Le 13 mai 2026, la Cour d’appel de Paris a examiné deux dossiers : celui du site Ripostelaïque.com hébergé à l’étranger puis celui du policier Bruno Attal poursuivi par Ersilia Soudais, députée La France Insoumise (LFI). Au centre des débats : la liberté pour un auteur d'article de discuter de l'islam dans une politique-fiction revendiquée, puis celle de critiquer une élue pour ses actes sans que celle-ci n'invoque une attaque personnelle à son physique. Jugements les 17 et 18 juin 2026. Article diffusé par Ripostelaique.
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Curieuse audience du 13 mai 2026. Un recoin du Palais de justice avait été aménagé en salle d’audience. Pas de symbole de la justice dans cet espace exigu : le Président a expliqué que le procès de Nicolas Sarkozy, ancien Président de la République, avait modifié l’attribution des salles. La sonorisation ? Médiocre. Les sièges en bois ? Durs. Et le plus curieux : l’attitude et les réquisitions de l’avocat général dans cette audience centrée sur la liberté d’expression défendue par Guy Sebag, directeur de Riposte laïque, poursuivi par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et Bruno Attal poursuivi par Ersilia Soudais, députée La France Insoumise (LFI).
Ripostelaïque.com
Le 27 mai 2025, la XVIIe Chambre du Tribunal correctionnel de Paris avait condamné Guy Sebag, directeur de la publication Ripostelaïque.com, retraité franco-israélien résident en Israël et défendu par Me Frédéric Pichon. Il avait rejeté des irrecevabilités (moyens de nullité ayant entaché la procédure). Et il avait condamné le prévenu à une amende de 2000 euros pour injure publique en raison de l'origine ou de l'appartenance ou non appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée, et pour complicité de provocation publique à la haine ou à la violence à l'égard d'un groupe de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une race ou une religion déterminée pour avoir publié le 17 juin 2017 l’article « La fin de l'islam est inéluctable ». Il avait relaxé Guy Sebag du délit de provocation publique à la haine ou à la violence pour l’article du 7 novembre 2017 « Magasin Uniqlo Opéra : un barbu à l'entrée, et une voilée qui donne des sacs à la clientèle ». Il avait accordé à la Ligue des droits de l’homme (LDH) un euro de dommages et indemnités et à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) mille euros de dommages et intérêts, ainsi que mille euros à chaque association pour les frais judiciaires.
Le 4 juin 2025, Guy Sebag avait interjeté appel de ses condamnations. La LICRA et le parquet avaient formé un appel incident.
Le 13 mai 2026, la Cour d’appel de Paris a donc examiné cette affaire.
Me Frédéric Pichon a avancé des nullités – information incidemment de la date d’audience devant le Tribunal, irrégularités concernant la domiciliation de Guy Sebag chez un tiers à Paris sans son accord, déclaration d’adresse irrégulière, absence de désignation formelle de Me Frédéric Pichon au greffe - et fustigé la « gestion légère d’un dossier ancien » pour demander la nullité de la mise en examen et de la procédure.
Le Procureur a indiqué que cet avocat avait « accepté tous les actes envoyés ».
L’avocat de la LICRA a souligné la nécessité de protéger le « vivre ensemble » et d’éviter « la haine raciste ». Citant des phrases des articles incriminés – « Les musulmans seront éliminés d’Europe », il a avancé une exhortation à la haine, à la violence. « Lâches, menteurs, misogynes »? Des injures. L’article désigne « les musulmans » : « le groupe est visé, sans nuance ». Une « pratique habituelle de Ripostelaïque.com, plate-forme pour que des amateurs déversent leur haine ». L’avocat a conclu : « Quand l’auteur de l’article n’est pas trouvé, on attaque le propriétaire… Tous les articles passent par lui. Il donne le BAT » (bon à tirer, Ndlr). L’association a demandé la confirmation du montant alloué par le Tribunal au titre des dommages et intérêts, et sollicité 1000 € pour ses frais de justice.
Le défenseur de la LDH a insisté d’emblée sur ses « petits moyens face au déversoir de haine », et la « diffusion de propos violents de manière assumée ». Elle demandait mille euros au titre de son préjudice moral et 2000 euros pour ses frais judiciaires.
« De manière répétée, Riposte laïque » comparait devant la justice, a relevé l’avocat général. Et d’ajouter : « On connait le parcours de Pierre Cassen, militant CGT attaché à la laïcité… Derrière des buts légitimes, il y a un discours dénonçant sans distinction et en essentialisant le dogme de l’islam et tous les adeptes de cette religion ». Il a cité des « amalgames systématiques, délibérés… [Un appel au] peuple européen et à chasser tous les musulmans… Le site évoque l’humour, le second degré… Sur les réseaux sociaux, qui va lire ?... Un fanatique va entrer dans la cause et commettre un acte irréparable. Cela arrive tous les jours… Guy Sebag est l’administrateur du site, il donne le BAT. L’insulte est aggravée pour « l’ensemble des croyants »… L’article du 17 juin 2017 sur la « fin de l’islam » contient des propos globalisants, outrageants : une « religion mortifère, hideuse », « bras armé d’une religion sauvage », « obscurantisme dangereux, violent ». On met dans le même sac tous les musulmans. Aucune nuance : misogynes, sexistes, aucun courage, lâche, menteurs qui commettent des agressions barbares. Tous, sans exception » Quant à la provocation à la haine, c’est « la guerre civile » comme « solution finale », « c’en sera fini », l’affrontement terminal légitimé par une saine réaction des populations européennes, dans une logique génocidaire : « derniers survivant ». La « plupart seront massacrés par leurs propres coreligionnaires ». L’avocat général a poursuivi en parlant des musulmans dans un article : « On les décrit comme des monstres ». Il a requis la confirmation de la culpabilité pour complicité, culpabilité d’injure et d’incitation à la haine, la condamnation à une amende de 4000 euros d’amende. « Il est temps que la publication se nuance ou s’arrête », a-t-il conclu.
Me Frédéric Pichon a défendu un « espace de liberté. Guy Sebag n’est pas l’auteur des articles. Les enquêteurs n’ont pas cherché » comment il exerçait sa fonction de directeur de la publication « et sa participation à la diffusion des articles ». Puis cet avocat a insisté sur la différence entre les deux articles litigieux : « l’un est factuel, descriptif sur le fractionnement de la société, la sécession d’une partie de la société. On l’a vu aux dernières élections municipales : drapeaux palestiniens sur certaines mairies, des maires décident de révoquer des fonctionnaires... Le titre « La fin de l’islam est inévitable » définit le cadre : comme toute idéologie (communisme), l’islam va disparaître en raison de ses contradictions internes… On a le droit de penser que l’islam est une religion de paix et d’amour, et de critiquer une religion. C’est un débat légitime... On ne doit pas stigmatiser des personnes. [Sont visés] « les musulmans » en ce qu’ils obéissent à une idéologie mortifère… Les « musulmans soumis », ce qui sous-entend qu’il existe des musulmans libres. Donc il n'y a pas d’essentialisation. C’est de la politique-fiction, une projection de scénarios possibles, de ce qui risque de se passer selon l’auteur dans les sociétés multiculturelles. Le Liban a été confronté à d’intenses conflits entre différentes confessions. Condamner l’auteur, c’est empêcher toute politique de penser que les communautés en France risqueraient de mal finir. » Cet avocat a demandé l’infirmation du jugement et la relaxe de son client, ainsi que la communication des notes d’honoraires des avocats de la LICRA et de la LDH. Il a rappelé que « le tribunal était mal à l’aise, la désinvolture du ministère public qui s’était réveillé après cinq heures d’audience. »
Jugement le 17 juin 2026.
Bruno Attal
Voici plus d’un an, le Tribunal a condamné Bruno Attal, « ancien policier, journaliste et président de http://touchepasamonflic.com », pour injures publiques en raison de posts sur X, ex-Twitter, en février et mars 2023, à propos d’Ersilia Soudais, députée La France Insoumise (LFI)-Nouveau Front populaire (NFP) de Seine-et-Marne : « Ersilia Soudais antisémite », « Vous êtes une infâme antisémite », « députée antisémite ». Il lui a aussi ordonné de verser à l’élue 500 euros de dommages et intérêts ainsi que mille euros pour ses frais judiciaires.
Bruno Attal a interjeté appel le 22 janvier 2025.
Le 13 mai 2026, il a donc comparu devant la Cour d’appel de Paris. Quinquagénaire, il a indiqué à la Cour avoir été révoqué par Gérald Darmanin, alors ministre de l’Intérieur en juillet 2023, et avoir intenté un procès contre ce ministère. Aucune date d’audience n’a encore été fixée. L’appelant « gère un bar, fait de l’immobilier, vit de ses économies », est « bénévole pour des associations » et ses procès lui ont coûté 10 000 euros. Aucune mention à son casier judiciaire. Bruno Attal sollicitait sa relaxe.
Il avait commenté son twitt illustré d’une photo de l’édile Ersilia Soudais ayant écrit : « Je suis émue de recevoir avec des élus LFI Salah Hamouri ». Il a rappelé que ce dernier avait « été condamné pour avoir tenté de tuer un rabbin en Israël ». Il a fustigé cette expression de l’intimée : « sa déportation orchestrée par Israël », ce qui faisait « référence à Auschwitz ». Dans un autre post, il avait critiqué la tenue de la députée : « On ne vient pas à l’Assemblée nationale en bermuda. Une tenue correcte est exigée. Par respect du peuple. »
Le twitt « Infâme antisémite » ? Bruno Attal ne l’a pas retrouvé, et explique : « L’antisémitisme est forcément infâme ».
Quand il avait pris conscience de commentaires à un post désobligeant envers Ersilia Soudais, il avait retiré ce twitt.
Il a contextualisé ses twitts, puis a conclut à un « faisceau d’indices l’ayant amené à la qualifier d’antisémite » : elle a rigolé de la famille israélienne otage le 7 octobre 2023, a tenté de recevoir à l’Assemblée nationale un terroriste palestinien. A cela, s’ajoute la « longue histoire de LFI, de Jean-Luc Mélenchon sur la culpabilité des juifs dans la mort de Jésus sur la croix ».
De l’antisémitisme, l’audience s’est orientée vers le physique, notamment le « postérieur », d’Ersilia Soudais qui se désolait d’être « résumée à une paire de fesses » : une photographie diffusée par Bruno Attal. L’avocat de Bruno Attal s’est interrogé : pourquoi n’a-t-elle pas poursuivi pour propos sexistes ? Il a aussi ajouté : « Elle met des cibles sur des personnes et ne modère pas les commentaires ».
Les chevaux lisses blonds mi-longs, Ersilia Soudais était vêtue d’une jupe imprimée et d’une veste unie bleu-vert turquoise. Elle ne s’exprimait pas de sa voix suraiguë habituelle à l’Assemblée nationale, mais plutôt d’une voix basse, Elle s’exprimait mal : elle commençait une phrase, s’arrêtait, reprenait en reformulant. Elle insistait sur « l’impact psychologique certain » de « lire ce genre de passages » sur son physique.
Interrogée par une avocate sur ce « que représente pour elle la lutte contre l’antisémitisme », elle a répondu : « L’antiracisme global… Cela s’inscrit dans mon engagement… J’ai grandi à Aubervilliers… J’ai milité pour le vivre ensemble… Je suis contre toutes les formes de racisme… Ne pas entrer dans une boite de nuit ». Elle « a rencontré la femme de Salah Hamouri et a été touchée par son histoire, sa femme, ses enfants. Je me suis engagée pour sa libération ».
Agacée par les questions concises de l’avocat de Bruno Attal sur l’antisémitisme, elle élude, regard baissé. « L’antisémitisme, ce n’est pas plus grave ? Il n’y a pas eu un évènement il y a 80 ans ? », l’interrogeait cet avocat. Ersilia est sortie de ses gonds et, levant le regard, a répondu de sa voix aigue : « Je ne suis pas là pour faire… Ce n’est pas un débat aujourd’hui ».
Cet avocat a lu les épithètes infamants utilisés par Ersilia Soudais envers le Rassemblement national ou RN – « parti de fascistes » - ou Némésis, association de féministes accusée de "nourrir le racisme", pour démontrer combien elle demandait l’empathie qu’elle refusait à certains. Ersilia Soudais est restée silencieuse, s’est mordu les lèvres. A l’avocat qui lui reprochait de critiquer une pratique qu’elle réprouvait quand elle en était la cible, elle le tance sèchement : « Ce n’est pas le sujet ». Elle veut cadrer à son convenance les débats, mais cet avocat ne s’est pas laissé impressionner.
L’avocat d’Ersilia Soudais a plaidé que le policier « se victimisait », « avait fait une imputation gratuite d’antisémitisme », « avait fait du harcèlement, de l’acharnement ». Ce qui constituait une atteinte considérable à la dignité de sa cliente. « Par la photo de son postérieur, c’est la femme qui est injuriée ad hominem, mise en cause systématique sur son physique, ses rondeurs ».
Regards appuyés vers Ersilia Soudais, l’avocat général a abondé en son sens. Ersilia Soudais a été visée comme femme politique, et non comme députée. Elle a des attaches personnelles avec la femme de Salah Hamouri qu’elle reçoit après son expulsion par les autorités israéliennes ». Elle « est réduite à une tenue inappropriée, à une posture, à une odeur malodorante… C’est une vindicte sans fond, sans explication. Les limites de la liberté d’expression sont dépassées quand on attaque la dignité des personnes ». Il a requis la confirmation du jugement.
L’avocat de Bruno Attal a nié toute attaque sur le physique d’Ersilia Soudais, toute référence à la femme. Et de lire les twits litigieux : « J’ai croisé la députée antisémite ». « A-t-il écrit ou suggéré « Elle est laide »?... La France Insoumise utilise souvent l’expression « Vous avez des idées nauséabondes ». Ersilia Soudais « a accueilli un criminel ». Bruno Attal a voulu dire « Vous êtes hypocrite car vous défendez les droits des Palestiniens, alors que les Palestiniens sanctionneraient votre » tenue. Cet avocat a nié toute infraction pénale, et avancé un débat d’intérêt général sur des actes en lien avec sa fonction parlementaire, comme en témoigne la photographie montrant la député ceinte de l’écharpe tricolore ou dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale.
Prenant la parole en dernier, Bruno Attal a décrit une stratégie déviant de l’antisémitisme vers le sexisme, et a évoqué ses blessures : il est accusé d’être « pédophile » ou « génocidaire. Dans la sphère publique, on prend des coups. J’ai été agressé trois fois ».
Jugement le 18 juin 2026.
Le 14 mai 2026, Bruno Attal a posté sur X :
"Procès Bruno Attal / Ersilia Soudais.
La députée LFI n’a pas dit un mot sur son antisémitisme. Elle ne semblait pas touchée par cette injure.
Elle a joué la carte de la victime de sexisme avec des larmes au bord des yeux, certainement sincères mais aussi pour influencer les juges.
Elle dit être touchée profondément des attaques sur son physique par les internautes.
Elle qui passe son temps à traiter tout opposant de raciste, facho ou génocidaire.
@ErsiliaSoudais
n’a pas compris qu’être une personnalité publique a des contraintes. Que nous faisons tous l’objet d’insultes ignobles.
Elle a été pistonnée, propulsée par son père
@msoudais
ami de Jean-Luc Melenchon.
Elle n’a ni les épaules ni les compétences pour être députée tout simplement.
Je lui ai même proposé un débat qu’elle sait pertinemment ne pas pouvoir honorer avec des lacunes évidentes.
Rendez-vous le 18 juin pour le délibéré, en espérant que les juges ne soient pas influencés par sa victimisation.
Prochain procès la KeKe, elle jouera elle la carte du racisme…"
Vice-Présidente du groupe d'études sur l'antisémitisme (7 février 2023-9 juin 2024), la députée Ersilia Soudais a semblé gênée de devoir parler d'antisémitisme. N'a manifesté aucune empathie pour les victimes d'antisémitisme - n'a pas prononcé le mot "juif" -, ou les Israéliens. Et évoquait en termes généraux son combat contre le racisme. Mais insistait sur des "critiques" sur son physique, se victimisait en occultant la portée politique de ses combats anti-israéliens.
Remarques
On était surpris par les réquisitions du Procureur dans ces deux affaires. Dans la première, il a décrit « un monde où étaient commis des actes irréparables contre les musulmans tous les jours ». Lesquels ? Dans la seconde, il a occulté que les écrits de Bruno Attal visaient l’élue, et non la femme, et a évoqué Salah Hamouri, membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), comme un quidam lambda.
Or, Salah Hamouri avait été arrêté le 13 mars 2005 pour plusieurs raisons. D’une part, ce terroriste était un leader du Front populaire de libération de la Palestine (PFLP), mouvement illégal en Israël, classé « organisation terroriste » par les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et le Canada, opposé à l’existence de l’Etat juif et ayant revendiqué l’assassinat de Rehavam Zeevi, ministre israélien du Tourisme, le 17 octobre 2001. D’autre part, il complotait avec deux complices l’assassinat en Israël du grand rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel d’un parti politique, le Shass. Salah Hamouri est « assez proche de Marwan Barghouti » selon sa mère Denise Hamouri. Il avait reconnu les faits et plaidé coupable en 2008. Il avait été condamné à sept ans de prison lors d’un procès équitable, juste et transparent par l’institution judiciaire d’une démocratie. Salah Hamouri n’avait pas interjeté appel de sa condamnation. Il jouit de droits très nombreux dans la prison israélienne où il purgeait sa peine, notamment les droits de visite de sa famille, de son avocat, de la Croix-Rouge, de ses comités de soutien, de diplomates, etc. En 2011, il a été libéré par un échange de prisonniers entre Israël et le Hamas. En 2017, il a été arrêté et placé en détention administrative, puis libéré en 2018. En 2022, il a été arrêté, emprisonné puis expulsé par Israël, en décembre 2022. Et le 26 mai 2026, le Shin Bet et la police israélienne annonçaient avoir démantelé une cellule terroriste de Jérusalem-Est recrutée depuis la France par Salah Hamouri. Fâcheuse coïncidence.
Durant ces deux audiences, on percevait combien la liberté d’expression était menacée.






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