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mercredi 11 mars 2020

#MeToo



Lancé en 2017, le hashtag #MeToo invitait les femmes à témoigner de violences sexuelles de la part d'hommes envers elles. Né dans le sillage d'un féminisme identitaire, ce mouvement s'est répandu sur les réseaux sociaux, s'est parfois retourné contre des "victimes autoproclamées" et n'est pas exempt de dérives inquiétantes. Récente réplique de ce séisme, la récente cérémonie des César a marqué un virement effrayant teinté d'antisémitisme. Arte diffusera le 11 mars 2020 « #MeToo entre dans la danse » (Tanz, Macht, Missbrauch. Das Ende des Schweigens?) de Lena Kupatz et Lina Schienke.

#MeToo
« Ni Dieu ni Maître - Une histoire de l'anarchisme » par Tancrède Ramonet
« Rosa Luxemburg - Rebelle et visionnaire » par Inga Wolfram
  
En 2007, Tarana Burke dénonce les violences sexuelles, en particulier envers des minorités visibles.

De 2007 à 2017, sur les réseaux sociaux, des Internautes invitent des victimes d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel à témoigner : YesAllWomen (2014), création du hashtag #MeToo...

Aux Etats-Unis, en octobre 2017, après la Marche des Femmes du 21 janvier 2017 organisée notamment par l'antisémite Linda Sarsour, après que soient publiées des enquêtes du New York Times accusant Harvey Weinstein d'agressions sexuelles, d'intimidations et de viols, l'actrice américaine Alyssa Milano crée le hashtag #MeToo pour réunir les témoignages de violences, notamment sexuelles, contre les femmes. La parole, souvent tardive, de ces dernières s'avère donc acceptées a priori comme relatant des faits avérés, pourtant quasiment jamais vérifiés par des médias. Au "parole contre parole", est substitué par le "fémininement correct" The parole de femmes. Et ce hashtag enferme des femmes comme victimes éternelles d'hommes. Ce qui est faux et malsain.


Ce mouvement est né dans le sillage d'un féminisme identitaire récusant l'universalisme et parfois peu respectueuse - le 7 mars 2020, veille de la Journée internationale des femmes, Jean Selle, artiste transgenre et candidate de La France Insoumise dans le XIXe arrondissement de Paris, a posté sur son compte Twitter, avec le hashtag #MarcheFéministe, la photographie de la plaque à la mémoire des élèves juifs déportés d'une école française, et exterminés lors de la Shoah, au-dessus de laquelle le terme "fraternité" avait été rayé et remplacé par "Adelphité". Dans l'indifférence des dirigeants de ce parti d'extrême-gauche.

#MeToo s'est répandu sur les réseaux sociaux, s'est parfois retourné contre des "victimes autoproclamées".

Accusatrice d'Harvey Weinstein, la réalisatrice et actrice Asia Argento a été accusée en 2018 par l'acteur Jimmy Bennett de l'avoir agressé sexuellement alors qu'il était mineur. Il "aurait accepté 380.000 dollars de la part d’Asia Argento pour qu’il n’engage pas de poursuites à son encontre pour ces faits remontant à 2013, alors qu’il avait 17 ans et elle 37".

"La New York University, où elle est professeur d’allemand et de littérature comparée, a poursuivi" la philosophe "Avital Ronell pour « sexual harassment » (« harcèlement sexuel »), « non-consensual sexual contact », « stalking » et « retaliation » (« représailles ») envers un doctorant, Nimrod Reitman, dont elle était la tutrice, et n’a retenu que le premier chef d’accusation - en la sanctionnant d’un an de suspension de ses fonctions (plus de cours, plus de logement, plus de salaire, donc). Les faits datent de 2012. Le jeune homme a aujourd’hui 34 ans, la philosophe 66 ; il est gay, elle est lesbienne", a écrit Robert Maggiori, philosophe, éditeur et journaliste (Libération, 28 août 2018).

Récente réplique de ce séisme, la cérémonie des César 2020 a marqué un virement effrayant teinté d'antisémitisme.
En France, le 14 octobre 2017, Sandra Muller, fondatrice-directrice de La lettre de l'audiovisuel, journaliste française qui vit aux Etats-Unis, propose sur Twitter le hashtag #balancetonporc pour que « la peur change de camp » et que des femmes "donnent les noms de leurs prédateurs" et racontent "un harcèlement sexuel au boulot". En moins d'une semaine, il est repris à 200 000 reprises. 

Sandra Muller s'est inspirée du titre de l'article sur Harvey Weinstein intitulé "A Cannes, on l'appelait le porc" et publié par Le Parisien. "C'est très fort en termes d'image et cela permet aussi de mettre de la distance par rapport au bourreau. Il y a un côté vulgaire et populaire pour interpeller le plus grand nombre", explique-t-elle alors.

Cependant, comparer un être humain à un animal, en l'occurrence un porc, donc en le déshumanisant, est injustifiable. Et la gauche, qui abhorre traditionnellement la délation, s'est pâmée devant ce mouvement prônant la dénonciation. Au contraire d'une procédure judiciaire fondée sur la présomption d'innocence et les droits de la défense, deux principes fondamentaux d'une démocratie, ce hashtag initie une démarche bafouant ces règles, portant atteinte à l'image et ternissant la réputation d'hommes.

Ce mouvement a révélé des harcèlements et agressions sexuels, voire des viols, notamment en politique, généralement au vu et au su de cadres dirigeants d'associations : Mouvement des jeunes socialistes (MJS), Union des étudiants de France (UNEF) de 2006 à 2009 alors que Caroline De Haas, ancienne porte-parole d’Osez le féminisme, en était la secrétaire générale, etc.

"Au cabinet de la ministre des droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, la militante féministe Caroline de Haas a contribué à faire adopter le texte qui oblige le secteur public à financer des formations contre le harcèlement sexuel. La militante a ainsi créé le marché de sa future entreprise A défaut d’être moral, tout est légal". 

Caroline de Haas a défilé à Paris, notamment avec Clémentine Autain, lors de la manifestation contre l'islamophobie du 10 novembre 2019 lancée par un appel de 50 personnalités de gauchelancé par "Madjid Messaoudene (élu de Saint-Denis), la Plateforme L.e.s. Musulmans; Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA); le Comité Adama; le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), l’Union communiste libertaire (UCL), l’Union nationale des étudiants de France (Unef), Taha Bouhafs (journaliste)". Le CCIF est une organisation controversée, soupçonnée par certains d'être proche des Frères musulmans.

Cible de ces féministes : le mâle blanc hétérosexuel occidental, juif ou chrétien, généralement de plus de 50 ans.

En outre, certaines assurent leur business en hystérisant les relations entre sexes, en prônant la séparation, voire la guerre des sexes. 


Le 9 janvier 2018, le quotidien Le Monde a publié la tribune initialement intitulée « Des femmes libèrent une autre parole », et publiée sur le site Internet du journal sous le titre « Nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle ». Parmi les cent signataires : Catherine Millet, Ingrid Caven, Catherine Deneuve, Peggy Sastre, Elisabeth Lévy et Brigitte Lahaie. Cette parole différente a été fustigée par des féministes et leurs signataires sommées de se désolidariser de ce texte. En réponse à cette tribune : "Les porcs et leurs allié.e.s ont raison de s’inquiéter". 


"L'affaire Weinstein ne met pas l'accent sur l'égalité entre hommes et femmes. Au contraire, son écho médiatique dominant s'est focalisé sur un antagonisme comportemental non seulement entre hommes et femmes, mais parmi les femmes entre elles. Dès le début, je me suis demandé pourquoi on n'entendait pas parler de toutes les femmes qui avaient su jouer et profiter du système Weinstein. Car non seulement cela aurait apporté des éléments factuels attestant de la réalité de ce fameux système, mais en plus, on aurait mis en lumière des femmes assez fortes pour retourner à leur avantage une stratégie a priori conçue pour les opprimer. C'est assez significatif de ce passage d'une culture de la dignité à une culture de la victimisation que peuvent analyser des chercheurs comme Bradley Campbell et Jason Manning", a déclaré Peggy Sastre au Point (30 septembre 2018).

Et cette essayiste de poursuivre son analyse : "L'autre travers de #MeToo, qui me semble heureusement un peu plus remarqué, c'est l'accaparement de la libération de la parole par un féminisme aux allures de religion, avec ses dogmes, sa liturgie et sa chasse aux hérétiques. Une idéologie devenue totalitaire, parce qu'infectée par l'un des pires fléaux de notre époque : l'identitarisme, qui est une façon de voir le monde sans autre réalité commune (et encore moins objective) que la polarisation existentielle entre oppresseurs et opprimés. C'est le féminisme d'une Laurence Rossignol, qui regrette qu'on ne puisse pas légiférer sur la vie privée des gens ou qui répète que la justice n'a pas été « faite » pour les femmes en général, et pour les victimes de violences sexuelles en particulier, mais par les hommes et pour protéger l'immunité des prédateurs. Une analyse qui semble en appeler à un règlement extra-judiciaire non seulement des violences sexuelles, mais des violences sexuelles dont sont victimes les femmes, qui leur seraient « spécifiques » en raison même de leur sexe. C'est un tribalisme, une balkanisation de la vie civile que je trouve proprement terrifiante. Nos démocraties libérales se sont construites pour défendre les individus (minorité ultime) contre la tyrannie de la majorité. Elles ont peut-être si bien fonctionné qu'on assiste aujourd'hui à une sorte de tyrannie des minorités sur la majorité, bien obligée de se faire silencieuse. Mais je ne parle pas de minorités démographiques, mais de minorités psychologiques. Il me semble qu'une attention démesurée est accordée aux individus les moins adaptés à la vie intellectuelle d'une démocratie libérale – le respect du pluralisme, le respect, voire la recherche de la contradiction, etc. Ceux qui crient le plus fort, qui entendent dissoudre le débat par l'anathème, qui pensent que la marche du monde est un jeu à somme nulle où il n'y a de victoire que dans l'annihilation de l'adversaire. Et qui, à ce titre, estiment que tous les moyens sont permis".


En 2018, les éditions du Cerf ont publié "Le porc émissaire. Terreur ou contre-révolution" d' Eugénie Bastié, Essayiste, journaliste au Figaro. "Que dit vraiment la déferlante « Balance ton porc » de nos sociétés occidentales ? Comment, cinquante ans après Mai 1968, la course à la jouissance s’est-elle transformée en chasse à l’agression ? Quel droit d’inventaire a en réalité engagé cette catharsis planétaire ? Résistant à un puritanisme anglo-saxon qui voudrait aseptiser le tragique amoureux, sans céder au mirage libertaire d’une « liberté d’importuner », Eugénie Bastié analyse les ressorts du nouveau désordre sexuel et du malaise masculin dont il témoigne. Elle révèle, sous l’apparente terreur délatrice, la contre-révolution à l’oeuvre au sein du commerce des sexes. Contre l’utopie d’une liberté sans limites, il nous faut retrouver, par la pudeur et l’honneur, le fragile mystère qu’appellent l’amour, le désir et le corps. Un dévoilement éblouissant où le style le dispute à la profondeur". 


"J'ai voulu souligner la dimension cathartique et mimétique du mouvement MeToo... Comme le dit Girard, le bouc émissaire a des particularités pour devenir le bouc émissaire. Weistein possédait tous les stigmates de l'Occident : un mâle blanc de plus de 50 ans, hétérosexuel, puissant et riche. #MeToo est un « moment néo-protestant » au sens où l'entend Régis Debray : culture de la transparence, manichéisme, et contractualisation du désir en sont les ingrédients... Finalement, #MeToo est un « moment néo-protestant » au sens où l'entend Régis Debray : culture de la transparence, manichéisme, et contractualisation du désir en sont les ingrédients...L'ancien régime de la domination masculine a été renversé dans nos lois. Mais désormais, on voudrait éradiquer un hypothétique patriarcat dans les têtes, les reins et les cœurs. Les féministes radicales pensent que l'homme est naturellement bon et que c'est la société qui le corrompt. Elles expliquent qu'il existe une culture du viol qui éduquerait les garçons à devenir violents envers les filles. Je pense complètement l'inverse. L'homme a des pulsions et c'est la société qui va les réprimer et encadrer son désir. C'est le propre de la civilisation d'apprendre à l'homme à « se tenir ». Sauf qu'aujourd'hui, toutes les structures traditionnelles et tous les rites de passage (autorité, école républicaine, service militaire) ont disparu. Si vous ajoutez à cela, la massification du porno, vous avez un cocktail provoquant l'immaturité des jeunes hommes. C'est l'absence de culture et d'éducation qui crée la porcherie... Pour moi, on peut lire #MeToo comme un backlash (une réaction, NDLR) de l'élection de Donald Trump. Le féminisme américain avait sa candidate, Hillary Clinton, qui a joué pendant toute la campagne sur ce thème et c'est un porc qui a été élu à la Maison-Blanche. C'était inadmissible. La première réponse a été une marche des femmes contre le nouveau président. L'élection de Trump a été un moment cathartique et a permis une redynamisation du tissu associatif féministe américain... 50 ans après avoir dit « jouissons sans entraves », avoir libéré le désir, on pensait avoir réglé cette problématique. On remarque que la question sexuelle reste un problème. La libération sexuelle a eu pour revers « l'extension du domaine de la lutte » au domaine sexuel et a remplacé l'antique injonction à la chasteté par l'injonction à la jouissance, le culte de la virginité par la honte d'être prude. D'où, je pense, un malaise grandissant, notamment chez les jeunes gens, autour de la question du consentement. Auparavant, le « non » était de principe pour les jeunes femmes, et c'était tout un travail de « conquête » pour l'homme que de lui faire dire « oui ». Aujourd'hui, le « oui » est de principe, on présume que les corps sont offerts et disponibles, on ne voit pas au nom de quoi il faudrait ne pas coucher le premier soir : c'est plus difficile de dire non. Dans de nombreux témoignages, des femmes ont dit « je me suis sentie obligée ». Il n'y a plus de code moral, mais une intériorisation de normes sociales.... C'est cela qui m'inquiète. Les féministes radicales visent l'égalité absolue, pas seulement dans la vie publique, mais aussi dans la vie privée et jusque dans le désir. Si ce monde est celui où l'on signe un formulaire avant de faire l'amour, où l'on voit dans l'autre une menace (de délation ou d'agression), et où l'on ne s'aborde plus dans la rue, mais via des applications sur smartphone, bref un monde où tout est sous contrôle, je n'en veux pas !", a expliqué Eugénie Bastié (Le Point, 30 septembre 2018)

Et le 25 septembre 2019, le Tribunal de Grande instance de Paris a condamné Sandra Muller in solidum avec la société ASBM, éditrice de Twitter, à verser à Éric Brion, qu'elle avait accusé de harcèlement sexuel, 15 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais judiciaires. Il a aussi ordonné le retrait du tweet, une publication de la condamnation sur le compte Twitter de Sandra Muller, et dans deux journaux choisis par Éric Brion. Selon Maître Bénoit, avocat de ce dernier, il n’y a pas eu de « harcèlement sexuel » mais « une expression déplacée ». L’avocat de Sandra Muller, Me Francis Szpiner, a annoncé sur Twitter qu’il interjetterait appel.

Arte réunit dans la page « #MeToo, deux ans après » (#MeToo: Weinstein der Vergewaltigung schuldig gesprochen) de son site Internet des reportages ou documentaires sur ce phénomène.

« Le hashtag #MeToo s'est répandu sur la toile en octobre 2017 ».

« A l'origine, un mouvement venu du cinéma, et de la chute d'Harvey Weinstein. Le 24 février 2020, l'ancien producteur de cinéma a été jugé coupable d'agression sexuelle et de viol par un jury de Manhattan, mais disculpé des accusations de comportement sexuel "prédateur", pour lesquelles il encourait la perpétuité ». 

« Partout dans le monde, depuis deux ans, des femmes ont partagé, sur les réseaux sociaux, leurs expériences d'agression sexuelle, de harcèlement ou de discrimination ». 

« Derrière la viralité du terme, une réelle revendication d'égalité entre les hommes et les femmes ».

« #MeToo entre dans la danse »
Arte diffusera le 11 mars 2020 « #MeToo entre dans la danse » (Tanz, Macht, Missbrauch. Das Ende des Schweigens?) de Lena Kupatz et Lina Schienke. « La vague #MeToo a aussi éclaboussé la danse. Tour d'horizon d'un milieu vulnérable au sexisme, où naissent des initiatives pour faire évoluer les rapports homme-femme ».

« En 2017, la déferlante #MeToo a libéré la parole des femmes dans le cinéma, mais aussi dans l'ensemble de la sphère artistique ».

« De New York à Anvers, des accusations de harcèlement sexuel ou d'abus ont émergé dans les corps de ballet ou les compagnies ».

« Quelques semaines après les révélations liées à l'affaire Weinstein, la danseuse et chercheuse belge Ilse Ghekiere a jeté un pavé dans la mare en publiant l'article "#WeToo", fruit d'un travail de collecte de plus de quatre-vingts témoignages. Ceux-ci racontent les gestes déplacés, les agressions, les danseurs et danseuses placés sur liste noire pour avoir refusé les avances d'un chorégraphe ». 

« Mais si les réseaux sociaux paraissent le vecteur idéal pour briser le silence, des voix s'élèvent aussi pour dénoncer les jugements hâtifs ».

« Art corporel, secteur saturé où les opportunités professionnelles se font rares, le milieu de la danse a tout pour favoriser les comportements abusifs ».

« Ponctué d'interventions de danseurs, d'activistes, de chorégraphes et d'historiens, ce film montre aussi à quel point les comportements sexistes actuels s'enracinent dans l'histoire du ballet, marquée par les rapports hiérarchiques, une discipline de fer et des représentations machistes ».

« D'abord exclue de la scène, la danseuse sera ensuite parée des atours vaporeux (et réducteurs) de la ballerine et livrée aux convoitises de riches messieurs au XIXe siècle. »

« Mais le milieu commence à se remettre en question. Des collectifs se forment et de prestigieuses institutions se dotent de codes de conduite, à l'instar du Scottish Ballet, dont le directeur artistique, Christopher Hampson, et les équipes expérimentent de nouvelles façons de travailler ensemble, fondées sur la transparence et la concertation ».


Pas #MeToo
Depuis les années 1970, des gangs musulmans pédocriminels (grooming gangs), souvent d'origine pakistanaise et dénommés "Asian" en langage "politiquement correct", ont violé, prostitué, drogué, battu près de 19 000 filles britanniques, généralement chrétiennes, parfois sikhes, au Royaume-Uni. Un acte appelé par certains le "rape-jihad" (expression forgée par Andrew McCarthy).

Le 13 mars 2018 Spiked Online a publié l'article The #MeToo set’s silence on the rape of working-class girls is deafening (Le silence de #MeToo sur le viol de filles issues de la classe ouvrière est assourdissant), de Joanna Williams : à Telford, pendant plus de quarante ans, mille filles blanches chrétiennes ont été droguées, violées, forcées à la prostitution, et certaines assassinées ainsi que leurs proches, par des gangs musulmans "asiatiques", soit indiens, pakistanais ou bangladais. Les autorités publiques informées de ces faits n'ont pas agi pour y mettre fin de crainte d'être qualifiées de racistes, d'islamophobes. Cette journaliste est indignée par le silence médiatique sur cette affaire tragique.


Le 28 décembre 2019, The Independent a révélé que les autorités locales ont identifié, en 2018-2019, 18 700 personnes présumées être des victimes d'exploitation infantile sexuelle, soit 3 300 de plus que cinq ans auparavant.


« #MeToo entre dans la danse » de Lena Kupatz et Lina Schienke
Allemagne, 2019, 52 min
Sur Arte les 11 mars 2020 à 22 h 35 et 29 mars 2020 à 6 h 05
Disponible du 10/03/2020 au 09/04/2020
Visuels :
© Signed Media
© Helen Maybanks

© Jane Hobson

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Les citations sur les films sont d'Arte.

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