Citations

« Le goût de la vérité n’empêche pas la prise de parti. » (Albert Camus)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil. » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement, et le commencement de tout est le courage. » (Vladimir Jankélévitch)
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Ne demande jamais ton chemin à quelqu'un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t'égarer ! » (Nahman de Bratslav)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit. » (Charles Péguy)

mercredi 12 octobre 2011

« Kurt Gerstein, témoin de vérité » de Philippe Labrune


Arte rediffusera les 13 et 28 octobre 2011 « Kurt Gerstein, témoin de vérité » (Kurt Gerstein - Zeuge der Wahrheit), documentaire (2007) de Philippe Labrune. A l’aide d’images d’archives et de citations de Kurt Gerstein (1905-1945), ce film retrace l’histoire de cet ingénieur allemand protestant, officier SS ambigu, qui fut un des rouages de la « Solution finale » sur laquelle il tenta d’alerter le monde.

  
Le 30 janvier 1946, lors du procès de Nuremberg où comparaissent les dignitaires nazis poursuivis pour crimes de guerre ou/et crimes contre l’humanité, une pièce passe inaperçue : le rapport de Kurt Gerstein évoquant les camps d’extermination de Treblinka, Belzec, Majdanek...

Lutter pour le Bien au centre du Mal ?
Personnage ambivalent et complexe, Kurt Gerstein est né dans une famille de la bourgeoisie prussienne « dévouée, soumise à l’autorité de l’empire ». Son père, Ludwig, est une magistrat influent, « calé dans ses principes, antisémite de tradition ». De ses sept enfants, seul Kurt affrontera son autorité.

Enfant provocateur, Kurt Gerstein grandi avec un mal être et une faible estime de lui.

En 1925, il entre à l’université de Marbourg. Sous la pression de son père, il adhère à Teutonia, une confrérie nationaliste d’étudiants. Il critique la légèreté des membres de ce groupe, ce qui lui vaut d’en être exclu. Sous l’intervention de son père, il y est réintégré.

Parallèlement à ses études, Kurt Gerstein, sous l’effet d’une foi assumée, entre en 1928 dans les cercles bibliques (Bund deutscher Bibelkreise), mouvement de jeunesse protestante qui choisira de se dissoudre en 1934. Son charisme et son influence sur la jeunesse protestante sont manifestes. Kurt Gerstein estime que « l’autorité et la confiance sont les deux fondements de l’éducation ».

En 1931, il devient ingénieur, spécialisé dans les mines.

En 1933, à l’arrivée au pouvoir d’Hitler, et à la suite d’un conseil de famille, les Gerstein adhèrent au parti nazi. Quand Hitler « met au pas l’église protestante », Kurt Gerstein choisit « l’Eglise confessante » car il ne veut pas que « Hitler se substitue à Dieu ».

Après des stages, Kurt Gerstein entre en 1935 dans les mines de la Sarre, entreprise publique, et se marie en 1937 avec Elfriede Bensch, fille de pasteur.

Chargé d’organiser en 1936 un congrès de mineurs allemands, Kurt Gerstein envoie aux congressistes deux affichettes provocatrices faisant allusion au parti nazi. Exaspérée, la Gestapo effectue une perquisition. Kurt Gerstein est arrêté pour « agissements contre l’Etat », et emprisonné.

Exclu du parti nazi, il perd son emploi. La famille Gerstein multiplie les efforts afin d’obtenir la réintégration de Kurt Gerstein dans le parti nazi et retrouve un poste, et Kurt Gerstein écrit une lettre au tribunal dans laquelle il réaffirme sa loyauté.

Il débute des études de théologie, puis de médecine, et reprend son activisme religieux.

En 1938, il est de nouveau interpellé, et détenu pour haute trahison au camp de concentration de Welzheim pendant six semaines. Il bénéficie d’un non lieu, et part en croisière avec son épouse. Il n’utilise pas les escales, notamment en Italie, pour émigrer aux Etats-Unis où vit une partie de sa famille.

Les efforts déployés par la famille Gerstein sont en partie couronnés de succès : si le tribunal du parti nazi ne prononce pas la réintégration de Kurt Gerstein, du moins choisit-il la solution du congédiement qui permet à Kurt Gerstein de retrouver un travail, en l’occurrence dans la mine de potasse Wintershall. Un emploi qu’il conserve jusqu’en 1940, date à laquelle il rejoint la firme familiale à Dusseldorf.

En 1939, Kurt Gertein est volontaire dans la Wehrmacht, puis dans la Waffen SS.

En 1941, il décide de lutter de l’intérieur contre le nazisme et sa machine à tuer. Il motive son entrisme par la mort d’une membre de sa famille, malade mentale, qui aurait été assassinée dans le cadre du programme nazi d’euthanasie des « aliénés », et sa volonté de connaître « ce que font ces gens… d’en contrôler la direction » et de révéler leurs crimes au monde entier.

Il entre dans la SS, est affecté à l’institut d’Hygiène de la Waffen SS qui, de Berlin, contrôle certains aspects des camps de concentration. Kurt Gerstein innove par un système de désinfection original. Il assiste à l’effroyable essai du cyanure de potassium dans le camp de Belzec (Pologne).

Parallèlement, Kurt Gerstein informe un diplomate suédois de ce qui s’est passé à Belzec, et s’efforce d’alerter des responsables religieux – Vatican - ou de pays neutres, voire les Alliés. En vain.

Kurt Gerstein se rend aux Alliés. Prisonnier des Français, il est interrogé et écrit en 1945 le rapport qui porte son nom et dans lequel il livre son témoignage sur des atrocités découvertes à Belzec, le fonctionnement des camps de la mort, l’extermination des Juifs (Shoah).

Se présentant comme témoin, Kurt Gerstein apparait aux yeux des Alliés comme un complice du nazisme. Il est inculpé – les factures de gaz Zyklon B sont au nom de ce nazi - et est retrouvé pendu à la prison du Cherche-Midi le 25 juillet 1945. Suicide ? Assassinat ? Le mystère demeure, comme la personnalité ambiguë de Kurt Gerstein : Bourreau ? Résistant au nazisme ?

L’action de Kurt Gerstein a été analysée par divers historiens, en particulier Léon Poliakov, Raul Hilberg et Saül Friedlander.
Kurt Gerstein a aussi inspiré des œuvres artistiques.

La pièce de théâtre Le vicaire (Der Stellvertreter) du dramaturge Rolf Hochhuth (1963), qui a été créée au théâtre de l'Athénée (Paris) dans une adaptation de Jorge Semprun.

Le film Amen a été réalisé par Costa-Gavras (2002).

Kurt Gerstein est réapparu dans l’actualité lors de la restitution en 2008 d’un tableau de Matisse peint en 1898, Paysage, le mur rose (de l’hôpital d’Ajaccio), qui avait été volé à un Juif allemand, Harry Fuld, et qui avait été retrouvé en 1948 dans une cache de Kurt Gerstein.

Arte consacre un dossier aux chrétiens à l’épreuve du nazisme qui évoque la figure de Kurt Gerstein.


« Kurt Gerstein, témoin de vérité » de Philippe Labrune
Allemagne, 2007, 1 h 10 minutes
Diffusions les :
-          13 octobre 2011 à 14 h 30
-          28 octobre 2011 à 3 h 25
Visuels : © Landeskirchliches Archiv Bielefeld

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dimanche 9 octobre 2011

Brigitte Bardot a déclaré : « Je réagis avec émotion, rien de plus »


Le 3 octobre 2011, sur France 2, l’émission Un œil sur la planète avait pour titre Un Etat palestinien est-il encore possible ? Les reportages diffusés véhiculaient souvent la propagande palestinienne, et ternissaient injustement l’image d’Israël. Pour évaluer les effets de tels reportages sur le téléspectateur lambda, je republie mon interview indirecte de Brigitte Bardot pendant la guerre d’Israël contre le Hezbollah au sud-Liban publiée à l’été 2006 par Guysen. Les propos de l'ancienne actrice, chanteuse et muse avaient suscité les réactions indignées d'Internautes informant Brigitte Bardot de réalités israéliennes qu’elle ignorait car nombre de médias les avaient occultées. Prenant conscience de ces faits, Brigitte Bardot nuançait ses propos initiaux.
 
Dans une lettre ouverte au ministre israélien de la Défense Amir Peretz, Brigitte Bardot a imploré le 31 juillet 2006 un cessez-le-feu et présenté l’Etat d’Israël seulement comme l’auteur de bombardements, sans mentionner le Hezbollah. Etonné par la partialité de cette missive, j’ai interrogé Brigitte Bardot via Christophe Marie, directeur de la Fondation Brigitte Bardot.

« Spécial Bardot » par François Reichenbach et Eddy Matalon
  
Cette lettre ouverte à Amir Peretz ne pouvait passer inaperçue.

La signataire est célèbre : Brigitte Bardot, une ancienne actrice et chanteuse talentueuse, une vedette internationale consacrée « la plus belle femme au monde », la présidente de la Fondation Brigitte Bardot pour la protection de l’animal sauvage et domestique, une femme sensible qui a montré son courage en ne cédant pas aux menaces de l’OAS lors de la guerre d’Algérie.

On n’avait guère entendu Brigitte Bardot lors des deux Intifadah ni sur d’autres conflits mondiaux. Sa lettre méritait donc une lecture attentive. Elle révèle une connaissance partielle de la situation ainsi que l’importance des images comme sources essentielles d’informations et de réactions émotionnelles. Elle souligne la mission cruciale incombant aux médias : présenter une information vérifiée, vraie, précise et aussi exhaustive que possible, et non une propagande habillée des atours de la réalité, afin que le lecteur, l’auditeur, le téléspectateur ou l’internaute puisse se former une opinion éclairée et fondée. Elle témoigne de l’impact des images de Cana.

J’ai contacté la Fondation Brigitte Bardot pour vérifier l’authenticité de la lettre et lui faire part de son étonnement devant sa partialité.

Christophe Marie, coordinateur Bureau protection animale à la Fondation Brigitte Bardot, a bien voulu transmettre à Brigitte Bardot quatre questions longues, car étayées d’informations nécessaires pour compléter les informations dont disposait l’auteur de cette lettre.

Il m’a indiqué : « Brigitte Bardot a accepté de répondre à vos commentaires. Voici ces paroles retranscrites, que vous pouvez utiliser sous forme d'interview (exclusive car elle ne souhaite pas provoquer de "surenchère" dans ses déclarations) ».

J’ai donc réuni la lettre ouverte de Brigitte Bardot et les quatre questions posées par GIN accompagnées des réponses de Brigitte Bardot.

Guysen invite Brigitte Bardot en Israël, au moment de son choix, afin de lui montrer des réalités méconnues de ce conflit et de ce pays.

Lettre ouverte à Amir Peretz
Ministre israélien de la Défense

Monsieur le ministre,

Je tiens, en mon nom propre et au nom de ma Fondation, à vous supplier de faire cesser immédiatement les attaques, les bombardements qui touchent et tuent le peuple libanais.

Le monde retient son souffle, et nous sommes en pleurs à la vue des dizaines de civils, hommes, femmes et enfants, victimes des combats menés, sous vos ordres, par vos soldats.

Vous le savez, la France condamne fermement les frappes meurtrières de Cana et je rejoins notre Premier ministre lorsqu’il affirme « la violence appelle la violence ».

Vous vous présentez comme un « homme de Paix », mais votre inflexibilité nous renvoie plutôt l’image d’un homme de guerre !

Il n’est pas possible de tolérer l’intolérable, de tenter de justifier l’injustifiable, non, l’homme se doit de faire preuve d’un minimum d’humanité.

Bien sûr, votre peuple a terriblement souffert, mais cela ne lui donne pas le droit de semer la mort sans discernement.

L’holocauste est la démonstration absolue de la folie de l’homme, sa capacité à massacrer d’autres hommes, sans aucun scrupule, aucune recherche de pardon… tout cela au nom d’un Dieu ou d’une religion !

Lorsqu’on a survécu au génocide peut-on, à son tour, se conduire en tyran ? Je ne le crois pas, ou alors, c’est que l’histoire n’a servi à rien, que l’horreur est sans fin.

En quelques jours, vos bombardements ont tué des dizaines d’innocents et ont provoqué la plus grande catastrophe écologique qu’ait connue la Méditerranée… Savez-vous où vous mènera cette surenchère meurtrière ?

On me reprochera sûrement cette lettre, peu importe, se taire c’est être complice paraît-il et je ne veux, en aucun cas, être complice de cette folie dévastatrice.

Monsieur le ministre, le monde est tourné vers vous aujourd’hui, ne soyez ni aveugle ni sourd, entendez nos appels au cessez-le-feu.

Etre un « homme de paix » c’est bien plus que de le déclarer… Il faut aujourd’hui le prouver !

Je place mon espoir en vous et adresse mes prières aux victimes libanaises. 

Paris, le 31 juillet 2006 
Brigitte Bardot 


Interview via la Fondation Brigitte Bardot
Véronique Chemla : Le nord et le sud de l’Etat d’Israël sont visés par les tirs de roquettes Katioucha et Qassam de deux mouvements terroristes, le Hezbollah et le Hamas. Plus de un million d’Israéliens – juifs, chrétiens, musulmans – vivent dans des abris exigus, plusieurs centaines de milliers ont quitté leurs foyers pour se rendre dans leurs familles à Tel-Aviv ou dans des villes du centre du pays.
Trois soldats israéliens ont été kidnappés voici plusieurs semaines par ces deux organisations islamistes qui refusent de donner toute information sur leur état de santé, en violation des conventions de Genève. L’un de ces jeunes travaille dans la protection de l’environnement.
« Selon Raphaël Barak, Chargé d’affaires à l’ambassade d’Israël en France, trois mille à trois mille cinq cents missiles ont atteint l’Etat d’Israël, sur les douze mille dont dispose le Hezbollah. Les trois quarts des missiles demeurent donc, avec leurs charges de centaines, de milliers de boules métalliques mortelles et terriblement destructrices… »
Brigitte Bardot serait-elle disposée à écrire une lettre aux dirigeants de ces deux mouvements pour leur demander de cesser de viser les Israéliens, en tuant notamment des enfants, de libérer ces trois jeunes soldats et de signer un accord de paix avec l’Etat d’Israël dont ils reconnaîtraient le droit à l’existence (Charte du Hamas)

Brigitte Bardot : Croyez-vous vraiment qu’une lettre aux dirigeants du Hezbollah et du Hamas changerait quoi que ce soit ? Si j’avais le pouvoir de faire arrêter les guerres, les conflits, bien sûr, je m’y emploierais corps et âme, mais je n’ai pas ce pouvoir et je ne peux que témoigner ma révolte, ma détresse infinie de voir les hommes se déchirer, s’armer pour mieux se détruire… Si j’ai lancé cet appel à votre ministre de la Défense c’est que j’ai vu, hier encore, des images terribles de jeunes victimes retirées des décombres. Il ne s’agissait pas d’intégristes du Hezbollah ou du Hamas, mais de civils libanais. Je devrais peut-être me taire, passer à autre chose, mais je suis encore et toujours une femme libre et il ne me semble pas anormal d’exprimer la peine profonde et l’écœurement que ces images provoquent en moi.

VC : Concernant l’utilisation des boucliers humains par le Hezbollah et le Hamas : sept à huit heures se sont écoulées entre les tirs israéliens et l’effondrement du bâtiment à Cana. A plusieurs reprises, par voie radiophonique et par lancers de tracts en arabe, l’Etat d’Israël a demandé aux Libanais de quitter la région de Cana. L’Armée israélienne a lancé une enquête en signalant qu’à Cana se trouvait un QG du Hezbollah et que les soldats du Hezbollah se postaient pour lancer leurs missiles et stockaient des munitions dans des zones peuplées de civils libanais, voire cachaient des armes près d’une mosquée.
Le 28 juillet, Jan Egeland, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, a déclaré : « La pluie de roquettes sur Israël doit cesser, les infiltrations de populations civiles par les militants armés doit s'arrêter, et la réponse disproportionnée contre les infrastructures civiles et les cibles mixtes civils/militants doivent prendre fin »
Les Nations unies ont constaté le 28 juillet : « La FINUL indique que la base de Marun Al Ras était inoccupée depuis un incident du 23 juillet au cours duquel un observateur militaire avait été grièvement blessé par le Hezbollah, tandis que la base de Khiyam a été complètement détruite par le bombardement israélien du 25 juillet... La Mission des Nations Unies a indiqué que le Hezbollah avait tiré encore davantage de roquettes sur Israël aujourd'hui. La FINUL a aussi réduit une partie de ses bataillons ghanéens à cause du risque accru que posent les tirs du Hezbollah à proximité de ses positions, et le bombardement de ces positions par l'armée israélienne »
Que pense Brigitte Bardot, qui a manifesté son courage notamment face à l’OAS lors de la guerre d’Algérie, de ces terroristes qui utilisent les civils ou les observateurs des Nations unies comme boucliers humains ? Qualifie-t-elle le comportement du Hezbollah de lâche et non respectueux de la vie humaine ?

BB : Lancer un appel au cessez-le-feu au ministre de la Défense fait de moi une complice des terroristes du Hezbollah et du Hamas ? Ce n’est pas réducteur, c’est absolument ridicule. Evidemment je condamne, totalement et avec force, les terroristes qui utilisent les civils ou les observateurs des Nations unies comme boucliers humains. Mais, encore une fois, ma réaction est celle d’une femme dévastée par la folie meurtrière qui anime le monde, je réagis avec émotion, rien de plus.

VC : Brigitte Bardot a évoqué l’Holocauste dans sa lettre ouverte à Amir Peretz, ministre israélien de la Défense. Six millions de Juifs ont été assassinés sous la Shoah, par le nazisme, une idéologie totalitaire.
Que doit faire l’Etat d’Israël quand ses citoyens sont terrés dans des abris pour éviter les missiles du Hezbollah au nord et du Hamas au sud ? Doit-il attendre que tous les missiles aient atteints leurs cibles, que d’autres arrivent de Syrie et d’Iran pour continuer à menacer, blesser et tuer six millions de Juifs israéliens ? Que doit faire l’Etat juif face à des organisations terroristes qui visent sa destruction en se cachant parmi des civils libanais ?

BB : Si j’ai évoqué l’Holocauste, sans toutefois faire de parallèle avec les bombardements de Cana, c’est parce que la logique voudrait que les peuples victimes de génocide (ils sont nombreux hélas et pas forcément juifs) combattent, plus que quiconque, la violence exercée contre les populations. Bombarder des civils n’apportera pas la paix, j’en suis intimement persuadée, et je trouve dramatique que l’on soit incapable de tirer des enseignements de sa propre histoire.

VC : Le 9 juillet, trente-sept nouveaux sites, dont l'un situé en Israël, ont été proposés à l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial lors de la 30e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO (8-16 juillet) dans la capitale lituanienne, Vilnius.
Ce Comité a examiné les dossiers de 27 sites culturels, huit sites naturels, deux sites mixtes et trois transfrontaliers, présentés par 30 pays, dont l'Etat d'Israël. Celui-ci a proposé la ''voie de migration de la Great Riff Valley, vallée de Hula, une voie-clé pour un million d'oiseaux''. Présenté depuis quelques années, ce projet scientifique, qui a un volet éducatif, rassemblerait des pays européens, africains et asiatiques.
Brigitte Bardot serait-elle intéressée, à titre individuel ou via cette Fondation, par ce projet ? Le soutiendrait-elle ? Serait-elle intéressée par rencontrer ses animateurs israéliens et africains ?

BB : Ma Fondation est toujours sensible aux initiatives qui permettent la préservation des espèces et des milieux, c’est pourquoi j’ai dénoncé les bombardements de la centrale électrique de Jiyé qui ont touché les réservoirs de la centrale et ont occasionné une marée noire qui menace la faune et l’écosystème de la mer méditerranée.

« Ma démarche n’a été guidée que par la profonde tristesse, le dégout même, provoqués par les images des victimes libanaises que nous avons vues et revues sur nos écrans. Cette détresse m’a réellement touchée. Mon appel au ministre de la Défense ne vise qu’à poser cette question : Pensez-vous que les bombardements actuels vous conduiront à la paix ? », a précisé Brigitte Bardot le 4 août 2006, en réagissant aux missives des lecteurs de Guysen.
Et d’ajouter :
« Je reste persuadée que la violence appelle la violence. Je souhaite, de tout cœur, voir enfin cette région du monde vivre en paix et je ne me désole pas plus sur les victimes libanaises qu’israéliennes. Je suis profondément meurtrie par la souffrance et la cruauté qui touchent toutes les populations. Quant à ceux qui me traitent d’antisémite parce que j’en appelle à un cessez-le-feu… je ne vois même pas quoi leur répondre tellement cette attaque est stupide ! Je n’ai voulu blesser personne avec cette lettre et je suis sincèrement triste de constater que certains se soient sentis agressés. Enfin, ce n’est pas parce que je consacre ma vie à défendre les animaux que la détresse des hommes me laisse indifférente. En témoignent mes interventions contre les mises à mort par lapidation en Iran et au Nigéria, ou les condamnations à mort arbitraires au Texas. Certains de vos commentaires m’ont particulièrement touchée parce qu’ils sont l’expression d’une souffrance dont je n’avais peut-être pas suffisamment conscience ».
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mardi 4 octobre 2011

La peintre Véronique Kaplan

 
Du 16 mai au 15 juin 2013, le Point Conseil Espace Talent présente l'exposition d'œuvres de Véronique Kaplan. Formée aux Etats-Unis et en France, cette peintre à l'aise dans le figuratif et dans l'abstraction, et créatrices de tableaux au fort pouvoir évocateur.



Née dans une famille d’artistes, Véronique Kaplan a suivi une formation de peintre et d’illustratrice à l’Academy of Art de San Francisco (Etats-Unis), puis aux Beaux-arts de Paris.
 
Elle a voyagé en Grèce, Afrique du Nord et Israël à la recherche d’une lumière qui « enveloppe la forme sans trop la raconter ».

Elle a exposé à Paris, notamment au Palais de Tokyo (2004), au Toit de la Grande Arche de la Défense (2005), au Salon d’Automne de la peinture contemporaine (2006), à la Villa des artistes (2006-2007), et à l’étranger (Tunisie).

Elle enseigne le dessin et la peinture, aux enfants et aux adultes.

Elle illustre aussi des livres pour enfants et la littérature étrangère, dont des contes maliens de Dombi-Fakoly publiés aux éditions L’Harmattan : « A la conquête de la fontaine magique » et « On a volé la coupe d’Afrique » (2003).

En 2004, au Centre Valeyre, elle avait montré ses acryliques, aquarelles et techniques mixtes essentiellement figuratives. Cette peintre réfutait la distinction figuratif/abstrait, tant ses deux modes d’expression « se complètent et constituent des apports équilibrant ». De grands formats étaient influencés par le peintre japonais Hiroshige (1797-1858). Comme Mary Poppins, le visiteur aimait bondir dans ces paysages calmes de rives et de montagnes. Les « Menines » de Vélasquez ont inspiré d’autres œuvres. Véronique Kaplan n’emplissait pas entièrement le support et joue avec les gouttes, volontaires ou fruits du hasard. Elle suggère et intrigue. Des encres et lavis représentaient des scènes prises sur le vif, accompagnées de phrases en partie énigmatiques…

Une implication totale de l’être
Au Salon d’Œdipe, en cet automne 2010, elle a présenté 38 œuvres, en des formats petits - la plupart sont des encres avec quelques lavis - et grands.

Véronique Kaplan « travaille essentiellement à l’acrylique », mais ses œuvres les plus récentes « sont des techniques mixtes, figuratives et abstraites, voire semi-abstraites ».

A l’Académie d’Art de San Francisco, un de ses « professeurs avait dit que peu d’artistes ont une palette de style aussi large. J’ai eu une période japonisante où je fus très inspirée par Hokusai et Hiroshigué. (Hypervitaminé, Infini, La Maison Rouge). Je ressens une grande plénitude à travers ces paysages, à la fois synthétiques et minutieux, très purs », nous confie Véronique Kaplan qui fait évoluer son style via une kyrielle d’interrogations. Innove. Explore de nouveaux terrains artistiques.

Actuellement, elle « aspire à une peinture plus abstraite et tactile, à l’aide de matériaux variés (Apeusanteur, Dans les airs comme un elfe, Où est-tu ?). Certaines toiles sont cousues (Enigme, phi) ».

Son travail créatif, résultant de recherches et d’interrogations variées, s’apparente aussi à une introspection. « Ce n’est probablement pas le hasard si je me retrouve à exposer au Salon d’Œdipe », ironise cette peintre choisie comme l’artiste de l'année pour offrir le prix du Salon d'Œdipe. Et d’ajouter : « Lors d’un travail pictural, il peut y avoir un décalage entre la visualisation de l’œuvre et sa réalisation concrète. Une part méconnue de soi émerge alors et peut me surprendre. Lorsqu’on peint, notre être entier est impliqué : notre énergie vitale, nos émotions, notre ressenti. A cela s’ajoute une part de rationnel et de réflexion, sans oublier la part d’inconscient qui nous anime. Le hasard et l’inattendu ont aussi leur rôle. Ne pas tout maitriser est pour moi une respiration qui évite de tomber dans la rigidité. J’affectionne particulièrement les coulures pour leur sensualité, mais surtout car elles mènent leur propre danse. On ne les contrôle que partiellement. A l’image de la vie… »

« Toucher à l’essentiel des êtes »
Son travail ? « J’aime travailler sur le vif, dans la nature ou dans un café, pour capter la vie. J’ai besoin de ressentir les vibrations d’un lieu pour toucher à l’essentiel des êtres et des choses, à leur essence, au-delà des apparences. Quand je peins, la danse, qui fait partie de ma vie depuis ma tendre enfance, et la musique sont là, indissociables. La danse est un dessin dans l’espace et la peinture trouve son rythme (Rythme endiablé, Danse de vie) », nous a expliqué Véronique Kaplan.

Ses sources d’inspiration : « La nature, l’exotisme et les voyages ».

Parmi les nombreux artistes et mouvements artistiques qui la « font vibrer », Véronique Kaplan cite d’abord les expressionnistes abstraits (Willem de Kooning, Jackson Pollock) dont elle aime la vitalité et spontanéité : « leurs œuvres sont un témoignage du corps vivant, en action et en mouvement. Peindre est alors un moment existentiel irréfléchi et pulsionnel. On est au cœur de l’acte de peindre ».

Véronique Kaplan apprécie également « le jaillissement rapide et spontané de la calligraphie chinoise. Beaucoup d’autres artistes me fascinent et m’attirent par leur travail, leur vivacité, leur matière, leur concept : Zao Wou Ki, Hartung, Hantaï, Mathieu, Tàpies, Fontana... »

De Bacon, Schiele et Munch, elle loue « la force et la profondeur », de Gilbert et George leur humour, de Magritte « les concepts », de Klee « le coté joyeux et musical ». De Landau, de Matisse et des impressionnistes la beauté de leurs œuvres. Chez Lautrec, la vie. De Klimt, les motifs. De Nicolas de Staël, les espaces. De van Gogh, « la matière, sans oublier la fougue des éléments naturels chez Turner »…

Et Véronique Kaplan de conclure : « Christo ne me laisse pas indifférente. Le Land Art avec Andy Goldsworthy me touche particulièrement : des œuvres éphémères, qui captent la fragilité de la vie, l’imprévu et la beauté de la nature. Je suis également très marquée par la beauté et la richesse artistique des diverses civilisations à travers le monde - Asie, Afrique, Amérique du sud, Océanie -, et à diverses périodes. Les grottes de Lascaux et les ruines archéologiques me fascinent. Je suis très passionnée d’ethnologie et d’anthropologie. Je trouve extraordinaire qu’à travers l’art, on puisse accéder à une connaissance quasi complète de l’homme à travers les âges, voire même percevoir sa spiritualité ».

Le 4 octobre 2011, à 20 h 30, a été remis le Prix Œdipe 2011 à cette artiste. Véronique Kaplan a été choisie artiste de l’année pour offrir une de ses œuvres au récipiendaire. Les invités : Colette Soler (Les affects lacaniens), Erik Porge (Lettres du symptome), et Malvine Zalcberg (Qu'est-ce qu'une fille attend de sa mère ?) 
Site de Véronique Kaplan : http://artmajeur.com/veroniquekaplan

Du 16 mai au 15 juin 2013
Au Point Conseil Espace Talent
25, rue Vignon, 75008 Paris
Cocktail le mercredi 12 juin 2013 à partir de 18h30
Remise du Prix Œdipe 2011 le 4 octobre 2011 à 20 h 30
A la librairie Lipsy
15 rue Monge. 75005 Paris
 
Jusqu’au 10 décembre 2010
Au Salon d'Oedipe chez Delia Kohen
40 bis, rue Violet. 75015 Paris
Visite uniquement par rendez-vous auprès de l’artiste contactée via son site


Visuels de haut en bas : © Véronique Kaplan – All rights reserved
La cité
2010
Acrylique marouflé sur toile
115 cm x 105 cm

Hypervitamine
Acrylique
150 cm x 140 cm

La Maison Rouge
2010
Acrylique
121 cm x 142 cm

L'Emprise
2010
Acrylique
130 cm x 100 cm

Aquarium
2010
135 cm x 56 cm

La Tourmente

Rêveuse
2010
Acrylique
106 cm x 94 cm

Article sur ce blog concernant :
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- France
- Il ou elle a dit...
- Judaïsme/Juifs


 Cet article a été publié pour la première fois le 26 novembre 2010, puis le 4 octobre 2011 à l'occasion de la remise du Prix Œdipe 2011. Il a été modifié en 2013.

« Histoire du peuple Juif » de Nina Koshofer


Arte rediffusera les 6 et 7 octobre 2011 la série « Histoire du peuple Juif » (Die Juden – Geschichte eines Volkes) de Nina Koshofer (2006). Une « épopée » en cinq épisodes sur « 3 500 ans d'histoire de la première religion monothéiste », de la Bible hébraïque à la Shoah. Des carences informatives majeures, notamment sur la réalité de la dhimmitude, sur l’exode des Juifs des pays arabes et la renaissance de l’Etat d’Israël.


Rude tâche de brosser l’histoire du peuple Juif en cinq volets, soit environ cinq heures.

A cette tâche s’attelle Nina Koshofer dans un documentaire qui mêle aux archives des scènes reconstituées et qui a été ramené de six à cinq volets, rythmés par des dates de l'ère hébraïque et en leur équivalent dans l'ère commune.

Respectant l’ordre chronologique avec des sauts dans l’époque contemporaine, ce documentaire, se décline en cinq volets : L’exode - les patriarches, la Terre promise, les royaumes de David et de Salomon, l’exil à Babylone, la tentation de l’hellénisation, les manuscrits de la mer morte -, La diaspora – la Mishna, le Talmud, l’empire arabe -, La stigmatisation - les croisades, la Grande peste, l’Inquisition, la Reconquista -, L’étoile de David - ghetto de Venise, judaïsme européen, pogroms - et Sion : Haskala (mouvement de pensée juive influencé par le mouvement des Lumières), affaire Dreyfus, nazisme, Shoah (Holocaust).

La réalisatrice veut percer le mystère du peuple Juif qui n’a pas reconnu en Jésus son messie, qui n’a pas rallié Mahomet et qui, malgré les persécutions – pogroms, conversions forcées, réductions en esclavage, Shoah - est resté fidèle à l’Eternel. Ce peuple a « préservé son identité » au fil des millénaires, et a respecté les principes – circoncision, cacherout… - de la première religion monothéiste au monde. Une religion dont les commandements ont inspiré maints droits inscrits dans des déclarations universelles, des codes nationaux, etc.

Des rappels intéressants : les penseurs Juifs, dont Maïmonide, ainsi que la figure de l'altruiste Donna Gracia Mendez ; les questionnements et commentaires sur les textes ; « 638 : les guerriers d’Allah s’emparent de Jérusalem et renouvellent l’interdiction faite aux Juifs d’habiter la ville. Pour sceller leur pouvoir, les musulmans édifient le Dôme du Rocher sur le mont du Temple ».

Des maladresses sur les Juifs : « Partout leur influence est considérable. Penseurs de génie, artistes, scientifiques... »

Des traitements aberrants : la recréation de l’Etat d’Israël en 1948 est évoquée très succinctement, en incidentes par rapport, par exemple, au rayonnement de Bagdad ou à l’après-Shoah.

Des stéréotypes : le mythe al-Andalus d'un âge d’or des relations judéo-musulmanes sous domination musulmane. La dhimmitude est minorée et mal présentée : le dhimmi n'a pas véritablement de droits. « La notion de droits s’oppose à celle d’une tolérance concédée au vaincu du jihad moyennant l’acceptation de mesures discriminatoires, situation qui caractérise la condition du dhimmi. Cette tolérance, du reste, est provisoire et peut être abolie si l’autorité musulmane juge que le dhimmi contrevient aux règlements de son statut » (Bat Ye’or).

Des oublis : les ghettos dans les pays musulmans – mellahs au Maroc -, l’antisémitisme islamique et l’exode d’environ un million de Juifs généralement contraints de fuir, entre les années 1940 et les années 1970, des pays arabes, d’Iran et de Turquie où ils vivaient parfois des siècles avant la conquête arabe.

Arte consacre un site Internet à l’histoire du peuple Juif.

« Histoire du peuple juif » de Nina Koshofer
De Nina Koshofer
Allemagne, 2006
Diffusions :
-          L’exode : 6 octobre 2011 à 14 h 30, 53 minutes
-          La diaspora : 6 octobre 2011 à 15 h 25, 43 minutes
-          La stigmatisation : 7 octobre 2011 à 14 h 30, 43 minutes
-          L’étoile de David : 7 octobre 2011 à 15 h 15, 43 minutes
-          Sion : 7 octobre 2011 à 16 h, 53 minutes
Visuels : © Gruppe 5 Filmproduktion-Nina Koshofer

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dimanche 18 septembre 2011

Le sculpteur Edmond Uzan


A Paris, Evi Gougenheim/Artplace présente l’exposition collective Murmure dans le cadre des Journées européennes de la Culture et du patrimoine Juifs. Eminent physicien et mathématicien, Edmond Uzan y présente ses sculptures, dont l’une « illustre la suite mathématique de Fibonacci. La rigueur de sa démarche s’adoucit aux confins d’un silence habité ».

« Papa pique et maman coud », chantait Charles Trénet. Dans la famille Uzan, le père a été physicien, et la mère professeur de mathématiques. Les velléités artistiques d'Edmond Uzan se sont exprimées vraiment lors de la retraite et par la sculpture. Par contre, c’est par hasard, après avoir appris la dorure, le vitrail et la laque que Liliane Enriquez Uzan, douée pour la technique, trouve dans la sculpture son moyen d’expression idéal.

Nulle rivalité dans ce couple. Au terme de leurs travaux, chacun porte un regard légèrement critique et très bienveillant sur la création de l’autre. Une connivence : la « Tendresse » est illustrée, en petits formats aux formes adoucies, par Edmond Uzan en un être protégeant l’autre et, par Liliane Uzan, en un couple mobile immense.

Depuis plusieurs années, ce couple participe aux mêmes expositions. Edmond Uzan a gagné le Premier prix du Lions Club en novembre 2001 et son épouse a remporté en 2002 celui de la Fédération de la Mutualité.

L’ancien chercheur au CNRS est habitué à travailler directement la matière. Aussi, il maîtrise tout le processus de création d’une sculpture. Il est parfois aidé par son épouse qui, mue par un « souci minutieux des finitions », applique les feuilles d’or (« Odalisques ») ou cisèle. Tous deux proposent des pièces à deux, voire trois faces (« Le pêcheur et sa proie »).

Sensible au temps, doté d’un style « figuratif poétique », Edmond Uzan crée un bestiaire - une magnifique « Tortue », un « Scargot mutin » et des « Oiseaux de Paradis », i.e. « des coqs sans plumes comme dans le Jardin d’Eden » -, un univers animalier parfois étrange et fantastique – Hommage à Jérôme Bosch -, des « Chandeliers » mariant symbolique spirituelle et mathématiques ou soulignant l’interdépendance (« Arbre de vie » aux branches entremêlées), et un « Tsadik ». Dans la « Confusion des matières », l’Humain constitue le lien entre les mondes minéral et végétal... Ce sculpteur évolue aussi dans l’abstraction.

« Révoltée par l’injustice », Liliane Enriquez Uzan s’attache au personnage de Cervantès. Qu’elle décline Sur un cheval efflanqué, un Don Quichotte veut continuer à se battre, protégé par un sombrero ! Les premières sculptures révèlent l’influence de Giacometti. « La balançoire » fait songer à un tableau impressionniste. Aux extrêmes de la pièce à la Mairie du Ve arrondissement de Paris en 2002 : une « Vache rousse » et un merveilleux « Papillon » noir.

Jusqu’au 27 septembre 2011
14, rue Coëtlogon (angle 5, rue d’Assas), 75006 Paris
Tél. : 01 45 48 66 91
Du lundi au vendredi de 14 h à 19 h et sur rendez-vous



Visuels d’Edmond Uzan : © DR
Affiche
Oiseaux de Paradis
Hauteur : 76 cm, largeur : 45 cm, profondeur : 25cm
Tendresse
Statue en bronze patiné
Hauteur : 49,5 cm, largeur : 24 cm et profondeur : 23 cm
La vie ou rupture dans la continuité
Arbre de vie 02
Hauteur : 50 cm, largeur : 40 cm et profondeur : 25cm

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