samedi 29 novembre 2025

Les « accords d’Oslo »

Les accords d'Oslo résultent de négociations secrètes entre Israéliens, sous la férule de Shimon Peres, et "Palestiniens" à Oslo (Norvège), pour "mettre un terme au conflit israélo-palestinien". L
e 13 septembre 1993, à Washington (Etats-Unis), la Déclaration de principes est signée  en présence de Yitzhak Rabin, alors Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) et de Bill Clinton, alors Président démocrate des États-Unis. Une aberration politique, diplomatique, juridique et historique inédite, élaborée par des Israéliens incompétents, naïfs, cyniques ou dupés, et ayant abouti à un nombre tragiquement élevé de victimes juives israéliennes. L'agression djihadiste du 7 octobre 2023 a ouvert les yeux de nombreux partisans des "accords d'Oslo" sur une réalité tragique : la "cause palestinienne" est génocidaire. 
Le lundi 1er décembre 2025, la Maison Itshak Rabin organise une soirée qui marquera la 30e commémoration de l’assassinat d’Itshak Rabin à l'Hôtel de Ville de Paris.

La problématique ambassade d’Israël en France 

Les accords d'Oslo résultent de négociations secrètes entre Israéliens, sous la férule de Shimon Peres, et "Palestiniens" à Oslo en Norvège, pour "mettre un terme au conflit israélo-palestinien". Le 13 septembre 1993, à Washington (Etats-Unis), la Déclaration de principes est signée  en présence de Yitzhak Rabin, alors Premier ministre israélien, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) et de Bill Clinton, alors Président des États-Unis.

Une aberration politique, diplomatique, juridique et historique inédite, élaborée par des incompétents, naïfs, cyniques ou dupés israéliens, et ayant abouti à un nombre tragiquement élevé de victimes juives israéliennes.

Les Prix Nobel de la Paix 1994 sont décernés à Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat “for their efforts to create peace in the Middle East” (pour leurs efforts afin de créer la paix au Moyen-Orient"' !?


« La guerre d’Oslo »
Essai passionnant, « La guerre d’Oslo » de Joël Fishman et Ephraïm Karsh est un livre excellent au titre provocateur et lapidaire est écrit par deux historiens : Joël Fishman, chercheur au Jerusalem Center for Public Affairs (JCPA), et Ephraïm Karsh, professeur au King’s College de Londresdirecteur du Middle East Forum et auteur d'un livre récent remarquable Palestine Betrayed (Yale, 2010). Il est composé de deux parties - « Anatomie d’une illusion » (Ephraïm Karsh ) et « L’étrange mésaventure d’Oslo » (Joël Fishman) - nourries de citations indiscutables et dont la première partie est lisible sur Internet.


Dans sa préface, Shmuel Trigano souligne l’exception diplomatique israélienne dans l’histoire des relations internationales :

« Où a-t-on vu un Etat vainqueur d’une guerre d’agression (la guerre des Six jours), décrétée contre lui, remettre les gages de sa victoire (au demeurant des territoires ridiculement exigus) à son ennemi le plus invétéré, alors dans une position de grande faiblesse stratégique, lui donner des armes pour qu’il lève une « police », avec pour seule demande la « prière » que cet ennemi daigne le reconnaître ? »
Un leurre stratégique
"Deux universitaires de gauche, dont Ron Pundak, mandatés par le vice-ministre des Affaires étrangères de l'époque, Yossi Beilin, devaient-ils rencontrer - dans cette ville dérobée aux regards, et ce pendant plusieurs semaines du début 1993 - des délégués palestiniens mandatés par Yasser Arafat... alors que le chef de la diplomatie israélienne d'alors, Shimon Pérès n'en était pas au courant au départ ! Or, lorsque ces négociateurs clandestins des deux parties ont progressé en mettant laborieusement au point la trame des futurs accords d'Oslo, Beilin a subitement mis Pérès au courant. Lequel devait donner son feu-vert à cette initiative, mais en préférant attendre avant d'en avertir le Premier ministre Rabin. Quelques mois plus tard, une fois le plan et les grands axes de ces accords bien éclaircis, Pérès les a alors présentés à Rabin qui, malgré sa surprise et même sa colère initiales, a fini par accepter de se jeter lui aussi à l'eau en faisant sien l'argument à la fois naïf et irresponsable de Beilin et Pérès prétendant que cela permettrait enfin à Israël d'initier "une avancée historique" en proposant un tel compromis à l'OLP, ennemi de toujours de l'Etat hébreu. C'est ce qui explique le fait - ensuite confirmé par maints observateurs et analystes de la scène politique israélienne - que Rabin a, d'une certaine manière, été victime d'une véritable "agression politico-diplomatique" de la part de Beilin et Pérès... aux idées desquels il a dû se rallier en fin de parcours : alors que tout était déjà plus ou moins sur les rails...", a écrit Richard Darmon (Hamodia, 21 ocotbre 2015)

Le 13 septembre 1993, la Déclaration de principe est signée à Washington, en présence de Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien tout en retenue, de Yasser Arafat, Président du comité exécutif de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine), et du souriant Bill Clinton, Président des États-Unis. Elle fixe des modalités de négociations pour mettre un terme au conflit et prévoit une autonomie palestinienne temporaire de cinq ans. 

Non ratifiés par l'OLP, les accords d’Oslo appliquent la « stratégie par étapes » adoptée en 1974 par l’OLP :
« Les Palestiniens recevront tout territoire qu’Israël leur remettra, puis l’utiliseront comme tremplin pour procéder à d’autres gains territoriaux jusqu’à ce qu’ils obtiennent la « libération totale de la Palestine », la liquidation de l’Etat juif ».
Ce qu’énonce Yasser Arafat dès le 13 septembre 1993 – jour de la signature de la Déclaration de principes à Washington entre Yitzhak Rabin, Premier ministre israélien, Bill Clinton, président des Etats-Unis, et Yasser Arafat, président de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) – dans un discours préenregistré et diffusé par la télévision jordanienne, et ce qu’il répète malgré les réactions de colère des dirigeants israéliens.

Arafat réitère ses propos le 10 mai 1994, une semaine après la signature de l’accord de Jéricho-Gaza, lors d’une rencontre avec des dirigeants musulmans en Afrique du Sud : il compare les accords d’Oslo « au traité d’Hudaybia signé par le prophète Mahomet avec les habitants de La Mecque en 628 et violés au bout de deux ans seulement lorsque Mahomet se retrouva en position de force ».


Cette tactique du « cheval de Troie » est aussi révélée ouvertement par d’autres dirigeants palestiniens : Fayçal Husseini, Yasser Abed Rabo, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), Ahmed Qorei (Abou Ala).


Le « droit au retour » des réfugiés de 1948 et de leurs descendants en Israël et des indemnités pour leurs "préjudices" sont des éléments constitutifs de cette « stratégie par étapes ».

La visite d’Ariel Sharon sur le mont du Temple le 28 septembre 2000 ? Ce n’était pas une provocation : elle avait a été coordonnée par les Israéliens et les Palestiniens. Et ce n’est que le lendemain que surviennent des « troubles violents qui n’avaient rien de spontané » et étaient attisés par le prêcheur de la mosquée al-Aqsa appelant les fidèles musulmans « à déraciner les Juifs de Palestine ».

Se déroulent une « guerre ouverte sous les yeux des médias du monde entier » déclinant le cliché du prétendu soulèvement populaire palestinien contre un « occupant militaire cruel », et une guerre « secrète » visant, par des attentats, les civils et les militaires en Israël. Et un étrange processus historique dont les deux protagonistes n'ont jamais évoqué lors de leurs dialogues l’objectif final, et dont les Israéliens n'ont jamais défini le but ultime, à la différence des Palestiniens. Ceux-ci visent l'éradication de l'Etat d'Israël et le massacre de ses habitants juifs.

Méfiant à l’égard du processus d’Oslo et d’Arafat, le Premier ministre Yitzhak Rabin nourrit une « profonde suspicion » à l’égard des deux principaux architectes de ce processus : Shimon Peres, qui rêve de construire un « nouveau Moyen-Orient », et Yossi Beilin.

Le reste est duperie des Israéliens et des Américains par Arafat, rejet de la légitimité de l’Etat d’Israël -  négation de « la sainteté de Jérusalem pour le judaïsme », etc. - par  l’OLP et l’Autorité palestinienne (AP), reconstitution d’une infrastructure terroriste dès l’arrivée d’Arafat à Gaza en juillet 1994, concessions israéliennes face à l’intransigeance palestinienne, détournement de la considérable manne financière internationale, enseignement de la haine des Juifs et des Croisés,  diffamation d’Israël, recours au terrorisme comme moyen de pression sur l’Etat Juif (plus de 1 200 personnes assassinées en Israël par les terroristes palestiniens - Fatah, FPLP, Hamas, etc. - depuis septembre 2000), violations systématiques par les dirigeants Palestiniens des accords conclus, préparation de l’Intifada II dès le retour de Camp David, « pouvoir tyrannique et corrompu de l’AP, refus des promoteurs israéliens des accords d’Oslo de reconnaître leurs erreurs ou fautes stratégiques majeures et l’absence de « partenaire pour la paix ».

Joël Fishman constate un « manque de courage » de l’élite Juive, en Israël et en diaspora, et avance que la volonté de Rabin, à la prestigieuse carrière militaire, a été brisée lors de la guerre du Golfe. Cette faiblesse morale expliquerait son absence de réaction aux actes de guerre des Arabes palestiniens.


Quant à Ephraïm Karsh, il souligne le « défaut de perception et l’aveuglement », un « état d’esprit idéologique, mélange d’immaturité politique et d’arrogance » des dirigeants israéliens : le problème serait tactique et susceptible d’être résolu par la diplomatie, et non une « menace stratégique ». Ce professeur évoque des similitudes entre le réarmement allemand de l’entre-deux guerres et celui de l’OLP sous les accords d’Oslo - utilisation de la propagande pour mobiliser toute la société, etc. – et analyse la confusion mentale dans les opinions publiques résultant d’un détournement du sens des mots et l’imposition de slogans clivants - « camp de la paix » - et d’une terminologie accusatrice à l’égard de l’Etat Juif : « occupation », « génocide », etc.

« Les déboires d’Israël proviennent de son incapacité à comprendre les buts stratégiques de l’ennemi, ses moyens et ses méthodes… Dans le cadre de la stratégie palestinienne, la guerre et la négociation vont de pair et s’inscrivent dans le « djihad permanent » ». Une phrase à méditer tant elle reste d’actualité plus de six ans après la publication du livre et alors que s’intensifie, notamment en Europe, la campagne pour la reconnaissance d’un Etat palestinien.

Affairisme et corruption

Dans un entretien à Amnon Lord et Gilad Katz publié par l’hebdomadaire israélien Makor Rishon (3 octobre 2008) et repris dans Controverses, Moshé Yaalon raconte son dernier entretien avec le Premier ministre Rabin « en août 1995, deux mois après [sa] prise de fonction aux renseignements militaires ». Moshé Yaalon lui fait part de l’écart entre l’image d’un Arafat prêt à arriver à un compromis territorial dans les frontières de 1967 et le discours d’Arafat aux Palestiniens, la dénégation de l’Etat d’Israël dans les médias et le système éducatif de l’Autorité palestinienne (AP). Moshé Yaalon conseille alors à Rabin de geler le processus d’Oslo. Et Rabin conclut : « L’Autorité palestinienne est à la veille d’élire son président. Je lui présenterai cet ultimatum juste après leurs élections ». Yitzhak Rabin est assassiné le 4 novembre 1995. Une lettre d'Eitan Habar, alors chef du cabinet du Premier ministre Rabin, à Shmuel Fisher du 25 décembre 1994 affirme l'opposition de Rabin à un Etat palestinien.

Moshé Yaalon éclaire aussi certaines décisions politiques ou économiques israéliennes majeures – par exemple, l’abandon par le gouvernement israélien de réserve de gaz naturel au large de la Bande de Gaza au profit de l’AP, dès le gouvernement Barak – par les relations d’affaires entre des dirigeants, fonctionnaires ou conseillers, palestiniens et israéliens, et Martin Schlaff, milliardaire autrichien Juif.

Le 30 décembre 2012, le président Shimon Peres sortant du devoir de réserve auquel l'oblige sa fonction, a qualifié, devant des diplomates israéliens, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) de "partenaire pour la paix". Le 15 avril 2013, dans une interview au Jerusalem Post, Shimon Peres a affirmé ne pas regretter la signature des accords d'Oslo. Ceux-ci ont pourtant induit des vagues d'attentats terroristes approuvés par l'Autorité palestinienne.


Le 17 juin 2013, Naftali Bennett, ministre israélien de l'Economie, a rejeté l'idée d'un Etat palestinien. Ce qui a suscité l'ire de l'American Jewish Committee (AJC). Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a maintenu son adhésion à la solution des deux Etats.


Les célébrations quasi-officielles de l'anniversaire du président Shimon Peres contribuent-elles à renforcer les liens de VIP avec l'Etat d'Israël ou à entretenir le culte d'un "acteur de paix" ?


Dans son article Virus de la polio et contamination des aquifères d'Israël (31 juillet 2013),  Mark Langfan alerte sur la violation par l'Autorité palestinienne (AP) des accords d'Oslo - non traitement des eaux usées, etc. -, le refus de l'AP de construire avec l'aide financière internationale des stations d'épuration, et la contamination délibérée par l'AP de l'eau dans les parties centrale et méridionale d'Israël. L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a indiqué qu'"un poliovirus sauvage de type 1 (PVS1) a été isolé dans des échantillons d’eaux usées prélevés le 9 avril 2013 à Rahat, dans le sud d’Israël. Le séquençage génétique et les investigations épidémiologiques se poursuivent pour en déterminer l’origine. Les analyses préliminaires indiquent que la souche n’est pas liée au virus touchant actuellement la Corne de l’Afrique".

Pierre Besnainou

Pierre Besnainou, président du FSJU (Fonds social juif unifié) a déclaré, ce 25 mars 2014, sur RCJ, radio francilienne financée par cette organisation : "Shimon Peres est un ami, mentor, père spirituel. Je l'ai rencontré il y a une vingtaine d'années après la signature des accords d'Oslo. J'étais assez proche du gouvernement tunisien sou la présidence de Ben Ali. Arafat était à Tunis. La Tunisie a joué un rôle que peu connaissent dans ces accords. J'ai été un passeur de messages de paix entre la Tunisie et l'Etat d'Israël. J'ai fait partie de la première délégation tunisienne à se rendre en Israël... Shimon Peres, ce sera les accords de paix. Shimon Peres, c'est le passé, le présent, ce sera certainement l'avenir... Le processus est malheureusement ralenti. Certainement des problèmes d'hommes... L'Etat palestinien est fondamental. S'il n'y a pas d'Etat palestinien, l'Etat d'Israël n'est pas Juif. Demander aux Palestiniens de reconnaitre un Etat Juif, on peut en débattre. Depuis Oslo, le principe d'un Etat Juif et d'un Etat musulman qui vivent côte à côte, on l'espère en paix, est un élément sur lequel plus personne ne peut remettre en cause... Qu'est-ce qu'un Etat Juif ? 

"Aucune des trois journalistes - Paule-Henriette Lévy, Annette Lévy-Willard et Jacqueline Rémy -  n'a contesté la pertinence de ces propos. Pourtant c'est la reconnaissance d'Israël comme Etat Juif qui est à l'origine du refus par les Etats arabes et les Arabes de la Palestine mandataire du plan de partage onusien en 1947, des guerres successives contre Israël, des trois Non de Khartoum, etc.


Tsvia Walden

La Villa méditerranée à Marseille a accueilli le 27 mars 2017 à 19 h 30 la conférence « Shimon Peres, le combattant de la paix » en présence de sa fille Tsvia Walden. 

"Présentation de la vie et de l’action de Shimon Peres et témoignage de Tsvia Walden, professeur de psycholinguistique à l’Université Ben Gourion et à l’École Normale Beth Berl. Auteur de nombreux travaux dans le domaine de l’acquisition du langage, elle est cofondatrice de Beth Esther, institution qui s’adresse à la jeunesse en détresse, israélienne et palestinienne. Elle a été, en 2003, l’une des signataires de l’Initiative de Genève pour la recherche d’un accord global et final entre Israël et les Palestiniens. Elle est l’auteure d’une autobiographie intitulée « Parole d’Israélienne. Langue promise sur une terre maternelle » (Paris, Plon, 2001). 

"En plus de son travail professionnel, elle s’emploie à promouvoir l’écoute et le dialogue actifs à travers des questions sociales comme la promotion des droits de l’homme, le processus de paix au Moyen-Orient et l’action féministe. « Mon père a été marqué par la Shoah, même s’il est arrivé en Israël à l’âge de treize ans, en 1934. Il ne lui est pas facile de prendre en compte la version que les Palestiniens donnent des événements qui ont marqué l’avènement de l’État. Mon père est un homme d’État, il cherche toujours la voie royale, le juste milieu entre les extrêmes. Cette attitude modérée était aussi requise par sa fonction de président de l’État d’Israël. Il appartient à la génération de ceux qui ont créé l’État d’Israël, qui l’ont vu naître et qui savent que notre État aurait très bien pu ne jamais voir le jour. En tant que président de l’État, mon père représentait Israël aux yeux de l’étranger, il devait donc adopter une perspective mondiale », a écrit Tsvia Walden.

« La mélancolie de la gauche – Yossi Beilin et l’effondrement du camp de la paix – L’Histoire qui a été tue »

"Il faudra encore des années pour disséquer et analyser ce qui a passé par la tête des concepteurs et artisans des accords d’Oslo, qui ont amené larmes et sang, et « plombé » tous les gouvernements israéliens successifs. Le temps passe et les archives se dévoilent peu à peu aux yeux des chercheurs et historiens."
"L’un d’eux, Dr. Avi Shilon, docteur en sciences politiques et ancien journaliste, a cherché à savoir quelles furent les causes de cet échec qui selon lui a décrédibilisé la gauche israélienne jusqu’à ce jour. Pour cela, il a notamment obtenu le droit d’examiner les archives personnelles de Dr. Yossi Beilin, ancien ministre et l’un des artisans au forceps de ces accords. Il a condensé ses conclusions dans un livre qu’il vient de publier, « La mélancolie de la gauche – Yossi Beilin et l’effondrement du camp de la paix – L’Histoire qui a été tue ».
"L’auteur ne cache pas que de très nombreuses erreurs ont été faites depuis le début des négociations secrètes, mais en tant qu’homme de gauche, il en attribue la responsabilité aux acteurs israéliens qui selon lui ne seraient pas allés assez loin dans leur volonté de comprendre les ‘Palestiniens’, leurs souffrances et leurs frustrations !!!"
"Mais il y a notamment un passage qui donne froid dans le dos lorsque l’on connaît les effets pervers et meurtriers de ces accords. Dans l’un des documents en possession de Yossi Beilin, il est question d’une rencontre qui eut lieu en août 1993 entre Shimon Pérès et le secrétaire d’Etat américain de l’époque Warren Christopher. Shimon Pérès expliquait à son interlocuteur pourquoi le gouvernement israélien tenait à signer rapidement ces accords et avancer vers la paix: « Nous avons attrapé l’OLP au creux de la vague, mais il ne faut pas exercer trop de pressions sur eux afin de ne pas perdre ce partenaire ». Question logique de Warren Christopher: « Mais comment pouvez-vous être certains qu’on peut leur faire confiance? ». Réponse de Shimon Pérès: « Ils n’ont pas le choix, ils sont très faibles stratégiquement » (sic)."
"La suite est connue…"
"Voilà comment celui que la communauté internationale surnommait le « visionnaire d’Israël » et le « prophète de la paix » voyait l’OLP et Yasser Arafat qu’il allait ramener de Tunis pour lui ouvrir les portes de la Judée-Samarie."

« Au cœur des accords d'Oslo  »
Arte rediffusa le 20 novembre 2021 « Au cœur des accords d'Oslo » (Die Oslo-Tagebücher ; The Oslo Diaries), documentaire israélien partial réalisé par Daniel Sivan et Mor Loushy, qui est l'auteure du documentaire « Des voix au-delà de la censure ».

"Pour nous, travailler sur The Oslo Diaries a été un véritable voyage dans l'art de l'écoute. Les informations étaient cachées à la vue de tous dans les journaux intimes et les mémoires des négociateurs, mais personne n'avait jamais pensé à fouiller dans les coulisses des pourparlers de paix. Ceux-ci étaient perçus à tort comme une action bureaucratique, un processus de négociation fastidieux. Une fois que nous avons commencé à écouter les personnes derrière les cartes et les gros titres, nous avons découvert une véritable passion qui nous a poussés à découvrir de plus en plus de textes et d'images inédites. Pour nous, qui avons grandi avec l'espoir de paix d'Oslo, c'était comme découvrir notre propre passé, dont nous ignorions l'existence. Quant au processus de montage, il n'a pas été facile. Oslo est un sujet complexe et chaque mot, chaque phrase a de profondes répercussions politiques. Il est impossible d'être objectif lorsqu'on réalise un film sur le processus de paix entre Israël et la Palestine. Nous nous sommes donc retrouvés à débattre vigoureusement pendant trois ans. La seule chose plus difficile que d'être à la fois réalisateurs et monteurs, c'est d'élever nos enfants ensemble, alors nous nous sommes retrouvés à parler politique 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Cela a été difficile, mais nous espérons que nos débats animés se reflètent dans le film et que le public ressentira certaines des émotions et des conflits que nous avons vécus pendant sa création", ont déclaré les réalisateurs-monteurs à Filmmakermagazine (21 janvier 2018).

Et d'ajouter : "Nous allons avoir une grande sortie en Israël, car le film sera diffusé en trois parties sur Yes Docu, et nous savons qu'il suscitera un débat passionné. Nous invitons tous les Israéliens et tous les Palestiniens à revisiter notre passé commun et à voir si nous pouvons repenser notre réalité à la lumière de ces années que les deux camps qualifient de « désastreuses ». Pour être tout à fait honnête, la plupart des Israéliens et des Palestiniens considèrent Oslo comme une tragédie. Beaucoup d'Israéliens pensent que nous avons trop donné et que nous avons été récompensés par la terreur, et beaucoup de Palestiniens y voient une prolongation cynique de l'occupation israélienne. Nous espérons que ce film leur ouvrira les yeux sur une autre facette de l'histoire, dans laquelle des ennemis jurés ont déposé les armes et ont tous deux fait un acte de foi envers un avenir différent. C'est ce courage de faire cet acte de foi qui fait tant défaut à nos dirigeants aujourd'hui".

« Résultats d’un ensemble de discussions menées dans le plus grand secret, entre des négociateurs issus des deux camps, les accords d’Oslo devaient poser les premiers jalons d’une résolution pacifique du conflit israélo-palestinien. En septembre 1993, la paix semble effectivement possible... »

« À Washington, les leaders Yasser Arafat et Yitzhak Rabin scellent, par une poignée de main historique, un premier accord, sous l’œil ravi du président américain Bill Clinton ».


« Mais cette tentative de pacification, largement soutenue par la communauté internationale, est rapidement mise en difficulté ».

« En 1995, l’assassinat d'Yitzhak Rabin par un étudiant israélien d’extrême droite amenuise tout espoir d’une entente globale au Proche-Orient ».


« Une immersion instructive au cœur d'accords historiques ».


Ce documentaire a été projeté dans de nombreux festivals ; sa première mondiale a eu lieu au Sundance Film Festival dans l'Utah, et a été bien accueilli par la critique.


"30e commémoration de l’assassinat d’Itshak Rabin"
L'agression djihadiste du 7 octobre 2023 a ouvert les yeux de nombreux partisans des "accords d'Oslo" sur une réalité tragique : la "cause palestinienne" est génocidaire.

Le 29 juillet 2025, la Maison Itshak Rabin a exprimé son indignation "à la suite de la dégradation de la plaque à la mémoire d’Yitzhak Rabin à Nancy".

Le lundi 1er décembre 2025, la Maison Itshak Rabin organise une soirée qui marquera la 30e commémoration de l’assassinat d’Itshak Rabin à l'Hôtel de Ville de Paris. Un anniversaire marqué chaque année, avec plus ou moins de public. Inscription obligatoire. Pour vous inscrire, cliquez ici.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, accueille cette commémoration et y participera. Seront présents également Arnaud Ngatcha, adjoint à la maire de Paris, en charge des relations internationales et de la francophonie, Bernard Zilberg, président de la Maison Itshak Rabin, Yonathan Arfi, président du Crif, S.E. Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France. 

Un message vidéo du président de l’État d’Israël, Isaac Herzog sera diffusé à cette occasion.

L’hommage sera suivi d’une table ronde animée par le journaliste Éric Halimi et réunissant Marie-Lyne Smadja, Judith Cohen-Solal, Denis Charbit et Frédéric Encel sur le thème : « Deux ans après le 7 octobre 2023, quel avenir pour le Proche-Orient. Approches sociologiques, géopolitiques et historiques ».

"Accords d'Abraham"
A l'initiative de Jared Kushner, gendre du Président américain Donald Trump, ont été signés à la Maison Blanche, le 15 septembre 2020, les "accords d'Abraham" normalisant les relations entre l'Etat d'Israël, le Bahreïn et les Emirats Arabes Unis (E. A. U.) et résultant de la diplomatie pragmatique et réaliste, tout en associant les rapports de force, initiée par le Président américain Donald Trump qui a signé, comme témoin, aussi une déclaration tripartite.  Ils ont mis un terme au "veto palestinien". 

Des accords de normalisation ont été signés entre Israël et le Soudan le 6 janvier 2021 à Khartoum, et le Maroc le 22 décembre 2020 à Rabat. Le 24 novembre 2021, à Rabat, le Maroc et Israël conviennent d'un accord de coopération sécuritaire « sous tous ses aspects » (planification opérationnelle, achats, recherche et développement, formation) entre les deux pays.

Ces accords d'Abraham peuvent-ils perdurer sans que l'islam reconnaisse la légitimité de l'Etat Juif dans son berceau historique et rejette le djihad ainsi que la dhimmitude ? 

Les mots n’ont pas le même sens en islam et dans les religions bibliques - judaïsme et christianisme -, et les personnages, bien que souvent quasi-homophones, leurs identité et rôles, s’avèrent profondément distincts : l’« Ibrâhim » du Coran est un prophète d’Allah alors que l’Abraham biblique est un patriarche, l’« Îsâ » du Coran, livre incréé, n’est pas le « Jésus » ou Yehoshua (Yahvé sauve, en hébreu), de la Bible, etc.

« Le Coran présente Abraham comme un prophète musulman. D’autres personnages de la Bible sont aussi islamisés et ressemblent peu aux originaux, d’où les conflits de Mahomet avec les Juifs de Médine qui étaient des lettrés connaissant bien la Bible. Conflits qui se terminèrent par l’expropriation, l’esclavage, les massacres et finalement l’expulsion des Juifs d’Arabie. Ces personnages aux noms bibliques sont respectés uniquement dans leur version coranique qui diverge de celle de la Bible. Celle-ci, considérée comme une falsification de la vérité coranique, n’est nullement respectée », a déclaré l’essayiste Bat Ye’or.


Joël Fishman et Ephraïm Karsh, La Guerre d’Oslo. Préface de Shmuel Trigano, traduction par Claire Darmon et Jean-Pierre Bensimon. Les Editions de Passy, collection L’Observatoire, 2005. 257 pages. ISBN : 978-2351460009. 23 €

« Au cœur des accords d'Oslo » par Daniel Sivan et Mor Loushy
Israël, Medalia Productions, Intuitive Pictures Productions (Canada), Yes Docu, Rabinovich Film Fund Cinema Project, Israel Lottery Council for Culture & Arts, Catapult Film Fund, Jenerosity Foundation, Hartley Film Foundation, Creative Europe MEDIA - European Commission, Radio Canada, Documentary Channel, 2018, 96 min
Sur Arte le 5 septembre 2018 à 0 h 40

Visuels :
Shimon Peres (au centre) lors de la signature de l'Accord d'Oslo dans le jardin de la Maison Blanche à Washington D.C., 1993.
Credit : © Ohayon Avi/Israel GPO
     
Les lauréats du prix Nobel de la paix 1994, Yasser Arafat (à gauche), Shimon Peres (au centre) et Izchak Rabin (à droite), présentent leurs certificats.
Credit : © Sa'ar Ya'acov/Israel GPO

Izchak Rabin (à gauche), Bill Clinton (au centre) et Yasser Arafat (à droite) entrent sur le territoire de la Maison-Blanche à Washington D.C. peu avant la signature de l'Accord d'Oslo de 1993.
Rabin (2e à partir de la gauche) et Arafat (3e à partir de la droite) se donnent la main après la signature de l'accord d'Oslo II à la Maison Blanche en 1995. Le président américain Bill Clinton (au centre) regarde, le roi Hussein de Jordanie (à gauche) applaudit.
Bill Clinton (à gauche) et Yasser Arafat (à droite) après le discours d'Izchak Rabin (au centre) dans le jardin de la Maison Blanche avant la signature de l'Accord d'Oslo en 1993.
Credit : © Ohayon Avi/Israel GPO

Shimon Peres (à gauche), Hosni Mubarak (au centre) et le secrétaire d'État américain Warren Christopher (à droite) tentent de convaincre Yasser Arafat (2e à partir de la droite) de signer l'Accord du Caire en présence d'Izchak Rabin (2e à partir de la gauche).
Credit : © Israeli Tsvika/Israel GPO

Le Caire, 1994 : Izchak Rabin (au centre) après que Yasser Arafat ait refusé de signer la Convention du Caire sur le tracé des frontières.
Credit : © Israeli Tsvika/Israel GPO
Les citations sur le documentaire sont d'Arte.


Le 1er décembre 2025 à 19h30
A l'Hôtel de Ville de Paris 
5 rue de Lobau, 75004, Paris


Articles sur ce blog concernant :
Cet article a été publié, en une version plus concise, par L'Arche, sur ce blog une première fois le 18 avril 2011 et republié mis à jour le :
- 9 novembre 2011 pour le 16e anniversaire de l'assassinat d'Yitzhak Rabin (1922-1995) ;
- 12 décembre 2011 après l'interview de Newt Gingrich, candidat à l'investiture du Parti républicain pour l'élection du prochain président des Etats-Unis en 2012, à The Jewish Channel. Newt Gingrich y a déclaré que le « peuple palestinien » avait été inventé et qu'il était trompeur de qualifier les accords d'Oslo de « processus de paix ». Il a ainsi énoncé des vérités historiques ;
- 5 novembre 2012 en raison des cérémonies en hommage à Yitzhak Rabin assassiné le 4 novembre 1995 ;
- le 6 janvier 2013 après les déclarations du 30 décembre 2012 président Shimon Peres sortant du devoir de réserve auquel l'oblige sa fonction et qualifiant, devant des diplomates israéliens, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) de "partenaire pour la paix" ;
- le 15 avril 2013 après la publication par The Jerusalem Post de l'interview du Président Shimon Peres qui affirme ne pas regretter la signature des accords d'Oslo" ;
- 18 juin 2013 après la publication d'interviews par des médias israéliens du Président Shimon Peres affirmant ne pas regretter la signature des accords d'Oslo. Le 17 juin 2013, Naftali Bennett, ministre israélien de l'Economie, a rejeté l'idée d'un Etat palestinien. Ce qui a suscité l'ire de l'American Jewish Committee (AJC). Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a maintenu son adhésion à la solution des deux Etats. Les célébrations quasi-officielles de l'anniversaire du président Shimon Peres contribuent-elles à renforcer les liens de VIP avec l'Etat d'Israël ou le culte de Shimon Peres comme "acteur de paix" ?
- 30 juillet 2013 alors que le "processus de paix" né des accords d'Oslo devrait être relancé sous la condition de la libération de 104 prisonniers terroristes palestiniens. Une décision amorale, cynique, inutile et dangereuse ;
- 4 août, 13 septembre et 5 novembre 2013. La Maison Itshak Rabin a organisé un hommage à ce politicien et militaire, le 5 novembre 2013, à 19 h 30, à la mairie du XIXe arrondissement de Paris ;
- 25 mars 2014 et 4 novembre 2014, 23 juin 2015. Les 23 à 16 h 40 et 25 juin 2015 à 23 h,  le 25 juin 2015 à 23 h, la chaîne Histoire diffusa dans le cadre des Grands assassinats de l'histoire le documentaire Yitzhak Rabin : "Retour sur l'assassinat du premier ministre israélien. Le 4 novembre 1995, Yitzhak Rabin, âgé de soixante treize ans, est touché par deux balles tirées à bout portant dans son dos. Ce crime intervient après qu'il a prononcé un discours lors d'une manifestation pour la paix sur la place des rois de Tel Aviv" ;
- 26 octobre 2015. Le 26 octobre 2015, l'Etat d'Israël organisait des cérémonies en hommage à Yitzhak Rabin, assassiné le 4 novembre 1995 ;
- 28 mars 2017, 3 septembre 2018, 9 novembre 2019, 30 octobre 2020, 16 novembre 2021.

jeudi 27 novembre 2025

Le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini (1897-1974)

    Le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini (1897-1974) a été une figure majeure du monde musulman. Pendant la Première Guerre mondiale, il a combattu jusqu'en 1917 aux côtés des Ottomans alliés à l'empire allemand - que savait-il du génocide des Arméniens par les Jeunes Turcs et leurs complices ? Fomenteur de pogroms antisémites, notamment à Hebron (1929), il a noué des alliances, fondées sur des affinités idéologiques, la haine des Juifs et des intérêts communs, avec des dirigeants nazis avant - première lettre en mars 1933 -, et pendant - première rencontre avec Hitler le 28 novembre 1941, à Berlin - la Deuxième Guerre mondiale - que savait-il de la Shoah ? Les Nazis le rémunéraient avec l'argent volé aux Juifs allemands spoliés. Al-Husseini admirait aussi Staline. Grâce à la France, il a échappé au tribunal de Nuremberg. Il a joué un rôle déterminant dans le tiers-mondisme et le mouvement des non-alignés (conférence de Bandoung, 1955), ainsi que dans les guerres contre l'Etat d'Israël. Mentor d'Arafat, il est loué par les dirigeants de l'Autorité palestinienne (AP), dont Mahmoud Abbas (Abou Mazen). "La croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand mufti" (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis) est un documentaire intéressant de Heinrich Billstein. Un film centré sur le grand mufti de Jérusalem Haj Mohammad Amin al-Husseini et abordant ce sujet tabou, méconnu, tout en occultant des faits graves

« Croissant fertile et croix gammée. Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine », de Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann
« Exil nazi : la promesse de l'Orient » par Géraldine Schwarz 
« Les exils de Mahmoud Darwich »
L'Etat islamique 
Interview de Bat Ye’or sur le califat et l’Etat islamique/ISIS 
« Les armes des djihadistes » par Daniel Harrich 
« L'argent de la terreur »
« Alger, la Mecque des révolutionnaires (1962-1974) » par Ben Salama
« Pictures for Peace. La douleur après l’attentat - Hocine Zaourar » par Rémy Burkel 
« Cheikh Zayed, une légende arabe » par Frédéric Mitterrand
« Emirats, les mirages de la puissance », par Frédéric Compain
L’Arabie saoudite 
Hajj, le pèlerinage à La Mecque
L’Irak, une ex-mosaïque ethnico-religieuse
« Oman, au pays des contes » par Nadja Frenz
Le keffieh, c'est tendance ! 
« Ode to Joy » de Rabih Mroué

"La croix gammée et le turban, La tentation nazie du grand mufti" (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis), documentaire intéressant de Heinrich Billstein s’ouvre sur des images d’actualités allemandes de 1941 : la rencontre souriante du 28 novembre 1941 entre le führer Adolf Hitler et le grand-mufti Mohammad Amin al-Husseini à la chancellerie du Reich à Berlin, « grand représentant du nationalisme arabe. En Palestine, il est juge suprême et grand argentier. Son nationalisme lui vaut la haine des Britanniques qui ont mis sa tête à prix pour 25 000 livres ».

Hitler déclare alors à al-Husseini qu'après la victoire du IIIe Reich contre l'Angleterre et l'URSS, l'Allemagne visera la destruction des Juifs vivant dans «  la sphère arabe sous la protection britannique » et al-Husseini déclenchera des «  opérations arabes qu’il aura secrètement préparées ». La retranscription de cette rencontre a été publiée dans sa traduction en anglais sur Internet.


L’antisémitisme du « glaive de l’islam »
Surnommé « le glaive de l’islam », Mohamed Amin al-Husseini est né en 1895 dans une famille influente de Jérusalem, cité se trouvant alors dans l'empire Ottoman. Celui-ci ne comptait aucune "Palestine". Il était divisé en wilaya (willaya ou vilayet), et en sandjaks, des régions administratives, "tels que les Sanjaks de Jérusalem, de Gaza et de Naplouse", précise Emmanuel Navon.

Pendant la Première Guerre mondiale, il combat jusqu'en 1917 aux côtés des Ottomans alliés à l'empire allemand. Il sert comme officier d’artillerie dans l’armée de l’Empire ottoman, allié de l’Empire allemand dans la Triplice. Il est assigné à la 47e Brigade stationnée dans et autour de Izmir, ou Smyrne, port situé sur la mer Egée. En novembre 1916, il obtient une permission de trois mois et retourne à Jérusalem. Que savait Mohamed Amin al-Husseini  du génocide des Arméniens ? Quel a été son éventuel rôle ?

A 23 ans, « opposé à l’immigration juive, politicien ambitieux et brillant orateur », Mohamed Amin al-Husseini « s’impose comme un des leaders du nationalisme arabe ». Ajoutons qu'il milite alors, et jusqu'en 1920, année du début du mandat de la France sur la Syrie, pour le rattachement de la "Palestine" à la Syrie. Ainsi, dans la photographie ci-contre, les Arabes de la Palestine mandataire défilent à Jérusalem en mars 1920 contre l'immigration juive et pour le "pansyrianisme" : la "Palestine" est alors présentée tactiquement comme une province méridionale de la Syrie. Et ce, afin de lutter contre le sionisme.

En 1921, les Britanniques « le nomment grand mufti de Jérusalem malgré son jeune âge, 24 ans, et sa formation théologique plutôt rudimentaire. Il porte également le turban des théologiens et juristes... De quoi faire honneur à une famille qui revendique une descendance directe du prophète Mahomet ». Mohamed Amin al-Husseini nomme ses affidés aux postes clés.

En 1931, il organise le congrès mondial islamique. « A partir de là, la question palestinienne devient la cause de tous les Arabes et de tous les musulmans ».

Mohamed Amin al-Husseini « était très violent, cruel et impitoyable. Il a tué tous ses rivaux au sein de la société palestinienne. Il considérait toute opinion différente de la sienne comme une trahison et y répondait par la violence », se souvient Uri Avnery, membre de l’Irgoun. Parmi les rivaux d'al-Husseini : les membres du clan rival Nashashibi.

Mohamed Amin al-Husseini « rêve de diriger une grande Arabie et une Palestine débarrassée des juifs ». Né à Jérusalem en 1918, émissaire de l’Agence juive, Aharon Cohen l’a vu « de loin à la mosquée. Il incitait ouvertement à la haine contre les Juifs… Il avait un grand charisme ».

Le terme « tentation » est inadéquat. Il s’agit d’une alliance précoce : fin mars 1933, deux mois à peine après l'avènement du nazisme en Allemagne, le grand mufti affirme au consul d’Allemagne en Palestine sous mandat britannique que « les musulmans approuvent le nouveau régime. Il souligne la nécessité de combattre l’influence néfaste des juifs dans l’économie et la politique ». Rappelons que le 30 janvier 1933 Adolf Hitler est devenu chancelier d'Allemagne.

Les affinités du grand mufti al-Husseini avec le nazisme sont profondes, et non pragmatiques, non motivées par un ennemi commun : « l’ennemi nazi de mon ennemi britannique est mon ami ». Elles sont cimentées par l’antisémitisme : dès avril 1933, le grand mufti demande à l’Allemagne « de ne plus envoyer ses Juifs en Palestine ». Il souhaite « bâtir une alliance durable ».

Il déclare : "Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité des armes, dans la prééminence du chef, dans l’idéal de l’ordre".


Al-Husseini obtient « le soutien notamment financier des SS », en particulier pour la grande insurrection de 1936 qui visait à faire pression sur les autorités britanniques afin de réduire l'immigration Juive. Des relations secrètes se poursuivent.

Un rôle actif et protéiforme à la guerre et à la Shoah
« Il faisait des discours incendiaires pour éveiller les consciences : ‘Nous risquons de perdre la mosquée al-Aqsa et les lieux sacrés de l’islam' », déclare Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain.

« Face à tant de haine, la vie devenait très difficile pour nous », précise Aharon Cohen, habitant en Eretz Israël alors Palestine sous mandat britannique.

A Jérusalem « et dans d’autres villes, les Juifs fuient leur maison pour avoir la vie sauve… Certains émeutiers arabes portent la croix gammée ».

En octobre 1937, recherché par les Britanniques en raison de l’assassinat d’un haut responsable britannique, le grand mufti al-Husseini fuit au Liban. Il continue à « orchestrer les émeutes ».

Fin 1940, quand les avions italiens et allemands bombardent les positions britanniques, tel le « port de Haïfa où débouche l’oléoduc acheminant le pétrole irakien », le grand mufti ne s’en émeut pas. « Au contraire, il va conseiller aux Allemands de bombarder Jérusalem… »

Il se trouve alors en Iraq, où il fomente un putsch pronazi, et propose « un soutien de guerre actif » à Hitler dès janvier 1941.

La première rencontre entre le grand mufti al-Hussein et Hitler date du 28 novembre 1941, à Berlin. 

David Ben David, volontaire dans l’armée britannique, soldat de la Brigade juive, s’est engagé en mai 1941 « parce que les Nazis persécutaient nos familles en Europe et qu’il fallait que quelqu’un s’oppose à ces criminels, alors que les Allemands étaient à l’apogée de leur pouvoir. Seuls les Britanniques combattaient alors les Nazis… Les Arabes aiguisaient déjà leurs couteaux pour égorger les juifs avec l’aide des Allemands, des nazis. C’était vraiment la panique ». En 1942, le Yichouv, ensemble des Juifs vivant en Palestine mandataire, est menacé au Sud par les chars de Rommel, à l’Ouest par les Allemands qui occupent la Grèce et la Crète, et à l’Est par des troupes allemandes du Caucase qui se dirigent vers Jérusalem, via l’Iraq.

La bataille de Stalingrad (17 juillet 1942-2 février 1943) et l’offensive victorieuse du général Montgomery à al-Alamein (1942) marquent des défaites capitales du IIIe Reich.

Parrain de l’Institut central islamique de Berlin, le grand mufti voit son utilité croître pour les Nazis. Il « prêche la guerre sainte contre les Juifs à la radio allemande. Il promeut sans relâche le régime nazi auprès des musulmans non arabes et tente de convaincre Indiens, Ouighours, Caucasiens Tatars de Crimée à s’engager au côté des Allemands… Il se fait grassement payer chaque service rendu par le ministère des Affaires étrangères et la SS... Ses prêches enflammés dans l’unique mosquée de Berlin mêlent habilement antisémitisme religieux et racisme, mettant ainsi l’islam au service de ses ambitions politiques… La plupart des musulmans allemands adhèrent » à son discours.

Ajoutons le grand écho de la propagande radiophonique nazie en arabe écoutée avec attention par les auditeurs Arabes réunis à cet effet dans les cafés de la Palestine mandataire.


Dans ses émissions radiophoniques à Berlin, et pour une radio italienne fasciste à Bari, en direction du monde Arabe, al-Husseini incite "à tuer les Juifs où qu'ils se trouvent. C'est la volonté de Dieu". 

Début 1942, Adolf Eichmann lui révèle la Solution finale. Impressionné, le grand mufti envoie à l’été 1942 une délégation visiter le camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen.

En 1943, son ami Heinrich Himmler, chef des SS, l’informe : « A ce jour, nous avons exterminé environ trois millions » de Juifs.


Le grand mufti al-Husseini exhorte les autorités de Hongrie, Bulgarie et Roumanie à inclure des centaines d'enfants Juifs dans la Solution finale. Et l'obtient. Sous son influence, des milliers de juifs européens ont été déportés au camp nazi d'Auschwitz où ils ont été assassinés.

Il « participe à la création de la division SS Handschar, appelée ainsi en référence à une épée orientale. A cette occasion, les nazis inventent le néologisme de "musulgermain". L’unité comptera jusqu’à 20 000 hommes ». Al-Husseini est chargé de la formation culturelle et philosophique de ces soldats qui jurent d’obéir jusqu’à la mort à Hitler et de « rapprocher le monde germain et le monde arabe. Himmler lui accorde mollahs et imams pour encadrer les troupes ». Il les choisit et les forme dans une école particulière.

Son antisémitisme imprègne le pamphlet Islam i židovstvo (Islam et Judaïsme) destiné aux musulmans bosniaques engagés dans les SS. En 2015, Boris Havel a traduit ce texte en anglais pour le Middle East Quaterly.

Allocation mensuelle
Le 2 novembre 1943, al-Husseini harangue des milliers de manifestants musulmans à Berlin, en les exhortant à "expulser les Juifs des pays arabes".

Il projetait de construire secrètement des camps d'extermination pour tuer les Juifs dans les pays Arabes et en Palestine mandataire, notamment près de Sichem (Naplouse).

Les Nazis - ministère allemand des Affaires étrangères et SS - lui versaient une allocation mensuelle de 75 000 reichsmarks, soit des dizaines de milliers de dollars. Auxquels il convient d'ajouter le remboursement de ses frais, les rémunérations de ses conseillers, assistants, etc.


Duplicité française
A bord d’un avion allemand, le grand mufti al-Husseini gagne la Suisse qui le remet à la France. Craignant que la France lui permette de fuir le tribunal de Nuremberg, un groupe de soldats Juifs songe à le tuer. Mais la crainte de violences contre les Juifs vivant dans des pays majoritairement musulmans les dissuade d’agir.

En mai 1946, le grand mufti fuit la France, où il y séjournait dans des conditions agréables régies par le Quai d'Orsay, et se rend au Caire (Egypte) sous une fausse identité.

Il est refoulé par les Britanniques de la Palestine mandataire.


En 1947, le grand-mufti Mohammad Amin al-Husseini refuse la partition onusienne de cette Palestine sous mandat britannique - un Etat Juif, un Etat Arabe et une zone internationale (corpus separatum) incluant Jérusalem - et il rallie les armées arabes pour lutter contre l’Etat d’Israël renaissant.

Avant l’ouverture du procès Eichmann, installé à Beyrouth, al-Husseini nie toute responsabilité dans la Shoah. Il prétend même n’avoir jamais rencontré l’organisateur principal de la Solution finale.

Étonnantes carences informatives
C'est exceptionnel que la télévision française diffuse en prime time un documentaire historique sur « le grand mufti de Hitler ». Notons qu'Arte ne l'a jamais rediffusé. Et aucune autre chaîne de télévision ne s'y est risqué.

Se fondant sur des « biographies récentes », le réalisateur Heinrich Billstein présente des archives rarement vues, voire inédites, et a choisi d’interroger des témoins ou acteurs. Certes, leurs interviews sont intéressantes et révélatrices : dans son intérieur cossu décoré de la photo de son père, Amina al-Husseini, la fille du grand mufti, n’émet aucune critique. Nasr ad-Din an-Nashashibi, écrivain, déplore ce « triste jour », la défaite du maréchal Rommel. Fuad Mujakić, imam de la division Handschar, rappelle : « Pour tenter de rassurer mes camarades, je leur expliquais que… tout musulman qui perdait la vie au combat pour l’islam serait un shahid, un martyr. Ils savaient ce que cela signifiait ».

En outre, l’absence de contrepoints par des historiens manque à ce documentaire.

En 1931, al-Husseini a fondé le Congrès islamique mondial (WIC) dont il est président. Cette instance se réunit le 7 juin 1926 à La Mecque (Arabie saoudite) en présence de 57 délégués, 157 invités et journalistes.  Elle organise sa deuxième réunion à Jérusalem, en Palestine mandataire (7-174 décembre 1931) et accueille 130 délégués de 22 pays musulmans, sunnites et chiites. Le Congrès islamique mondial exhorte les Etats musulmans à ne pas commercer avec les Juifs de la Palestine sous mandat britannique. Déjà le boycott des produits d'Eretz Israël. Ce Congrès considère que "le sionisme est ipso facto une agression préjudiciable au bien-être musulman et qu'il évince, directement ou indirectement, les musulmans du contrôle de la terre islamique et des lieux saints musulmans". Il envisage la création d'une université (université al-Aqsa). Le Congrès estime qu'il doit se réunir tous les deux à trois ans et que ses résolutions devraient être promulguées par le Comité exécutif présidé par al-Husseini. Le grand mufti détient donc un rôle essentiel à l'égard non seulement des Arabes, mais de toute l'oumma, et est parvenu à placer l'antisionisme, al-Aqsa, au centre des réflexions et actions des musulmans dans le monde. Ce qui en fait un partenaire et collaborateur incontournable pour les Forces de l'Axe.


Certains chiffres auraient mérité d'être cités : par exemple, environ 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie, dont dans une division SS en Bosnie. Des divisions nazies musulmanes ont été constituées : la Légion arabe, la Brigade arabe, deux divisions musulmanes bosniaques Waffen SS, une division Waffen SS albanaise dans le Kosovo et dans la Macédoine occidentale, des Waffengruppe der-SS Krim (volontaires Tatars de Crimée), des formations composées de musulmans de Tchétchénie, l’Osttürkischen Waffen-Verbände SS avec des musulmans du Turkestan, etc.

"De nombreux musulmans détestaient Staline si bien que 150 000 à 300 000 d'entre eux ont combattu pour les puissances de l'Axe lors de la Seconde Guerre mondiale", a écrit Daniel Pipes, expert américain en géopolitique et en islam.

"Certains d'entre eux ont agi dans le cadre des Einsatzgruppen [unités mobiles nazies d'extermination, Nda] qui ont massacré les Juifs en Biélorussie et Ukraine", a précisé Elliott E. Green.


Al-Husseini a fondé un Institut islamique à Dresde pour former des imams soviétiques. Il a aussi créé un Institut arabe de recherche sur la question Juive, selon le modèle allemand.


Formés par le grand mufti al-Husseini, des imams ont prêché à ces centaines de milliers de musulmans ayant combattu avec les forces de l'Axe, notamment avec la Wehrmacht contre l'Armée rouge sur le front Est.

Quid d'Alija Izetbegović (1925-2003), président de la république de Bosnie-Herzégovine ? Durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Bosnie faisait partie de l'Etat indépendant de Croatie  - un Etat dans l'orbite des Forces de l'Axe - proclamé en 1941 par les Oustachis (Insurgés), fascistes et antisémites croates, Izetbegović a rejoint les rangs du mouvement panislamiste Les Jeunes musulmans (Mladi Muslimani). Quand cette organisation se divise sur la question de soutenir les partisans communistes yougoslaves ou la Division Waffen-SS Handschar, Izetbegović décida de soutenir cette Division SS. Brièvement détenu vers la mi-1944 en prison par les Serbes royalistes Chetniks, Izetbegović est libéré en signe de reconnaissance à l'égard du rôle de son grand-père en 1914 à l'égard de la libération d'otages Serbes. Il est condamné par la justice yougoslave à trois années d'emprisonnement.

En 1969, il publie en 1969 la Déclaration islamique, "un manifeste totalitaire dans lequel il affirme que « tout est religion » et revendique la « fusion entre État et religion ». Il souhaite « l'introduction de l'Islam dans tous les domaines de la vie des individus, dans la famille et dans la société », et assène que « le musulman n'existe pas en tant qu'individu indépendant ». « Si  Izetbegović proclame l'impossibilité d'instaurer un « État islamique » dans un pays qui n'est pas à majorité musulmane, il y prétend aussi « l'impossible coexistence pacifique entre religion islamique et institutions non-islamiques », d'où la glorification du djihad contre les Infidèles ».

En 1990, Izetbegovic fonde le Parti d'Action démocratique (SDA). Il bénéficie alors de soutiens en Europe et aux États-Unis, où il est présenté comme un « islamiste modéré ». Pendant la guerre civile, les nationalistes islamistes bosniaques vont accueillir plusieurs milliers de moudjahidin albanais, afghans, algériens financés par de, l'argent saoudien et des Émirats. Ils forment le noyau de la sinistre 7e Brigade musulmane qui brilla par ses atrocités. Izetbegović va même recréer la division Handjar, un hommage à la fameuse division de la SS à laquelle il a participé pendant la Seconde Guerre mondial". La couverture ci-contre du numéro d'octobre 1991 du magazine de Sarajevo Novi Vox montrait un officier bosniaque musulman nazi posant son pied droit sur la tête décapité et sanglante du leader Serbe bosniaque Radovan Karadzic. Le ttire : “La Division Handzar Division est prête.”

Et que d’oublis dans ce documentaire sur al-Husseini !

Rien sur la rencontre en 1936, en Palestine mandataire, entre François Genoud, surnommé le "banquier suisse de Hitler", et le grand mufti al-Husseini. Le début de relations qui ont persisté jusque dans les années 1960.


Rien sur les pogroms commis à l'instigation d'al-Husseini : massacres en 1920, de 67 Juifs et pillages des maisons juives et synagogues à Hébron le 24 août 1929, à Safed,  à Jérusalem, etc. Dans Le juif errant est arrivé, Albert Londres  décrit la barbarie des assassins à Hébron ce 24 août 1929 : "Ils coupèrent les mains, ils coupèrent les doigts, ils maintinrent des têtes au-dessus d'un réchaud, ils pratiquèrent l'énucléation des yeux. (...) Sur les genoux de Mme Sokolov, on assit tour à tour six étudiants de la Yeshivah [école religieuse juive] et, elle vivante, on les égorgea. On mutila les hommes. Les filles de treize ans, les mères et les grands-mères, on les bouscula dans le sang et on les viola en chœur".

Des pogroms incités et attisés par le grand mufti et la rumeur selon laquelle les Juifs allaient reconstruire leur Temple à la place de la mosquée al-Aqsa à Jérusalem, alors en Palestine mandataire.

En Iraq, figure parmi les proches conseillers d'al-Husseini : Abdul-Qadir al-Husayni (Husseini), le père de Faisal Husseini. Le grand mufti al-Husseini joua un rôle dans le farhud, pogrom les 1er-2 juin 1941, à Bagdad (Iraq) : 175 Juifs tués, mille Juifs blessés, 900 maisons juives détruites, des biens Juifs pillés, etc. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l'alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s'était installé dans l'Irak pronazi, et qui a contribué à l'exode des Juifs irakiens de leur terre natale où ils vivaient généralement depuis des siècles. Prévoyant l'échec du gouvernement irakien pro-nazi, la grand mufti al-Husseini a fui en Iran où il est accueilli par la délégation diplomatique... japonaise, puis il se rend en Italie. Quid des liens entre al-Husseini et le Japon impérial qui a interné dans des camps établis dans sa "sphère de coprospérité" des Juifs notamment des Indes orientales néerlandaises, dénommées maintenant Indonésie.

Rien sur l’origine de la fortune personnelle – or et dollars – du grand mufti al-Husseini placée pendant la Deuxième Guerre mondiale dans des banques suisses : l’argent de Juifs spoliés, les rémunérations par le pouvoir nazi.

Rien sur les assistants du grand mufti à Berlin, notamment Hassan Salameh – père du terroriste palestinien Ali Salameh (“le Prince rouge”), un de ceux ayant commis le massacre de onze athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de 1972 à Munich (Allemagne). L'un des organisateurs de ce massacre est Mahmoud Abbas (Abou Mazen).


Dans l'entourage du grand mufti al-Husseini en Allemagne, des jeunes issus de familles influentes Arabes de la Palestine mandataire, les Khalidis et autres en plus des Husseinis, ont suivi une formation SS et visité le camp de concentration Sachsenhausen, près de Berlin.


Le 28 novembre 1941, le führer Adolf Hitler rencontre à Berlin le grand-mufti Mohammad Amin al-Husseini, Le grand mufti al-Husseini assura Hitler de l'admiration vouée à son égard dans tout le monde Arabe. Il le "remercie pour la sympathie qu'il avait toujours montrée pour la cause arabe, spécialement la cause palestinienne, à laquelle il avait donné une expression claire dans ses discours publics. Les pays Arabes étaient fermement convaincus que l'Allemagne gagnerait la guerre et que la cause Arabe prospérerait. Les Arabes sont les amis naturel s de l'Allemagne parce qu'ils avaient les mêmes ennemis que l'Allemagne : les Anglais, les Juifs et les communistes. Ils étaient préparés à coopérer avec l'Allemagne de tout leur cœur, et à participer à la guerre, pas seulement de manière négative par la commission d'actes de sabotage et l'instigation de révolutions, mais aussi positivement par la formation de la Légion Arabe Les Arabes pourraient être plus utiles à l'Allemagne comme alliés, pour des raisons géographiques etc... ils avaient des relations étroites avec toutes les nations musulmanes qu'ils pourraient utiliser en faveur de la cause commune. La Légion Arabe serait assez facile à lever. Un  appel en Allemagne du mufti aux pays arabes et aux prisonniers de nationalités arabes, algériennes, tunisiennes et marocaines produirait un grand nombre de volontaires désireux de combattre... Les Arabes œuvrent à l'indépendance et à l'unité de la Palestine, de la Syrie et de l'Iraq. Le Mufti a alors mentionné la lettre qu'il avait reçue d'Allemagne, qui affirmait que cette dernière ne détenait aucun territoire arabe et comprenait, reconnaissait les aspirations à l'indépendance et à la liberté des Arabes comme elle soutenait l'élimination du foyer national Juif. Une déclaration publique en ce sens serait très utile pour l'effet de propagande sur les peuples Arabes en ce moment. Hitler a répondu que l'Allemagne se tenait à une guerre sans compromis contre les Juifs. Ce qui incluait l'opposition active au foyer national Juif en Palestine. L'Allemagne était aussi consciente que l'assertion selon laquelle les Juifs effectuaient des fonctions de pionniers économiques en Palestine était un mensonge. Le travail là était fait seulement par les Arabes, non par les Juifs. L'Allemagne était résolue, étape par étape, à demander aux nations européennes de résoudre leur problème Juif, et au moment adéquat à diriger un appel similaire aux nations non européennes. L'Allemagne était actuellement engagée dans un combat vital contre deux citadelles du pouvoir Juif : la Grande-Bretagne et l'Union soviétique... Il va sans dire que l'Allemagne fournirait une aide positive et pratique aux Arabes engagés dans la même lutte... Le Mufti ne pouvait pas ne pas avoir conscience que... l'issue de la lutte actuelle déciderait du destin du monde Arabe... L'Allemagne était engagée dans de graves batailles pour forcer la porte vers le nord de la région du Caucase... 
Le Führer a alors fait la déclaration suivante au Mufti, en lui enjoignant de la garder enfermée dans la profondeur de son cœur :
1. Le Führer mènerait la bataille pour la destruction totale de l'empire judéo-communiste en Europe ;
2. A un moment donné... les armées allemandes atteindraient la sortie sud du Caucase ;
3. Dès que cela se produira, le Führer donnerait au monde Arabe l'assurance que son heure de libération était arrivée. L'objectif de l'Allemagne serait alors seulement la destruction de l'élément Juif résidant dans la sphère Arabe sous protection de la puissance britannique. Le Mufti serait alors le porte-parole faisant le plus autorité pour le monde Arabe. Ce serait alors sa tâche de déclencher les opérations Arabes qu'il avait préparées secrètement. Quand ce temps serait venu, l'Allemagne serait alors indifférente à la réaction de la France à cette déclaration.
Une fois que l'Allemagne aura forcé la route vers l'Iran et l'Iraq à travers Rostov, ce serait le début de la fin de l'Empire britannique mondiale. Le Führer espérait que l'année à venir rendrait possible la poussée allemande dans la porte caucasienne vers le Moyen-Orient...
Quand les divisions blindées et les escadrons allemands apparaîtront au sud du Caucase, l'appel public réclamé par le grand mufti sera exprimé vers le monde Arabe.
Le Grand Mufti a répondu que c'était sa vision que tout se passe comme le Führer l'avait indiqué. Il était pleinement réassuré et satisfait par les mots qu'il avait entendus du chef de l'Etat allemand". (Source : Documents on German Foreign Policy 1918-1945, Series D, Vol XIII, London, 1964.)

En 2014, dans Islamists, and the Making of the Modern Middle East (Yale University Press), Wolfgang G.  Schwanitz et  Barry Rubin Nazis, ont évoqué les liens profonds entre Hitler et "son conseiller extra-européen le plus important dans le processus de destruction des Juifs d'Europe", le Grand Mufti de Jérusalem al-Husseini. Lors de leur rencontre du 28 novembre 1941, Hitler et al-Husseini "ont conclu le pacte du génocide Juif en Europe et au Moyen-Orient, et immédiatement après, Hitler a ordonné de préparer la Shoah. Le lendemain, des invitations ont été envoyées à treize Nazis pour la Conférence de Wannsee qui a commencé à organiser la logistique" du génocide. Ce livre couvert de louanges a aussi décrit les efforts du grand mufti pour empêcher les Juifs d'Europe de se réfugier dans la terre qui deviendrait l'Etat d'Israël.  Et, "puisque les Juifs européens quittant l'Europe pourraient ensuite aller en Palestine [mandataire], al-Husseini a clairement signifié que si Hitler voulait comme alliés les musulmans et les Arabes, il devait fermer les sorties d'Europe aux Juifs. Au même moment, al-Husseini et les dirigeants Arabes ont dit à la Grande-Bretagne que si elle voulait éviter que les Arabes et les musulmans soient ses ennemis, elle devait fermer l'entrée en Palestine à tous les Juifs. En réussissant sur ces deux fronts, al-Husseini a doublement contribué à la Shoah, directement et dès le début".

Le 20 janvier 1942, se tient dans une villa berlinoise la conférence de Wannsee, avec quinze hauts responsables du Troisième Reich. Présidée par Reinhard Heydrich, elle évoque l'organisation de la "Solution finale à la question juive en Europe". La conclusion de la conférence est rédigée dans un protocole contenant un tableau évaluant à 11 millions le nombre de Juifs visés par cette "Solution finale". Pour la France (Frankreich), elle mentionne 165 000 Juifs dans les "Besetztes Gebiet" (Territoires occupés) et 700 000 Juifs vivant dans les "Unbesetztes Gebiet" (Territoires non occupés). La "Solution finale" concerne donc tous les Juifs, pas seulement d'Europe continentale, mais aussi les Juifs vivant dans l'empire colonial ou les départements d'outre-mer de la France, alors puissance coloniale. La France métropolitaine abritait environ 300 000 à 330 000 Juifs, et était alors séparée par la ligne de démarcation en quatre zones : au nord, une zone occupée par l'armée allemande, l'Alsace et la Moselle sont annexées au IIIe Reich, et deux départements du Nord sont sous administration militaire allemande nazie à Bruxelles (Belgique) ; au sud, une zone libre. L'ensemble du territoire français et l'Empire étaient placés sous l'autorité du régime de Vichy. 

Manquent dans ce documentaire la connaissance par le grand mufti al-Husseini de la Solution finale, et le télégramme de Himmler. Le 29 mars 2017, le blog de la National Library of Israel a annoncé la découverte d'un télégramme du SS Commander Heinrich Himmler à Amin al-Husseini, Mufti de Jérusalem. La date en est le 2 novembre 1943, correspondant au 26e anniversaire de la Déclaration Balfour.

Ce "télégramme de Himmler peut être étudié sur différents niveaux : 1) comme une source primaire qui représente une déclaration de la politique allemande nazie ; 2) comme une partie importante du contexte d'un rassemblement politique majeur contre la Déclaration Balfour, dans lequel une alliance avec la cause Arabe, et particulièrement avec les Palestiniens Arabes, a été cérémonieusement célébrée ; 3) comme un discours par Amin al-Husseini, un inconditionnel collaborateur des Nazis qui a promis le soutien des Arabes palestiniens et du monde musulman pour la cause Nazie".

Le Mufti s'est présenté “pas seulement comme le leader du mouvement national palestinien, mais comme le leader de tous les Arabes et même comme un représentant de tous les musulmans.” Sous le mandat britannique, Amin al-Husseini n'a jamais été officiellement nommé à ce poste.


Ce télégramme confirme qu'il y a eu un partenariat entre l'Allemagne nazie, les Arabes de la Palestine (mandataire) et le monde arabe. Cette alliance était fondée sur leur soutien mutuel pour détruire les “Juifs dans le monde,” ce que chaque partie a déclaré ouvertement être un intérêt partagé et la base de leur amitié. L'objectif de ce télégramme était de réaffirmer publiquement l'existence de ce partenariat et la transaction qu'il représentait. Voici le texte de ce télégramme de Heinrich Himmler :
"TO THE GRAND MUFTI AMIN EL HUSSEINI, BERLIN
FROM ITS BEGINNING THE NATIONAL SOCIALIST MOVEMENT OF GREATER GERMANY5HAS INSCRIBED THE STRUGGLE AGAINST WORLD JEWRY ON ITS BANNER. THEREFORE IT HAS ALWAYS FOLLOWED WITH SPECIAL SYMPATHY THE STRUGGLE OF THE FREEDOM – LOVING ARABS, FOREMOST IN PALESTINE, AGAINST THE JEWISH INTRUDERS. THE RECOGNITION OF THIS ENEMY AND OUR COMMON STRUGGLE AGAINST HIM FORM THE FIRM FOUNDATION OF THE NATURAL ALLIANCE BETWEEN NATIONAL-SOCIALIST GREATER GERMANY AND THE FREEDOM-LOVING MUSLIMS OF THE WHOLE WORLD. ON THE ANNIVERSARY OF THE WRETCHED BALFOUR-DECLARATION I SEND YOU IN THIS SPIRIT MY HEARTFELT GREETINGS AND WISHES FOR THE SUCCESSFUL PURSUIT OF YOUR STRUGGLE UNTIL ITS ASSURED FINAL VICTORY.
SIGNED REICHSFUEHRER-SS HEINRICH HIMMLER"
Le 2 novembre 1943, date anniversaire de la Déclaration Balfour, le grand mufti al-Husseini a organisé à Berlin un rassemblement ayant attiré des milliers d'immigrants musulmans. Il y déclara :
"Voici 26 ans, les Juifs ont reçu la Déclaration Balfour afin de construire un foyer national Juif. Les Britanniques ont trahi les Arabes et l'islam en soutenant les Juifs... Les Juifs sont les ennemis de l'islam - ce sont eux qui ont tué le prophète Mahomet ! Les Arabes et spécialement les musulmans doivent expulser les Juifs des pays arabes. C'est la solution ultime. Le prophète Mahomet a utilisé cette solution voici 1300 ans... Le Traité de Versailles a été un désastre pour l'Allemagne et pour les Arabes, mais les Allemands savent comment se débarrasser des Juifs, et c'est pourquoi le monde Arabe a des relations si proches avec l'Allemagne. L'Allemagne n'a jamais fait de mal aux musulmans et combat notre ennemi commun : les Juifs. La chose la plus importante est qu'ils ont trouvé la solution finale au problème juif. Le temps travaille contre les Juifs même si les Alliés les aident.”
Auschwitz III
Juif néerlandais né en 1927 à Amsterdam (Pays-Bas), Ernst Verduin a été déporté à Auschwitz en septembre 1943. Il a témoigné : C'était une journée très chaude en juin ou juillet 1944, alors que je travaillais à Monowitz, aussi connu comme Auschwitz III. Et soudain, j'ai remarqué un groupe de gens qui ressemblait à des acteurs. Ils portaient de longues robes et d'étranges couvre-chefs. Parfois, des internés jouaient une pièce dans le camp. Je voulais en apprendre plus, et alors que je m'approchais de ce groupe, j'ai été arrêté par un officier SS de haut rang que je ne connaissais pas. Il était du camp principal (Auschwitz I) ou Birkenau (Auschwitz II). L'officier m'a demandé : "Qu'est-ce que veux ?" "Je veux juste savoir si ces individus sont des comédiens. Y aura-t-il une représentation théâtrale ce soir ?" "Ces personnes ne sont pas des acteurs. Il s'agit du grand mufti de Jérusalem et de sa suite", m'a dit cet officier SS. Je lui ai alors demandé : "Que fait-il ici ?" "Il rend visite au camp. Il vit à Berlin où il bénéficie de la protection personnelle de Hitler. Il se rend à Monowitz pour voir comment les Juifs se tuent au travail dans les usines", dit l'officier SS".

Lors d'une émission radiophonique du 30 septembre 1944, al-Husseini a demandé aux Arabes : "N'est-ce pas en votre pouvoir de repousser les Juifs dont le nombre ne dépasse pas les onze millions ?" Avant la Seconde Guerre mondiale, la population Juive dans le monde avait été estimée à environ 17 à 18 millions d'âmes, ce qu'Husseini savait certainement.


Ce « héros » et mentor d’Arafat a fomenté des pogroms, est directement responsable de la mort de « 4 000 enfants orphelins juifs polonais et de 400 juifs adultes qui furent assassinés à Auschwitz en raison de son opposition en 1942 à leur transfert en Palestine mandataire en échange de prisonniers de guerre allemands pro-nazis. Il a convaincu des gouvernements hongrois, roumain et bulgare pro-nazis d’envoyer leurs juifs vers les camps de la mort plutôt que d’accepter leur immigration en Palestine mandataire » (Chuck Morse, The Nazi Connection to Islamic Terrorism, Adolf Hitler and Haj Amin al-Husseini. iUniverse.com, 2003). A l'été 1943, il a écrit au ministre roumain des Affaires étrangères pour l'exhorter à envoyer 1 800 enfants Juifs  en Pologne où ils seront sous une "active supervision".

Le SS Hauptsturmfuehrer Dieter Wisliceny, premier ajoint d'Adolf Eichmann, a témoigné pour le procès de Nuremberg : "Selon mon opinion, le grand mufti, qui était à Berlin depuis 1941, a joué un rôle dans la décision du gouvernement allemand d'exterminer les Juifs européens... Il avait suggéré de manière répétée aux diverses autorités avec qui il était en contact, surtout Hitler, Ribbentrop et Himmler, l'extermination des Juifs européens. Il considérait ceci comme une solution confortable au problème de la Palestine. Dans son message radiodiffusé de Berlin, il nous a surpassés dans les attaques contre les Juifs. Il était un des meilleurs amis d'Eichmann, et l'a constamment incité à accélérer les mesures d'extermination. J'ai entendu dire que, accompagné par Eichmann, il a visité incognito la chambre à gaz d'Auschwitz". Ce rôle majeur d'al-Husseini a été confirmé par deux témoins au procès de Nuremberg : Andrej Steiner et Rudolf Kasztner.

Ce grand mufti a enflammé les foules musulmanes par ses prêches radiophoniques haineux. S’est efforcé de persuader les Nazis de tuer les Juifs vivant au Moyen-Orient, etc.

Rien dans ce documentaire sur le projet du grand mufti de construire près de Shehem (Naplouse) un lieu où tous les Juifs du monde Arabe seraient gazés. Un projet similaire à celui du camp d'Auschwitz-Birkenau.


Rien sur le rôle de la France qui, sans aucune pression Arabe, refusa l'extradition du grand mufti al-Husseini vers les pays, telles la Grande-Bretagne et la Yougoslavie, le réclamant pour le juger comme criminel de guerre et collaborateur des Nazis. Après l'avoir accueilli dans une villa, et recueilli ses témoignages arrangés, la France lui permit de s'évader pour fuir en Egypte en 1946. Grande était la consternation du mouvement sioniste devant l'absence de pressions américaines sur les autorités britanniques afin que soit interpellé le grand mufti vivant au Caire, alors sous tutelle britannique. Universitaire et dirigeant du mouvement sioniste révisionniste, père du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le professeur d'histoire Benzion Netanyahu a lancé une campagne visant à alerter l'opinion publique américaine sur ces faits. Le 26 janvier 2012, l'historien Rafael Medoff a publié un article dans JTA, où il montrait comment l'American Zionist Emergency Council avait envoyé au Département d'Etat un mémorandum de 13 pages exhortant les Etats-Unis à inculper le grand mufti al-Husseini et comment le professeur Netanyahu avait financé la publication d'annonces dans les principaux journaux américains titrant “Le Mufti doit être jugé !” tout en mettant au premier plan la photographie de la rencontre entre Hitler et al-Husseini. L'administration démocrate du président Truman a ignoré ces protestations. Et, ainsi que les encourageait le professeur Netanyahu, les électeurs Juifs américains ont émis un vote de protestation : les élections mid-term (mi-mandat) en 1946 ont marqué une défaite démocrate. Le président Truman en a conclu qu'il avait intérêt à voter pour le plan onusien de partition de la Palestine mandataire en 1947, et a reconnaître l'Etat Juif renaissant pour éviter que le parti démocrate perde le "vote Juif".


Rien dans ce documentaire sur ses relations avec les Frères musulmans, mouvement islamiste fondé en 1928 par Hassan El Banna (1906-1949) marqué par la fin du califat, sympathisant du nazisme, et dont l'un des petits-enfants est Tariq Ramadan, et aux nombreuses ramifications, dont le Hamas.


N'oublions pas l'équipe envoyée à Tel Aviv en 1944 par le grand mufti afin d'empoisonner les canalisations d'eau alimentant la ville fondée par les Sionistes au début du XXe siècle.


Rien dans ce film sur les relations du grand mufti avec des dirigeants Arabes et des  nazis promus après guerre conseillers de dirigeants arabes dont le grand mufti était proche. Citons notamment Gamal Abdel Nasser (1918-1970), président d'Egypte dès 1956, qui proclamait en 1965 : "Notre chemin vers la Palestine ne sera pas recouvert d'un tapis rouge ou de sable jaune. Notre chemin vers la Palestine sera saturé de sang" et, plus tard, "Nous visons la destruction de l'Etat d'Israël... [Notre] but national : l'éradication d'Israël”. "Hans Appler alias Salah Shafar, ancien collaborateur de Goebbels était en charge de la propagande anti-israélienne et travaillait au Congrès islamique. Baumann alias Ali ben Khader était en contact avec la rébellion algérienne en Egypte où il était employé comme spécialiste militaire pour l’Armée de Libération de la Palestine", a rappelé Bat Ye'or (Aux sources du palestinisme).

Rien dans cette oeuvre diffusée sur le rôle efficace du grand mufti à la conférence de Bandoung (Indonésie), qui marque en 1955 l'entrée dans la scène politique internationale des pays du Tiers monde, pour faire adopter une résolution anti-israélienne lors de cette réunion fondant le mouvement des non-alignés qui regroupait 29 pays africains et asiatiques. Une influence durable en ancrant la cause anti-israélienne parmi ce mouvement soutenu par la gauche et l'extrême-gauche occidentales. En 2012, le mouvement des non-alignés réunit 120 Etats, qui comptent particulièrement dans les organisations onusiennes, notamment lors de la constitution de majorité automatique lors du vote de résolutions stigmatisant, condamnant l'Etat d'Israël à l'Assemblée générale de l'ONU.  On peut regretter que l'action menée par le grand mufti al-Husseini contre l'Etat d'Israël dans les enceintes internationales n'ait pas été évoquée : ralliement dès les années 1950 des pays non-alignés à la politique d'isolement et de stigmatisation de l'Etat Juif, etc.

Rien dans ce documentaire sur les liens entre nazisme et islamisme, leurs convergences, leur alliance, leur vision du Moyen-Orient.

« Dans l’après-guerre, la résille de liens et de solidarités tissés dès les années 1936 entre les régimes fasciste et nazi avec le monde arabo-musulman – dont al-Husseini, représentant la Palestine arabe en est l’emblème – continua à s’activer, mais dans l’ombre. Le mufti demeura en contact avec la France qui l’avait soustrait au Tribunal de Nuremberg et l’avait laissé filer... Il connaissait bien les hommes de Vichy puisque les unités SS musulmanes faisaient leur formation en France dans la région du Puy en été 1943. Des camps d’entrainement existaient en France pour des soldats arabes du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Palestine, d’Irak et d’Iran confiés à la supervision des proches du mufti. Al-Husseini qui militait pour un rapprochement franco-arabe, réitéra à la France ses propositions d’alliance entre l’Europe et le monde musulman, comme il l’avait fait avec Hitler, contre Israël, l’Angleterre et les États-Unis durant la guerre, promettant à de Gaulle une position privilégiée pour la France si elle se retirait d’Algérie. Après la guerre israélo-arabe de 1967, la victoire d’Israël qui lui donnait le contrôle des Lieux saints chrétiens servit de prétexte à la volte-face française », écrit Bat Ye'or dans son Autobiographie politique.

Rien sur le legs tragique du grand mufti al-Husseini, incitateur à une haine et à une violence inouïes contre les "Yaoud", les Juifs. Le succès de Mein Kampf dans tant de pays musulmans en atteste. Ce legs du grand mufti consiste aussi dans le refus de reconnaissance d'un Etat Juif. Un refus exprimé depuis des décennies par le "mouvement national palestinien", et plus généralement par la Ligue Arabe et l'Organisation de la coopération islamique (OCI).


Ce legs est assumé par l'Autorité palestinienne qui a nommé en 2015 une école élémentaire à El Bireh du nom du grand mufti al-Husseini. Le 4 janvier 2013, à la télévision de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas a rendu hommage aux shahids : le grand mufti al-Husseini était un des pionniers de ces "shahids et héros". En mai 2015, le grand mufti de Jérusalem et des territoires disputés et des dirigeants libanais ont déposé une gerbe sur la tombe d'al-Husseini.

Une admiration pour al-Husseini partagée notamment par Rami Hamdallah, Premier ministre de l'Autorité palestinienne, qui le 10 mai 2016, lors de la septième conférence islamique internationale Bayt al-Maqdis, a déclaré : le grand mufti de Jérusalem était "le fils au cœur pur" de la "nation palestinienne". Ministre des lieux saints, Yusuf Ida'is s'est aussi référé au grand mufti al-Husseini : "Cette Conférence est une continuation de la Première Conférence islami que Bayt al-Maqdis tenue par le défunt Mufti Haj Amin al-Husseini sur le sol palestinien en 1931, et ici, aujourd'hui, nous marchons dans son sentier conformément aux instructions du Président Mahmoud Abbas,"  Dans sa réécriture de l'Histoire de Jérusalem, Hamdallah a évoqué Bayt al-Maqdis qui est en fait la version arabisée de l'hébreu "Beit Hamikdash," terme désignant les Temples saints de Jérusalem.


Fondé par des membres de la famille Husseini, le Parti Arabe palestinien a eu pour président Jamal Husseini, qui a reconnu l'influence nazie sur son parti. Le groupe de jeunes du Parti, à l'image de la Jeunesse hitlérienne, a été appelé un moment les "Scouts nazis".


Rien sur le rôle du grand mufti, "père de substitution" et mentor pour Arafat, dans la création de l'OLP (Organisation de la libération de la Palestine) dont la charte, adoptée en 1964 et jamais abrogée, vise la destruction de l'Etat Juif,


Rien sur le négationnisme et le révisionnisme virulents dans le monde musulman, notamment dans l’Autorité palestinienne (AP) dirigé par Mahmoud Abbas (Abou Mazen), qui qualifie le grand mufti al-Husseini de "héros" et "shahid" et est l'auteur d'une thèse révisionniste. Le 27 avril 2014, Mahmoud Abbas (Abou Mazen) a déclaré, en anglais et en arabe, et peu après la signature d'un accord avec le Hamasmouvement terroriste islamiste, et peu avant Yom HaShoah : "Ce qui est arrivé aux Juifs durant l’Holocauste est le crime le plus odieux qui soit survenu contre l’humanité pendant l’ère moderne". Certains estiment à tort que cette déclaration serait nouvelle et romprait avec les propos précédents du dirigeant de l'Autorité palestinienne. Or, celui-ci n'a pas nié la Shoah dans sa thèse soutenue en Union soviétique (1982) et dans son livre (1984), il a allégué de manière infondée que les Juifs sionistes auraient été complices des Nazis dans la commission de la Shoah, dont il doute du nombre de victimes Juives. Et l'Autorité palestinienne persiste à diffuser des émissions négationnistes, à nier dans ses manuels scolaires la Shoah et à refuser d'évoquer l'alliance et la complicité entre le grand mufti de Jérusalem al-Husseini et Hitler dans la Solution finale.

Une admiration si vive pour le nazisme qu'un magasin gazaoui a pour nom "Hitler 2", et a habillé ses mannequins en treillis militaires, le visage dissimulé sous un keffieh, et des couteaux aux poings. En 2015, de jeunes Gazaouis ont expliqué aimé ce magasin pour son enseigne et ces vêtements djihadistes. Les images de cette boutique ont eu tant de succès qu'elles ont créé le buzz.

Aucune interview de Leila Shahid, petite-nièce du grand mufti, ancienne représentante de l’AP en France et actuelle représentante de l’AP auprès de l’Union européenne (UE).


Aucune information sur ses liens avec le Japon de l'empereur Hirohito (1901-1989), Etat membre des Forces de l'Axe.


Al-Husseini admirait aussi Staline. Dans The Mind of Jihad, Laurent Murawiec a écrit :
"Dès les années 1920 et 1930, le parti communiste de Palestine a été le grand instructeur du mouvement national pan-islamiste mené par le grand mufti Amin al Husseini dans l'art de l'agitprop communiste, le convoyeur de concepts cruciaux marxistes-léninistes, tels qu'"impérialisme" et "colonialisme. Il a introduit les catégories politiques européennes dans la scène moyen-orientale en général, et le conflit judéo-Arabe en particulier. La plus grande partie du répertoire hideux de l'antisémitisme moderne Arabe et musulman est venue de l'Union soviétique (avec seulement la composante racio-biologique ajoutée par les Nazis). Le CPP (Parti communiste de Palestine) a enseigné aux extrémistes Arabes l'utilisation du dispositif rhétorique bolchevique  qui était auparavant inconnu. L'"anti-impérialisme” ainsi importé par les communistes a été remarquablement assimilé par les extrémistes musulmans, au point de faire partie intégrale de leurs conceptions et expression. Il s'est fondu avec les vues traditionnelles djihadistes qui animaient les Arabes de la région. Dans cet amalgame du bolchevisme et du djihad qui devint si crucial dans le djihad moderne, il était crucial de former les Arabes au style politique soviétique".
Ce parti communiste de Palestine a été fondé essentiellement par des Juifs qui l'ont quitté dans les années 1920-1930 avec la succession de pogroms fomentés par le grand mufti al-Husseini. A ces communistes juifs, se sont substitués des Arabes de la Palestine mandataire.

De plus, ce documentaire use parfois d’une terminologie partiale : « esplanade des mosquées » au lieu de « mont du Temple », « Jérusalem, 1917, la Palestine est sous domination ottomane » - ce qui suggère à tort que la Palestine a existé comme Etat (souverain) - au lieu de « Jérusalem, 1917, Eretz Israël est sous domination ottomane », ou « à partir de 1933, la situation s’envenime avec l’arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis » au lieu « de nombreux Arabes de la Palestine mandataire refusent l'arrivée massive de juifs allemands fuyant les Nazis », etc.

Par ailleurs, ce film véhicule le mythe « islamiquement correct » et dangereux de la « coexistence pacifique sous la férule musulmane ».

Enfin, il urge que les universitaires et historiens, notamment les auteurs de livres sur la Shoah ou le Moyen-Orient, des commissaires d'expositions ainsi que de manuels scolaires, en Israël, en Europe dont la France, et dans les pays musulmans, ceux de Mémoriaux de la Shoah, en particulier celui à Paris, écrivent une Histoire intégrant toutes les actions du grand mufti de Jérusalem al-Husseini.


Une question demeure : al-Husseini a-t-il lutté pour « la Palestine » ou souhaitait-il recréer un califat ?

Médias
Avec ses lacunes et partis pris, ce remarquable documentaire présente le grand mérite de traiter d’un sujet tabou, même pour Arte qui dénature le titre en l’affaiblissant et n'a transmis à la presse aucun visuel sur les rencontres entre le grand mufti et des dirigeants nazis.

A noter la notice biaisée de présentation du documentaire dans la version papier du Parisien TV Magazine : « Défenseur de la cause panarabe dès les années 1920, Amin al-Hussein lutte contre l’émigration des juifs organisée par les Britanniques dans son pays, la Palestine ». C’est nier le lien historique, biblique entre les Juifs et Eretz Israël, et donc la légitimité de l’Etat d’Israël. Le terme Palestine a été instrumentalisé dès son origine : après la révolte du patriote juif Bar Kokhba vaincu par l'empereur romain Hadrien en 135, les Romains veulent détruire en Judée tout souvenir d’histoire juive, y compris les noms de Judée et de Jérusalem. Ils nomment Jérusalem Ælia Capitolina, et, pour nommer ce territoire, ils forgent le terme « Palestine » à partir du mot Philistins, anciens ennemis des Hébreux et disparus (préhistoire). Le vocable « Palestine » désigne des territoires dont le périmètre a varié selon les périodes.


La notice de ce magazine occulte l'antisémitisme du grand mufti, son alliance avec les Nazis et sa participation à la Shoah, les Livres blancs publiés par les Britanniques et réduisant le nombre d’émigrants Juifs autorisés à émigrer en Palestine mandataire, etc.


C'est "ce passé qui ne passe pas" dans le monde islamique, dans le monde Arabe - tous deux non dénazifiés -, ainsi que dans la gauche et les médias occidentaux, car elle contrecarre le narratif palestinien et la "solution-à-deux-Etats". Quant aux leaderships Juifs européens, si embourbés dans le "dialogue judéo-musulman" et leurrés par le "partenaire-palestinien-pour-la-paix", ils occultent souvent ces faits, ou les minorent.


Autre raison de ce "Cachez cet antisémite que je ne saurais voir" : les liens entre Nazis, al-Husseini et les promoteurs de l'Union européenne afin de créer Eurabia : "C’est dans cette nébuleuse que naquit le concept d’Eurabia lié à la guerre d’élimination d’Israël et au culte de la Palestine destinée à remplacer l’Etat hébreu" (Bat Ye'or).

Munib al-Masri

Le 10 décembre 2016, The Jerusalem Post a publié l'article '"The Duke Of Nablus': The Journey Of One Of The Wealthiest Palestinians", sous-titré "Munib al-Masri, 82, is the wealthiest Palestinian in the West Bank and Gaza Strip". Un portrait de l’octogénaire Munib al-Masri, l'homme le plus riche de Judée, Samarie et de la bande de Gaza. Munib al-Masri vit dans un palace qu'il a appelé Beit Falastin (La maison de la Palestine), situé près de Sichem (Naplouse).

Avec son frère, il jouait à des jeux enfantins. "Durant la Deuxième Guerre mondiale, mes frères et moi prétendions que nous vainquions les Armées britanniques et américaines", se souvenait Munib al-Masri. Bref, cet Arabe de la Palestine mandataire avait choisi son camp : celui des forces de l'Axe, celui des Nazis. Un effet de la propagande en arabe du grand mufti de Jérusalem al-Husseini ?

C'est un proche conseiller d'Arafat et un partisan de la réconciliation entre le Fatah et le Hamas.


Photos inédites
Le 27 juin 2017, lors d'enchères organisées par Kedem, six photographies (approx. 6.5 x 9.5 cm), en bon état, montrant le grand mufti Haj Muhammad Amin al Husseini visitant, vers 1943, avec des dignitaires nazis, civils et militaires, un camp en Allemagne nazie ont été vendues pour 12 300 dollars. Elles étaient estimées de 20 000 à 30 000 dollars. "Some stains, tears and creases".

"The photographs show al-Husseini, accompanied by a number of Nazi senior officials, dressed in uniforms, and a number of government officials, dressed in civilian clothes, during a tour apparently held at a camp in Germany (possibly, a camp of The German Labour Front). A lineup held for the visitors of the camp is seen in some of the photographs".

"All the photographs are marked on reverse with the stamp "Photo-Gerhards Trebbin". The photographer's mark attests that they were developed in Trebbin, Germany, and may have been shot in its environs".


"These photographs, previously unknown, document an unidentified visit to Germany by al-Husseini. We were unable to identify the men in the photographs. However, according to some speculations, among the photographed are possibly the Croatian politician Mile Budak (a member of the Ustase Party who served as Croatian envoy to Germany in 1941-1943), Iraqi politician Rashid Ali al-Gaylani, Fritz Grobba (the German ambassador to Iraq, later in charge of Middle Eastern affairs at the German Foreign Ministry, known for his ties to al-Husseini and Rashid Ali al-Gaylani during al-Gaylani's revolt against the Iraqi government and in the following years) and the Austrian politician Arthur Seyss-Inquart".

Haj Muhammad Amin al-Husseini (1895?-1974) "served as the Mufti of Jerusalem during the British Mandate period, in the years 1921-1937, and was known as one of the most important and influential leaders of the Palestinian Arabs and the Palestinian national movement".


"Al-Husseini was born in Jerusalem to an eminent and well-established Palestinian-Arab family, many of whose members served in religious and political leadership roles. Al-Husseini studied in Jerusalem, Cairo and Istanbul, and with the outbreak of World War I was drafted to the Ottoman army. After his military service he returned to Jerusalem, where, among other things, he recruited volunteers for the Arab Revolt against the Ottoman Empire (1916-1918)".


Al-Husseini "was a member of a number of Arab organizations and clubs with nationalist leanings. As part of his activities in these organizations, he was among the chief instigators of the 1920 riots, occurring in Jerusalem during the Nabi Musa festival. As a result he gained fame among the Arab public. In the aftermath of the riots, the British authorities issued an arrest warrant against al-Husseini and Aref al-Aref (a journalist who participated in the incitement leading up to the riots), and the two fled to the Transjordan. They were sentenced in absentia to ten years of imprisonment, but in the same year were pardoned by British High Commissioner Herbert Samuel (following appeals by a number of sheikhs and dignitaries from the Transjordan)".


"In 1921 al-Husseini was appointed Mufti of Jerusalem, and later chosen to serve as president of the Supreme Muslim Council. In these roles he acted against Jewish settlement of Palestine and in favor of Palestinian nationalism, contributing, among other things, to the 1929 Riots and the 1936-1939 Arab Revolt (al-Husseini was one of the initiators and organizers of the revolt, and the chairman of the Arab Higher Committee)".


"In 1937, after the British outlawed the Arab Higher Committee and dispersed the Supreme Muslim Council, al-Husseini fled to Lebanon, where he stayed for about two years before moving to Iraq. In Iraq he joined the politician Rashid Ali al-Gaylani and contributed significantly to the planning and organization of the revolt led by al-Gaylani in 1941. Following the revolt, al-Gaylani established a pro-Nazi government that demanded the expulsion of the British from Iraq, but his government did not last for long, and with the collapse of the coup, al-Husseini and al-Gaylani left Iraq. Al-Husseini first traveled to Fascist Italy (where he even met Mussolini), then to Nazi Germany. Al-Gaylani also arrived in Germany".


"Haj Amin al-Husseini's ties with the Nazis, initiated before he had arrived in Germany, grew closer during his stay there: he had contacts with the German Foreign Ministry, with the upper echelons of the S.S. and the Gestapo, and even met with Adolf Hitler (their first meeting was in November 1941). One of al-Husseini's goals was to secure a joint German-Italian declaration recognizing the independence and unity of the Arab states, and the right of these states to act against the establishment of a national home for the Jews in Palestine. One of his major contributions to the German war effort as part of his activities in favor of the Axis Powers was the recruitment of fighters to the 13th Waffen Mountain Division of the SS in 1943. This division, called Handschar, was established by the Germans in the region of Croatia under the rule of the pro-Nazi Ustase Party (which then included Bosnia and Herzegovina). Most of the recruits were from among the Muslim population of Bosnia and Herzegovina, and the recruitment was carried out with the encouragement of al-Husseini, who was sent there especially by the German authorities. In addition, al-Husseini established the "Arab Institute for the Study of the Jewish Question" in Berlin - an institute founded with German funding and constituting the Berlin parallel to the "Institute for the Study of the Jewish Problem" active in Frankfurt, whose declared objective was the expulsion of the Jews from German territory. As a result of these and other activities, al-Husseini was included at the end of World War II in the list of "war criminals" of the Yugoslav Committee Investigating the War Crimes of the Occupiers and their Collaborators".


"Al-Husseini's relations with the Axis Powers have been closely studied and still arouse questions. Some see his collaboration with the Germans as motivated by the pragmatic interests of a leader who sought to acquire a strong ally in support of Arab national goals, while others associate his collaboration with his enthusiasm for German policies towards the Jews and their plan for a "Final Solution", and even with an aspiration on his part to expand the genocide to Palestine as well".


Croix gammées à Gaza
En avril 2018, les émeutes du Hamas, dénommées de manière erronée "marche du retour", visent à détruire la barrière de sécurité entre l'Etat d'Israël et la bande de Gaza pour permettre l'invasion dans l'Etat juif par des milliers de Palestiniens qui tueront les habitants de cet Etat.

Le 6 avril 2018, des Gazaouis ont hissé des drapeaux palestiniens et celui orné de la croix gammée, symbole nazi, visibles malgré la fumée.

Le 20 avril 2018, jour anniversaire du Führer Hitler, ils ont aussi envoyé une arme explosive par un cerf-volant arborant la croix gammée.

Peu de médias occidentaux ont évoqué ces faits choquants.

Conférence à Ramallah 
Le 11 avril 2018, la veille de Yom HaShoah, Mícheál MacDonncha, maire (Sinn Fein) de Dublin (Irlande), a participé à une conférence à Ramallah rendant hommage au grand mufti al-Husseini. 

En raison de son soutien au BDS (Boycott Désinvestissement Sanction), il lui était interdit d'entrer en Israël. Cet élu a pu pénétrer cependant dans l'Etat juif en raison d'une erreur des autorités de l'aéroport Ben Gourion à Tel Aviv : ces dernières se sont trompées sur le titre de cet édile, Ardmhéara Mícheál MacDonncha.

"Collaborateur des Nazis"
Le 8 mars 2019 à 8 h 20, Histoire diffusa, dans la série documentaire "Les collaborateurs des nazis", "Le mufti de Jérusalem" (Grande-Bretagne, Nugus-Martin Productions, 2011). "Jusqu'à quel point le désir de soutenir son peuple devient inacceptable ? C'est la grande question que se posent ceux qui souhaitent juger Mohammad Amin Al-Husayni, le Grand Mufti de Jérusalem qui aurait collaboré avec les nazis..."

"Mufti"
Le 13 février 2020, Le Passeur éditeur a publié "Mufti", roman d'Yves Azéroual, journaliste, documentariste, co-fondateur d'i>télévision et créateur de l’émission « Secrets d’Histoire ». 

"La traque palpitante du grand Mufti de Jérusalem — sympathisant des nazis — dans les méandres de l’histoire et de la mémoire. « Le 27 juin 2017, lors d’une vente aux enchères, à Jérusalem, six photographies inédites montrant le Grand Mufti al-Husseini vers 1943, visitant les camps de ses alliés nazis, ont été adjugées 12 300 dollars. Les six photographies le montrent, accompagné d’un certain nombre de hauts fonctionnaires nazis en uniformes, et de fonctionnaires du gouvernement, habillés en civil. » Ce bref article attire l’attention du journaliste français Yirhiel Azriel. Il décide aussitôt de se lancer sur les traces de ces photographies car un détail le frappe : pourquoi les plus élémentaires références historiques concernant ce sulfureux personnage sont-elles quasi absentes ?

"De l’Empire ottoman à la Palestine mandataire, du génocide arménien aux pogroms de Hébron, de l’Irak insurrectionnel au cœur du Berlin nazifié, de la Suisse désespérément neutre à la France d’après-guerre soucieuse de ménager les populations musulmanes de son empire colonial, une longue traque à travers l’histoire et la mémoire met au jour des épisodes inédits, sinistres et parfois rocambolesques de l’existence de ce personnage énigmatique et rusé, adulé par les uns et haï par d’autres. Un thriller historique riche en rebondissements."

Fabrice d'Almeida
Le 5 novembre 2023, près d'un mois après le djihad en Israël, sur France Info, Fabrice d'Almeida, historien spécialisé dans l'Histoire contemporaine, a déclaré :
"Al Husseini, chef politique et religieux, voulait faire de la lutte contre les juifs non seulement un combat religieux, mais surtout racial, raciste. Il a obtenu un peu d’aide des nazis, notamment des armes. Mais il était très minoritaire.
La plupart des musulmans qui s’engagèrent dans la Seconde Guerre mondiale le furent du côté des Alliés, comme les goumiers marocains de l’armée Delattre ou les spahis qui ont suivi le général Leclerc. Tous ont contribué à la lutte contre le nazisme...
Il n’empêche qu'après la Seconde Guerre mondiale les jeunes États arabes, notamment la Syrie et l’Egypte, font appel à des anciens combattants nazis pour lutter contre Israël, tel Aloïs Bruner ou l’ancien directeur de camp de concentration Franz Stangl. Leurs dirigeants adoptent une partie de l’argumentaire antisémite. Mais ce discours n’est pas religieux, plutôt politique et territorial...
Le régime des mollahs veut affaiblir la légitimité d’Israël et de l’Occident en niant et en relativisant l’Holocauste. Le président Ahmadinejad a joué un rôle majeur dans cette stratégie. Il a organisé des colloques négationnistes et fêté les trente ans de la République avec un discours sur ce thème, en 2009. 
Les antisémites actuels sont dans le prolongement de cette logique. Ils font de la réhabilitation du nazisme un outil pour s’attaquer à l’humanisme occidental et pour justifier les violences contre les juifs. Ultra-minoritaires, ils jouent la provocation et cherchent à faire du bruit. Ces mots crus, cette volonté de choquer, cependant, dégradent la cause qu’ils prétendent soutenir : celle des droits du peuple palestinien".
De nombreuses allégations TRES éloignées de l'Histoire.

Environ 100 000 musulmans européens ont combattu pour l’Allemagne nazie. Des divisions nazies musulmanes ont été constituées : la Légion arabe, la Brigade arabe, deux divisions musulmanes bosniaques Waffen SS, une division Waffen SS albanaise dans le Kosovo et dans la Macédoine occidentale, des Waffengruppe der-SS Krim (volontaires Tatars de Crimée), des formations composées de musulmans de Tchétchénie, l’Osttürkischen Waffen-Verbände SS avec des musulmans du Turkestan, etc. 

Le régime des mollahs iraniens veut détruire Israël.


La croix gammée et le turban, la tentation nazie du grand mufti  (Turban und Hakenkreuz, Der Großmufti und die Nazis) de Heinrich Billstein
Allemagne, 2009. 53 minutes
Diffusions les 9, 12 décembre 2009 à 14 h et 15 décembre 2009 à 9 h 55, 11 décembre 2012 à 10 h 35
La croix gammée et le turban 1/3
La croix gammée et le turban 2/3
La croix gammée et le turban 3/3


Photos :
Portrait du Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein et le Grand Mufti Mohammed Amin al-Hussein lors d'une rencontre avec les chefs islamistes. © NDR-Said Ibraihim al-Husaini.
Autres photos : © DR

Pour en savoir davantage :
Matthias Küntzel, Jihad et haine des juifs, le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international. Préface de Pierre-André Taguieff. L’œuvre éditions, 2009. 180 pages. ISBN : 978-2-35631-040-8

Martin Cüppers et Klaus-Michael Mallmann, Croissant fertile et croix gammée, le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine. Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine Ed. Verdier, 2009. 352 pages. ISBN : 978-2-86432-591-8


Articles sur ce blog concernant :

Cet article a été publié une première fois le 8 décembre 2009 et modifié le 17 juin 2016.
Il a été republié les :
- 18 novembre 2011 et 6 septembre 2012, 21 avril 2013 à l'occasion de la diffusion le 19 novembre 2011, puis les 9, 12, 18 et 24 septembre, 1er et 17 octobre, 10 décembre 2012, les 21 avril 2013 à 20 h 35, 24 et 30 avril 2013 sur Histoire TV du volet de la série Les collaborateurs des Nazis consacré au grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini ;
- 22 août 2013 à l'approche de la commémoration du massacre de 67 Juifs et des pillages des synagogues et maisons Juives à Hébron le 24 août 1929 à l'instigation d'al-Husseini ;
- 9 octobre 2013 après le discours du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu le 6 octobre 2013 à l'université Bar Ilan rappelant les liens étroits entre le mouvement national "palestinien", notamment le grand mufti al-Husseini, et les dirigeants nazis ;
- 28 novembre 2013, 29 avril et 29 novembre 2014 2014 ;
- 3 juin 2014. Lors de la fête de Chavouot en 1941 a éclaté le Farhud, pogrom contre les Juifs à Bagdad, scellé par l'alliance entre les Nazis et les Arabes musulmans, notamment le grand mufti de Jérusalem al Husseini qui s'était installé dans l'Irak pro-nazi, et qui a contribué à l'exode des Juifs irakiens de leur terre natale généralement depuis des siècles ,
- 22 mai et 27 novembre 2015, 17 juin et 28 novembre 2016, 20 juillet et 28 novembre 2017, 2 mai et 28 novembre 2018, 6 mars et 28 novembre 2019, 27 novembre 2020, 27 novembre 2021, 26 novembre 2023, 28 novembre 2024.