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mardi 15 février 2011

L’ambassade d’Israël a rétabli la vérité au Mémorial de Caen (2/2)


Lors d’une cérémonie au Mémorial de Caen, le 13 février 2011, de remise de la médaille des Justes parmi les Nations, Ziv Nevo-Kulman, conseiller culturel à l’ambassade d’Israël en France, s'est indigné de la diffamation de son Etat par la plaidoirie de Mahmoud Arqan, de « Hébron (Palestine) », récompensée par le 1er Prix du Mémorial et de la Ville de Caen, véritable tribune internationale, le 30 janvier 2011. Il a rappelé l’aide médicale israélienne aux Palestiniens et souligné le danger des allégations mensongères antisémites ayant généré des persécutions des Juifs. Mise à jour avec l'annonce du 3e concours de plaidoirie à l'université al-Qods le 17 avril 2011.

C’est donc au Mémorial de Caen, lieu ayant accueilli le concours de plaidoirie controversé, que l’ambassade d’Israël a décidé de répondre officiellement à la plaidoirie « L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère » en arabe – et traduite en français - diffamant l’Etat juif et récompensée par ce Prix d’une valeur de 8 000 €. « C’est extraordinaire d’être ému par une plaidoirie prononcée dans une langue qu’on ne comprend pas », a dit un membre du jury présidé par le romancier espagnol Jorge Semprun, cité par Ouest-France.


Mais pour cette cérémonie de remise de la médaille et du diplôme des Justes du 13 février 2011, le Mémorial avait refusé, dans un premier temps, la présence d’un drapeau israélien et que la Hatikvah (L’espoir), hymne israélien, résonne dans son auditorium !

L’ambassade d’Israël a alors expliqué qu’il s’agissait de déposer un petit drapeau sur la table aux côtés des diplômes et médailles de Justes parmi les nations. Elle a justifié la présence de son drapeau et de son hymne, deux symboles de l’Etat d’Israël qui délivre ce titre éminent.

Dirigé par Stéphane Grimaldi, le Mémorial de Caen a été convaincu par ces arguments et a accepté le drapeau discret. L’hymne israélien a été interprété avec talent et émotion par un remarquable violoniste.

Ce 13 février 2011, Ziv Nevo-Kulman a rappelé que la médaille des Justes parmi les Nations est « la plus haute distinction » civile en Israël. Une médaille accompagnée d’un diplôme qui constituent « un témoignage de gratitude et de reconnaissance éternelles » à l’égard des non-Juifs ayant sauvé des Juifs, souvent au péril de leur vie, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Cette médaille a alors été remise, à titre posthume, avec « une immense émotion » et « au nom du peuple juif et de l’État d’Israël », à Andrée et Emile Prestavoine pour avoir sauvé la vie de Raymond Ganopolski.

Etaient notamment présents Philippe Duron, député-maire socialiste de Caen et président du Mémorial de Caen, Catherine Sarlandie de La Robertie, recteur de l'Académie de Caen, Paul Schaffer, président du Comité français pour Yad Vashem, et M. Levin, délégué de Yad Vashem (Jérusalem).

« N’avons-nous tiré aucune leçon du passé ? »
« La Shoah ne s’est pas produite par hasard. Avant les nazis, les populations Juives ont subi des siècles de pogroms et d’humiliations. Il est étonnant que moins de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, réapparaissent des propos à l’encontre des Juifs, qu’on croyait oubliés, propos qui peuvent avoir des conséquences. Le ministère français de l’Intérieur a recensé 466 actes antisémites sur le sol français en 2010 », a déclaré Ziv Nevo-Kulman, conseiller culturel à l’ambassade d’Israël en France.

Et Ziv Nevo-Kulman a poursuivi sur un ton ferme :
« Ici-même, il y a exactement 15 jours, à l’occasion du concours des avocats, le Prix du Mémorial et de la ville de Caen a récompensé une plaidoirie intitulée : « L’exécution du fœtus dans les entrailles de sa mère » qui accuse des soldats israéliens d’avoir exécuté un enfant dans le ventre de sa mère palestinienne.
Et je voudrais dire ici une chose grave, que je vais dire en tant que citoyen d’un pays démocratique s’adressant à des citoyens de la patrie des droits de l’homme : la liberté d’expression n’est pas la liberté de diffamation ! (1)

Chaque année, 180 000 Palestiniens sont soignés dans les hôpitaux de mon pays. L’an dernier, Israël a même pris en charge l’hospitalisation de la fille du ministre de l’Intérieur du Hamas, organisation qui appelle à la destruction de l’Etat d’Israël.

Je vous parlais de mémoire. N’oublions pas que tout le Moyen-âge a persécuté les Juifs à partir d’accusations aussi obscurantistes.
N’avons-nous tiré aucune leçon du passé ? Avons-nous oublié les Justes ? » (1)
Stéphane Grimaldi, directeur du Mémorial, a invité Yossi Gal, ambassadeur d’Israël en France, à visiter ce Mémorial très fréquenté : 400 000 visiteurs/an, dont la moitié de lycéens. Ce nouvel ambassadeur a accepté son invitation. Après que l’Etat d’Israël ait réagi, ait refusé d'être diffamé et condamné pour un prétendu assassinat ni commis ni prouvé, et se soit insurgé contre une plaidoirie déshumanisant ses citoyens et couronnée par un prix richement doté.

A lire les réactions de la presse locale, il semble que la propagande palestinienne diffamant l'Etat d'Israël  et visant à délégitimer l'Etat juif n'ait pas été perçue.

Le 30 janvier 2011, Stéphane Grimaldi a annoncé que le 3e concours de plaidoirie hors Caen se déroulera à l'université al-Qods le 17 avril 2011 et sera retransmis en direct dans un des amphis du Mémorial de Caen.

Il a indiqué aussi que 50 journalistes-dessinateurs du monde entier seront réunis au Mémorial de Caen les 22 et 23 avril 2011 dans le cadre de Cartooning for Peace, organisation initiée par Plantu. Deux jours de débats, avec notamment Emmanuel Chaunu. Les dessins de celui-ci sur la plaidoirie de Me Mahmoud Arqan, partiaux et inspirés par la théologie chrétienne de la libération de la Palestine, ont été mis sur le site Internet du Mémorial de Caen.

A suivre...


(1) Ziv Nevo-Kulman a particulièrement insisté en prononçant cette phrase.



Article modifié pour la dernière fois le 18 février 2011 à 6 h 54

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