Citations

« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du Soleil » (René Char).
« Il faut commencer par le commencement et le commencement de tout est le courage » (Vladimir Jankélévitch).
« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort. Il est de porter la plume dans la plaie. » (Albert Londres)
« Le plus difficile n'est pas de dire ce que l'on voit, mais d'accepter de voir ce que l'on voit » (Charles Péguy).

dimanche 19 décembre 2010

« Je veux revoir maman » d’Alain Vincenot


« 60 000 enfants juifs ont survécu sur les 75 000 vivant en France à la fin des années 1930 ». Le journaliste et écrivain Alain Vincenot présente les témoignages bouleversants de dix-neuf d’entre eux, survivant par la volonté, la ténacité, l’audace, la prudence, d’une « importante chaîne de solidarité ».

Il accorde une importance justifiée à l’après-guerre, au devenir de ces enfants marqués à vie par ce traumatisme : la séparation brutale, prématurée, provisoire ou définitive, de leurs parents souvent décimés par la Shoah (Holocaust).

Alors ressortent davantage leurs graves séquelles psychologiques, leurs carences affectives, les ruptures successives subies, leurs souvenirs refoulés, un sentiment de culpabilité, pour certains la rupture avec la religion juive et, pour beaucoup, des relations familiales complexes : la volonté de garder le silence sur une période tragique afin de ne pas perturber leurs propres enfants s’est étroitement mêlée à la transmission de leurs peurs.

« C’est folie d’aimer des morts car c’est les faire vivre, mais c’est aussi désirer la mort pour les y retrouver », écrit Sami Dassa.

Alain Vincenot a poursuivi son étude de cette période tragique dans son livre Les larmes de la rue des Rosiers.

Alain Vincenot, Je veux revoir maman. Préface de Simone Veil, avant-propos d’André Kaspi. Editions des Syrtes, 2005. 278 pages. 20 €. ISBN : 978-2845451070

Cet article a été publié par L'Arche, et sur ce blog le 19 décembre 2010.

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