Citations

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« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

samedi 21 octobre 2017

« Pérou / Israël »


Arte a diffusé le 21 octobre 2017 dans le cadre de ARTE Reportage « Pérou / Israël » (Peru: Die Mauer der Schande) présenté par Andrea Fies. Deux reportages sur le « mur de la honte  » à Lima - « érigé à Lima, un mur long de 10 kilomètres et haut de trois mètres est destiné à « protéger » la haute société péruvienne des « indésirables », les naufragés du système » -, et sur « la course des migrants » en Israël : « L’athlétisme pour s’intégrer : c’est le pari de Rotem Genossar, qui entraîne des réfugiés dans son club de sport ». Une émission encore visible sur le site de Arte.
 
  
Pérou
« Eviter de mélanger « ceux d’en haut avec ceux d’en bas »… A Lima, un mur de dix kilomètres de long et trois mètres de haut a été érigé pour repousser les « indésirables ».

« Environ deux tiers de la population vit à Pamplona Alta, à la périphérie de la capitale péruvienne. Ici, ni gaz ni électricité ni eau courante, mais des cabanes en bois et en tôle à flanc de montagne ».
« De l’autre côté, à Las Casuarinas et la Molina, des rues goudronnées ourlées d’espaces verts accueillent des villas cossues avec jardins et piscine. Pour se protéger des naufragés du système, considérés comme des délinquants par la haute société péruvienne, les habitants de Las Casuarinas ont, avec l’appui des autorités, bâti ce mur ».

« Une séparation qui contribue à créer une ségrégation sociale, territoriale mais aussi raciale ». Et qui est née de la peur de la criminalité et du terrorisme du Sentier Lumineux.

Israël
« Ils sont quarante mille en Israël : Erythréens, Soudanais, Nigérians, entrés illégalement dans le pays il y a dix ans, après avoir traversé le désert et franchi la frontière avec l’Egypte ».

« Issus de zones de guerre, donc non-expulsables, ils vivent ici mais sans aucun droit ni perspective : Israël accorde peu de statuts de réfugiés à des migrants non-juifs ».

« Pour eux, Rotem Genossar, trente-trois ans, professeur d’éducation physique, a fondé un club d’athlétisme, avec pour objectif de leur donner un statut, une image positive et, un jour peut-être, des papiers ». Professeur en éducation physique, il a obtenu un an de congés pour se consacrer à cette activité de coach. Il est parvenu à faire changer les règles de la Fédération d'athlétismes afin que de jeunes immigrés illégaux puissent participer à des épreuves sportives. Les athlètes qu'il entraîne enregistrent des résultats remarquables : une jeune Érythréenne âgée de douze ans monte sur la troisième marche du podium

"Quatre-vingt athlètes de six à vingt-deux ans suivent son entraînement. Opiniâtre, Rotem a obtenu que plusieurs de ses protégés, bien que privés de nationalité israélienne, participent à des compétitions officielles" notamment en représentant l'Etat d'Israël à l'étranger, par exemple en Pologne. Grâce à leurs bons résultats, certains ont même pu bénéficier d’une bourse d’études » dans une université américaine.

« C'est une catastrophe démographique. Il y a deux millions d'émigrants. Le Sud de Tel Aviv est devenu une porcherie. Le situation évolue de pire en pire. Les immigrés illégaux prennent le travail des Israéliens », s'indigne un Israélien sexagénaire portant kippa. "Non, ce n'est pas vrai", rétorque Rotem Genossar. Tous deux se serrent la main, et s'éloignent.

« Il faut être responsable. Que fait-on des migrants ? Il faut avoir une politique migratoire positive. Cela manque en Israël », déclare Rotem Genossar qui parcourt le pays pour sensibiliser à la question des immigrés. A de jeunes appelés, il affirme : « Cela ne nous donne pas le droit de renvoyer chez eux les immigrants entrés illégalement ». Un Etat souverain est libre de déterminer sa politique migratoire.

Ce reportage est émaillé de confusions. Un des athlètes est un falashmura, donc un Juif originaire d'Ethiopie, et détenteur de la nationalité israélienne. Ce n'est pas un immigrant illégal, comme les autres athlètes interviewés dans ce reportage.

2016, 52 min
Sur Arte le 21 octobre 2017 à 18 h 35

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