lundi 28 février 2022

« Rachel Carson, la mère de l'écologie » de Tamara Erde

Arte diffusera le 2 mars 2022 à 23 h 45 « Rachel Carson, la mère de l'écologie » (Rachel Carson - Die Mutter der Ökologie), documentaire de la réalisatrice franco-israélienne Tamara Erde. « En 1962, le livre "Printemps silencieux" de Rachel Carson ouvre les yeux de l’Amérique sur les dangers des pesticides et sur la place de l’homme dans l’écosystème. Plongée dans la genèse d’un texte poétique et puissant, qui inspira la pensée écologiste moderne. »

« Les colères de la Terre », par Sam Stourdzé
« Avant/après », la nouvelle collection d’ARTE revient sur les grandes œuvres ou mouvements culturels qui ont, à leur époque, secoué, alerté ou éveillé nos sociétés ».

« Au début des années 1960, alors que les mouvements politiques contestataires commencent à bouillonner aux États-Unis, une scientifique, Rachel Carson (1907-1964), alerte le pays sur les dangers d’une industrie chimique toute-puissante ». 

« Dans Printemps silencieux, cette biologiste marine, déjà réputée pour ses ouvrages de vulgarisation sur le monde du silence et la pollution environnementale, décrit les dégâts des pesticides agricoles – en premier lieu le redoutable DDT, alors en vente libre – sur les populations d’oiseaux, mais aussi, par ricochet, sur l’espèce humaine. »

« C’est un livre sur la guerre de l’homme contre la nature ; et comme l’homme fait partie de la nature, c’est fatalement aussi un livre sur la guerre de l’homme contre lui-même", écrit-elle, dénonçant l’idée arrogante et immature d’une nature dominée grâce aux progrès techniques ».

« Jamais l’importance cruciale de la protection de l’environnement pour la survie humaine n’avait été présentée aussi clairement au grand public ». 

« Best-seller de l’année 1962, Printemps silencieux (Silent Sprint) contribuera à convaincre le président Kennedy d’interdire le DDT, puis inspirera la création de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Tout en semant dans bien des têtes les graines de l’écologie... » 

Essayiste - Cette mer qui nous entoure (The Sea Around Us, 1951), Les Merveilles de la mer et de ses rivages Printemps silencieux - « volontaire, charismatique et courageuse, Rachel Carson apparaît comme l’une des grandes lanceuses d’alerte de son temps et comme la "mère" de l’écologie moderne ». 

« Si elle a su à ce point toucher le public, c’est aussi grâce à l'élégance de son écriture, poétique et généreuse, reflétant sa vision holistique de notre place au sein du monde vivant et son constant émerveillement face à sa beauté ». 

« Dans ce documentaire retraçant la genèse d’un ouvrage aujourd’hui encore considéré comme une référence théorique, Tamara Erde fait longuement entendre la voix de cette éveilleuse de consciences », inscrite au National Women's Hall of Fame et distinguée à titre posthume par la Médaille présidentielle de la Liberté. Depuis 1991, un Prix international est remis aux défenseurs de l'environnement.

« La réalisatrice entremêle des extraits des livres et lettres de Rachel Carson, lus par Sandrine Bonnaire, et des témoignages d’intervenants entrant en résonance avec son travail : Irène Frachon, qui a mis en lumière les dangers du Mediator, l’auteur italien Paolo Cognetti, ou encore Martha Freeman, qui consacra un livre (Always, Rachel) à la correspondance intime qu’entretint la pionnière de l’écologie avec sa grand-mère Dorothy. » 

Le 27 mai 2014, Google a dédié un Doodle à Rachel Carson en la citant :
“As much as I liked the image itself, as well as a chance to do a small piece of animation, I thought it shifted the focus away from the wildlife she sought to learn about and protect,” Matt explains. In the final illustration, Rachel Louise Carson is shown surrounded by a variety of species that dwell within the marine ecosystem, seemingly inspired by this quote from her book, Silent Spring:
“In nature nothing exists alone.”


France, Elda Productions, 2021, 54 min
Coproduction : ARTE France, Elda Productions 
Avec la voix de Sandrine Bonnaire 
Sur Arte les 2 mars 2022 à 23 h 45, 6 mars 2022 à 5 h 30, 24 mars 2022 à 1 h 45
Disponible du 02/02/2022 au 04/09/2022
Visuels :
Biologiste marine américaine et écrivaine, Rachel Carson a fait de sa vie un combat pour prévenir des enjeux environnementaux déjà présents dans les années 60 et ce par sa plume, en utilisant la littérature comme outil pour réveiller nos consciences et notre regard sur la nature
© Elika Hedayat / Elda Productions

« A la mode. L’art de paraître au 18e siècle »

Le Musée d’arts de Nantes présente l’exposition « A la mode. L’art de paraître au 18e siècle ». Au siècle des Lumières, les vêtements à la mode, qui résulte d’artisans aux "métiers nouveaux" et est accompagnée d'une "presse spécialisée", expriment le « goût de l’époque, la quête de luxe et de liberté que l’on perçoit dans la peinture à travers les scènes de genre et les portraits ».

L’histoire sous les pieds. 3000 ans de chaussures 
« Pour la première fois, la confrontation d’œuvres picturales avec des costumes du 18e siècle permet d'explorer une nouvelle mise en scène du corps et des individus, entre l'exigence sociale et les caprices du goût. »

« En collaboration exceptionnelle avec le Palais Galliera et pour la première fois, le Musée d’arts de Nantes confronte des pièces textiles et picturales iconiques révélant ainsi les influences réciproques entre le monde artistique et la naissance de la mode au 18e siècle. Le partenariat avec le musée de la Mode de la Ville de Paris permet la présentation particulièrement exceptionnelle, du fait de la rareté, préciosité et fragilité des matériaux, de nombreux ensembles textiles et accessoires. »

« L’histoire du costume et de sa représentation au siècle des Lumières sont autant l’illustration réelle d'une culture matérielle qu’une création de l'imaginaire. Au 18e siècle, la naissance de la mode est d’abord celle de nouveaux métiers et d’une presse spécialisée, et constitue le signe d’une transformation accélérée de la société. Le style français, porté à la fois par l’aristocratie et la haute bourgeoisie urbaine, s’impose dans toutes les cours et villes d’Europe. »

« L’exposition À la mode. L'art de paraître au 18e siècle réunit près de 200 objets du 18e siècle, issus des grands musées textiles (Musée de la Mode de la Ville de Paris, Musée des tissus de Lyon, Musée de la toile de Jouy, Musée de la Chemiserie et de l’Élégance Masculine) et de beaux-arts (Nationalmuseum de Stockholm, Rijksmuseum d’Amsterdam, Victoria and Albert Museum de Londres, Versailles, Louvre, Ecouen, Nantes, Dijon, Tours, Orléans…)

« Des tableaux emblématiques (La Duchesse de Polignac d’Élisabeth Louise Vigée Le Brun et La Marchande de modes de François Boucher, Nationalmuseum de Stockholm) côtoieront textiles précieux dessins inédits, vêtements et accessoires, dont certains spécialement restaurés pour l’exposition. »

« Le parcours de l’exposition se déploie en quatre univers distincts, comme autant de facettes qui explorent le lien entre les peintres et la fabrique de la mode. »

« Le premier chapitre de l’exposition s’attache à démontrer l’accélération des phénomènes de mode, autant en peinture que dans le vêtement, dans un jeu de compétition entre les élites dirigeantes et les classes montantes. »

« Le deuxième chapitre met en scène les peintres comme acteurs de la « fabrique de la mode », ils se révèlent les vrais ancêtres des couturiers et créateurs de mode : de fait, ils inventent silhouettes, motifs textiles, décors d’accessoires, d’objets de poche et de toilette, tout en réalisant les dessins pour la presse spécialisée. »

« Le troisième chapitre, « Fantaisies d’artistes », explore les liens entre des mondes picturaux imaginaires - fêtes galantes de Watteau et Lancret, pastorales enchantées de François Boucher – et des vêtements devenus iconiques grâce à eux. »

« Enfin la dernière partie, « Pour une histoire du négligé-déshabillé », porte un regard inédit sur la vogue grandissante du négligé dans le vestiaire masculin et féminin, de la robe de chambre à la robe empire, des voiles des vestales au déshabillé antique. Elle met en lumière l'évolution d’une nouvelle silhouette féminine, qui s’allonge et se simplifie jusqu’au monochrome blanc. »




Du 26 novembre 2021 au 6 mars 2022
10, rue Georges Clemenceau. 44000 Nantes
Tél. : 02 51 17 45 00
Du lundi au dimanche, de 11 h à 19 h, nocturne le jeudi jusqu’à 21 h.
Fermé le mardi. 


Articles sur ce blog concernant :

vendredi 25 février 2022

« L’hygiène à travers les âges » de Claudia Spoden

Arte diffusera le 27 février 2022 à 15 h 20 « L’hygiène à travers les âges » (Auf Leben und TodMeilensteine der Hygiene) de Claudia Spoden. « 
Les pratiques d’hygiène en Occident ont notamment été inspirées par les avancées scientifiques en réaction aux épidémies. Panorama historique. » 

Une problématique Fondation Casip-Cojasor 
L’affaire Krief, exemple d’antisémitisme d’Etat (version courte)

« Les pratiques de l’hygiène accompagnent l’humanité depuis ses origines. Destinés à préserver des maladies, les soins du corps se sont imposés comme de véritables rituels sociaux, intimement liés aux conventions culturelles, aux connaissances scientifiques et aux idéologies politiques de chaque époque. »

« Des avancées également marquées par des périodes d’errements, entre superstitions et théories savantes hasardeuses, face à de terribles épidémies à l’origine incertaine. »

« Ludique et informatif, ce documentaire retrace l’histoire de l’hygiène en Occident, depuis les thermes et réseaux d’égouts de l’Empire romain jusqu’aux révolutions hygiénistes de l’âge industriel, en passant par la parenthèse de l’âge baroque, où la peur des miasmes entraîna une véritable aversion pour l’eau… ». Citons aussi l'empereur Napoléon Ier qui créa des structures pour lutter contre l'insalubrité à Paris.

Le Judaïsme prescrit aussi une hygiène rigoureuse. Les ablutions sont communes à plusieurs religions.

Le documentaire évoque aussi le Dr 
Ignace Philippe Semmelweis (1818-1865), médecin obstétricien hongrois qui prouva l'efficacité de l'hygiène des mains et du matériel médical pour réduire le nombre de décès hospitaliers induits par la fièvre puerpérale des femmes après avoir accouché. En effet, il avait observé que des médecins ne se lavaient pas les mains après avoir disséqué des cadavres et avant de procéder à l'accouchement de patientes. Il s'est heurté aux réticences de ses confrères et à des conservateurs hostiles à ses idées libérales. Certains de ses collègues obtiennent son internement dans un asile psychiatrique privé où il décède des suites de traitements violents infligés par des employés de l'asile. 

Le Dr Ignace Semmelweis demeure comme un pionnier de l'antisepsie et de l'élimination des maladies nosocomiales. L'hypothèse d'une cause microbienne à ces décès sera avancée après la mort du praticien et notamment par le Dr Carl Mayrhofer,  obstétricien viennois. En 1924, Louis-Ferdinand Céline consacre sa thèse de médecine à La Vie et l'Œuvre de Philippe Ignace Semmelweis, publiée en 1936 sans grande modification.

Toutes les mesures d'hygiène - port du masque, etc. - ont réduit le système immunitaire des organismes humains.


« L’hygiène à travers les âges » de Claudia Spoden
Allemagne, 2021, 52 min
Sur Arte les 27 février 2022 à 15 h 20 et 8 mars 2022 à 10 h 55
Disponible du 18/02/2022 au 19/05/2022
Visuels :
© Gruppe 5/ZDF
© bpk

jeudi 24 février 2022

Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 24 février 2022

Réalisée le 21 janvier 2022, mon interview sera diffusée sur Radio Chalom Nitsan (RCN) le 24 janvier 2022, dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'huiémission animée par André Barmo'ha. Thèmes évoqués : la pétition sur le rapport d’Amnesty International qualifiant d’« apartheid » le régime d’Israël et destinée à être présentée au Président Emmanuel Macron lors du diner du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), l’exposition « Portraits de France » et « Samouni Road », film partial de Stefano Savona. 

Mon interview par Radio Chalom Nitsan du 25 mars 2010
Mon interview sur Radio Chalom Nitsan les 13 et 20 février 2020 
Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 25 février 2022 sur la pétition sur le rapport d’Amnesty International, « Portraits de France » et « Samouni Road »

« Il y a mille façons d'informer. Il n'y en a qu'une pour dire la vérité »... Radio Chalom Nitsan émet de Nice. Cette "radio de la communauté Juive de la Côte d'Azur" dispose d'un site Internet, d'un compte Facebook, et d'une chaine Youtube

Dans le cadre d'Israël d'hier et d'aujourd'huiémission « sur l'actualité d'Israël et la géopolitique du monde » animée par André Barmo'ha qui laisse ses invités s'exprimer librement, j'évoquerai le procès des accusés du meurtre antisémite de Mireille Knoll

On peut écouter les interviews en live et sur divers supports. Diffusions de l'Émission (HD)
- Sur Internet / le site RCN rcnradio.info & Appli Radio.
- Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN & Appli Radio
- En F.M 89.3 sur la Côte d'Azur - RNT 208.1 (France)
- Sur les Réseaux Sociaux & Numériques (Heure de France)
- Chaque Dimanche de 10/00 à 11/00
En Israël sur Radio Futée
Chaque Samedi soir / Motsé Shabbat (Heure d’Israël)
En Podcast (Sans limite / Plusieurs émissions) 
Sur Internet / le site RCN rcnradio.info 
Sur Smartphone / l'Appli Gratuite de RCN

Pétition sur le rapport d'Amnesty International

"Ségrégation territoriale et restrictions de déplacement, saisies massives de biens fonciers et immobiliers, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures, homicides illégaux… Après un long travail de recherche, notre nouveau rapport démontre que les lois, politiques et pratiques mises en place par les autorités israéliennes ont progressivement créé un système d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien dans son ensemble... Notre rapport détaille comment – au moyen de lois, de politiques et de pratiques – l’État d’Israël a instauré progressivement un système dans lequel les Palestiniens et Palestiniennes sont traités comme un groupe inférieur, discriminé sur tous les plans :  économique, politique, social, culturel... Il s’agit d’un crime contre l’humanité défini par la Convention sur l’apartheid de 1973 et le Statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998...", a allégué l'ONG qui a dressé un parallèle infamant avec l'ancien régime sudafricain d'apartheid.

Amnesty International liste ensuite ses demandes :
"Nous demandons au gouvernement israélien :
la fin des démolitions de logements et des expulsions forcées ;  
l’égalité des droits pour l’ensemble des Palestiniens en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés ;   
la reconnaissance du droit des réfugiés palestiniens et de leurs descendants à rentrer sur les lieux où leurs familles ou eux-mêmes vivaient autrefois. ;   
le versement de réparations complètes aux victimes d’atteintes aux droits humains et de crimes contre l’humanité. 
  
Nous demandons aux États tiers et à la communauté internationale de réagir avec force :   
en exerçant la compétence universelle afin de traduire en justice les personnes responsables du crime d’apartheid. Les États qui ont ratifié la Convention sur l’apartheid en ont l’obligation.  

Nous demandons au Conseil de sécurité de l’ONU d’imposer :  
un embargo strict sur les transferts d’armement – armes et munitions, ainsi que les équipements de maintien de l’ordre – vers Israël, car des milliers de civils palestiniens sont tués illégalement par les forces israéliennes.   
des sanctions, comme le gel d’actifs, ciblées à l'encontre des responsables israéliens les plus impliqués dans le crime d’apartheid. 
 
Nous demandons à la Cour pénale internationale : 
d'inclure la question de l’apartheid, crime contre l’humanité, dans son enquête, ouverte en mars 2021, sur la situation dans les territoires palestiniens.  

Demandez au Premier ministre Naftali Bennett de mettre fin immédiatement aux démolitions et aux expulsions forcées en signant notre pétition". 
Intitulée "Israël : Stop à l’apartheid contre les Palestiniens !", cette pétition a obtenu  "11 548 soutiens" au 20 février 2022 et vise à atteindre 50000 avant le 1er mai 2022.

Le gouvernement israélien et des organisations juives, dont le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), le B'nai Brith, en France et au Canada, et le Centre Simon Wiesenthal (CSW) ont fustigé ce rapport en prouvant que l'Etat d'Israël accordait l'égalité de droits à sa minorité Arabe qui pouvait accéder à de hautes fonctions, notamment au gouvernement, au Parlement et dans la diplomatie, disposait du droit de vote, etc. Ils ont aussi dénoncé l'antisémitisme imprégnant ce rapport. Ils ont également rappelé que ce parallèle avait été évoqué lors de la conférence de Durban (Afrique du sud) en 2001 et qu'il visait à diaboliser, délégitimer et infliger un double standard à l'Etat Juif.  

Rédigée par Marc Eisenberg, fils du rabbin Josy Eisenberg, homme d'affaires et co-propriétaire de médias juifs français (Radio J, Actualité juive hebdo), et Arié Bensemhoun, directeur de l'association Elnet (European Leadership Network) qui vise à renforcer les relations entre Israël et l'Europe, la pétition Rapport honteux d'Amnesty International . Israël : Pourquoi tant de haine ? est adressée au Président de la République Emmanuel Macron et répond aux accusations d'Amnesty International : 
"Amnesty confond, les Palestiniens des Territoires et les Arabes israéliens. Or, les droits des Palestiniens sont régis et couverts par le régime juridique de l’Autorité Palestinienne, mis en place conformément au droit international. Aucun pays au monde ne peut accorder l'égalité des droits aux personnes qui ne sont pas ses propres citoyens, cette exigence est tout simplement ridicule... 
Alors que les États-Unis, l’Allemagne, l’Autriche, l’Australie, la Grande-Bretagne, la République tchèque ont d’emblée rejeté le rapport d’Amnesty, nous attendons de la France qu’elle fasse de même et le condamne avec la plus grande fermeté."
Au 20 février 2022, cette pétition a obtenu 15 213 signatures. et vise à convaincre 25 000 signataires. Les principales organisations juives françaises, dont le Consistoire, le CRIF et le FSJU (Fonds social juif unifié), appellent à la signer.

Cette pétition sera remise lors du dîner du CRIF le 24 février 2022 par son président Francis Kalifat au Président Emmanuel Macron. Ce sera le premier dîner du CRIF depuis 2019. Cet évènement avait été annulé depuis 2020 en raison de la pandémie de coronavirus. Il constitue la principale action du CRIF, la plus médiatisée. Est-elle utile, bien utilisée ?

Cette pétition appelle quelques remarques :

- A quelques semaines de l'élection présidentielle, le CRIF, le Consistoire, le FSJU (Fonds social juif unifié) & Cie ont détourné la colère des Français juifs envers la diplomatie française anti-israélienne - vote récent à l’ONU déjudaïsant le mont du Temple à Jérusalem, attentisme envers le programme nucléaire militaire iranien, BDS (Boycott Désinvestissement Sanction) rarement et faiblement sanctionnés par le "gouvernement des juges", financement, directement ou indirectement via l’Agence française de développement (AFD) ou le Consulat général de France à Jérusalem (CGF), d'ONG (Organisations non gouvernementales) anti-israéliennes dont certaines ont des liens avec des mouvements terroristes islamistes- pour offrir l'opportunité à un chef d'Etat impopulaire, dont la lutte contre l'antisémitisme s'avère inefficace, d'une déclaration évidente : Israël est une démocratie. Et après ? Quelle sera l'étape suivante ? Quel est l'objectif final ? Que la France condamne ce rapport !?

Exemple d'ONG subventionnée par la France : en 2017, B’Tselem a reçu 124 008 nouveaux Shekels israéliens (NIS) soit 34 171 € via le CGF. Le 15 février 2017, B’Tselem a participé à une conférence à la Knesset sur les "50 ans de l'Occupation" en distillant le message qu'"Israël doit choisir entre la paix avec les Palestiniens et la route vers l'apartheid ou la guerre".

Parmi ces ONG, citons  le "Centre d’information alternative (AIC), lauréat du Prix des Droits de l’Homme de la République française – Liberté – Egalité – Fraternité pour « le rôle primordial joué par la société civile dans la prise de conscience et l’accompagnement des victimes dans l’exercice de leurs droits, en particulier dans les situations de transition politique. » Ce prix s’accompagna d’une subvention à hauteur de 71 760 NIS (quelques 14 950 euros) accordée par la Commission nationale consultative des droits de l’homme – CNCDH". 

Les "recherches de NGO Monitor montrent qu’AIC a des liens présumés avec l’organisation terroriste Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) (Voir le rapport d’NGO Monitor: The European-Funded NGO PFLP Network), soutient les campagnes discriminatoires BDS (boycott, désinvestissement, et sanctions) contre l’Etat d’Israël, et accuse Israël « d’épuration ethnique » et de discrimination par l’apartheid."

- Pourquoi avoir choisi un acte public susceptible d'alimenter le cliché antisémite sur le "pouvoir du lobby juif" ? 
Une action discrète et officieuse n'aurait-elle pas été préférable ?

- Cette pétition peut s'analyser aussi comme une preuve de l'inefficacité du « leadership communautaire ». Les États-Unis, l’Allemagne, l’Autriche, l’Australie, la Grande-Bretagne et la République tchèque ont exprimé d'emblée leur opposition à ce rapport et à l'action juridictionnelle promue, mais la France qui abrite, sur son territoire, le nombre le plus important de Juifs en Europe demeure silencieuse !?

- C'est un exemple parmi d'autres des actions problématiques du « leadership communautaire » souvent discrédité - Eric Zemmour a répondu aux accusations de racisme et d'antisémitisme portées contre lui par le grand rabbin de France Haïm Korsia que ce dernier voulait ramener son scalp au Président Emmanuel Macron : pas de pétition contre les votes macroniens à l’ONU, mais une pétition sur un rapport parmi d'autres d'ONG hostile depuis des décennies à l'Etat d'Israël. 
Pas de soutien aux Français juifs - Dr Lionel Krief, Eva Tanger, copropriétaires, David Amzallag - spoliés par le "gouvernement des juifs", mais directive "Pas une voix juive pour Eric Zemmour", mais approbation d'actions liberticides du gouvernement dans sa "politique sanitaire" contre le coronavirus (fermeture des synagogues, part de la population traitée en paria).
Pas de réaction d'indignation du CRIF ou du Consistoire contre la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo comparant les musulmans actuellement aux Juifs dans les années 1930....

- Grâce à cette pétition, des dirigeants communautaires ont misé sur l'attachement de leurs coreligionnaires à Israël pour montrer leur écho auprès des Juifs lambda.
Les signataires ont davantage exprimé leur pro-israélisme que leur obéissance à des organisations ou dirigeants communautaires français peu populaires ;

- Les réseaux sociaux bruissent de la réclamation de la journaliste Hélène Keller Lind demandant en vain depuis plus d'un an le paiement de son travail pour le CRIF, soit environ 3 000 €. 
Ce qui ternit l'image du CRIF, grand donneur de leçons de morale qui invite Yannick Jadot, candidat EELV à l'élection présidentielle, malgré son soutien au BDS contre Israël, malgré ses propos antisémites (Eric Zemmour, "Juif de service pour les antisémites") - comment aurait réagi Radio J s'il Yannick Jadot avait évoqué une personnalité comme "Arabe de service" ou "Noir de service" ? -, mais a refusé d'inviter Eric Zemmour, qualifié de "non-républicain" et victime d'une campagne de haine qui ne faiblit pas et est alimentée par des dirigeants communautaires.
En outre, Radio J a toléré que son journaliste Frédéric Haziza ne contredise pas Yannick Jadot, et durant chacune de ses émissions dominicales, interrogent de manière biaisée et systématique ses interlocuteurs sur le seul candidat juif français, Eric Zemmour. 
Radio J a aussi multiplié en 2021 les plagiats de certains de mes articles, et ce sans me citer comme auteur, sans me rémunérer et sans mon accord, et refuse d'indemniser mes préjudices moraux et financiers.

C'est cette faillite morale - écart entre les propos et les actes, abandon des Français juifs spoliés par le "gouvernement des juges" - qui signe le déclin d'organisations parangons de vertus juives ou républicaines, et dénuées de toute stratégie efficace.

« Portraits de France »
Le 4 décembre 2020, Emmanuel Macron avait déclaré au 
média Brut qu’il souhaitait qu’une liste de “300 à 500” personnes issues des Outre-Mer, des anciennes colonies ou de l’immigration, soit rendue publique afin d’aider notamment les maires à renouveler les noms des rues ou des bâtiments publics et qu’une plus juste représentation de l’histoire française soit visible dans l’espace public."

Le 12 mars 2021, "initié à la demande du Président de la République Emmanuel Macron par Nadia Hai ministre déléguée chargée de la Ville, le recueil Portraits de France a été remis par Pascal Blanchard, président du Conseil scientifique en charge de la conception de cet ouvrage, surnommé par Le Figaro "l’indigéniste « cool » qui murmure à l’oreille de Macron", à Jacqueline Gourault ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et à Nadia Hai.

"Portraits de France rassemble pour la première fois 318 fiches consacrées à des personnalités qui ont contribué à notre Histoire mais n’ont pas encore tous trouvé leur place dans notre mémoire collective. Leurs histoires contribuent à l’Histoire de France depuis 230 ans, de la Révolution française à nos jours. Ces femmes et ces hommes, aujourd’hui disparus, sont nés français, ont été naturalisés français ou encore se sont engagés d’une façon ou d’une autre pour la France :  autant de récits et d’histoires de France qui contribuent à l’histoire culturelle, politique, artistique, sportive, militaire, musicale, syndicale, ouvrière ou savante."

"Ce travail de mémoire n’est pas une réécriture de notre histoire commune mais un enrichissement et une reconnaissance, en redonnant leur place à tous les enfants de la République et en continuant de l’écrire avec ce que la France est aujourd’hui, c’est-à-dire une nation une et indivisible, mais aussi riche de sa diversité", a écrit Nadia Hai, ministre déléguée chargée de la Ville. 

Portraits de France "a été conçu par un Conseil scientifique qui a identifié et sélectionné les personnalités qui font partie de ce premier recueil et a veillé à la valeur historique et à la qualité des fiches biographiques. Ce Conseil scientifique, animé par l’historien Pascal Blanchard, spécialiste de l’histoire de l’immigration, est composé de chercheurs, responsables associatifs, auteurs, journalistes, directeurs de musées ou d’institutions publiques, personnalités de sensibilités diverses, garantissant ainsi l’objectivité de leur travail et de leurs choix. L’équipe de rédacteurs et d’auteurs des fiches bibliographiques a été coordonnée par Yvan Gastaut, historien et maître de conférences, spécialiste des immigrations (URMIS, université de Nice)."

"Initié, piloté et financé par le ministère chargé de la Ville, le recueil Portraits de France a vocation à être mis à disposition des collectivités territoriales qui souhaitent rendre hommage aux personnalités qui le composent en donnant leur nom à un bâtiment public ou à une rue et venir enrichir les viviers de noms que ces collectivités mobilisent déjà. Portraits de France est également à la disposition de tous les citoyens, disponible en téléchargement gratuit sur le site du ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales."

En fait, la nation française, à la longue histoire, disparaît, remplacée par une collection, un assemblage de parcours couvrant la période de l'histoire contemporaine. Une forme d'abrasion historique pour magnifier la "diversité source de richesse".

Dans le droit fil de ce processus, le musée de l'Homme à Paris a proposé l’exposition engagée, confuse, partiale, émaillée d'amalgames, plus politique qu'historique et aboutissement de cette volonté présidentielle, « Portraits de France - Une autre histoire de France » (1er décembre 2021 au 14 février 2022) placée sous le haut patronage du Président de la République Emmanuel Macron. Une exposition "politiquement correcte" qui a opéré des amalgames choquants, a instrumentalisé l'Histoire à des fins idéologiques et a occulté des pans historiques gênant son narratif biaisé. L'un des commissaires de l'exposition était Pascal Blanchard. Curieusement, les couleurs du drapeau français manquent dans l'affiche de l'exposition.

“Le musée de l’Homme est le musée de tous les humains. Il était important de nous positionner sur le sujet de la diversité et de prolonger ce rapport par une autre forme, afin qu’il ne reste pas confidentiel”, a dit Aurélie Clemente-Ruiz, commissaire de l’exposition, en juillet 2021.

Dans la partie "1981-1989 L’élan multiculturel, nouvelles visibilités", Françoise Giroud est présentée comme "née en Suisse". Si française par son style, cette journaliste et Secrétaire d'Etat juive assimilée, se serait-elle reconnue comme représentante d'un "élan multiculturel" ? Elle n'a jamais revendiqué un quelconque "multiculturalisme".

Le chanteur et compositeur français Henri Salvador et la photographe Gisèle Freund figurent dans la partie "1989-2001 La génération Black-Blanc-Beur, joies et vicissitudes" !? Pourquoi ? 

Qui trouve-t-on dans l'ultime partie "2001-2021 - Le XXIe siècle, ruptures et nouveaux défis" ? Le dessinateur juif français né en Tunisie, Georges Wolinski  assassiné à la rédaction de Charlie hebdo lors de l'attentat terroriste islamiste en janvier 2015 !? 

Parmi ces figures : Slimane Azem, "qui chantait si magnifiquement les collines et les fleurs de sa Kabylie natale, et qui fut le premier artiste maghrébin à obtenir un disque d’or en France" mise sur le même plan qu'Emile Zola, "originaire d’Italie, qui avait disséqué et si bien décrit la société française dans son œuvre et que des dizaines de milliers de Parisiens avaient accompagné à sa dernière demeure" selon le discours prononcé lors de l'inauguration de l'exposition. Non, Emile Zola est né à Paris d'un père vénitien. On peine à définir le lien avec la France justifiant la présence de Slimane Azem.

Pour conforter le « vivre ensemble » ou obtenir une "paix sociale", l'exposition soulignait l'apport de « minorités visibles » à la France. Les Juifs y étaient rétrogradés au niveau des immigrés musulmans récemment arrivés en France.

Ce sont des expositions de cet acabit qui révèlent l'affaissement de la "condition juive" en France et qui amènent à cette interrogation : l'histoire des Juifs en France est-elle dicible et audible tant elle contrevient au mythe al-Andalus (juifs et chrétiens dhimmis) et souligne "l'exceptionnalité juive" résumée dans le principe talmudique "la loi du pays est la loi" (Dina d'malkhuta dina), l'israélisme et les valeurs communes entre Judaïsme et la civilisation française ?

Une ligne "historique" que l'on retrouve dans l'exposition permanente du Musée national de l'histoire de l'immigration à Paris qui donne l'impression que les Juifs sont une communauté immigrée parmi les autres - sénégalaises, marocaine, etc. - en France !?

Les dirigeants d'organisations juives françaises ne combattent pas pour que le récit national intègre les Juifs comme acteurs, et acteurs importants de l'Histoire de France. Les manuels scolaires n'évoquent les Juifs que comme Hébreux durant l'Antiquité, puis comme victimes de l'antisémitisme durant l'Affaire Dreyfus et la Shoah, enfin comme citoyens d'un Etat à la légitimité contestable.

Même l'exposition itinérante « La France et les apports des cultures juives de 1791 à nos jours » conçue par le B'nai B'rith (BB) France, présentée à Metz, Bordeaux et Paris, débute par l'émancipation des Juifs durant la Révolution française, alors que la présence des Juifs remonte à l'Antiquité, à la Gaule romaine, donc à plus de deux mille ans. Cependant, elle a le mérite de distinguer les Juifs, dans leur diversité, pour leurs contributions éminentes à la France.


« Samouni Road »
« Samouni Road » est un documentaire partial, ennuyeux, très long, affligeant de misérabilisme palestinien, réalisé par Stefano Savona et diffusé récemment par Arte, à quelques jours de la diffusion de Synonymes, film de Nadav Lapid. 

Ce film documentaire associe des images filmées en couleurs de la vie quotidienne d'une famille gazaouie pauvre et des scènes d'animation en noir et blanc esthétisant et dramatisant par la bande son les ripostes israéliennes lors de l'opération militaire israélienne Plomb durci à l'hiver 2008-2009 ciblant le mouvement terroriste islamiste Hamas qui multipliait les tirs de roquettes contre les civils vivant dans le sud d'Israël. 

L'Etat d'Israël apparaît parfois par ses soldats, ou comme une menace invisible, mais puissante, potentiellement mortelle et destructrice. Les Israéliens traumatisés par les tirs du Hamas sont occultés.

Ce film a été coproduit par Arte France, donc a bénéficié de l'argent public, et a été présenté, parfois primé, dans de nombreux festivals. 

Or, cette chaîne publique franco-allemande a une ligne éditoriale biaisée : elle a refusé depuis environ vingt ans de diffuser les films de Pierre Rehov sur la duplicité des dirigeants palestiniens ou sur l'enseignement de la haine et du terrorisme par l'Autorité palestinienne, et véhicule le narratif palestinien léthal...

Il est regrettable que des organisations juives françaises n'aient pas financé d'étude sur la part consacrée par le service public audiovisuel français - notamment France 2 qui a diffusé le reportage controversé sur les "al-Dura", blood libel de l'Intifada II - au conflit au Proche-Orient ou à Israël, et la manière dont ces deux thèmes étaient présentés. 

Car ces films partiaux suscitent la haine de l'Etat d'Israël et des Juifs.