.

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